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"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

samedi 28 février 2015

Hollande aux Philippines, Valls en régions: qui gouverne ?

L'exécutif est dans l'escalier...

Valls en campagne des départementales: après Carcassonne, sur un marché de Rennes

Le premier ministre Manuel Valls se consacre à la campagne du PS pour les élections départementales des 22 et 29 mars. Samedi matin, il a visité un marché du centre de Rennes, escorté de deux femmes, la locataire du ministère de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, et la maire socialiste de Rennes depuis le 4 avril 2014, Nathalie Appéré, néo-députée d'Ille-et-Vilaine depuis juin 2012. Après avoir commencé la journée en douceur avec un thé dans un bar du bas de la place des Lices, où se tient chaque samedi le marché alimentaire de Rennes, le 2e de France en importance, le Premier ministre a déambulé pendant plus d'une demi-heure parmi les fruits et légumes et les poissons. 
Après le Salon de l'Agriculture, lundi, l'ex-député-maire de ville nouvelle n’a pas supporté sans dégâts les multiples dégustations proposées dès 8 heures du matin. Il s'est aussi incrusté sur le plateau de "Midi en France" à la plus grande surprise de Laurent Boyer et de son équipe, enjambant une barrière, tant il est capable de tout pour des caméras. "Je suis venu faire le tour des produits gastronomiques. Les vins, notamment… mais pas seulement ! Le plus important, c’est de tenir le cap, là, maintenant", a déclaré à France 3 le chef du gouvernement, sans préciser s’il évoquait sa politique ou son foie.
Valls s'est évidemment arrêté auprès des commerçants s'enquérant de leur situation et serrant les mains des chalands, parfois surpris de sa présence, mais ne manifestant ni enthousiasme ni animosité visibles: les badauds étaient tenus à distance du premier ministre par un service de sécurité pléthorique et un nombre excessif de journalistes prioritaires sur le peuple"L'accueil n'est jamais mauvais sur un marché", a pu prétendre le politicien en campagne, assurant qu' "on y sent toujours des choses" et se prêtant volontiers au jeu des selfies sous l'oeil des balèzes de sa sécurité... Il a également sacrifié aux traditions locales en dégustant un kouing-amann, un gâteau breton au beurre, et une galette saucisse, une spécialité d'Ille-et-Vilaine.

Valls délaisse Matignon pour se consacrer aux élections 
Interrogé par les journalistes, Valls a confirmé "l'importance" qu'il accorde au scrutin départemental de mars. "La démocratie est trop fragile pour qu'on ne la conforte pas à chaque scrutin", a-t-il estimé, le regard dans le vague. Entre 30 et 40 départements sur 101 sont susceptibles de basculer à droite, selon un décompte de l'agence de presse française. La gauche, qui avait atteint son point le plus haut en 2011 -elle dirige aujourd'hui 61 départements- ne semble pas en mesure d'en gagner un seul.
Il avait fait son premier meeting de campagne jeudi à Palaja dans l'Aude puis un deuxième vendredi soir à Betton une petite commune à l'est de Rennes.
Et une "dizaine" de déplacements sont prévus dans les prochaine semaines, alternant meetings et visites de terrain.

Le président est "à l'autre bout de la planète" (BFMTV)

Hollande a un contentieux avec le climat...
Hollande a effectué un long voyage "vert", mais très sévèrement producteur en CO2
sur 16 et 22 heures avec escales, pour 48 heures passées aux Philippines. Fraîchement converti à l'écologie, à laquelle il ne s'intéressait guère avant son arrivée à l'Elysée, il l'a instrumentalisée, clamant sa soudaine volonté de "convaincre le monde entier" de l'urgence de sauver la planète du réchauffement climatique. 
VOIR et ENTENDRE Hollande faire face à une nouvelle facétie du... climat quand le vent emporte les pages de son discours:



Une opération médiatique à portée intérieure à trois semaines d'une échéance électorale hexagonale.
Modestement qualifié "appel de Manille", avant même d'avoir été prononcé, son message planétaire est censé réveiller les consciences avant la COP21, la future conférence sur le climat. Hollande ne recule pas devant l'emphase, quitte à surjouer son rôle. "Je suis venu ici pour montrer au monde entier ce qu'avait été le désastre du typhon", a-t-il lancé, vibrant, sous un dais de toile planté dans le jardin d'une école primaire, devant les habitants de Guiuan, qui écoutent poliment l'Européen. "Je voulais montrer au monde entier la catastrophe climatique. Montrer au monde entier ce qu'était votre courage, vote force, votre capacité de résilience."

Histoire de marquer son rang, trois femmes escortent le sauveur de la planète, contre deux aux côtés de Valls en Bretagne: une ministre sexagénaire et deux jeunes actrices, Marion Cotillard et Mélanie Laurent, engagées dans la lutte pour la protection de la planète, à l'initiative de l'ambassadeur pour la planète, Nicolas Hulot, qui cherche à rallier toutes les bonnes volontés à sa cause. La ministre sexagénaire de l'Environnement, Ségolène Royal, fait triste figure. C'est en effet Marion Cotillard qui a eu le beau rôle: lire jeudi soir le texte de l'appel de Manille, élaboré par Hollande et son homologue philippin, désireux de mobiliser avant la COP21. "Les Américains ont Leonardo Di Caprio, la France a Marion Cotillard", a assuré Nicolas Hulot.


Dans la délégation française, 
Laurent Fabius s'est distingué au palais du président philippin, Benigno Aquino.
Le ministre français des Affaires étrangères prend la pose derrière le cordon, les caméras s'installent et les micros se tendent pour lui permettre de prononcer sa condamnation le voyage privé de quatre parlementaires français en Syrie. Mais le protocole philippin ne l'entend pas ainsi et une responsable demande à Fabius de revenir à la place qui lui a été assigné. "Bon, bon, ça n'est pas possible", lance aux journalistes le ministre outragé, avant de battre en retraite, privé de parole. L'"effet Charlie" n'a pas atteint Manille...
Parti mercredi de Paris pour Manille dans l'Airbus présidentiel, le chef de l'Etat est rentré samedi. Après son voyage de deux jours à Kiev et à Moscou au début du mois, soit il n'est pas indispensable à Paris, soit le pouvoir est en vacances en régions et à l'étranger, mais les chômeurs, leur fin de mois et la lutte contre le terrorisme islamiste n'attendent pas.

vendredi 27 février 2015

Révolution culturelle islamiste: destructions dans un musée de Mossoul

"Sens de l'Histoire": la révolution maoïste a produit le totalitarisme islamiste

"Guerre de civilisation", "barbarie" socialiste, "fascisme hitlérien" ou totalitarisme khmer rouge... 

Un vidéo montre des islamistes en train de détruire des statues pré-islamiques à coups de masse. D'une durée de cinq longues minutes, elle a été fièrement mise en ligne jeudi par le groupe djihadiste Etat islamique, autrement connu comme Daesh.
Ils ont vandalisé les collections du musée de Mossoul, qui renferment des objets inestimables des périodes assyrienne et hellénistique, datant de plusieurs siècles avant l'ère chrétienne. Dans une autre scène de cette vidéo, les islamistes ont également recours à un perforateur pour défigurer un imposant taureau ailé assyrien en granit, sur le site archéologique de la porte de Nergal à Mossoul, ville contrôlée par les djihadistes depuis l'été. Ce taureau a un jumeau, exposé au British Museum de Londres. "Fidèles musulmans, ces sculptures derrière moi sont des idoles pour les peuples d'autrefois qui les adoraient au lieu d'adorer Dieu", déclare un fanatique en s'adressant à la caméra.

L'UNESCO demande une réunion de crise du Conseil de sécurité

La directrice générale de l'Unesco a demandé jeudi une réunion de crise du Conseil de sécurité des Nations unies après les destructions par les djihadistes de l'État islamique de sculptures pré-islamiques au musée de Mossoul, dans le nord de l'Irak. "Cette attaque est bien plus qu'une tragédie culturelle, c'est également une question de sécurité parce qu'elle alimente le sectarisme, l'extrémisme violent et le conflit en Irak", a dénoncé la responsable de l'Unesco, Irina Bokova, dans un communiqué après la diffusion d'une vidéo mise en ligne par l'EI. "C'est pourquoi j'ai immédiatement contacté le président du Conseil de sécurité pour lui demander de convoquer une réunion d'urgence du conseil sur la protection du patrimoine irakien en tant qu'élément faisant partie intégrante de la sécurité du pays", a-t-elle précisé.
Ces destructions étaient une violation de la résolution 2199 adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU début février pour tenter d'empêcher le trafic des antiquités volées en Irak et en Syrie, et qui sont considérées comme une source-clé de financement pour le groupe EI.



Les djihadistes de l'EI détruisent des... par 6MEDIAS

La classe politique réagit aux destructions dans un musée de Mossoul.










Une alarmante parenté entre les islamistes de l'Etat islamique avec les communistes révolutionnaires chinois 

La grande révolution culturelle prolétarienne déclenchée par le président Mao e1966 constitue l'un des événements les plus tragiques de l'histoire chinoise contemporaine, dont le retentissement international reste considérable.

 Soirée Dazibao sur les thèmes
de l’environnement et
du développement durable
(
3 juin 2010 à Rennes)
Comme le candidat Hollande qui donnait la priorité aux jeunes, Mao voulait consolider son pouvoir en s'appuyant sur la jeunesse du pays. Comme Valls qui cherche des noises à Gérard Bapt, le grand timonnier souhaitait purger le Parti communiste chinois (PCC) de ses éléments "révisionnistes". Les "gardes rouges", fanatiques inspirés du Petit Livre rouge, devinrent le bras actif de cette révolution culturelle. Les intellectuels, de même que les cadres du Parti, furent alors publiquement humiliés, les élites bafouées, les valeurs culturelles chinoises traditionnelles et certaines valeurs occidentales dénoncées au nom de la lutte contre les "quatre vieilleries" (idées, culture, habitudes, coutumes): les révisionnistes visaient à éradiquer les valeurs traditionnelles. C'est ainsi que des milliers de sculptures et de temples (bouddhistes pour la plupart) furent détruits. 

L'expression politique s'est libérée par le canal des "dazibao", affiches placardées par lesquelles s'expriment les jeunes révoltés. La période de chaos qui s'ensuivit mena la Chine au bord de la guerre civile.
"Mur des cons" du Syndicat de la Magistrature
hébergé par le ministère de l'Intérieur
Dazibao chinois
Cette agitation permet à Mao de reprendre le contrôle de l'État et du Parti communiste. La Révolution culturelle est responsable de la mort de centaines de milliers de personnes. Certains auteurs, comme le sinologue Jean-Luc Domenach ou l'historien Stéphane Courtois dans l'ouvrage collectif Le Livre noir du communisme, estiment le nombre de morts à plusieurs millions.

En... mars 2001, les Bouddhas de Bâmiyân furent détruits par les Taliban: 
Statue du grand Bouddha avant 
et après sa destruction en mars 2001
les trois statues monumentales de Bouddha (53, 28 et 10 m de haut) furent délogées de la paroi d'une falaise de la vallée de Bâmiyân au centre de l'Afghanistan, après quinze siècles d'existence et de respect.
Après la destruction, le mollah Omar, chef des taliban d'Afghanistan, déclara qu'il était "fier de tous les taliban qui avaient participé à la destruction de cette horreur impie synonyme d'une religion pour dégénérés."


Or, la notion d'"art dégénéré" renvoie à la position officielle adoptée par le régime nazi pour interdire l'art moderne.


Au Cambodge, les Khmers rouges, fanatiques communistes d'inspiration maoïste qui dominèrent le pays de 1975 à 1979Leurs dirigeants avaient été formés durant leur séjour en France, dans les années 1950, au plus fort de la période stalinienne, et les milieux universitaires et politiques français portent une lourde responsabilité. Patron du parti communiste cambodgien, puis premier ministre du Kampuchéa, Pol Pot est toutefois sorti non diplômé de l'École d'ingénieurs en radioélectricité de Paris. De la Révolution culturelle chinoise ils gardèrent l'anti-intellectualisme et la négation de la culture.

Les Khmers rouges bénéficient du soutien d'un ensemble de pays occidentaux.
Eglise copte saccagée en Egypte
Comme c'est aujourd'hui le cas d'Obama qui soutient les rebelles de Kiev et de Tchernobyl en Ukraine contre les Ukrainiens russophones et la Russie de Poutine, au Cambodge, les États-Unis continuèrent de reconnaître comme légitime le gouvernement du Kampuchéa démocratique (communiste) pour marquer leur opposition à l'occupation vietnamienne soutenue par l'URSS. Ils s'allièrent pour l'occasion à la République populaire de Chine, à qui ils laissèrent carte blanche sur le problème cambodgien. La Chine fournit des armes aux Khmers rouges, tandis que les États-Unis et le Royaume-Uni apportaient leur soutien à l'ensemble des mouvements de guérilla contre les Vietnamiens (dont les Khmers rouges). L'aide financière américaine aux Khmers rouges se serait montée à 84,5 millions de dollars entre 1980 et 1986.
Les Khmers rouges ordonnèrent le déplacement des populations des villes à la campagne et tout ce qui pouvait évoquer la civilisation urbaine, l'industrie, les hôpitaux, les écoles ou les administrations fut anéanti. Cet exode forcé fit des centaines de milliers de nouvelles victimes. 
Caractère spécifiquement raciste des exactions khmères rouges à l'égard des minorités ethniques du Cambodge. 
Les Chams, ethnie musulmane dite "Khmers islam", fait l'objet d'un traitement particulier de la part de Pol Pot, qui les considère comme privilégiés. Concernant le bouddhisme, religion majoritaire au Cambodge, Pol Pot prévoit la sécularisation forcée de tous les bonzes et leur mise au travail dans les rizières. La communauté catholique du Cambodge, urbaine et associée au souvenir de la colonisation française de l'Indochine, mais très minoritaire, est proportionnellement l'une des plus touchées parmi les groupes ethniques et religieux. La cathédrale de Phnom Penh est, avec la Banque nationale du Cambodge, le seul édifice à être totalement rasé en 1975 par les Khmers rouges.
Les Khmers rouges avaient interdit l'accès au site d'Angkor aux visiteurs, mais les pillards purent en revanche y prospérer.

Macron dénonce un "foyer infectieux" parmi les "fainéants" du PS

Clone de Valls, le ministre de l'Economie laisse éclater sa rancoeur sur sa loi

Issu de la société civile, Emmanuel Macron déteste-t-il la représentation nationale ?

Ils ont le même coiffeur,
raie à droite
La loi Macron aurait été victime de "logiques politiciennes", selon le ministre de l'Economie, mère porteuse du projet Montebourg, père naturel qui fustige en effet un texte "trop atténué, sans courage." 

Macron se plaint dans un entretien au Monde daté de vendrediSelon lui, son rejeton a été "pris en otage ou, en tout cas, qu'il a été pris dans des logiques politiciennes, indépendamment du travail du fond qui avait été accompli", Macron , se plaint dans un entretien au Monde daté de vendredi.

"Un foyer infectieux" au Parti socialiste 

"La logique partisane, en particulier à l'approche des élections départementales, a été telle que seuls ceux qui n'avaient rien à perdre ont eu le courage de la dépasser", a reconnu le ministre. "Beaucoup de gens au centre-droit et à droite pouvaient se reconnaître dans ce texte; ils le disaient d'ailleurs", reconnaît le ministre de Valls 
"Les autres se sont pliés à la discipline de parti,"  accuse-t-ilCe qui ne manque pas de sel, quelques jours après l'appel de Manuel Valls à "l'ordre républicain" à propos de la législative partielle du Doubs, quelques heures après le musellement des ministres et des parlementaires à l'approche du congrès du PS et à quelques heures de la comparution du député Gérard Bapt devant la commission de discipline du PS...

Rappelant les vives réserves, dès le début, de son camp sur l'extension du travail du dimanche, il souligne qu' "ils ont justifié leur vote, ce qui est assez inédit, par tout ce que la loi ne contenait pas, la suppression des 35 heures par exemple. C'est ce que j'appelle le bovarysme parlementaire", a commenté ce trentenaire marié à une professeure quinquagénaire encore activité dans l'enseignement privé. 

Emmanuel Macron pointe aussi la direction de Bruno Le Roux

"Sur cette position initiale du parti s'est greffé un foyer infectieux qui ne s'est pas éteint", selon Emmanuel Macron. 
Sévère à l'égard du groupe des député PS mené par Bruno Le Roux, il révèle qu' "au cours de la dernière nuit de discussion à l'Assemblée, j'ai été saisi de voir à quel point certains députés étaient dans un débat théorique et à quel point ils perdaient le réel".

Emmanuel Macron désigne le virus Benoît Hamon, l'un des porte-voix des "frondeurs" du PS.
Selon Macron, "qu'un ancien ministre, alors que beaucoup de dispositions de la loi consommation qu'il avait portées et qui n'avaient pu aboutir figurent dans ce texte, méconnaisse les avancées sociales, précisément sur la question de la compensation et justifie ainsi un vote contre le gouvernement, laisse à penser que l'on a perdu de vue la réalité des choses ou qu'on a perdu de la culture politique".

L'amer Macron fait ainsi allusion au dilettantisme et aux insuffisances de Benoît Hamon (sous-ministre de Pierre Moscovici à l'Économie sociale et solidaire) qui méconnaissait à  ce point ses dossiers qu'il faisait repousser les débats pour se les faire présenter. Risée des enseignants, n'a-t-il pas d'ailleurs préféré abandonner le ministère de l'Education après 4 mois ,...

Et l'ex-banquier de conclure son dézingage: "Il avait simplement besoin d'un prétexte pour installer son vote contre. Tout le reste n'est que littérature".


jeudi 26 février 2015

G. Bapt (PS) affirme avoir prévenu l'Élysée de son voyage en Syrie: Hollande nie

Ca fait quatre "Gugusses" + un

"Je n'ai pas rencontré Bachar el-Assad, j'en avais pris l'engagement quand j'ai vu des conseillers du Quai, de l'Élysée, de l'Intérieur", a précisé le député PS.
25 février 2015: l'agence syrienne Sana montre le président syrien
Bachar al-Assad avec des parlementaires français à Damas.
François Hollande et Manuel Valls sont montés au créneau jeudi pour pilonner la visite de quatre parlementaires français en Syrie, où trois d'entre eux ont parlé avec Bachar el-Assad, "un dictateur" et un "boucher", selon l'exécutif.

Le député PS Gérard Bapt a affirmé jeudi qu'il avait prévenu des conseillers diplomatiques du Quai d'Orsay et de l'Élysée qu'il allait en Syrie et qu'il ne rencontrerait pas Bachar el-Assad. "Je n'ai pas rencontré Bachar el-Assad, j'en avais pris l'engagement quand j'ai vu des conseillers du Quai, de l'Élysée, de l'Intérieur", a-t-il dit, interrogé par téléphone alors qu'il revenait de ce déplacement en Syrie. Il a précisé que ces conseillers, tant au Quai d'Orsay qu'à l'Élysée, lui avaient "déconseillé" cette visite et encore plus une rencontre avec Bachar el-Assad. Il avait alors expliqué que c'était "une visite privée", a-t-il dit, avec des "humanitaires". Il est donc "resté à l'hôtel" quand ses trois compagnons de voyage parlementaire sont allés rencontrer le président syrien.

"J'ai un certain nombre d'éléments à présenter au gouvernement et aux représentants du gouvernement, que je leur réserve", a aussi déclaré Gérard Bapt, ajoutant : "Je soutiens le gouvernement de Manuel Valls." Interrogé sur les propos du patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui le menace de sanctions pour ce déplacement, Gérard Bapt a répondu : "J'ai proposé de le rencontrer." Interrogé sur le fait de savoir s'il regrettait ce déplacement qui fait beaucoup de bruit, Gérard Bapt a répondu : "Dans la vie, il ne faut pas regretter." Et d'ajouter : "Ce n'était pas un secret, une douzaine de députés socialistes étaient intéressés par ce déplacement." 
"Beaucoup de pays européens considèrent ce gouvernement comme fréquentable", a fait valoir le socialiste Bapt, par ailleurs médecin.
VOIR et ENTENDRE le groupe de parlementaires en Syrie.
On remarquera que le socialiste Bruno Bapt distribue des ppoignées de mains...
Même tonalité chez Jacques Myard sur Sud Radio: "Nous sommes venus ici pour écouter, voir et échanger". "Il y a eu hier soir la libération d'un opposant au régime syrien. J'analyse cela comme étant un geste". "Si on veut mettre un terme à la guerre civile, on parle avec des gens avec qui on n'est pas d'accord" et "Bachar al-Assad sera partie prenante du règlement de ce conflit", a insisté l'élu des Yvelines.

Dans l'après-midi, Claude Bartolone a également commenté ce voyage. 
Le déplacement des parlementaires "n'engage en rien l'Assemblée nationale", a estimé le président de l'Assemblée nationale. "Quatre parlementaires, dont deux députés, ont pris ces derniers jours l'initiative personnelle de se rendre en Syrie. Ce déplacement n'engage en rien l'Assemblée nationale. A titre personnel, je condamne fermement ce déplacement dans un pays dont les dirigeants restent aujourd'hui au ban des nations démocratiques", a détaillé Claude Bartolone.

Or,
de Manille (Philippines), le président Hollande a condamné l'initiative des parlementaires français. "Il s'agit d'une rencontre entre des parlementaires français qui n'ont été mandatés que par eux-mêmes avec un dictateur qui est à l'origine d'une des plus graves guerres civiles de ces dernières années", a déclaré le chef de l'Etat. "La France a toujours dit qu'il ne pouvait pas y avoir de dialogue avec un dictateur qui utilise de telles armes [chimiques] et est à l'origine d'une telle guerre. Il y a d'autres façons d'aider la Syrie que d'aller rencontrer celui qui est responsable de cette désolation et ce n'est pas parce qu'il y a un groupe terroriste en Syrie, qui lui aussi commet le pire, massacre, tue, viole (...) que l'on pourrait faire je ne sais quel changement dans notre diplomatie", a-t-il grondé.
Et le Premier ministre a qualifié ce voyage de "faute morale" et s'est indigné de ce "que des parlementaires aient ainsi, sans crier gare, rencontré un boucher". 


Dans l'opposition, Nicolas
Sarkozy, président de l'UMP, est le plus opposé à cette initiative de "quatre gugusses", ajoutant que lui n'aurait pas fait ce voyage.

Le président Hollande a-t-il menti?

La gauche partage assez largement ce jugement de l'exécutif sur le législatif, mais cette condamnation est 
une atteinte au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs et à la liberté parlementaire. Mais ce n'est pas tout, sur le sujet de la morale politique et personnelle.

Le journal Le Monde suggère un mensonge du président:



Fillon et Philippot approuvent le voyage d'étude

L'UMP Henri Guaino s'est insurgé sur Europe 1 contre l'idée de répression sur les députés: "En vertu de quoi faudrait-il les sanctionner?" "Je suis en désaccord sur le fond de la démarche, le fait d'aller le voir", a dit le proche de Nicolas Sarkozy qui, à titre personnel, n'aurait pas fait le voyage
Mais "nous sommes bien obligés de dialoguer avec Bachar al-Assad dès lors que nous avons un ennemi prioritaire, l'Etat islamique".

Mercredi l'ancien Premier ministre François Fillon avait assuré: "Ils ont eu raison d'y aller, il faut écouter toutes les parties", "si j'avais l'occasion d'aller en Syrie, j'irais sûrement en Syrie".

Sur France Inter, le vice-président du FN Florian Philippot est allé beaucoup plus loin dans l'approbation évoquant "une initiative qui me paraît saine, intelligente", a-t-il dit. "J'aurais aimé que la diplomatie française officielle - si tant est qu'elle ne soit pas mêlée à cette affaire - ait cette initiative", a ajouté F. Philippot.
Sur RFI, l'autre vice-président du FN Louis Aliot a soupiré: "Que n'aurait-on pas dit si un député FN avait fait la même chose!"

La polémique en rappelle une autre, suscitée par une enquête au Proche Orient en 2004 du député UMP Didier Julia. Raison invoquée: obtenir la libération de deux journalistes otages.

Le nombre de chômeurs a augmenté de 0,3% sur un mois, et de 6,2% sur un an, toutes catégories confondues

Mensonge du journal Le Monde: "Le chômage a reculé en janvier"

"Baisse du chômage en trompe-l'œil au mois de janvier",
même pour Libération

"Alors que 2014 avait fini sur une nouvelle augmentation du chômage, 2015 part pour l'instant sur une tendance plus optimiste," nuance aussitôt le journal socialiste, après avoir trompé le lecteur en titre. En revanche, une tendance assumée au mensonge.
"Le nombre de chômeurs sans aucune activité au cours du mois (catégorie A) a diminué en janvier de 20.100 personnes, sur la France entière (DOM compris), selon les chiffres publiés mercredi 25 février par Pôle emploi. Une telle baisse n'avait pas été observée depuis décembre 2007, insiste le journal militant, mis à part en août 2013 en raison d'un 'bug SFR'."

"Le nombre total de chômeur [au singulier: un comble de la désinformation !] s'établit à 3.742.000 personnes. Sur la seule métropole, le nombre de chômeur" [toujours au singulier, pour Jean-Ba Chastand, bac+5 ?], si on n'envisage que la catégorie A "repasse sous la barre symbolique des 3,5 millions de personnes, qui avait été franchie en décembre, selon les données actualisées."

Le Monde peine à  en venir à la vérité

"En revanche, en prenant en compte les chômeurs ayant eu une activité réduite au cours du mois (catégories A, B et C), le nombre d'inscrits à Pôle emploi a encore augmenté de 16.400 personnes en janvier, ce qui relativise la bonne nouvelle," reconnaît le manipulateur, arrivé au milieu de l'article.

Ce jeune journaliste dispose des mêmes chiffres que PaSiDupes, mais il les tait.  
Au total, fin janvier 2015, le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B, C s'établit à 5.232.100 en métropole (5.530.600 Dom compris). On est loin des 3.742.000 "personnes" du départ de l'intox.

L'article dément le titre... 

"Il faut rester prudent et observer dans la durée les évolutions mensuelles", convient ainsi François Rebsamen, le ministre du Travail et de l'emploi, dans son communiqué. Une concession que le journaliste ne consent  lui-même que du bout des lèvres. Dans le détail, cette baisse a surtout bénéficié aux jeunes de moins de 25 ans (-1,4 %). 

En revanche, le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a continué d'augmenter. 
Le nombre de chômeurs de longue durée, inscrits depuis plus d'un an, a lui aussi crû de 0,7 %, ce qui a porté la durée moyenne d'inscription sur les listes à 542 jours, contre 539 en décembre.

"Cette baisse" - de 3 jours... de la durée d'inscription !- "s'explique", assure le journaliste perfide, "à la fois par une diminution des inscriptions et une hausse des sorties de listes." 
Les fins de CDD ont ainsi reculé de 0,9 % en janvier et les licenciements économiques de 3 %. De leur côté, les reprises d'emploi déclarées ont progressé de 2,6 % et les entrées en stage de 2,5 %. "Autant d'indicateurs plutôt optimistes", mais "qui auront besoin d'être confirmés dans les prochains mois pour savoir si le chômage recule enfin en France." 

L'agence chinoise de notation dégrade la dette française


Dagong abaisse la note de la France à A+ à A 

La France dégradée par une agence de notation semblable aux trois grandes occidentales (Moody's, Standard & Poor's et Fitch)

L'agence chinoise Dagong a justifié sa décision par "la faiblesse de la croissance économique [qui] a retardé le processus de consolidation budgétaire"Même si les investisseurs chinois ne sont pas les plus gros acheteurs de dette française, la nouvelle tombe mal quelques jours après le succès du premier emprunt émis en yuans par la Cades. 

Elle s'interroge aussi sur les capacités du gouvernement français à rembourser la dette. 
Avant ce nouveau conseil de méfiance, la signature française bénéficiait encore de la confiance. L'Agence France Trésor a emprunté 6,785 milliards d'euros lundi à court terme et à des taux d'intérêt toujours négatifs. A un an, la France a notamment levé 1,3 milliard à - 0,121 % contre - 0,117 % une semaine plus tôt. Ce qui ne signifie pas que la France se désendette et que sa jeunesse -priorité de Hollande - n'aura pas la facture socialiste à payer.

La redoutable agence précise de surcroît que la faible croissance économique française a par ailleurs repoussé le processus de consolidation fiscale.

Les Echos laisse transparaître un mépris certain pour cette agence

Agence émergente, Dagong avait fait parler d'elle durant l'été 2011 en dégradant les USA de "A+" à "A", évoquant des menaces de faillites. Cette dégradation coïncidait en effet avec le timing de celle de l'agence Standard & Poor's concernant les Etats-Unis. Dagong avait  encore dégradé les USA fin 2013, à "A-".

Les Echos décrit "une agence chinoise qui essaie de se faire une place au soleil". Le point de vue de Dagong ne mérite pourtant pas tant de condescendance. Il est en effet étayé par de solides arguments en termes de niveau et d'évolution de la dette et de croissance potentielle, comme le souligne Patrick Artus. Mais aussi parce que la Chine est un des principaux créanciers de la planète.

Et les investissements chinois en France décollent.

Le montant total des investissements directs a bondi de 250 millions d'euros en 2005 à 3,5 milliards en 2012 (4,2 milliards en incluant Hongkong), soit 0,8 % du total des investissements étrangers dans l'Hexagone à cette date. 
Ce bond découle pour l'essentiel de la prise de participation du fonds souverain CIC dans la filiale d'exploration-production de GDF Suez fin 2011. La prise de participation de Dongfeng dans PSA Peugeot Citroën va avoir le même effet.

Dans leur arrogance, les décrypteurs des Echos n'ignorent pas qu'en janvier 2015 le propriétaire du plus grand conglomérat privé de Chine continentale, Fosun International, a pris possession du Club Med, déboursant près d’un milliard d’euros,  pour tenter de redresser une marque en difficulté, à l'issue d'une bataille boursière historique, la plus disputée qu'ait connue la place de Paris, et qu'en décembre 2014 Sapin, Valls et Hollande ont cédé 49,9% de l'aéroport de Toulouse-Blagnac à deux investisseurs chinois. Il faut que, si perchés qu'ils soient, ils atterrissent...


mercredi 25 février 2015

Vol de drone à Paris: garde à vue de trois journalistes d'Al-Jazeera

Le pilote du drone aperçu cet après-midi au bois de Boulogne serait en fait trois journalistes 

Trois journalistes d'Al-Jazeera ont été arrêtés


après avoir fait voler un drone, mercredi après-midi, dans l'ouest de Paris.

Les trois suspects, dont la nationalité est masquée, ont été Interpellés vers 15h30, et placés en garde à vue mercredi, selon une source proche de l'enquête. d'Al-Jazeera ont été arrêtés et placés en garde à vue pour avoir fait voler un drone dans le bois de Boulogne, à Paris. 


L'employeur est une chaîne de télévision qatarienne de langue arabe

Les journalistes sont âgés de 34 ans, 52 ans et de 68 ans.

"Le premier pilotait le drone, le deuxième filmait, le troisième regardait", a précisé cette source. 

Ces interpellations interviennent après deux nuits consécutives de survols de Paris par des engins volants qui ont donné lieu à l'ouverture d'une enquête par le parquet de Paris. 
"Aucun rapprochement n'est pour l'heure possible entre ces arrestations et les survols nocturnes", a précisé l'une des sources. 

Dans tous les cas, le survol de drones sans autorisation est interdit dans la capitale.
Par ailleurs, un restaurateur du nord-ouest parisien s'est fait confisquer mercredi son drone sur décision de justice, selon une source proche de l'enquête.
Le commerçant avait été interpellé mardi sur dénonciation d'un voisin pour avoir fait voler son drone lundi soir à Paris. Aucun lien n'a été établi avec les survols mystérieux signalés cette nuit-là.

Ce restaurateur a été présenté mercredi à un magistrat dans le cadre de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une procédure simplifiée dite du "plaider coupable". 

Censure d'Etat: un journaliste sommé de supprimer ses photos lors de la manifestation à Nantes

Des journalistes ont été entravés dans leur travail

Une manifestation contre les violences policières a dégénéré, samedi, à Nantes. L'un d'eux témoigne pour Europe 1.

Policiers ou guerriers ?
Des consignes du successeur de Manuel Valls à l'Intérieur?
Le club de la presse Nantes-Atlantique a dénoncé les méthodes policières dont ont été victimes les journalistes lors de la manifestation "contre les violences policières".
Certains ont été touchés par les tirs de canon à eau ou blessés, tandis que l'un d'entre eux a même été contraint à supprimer des images qu'il avait prises.

Des manifestants "pacifistes"
"Votre carte d'identité, videz votre sac". Justin, étudiant en journalisme, était en train de filmer l'arrestation d'un manifestant par des policiers.
Alors qu'il se trouvait à peine à deux mètres de la scène,
"le policier qui était devant moi a essayé de me repousser", raconte-t-il à Europe 1. Mais le journaliste continue à filmer. 
"Il m'a attrapé, m'a dit 'vous venez ici, vous me donnez votre carte d'identité, vous videz votre sac'. Puis il m'a fouillé", indique-t-il. "Ils m'ont fait poireauter une dizaine de minutes. ils essayaient vraiment de me mettre la pression. Ils étaient peut-être une dizaine autour de moi." 

Contraint de détruire son travail de couverture de la manifestation

Les policiers ont exigé du journaliste qu'il vide les photos de son appareil. 
"Je ne suis pas vraiment rentré dans le débat avec eux, même si je sais qu'ils n'ont pas le droit de faire ça. Je me suis dit que dans tous les cas, ils étaient plus forts", rapporte le jeune homme. Celui-ci est tout de même parvenu à ruser pour conserver une partie son travail : "J'ai réussi à ne supprimer que quelques images et à leur faire croire que tout était supprimé", explique le jeune journaliste.

La peur envahit la profession
Lors de leur altercation avec le journaliste, les policiers lui ont lancé : "Vous ne savez pas ce que c'est que d'être flippé tous les jours quand on va au Leclerc car on sait que notre 'gueule' est sur Internet lorsque l'on fait des arrestations. On est filmé 24/24h en train d'interpeller des gens, vous croyez que ça nous fait plaisir d'avoir peur lorsqu'on sort de chez nous, qu'on a une famille ?"

Des journalistes blessés
Mais Justin n'a pas été le seul reporter importuné dans l'exercice de sa profession. D'après le club de la presse Nantes-Atlantique, l'un des journalistes, Anthony Fouchard, travaillant dans la région depuis plusieurs années, va déposer une plainte auprès du procureur de la République de Nantes. Il a en effet été touché au ventre par un tir de flashballLundi après-midi toutefois, le parquet de Nantes n'avait pas connaissance de cette plainte. 
Un journaliste de l’agence SIPA a par ailleurs reçu plusieurs coups de matraque, tandis qu'une reporter d’Associated Press a été projetée à terre par un canon à eau avec lequel les policiers ont tiré contre la foule. Elle portait pourtant une caméra qui permettait de l'identifier facilement.
C'est un peu plus que les risques du métier, mais la presse intrusive doit savoir se fixer des limites en rapport de la brutalité des affrontements.