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vendredi 21 juin 2019

Budget de la zone euro : les eurodéputés de gauche soulignent "l’échec personnel de Macron"

La presse française a-t-elle perdu tout sens critique ?

Le budget de la zone euro est un "ectoplasme" et Macron, un "illusionniste", observent des eurodéputés français du groupe Socialiste & Démocrate

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Raphaël Glucksmann et les eurodéputés socialistes français dénoncent l'accord obtenu par Emmanuel Macron sur le budget de la zone euro.

Alors que les ministres des Finances européens ont accouché d'un fragile compromis sur le principe d'un budget de la zone euro, les eurodéputés français du groupe S&D Eric Andrieu, Raphaël Glucksmann, Sylvie Guillaume, Aurore Lalucq et Pierre Larrouturou en critiquent sa présentation fallacieuse par Macron. 

Dans une tribune, ils reprochent ainsi à Macron d'avoir céder à l'Allemagne et aux Pays-Bas. "Plutôt que de continuer à convaincre, Emmanuel Macron préfère faire semblant d’avoir abouti, tel un illusionniste, et avec son ministre des finances accepter un projet qui n’a de budget de la zone euro que le nom", estiment-ils.
"Ce vendredi 21 juin, les chefs d’Etat et de Gouvernement vont finaliser un "instrument budgétaire pour la convergence et la compétitivité", que le président français présente, très abusivement, comme un budget pour la zone euro

L’impératif d’un budget de la zone euro est une idée portée bien avant l’actuel président de la République. Pendant la législature précédente, le Parlement européen avait dessiné un véritable budget de la zone euro dans le rapport de Pervenche Berès et Reimer Böge. Nous avions su réunir une majorité derrière des propositions ambitieuses, jugées indispensables par le FMI, la BCE ou l’OCDE. Les membres de la délégation française du groupe S&D savent enregistrer les avancées, considérer le verre à moitié plein lorsque le résultat des négociations marque des améliorations ; mais là, force est de constater que le verre ne contient que quelques gouttes de ciguë pour l’Union économique et monétaire.

Cet instrument budgétaire est le résultat d’une série de renoncements et d’erreurs stratégiques masqués par des discours enflammés

Emmanuel Macron a adressé une tribune aux citoyens européens.
Le président de la République française est comptable de ce fiasco : il avait tout en main, il ruine ce projet. Cet instrument budgétaire est un ectoplasme, le résultat d’une série de renoncements et d’erreurs stratégiques masqués par des discours enflammés. Ce n’est pas parce qu’il faut savoir terminer une bataille qu’il faut le faire comme ça!

Plutôt que de continuer à convaincre, Emmanuel Macron préfère faire semblant d’avoir abouti, tel un illusionniste, et avec son ministre des Finances accepter un projet qui n’a de budget de la zone euro que le nom. Ce dernier est en réalité calqué sur les propositions des opposants à une telle idée, menés par le gouvernement des Pays-Bas, auxquels l’Allemagne voulait faire plaisir pour se débarrasser du "problème français". C’est contraire aux intérêts de la zone euro et donc de l’Union européenne, aux aspirations de tous les alliés de la France dans ce combat, comme l’Espagne, le Portugal ou la Grèce.

L'accord valide la contractualisation des réformes structurelles souhaitée par l’Allemagne

Sans l’essentiel, la fonction de stabilisation, et sans ressources propres, avec un budget au rabais, cet instrument ne permettra pas de faire face aux prochaines crises qui menacent, ni de financer les investissements au niveau européen. Pire, il valide la contractualisation des réformes structurelles souhaitée par l’Allemagne et provoque les pays non membres aujourd’hui de la zone euro, puisqu’il projette des investissements stratégiques qui n’ont pas de spécificités liées à l’euro.

Au Parlement européen, nous continuerons de plaider pour un véritable budget pour la zone euro, qui permette d’atténuer les chocs économiques qui concernent l’ensemble de la zone euro, ou ceux qui ne concernent qu’un ou plusieurs pays, mais ont des répercussions sur les autres. Pour y parvenir, nous devons transformer le Mécanisme européen de stabilité – qui permet de faire face à des crises financières - en un véritable fonds de stabilité - qui permettrait de soutenir les pays confrontés à une récession profonde. Parce que rien ne peut se faire sans contrôle démocratique, ce nouveau fonds serait contrôlé par le Parlement européen, et géré par un ministre des Finances de l’eurozone qui assumerait les fonctions actuelles du commissaire à l’économie et du président de l’Eurogroupe.

L’Union européenne doit être capable de dégager, chaque année, un budget de 100 milliards d’euros

Nous nous battrons également pour que le Pacte de stabilité et de croissance soit réformé afin de permettre des investissements publics compatibles avec les Objectifs de développement durable des Nations-Unies. Parce qu’il est aujourd’hui reconnu que l’Europe, dans son ensemble, de l’Allemagne à l’Italie, souffre de sous-investissement chronique, nous proposons en parallèle un plan d’investissement public notamment à travers un Green New deal européen afin de concrétiser l’Europe écologique et sociale. L’Union européenne doit être capable de dégager, chaque année, un budget de 100 milliards d’euros pour investir dans l’enseignement, les infrastructures, la transition écologique et in fine dans la création d’emploi.

Enfin, nous appelons à la création d’une banque européenne du climat et de la biodiversité qui fournirait à tous les pays de l’Union des prêts à taux zéro, exclusivement consacrés à la transition énergétique et à la protection du vivant. Cela garantirait ainsi à chaque pays une enveloppe correspondant à 2% de son PIB : la France disposerait par exemple de 45 milliards d’euros par an.

C’est avec ces objectifs que les eurodéputés français du groupe S&D s’engagent dans cette législature."
Par Éric Andrieu, Raphaël Glucksmann, Sylvie Guillaume, Aurore Lalucq et Pierre Larrouturou.

jeudi 20 juin 2019

Présidence de la commission européenne : le conflit Macron-Merkel fait échouer les négociations

La succession de Juncker est dans l'impasse

Merkel et Macron ne dissimulent pas leur différend

Rire jaune de Macron face à Merkel ce 20 juin 2019 à Bruxelles

Macon s'oppose notamment à Angela Merkel sur le choix du nouveau président de la commission européenne et les dirigeants des pays européennes ne sont donc pas parvenus à trouver un remplaçant à Jean-Claude Juncker. "Il n'y a eu de majorité sur aucun candidat," a admis le président du Conseil Donald Tusk.  

Les maigres espoirs de parvenir à une solution avaient été douchés par Donald Tusk à l'issue d'un entretien avec le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel. "Hier, j'étais prudemment optimiste. Aujourd'hui, je suis davantage prudent qu'optimiste", avait-il annoncé sur son compte Twitter après sa rencontre avec les deux dirigeants.

En effet, Macron a fait  obstacle à la nomination du postulant soutenu par Angela Merkel, l'Allemand Manfred Weber, 46 ans, candidat désigné par le Parti Populaire Européen (droite). 
Le sommet s'était ouvert avec un camouflet infligé à Angela Merkel : l'annonce par les chefs des groupes Socialiste et centriste Renew Europe au Parlement européen qu'ils ne soutiendraient pas la candidature de Manfred Weber en cas de vote, signifiant la fin de ses espoirs de réunir une majorité pour pouvoir présider la Commission européenne.
'Renew Europe' s'est constitué en juin 2019 pour étendre le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) aux partis qui refusent la mention du libéralisme dans leur nom, notamment La République en marche, le parti du président français et ex-banquier.
VOIR et ENTENDRE Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, dans l'émission Bourdin direct sur BFMTV et RMC, dès ce mercredi matin, en l'absence du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian :

"Je n'ai pas le sentiment d'avoir vécu un échec," raconte Macron 

Le président français s'est dit satisfait de ce lâchage et du résultat du sommet. "Je n'ai pas le sentiment d'avoir vécu un échec", a-t-il déclaré. "Les noms des trois 'spitzen kandidaten' (prétendants des partis) ont été écartés. Ils ont été testés par Donald Tusk, qui a considéré qu'il n'y avait pas de majorité sur ces trois noms", a-t-il accusé.

Angela Merkel a pris acte de ce blocage. 
"Je vais consulter nos partis (membres du PPE) après le constat dressé par Donald Tusk, parce que les présidents des groupes socialiste et RE (Renew Europe) ont dit qu'ils ne pouvaient pas soutenir Manfred Weber", a-t-elle annoncé.


Les deux autres prétendants sont le Néerlandais Frans Timmermans pour les Socialistes et la Danoise Margrethe Vestager pour les Libéraux-centristes de Renew Europe. 

Les déclarations des responsables du PPE montraient une irritation contre le mauvais coup porté contre leur prétendant. "La prise de position des chefs des groupes Libéraux et Socialiste a été prise à Paris et à Madrid", ont-ils révélé, pointant Macron et le socialiste Pedro Sánchez. Le constat d'échec a été établi après quatre heures de discussions.

Les dirigeants européens ont engagé leurs discussions sur les nominations après ce premier échec, mais c'est avec une discussion sur le budget de la zone euro qu'ils poursuivront leur sommet vendredi.

L'élu qui succédera le 1er novembre au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, devra obtenir le soutien de 21 des 28 dirigeants européens et rallier une majorité d'au moins 376 voix au Parlement. 
"Il n'est pas très facile de me remplacer," raille le sortant

"J'ai constaté avec un certain plaisir, amusement, oui bonheur, qu'il n'est pas très facile de me remplacer", a ironisé Jean-Claude Juncker. Le président de l'exécutif européen est en fonction jusqu'au 31 octobre minuit. Un accord sur le nom de son successeur doit être trouvé avant le 2 juillet, jour de la session inaugurale du nouveau Parlement au cours de laquelle il doit élire son président.
"Il faut trouver rapidement un accord, car nous devons avoir une Commission européenne opérationnelle pour gérer le Brexit, surtout si Boris Johnson devient Premier ministre du Royaume-Uni", a insisté un diplomate "de haut rang", mais qui n'a pas le courage d'assumer ses propos. 
Les discussions doivent se poursuivre en marge du sommet du G20 à Osaka les 28 et 29 juin, a indiqué Jean-Claude Juncker.

Un sommet de crise aura lieu le 30 juin après l'échec des négociations.
La personnalité consensuelle qui fera l'unanimité pour la présidence de la Commission jeudi 20 juin  reste à trouver. "Nous nous retrouverons le 30 juin. Je vais poursuivre les consultations", a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi le président du Conseil Donald Tusk à l'issue de la première journée du sommet.

mardi 29 août 2017

Le journaliste Bruno Roger-Petit à l'Elysée, pour preuve de l'indépendance et de la liberté de la presse

Le renouvellement de la vie publique selon Macron, ce n'est encore pas pour demain

Macron le fait sortir de son néant absolu, mais le maintien dans son sectarisme assumé
10 choses à savoir sur Bruno Roger-Petit, le polémiste qui rejoint l'Elysée
BRP, polémiste limité, voire casquette sur les oreilles
Emmanuel Macron a déclenché aussitôt une vague de critiques sur les liens entre media et monde politique en encombrant son dispositif de communication du journaliste Bruno Roger-Petit, nommé mardi porte-parole de l'Elysée. Ainsi Jupiter ne fait-il encore preuve ni de psychologie, ni de connaissance des hommes en s'adjoignant ce pédoncule étriqué :  en effet, l'insignifiance du personnage ne rehaussera pas le prestige présidentiel. Il ne fera que tirer Macron vers le bas des sondages.

Déjà, à 54 ans, Bruno Roger-Petit ne rafraîchit pas l'entourage du locataire de l'Elysée. Il a tout fait à la télévision, sans jamais émerger de la petite lucarne, d'abord sous la houlette de feu le journaliste socialiste  Georges Fillioud qui sera secrétaire d'État auprès des premiers ministres Mauroy et Fabius de Mitterrand, chargé des techniques de la communication, son militantisme lui tenant lieu de compétence et notamment sur le service public, depuis l'après de Gaulle toujours marqué à gauche. Entré à Antenne 2 en 1988, sous Mitterrand, Bruno Roger-Petit sera fait grand reporter au service politique intérieure jusqu'à 1994, puis présentateur des journaux de Télématin de William Leymergie puis du Journal de la nuit (1994-1998).
Sa rédaction lui opposant sa ligne éditoriale, il piqua une crise en direct, de dépit, et jeta ses fiches par-terre : le terroriste déséquilibré fut licencié. Il alla se faire voir sur France 5 au côté de Jean-Luc Delarue.
Il se fit ré-intégrer sur France 2 en octobre 2005, quand Raffarin entra à Matignon, et resta fonctionnaire jusqu'en mai 2006.

On le voit ensuite sur D8 et i-télé, tant que ces chaînes furent aux mains du groupe Canal+, créé par un proche de Mitterrand dont il a été l'exécuteur testamentaire, le propriétaire des taxis G7, puis son chef de cabinet, André Rousselet. En juillet 1984, le gouvernement nomme André Rousselet président d'Havas, poste qu'il occupe jusqu'en 1986. Difficile pour Macron et Bruno Roger-Petit de contester qu'ils sont dans la continuité socialiste.

Nous passons sous silence, comme insignifiante, sa traversée du désert de 1998 à 2008 sur les chaînes de radio, BFM et France Inter, ou sans la presse écrite (2003-2006) comme rédacteur en chef du magazine gratuit Sport, le temps de ses trois premiers numéros : l'écriture n'est pas le moindre de ses points faibles...

Indésirable dans nombre de salles de rédaction,

Bruno Roger-Petit s'essaya à l'internet. 
A partir de 2008, Bruno Roger-Petit contribua au site Le Post.fr qu'il quitta en mai 2011 (avant qu'il ne sombre définitivement  en janvier 2012) pour participer au Plus du Nouvelobs.com propriété à 66% des actionnaires du Groupe Le MondePierre BergéXavier Niel et Matthieu Pigasse, et à 34% du Groupe Perdriel, et dont le rédacteur en chef est Matthieu Aron, ex-journaliste sur les diverses chaînes mutualisées de Radio France - jusqu'en janvier 2015. Il contribua alors au site Challenges.fr. du même propriétaire de presse et fabricant de sanibroyeurs. 

Dès janvier 2012, Le Post s'arrêta et la page d'accueil du site redirigea vers Le Huffington Post, copie française du site américain d'actualité créé en France par Anne Sinclair, épouse du socialiste Dominique Strauss-Kahn dont elle a divorcé. Bruno Roger-Petit fut alors vendu avec les photo-copieuses : les chroniqueurs invités du site se sont vus remerciés fin décembre 2011 par Le Monde interactif, lequel avait signé un partenariat avec Le Huffington Post, actuellement renommé HuffPost.

Des pérégrinations qui ne sont pas celles d'un perdreau de l'année et dont la nomination à l'Elysée surprend légitimement : Macron a commis une nouvelle bourde.

BRP "aura pour mission de relayer la parole publique de l'Elysée" 

Pour ce faire, il aura tous les moyens à sa disposition, "notamment le compte Twitter de la Présidence", a indiqué l'Elysée dans un communiqué. De beaux jours en perspective : certes, outre une pensée confuse et un parti-pris qui relaie Laurent Neumann loin derrièreBRP n'a aucun style, mais son problème de maîtrise du flot de ses platitudes et de références mal maîtrisées, en phrases interminables chargées de tournures ampoulées, sera confronté à la difficulté, surhumaine chez lui, de la synthèse. Mais, faisons lui confiance, en 140 signes, il est capable de plusieurs fautes d'orthographe par ligne... 

Alors qu'Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont insisté récemment sur la nécessité d'une meilleure "pédagogie" sur les grands chantiers du quinquennat, Pruneau Roger-Petit va plomber le dispositif de communication de l'Elysée, qui depuis le 14 mai a été placé sous la houlette de Sibeth Ndiaye, une gaffeuse vulgaire qui confirma le décès de Simone Veil en ces termes : "Oui, la meuf est dead"... Jusqu'à présent, c'est Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, qui avait assuré la plupart des interventions. Se décrivant comme un "besogneux", Castaner apparaissait dépassé. Il le sera désormais doublement.

Les visages de la presse militante
Le poste de porte-parole du président avait jusqu'ici été tenu uniquement par David Martinon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, de mai 2007 à mars 2008. "Bravo pour cette belle mission. Je vous souhaite le meilleur [mot-à-mot de l'anglais 'all the best'...]. Passionnant et amusant. Vous verrez", a tweeté D. Martinon.

Plusieurs autres présidents avaient déjà choisi des journalistes parmi leurs conseillers en communication, comme François Hollande qui avait embauché Claude Sérillon en 2012, ou Nicolas Sarkozy qui s'était adjoint les services de Catherine Pégard en 2007. 

Et Emmanuel Macron avait lui durant sa campagne recruté la journaliste Laurence Haïm comme porte-parole. 

Pruneau Roger-Petit avait déjà pris parti pour Macron à plusieurs reprises. 
Le macronolâtre a affiché son soutien pendant la campagne présidentielle de 2017,  singulièrement sur BFMTV, et a figuré parmi les invités d'Emmanuel Macron à la soirée de La Rotonde où le candidat et ses proches avaient fêté sa victoire au premier tour, le 23 avril. Au mois de mars, il avait aussi publié un livre au vitriol contre François Fillon intitulé "Le pire d'entre nous". 

En mars, lSociété des journalistes avait protesté contre la proximité de l'éditorialiste avec le leader d'En Marche ! durant la campagne présidentielle. 

La (SDJ) de l'hebdomadaire Challenges dénonça  "la fréquence bien plus élevée" des publications "pro-Macron/défavorables à ses adversaires" sur son site internet qui "annihile totalement la tentative de rééquilibrage".

Mardi matin, le journaliste a décidé de ne pas assumer son passé: le pleutre a effacé toute trace compromettante de son compte Twitter, effaçant tout l'historique de ses commentaires sectaires sur le réseau social. BRP a tenu à faire disparaître les attaques au vitriol contre la droite, en particulier celles ciblant l'actuel ministre de l'Economie, Bruno Le Maire...

Un exemple pitoyable du journalisme partisan.
Dès mardi sur les réseaux sociaux, ce recrutement - par défaut - n'a pas manqué d'alimenter les accusations de confusion des genres entre mondes politique et médiatique.

Les navettes entre les deux sphères ont accéléré ces dernières semaines, à l'instar de la nomination de l'ancien directeur de la rédaction d'Europe 1 Nicolas Escoulan au cabinet de Benjamin Griveaux, sous-fifre au ministère de l'Economie et des Finances.

En sens inverse, l'arrivée comme chroniqueurs dans des télés et radios de plusieurs anciens responsables politiques (Jean-Pierre Raffarin, Henri Guaino, Aurélie Filippetti, Julien Dray, Raquel Garrido...).
"Quand les politiques chroniquent et les chroniqueurs deviennent politiques, le nouveau monde devient d'abord celui de la confusion", a réagi sur Twitter le patron des députés socialistes Olivier Faure.
En 2015, dans une émission d'Europe 1, Roger-Petit estimait sur la foi de ses "27 ans de journalisme politique" que "beaucoup de journalistes politiques ont comme vocation de rentrer comme conseiller du prince", lançait  le moraliste aigri, fustigeant à la volée.

"Vous faites un déplacement comme journaliste politique et vous avez toujours le confrère qui va dire au politique : 'y a qu'à, faut qu'on, vous devriez". (...) Est-ce que ça me gêne ? Non", avait ajouté l'ancien de l'Obs, épinglant "la pseudo-objectivité" de certains de ses confrères.

Le tout-Macron ne manquera pas de nous saouler.

La diète médiatique de Macron est donc achevée. Voici que s'ouvre l'ère de l'abondance avec des plats servis et resservis froids et chauds par Castaner et Roger-Petit, sur toutes les chaînes de radio et de télé, à toute heure de l'info en continue, en doublons et en télescopages: des embrouilles à n'en plus finir, jusqu'à la nausée des Français. Ruth Elkrief et Laurent Neumann ne sont plus seuls sur le marché...
Et voilà que le président annonce des entretiens (radiophoniques) au rythme de deux par mois. Le temps du trou normand ?
Une orgie de pédagogie ou plutôt de propagande...

 

dimanche 18 juin 2017

Législatives 2017: tous ces socialistes qui risquent de mordre la poussière

Les discriminations de Macron et les trahisons des législatives 2017 augurent mal du renouvellement des moeurs politiques 

Ces socialistes qui ont bénéficié de la protection d'En Marche!

Marisol Touraine et Stéphane Le Foll notamment n'avaient pas d'adversaire macroniste en face d'eux, mais ils ne sont pas pour autant assurés de retrouver leur siège.
 
Marisol Touraine, 58 ans, a déjà été trois fois députée et dispute le siège de la 3ème circonscription d'Indre-et-Loire à la candidate UDI Sophie Auconie. Soutenue par Jean-Louis Borloo, cette quinquagénaire, conseillère municipale de Tours depuis 2008, est députée européenne de la circonscription Massif central-Centre de 2009 à 2014. 

Stéphane Le Foll, 57 ans, ex-ministre agressif de l'Agriculture qui a laissé les exploitants agricoles patauger dans leurs problèmes de trésorerie sans trouver les moyens de leur sortir la tête de l'eau, dans la 4ème circonscription de la Sarthe où il affronte un candidat Les Républicains, Emmanuel Franco. Sans opposant du mouvement du président jupitérien, il a une avance de plus de 8 points et peut espérer l'emporter. 

François Pupponi, à Sarcelles, dans la 8ème circonscription du Val d'Oise, a les faveurs de Macron, bien qu'il brigue un troisième mandat. En marche ! l'avait annoncé candidat du mouvement présidentiel aux élections législatives de 2017, mais l'intéressé avait démenti avoir sollicité son investiture, ne revendiquant que celle du PS. Il a ainsi joué gagnant sur les deux tableaux...

George Pau Langevin, dans la 15ème circonscription de Paris ont reçu, eux aussi, un traitement de faveur et ont des chances de survivre. Cette socialiste soumise à l'impôt sur la fortune (ISF), fut l'une des porte-parole de Vincent Peillon à la primaire de 2017 et pétitionnaire en faveur de la reconnaissance unilatérale de l’État de Palestine. Cette ex-ministre de l'Outre-mer affronte un candidat de la France insoumise: c'est l'un des matchs PS-FI.
 
Pour la plupart des autres candidats PS, les résultats finaux s'annoncent comme des sanctions du quinquennat. 

Ailleurs, certains élus socialistes ont été discriminés, se voyant opposer un adversaire labellisé LREM. 
Ainsi, le duel qu'a livré Najat Vallaud-Belkacem, la trouble ex-ministre de l'Education nationale, à Villeurbanne, face à Bruno Bonnell, le candidat d'En Marche!, exemple de chef d'entreprise qui convient à Macron. Les "macroniens" n'ont pas fait de quartier à l'arrogante sectaire qui soutient Benoît Hamon (par radicalité et pour conserver le soutien socialiste à son mari qui s'est fait parachuter depuis l'Elysée sur les Landes, dans la tranquille circonscription du défunt Henri Emmanuelli), bien qu'elle fut par le passé à la fois proche de Ségolène Royal et protégée du maire socialiste modéré de Lyon, Gérard Collomb, aujourd'hui nommé ministre branlant de l'Intérieur par Macron. Le 11 juin, dans la 6ème circonscription du Rhône, cette alibi de la diversité est arrivée loin derrière son rival start-upper de 58 ans

Ailleurs, les victimes du ministre de Hollande risquent d'être nombreuses. 
Qu'il aient été loyaux ou frondeurs, même traitement, même grande lessive. 

L'ex-garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, dans la 1ère circonscription du Finistère, 
Patrick Bloche dans la 7ème criconscription à Paris, 
Valérie Fourneyron, en Seine-Maritime, 
le frondeur Christian Paul dans la deuxième circonscription de la Nièvre: 
tous ont abordé ce second tour avec très peu d'espoir d'inverser les scores du premier tour. 

La palme de la trahison revient à Delphine Batho, qui, dans la 2ème circonscription des Deux-Sèvres, dispute un match très serré face à Christine Heintz, candidate LREM. L'ex-ministre a été poignardée dans le dos par Ségolène Royal, dont elle fut très proche: l'ex-ministre de l'Environnement a claironné son vote pour Heintz au premier tour ! 

Revue de détail des circonscriptions où un candidat socialiste est présent au second tour 

Tous les candidats socialistes arrivés en tête au premier tour en métropole 

Ille-et-Vilaine 3e circonscription François André PS 46,78%, Melina Parmentier LR 15,13% 
Indre-et-Loire 3e circonscription Marisol Touraine PS 28,54%, Sophie Auconie UDI 20,02% 
Mayenne 1re circonscription Guillaume Garot PS 30,99%, Béatrice Mottier LREM 26,54% 

Meurthe-et-Moselle 5e circonscription Dominique Potier PS 28,56%, Marion Buchet LREM 27,04% 

Orne 1re circonscription Joaquim Pueyo PS 30,31%, Christophe Roimier DVD 20,97% 
Seine-Maritime 5e circonscription Christophe Bouillon PS 41,86%, Jean Delalandre LR 21,12% 

Vosges 4e circonscription Christian Franqueville PS 18,50%, Jean-Jacques Gaultier LR 22,09% 

Paris 15e circonscription George Pau Langevin PS 24,13%, Mehdi Kemoune FI 18,66% 
Val d'Oise 8e circonscription François Pupponi PS 38,37%, Samy Debah Divers 13,94% 

Tous les candidats socialistes en ballottage défavorable au second tour en métropole 
Aisne 3e circonscription Paul-Henry Hansen-Catta FN 25, 51%, Jean-Louis Bricout PS 23,76% 
Ardèche 1re circonscription André Dupont MoDem 23,62%, Hervé Saulignac PS 19,05% 
Ardèche 2e circonscription Laurette Gouyet-Pommaret LREM 25,96%, Olivier Dussopt PS 23,54% 

Aude 3e circonscription Mireille Robert LREM 29,20%, André Viola PS 19,36% Calvados 2e circonscription Eric Halphen LREM 34,31%, Laurence Dumont PS 20,37% 
Charente 3e circonscription Madeleine Ngombet Bitoo LREM 28,54%, Jérôme Lambert PS 21,21% 
Cher 3e circonscription Loic Kervran LREM 32,76%, Yann Galut PS 19,41%

Corrèze 1re circonscription Christophe Jerretie LREM 32,51%, Bernard Combes PS 17,92%
 
Côtes-d'Armor 1re circonscription Bruno Joncour MoDem 41,20%, Michel Lesage PS 13,82% 
Côtes-d'Armor 4e circonscription Yannick Kerlogot LREM 34,50%, Annie Le Houérou PS 18,12% 

Dordogne 3e circonscription Jean Pierre Cubertafon MoDem 30,49%, Colette Langlade PS 22,93% 

Doubs 1re circonscription Fannette Charvier LREM 29,87%, Barbara Romagnan PS 16,04% 

Finistère 1re circonscription Annaïg Le Meur LREM 38,21%, Jean-Jacques Urvoas PS 19,77% 
Finistère 3e circonscription Didier Le Gac LREM 44,01%, Jean-Luc Bleunven PS 15,20% 
Finistère 8e circonscription Erwan Balanant MoDem 33,42%, Michaël Quernez PS 18,20%
 
Haute-Garonne 8e circonscription Michel Montsarrat LREM 33,40%, Joël Aviragnet PS 17,78%
 
Gers 1re circonscription Jean-René Cazeneuve LREM 32,99%; Francis Dupouey PS 16,98% 
Gers 2e circonscription Christophe Soccio LREM 24,36%, Gisèle Biemouret PS 17,94% 

Gironde 4e circonscription Aziz Skalli Bouaziza LREM 31,59%, Alain David PS 16,31% 
Gironde 5e circonscription Benoit Simian LREM 33,41%, Pascale Got PS 18,56% 
Gironde 6e circonscription Eric Poulliat LREM 44,13%, Marie Recalde PS 14,06% 
Gironde 7e circonscription Bérangère Couillard LREM 39,01%, Bernard Garrigou PS 15,08% 
Gironde 9e circonscription Sophie Mette MoDem 31,21%, Gilles Savary PS 17,38% 

Indre-et-Loire 1re circonscription Philippe Chalumeau LREM 36,29%, Jean-Patrick Gille PS 15,14% 
Isère 4e circonscription Fabrice Hugelé LREM 33,33%, Marie-Noëlle Battistel PS 19,32% 

Landes 1re circonscription Geneviève Darrieussecq MoDem 43,34%, Renaud Lagrave PS 13,46% 
Landes 3e circonscription Jean Pierre Louis Steiner LREM 34,15%, Boris Vallaud PS 25,33% 

Loire 1re circonscription Magalie Viallon LREM 34,81%, Régis Juanico PS 19,25% 

Loire-Atlantique 5e circonscription Sarah El Hairy MoDem 41,35%, Michel Menard PS 13,95% 

Lot 2e circonscription Huguette Tiegna LREM 35,42%, Vincent Labarthe PS 19,09% 

Meurthe-et-Moselle 1re circonscription Carole Grandjean LREM 34,50%, Chaynesse Khirouni PS 14,48% 

Nièvre 2e circonscription Patrice Perrot LREM 33,81%, Christian Paul PS 18,29% 

Puy-de-Dôme 2e circonscription Mohand Hamoumou LREM 29,87%, Christine Pires Beaune PS 27,27% 

Pyrénées-Atlantiques 2e circonscription Jean-Paul Mattei MoDem 41,64%, Nathalie Chabanne PS 14,43% 
Pyrénées-Atlantiques 3e circonscription Michel Bernos LREM 29,79%, David Habib PS 25,42% 
Pyrénées-Atlantiques 5e circonscription Florence Lasserre-David MoDem 37,11%, Colette Capdevielle PS 13,24% 

Bas-Rhin 1re circonscription Thierry Michels LREM 35,31%, Eric Elkouby PS 13,90% 
Bas-Rhin 2e circonscription Sylvain Waserman MoDem 35,06%, Philippe Bies PS 12,79% 

Rhône 6e circonscription Bruno Bonnell LREM 36,69%, Najat Vallaud Belkacem PS 16,54% 

Saône-et-Loire 4e circonscription Catherine Gabrelle LREM 24,14%, Cécile Untermaier PS 18,14% 

Sarthe 2e circonscription Aurélie Perot LREM 25,81%, Marietta Karamanli PS 25,81% 

Paris 5e circonscription Benjamin Griveaux LREM 43,63%, Seybah Dagoma PS 12,47% 
Paris 7e circonscription Pacôme Rupin LREM 42,98%, Patrick Bloche PS 15,97% 
Paris 18e circonscription Pierre-Yves Bournazel LR 31,76%, Myriam El Khomri PS 20,23% 

Seine-Maritime 1re circonscription Damien Adam LREM 34,64%, Valérie Fourneyron PS 17,22% 

Seine-et-Marne 11e circonscription Amandine Rubinelli LREM 30,39%, Olivier Faure PS 27,37% 

Deux-Sèvres 2e circonscription Christine Heintz LREM 31,60%, Delphine Batho PS 29,79% 

Tarn-et-Garonne 1re circonscription Pierre Mardegan LREM 29,10%, Valérie Rabault PS 18,75% 

Vendée 5e circonscription Pierre Henriet LREM 32,12%, Hugues FOURAGE PS 19,63% 

Val d'Oise 5e circonscription Fiona Lazaar LREM 29,95%, Philippe Doucet PS 16,95%
Val-de-Marne 9e circonscription Gaelle Marseau LREM 29,25%, Luc Carvounas PS 20,54% 

Manuel Valls, l'ancien véhément premier ministre, est incertain, dans l'Essonne, malgré la protection de son ancien ministre de l'Economie : Macron ne lui a opposé aucun candidat... 

mercredi 4 janvier 2017

Gestion de S. Royal en Poitou-Charentes: des conseillers régionaux UDI portent plainte

Des pétitionnaires se déchaînent contre Ch. Lagarde, alors que la Cour des Comptes de Nouvelle Aquitaine envoie la facture Royal aux contribuables

Des conseillers régionaux de l'UDI (opposition centriste) ont déposé une plainte contre X mardi 

Les chiffres de la "dérive financière" de l'ex-Poitou-Charentes
ont conduit Rousset et Royal à l'affrontement
Coup de sang chez les Centristes qui se respectent, suite à la publication en décembre d'un rapport de la Chambre régionale des comptes de Nouvelle Aquitaine sur la gestion financière d'abord qualifiée de "désastreuse" de l'ex-région Poitou-Charentes, présidée pendant dix ans par Ségolène Royal.

"Il faut que l'on sache qui sont les responsables. Quand on a une entreprise, on a des comptes à rendre. Et bien aujourd'hui, c'est aussi ça le rôle des élus", a déclaré Christelle Chassagne, élue centriste des Deux-Sèvres lors d'un point presse à Poitiers. Les conseillers UDI, soutenus notamment par des élus Les Républicains, ont déposé plainte dans l'après-midi au commissariat.

La chambre régionale des comptes (CRC) avait publié en décembre un rapport confirmant les impayés à hauteur de 111 millions d'euros, que les contribuables de la région Nouvelle-Aquitaine (Aquitaine, Limousin, Poitou-Charente) ont réglé, et la dette laissée par l'ex-présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, dont 46 millions d'emprunts toxiques que les travailleurs de la nouvelle région doivent aujourd'hui rembourser.

Une pétaudière Royal étendue à la nouvelle grande région 

"Un directeur financier signait, contractait des prêts sans délégation de signature ni délibération du Conseil régional pour le faire. Donc, pour nous [à la différence des godillots socialistes], c'est reprendre ni plus ni moins ce qui est écrit dans le rapport de la chambre régionale des comptes qui dit que cette procédure n'est pas légale", a expliqué l'élu centriste de Charente-Maritime, Bruno Drapron, adjoint au maire Divers Droite de Saintes, en charge des sports.
Lors de l'assemblée plénière du Conseil régional à Bordeaux le 19 décembre, de nombreux élus de différents partis avaient demandé à la Région "d'établir les responsabilités" sur cette gestion financière. Et puis plus rien... 

"Au nom du groupe UDI, nous vous demandons de porter plainte contre Daniel Parizot", directeur financier de l'ex-Poitou-Charentes, avait déclaré le président de ce groupe, Jean Dionis du Séjour, en s'adressant au président du Conseil régional Alain Rousset (PS). 

Ne souhaitant pas passer la mandature "à regarder dans le rétroviseur", Alain Rousset s'était bravement retranché derrière la CRC. Or, celle-ci - libre de toute tutelle et souveraine autant que juste -  n'avait pas jugé bon de mécontenter la coquecigrue du marais poitevin - aujourd'hui ministre, au vu de ses immenses compétences - et de saisir la Cour de discipline budgétaire, seule habilitée à poursuivre pénalement. 
Dans l'oeil du cyclone depuis le mois de mars, Jean-François Monteils, conseiller maître à la Cour des comptes et président de la chambre régionale des comptes, devrait être bientôt récompensé de son "intégrité"...

Le 8 décembre, toute honte bue et "les yeux dans les yeux", Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, avait estimé que le rapport de la CRC validait la gestion de l'ex-région Poitou-Charentes dont elle a  été présidente de 2004 à 2014. Moralité socialiste..."Il n’y a pas d’insincérité, c’est clair et net," a fait valoir Monteils.

  Une notion... intéressante que ne vaut pas pour Christine Lagarde ?



Une pétition réclamant un "vrai procès" pour Christine Lagarde récolte plus de 140.000 signatures de vertueux quand aucun procès n'a perturbé la Royal ministre.  La pétition a été lancée par un Manceau, Julien Cristofoli, syndicaliste SNUipp-FSU comme instituteur à l'Education nationale, quand sa décharge syndicale de co-secrétaire départemental  lui en laisse le temps. Il établit ce parallèle :

"Le 13 mai 2016 dernier une personne sans domicile fixe de 18 ans, qui s'était introduite dans une maison de Figeac pour y voler du riz et des pâtes "par nécessité" - car les Restos du Coeur de la ville (12 Avenue Casimir Marcenac) seraient inactifs - a été condamnée à 2 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cahors - où le Secours populaire est également défaillant (460 avenue des FTPF). Ce 19 décembre 2016, Madame Christine Lagarde vient d'être jugée coupable par la Cour de Justice de la République tout en étant dispensée de peine. Quelle honte pour notre "démocratie"! Qu'est-ce donc sinon un tribunal d'exception qui vient d'appliquer une décision incompréhensible et injuste au vu de la gravité des faits reprochés!»

Une des pétitions les plus virales depuis 2012



N'en déplaise à Caroline de Haas, cette pétition (200.000) enterre la sienne visant la Loi Travail de Manuel Valls
dont la mère-porteuse a été la féministe Myriam El Khomri. 
Adressée au président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, au premier président de la Cour de Cassation Bertrand Louvel, à François Hollande et au président du Sénat Gérard Larcher, elle exige "que le droit s'applique à Madame Christine Lagarde comme il s'applique à n'importe lequel des citoyens ordinaires de ce pays". "L'ancienne Ministre de l'Économie doit répondre de ses actes devant un tribunal correctionnel ordinaire et en assumer les conséquences", jugent les signataires, invoquant la fameuse phrase issue de la fable de La Fontaine, "Les Animaux malades de la peste": "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

La décision de la Cour - où siègent 12 parlementaires - de déclarer la dirigeante du FMI coupable de négligence sans la condamner à une quelconque peine a suscité l'ire de nombre de citoyens sur les réseaux sociaux, jugeant incompréhensible le "deux-poids, deux-mesures" de cette décision de justice.
Caroline de Haas, féministe haineuse et vulgaire, a fait la limande pendant ces jours-là mais refait entendre sa voix partisane: pour tempêter contre son ancienne patronne ?  Voyons si l'honnête femme est de ceux et celles qui se flattent d'une haut degré de moralité. 
Qui sont les pétitionnaires ?
Le trotskiste Edwy Plenel ou Henri Maler, maître de conférences en Science politique et fondateur d'Acrimed, Jacques Krabal, député PRG de l'Aisne ou Maxime Cochard, mairie de Paris avec Ian Brossat, responsable de la com' du PCF Paris. syndiqué CGT, Christophe Grébert élu à Puteaux avec le soutien du MoDem et des Verts (journaliste RFM & blogueur, catho & "laïque", sic), ou un autre journaliste, Frédéric Martel (FranceCulture), Bernard Pivot, poussent "un cri de colère citoyen"...


La peste Ségolène Royal a été déclarée coupable
de gestion "désastreuse"

par la Cour Régionale des Comptes, mais avait menacé Rousset de procès en diffamation: elle a été dispensée de peine ! "L'actuelle Ministre de l'Environnement doit répondre de ses actes devant un tribunal correctionnel ordinaire"... 
Sa peine s'appliquera démocratiquement aux salariés assujettis à l'impôt de Nouvelle Aquitaine. "Ils ne mourront pas tous, mais tous seront frappés".

Le FMI renouvelle sa "pleine confiance dans la capacité de la directrice générale de continuer d'assumer ses fonctions efficacement" malgré sa condamnation, cette misérable pétition partisane et la mobilisation des réseaux sociaux par ailleurs vilipendés par la presse. 
Le conseil d'administration du FMI représente ses 189 Etats membres.