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jeudi 10 novembre 2016

Elections américaines transposables ? Baver n'est pas convaincre

"Ces ténors républicains n’ont pas d’empathie pour les femmes", estime Marie-Cécile Naves

Et pourtant les femmes sont majoritaires et Trump est élu



Tout est bon pour critiquer le candidat Républicain, et une américaniste distinguée telle Marie-Cécile Naves le prouve avec la meute, mais en se retranchant toutefois derrière le sentiment prêté au Grand Old Party de... peur d’être associé à la vulgarité de Donald Trump. DocteurE en science politique de l’université Paris-IX Dauphine, Marie-Cécile Naves est coresponsable du blog "Egalité(s)" mais, petit indice, sur... Libération.fr.
Pourquoi cette "nouvelle révélation" ni datée ni circonstanciée (par Naves: vestiaire de sport ?) fait-elle plus "couler d’encre", selon elle [recourant à un cliché langagier du niveau du journaliste Bruno Roger-Petit plutôt que d'une universitaire]que les autres sorties [sic] misogynes, sexistes et "redneck" de Donald Trump ? feint de s'interroger cette chercheuse à l'IRIS, un think tank français travaillant sur les thématiques géopolitiques et stratégiques et présidé par Pouria Amirshahi, député d'origine iranienne en rupture avec le PS (2016) pour militer au Mouvement commun, qui se présente comme un 'lobby citoyen' regroupant des communistes, des écologistes et des socialistes opposés à la politique économique de François Hollande.
Pour preuve de l'objectivité et de l'indépendance de cette communicante lâchée sur les media bien-pensants, la caricaturiste est aussi responsable de projets à 'France Stratégie', descendant du Commissariat général du Plan et rattaché au... Premier ministre.

Henri Emmanuelli, PS
"Il va très loin dans cet enregistrement pirate : "Quand on est une star, on peut faire tout ce qu’on veut" avec les femmes, y compris "les attraper par la chatte". Il se vante ni plus ni moins d’avoir violé des femmes," conclut la chercheuse. Son commentaire ["scientifique?] laisse pantois quiconque a été témoin de la violence des attaques démocrates (ou socialistes en France) et saturé par des mois de campagne hostile de la presse engagée. "La presse a été soft sur la façon dont elle en a parlé", assure cette titulaire d'un post-doctorat en sciences de l’information et de la communication à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, créée en 1963 par Fernand Braudel et dont le président du Directoire depuis juillet 2009 est Michel Wieviorka qui a dirigé le Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (CADIS) fondé par Alain Touraine, père de la ministre de la Santé de Hollande, pour lequel il appela à voter, mais qui se serait tourné vers Yannick Jadot lors de la primaire présidentielle écologiste de 2016.

Le petit monde de gauche est plus sévère envers les propos de Trump que des actes de DSK...

"Trump, du trash au crash ?" anticipe la Cassandre rose. Et de faire les questions et les réponses. "La réaction offusquée de leaders du Parti républicain est-elle opportuniste ou cynique, vu le passif chargé de son candidat en matière d’insultes contre toutes les minorités ?" "Il est lâché par des ténors du Grand Old Party qui redoutent de ne pas être réélus au Sénat ou à la Chambre des représentants", raconte la communicante. Or, les électeurs viennent d'envoyer une majorité d'élus Républicains dans les deux chambres, confirmant leur désaveu de huit années d'administration Obama. 
"Il est en effet très difficile de croire en une soudaine empathie des républicains pour les femmes", insiste Naves. Or, il se trouve que l'électorat féminin est majoritaire et que le plus grand nombre n'a pas rejeté Trump, puisqu'il vient d'envoyer une majorité de Républicains dans les deux Chambres, Sénat inclu: embarrassant pour la chercheuse, experte, décrypteuse et analyste bardée de certitudes à défaut d'objectivité scientifique. Car le petit soldat féministe de la pensée unique va longtemps continuer à répandre ses sentiments, quoi qu'il soit advenu et quoi qu'il advienne. 

"Il suffit de se rappeler qu’ils ont refusé de voter une loi sur l’égalité salariale au Congrès", croit bon de rappeler Naves, au moment où l'Etat-PS après quatre années de pouvoir sans partage subit une campagne de prise de conscience sur les inégalités dans le monde du travail. Qu'a donc fait Hollande pour les femmes? 
A partir du lundi 7 novembre 2016 à 16h34, les socialistes ont constaté et commenté pour s'indigner avec elles que les femmes doivent manifester contre les inégalités salariales. Pour marquer le coup, elles ont signifié qu'elle travaillent gratuitement jusqu'à la fin de l'année, comme l'assure le collectif féministe "les Glorieuses" qui publie une newsletter avec Rebecca Amsellem, sa fondatrice, laquelle publia en novembre 2015 un manifeste encourageant les femmes à s’engager contre le Front national. 
Naves est-elle de ces chercheurs partisans dont la France ne veut plus: partisans et manipulateurs 


Choix démocrate d'une candidate affectée
de faiblesse respiratoire ?
"De se souvenir des propos de leaders comme Paul Ryan, le speaker de la Chambre des représentants qui, alors colistier de Mitt Romney lors de la campagne de 2012, s’opposait à l’avortement y compris en cas de viol." Ou encore Mike Pence, le colistier de Trump, gouverneur de l’Indiana et proche de la droite évangélique [sectarisme d''observatrice radicale ?], qui s’est illustré cette année par le vote d’une loi contre l’avortement hyper-restrictive puisqu’elle interdit l’IVG même en cas d’inceste ou si le fœtus souffre d’anomalie. Le parti a donc surtout peur d’être associé à la vulgarité de Trump", polémique Naves, prompte à des conclusions que l'électorat ne valide nullement.

"Et que l’électorat le plus conservateur ne se déplace pas le 8 novembre, avec le risque de faire basculer le Sénat, où les républicains n’ont que neuf sièges d’avance," poursuit sans crainte la polémiste. Or, les plus conservateurs se sont déplacés et le peuple des méprisés de la gauche démocrate n'a pas eu peur d'offrir à Trump dans les deux chambres la confiance que lui refusent les tenants de la pensée unique de part et d'autre de l'Atlantique.

"Trump vante le retour à une Amérique blanche patriarcale." L'amalgame, petits Blancs et patriarcat, n'a pas échappé au peuple qui l'a revendiqué.
Le vote des femmes n'a pas nui à Trump
Les propos obscènes et machistes prêté à Donald Trump en 2005 et les accusations d'agressions sexuelles contre le candidat républicain n'ont pas eu l'impact significatif recherché sur le vote des femmes. Et l'affaire Lewinsky a-t-elle servi Hillary Clinton qui a l'époque des faits criait au complot contre son époux infidèle ? 42% d'entre elles ont voté pour le candidat républicain. Hillary Clinton, qui aurait pu devenir la première femme présidente des Etats-Unis, et la seconde dans la famille Clinton, récolte quant à elle 54% chez l'électorat féminin, soit seulement le 1% de plus traditionnel, que le candidat démocrate en 2012.
Une Amérique blanche est-il tellement intolérable? 
"S’il n’est pas la cause mais le révélateur, tout autant que le bénéficiaire d’une crise démocratique, qu’est-ce que raconte son ultime sortie ? Elle montre que la démocratie américaine, à l’image des autres démocraties occidentales, va mal. [Un comble après les deux mandats d'Obama, le playboy dilettante Démocrate]. 

Trump est le produit des erreurs du Parti républicain. 

La candidature d'Hillary Clinton honore-t-elle davantage le Parti démocrate ? Ne nous avait-on pas prévenu d'un vote de rejet de la classe politique, tous partis confondus ? Le verdict des urnes ne devait-il pas être un vote par défaut ? 
Naves n'a pas craint cette menace ?... Elle martèle, oreillères ajustées serrées: "Il est le résultat de ses innombrables divisions depuis 2008, de sa cécité face aux attentes de la classe populaire et des petites classes moyennes, de son obstination à vouloir baisser les impôts des plus riches quand les plus démunis ne s’en sortent plus [aveu terrible de l'impuissance du premier président noir, même métis], de sa collusion avec Wall Street." D'autres y verraient  la sanction de la politique sociale des Démocrates au pouvoir et la confiance de la finance pour les Républicains. 

Phase 2: récupération et transfert

"Trump 
a eu une énorme capacité de diagnostic et a vu l’inquiétude monter."
Comment les Démocrates ont-ils pu choisir
une candidate relevant d'un AVC ?
Concession de Naves? Pensez donc ! Non sans arrière-pensée, elle récupère l'exemple américain et l'applique à sa cible: "Comme en France, sur le cosmopolitisme, les droits des minorités, la contestation du patriarcat." Patriarcat mais, à l'exportation, sans les petits blancs, cette fois ! "Beaucoup n’acceptent pas qu’aux Etats-Unis, les Blancs soient minoritaires d’ici trente ans." Avenir souriant, en effet, quand les Latinos, migrants récents ou non, clandestins régularisés pour la plupart, n'ont pas voté Clinton comme escompté, au grand dam de Naves qui promet le pire à l'administration Trump.

Et elle poursuit sa transposition: réalisme ou malveillance ? 
Hollande, candidat par défaut
"A l’image de ce qui se passe en Europe, et notamment en France, la question identitaire dévore les débats. Pour les républicains, comme en Pologne d’ailleurs [tout est comparable !], durcir au maximum les conditions de l’avortement [question identitaire? Naves perd le fil !] , c’est l’illusion de pousser les femmes blanches à faire plus d’enfants. [Si on ne leur retire pas toutes les aides incitatives d'une politique nataliste qui ne livrerait pas le pays, ici ou la-bas, aux couples immigrés hostiles à tout planning familial. Cherchez donc la cohérence de la féministe: vous la trouverez dans l'inversion de la natalité en faveur d'un peuplement étranger, par ailleurs déstabilisateur de leurs pays d'origine.] 

"Trump a beau être outrancier, il incarne une nouveauté." 

[L'illusion de la reconnaissance d'une quelconque qualité du candidat honni (mais élu) nous a abandonné] "Qu’importe s’il est paradoxal, en étant protectionniste pour le "petit peuple" [condescendance] et fiscalement très conservateur sur les impôts [question de point de vue sur la relance de l'économie ou la rigueur accablant les salariés au profit des assistés]. 

Y a-t-il une culture du viol aux Etats-Unis [sans preuves de passage à l'acte ni condamnation, à la différence du président Clinton, époux infidèle de la candidate proposée par le parti, ou de DSK, candidat socialiste potentiel], à l’image des scandales qui ont éclaté dans les universités, où une partie de la société ne croit pas les victimes de violences sexuelles ? [Les campagnes orchestrées de recueil de témoignages forcés n'ont pas impressionné les électeurs, pas plus que le cas Morandini, tête de turcs de journalistes apeurés par l'arrivée à i-télé d'un nouvel actionnaire principal]. Comme tous les pays du monde, y compris les pays démocratiques [la chercheuse reste dans la nuance], il y a une minimisation et une sous-estimation du phénomène [s'il existe, est-il aussi répandu que le veulent les militantes ?] 
La suspicion repose toujours sur les femmes [assène la féministe entrée en guerre des sexes  genres, pour qui les hommes seraient responsables de tout: elle en a oublié les disparités salariales, puisque la parité politique n'a rien réglé...]. Le tout, sur fond de culture de la toute-puissance masculine dans les facs, le rôle des fraternités, surtout chez les hommes blancs. {Un vieux discours qui se veut nouveau, bien qu'il reprenne les vieilles lunes refroidies de l'anti-colonialisme]. 

Ce qui choque [Naves, à la suite de ses semblables], c’est que "le sexisme et la violence contre les femmes ne sont pas générationnels" [éternel rejet du naturel par cette génération de penseurs conditionnés, au profit des caractères acquis]. "Trump a recours à l’image du viol pour décrire les attaques contre son pays, observe la polémiste au regard biaisé. "C’est un viol de notre pays", dit-il pour dénoncer les accords commerciaux. "Ce sont des violeurs", lâche-t-il à l’encontre des Mexicains [Mais pas que, si elle voulait sortir des idées communes reçues et minimisantes]… "Il est sur la logique raciste du "eux versus nous", comme lorsqu’il dénonce l’islam", selon elle. [A nouveau sans nuance, entre islam radical et islam modéré, comme en France, ni finesse universitaire a fortiori].

Une façon de se dédouaner? décide-t-elle. Son storytelling [anglicisme pédant pour dire "narration" en langue française colonisée dans l'indifférence de cette universitaire sans repères ni valeurs] est aussi axé sur la virilité, la puissance [intolérable refus d'émasculation !]. Et, de façon symbolique, il veut dénoncer l’affaiblissement de l’Amérique, qu’elle ne devienne pas une "pussy" [pute], qu’elle ne "se couche pas" devant les "étrangers". Il promet de transmettre sa puissance virile au pays." Si elle aimait les hommes, Naves s'en féliciterait, elle qui soutenait le Bill d'Hillary. Cohérence d'intellectuelle aveuglée de pensée unique. Un handicap pour toute république souveraine.

Des commentateurs de mauvaise foi, experts partisans, analystes orientés et universitaires opportunistes, de l'acabit de Mme Naves, situéedans le sens de l'Histoire (ou plutôt figée), de conserve avec la presse engagée et les sondeurs manipulateurs, concourent à la radicalisation de l'électorat contre le système.
Une responsabilité qu'on les voit mal endosser à l'issue de la présidentielle 2017 en France.

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