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vendredi 4 novembre 2016

Hollande disait soutenir les policiers: l'un d'eux est aux mains de l'IGPN

L'IGPN tracasse l'un des policiers du mouvement des policiers exaspérés

François Hollande avait réaffirmé son "soutien" aux policiers et appelé au "dialogue" avec leurs syndicats.

"Le président de la République a rappelé le soutien qui a été toujours le sien et celui du gouvernement auprès des forces de sécurité", a garanti Stéphane Le Foll, précisant que François Hollande a  également exprimé sa "volonté" que le "dialogue se noue" avec les syndicats de policiers qui rencontreront dans l'après-midi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.


En déplacement à Marseille, Bernard Cazeneuve a demandé jeudi aux policiers de "s'exprimer librement", mais sans "remettre en cause les règles", rappelant notamment qu'il leur est interdit d'utiliser les véhicules de police dans des manifestations. Mais si c'est la règle en situation ordinaire, la règle en période d'état d'urgence est inadaptée à un contexte extraordinaire de tentatives d'assassinats en service et d'assassinats au domicile.

"Je suis aussi très attaché à ce que chacun exprime ce qu'il a à exprimer librement, sans qu'à aucun moment, les règles qui doivent régir la police ne soient remises en cause", a déclaré le ministre normand de l'Intérieur.

Le pouvoir a soufflé le chaud et le froid
Il a ouvert une enquête administrative après avoir été saisi par le préfet de police. 
Aux préfets et directeurs départementaux, la consigne a été donnée de recevoir des délégations de manifestants - et non pas seulement les représentants syndicaux désavoués - pour qu'ils fassent part de leurs doléances, mais aussi pour repréciser et détailler les mesures décidées par le ministre de l'Intérieur (notamment plan de 250 millions d'euros à la charge du prochain gouvernement) "dans la concertation et avec le souci de l'écoute", insiste la hiérarchie policière.

Le préfet a aussi envisagé une sanction, demandant une enquête de l'IGPN
Selon ces mêmes anonymes, le préfet de police a également rappelé que les policiers ne peuvent manifester que "hors service, hors usage des véhicules de police et de (sirènes) deux-tons". En toute liberté, en somme. 
Les fonctionnaires de police peuvent peut-être même arracher des chemises, pour peu qu'ils soient syndiqués et couverts par l'une ou l'autre des centrales syndicales: un droit de porter atteinte, sous les caméras et dans l'espace public, à l'intégrité physique de citoyens pacifiques, spécialement s'ils sont cadres d'entreprise. 
L'agent Guillaume Lebeau convoqué par l'IGPN

Plusieurs centaines de policiers ont manifesté jeudi devant le siège de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) 30 rue Hénard Paris 12e, la redoutée "police des polices", où un policier charismatique auprès de ses collègues lors des manifestations policières a été convoqué et entendu plusieurs heures durant, alors que la mobilisation ne s'essouffle manifestement pas après trois semaines.
Afficher l'image d'origineArborant pour certains des masques à l'effigie du meneur ou pour d'autres des écharpes, en sorte de respecter la règle qui leur impose de dissimuler leur identité, les manifestants ont acclamé Guillaume Lebeau qui s'est dit "ému" à son arrivée. Après son entrée dans les locaux des "boeuf-carottes", ils ont entonné la Marseillaise.

"On est venu apporter notre soutien à Guillaume qui, parce qu'il a parlé devant les caméras, est susceptible d'être sanctionné", a expliqué une policière de 36 ans, "qui a refusé de donner son nom" ajoute un journaliste.

Selon une source policière, qui abreuve d'information la presse dite d'investigation, Guillaume Lebeau aurait été convoqué non pas pour avoir manifesté mais pour son "comportement" pendant ces manifestations. De plus, il avait déjà été reçu et mis en garde à ce sujet par le préfet de police, mais n'avait pas tenu compte de cet avertissement. Le représentant de Bernard Cazeneuve avait alors demandé qu'il soit convoqué à l'IGPN.




Contrairement aux apparences, l'IGPN ne ferait "pas de zèle" pour auditionner les "meneurs" du mouvement, rassure cette même source, aussitôt relayée par France Soir qui, avec sa source, discrimine ce policier désigné comme un "cas isolé et particulier".

A sa sortie, après six heures d'audition par la "police des polices" et avoir salué plusieurs dizaines de manifestants encore présents, Guillaume Lebeau a déclaré aux journalistes, ne pas avoir "eu de pression particulière".
On lui a reproché "un manquement à la déontologie, de m'être exprimé en public et d'avoir dénoncé les problèmes auxquels on est tous confrontés dans la police", a-t-il ajouté.

"A l'heure actuelle, je ne sais pas si je vais être sanctionné", a-t-il déclaré, précisant avoir été informé qu'une sanction peut aller "de l'avertissement jusqu'à la révocation" et qu'aucun délai sur la décision ne lui a été communiqué.
Dans ce cas de figure, il appartient à l'IGPN de proposer une éventuelle sanction, mais c'est le préfet de police - celui qui, juge et partie, l'a fait convoquer par l'IGPN, -  qui a le dernier mot, alors que le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, a eu sa voiture bloquée par les manifestants.
J.-M. Falcone est un grand serviteur de l'Etat-PS
Il a été progressivement chef de cabinet du secrétaire d'État à l'Outre mer, Jean-Jack Queyranne (ministre dans le gouvernement Lionel Jospin et membre du conseil politique de Ségolène Royal), directeur adjoint de cabinet du secrétaire d’État, Christian Paul, actuellement député socialiste frondeur de la Nièvre et conseiller pour les affaires intérieures et les Outre-mer de J.-M. Ayrault à Matignon, en juin 2012.
A Rennes, près de 200 agents tenant des pancartes "policiers en colère" ont manifesté dans la soirée devant le commissariat.

"Policiers en colère", "Cazeneuve, démission" : 
plusieurs centaines de policiers ont une nouvelle fois crié leur exaspération à Paris

Aussi en banlieue et dans d’autres villes de France, dans la nuit de jeudi à vendredi
, malgré les tentatives tardives d’apaisement du gouvernement, après les menaces du chef de la police nationale, JM. Falcone. Ils étaient près de 500 à s’être réunis à Paris, sur l’esplanade du Trocadéro, avant de prendre la direction des Champs-Elysées, puis de tenter de rejoindre le ministère de l’Intérieur. 
Le mouvement, né d’une tentative d'assassinat au cocktail Molotov - et non pas au... fumigène !) contre quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne) le 8 octobre, pris au piège dans leur véhicule de service par une quinzaine de voyous des quartiers, a continué de faire tache d’huile. 
"Il y a plein de collègues qui regardent dans le rétro en rentrant chez eux. C'est pas des divagations de notre part, il faut nous protéger, nous, nos enfants nos familles", a revendiqué un agent de la police judiciaire de Paris.

Près de 800 fonctionnaires ont défilé à Lyon, près de 400 à Melun, 200 à Marseille, une centaine à Bobigny, Toulouse, Carcassonne et Bordeaux et, enfin, une cinquantaine à Montpellier et Tarbes. La Bretagne étant très passive.
VOIR et ENTENDRE la manifestation de défiance des policiers à Toulouse: 
 
 
Nouvelle manifestation des policiers à Toulouse par BFMTV 

A Evry, ville dont le député-mire fut Valls, dans l’Essonne, ils étaient près de 400 réunis alors que le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, recevait les chefs de brigade et de la brigade anticriminalité (BAC) du département. Ils ont abondamment hué leur patron lorsque celui-ci est reparti en voiture, appelant à sa démission. 
Sa hiérarchie lui reproche plusieurs apparitions "face-caméra" sous la pression des media
Au cours des manifestations sauvages de policiers - c'est-à-dire en désaveu des organisations syndicales -  dix en tout à Paris, Guillaume Lebeau a régulièrement pris la parole, apparaissant alors comme un des policiers charismatiques du mouvement des non-syndiqués, comme dans cette vidéo tournée mardi soir devant la pyramide du Louvre à Paris :

VOIR et ENTENDRE la grogne des policiers contre leurs syndicats:

La popularité du policier incriminé tient au fait qu'il ne porte pas de délégation syndicale. Un crime en socialie, car il n’est donc pas autorisé à s’exprimer publiquement. Le préfet de police a donc saisi l’IGPN qui a ouvert une enquête administrative. "Il s’agit d’un interrogatoire. Il va devoir s’expliquer et faire des déclarations sur procès-verbal", explique une source policière. Contrairement à un conseil de discipline, il n’aura pas le droit à l’assistance d’un avocat, ni d’un... représentant syndical. La convocation a pourtant une "visée pédagogique, en tout cas, pour l'instant", selon sa hiérarchie.

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Robert Paturel, ancien du Raid,
est aux côtés des policiers
A noter que les pompiers et les policiers municipaux se sont déclarés solidaires de leurs collègues de la police nationale
Alors qu'une marche était prévue le 26 octobre, les syndicats de police municipale ont tenu à apporter leur solidarité aux policiers nationaux. Beaucoup partagent le "cri d'alarme" de leurs confrères.

Une quarantaine de policiers en civil a interpellé des candidats à la primaire de la droite à l'issue du deuxième débat télévisé, le 3 novembre 2016
Une quarantaine de policiers en civil se rassemblent devant la salle Wagram à Paris, pour tenter d'interpeller les candidats à la primaire de la droite après le deuxième débat télévisé, le 3 novembre 2016

Dans la soirée, une quarantaine de policiers en civil était rassemblée devant la salle Wagram à Paris. Ils voulaient interpeller les candidats à la primaire de la droite après le deuxième débat télévisé. Plusieurs policiers ont ainsi pu échanger quelques mots avec divers candidats.

Mis à part François Fillon, les candidats à la primaire s'arrêtent volontiers. "Vous avez droit au soutien des pouvoirs publics et vous ne l'avez pas suffisamment aujourd'hui", leur répond Alain Juppé, en langue de bois. 
L'AFP dicte son parti-pris à BFMTV, France Soir ou Le Point
http://www.bfmtv.com/politique/juppe-repond-aux-policiers-a-la-sortie-du-second-debat-1055493.html
"Personne n'a oublié mon bilan au ministère de l'Intérieur", souligne pour sa part Nicolas Sarkozy, le candidat qui s'arrête le plus longuement, faisant valoir que, pour sa part, il connaît les recettes pour faire baisser la délinquance. LCI a en revanche oublié de mentionner l'échange de l'ancien président avec les contestataires du pouvoir socialiste.
A la fin de chaque échange, les candidats promettent des rendez-vous aux policiers rassemblés.  Les policiers ont notamment réclamé la tenue du "Grenelle de la sécurité" en cas de victoire aux élections l'an prochain.

1 commentaire :

  1. Quand hollande dit une chose, il faut comprendre le contraire!
    Le livre publié il y a quelques temps confirme ce que je pense depuis toujours, ce type est un faux jeton de première. Même ses amis le disent, c'est dire, ne jamais lui faire confiance!

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