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jeudi 10 novembre 2016

Elections américaines transposables ? Baver n'est pas convaincre

"Ces ténors républicains n’ont pas d’empathie pour les femmes", estime Marie-Cécile Naves

Et pourtant les femmes sont majoritaires et Trump est élu



Tout est bon pour critiquer le candidat Républicain, et une américaniste distinguée telle Marie-Cécile Naves le prouve avec la meute, mais en se retranchant toutefois derrière le sentiment prêté au Grand Old Party de... peur d’être associé à la vulgarité de Donald Trump. DocteurE en science politique de l’université Paris-IX Dauphine, Marie-Cécile Naves est coresponsable du blog "Egalité(s)" mais, petit indice, sur... Libération.fr.
Pourquoi cette "nouvelle révélation" ni datée ni circonstanciée (par Naves: vestiaire de sport ?) fait-elle plus "couler d’encre", selon elle [recourant à un cliché langagier du niveau du journaliste Bruno Roger-Petit plutôt que d'une universitaire]que les autres sorties [sic] misogynes, sexistes et "redneck" de Donald Trump ? feint de s'interroger cette chercheuse à l'IRIS, un think tank français travaillant sur les thématiques géopolitiques et stratégiques et présidé par Pouria Amirshahi, député d'origine iranienne en rupture avec le PS (2016) pour militer au Mouvement commun, qui se présente comme un 'lobby citoyen' regroupant des communistes, des écologistes et des socialistes opposés à la politique économique de François Hollande.
Pour preuve de l'objectivité et de l'indépendance de cette communicante lâchée sur les media bien-pensants, la caricaturiste est aussi responsable de projets à 'France Stratégie', descendant du Commissariat général du Plan et rattaché au... Premier ministre.

Henri Emmanuelli, PS
"Il va très loin dans cet enregistrement pirate : "Quand on est une star, on peut faire tout ce qu’on veut" avec les femmes, y compris "les attraper par la chatte". Il se vante ni plus ni moins d’avoir violé des femmes," conclut la chercheuse. Son commentaire ["scientifique?] laisse pantois quiconque a été témoin de la violence des attaques démocrates (ou socialistes en France) et saturé par des mois de campagne hostile de la presse engagée. "La presse a été soft sur la façon dont elle en a parlé", assure cette titulaire d'un post-doctorat en sciences de l’information et de la communication à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, créée en 1963 par Fernand Braudel et dont le président du Directoire depuis juillet 2009 est Michel Wieviorka qui a dirigé le Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (CADIS) fondé par Alain Touraine, père de la ministre de la Santé de Hollande, pour lequel il appela à voter, mais qui se serait tourné vers Yannick Jadot lors de la primaire présidentielle écologiste de 2016.

Le petit monde de gauche est plus sévère envers les propos de Trump que des actes de DSK...

"Trump, du trash au crash ?" anticipe la Cassandre rose. Et de faire les questions et les réponses. "La réaction offusquée de leaders du Parti républicain est-elle opportuniste ou cynique, vu le passif chargé de son candidat en matière d’insultes contre toutes les minorités ?" "Il est lâché par des ténors du Grand Old Party qui redoutent de ne pas être réélus au Sénat ou à la Chambre des représentants", raconte la communicante. Or, les électeurs viennent d'envoyer une majorité d'élus Républicains dans les deux chambres, confirmant leur désaveu de huit années d'administration Obama. 
"Il est en effet très difficile de croire en une soudaine empathie des républicains pour les femmes", insiste Naves. Or, il se trouve que l'électorat féminin est majoritaire et que le plus grand nombre n'a pas rejeté Trump, puisqu'il vient d'envoyer une majorité de Républicains dans les deux Chambres, Sénat inclu: embarrassant pour la chercheuse, experte, décrypteuse et analyste bardée de certitudes à défaut d'objectivité scientifique. Car le petit soldat féministe de la pensée unique va longtemps continuer à répandre ses sentiments, quoi qu'il soit advenu et quoi qu'il advienne. 

"Il suffit de se rappeler qu’ils ont refusé de voter une loi sur l’égalité salariale au Congrès", croit bon de rappeler Naves, au moment où l'Etat-PS après quatre années de pouvoir sans partage subit une campagne de prise de conscience sur les inégalités dans le monde du travail. Qu'a donc fait Hollande pour les femmes? 
A partir du lundi 7 novembre 2016 à 16h34, les socialistes ont constaté et commenté pour s'indigner avec elles que les femmes doivent manifester contre les inégalités salariales. Pour marquer le coup, elles ont signifié qu'elle travaillent gratuitement jusqu'à la fin de l'année, comme l'assure le collectif féministe "les Glorieuses" qui publie une newsletter avec Rebecca Amsellem, sa fondatrice, laquelle publia en novembre 2015 un manifeste encourageant les femmes à s’engager contre le Front national. 
Naves est-elle de ces chercheurs partisans dont la France ne veut plus: partisans et manipulateurs 


Choix démocrate d'une candidate affectée
de faiblesse respiratoire ?
"De se souvenir des propos de leaders comme Paul Ryan, le speaker de la Chambre des représentants qui, alors colistier de Mitt Romney lors de la campagne de 2012, s’opposait à l’avortement y compris en cas de viol." Ou encore Mike Pence, le colistier de Trump, gouverneur de l’Indiana et proche de la droite évangélique [sectarisme d''observatrice radicale ?], qui s’est illustré cette année par le vote d’une loi contre l’avortement hyper-restrictive puisqu’elle interdit l’IVG même en cas d’inceste ou si le fœtus souffre d’anomalie. Le parti a donc surtout peur d’être associé à la vulgarité de Trump", polémique Naves, prompte à des conclusions que l'électorat ne valide nullement.

"Et que l’électorat le plus conservateur ne se déplace pas le 8 novembre, avec le risque de faire basculer le Sénat, où les républicains n’ont que neuf sièges d’avance," poursuit sans crainte la polémiste. Or, les plus conservateurs se sont déplacés et le peuple des méprisés de la gauche démocrate n'a pas eu peur d'offrir à Trump dans les deux chambres la confiance que lui refusent les tenants de la pensée unique de part et d'autre de l'Atlantique.

"Trump vante le retour à une Amérique blanche patriarcale." L'amalgame, petits Blancs et patriarcat, n'a pas échappé au peuple qui l'a revendiqué.
Le vote des femmes n'a pas nui à Trump
Les propos obscènes et machistes prêté à Donald Trump en 2005 et les accusations d'agressions sexuelles contre le candidat républicain n'ont pas eu l'impact significatif recherché sur le vote des femmes. Et l'affaire Lewinsky a-t-elle servi Hillary Clinton qui a l'époque des faits criait au complot contre son époux infidèle ? 42% d'entre elles ont voté pour le candidat républicain. Hillary Clinton, qui aurait pu devenir la première femme présidente des Etats-Unis, et la seconde dans la famille Clinton, récolte quant à elle 54% chez l'électorat féminin, soit seulement le 1% de plus traditionnel, que le candidat démocrate en 2012.
Une Amérique blanche est-il tellement intolérable? 
"S’il n’est pas la cause mais le révélateur, tout autant que le bénéficiaire d’une crise démocratique, qu’est-ce que raconte son ultime sortie ? Elle montre que la démocratie américaine, à l’image des autres démocraties occidentales, va mal. [Un comble après les deux mandats d'Obama, le playboy dilettante Démocrate]. 

Trump est le produit des erreurs du Parti républicain. 

La candidature d'Hillary Clinton honore-t-elle davantage le Parti démocrate ? Ne nous avait-on pas prévenu d'un vote de rejet de la classe politique, tous partis confondus ? Le verdict des urnes ne devait-il pas être un vote par défaut ? 
Naves n'a pas craint cette menace ?... Elle martèle, oreillères ajustées serrées: "Il est le résultat de ses innombrables divisions depuis 2008, de sa cécité face aux attentes de la classe populaire et des petites classes moyennes, de son obstination à vouloir baisser les impôts des plus riches quand les plus démunis ne s’en sortent plus [aveu terrible de l'impuissance du premier président noir, même métis], de sa collusion avec Wall Street." D'autres y verraient  la sanction de la politique sociale des Démocrates au pouvoir et la confiance de la finance pour les Républicains. 

Phase 2: récupération et transfert

"Trump 
a eu une énorme capacité de diagnostic et a vu l’inquiétude monter."
Comment les Démocrates ont-ils pu choisir
une candidate relevant d'un AVC ?
Concession de Naves? Pensez donc ! Non sans arrière-pensée, elle récupère l'exemple américain et l'applique à sa cible: "Comme en France, sur le cosmopolitisme, les droits des minorités, la contestation du patriarcat." Patriarcat mais, à l'exportation, sans les petits blancs, cette fois ! "Beaucoup n’acceptent pas qu’aux Etats-Unis, les Blancs soient minoritaires d’ici trente ans." Avenir souriant, en effet, quand les Latinos, migrants récents ou non, clandestins régularisés pour la plupart, n'ont pas voté Clinton comme escompté, au grand dam de Naves qui promet le pire à l'administration Trump.

Et elle poursuit sa transposition: réalisme ou malveillance ? 
Hollande, candidat par défaut
"A l’image de ce qui se passe en Europe, et notamment en France, la question identitaire dévore les débats. Pour les républicains, comme en Pologne d’ailleurs [tout est comparable !], durcir au maximum les conditions de l’avortement [question identitaire? Naves perd le fil !] , c’est l’illusion de pousser les femmes blanches à faire plus d’enfants. [Si on ne leur retire pas toutes les aides incitatives d'une politique nataliste qui ne livrerait pas le pays, ici ou la-bas, aux couples immigrés hostiles à tout planning familial. Cherchez donc la cohérence de la féministe: vous la trouverez dans l'inversion de la natalité en faveur d'un peuplement étranger, par ailleurs déstabilisateur de leurs pays d'origine.] 

"Trump a beau être outrancier, il incarne une nouveauté." 

[L'illusion de la reconnaissance d'une quelconque qualité du candidat honni (mais élu) nous a abandonné] "Qu’importe s’il est paradoxal, en étant protectionniste pour le "petit peuple" [condescendance] et fiscalement très conservateur sur les impôts [question de point de vue sur la relance de l'économie ou la rigueur accablant les salariés au profit des assistés]. 

Y a-t-il une culture du viol aux Etats-Unis [sans preuves de passage à l'acte ni condamnation, à la différence du président Clinton, époux infidèle de la candidate proposée par le parti, ou de DSK, candidat socialiste potentiel], à l’image des scandales qui ont éclaté dans les universités, où une partie de la société ne croit pas les victimes de violences sexuelles ? [Les campagnes orchestrées de recueil de témoignages forcés n'ont pas impressionné les électeurs, pas plus que le cas Morandini, tête de turcs de journalistes apeurés par l'arrivée à i-télé d'un nouvel actionnaire principal]. Comme tous les pays du monde, y compris les pays démocratiques [la chercheuse reste dans la nuance], il y a une minimisation et une sous-estimation du phénomène [s'il existe, est-il aussi répandu que le veulent les militantes ?] 
La suspicion repose toujours sur les femmes [assène la féministe entrée en guerre des sexes  genres, pour qui les hommes seraient responsables de tout: elle en a oublié les disparités salariales, puisque la parité politique n'a rien réglé...]. Le tout, sur fond de culture de la toute-puissance masculine dans les facs, le rôle des fraternités, surtout chez les hommes blancs. {Un vieux discours qui se veut nouveau, bien qu'il reprenne les vieilles lunes refroidies de l'anti-colonialisme]. 

Ce qui choque [Naves, à la suite de ses semblables], c’est que "le sexisme et la violence contre les femmes ne sont pas générationnels" [éternel rejet du naturel par cette génération de penseurs conditionnés, au profit des caractères acquis]. "Trump a recours à l’image du viol pour décrire les attaques contre son pays, observe la polémiste au regard biaisé. "C’est un viol de notre pays", dit-il pour dénoncer les accords commerciaux. "Ce sont des violeurs", lâche-t-il à l’encontre des Mexicains [Mais pas que, si elle voulait sortir des idées communes reçues et minimisantes]… "Il est sur la logique raciste du "eux versus nous", comme lorsqu’il dénonce l’islam", selon elle. [A nouveau sans nuance, entre islam radical et islam modéré, comme en France, ni finesse universitaire a fortiori].

Une façon de se dédouaner? décide-t-elle. Son storytelling [anglicisme pédant pour dire "narration" en langue française colonisée dans l'indifférence de cette universitaire sans repères ni valeurs] est aussi axé sur la virilité, la puissance [intolérable refus d'émasculation !]. Et, de façon symbolique, il veut dénoncer l’affaiblissement de l’Amérique, qu’elle ne devienne pas une "pussy" [pute], qu’elle ne "se couche pas" devant les "étrangers". Il promet de transmettre sa puissance virile au pays." Si elle aimait les hommes, Naves s'en féliciterait, elle qui soutenait le Bill d'Hillary. Cohérence d'intellectuelle aveuglée de pensée unique. Un handicap pour toute république souveraine.

Des commentateurs de mauvaise foi, experts partisans, analystes orientés et universitaires opportunistes, de l'acabit de Mme Naves, situéedans le sens de l'Histoire (ou plutôt figée), de conserve avec la presse engagée et les sondeurs manipulateurs, concourent à la radicalisation de l'électorat contre le système.
Une responsabilité qu'on les voit mal endosser à l'issue de la présidentielle 2017 en France.

lundi 10 octobre 2016

Deuxième débat entre Trump, le macho, et Clinton, l'épouse trompée

Quand la présidentielle américaine descend sous la ceinture

L'Amérique puritaine dérape

Donald Trump a relativisé lundi la gravité des propos qui lui sont reprochés. 
La publication à point nommé, vendredi à la veille du deuxième débat, d'une vidéo où on l'entend proférer des propos obscènes à l'égard de femmes. Il a souligné que ce sont des "propos de vestiaire" datant de plus de dix ans et a rappelé les écarts de conduite de l'ancien président Bill Clinton. Une relation sulfureuse du mari de la candidate Hillary Clinton avec Monica Lewinsky, 25 ans, a été révélée dans la presse internationale en 1998: pratiques sexuelles et taches sur les vêtements.
Convoqué par la police, Bill Clinton nia sous serment les accusations de "relations sexuelles avec cette femme"... puis finit par avouer devant l'Amérique entière qu'il y avait bien eu un "contact intime inapproprié" avec la jeune employée de la Maison Blanche. Un musée de Las Vegas aurait offert 1 million de dollars à la propriétaire de la fameuse petite robe bleue sur laquelle le président Bill Clinton a déposé son… ADN.
Lors de ce deuxième débat présidentiel fielleux, Hillary Clinton, 69 ans, a estimé que les propos de Donald Trump, 70 ans, entendus sur la vidéo le rendaient inapte à diriger le pays. "Il a dit que la vidéo n'était pas représentative de ce qu'il est mais je pense qu'il est évident pour tout le monde qu'elle est exactement représentative de ce qu'il est", a-t-elle dit. 
Le candidat républicain à la Maison blanche a donc répondu coup pour coup, évoquant la légèreté de la candidate démocrate, Hillary Clinton, qui devrait être en prison pour avoir utilisé une messagerie privée lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine (entre 2009 et 2013).

L'assemblée publique organisée à l'université de Washington de St. Louis, pouvait marquer un tournant dans la campagne de Donald Trump, qui est en butte à l'hostilité de la presse et le monde du spectacle massivement pro-démocrates.

Cette vidéo est sur-exploitée par les media anti-républicains qui, en revanche, ne s'attardent pas sur l'affaire Lewinsky, qui a conduit de nombreux responsables républicains à se détourner de lui, voire à appeler à un retrait de sa candidature.

Contrairement au premier débat, les deux candidats ne se sont pas serré la main avant le début leurs échanges - ils l'ont toutefois fait à la fin - qui ont très vite porté sur la vidéo, remontant à 2005, où on entend Donald Trump, alors une star de la télé-réalité, évoquer sa tentative de séduction d'une femme mariée et le loisir que l'on peut s'accorder, si l'on est connu, de tripoter les femmes.
Ces images avaient été enregistrées quelques mois après le mariage de Donald Trump avec Melania, sa troisième femme.

Le magnat immobilier s'est dit "embarrassé" par la vidéo tout en faisant valoir que Bill Clinton avait eu comportement concrètement bien plus condamnable que lui à l'égard des femmes. "Moi ce n'était que des mots, lui est passé à l'action", a fait observer Donald Trump qui, peu avant le débat, avait organisé une conférence de presse entouré de quatre femmes accusant Bill Clinton d'inconduite sexuelle et conjugale.

Le candidat républicain a également déclaré que son adversaire s'en était prise aux femmes qui disaient avoir eu une affaire avec son mari, le président des Etats-Unis entre 1992 et 2000.

La polémique sur les courriels

Au sujet de l'utilisation par Hillary Clinton d'une messagerie privée lorsqu'elle était secrétaire d'Etat (Affaires étrangères), Donald Trump a dit : "Vous devriez avoir honte".
Suite à un article paru dans The New York Times en 3mars 2015, son attitude est qualifiée d'illégale, voire de dangereuse, au vu de failles de sécurité plus importantes auxquelles elle s'expose. Le 5 juillet 2016, le directeur du FBI, James Comey, rendait publiques les conclusions de l'enquête, livrant un rapport accablant pour Hillary Clinton. Il lui reproche d'avoir fait preuve d'une "négligence extrême" en hébergeant des emails contenant des informations classées secrètes sur des serveurs personnels non protégés, ajoutant que "toute personne sensée occupant la fonction de madame Clinton aurait dû savoir qu'un serveur non protégé ne pouvait accueillir des informations classées secret défense". Il souligne que des espions étrangers ont pu avoir accès aux emails d'Hillary Clinton.
L'ancienne secrétaire d'Etat - des interventions militaires américaines en Afghanistan et en Irak - a dit : "Vous savez, c'est vraiment une bonne chose qu'une personne ayant le tempérament de Donald Trump ne soit pas chargée de l'application de la loi dans ce pays."
"Sinon vous seriez en prison", a aussitôt rétorqué Donald Trump, qui a ajouté qu'il nommerait, s'il était élu président, un procureur spécial chargé d'enquêter sur ce dossier des courriels, qui a plombe depuis un an la campagne d'Hillary Clinton.
Début juillet, après une travail d'investigation de près d'un an, le FBI a recommandé  qu'Hillary Clinton ne soit pas poursuivie dans le cadre de l'enquête sur l'usage de sa messagerie privée alors qu'elle était secrétaire d'Etat tout en déplorant l'"imprudence extrême" la candidate démocrate.
Or, Hillary Clinton fait en outre l'objet d'accusations de conflit d'intérêts depuis sa prise de fonction en tant que secrétaire d'État en raison des nombreux financements d'États étrangers reçus par la Clinton Global Initiative, la fondation créée par son mari Bill Clinton en 1997. Parmi les principaux donateurs de la fondation figurent notamment des États arabes comme l'Arabie saouditeOman, ou encore le Qatar. D'après le Washington Post, la fondation Clinton pèserait 2 milliards de dollars..
Donald Trump et Hillary Clinton se sont également affrontés sur des sujets tels que la fiscalité, l'assurance-santé ou encore la politique américaine en Syrie.
Pour mémoire, lors d'un débat dans le cadre des primaires démocrates, le 4 février 2016, Hillary Clinton s'est dite favorable à la peine de mort. 

Egalement lors de sa campagne pour les primaires de 2016, elle a pris position contre le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (traité de libre-échange transatlantique, TAFTA en anglais).

Fait rare, son colistier, Mike Pence, s'est dit en désaccord avec le candidat républicain, sur le recours des Etats-Unis à la force, si nécessaire, en Syrie. "Lui et moi n'en avons pas discuté et je ne suis pas d'accord", a-t-il dit.

Invités en fin de débat, par un membre du public, à dire des choses positives l'un sur l'autre, Hillary Clinton a déclaré, non sans méchanceté, respecter les enfants de son adversaire pour leurs capacités et l'attachement à leur père.
Donald Trump a de son côté déclaré que l'ancienne secrétaire d'Etat était une battante, soulignant son refus de renoncer. Un conseil ?

La troisième et dernier débat présidentiel aura lieu le 19 octobre.
Candidate aux primaires présidentielles du Parti démocrate de 2008, Hillary Clinton avait été battue par Barack Obama. D'abord donnée largement gagnante face à son adversaire républicain, Donald Trump, elle a vu son avance s'effriter au fil des semaines.

dimanche 31 juillet 2016

Ségolène Royal reste meurtrie par son échec de 2007 et s'en prend au PS dans un tweet

L'amère Royal garde 2007 en travers et déverse ses aigreurs sur ses camarades du PS

"J'ai cicatrisé ma blessure," prétendait Royal
(Paris Match, septembre 2007)

Ecrasée par 53% de votes à Sarkozy, elle n'a pas non plus pardonné à ses camarades socialistes. 
Ce dimanche, Ségolène Royal a tweeté un message adressé à Hillary Clinton qui se rêve en première femme présidente des Etats-Unis comme l'ex-résidente de région a pu la fantasmer, et Barack Obama, qui pleurniche désormais en toute occasion. 
En marge de la convention démocrate, la ministre de l'Environnement s'est félicitée de l'exemple de "belle leçon d'union et de mobilisation de tous les leaders autour de leur candidate",  parce qu'il n'en disent que "du bien". Un compliment aux démocrates qui se sont tous ralliés derrière leur candidate avant la dernière ligne droite dans course pour la Maison Blanche. 

Photo mensongère
de son compte Twitter
Mais la formule ressemble surtout à un coup de pied de l'ânesse à ses anciens camarades socialistes pendant l'élection présidentielle de 2007. L'ex-candidate du PS n'a jamais caché sa rancoeur pour les éléphants du PS. Elle leur a souvent reproché de ne pas l'avoir assez soutenue dans son combat contre la droite pendant la campagne. Or, chacun a pu garder en mémoire le hautain mépris qu'elle manifestait à l'appareil. Son association 'Désir d'Avenir' devait faire mieux que le PS.
"Celle que les sondages truqués de 2006 avait entretenue dans l'illusion de sa victoire présidentielle a gardé une dent contre ces entreprises commerciales qui se donnent au plus offrant. 
Se sentant largement dévalorisée cette fois dans les enquêtes d'opinion derrière les deux favoris de la primaire socialiste, François Hollande et Martine Aubry, la malheureuse Royal se sent grillée et estime que " les sondages actuels sont des bulles spéculatives " et regrette que "les débats entre candidats n'ont pas commencé". "Certains veulent rester dans le confort des sondages", ose-t-elle affirmer dans un entretien au JDD. " Je vais prouver que je suis la plus forte et la plus expérimentée pour battre Nicolas Sarkozy, pour rassembler largement de l'extrême gauche aux centristes humanistes jusqu'aux gaullistes et surtout pour agir vraiment : je serai la présidente des solutions", assurait la petite présidente de Poitou-Charentes en mal de reconnaissance." (lien PaSiDupes)
Rappelons à sa décharge que Laurent Fabius -actuel président du Conseil constitutionnel- s'était demandé: "Qui va garder les enfants? ...

Celle qui a assuré ne plus être intéressée par l'Elysée souhaite ainsi montrer que le parti démocrate américain a su se réunir pleinement derrière sa candidate.  

Le discours chargé d'éloges de Barack Obama

Hillary Clinton, à Georgetown,
 le 3 décembre 2015 , 
avant la chirurgie esthétique
Lors de son allocution de 45 minutes, le président Barack Obama a tellement chargé son intervention d'éloges que les plus avisés ont trouvé qu'en en faisant trop, il ne servait pas les intérêts de son ancienne rivale à la primaire démocrate que chacun sait aussi arriviste qu'hystérique, voire usée. Bien qu'elle se soit faite retirer les chairs, la septuagénaire, pendant ses meetings, doit se ménager en se posant sur un tabouret haut de bar. 
Conférence de presse sur les armes
 à feu, le 5 janvier 2016
Novembre 2008: 
Obama,en Caroline du Nord,
venait de perdre sa grand-mère

Le président sortant a exhorté l'Amérique à porter Hillary Clinton à la Maison Blanche en novembre prochain. "Je peux dire en toute confiance que jamais un homme ou une femme n'a été aussi qualifié qu'Hillary Clinton pour la présidence des Etats-Unis d'Amérique", a lancé le 44e président qui quittera le pouvoir dans six mois, laissant un bilan pauvre après deux mandats: est-il bon juge des capacités de l'impétrante?

Si l’on en croit une révélation du New York Times. Pendant ses quatre années passées au département d’Etat, lors du premier mandat de Barack Obama, Hillary Clinton n’a jamais disposé d’une adresse électronique du gouvernement fédéral. Déjà largement pressentie pour briguer l’investiture démocrate à l’élection présidentielle de 2016l’ancienne  "ministre des Affaires étrangères", utilisait sa boîte personnelle, moins protégée des risques de piratage.
Une adresse mail personnelle ne peut être utilisée qu’en cas d’urgence lorsque l’on travaille pour les services de l’Etat fédéral, rappelle le New York Times. Le quotidien américain précise que cette inconscience a été découverte à l’occasion d’une enquête sur sa correspondance liée à l’attaque du consulat américain de Benghazi en septembre 2012.


Le jugement d'Obama est-il fiable, si la mémoire de la pleureuse flanche ?

Un discours qui tranche avec celui de la plupart des éléphants du PS en 2007. 
A la fiabilité près...

Le Démocrate 
Bill Clinton aussi a fait l'éloge de son épouse
Dans un discours-sauvetage, son intervention dithyrambique de plus de 40 minutes a tenté de présenter son épouse sous un jour plus chaleureux, alors que la candidate peine à gagner la confiance et l'affection des Américains.

Or, l’ancien président américain et époux exemplaire traîne une réputation d'infidélité conjugale. Le scandale Lewinsky éclate en 1998 à la suite du procès Paula Jones, qui accuse Bill Clinton de harcèlement sexuel. Bill Clinton affirma -les yeux dans les yeux- n'avoir jamais de "rapports sexuels" avec Monica Lewinsky.
Le 26 janvier, Bill Clinton prononce devant la presse des propos restés célèbres. "Je dois retourner travailler, mais je veux dire une chose au peuple américain. Je veux que vous m'écoutiez, je le dirai à nouveau. Je n'ai pas eu de relations sexuelles avec cette femme, Mademoiselle Lewinsky", assura le président.  
 

















Mais en juillet 1998, Monica Lewinsky livra aux enquêteurs une robe bleue portant des traces de sperme, que la petite secrétaire n'avait jamais donnée à laver... Au mois d'août, des tests ADN permettent au FBI d'estimer "avec un degré raisonnable de certitude scientifique"que celui-ci provient de Bill Clinton. 
Convaincu de parjure, Bill Clinton admet, le 17 août 1998, au cours d'une déclaration ...télévisée, "avoir eu une relation [entre novembre 1995 et mars 1997] avec Monica Lewinsky qui n'était pas appropriée".

Privée d'un aussi noble destin, l'amère Royal serait-elle frustrée ?