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dimanche 27 novembre 2016

Ségolène Royal opte pour l'avion et le CO2 contre le train de Strasbourg

Les contradictions de l'irrespectueuse Ségolène Royal indisposent les eurodéputés

Déjà invitée à deux reprises, en vain, 
Ségolène Royal était auditionnée par la commission d'enquête mise en place après le Dieselgate

Elle n'a finalement pas pu se dérober et s'est résolue in extremis à répondre à la convocation des eurodéputés. La ministre de l'Environnement qui combat le diesel  est arrivée à Strasbourg en avion ministériel, avec presque une heure de retard, pour une audition qui devait en durer deux... 

Les élus des peuples européens n'ont pas dissimulé leur irritation. 
Après des échanges très vifs, Ségolène Royal a prétendu ne pas regretter d'avoir fait le déplacement. 

Les provocations de Royal ont créé des tensions  

"Je croyais qu'on m'avait fait venir pour me féliciter, a-t-elle ironisé. Heureusement que je suis venue pour vous expliquer les choses", s'est exclamée, arrogante, la ministre de l'Environnement à la fin de son audition devant les parlementaires européens. 

La ministre s'est présentée en retard pour écourter l'audition
Les membres de la commission d'enquête EMIS sur les émissions polluantes, notamment diesel, avaient prévu d'y consacrer le double d'un temps compté, puisqu'ils poursuivaient avec une séance de vote à midi. "Visiblement les ministres français ont autant de mal que nous à arriver jusqu'à Strasbourg", a lancé un eurodéputé britannique. 
"Je ne me permettrais pas de vous donner de conseils, mais avec le TGV, Paris est à 1h50 de Strasbourg : on aurait pu commencer à l'heure et mes collègues auraient également pu poser leurs questions", a souligné l'eurodéputé allemand Jens Gieseke, rapporteur de la commission d'enquête. La France favorise-t-elle les moteurs diesel dans la législation européenne ? Veut-elle protéger Renault, cache-t-elle des informations sur les résultats de la commission Royal, y a-t-il un secret d'Etat comme pour le nucléaire ?
Ségolène Royal a défendu avec aplomb les actions "exemplaires" menées par la France. Avant de conclure : "Ils avaient un état d'esprit de mise en cause de ce qu'a fait la France; c'est quand même invraisemblable. La France a été le seul pays d'Europe à avoir réagi au scandale Volkswagen, à avoir mis en place un système de contrôle unique en Europe, et même unique dans le monde, parce que je ne vois pas beaucoup de pays qui contrôlent la pollution de leurs propres constructeurs", a polémiqué l'indélicate. 
"C'est pour ça que je ne me suis pas laissée mettre en accusation", s'est-elle justifiée. "J'ai retourné la situation, je pense," a-t-elle conclu. 

Et Ségolène Royal a proposé aux industriels européens, "plutôt que de se faire concurrence, de se mettre ensemble pour produire une voiture européenne grand public, pas chère, à moins de 5.000 euros, qui fonctionne de façon électrique : c'est ça l'enjeu du futur."

L'avion emprunté par la grossière devait-être le Solar Impulse... 
Solar Impulse est un projet d'avion solaire entrepris à l'initiative des Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg. Le rendement optimal de ses cellules photovoltaïques permet de réduire sa consommation d'énergie.
En revanche, l'avion de la ministre française de l'Environnement a émis plus de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère que le train: selon la SNCF et l'Agence publique de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), un voyage en TGV n'émet que 6 kg de CO2 par passager, et la voiture 277 kg, tandis que l'aérien (et Mme Royal) produit 165 kg. La donneuse de leçon est une inconsciente irresponsable. 

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