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lundi 19 août 2019

Traversée de l'Atlantique : l'opération médiatique de Greta Grunberg laissera une empreinte écologique déplorable

La pseudo-écologiste Greta Thunberg n'hésite pas à polluer pour faire sa campagne

Une défense incohérente et irresponsable de la planète

La traversée de l'Atlantique par l'activiste Greta Thunberg,
une fumisterie

Cet épisode illustre les dégâts de l'arrogance et de la vertu écologiste. Des membres de l'équipage qui l'accompagneront vont voyager jusqu'à New York, faisant grimper l'empreinte écologique de l'opération, explique 'Die Tageszeitung'.

L'esbroufe continue : faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Résultat de recherche d'images pour "Malizia II"Dans l'esprit de ses très médiatisées prises de parole, Greta Thunberg, adolescente suédoise de 16 ans, a entamé, mercredi 14 août, une traversée de l'Atlantique en voilier zéro carbone pour New York, en près de deux semaines, pour assister au sommet mondial de l'ONU au mois de septembre. Puisqu'elle refuse de voyager en avion, jugé trop polluant, cette opération est destinée à promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique. 

Résultat de recherche d'images pour "Pierre Casiraghi et Boris Herrmann Greta Thunberg"
Or, cette opération est une farce tragique, 
Résultat de recherche d'images pour "Malizia II"car l'impact écologique serait plus grave qu'il n'est apparu à sa bande d'experts donneurs de leçons. En effet, comme l'a expliqué au journal allemand Die Tageszeitung, le porte-parole du skipper, Boris Herrmann, cinq membres d'équipage du Malizia II vont voyager jusqu'à New York... en avion pour ramener le navire !

Gerhard Senft a passé trois jours et trois nuits dans le golfe de Gascogne.  Cela fait de lui l'un des rares à pouvoir vraiment évaluer ce qui se passe sur Greta Thunberg.
Ce qui n'est pas précisé - et qu'il ne convient pas de révéler -, c'est que le bâteau est monégasque et qu'il est la propriété du "prince" Pierre Casiraghi. Mais France Inter l'a fait. Alors, suivant la technique des "fact-checkers" officiels, plutôt que de prouver que l'information est fausse sur le fond, les détenteurs de toute vérité officielle objectent que le Pierrot n'est pas prince, ce qui suggérerait que, du même coup, son implication serait une "fake news". 
Il reste que notre Pierrot est le fils de la princesse Caroline de Monaco, princesse de Hanovre (en Allemagne) et qu'il a mis gracieusement à sa disposition à la fois son temps précieux et un bateau de compétition de 60 pieds (18 m), le Malizia II - qui termina 5e au classement Imoca dans la Route du Rhum 2018 - qu’il skippe avec l’Allemand Boris Herrmann (photos ci-dessus, ainsi que ci-dessous à la gauche du skipper en titre). “Je suis honoré que Greta ait accepté notre invitation”, a déclaré le skipper allemand.
Résultat de recherche d'images pour "Malizia II"
L'armateur fut d'abord le couple Ariane et Benjamin Rothschild qui a cédé le navire à l'homme d'affaires Gerhard Senft qui a fait fortune dans l'immobilier, comme le papa du "prince" sans titre, dans l'immobilier et la construction navale.

Un retour par porte-conteneurs...


Résultat de recherche d'images pour "Pierre Casiraghi et Boris Herrmann Greta Thunberg"Le Frankfurter Allgemeine écrit, le 11 août 2019, que les joyeux drilles navigueront "sur un voilier de course en haute mer pour participer au sommet des Nations Unies sur le climat à New York sans aucun voyage aérien, sans émissions de carbone". 
Le Parisien précise par ailleurs que si la jeune activiste  et son père avaient rallié New York en avion, la pollution émise par leur voyage aurait été moindre. Cela n'aurait en effet nécessité que deux billets d'avion, contre six au final, puisque le skipper de l'embarcation reviendra des Etats-Unis par les airs, lui aussi. 
Résultat de recherche d'images pour "Pierre Casiraghi et Boris Herrmann"A la vérité, ils sont deux skippers : le Frankfurter Allgemeine "la militante pour le climat est amenée de l'autre côté de l'Atlantique par les marins professionnels Boris Herrmann et Pierre Casiraghi." 
Pour ce qui est du retour, l'adolescente et son père rentreront probablement en Europe sur un bateau porte-conteneurs, ce qui n'engendrera pas, ou presque, de pollution supplémentaire.
Le Malizia II a quitté Plymouth, au Royaume-Uni, mercredi, pour une traversée de deux semaines. Il doit rallier New York pour permettre à Greta Thunberg d'assister au sommet mondial de l'ONU, qui doit commencer en septembre.

jeudi 25 juillet 2019

123 députés ont sacrifié le CETA pour Greta Thunberg

Ces députés ont choisi le médiatique contre le législatif

Attirés comme des papillons de nuit par Greta Thunberg sous le feu des projecteurs, ils ont laissé passer le CETA le même jour

Résultat de recherche d'images pour "CETA" 

Ce mardi, 
avoir reçu l'écologiste suédoise Greta Thunberg en audition, les députés ont voté l'adhésion de la France au CETA, Comprehensive Economic and Trade Agreement (Accord économique et commercial global, AECG), alors qu'ils avaient la tête ailleurs.
Parmi eux : une majorité de députés LREM, 20 députés MoDem, 7 UDI, 8 Libertés et territoires (notamment membres du Mouvement radical, social et libéral, Les Centristes, Union des démocrates et des écologistes (fondé par François de Rugy, Jean-Luc Bennahmias, Jean-Vincent Placé), Parti radical de gauche, ou Place publique), 7 députés LR, 12 socialistes, 3 non-inscrits et 2 gauche démocrate.

Citons en vrac:
Villani, Bournazel, Lagarde, Chassaigne, Falorni, Garot, Pompili, Questel, Renson, Adam, Alauzet, Baichère, Balanant, Bareigts, Belhaddad, Belhamiti, Berville, Diard, Elguerrab, Juanico, Lambert,  Letchimy, Nadot, Orphelin, Rabault, Son-Forget, Taché, Thill, 

L'invitation de l'adolescente était à l'initiative des 135 membres de "Accélérons la transition". 
Résultat de recherche d'images pour "Greta Thunberg"
Kapo, dans une vie antérieure ?
Parmi eux, 123 députés (dont 96 LREM) n'ont pas fait barrage à ce traité de libre échange "climaticide", comme on dit "féminicide" ou "infanticide". Une incohérence inexcusable : s'ils avaient voté conformément à leurs convictions de façade, le texte ne serait pas passé.
Mardi 23 juillet au matin, Greta Thunberg, 16 ans, activiste de "Youth for climate", cornaquée par son papa, était invitée par le collectif transpartisan de députés 'accélérons la transition' lancé par Matthieu Orphelin pour alerter sur l'urgence climatique absolue. La donzelle était, entre autres, escortée de la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, membre du GIEC, qui a rappelé les conclusions du GIEC et plaidé pour des actions politiques immédiates. 
Désormais, la prise de décision dans l'urgence est un 'must', sans rapport avec les condamnations de la précipitation par nos sages anciens. On nous explique en effet qu'en matière climatique, les décisions précipitées n'ont rien de commun avec une décision de crise, car nos "urgentistes" du climat, néo-Atlas de la planète, sont dotés d'une fulgurante rapidité d'analyse...
Ces jeunes de Youth for climate militent en faveur d'une mobilisation face au réchauffement climatique, organisant en particulier des grèves scolaires pour le climat dans de nombreux pays. Mais, au même titre que des "lights off" (extinctions sauvages d'enseignes lumineuses), ou "clean walks" (marches de ramassage de déchets et mégots sur l'espace public) ou des actions diverses de désobéissance civile, a précisé la militante, en même temps que des dizaines de membres de Youth for Climate France ont bloqué un restaurant McDonald's toute la journée de ce dimanche 14 juillet ...

Double hasard du calendrier, en pleine vague de canicule, comme en 1947 ou en 2003 (point besoin d'être paléontologue pour en avoir connaissance), ces mêmes députés étaient appelés le jour même à se prononcer sur le très controversé accord CETA entre l'UE et le Canada.
Résultat de recherche d'images pour "CETA"
Selon Nicolas Hulot ou Gaël Giraud, dans leurs tribunes respectives, cet accord, que certains déclarent totalement contradictoire avec les contraintes climatiques telles qu'elles nous sont imposées par quelques activistes écolos déclinistes et radicaux, vise à abaisser les normes environnementales et sanitaires - qui conviennent aux Canadiens - et renforce significativement les émissions de CO2 par l'accélération d'un commerce de masse.

La veille, Emmanuel Macron répondait sèchement à la tribune de Nicolas Hulot et défendait le CETA "qui va dans le bon sens"

Macron assure "moi, j'ai le sens des responsabilités"
et Pollux défend l'accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, dirigé par son ami Castor, Justin Trudeau, et rédigé selon lui par Nicolas Hulot lorsqu'il était au gouvernement.

Par ce soutien, le président contredit sciemment les conclusions d'un rapport d'experts (rapport Schubert) qu'il avait pourtant lui même nommé ! Ce rapport conclut de manière formelle à la nocivité du CETA pour le climat.
Le CETA a été ratifié de justesse : 266 voix pour, 213 contre et 74 abstentions

L'accord est combattu par les agriculteurs comme les ecologistes, au nom notamment des risques sanitaires.Parmi les députés qui ne se sont pas opposés au CETA, les membres de "Accélérons le transition" sont particulièrement à blâmer :
Ils ont eu le cynisme d'inviter le matin des spécialistes du climat, qui ont réitéré les alertes à l'unisson, laissant passer, l'après midi, un texte aux impacts désastreux, en connaissance de cause.
L’objectif de ce collectif 'Accélérer la transition écologique et solidaire.'? Tenez-vous bien... Les élus détaillent ainsi leur ambition : «Nous, députées et députés élus de sensibilités politiques variées, mais réunis par la conviction que la transition écologique et solidaire ne peut plus attendre, avons décidé d’unir nos forces pour que soient portées et votées des avancées nouvelles à la hauteur des enjeux. Nous serons guidés par la prise en considération de la transition dans l’ensemble des politiques publiques menées. Une seule boussole : l’intérêt général présent et futur.»

"On joue sur les peurs", estime aussi Roland Lescure qui rappelle que seules 36 fermes canadiennes peuvent exporter dans le cadre des normes européennes, les porte-parole MoDem criant aussi aux 'fake news'.

Voici ici la liste des 123 députés à la fois membre du collectif Accélérons la transition  et n'ayant pas voté contre le CETA.
Un vote conforme à leur conviction de façade aurait suffi à faire basculer le scrutin : leur responsabilité est totale.
Voici aussi leurs emails & téléphone pro et compte Twitter : laissons aux citoyens la liberté de leur réclamer des comptes. 
L'histoire et leurs enfants se souviendront certainement de ce vote comme du symbole de l'hypocrisie politique.

Les photos de ces 123 députés figurent aussi sur une galerie "mur de la honte" 


Attention  : cette liste ne comporte que les députés ayant aussi invité Greta le matin même.
Pour la liste complète des députés ayant voté pour ou s'étant abstenu : consultez ce tableur en ligne 

Saluons au passage les 9 députés LREM qui ont eu le courage de s'opposer à la consigne de vote de leur groupe présidé par Gilles Le Gendre et de voter contre le CETA : 
Benoit Potterie, 
Xavier Paluszkiewicz, 
Jean-François Mbaye, 
Sandrine Le Feur, 
Albane Gaillot, 
Olivier Gaillard, 
Yves Daniel, 
Lionel Causse,
Eric Alauzet.

Négocié pendant plus de sept ans, le Ceta avait été approuvé par le Parlement européen en février 2017. 
Il doit être ratifié par les 38 assemblées nationales et régionales d'Europe, d'où son passage par l'Assemblée, puis au Sénat à une date qui reste à définir. Treize Etats l'ont déjà ratifié, dont l'Espagne de Sanchez et ...le Royaume-Uni.

mercredi 7 novembre 2018

Diesel, fiscalité, CO2 : les arguments fallacieux qui polluent le débat

Diesel, CO2, fiscalité, les fausses infos qui polluent le débat

Macron, ministres, politiciens, experts autoproclamés profèrent des arguments biaisés et des contre-vérités sur l'automobile et la pollution.

Image associéePaniqué par la montée inattendue de la fronde sur la hausse des carburants, le gouvernement reste arc-bouté sur ses positions et ses mensonges. Macron réaffirme qu'il ne changera rien à la fiscalité, laquelle représente 57% du prix payé à la pompe. Mais le maître des horloges omet de préciser que, d'ici à 2022, les taxes sur le gazole, présentées comme écologiques, vont augmenter d'environ 23 centimes par litre et celles sur l'essence de plus de 11 centimes. 

Un entêtement qui alimente la grogne et une perspective qui renforce la détermination des participants au mouvement de blocage des routes prévu pour le 17 novembre. 
Des opérations escargot ont d'ailleurs déjà eu lieu en début de semaine, menées par les entreprises de BTP en lutte contre la fin du taux réduit sur le gazole non routier, utilisé pour les engins de chantier, qui est au programme du budget 2019. Une mesure qui peut se révéler dangereuse et entraîner une collusion redoutable avec les automobilistes. Pour justifier ses mesures de plus en plus impopulaires, le gouvernement monte au créneau. A travers, notamment, des explications alambiquées du ministre de la Transition écologique François de Rugy ou de sa secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon.

Pour y voir clair, Challenges fait le point sur les fausses informations, arguments biaisés ou contre-vérités brandis par les les uns et les autres, concernant la pollution, le diesel ou la fiscalité sur les carburants. Ce magazine économique appartient à 60% au groupe Perdriel (ex-propriétaire du 'Nouvel Observateur'), classé à gauche, mais aussi à 40%, de Renault.

1- Supprimer le diesel, c’est lutter contre le réchauffement climatique : FAUX

Le diesel consomme 20 à 25% de moins qu'un moteur à essence, souligne l'équipementier Delphi, spécialiste des injecteurs. Le gazole lui-même apparaît plus efficace, car sa densité énergétique est supérieure à celle du carburant sans-plomb. Résultat: une Peugeot 308 Diesel consomme à peine 4,9 litres aux cent kilomètres, selon les mesures réalisées par PSA avec l'ONG Transport & Environment et validées par Bureau Veritas, contre… 6,6 l/100 km pour le véhicule équivalent à essence.

Or, consommations et rejets de CO2 sont rigoureusement corrélés. Le diesel émet donc 20 à 25% de gaz à effet de serre en moins par rapport à un modèle équivalent à essence. Il est donc préférable de faire rouler un diesel plutôt qu'un modèle à essence dans le cadre de la lutte contre le changement climatique !

2- Le diesel émet des particules, pas les modèles à essence : FAUX

Les diesels émettent des particules. C'est une de leurs tares génétiques. Mais les véhicules diesels sont équipés d’un filtre obligatoire depuis 2011. Or, si les modèles à essence traditionnels (injection indirecte) n’en rejetaient pas ou peu, en revanche, conçus pour consommer moins, les véhicules à essence à injection directe récents en émettent. Et ce, jusqu'à 8 fois les rejets de particules fines en nombre que la norme autorise pour les voitures diesel avec filtre, selon le cycle européen d'homologation NEDC (remplacé au 1er septembre par un nouveau cycle WLTP). Ces voitures constituaient en 2016 plus de 40% des ventes de modèles à essence ! Depuis deux mois, ces véhicules à essence à injection directe sont toutefois obligatoirement dotés d’un filtre, à l’égal des diesels.

3- Remplacer un modèle ancien par un nouveau réduit les émissions de CO2 : PAS SÛR

Le ministre François de Rugy veut que les possesseurs de véhicules anciens, notamment diesel, achètent un véhicule neuf ou récent. Profitant notamment des aides (faibles) prévues par l'Etat. 
Puisque le diesel est accusé de tous les maux et menacé d'interdiction dans les centres-villes, pas question de racheter un modèle à gazole ! Or, à habitabilité égale, rien ne prouve qu'une voiture actuelle à essence consomme un litre de moins qu'un modèle d'il y a dix ans et donc rejette moins de CO2, car les équipements de sécurité ou d'anti-pollution ont parfois fait prendre du poids aux véhicules. Même s’il y a un allègement de principe sur les plates-formes. Or, plus un véhicule est lourd, plus il consomme et émet de CO2. Une Peugeot 208 essence de 110 chevaux pèse certes plus d'une tonne en 2018, soit pratiquement 100 kilos de moins qu'une 207 d'il y a dix ans. Mais un monospace Renault Scenic 115 actuel atteint 1,4 tonne, soit 80 kilos de plus au bas mot que son homologue de 2008 ! 
Les rejets de CO2 normalisés selon les anciens cycles d'homologation (NEDC) ont certes baissé en moyenne, notamment parce que les constructeurs ont optimisé les moteurs pour afficher les chiffres les plus bas en… tests. Ce qui ne se retrouve pas dans les consommations réelles au quotidien. D'ailleurs, avec le nouveau cycle WLTP (du 1er septembre), plus proche de la réalité, les rejets officiels de CO2 des véhicules remontent !

4- Le diesel émet des polluants locaux (oxydes d’azote) : VRAI, mais…

Le problème fondamental du diesel, c'est qu'il émet des oxydes d'azote (NOx), notamment les dangereux dioxydes d'azote (NO2) qui s'attaquent aux voies respiratoires. Mais le diesel se soigne depuis le début des années 90, date d'application de la norme Euro 1 (on en est à Euro 6). "Les rejets de NOx autorisés sont passés de 1 gramme au kilomètre en 1992 à moins de 0,1 gramme", assure Christian Chapelle, le motoriste en chef à la Recherche-développement de PSA. 
La Commission Royal, mise en place en 2015, a toutefois constaté de nombreux cas de dépassements des normes autorisées sur les NOx. Mais, depuis le 1er septembre, les seuils de polluants sur les véhicules diesel ET essence sont uniformisés. Mieux : les cycles d’homologation autrement plus réalistes réduisent les probabilités de véhicules optimisés pour les seuls tests, jusqu’ici extrêmement déconnectés de la vie quotidienne.

5- Le prix du carburant monte, c’est la faute aux taxes : VRAI et FAUX

Depuis un an, le prix du gazole a grimpé de 23%, celui de l’essence de 15%. L’explosion du prix du baril en est responsable pour partie. L'or noir a atteint jusqu'à 85 dollars en octobre (moins de 60 dollars il y a un an). Le prix des produits pétroliers cotés sur le marché de Rotterdam représente entre 30 et 35% des prix payés à la pompe. La marge brute des distributeurs compte pour environ 8%. 
Voici le schéma trompeur : il n'indique pas la tendance baissière en octobre..

Et voilà la tendance :

La tendance actualisée au 7 novembre 2018 :

La presse, qui détenir et prétend rétablir la vérité, participe à la désinformation.

"Le reste" (c'est-à-dire l'essentiel !), 57%, ce sont les taxes. Et rappelons que les taxes sont des impôts indirects... taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TIPCE) et TVA. On notera que le gouvernement préfère distribuer des 'chèques énergie" aux plus défavorisés (ceux qui ne parcourent pas nécessairement le plus de kilomètres), plutôt que de baisser le taux de TVA...

Au 1er janvier de cette année, les taxes sur le litre de gazole (TICPE) ont crû de 7,6 centimes par litre, celles sur le sans-plomb de 3,9 centimes, selon les décomptes de l'UFIP (Union française des industries pétrolières). 
Et ce n'est pas fini. 
En 2019, la hausse sera de 6,5 centimes pour le gazole et de 2,9 centimes pour le sans-plomb. 
La TVA augmente aussi, puisqu’elle s’applique en pourcentage à l’ensemble du prix, TICPE comprise ! La progression de la fiscalité représente environ 25% de la hausse actuelle.

samedi 3 novembre 2018

Sur la hausse des taxes carburant, Philippe n'en démord pas

"Il n'y a pas le choix," selon Philippe, de frapper les automobilistes les plus vulnérables

"C'est compliqué; mais il n'y a pas le choix", maintient Edouard Philippe

Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes sur pare brise hausse du carburant et taxes"
Depuis le Vietnam, il est revenu sur la hausse impopulaire des taxes sur le carburant en France, cherchant à se justifier samedi par le besoin de combattre les émissions de gaz à effet de serre.

"J'entends parfaitement la grogne, le mécontentement parfois, la colère aussi qui peut s'exprimer, mais je dis aujourd'hui, comme je l'ai toujours dit, qu'il n'y a pas de solution magique au problème du dérèglement climatique", a-t-il insisté. Ainsi admet-il que le matraquage de certains automobilistes n'aura pas l'effet magique annoncé sur le dérèglement climatique : la magie opérera seulement dans les caisses de l'Etat...

La colère ne cesse de monter en France du fait de la forte remontée des prix des carburants

Le premier ministre a évoqué son inquiétude lors d'une rencontre au nouveau lycée français d'Hanoï avec des jeunes, alors qu'il était interrogé sur le réchauffement climatique. Il est alors revenu de lui-même sur la problématique, sous l'effet conjugué des hausses des prix du pétrole - en vérité, en baisse en octobre -  cf. graphique ci-dessous, et de l'augmentation chaque année de la "taxe carbone", taxe environnementale visant à à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de la COP21.
Or, cette taxe écologique s'ajoute à la taxation implicite des émissions de CO2, notamment sur les énergies fossiles (par exemple la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, en France) ou par le biais des droits de douane sur les importations d'hydrocarbures. Une double peine !
.

"Il faut pouvoir inciter nos concitoyens à changer un certain nombre de comportements qui sont problématiques du point de vue des équilibres environnementaux", a martelé celui qui s'en est déjà pris aux automobilistes en réduisant la vitesse à 80km/h sur certaines routes.

"Alors, c'est facile à dire comme ça, et puis, quand on rentre dans le détail, ça râle un peu, il faut reconnaître. Je ne sais pas au Vietnam, mais en France, parfois, ça râle", a taclé E. Philippe. "Théoriquement, tout le monde est d'accord (pour réduire les émissions), mais en pratique, c'est difficile", a-t-il regretté.

"Il faut accompagner ça. Il faut que les gouvernements essaient de dire à la fois 'attention, il faut changer les comportements', mais en même temps qu'ils accompagnent leurs concitoyens pour que ces changements soient possibles", a-t-il plaidé, citant les primes à la conversion du gouvernement, bien qu'elles soient dérisoires face à un investissement dans un véhicule hybride ou électrique plus cher et cela avec un budget contraint au départ, ou pour changer les chaudières au fioul.

"C'est compliqué, mais il n'y a pas le choix, il n'y vraiment pas le choix et d'une certaine façon, il y a urgence", a dramatisé le premier ministre.

"Et même si ça râle beaucoup, même si c'est difficile à assumer, à mettre en pratique, il y a beaucoup de gens, et notamment de votre génération, qui savent que c'est indispensable", a-t-il prétendu devant les lycéens.

Le mouvement pour le blocage des routes le 17 novembre fait tache d’huile

Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes contre hausse prix carburants"78 % des Français soutiennent l’appel au blocage des routes le 17 novembre prochain pour protester contre l’augmentation du prix des carburants, selon un sondage réalisé pour Le Figaro et franceinfo. Difficile, d’ores et déjà, de qualifier - avec mépris - cette fronde de "petite jacquerie d’extrême droite", pour reprendre les mots du site macronien 'Team Macron' sur Twitter, en abrégé TM. "La #Team Macron soutient l’action d’@EmmanuelMacron pour la réussite de la France." Sans doute l’emploi de l’anglais "Team" fait-il bien dans le "nouveau monde" - un peu moins en termes de défense de la langue française - , mais encore une incohérence de ceux qui veulent la réussite de la France…

78 %, cela veut dire que 22 % des Français désapprouvent le mouvement, dirait La Palice. 22 %, à deux petits points près, c’est le score d’Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle. De là à tirer une conclusion électorale, c’est prématuré, mais signifiant, car il est très rare qu’un mouvement social ait un soutien aussi massif de la population. A titre de comparaison, le mouvement des cheminots, au printemps dernier, n’était soutenu que par 39 % des Français.

Mais les grandes centrales syndicales rechignent à soutenir un mouvement qu'elles portent au crédit de la droite. 
Syndicat d'extrême gauche, la CGT, par exemple, était à fond les manettes dans le mouvement de grève à répétition qui empoisonna la vie des Français durant de longues semaines. En revanche, elle met le frein à main face à ce mouvement du 17 novembre. "La colère peut s’entendre, car le prix des produits pétroliers devient exorbitant et intenable," admet-elle d'abord, mais les révolutionnaires émettent des réserves sectaires : "Plusieurs partis d’extrême droite semblent être à la manœuvre. Ils se font le relais d’une action qui, au final, encouragera à mettre taxes, impôts et peut-être demain cotisations sociales dans une même logique… Nous sommes clairement dans une instrumentalisation de l’exaspération," selon leur analyse. Comme le cholestérol, c’est bien connu, il y a les bons et les mauvais mouvements sociaux. 

A FO, on est plus subtil : "Si des membres de FO y participent, ils le feront à titre purement individuel." La direction ne peut empêcher ses éléments anarchistes de bondir sur l'occasion de répandre leurs casseurs dans les rues et sur les routes. 

Le mouvement semble néanmoins faire tache d’huile
Dans une rapide revue de la presse régionale. Ouest-France rapporte que 2.400 internautes se sont inscrits sur le groupe Facebook "Blocage contre la hausse du carburant et taxes Pontivy 17 novembre 2018".

Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes sur pare brise"
Et encore "Facebook soupçonné de censurer les appels aux blocages," titre BFMTV.  Des conducteurs en colère ont fait part de leur étonnement quant à la disparition soudaine de certaines de ces pages de rassemblements.
"La censure sur les réseaux concernant cette journée est bien la preuve qu’ils en ont peur", écrit un internaute. "Deuxième fois que l’appel au blocage de Toulouse est supprimé, on essaye de nous dissuader, il faut répliquer", lance un autre. "Répression, censure, honteux", s’agace un troisième. C’est aussi le cas à Rodez, à La Rochelle ou à Nantes. Contacté,
Facebook France assure pourtant n’être pour rien dans la fermeture de ces pages. Plusieurs préfectures non plus.

Selon France Bleu, rien qu’à Mont-de-Marsan, dans les Landes, près de 300 personnes se disent prêtes à participer au blocage. 

La Dépêche titre : "Hausse du prix des carburants : le 17 novembre, ils veulent bloquer l’Ariège." 1.400 personnes ont dit qu’elles participeront au mouvement dans ce petit département. Tout cela se passe par Internet, reste virtuel, se rassurera la macronie.  

Mais  des réunions de terrain rassemblent aussi de vrais gens, dans de vraies salles. Ainsi, lundi dernier, dans le Vaucluse, plus de 300 personnes ont fait le déplacement pour une réunion, au Pontet, près d’Avignon, selon Le Dauphiné. 

A Dole, 23.000 habitants dans le Jura, ils étaient 70, jeudi 25 octobre, selon Le Progrès, qui rapporte les propos du Jacquou le Croquant du Net local : "Si nous sommes 300 à 400 à participer, ça suffira pour bloquer une ville comme Dole."

Si on emprunte un instant la machine à remonter le temps d’Emmanuel Macron, en stationnement interdit sur le trottoir des années 30, ces "petites jacqueries" ici et là paraissent encore dérisoires, bien que répandues sur l'ensemble du territoire. Mais passons la marche-arrière jusqu'en 1775, au début du règne de Louis XVI. La France connut alors des révoltes paysannes qu’on appela la " guerre des farines", après que le prix de la farine, et donc du pain, avait fortement augmenté. Rien que dans le bassin parisien, plus de 120 émeutes ! Certains historiens virent même dans ce mouvement les prémices de la Révolution, quatorze ans plus tard. Mais, aujourd’hui, tout va tellement plus vite avec les réseaux sociaux et tout ça… Bien évidemment, l'Histoire ne se répète pas...
Il y a 14 ans, c'était 2005 et les émeutes partout en France, suite à la mort par électrocution de deux petits "sauvageons" réfugiés dans un transformateur électrique pour échapper à la police.Et le 2 novembre l’Etat tenta d'enrayer la propagation de la violence en instaurant l'"état d'urgence".
La pétition contre la hausse du prix des carburants dépasse les 700.000 signatures (début novembre) et l'appel de plusieurs collectifs réclamant une baisse des tarifs sur les carburants va se concrétiser par des opérations escargot dans plusieurs villes de France. Le mouvement de blocages prend de l'ampleur.

dimanche 27 novembre 2016

Ségolène Royal opte pour l'avion et le CO2 contre le train de Strasbourg

Les contradictions de l'irrespectueuse Ségolène Royal indisposent les eurodéputés

Déjà invitée à deux reprises, en vain, 
Ségolène Royal était auditionnée par la commission d'enquête mise en place après le Dieselgate

Elle n'a finalement pas pu se dérober et s'est résolue in extremis à répondre à la convocation des eurodéputés. La ministre de l'Environnement qui combat le diesel  est arrivée à Strasbourg en avion ministériel, avec presque une heure de retard, pour une audition qui devait en durer deux... 

Les élus des peuples européens n'ont pas dissimulé leur irritation. 
Après des échanges très vifs, Ségolène Royal a prétendu ne pas regretter d'avoir fait le déplacement. 

Les provocations de Royal ont créé des tensions  

"Je croyais qu'on m'avait fait venir pour me féliciter, a-t-elle ironisé. Heureusement que je suis venue pour vous expliquer les choses", s'est exclamée, arrogante, la ministre de l'Environnement à la fin de son audition devant les parlementaires européens. 

La ministre s'est présentée en retard pour écourter l'audition
Les membres de la commission d'enquête EMIS sur les émissions polluantes, notamment diesel, avaient prévu d'y consacrer le double d'un temps compté, puisqu'ils poursuivaient avec une séance de vote à midi. "Visiblement les ministres français ont autant de mal que nous à arriver jusqu'à Strasbourg", a lancé un eurodéputé britannique. 
"Je ne me permettrais pas de vous donner de conseils, mais avec le TGV, Paris est à 1h50 de Strasbourg : on aurait pu commencer à l'heure et mes collègues auraient également pu poser leurs questions", a souligné l'eurodéputé allemand Jens Gieseke, rapporteur de la commission d'enquête. La France favorise-t-elle les moteurs diesel dans la législation européenne ? Veut-elle protéger Renault, cache-t-elle des informations sur les résultats de la commission Royal, y a-t-il un secret d'Etat comme pour le nucléaire ?
Ségolène Royal a défendu avec aplomb les actions "exemplaires" menées par la France. Avant de conclure : "Ils avaient un état d'esprit de mise en cause de ce qu'a fait la France; c'est quand même invraisemblable. La France a été le seul pays d'Europe à avoir réagi au scandale Volkswagen, à avoir mis en place un système de contrôle unique en Europe, et même unique dans le monde, parce que je ne vois pas beaucoup de pays qui contrôlent la pollution de leurs propres constructeurs", a polémiqué l'indélicate. 
"C'est pour ça que je ne me suis pas laissée mettre en accusation", s'est-elle justifiée. "J'ai retourné la situation, je pense," a-t-elle conclu. 

Et Ségolène Royal a proposé aux industriels européens, "plutôt que de se faire concurrence, de se mettre ensemble pour produire une voiture européenne grand public, pas chère, à moins de 5.000 euros, qui fonctionne de façon électrique : c'est ça l'enjeu du futur."

L'avion emprunté par la grossière devait-être le Solar Impulse... 
Solar Impulse est un projet d'avion solaire entrepris à l'initiative des Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg. Le rendement optimal de ses cellules photovoltaïques permet de réduire sa consommation d'énergie.
En revanche, l'avion de la ministre française de l'Environnement a émis plus de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère que le train: selon la SNCF et l'Agence publique de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), un voyage en TGV n'émet que 6 kg de CO2 par passager, et la voiture 277 kg, tandis que l'aérien (et Mme Royal) produit 165 kg. La donneuse de leçon est une inconsciente irresponsable.