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mercredi 22 janvier 2020

La PMA pour toutes n'est pas la seule abomination contenue dans la réforme combattue par Philippe Meirieu

PMA, un (bel) arbre qui cache la forêt…

Une tribune du Philippe Meirieu, professeur émérite en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon II et d'Hélène Le Gardeur, formatrice en bioéthique, a paru dans libération du 19 janvier 2020
Macron veut-il du bien aux enfants ?
Meirieu est militant écologiste en désaccord de fond avec les propositions du maire PS de Lyon, Gérard Collomb, ancien ministre d'Etat de Macron. Ancien directeur de l'IUFM de l'Académie de Lyon (2001-2006), il est co-signataire d'un texte intitulé Contre l'école inégalitaire, vive le collège du XXIe siècle qui soutient la réforme de l'enseignement au collège de 2015 qu'il a inspiré et, q'en dépit des critiques exprimées par le personnel politique, y compris au Parti socialiste, par de nombreux intellectuels, syndicats et associations, et malgré une large opposition des enseignants, mais que la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem a imposé par décret.
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"S’il fallait légiférer sur la PMA, la loi de bioéthique en lecture au Sénat est bien loin de se limiter à cette question,écrit Libération, inversant les priorités. Elle rend aussi possible de dangereuses manipulations génétiques."

Tribune. 
L’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes qui forment [orthographe d'universitaires experts] le projet d’avoir et d’élever un enfant représente, sans nul doute, une avancée importante vers plus d’égalité et de justice. Certes, aucune loi ne permettra jamais, une bonne fois pour toutes, de dépasser la tension constitutive de toute filiation entre «le droit à l’enfant» et «les droits de l’enfant» : le premier est aussi légitime que le sont les seconds, et c’est à chacune et à chacun, en accompagnant la venue au monde d’un petit humain, de tenter une conciliation pour laquelle aucun modèle social de la famille ne peut prétendre, aujourd’hui, représenter la norme universelle. C’est, en effet, une des conséquences de l’effondrement de tous les moralismes dogmatiques ainsi que de l’explosion des possibilités offertes par la science que de confier à notre responsabilité, et à elle seule, la décision de mettre un enfant au monde et de créer les conditions de son développement. Et cela, quelle que soit la configuration familiale : un couple hétérosexuel se trouve ici face à la même exigence qu’un couple homosexuel ou une femme seule : se voir prolongé par une naissance - aspiration humaine par excellence - n’exonère personne d’une réflexion sur les conditions d’une éducation qui permette à celui ou à celle qui arrive de prendre sereinement sa place dans le monde.

Il fallait donc légiférer sur la PMA et nous nous réjouissons que cela soit en bonne voie. Mais la loi dite de «bioéthique», actuellement en débat entre l’Assemblée nationale et le Sénat, est bien loin de se limiter à cette question : sur les 34 articles qu’elle comporte, 30 portent sur d’autres questions sur lesquelles le débat public a été largement escamoté. Qui sait que cette loi, dans son article 14 (25-26), autorise l’implantation d’embryons humains dans un animal à des fins de gestation ? Qui a compris toutes les conséquences de la suppression de l’actuel article 17 du code de la santé publique («la création d’embryons transgéniques ou chimériques est interdite») et de son remplacement par un nouvel article qui autorise, de fait, la création d’embryons humains génétiquement modifiés avec la technique dite des «ciseaux ADN» ? Qui a vu l’impact de la possibilité (ouverte par l’amendement posé par le Sénat sur l’article 2) donnée à des structures à but lucratif de conserver et de commercialiser des gamètes, des ovocytes et des embryons ?

Ce qui est en train de se décider sous nos yeux change radicalement le rapport anthropologique de l’humain à la procréation. Même si la loi réserve pour le moment - mais pour combien de temps ? - cette possibilité à la recherche, il s’agit bien de pouvoir enlever tel ou tel gène ou d’en remplacer un par un autre pour modifier des embryons humains : rien d’autre que la possibilité de «fabriquer» des enfants en manipulant les données génétiques selon notre bon vouloir.

Il n’est plus seulement question de permettre aux femmes de choisir le moment de leur grossesse, il sera possible, dès maintenant et grâce à la congélation d’ovocytes (autorisée à l’article 2), d’améliorer la «performance» des femmes au travail et d’ouvrir la porte à leurs employeurs pour qu’ils décident à leur place de leur maternité. Il n’est plus seulement question de conserver dans des banques de sperme publiques les moyens offerts aux femmes et aux couples infertiles de procréer, il s’agit d’organiser un véritable marché des spermatozoïdes les officines privées feront sans doute miroiter, moyennant finance, des enfants de meilleure qualité.

Comment ne pas voir qu’il s’agit là, tout simplement, de la marchandisation du vivant ? Comment ne pas déceler, dans les interlignes d’une loi qui s’avance masquée sous le vœu légitime de «la PMA pour toutes», la vieille songerie du docteur Frankenstein ? Comment ne pas s’inquiéter des risques d’eugénisme que font courir les techniques légitimées par cette loi : à quand l’élimination systématique des embryons qui ne correspondraient pas exactement à nos vœux ? Et comment ne pas imaginer que nous ouvrons la porte, grâce au recueil systématique des données génétiques (auquel la loi fait référence à de nombreuses reprises), à la mise en place de fichiers dont l’usage par un pouvoir politique ou par des «industries de l’humain» pourrait s’avérer terrifiant ?

Enfin, pourquoi une loi censée ouvrir des possibilités nouvelles aux femmes qui veulent des enfants a-t-elle été proposée aux parlementaires sans que soit évoquée, dans un premier temps, la recherche sur les causes de l’infertilité ainsi que sur les moyens de la prévenir ? Pourquoi ne dit-elle rien sur la manière de faciliter l’adoption qui reste encore trop souvent un épuisant parcours du combattant ? Décidément, cette loi dite de «bioéthique» n’est «ni faite ni à faire». Le débat sur la bioéthique a été confisqué. Les entreprises et laboratoires de biotechnologie y trouveront leur compte. Mais, sans un sursaut de démocratie, c’est l’humain même, dans sa précieuse spécificité, qui est menacé.

Philippe Meirieu professeur émérite en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon II , Hélène Le Gardeur formatrice en bioéthique

lundi 8 juillet 2019

Rétention des notes du bac : Macron prend le parti des élèves contre les fonctionnaires de l'Etat

Le chef de l'Etat sans enfants dénonce "une prise en otage de nos enfants"

En vérité, Macron ne parle que de lui !

Le président de la République s'est mis en avant pour donner son sentiment sur les enseignants qui ont refusé de rendre des copies du bac et obtenir de pouvoir dialoguer avec leur ministre sur la réforme du bac et du lycée.

D'abord 200, puis 300 prétendus, mais 700 finalement avoués.
Des professeurs ont refusé cette semaine de saisir les notes des candidats au baccalauréat et ainsi de les transmettre aux jurys, mais aussi, pour certains, de rendre les copies. 

"On ne pas prendre nos enfants et leurs familles en otage," a vivement réagi dimanche 7 juillet Emmanuel Macron, en des termes violents qui ont heurté les fonctionnaires. 
Le contexte de cette déclaration était léger, de surcroît : un entretien exclusif, annoncé à grands renfort de clairons par une chaîne d'Etat, accordé à Jacques Vendroux et diffusé sur franceinfo, en direct du stade de Lyon, avant la finale de la Coupe du monde féminine de football entre les Etats-Unis et les Pays-Bas, à 17h.

Macron a estimé que son ministre Jean-Michel Blanquer a eu "la bonne réaction" en décidant qu'en l'absence de certaines notes, les notes du contrôle continu de l'année seraient prises en compte pour compléter la moyenne. 
Les syndicats d'enseignants et une association d'élèves, l'UNL, dénoncent au contraire une tripatouillage des notes, une violation du caractère national de l'examen et une rupture d'égalité.

Macron se livre à une instrumentalisation grossière des désagréments vécus par les candidats
"Je respecte chacune et chacun, la liberté d'opinion et la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage." Emmanuel Macron à franceinfo
Le président a rendu une copie sur un sujet de morale : le devoir !
"Je crois que, quand on est enseignant dans la République française, on a des devoirs aussi, a déclaré le président de la République. Notre devoir à tous, c'est que, quand il y a un examen attendu avec angoisse, qui vient sanctionner la fin des études secondaires et l'entrée dans la vie universitaire [qui ne 'sanctionne' d'ailleurs pas un accès au supérieur, mais qui ouvre des droits] et la suite, le devoir c'est d'être au rendez-vous et de faire ce qu'on doit faire. Pour le reste, il peut y avoir des désaccords, il y a évidemment le droit de grève, de manifestation et j'y tiens beaucoup. mais en aucun cas, ces désaccords ne peuvent s'exprimer en prenant en otage nos jeunes et dans un moment d'angoisse important pour leurs familles."

"99% de celles et ceux qui font chaque jour l'éducation de nos jeunes ont le sens du devoir, a poursuivi Emmanuel Macron. On a des enseignants qui, de la maternelle au supérieur, parfois dans des conditions matérielles difficiles [violon !], avec des rémunérations pas satisfaisantes [concerto pour violon, sans dialogue !], sont là et accompagnent nos jeunes. C'est le plus beau métier. Je ne veux pas le laisser salir, écorner."


Quel était donc les sens du devoir et du respect de Macron lors du chaos provoqué chez "nos jeunes" par l'imposture de Parcoursup 2018 ?


Le "scandale" du tirage au sort dans le système précédent, APB (Admission Post-Bac),
un service accessible via un site web du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche entre 2009 et 2017) a largement servi de fondement et de justification à la mise en place de la loi ORE et du dispositif Parcoursup. 
Lien PaSiDupes : "Les bacheliers sans affectation de Hollande et Vallaud-Belkacem. Et pendant ce temps, Najat Vallaud-Belkacem prend du repos en famille dans les Landes"
En juillet 2017, le journal Le Monde était content de la performance de l'Etat socialiste auquel Macron a apporté sa caution, et titrait : "84,3 % des candidats admis, tirage au sort dans 92 licences", le "recours au hasard" étant ainsi admis, validé et gravé dans le marbre du journal... Lien PaSiDupes : "La ministre de l'Education nationale [Vallaud-Belkacem] a publié une circulaire légitimant le tirage au sort à l'entrée à l'université " 
Le Monde refusait de pointer cette sorte de roulette russe que Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, s’était engagée à supprimer à la rentrée 2018. Et pourtant, 169 filières avaient dû recourir au tirage au sort pour éliminer [sic] des candidats lors de la première phase d’APB, début juin.

Il faut d’ailleurs souligner que la presse avait relativisé le désastre en banalisant les effets du tirage au sort, dès lors que le tirage au sort, tout problématique et injustifiable qu’il soit, n’a concerné que 0,4% des affectations dans l’enseignement supérieur en 2017. Grâce à la Plateforme APB, 6.000 étudiants étaient encore sans affectation à l'université, fin août 2017...

Rebelote en septembre 2018 : 120.000 "enfants" de Macron étaient toujours sans-affectation sur Parcoursup... 
Le 18 juillet, l’extrême lenteur de Parcoursup inquiétait déjà les futurs étudiants et établissements d'accueil. Soit 102.606 lycéens et étudiants - les "enfants" de Macron - en réorientation encore inscrits sur Parcoursup.  Lien PaSiDupes : "Un tiers des bacheliers n'est toujours pas fixé sur son sort.
Le sens du devoir de "papa" Macron était cruellement pris en défaut, puisqu'au début septembre 2018, encore un peu plus de 3.000 bacheliers - ses enfants - étaient toujours sans affectation... Lien JDD

Est-ce toujours moins pire aujourd'hui qu'avant ?
"Ce qui se profile aujourd’hui, c’est en réalité la généralisation à très grande échelle de quelque chose de plus pernicieux encore que le recours au tirage au sort," pouvait-on lire dans Libération en mai 2018. Qu’on en juge : dans des filières fréquemment confrontées à la nécessité de retenir [sélectionner?] environ 10% des candidatures (800 places pour 8.000 demandes ; 60 places pour 600 demandes…), le "classement" qu’il est demandé aux universités de réaliser aboutit à tout mettre en chiffres afin d’intégrer les appréciations qualitatives dans les algorithmes de classement : tel type d’appréciation "vaut" un 15/20, tel autre un 10/20… ; telle filière va privilégier les notes dites 'littéraires', telle autre les notes dites 'scientifiques'. Mais cette mise en chiffres, sur de tels volumes, ne suffit pas : il faut encore départager les très nombreux ex-aequo. Pour aboutir à un classement opératoire, il est nécessaire de descendre jusqu’au troisième chiffre après la virgule ! Si la seule différence entre un·e étudiant·e admis·e et un·e étudiant·e recalé·e tient à un millième de point sur une "moyenne" dont la confection soulève de graves questions de fond, n’aboutit-on pas à un système aussi injuste et plus trompeur que le tirage au sort ?
Le tirage au sort, meilleur système de sélection de l'excellence...

samedi 6 janvier 2018

PS : Vallaud-Belkacem admet n'avoir pas l'envergure pour la reconstruction du parti

Najat Vallaud-Belkacem jette l'éponge

Pressentie comme possible candidate à la présidence du Parti socialiste, Najat Vallaud-Belkacem a jeté l'éponge

Cette enfant gâtée de la diversité avait-elle tout de la candidate idéale ?
C'est ce que voulaient croire ceux et celles de ses proches sur la gauche radicale du parti qui ne s'embarrassent pas de légitimité. Il aurait pourtant été un peu fort  qu'elle prétendît prendre la tête du parti après que la base l'a évincée de la législative dans le Rhône.

Poussée en avant du fait de ses origines, avait dépassé son niveau d'incompétence. Sans qu'on sache si ses diplômes sont dus ou non à de réelles qualités intellectuelles plus qu'à la volonté de la République de valoriser les enfants de l'immigration, Vallaud-Belkacem s'était fait adopter par l'aile droite du PS, Gérard Collomb à Lyon et une Ségolène Royal soucieuse de féminiser la vie politique sans risque de se faire dépasser. La jeune arriviste avait alors une belle aisance à soutenir n'importe quel projet socialiste modéré, mais gardait enfouie au fond d'elle une volonté de déstabilisation du système qui avait échappée à la candidate battue à plate couture à la présidentielle de 2007.
A la morgue de Lorient
Cette cuisante défaite de Ségolène Royal fut le signal de l'affranchissement de la Franco-marocaine

qui trouva à s'exprimer durant la quinquennat Sarkozy et la fit remarquer de Hollande qui, devenu président, en fit  un symbole de la possibilité pour les quartiers de se promouvoir. Il en fit même la première femme ministre de l'Education nationale. Une mauvaise intention plus qu'une faute de jugement. Hollande savait qu'elle faisait illusion. Dans le livre choc "Un président ne devrait pas dire ça...", en même temps que les 35 heures de Martine Aubry sont un non-sens, les frondeurs "une foule idiote" et le PS incompatibles avec le "progrès", Hollande avait dit d'elle qu'elle n'est "pas une intello"


2007 fut aussi l'occasion du débridage de son tempérament vindicatif.

"J’ai vu assez rapidement qu’il n’y avait pas de jeu collectif de la part d’Emmanuel Macron au sein du gouvernement", expliqua Najat Vallaud-Belkacem au micro de Remy Buisine, dans une vidéo publiée mardi 20 juin 2017. Selon l'ancienne ministre, il n’a pas été solidaire lors de son entrée au gouvernement de François Hollande.
"J’ai vite compris qu’en fait il chercherait à se faire passer pour plus moderne sur notre dos d’une certaine façon, en nous faisant passer, nous autres, membres du même gouvernement, d’une famille politique qui l’accueillait, pour des archaïques", insiste-t-elle.
L'accusant de ne pas avoir été loyal envers le président de la République lors de sa démission du gouvernement pour assouvir ses ambitions présidentielles, elle accuse Emmanuel Macron de ne pas avoir été franc dès son entrée au gouvernement. "Cette façon de se comporter, pour moi, ce n’est pas de la loyauté. Il n’a pas été loyal pour moi, il ne l’a pas été dès le début."
L'ancien président de la République a d'ailleurs affublé sa ministre de l’Education - celle de la théorie du genre, notamment - du surnom de 'Pimprenelle' ? Or, une pimprenelle est une " herbe aromatique à fleurs rouges de la famille des rosacées."

Vallaud-Belkacem ne sera pas la première femme cheffe du PS

Luc Carvounas ne restera pas le candidat unique
Jusqu'à ce mercredi 3 janvier, elle était présentée comme la future présidente du Parti socialiste. Pourtant, l'ex-porte-parole du gouvernement ne réalisera pas cette mission. Non pas qu'elle prétende vouloir se consacrer à ses enfants - un prétexte bien trop peu féministe - ou faire des conférences - il faut pour cela avoir du fond - , mais trop risquée : elle promet plus de coups que de satisfactions, avec  une chance minime de se faire désigner candidate de la gauche à une prochaine présidentielle.

"Je sais que cela peut paraître étrange de ne pas céder à l’amicale pression de ses amis (…), raconte-t-elle, mais je veux vraiment réfléchir, travailler et comprendre d’autres mondes que le seul monde politique", a expliqué ce parasite incompétent à L'Obs, estimant que "l’avenir de la gauche dépasse de très loin la question de l’appareil socialiste".
Et d'ajouter : "J'avais besoin de prendre du recul, de ne pas être happée par le commentaire quotidien qui devient la règle médiatique et qui empêche de se poser, de réfléchir."
Et, comme la démagogie ne la quitte pas, elle n'hésite pas à assurer que " c’est aussi une forme de respect à l’égard de ce que les électeurs nous ont dit à la présidentielle et aux législatives : nous avons été désavoués". Si elle a du respect, c'est donc moins pour les électeurs que pour leur sentence, la sanction qu'ils ont infligée au Parti socialiste et, au premier chef, à elle-même, qui se croyait tellement appréciée et ne se remet pas de son échec.

Vallaud-Belkacem veut prendre de la distance et panser ses plaies dans l'anonymat.
Alors qu'est démentie la rumeur de son divorce d'avec Boris Vallaud, ex-conseiller de l'Elysée que Hollande a parachuté sans gloire sur une circonscription imperdable des Landes, elle veut d'abord se reconstruire elle-même,  avant de reconstruire un parti !
"Une de mes activités, parmi d’autres, au sein de ma nouvelle vie sera de diriger cette collection d’essais chez Fayard qui sera consacrée aux batailles culturelles du progressisme."

Fayard appartient à Hachette Livre du groupe Lagardère: -dans l'édition : Armand Colin, Dunod, Stock, Fayard, Grasset, Larousse, Calmann-Lévy, Le Livre de poche, etc., dont plusieurs éditeurs ...scolaires; - Lagardère Travel Retail : travel retail (points de vente Relay …); ou, dans presse, audiovisuel (radio, télévision, production audiovisuelle), numérique et régie publicitaire: Presse écrite : Elle, Paris Match, Télé 7 jours, Le Journal du dimanche...Radio : Europe 1, Virgin Radio, RFM... Télévision : Gulli, Canal J, MCM...le tout dirigé par Arnaud Lagardère.
"Je vois bien que ces idées-là [progressisme] peinent de plus en plus à convaincre les gens. Si nous voulons reconstruire de la conviction, il faut aussi renouveler les savoirs".

lundi 18 décembre 2017

Présidence du PS : s'il était élu, Carvounas enverrait Vallaud-Belkacem à Strasbourg

Une bi-nationale franco-marocaine pour oeuvrer au Parlement européen 

Candidat au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), le député Luc Carvounas, proposera à Najat Vallaud-Belkacem d'être la tête de liste PS aux élections européennes, s'il l'emporte.

Une candidature de Najat Vallaud-Belkacem est une hypothèse largement évoquée, après celle, semble-t-il abandonnée, d'une entrée au Sénat. 
A 40 ans, l'ex-ministre décriée de l'Education nationale se cherche en effet un point de chute depuis son cuisant échec à la dernière législative.
Le 11 juin 2017, nettement distancée par le candidat de La République en marche ! au premier tour des élections législatives, la Franco-marocaine est largement distancée, puis écrasée au second tour avec moins de 40% des voix par un néophyte inconnu, Bruno Bonnell, LREM, avec plus de 60%.
Sans doute Vallaud-Belkacem mange-t-elle "pas mal de pâtes" (lien PaSiDupes) depuis que la République n'engraisse plus que son mari député des Landes, car Najat Vallaud-Belkacem demanderait une rémunération pour diriger le PS. "Personne ne peut plus arriver en majesté", soupire le Franco-grec. Ancien ministre de François Hollande ou pas."

"C'est une voix, une voix politique qui pendant cinq ans a été ministre de François Hollande et son porte-parole, qui doit participer avec nous à ce devoir d'inventaire", a toutefois admis lundi sur Public Sénat, Luc Carvounas, 46 ans, seul candidat déclaré, pour l'heure.
"Là où j'entends certains dire que cette élection (européenne) sera difficile", "je pense au contraire que cette élection sera un premier rendez-vous politique". "Pour cela il faut un PS en ordre de marche; ça je saurai faire".

"Si je suis premier secrétaire du PS, je sais comment la boutique doit être rénovée et refondée, parce que j'ai été secrétaire de section, premier secrétaire fédéral, responsable national", a insisté l'ex-sénateur et député du Val-de-Marne, autrefois soutien de Manuel Valls et apparatchik socialiste.

Le Franco-grec, né d'un père Turc, a reproché à Emmanuel Macron son absence de réaction après la formation samedi du gouvernement autrichien. 

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Luc Carvounas et son mari
Stéphane Exposito 
"Vous avez juste trois ministres régaliens en Autriche qui viennent d'extrême droite [un de moins que les quatre ministres d'extrême gauche de Mitterrand, les marxistes du gouvernement Mauroy, ex-maire de Lille  Charles Fitermann (Transports), Jack Ralite (Santé), Anicet le Pors, Fonction publique), Marcel Rigoud (Formation professionnelle)], s'agace le maire d’Alfortville, haut lieu de l’"union de la gauche", 45.000 habitants dans le Val-de-Marne. Il y a juste un petit sujet.  Et j'aimerais bien qu'on en parle au moment où l'Autriche va diriger l'Europe au deuxième semestre 2018".
"Evidemment, quand on enregistre l'émission le mardi pour le dimanche, on ne peut pas en parler, polémique Carvounas. Mais j'aurais aimé entendre la voix du président de la République, puisqu'il se targue d'être une voix forte en Europe", a-t-il taclé, en référence à l'entretien du chef de l'Etat diffusé dimanche soir sur le service public de France 2.

Membre du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger de décembre 2007 à décembre 2011, Najat Vallaud-Belkacem - dont Ségolène Royal a assuré la promotion politique - garde un pied au Maroc et l'autre en France, en demeurant membre du groupe de travail "Approche genre et nouvelles générations", institution marocaine créée en décembre 2007 et constitutionnalisée en 2011.
Depuis sa création, le CCME a créé la polémique en Belgique, aux Pays-Bas et en France, en raison de la présence parmi ses (anciens) membres, ou la participation à des événements organisés par lui, de parlementaires ou de membres de gouvernements, dont certains vigilants dénoncent la "double allégeance".

samedi 16 décembre 2017

Redoublement scolaire: le retour à la raison

La démagogie progressiste de la gauche et de la fédération dominante de parents d'élèves au point mort

La décision du ministre de l’Education "d’autoriser à nouveau" le redoublement va dans le bon sens 

Le ministre s'attaque ainsi à l'idée reçue imposée par la gauche selon laquelle le redoublement serait une solution inefficace. Contrairement à ce qu'elle persiste à proclamer, la tendance générale dans l'opinion n'est pas à l'abandon de cette pratique. 

Un sondage de 2015 révélait déjà que
69 % des élèves se déclarent plutôt ou tout à fait favorables à la suppression du redoublement. La ministre (2014-2017) Najat Vallaud-Belkacem a balayé d'un revers de manche l'avis d'une vaste majorité d'élèves qui voient une seconde chance dans la possibilité de redoubler. 
La socialiste se targuait de l'idée répandue qu'il n'est pas vécu comme une réussite ! Du même coup, la socialiste de gauche ignorait que l'échec peut être formateur. N'a-t-elle pas elle-même collé, à deux reprises, au concours de l'ENA, avant de devenir ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche? Battue à la législative de 2017, elle est d'ailleurs en ...recherche d'emploi au Sénat ou au parlement de Strasbourg. Ainsi se forge-t-elle actuellement une nouvelle motivation et une confiance en soi toute neuve.

Jusqu'ici, les dés étaient pipés par l'idéologie dominante, mais aussi les esprits comptables du ministère, le coût d'un redoublement

Selon une étude organisée par le Conseil national de l'évaluation du système scolaire (CNESCO), l'expérience du redoublement, par les redoublants eux-mêmes, apparaît "très négative", sur "certaines points" montés en épingle: on ne retient pas le positif. En effet, le CNESCO est placé sous l'autorité du ministre chargé de ...l'Education nationale, pour évaluer les effets de la politique décidée par son supérieur hiérarchique politique.
Or, un décret de Najat Vallaud-Belkacem, en date du 20 novembre 2014modifie le code de l'éducation et rend la pratique du redoublement plus exceptionnelle en France, en la limitant à deux cas de figure : le redoublement peut être consécutif à une interruption de scolarité, ou exprimer le choix de la famille de s'opposer à la décision définitive d'orientation proposée à l'issue des niveaux de troisième de collège et de seconde de lycée : "Pour les élèves des classes de troisième et de seconde, lorsque la décision d'orientation définitive n'obtient pas l'assentiment des représentants légaux de l'élève ou de l'élève majeur, ceux-ci peuvent demander le maintien dans le niveau de classe d'origine." Le décret mettait le feu aux rapports parents-ados ! Et croyez-vous que les membres du CNESCO, nommé par la ministre, allaient la contrarier ?
Menée auprès de 5.615 élèves dans 60 établissements du 10 novembre au 5 décembre 2014, cette enquête sur la perception du redoublement par les élèves a été effectuée deux mois après la publication du décret... Le gouvernement n'en a retenu que ce qui lui convenait, la presse se chargeant de valoriser une limitation du redoublement, une pratique pédagogique jugée à la fois inefficace et trop chère.

Le coût du redoublement est estimé à deux milliards par an, selon une étude aussi inédite que bienvenue. Exactement (et sans gonflette ?), environ 0,4 milliard pour le redoublement en primaire (largement pris en charge par les municipalités) et 0,6 milliard au collège (à la charge des Conseils généraux d'alors). Au lycée, à la louche, pour les besoins de la cause, il était estimé à "environ 1 milliard d'euros", pour faire un chiffre rond.
Elle avait été confiée aux économistes de l'Institut des Politiques Publiques (IPP), dont le directeur de 39 ans - inspirateur de propositions pour la réforme des retraites de Macron - est un proche du socialiste de gauche Thomas Piketty, afin de répondre aux interrogations soulevées lors de la préparation de la conférence de consensus, organisée les 27 et 28 janvier 2015 par le ...CNESCO. Objectif non dissimulé : des économies progressives en cas de suppression du redoublement. L'intérêt pédagogique après. L'échec et le décrochage scolaires sont récompensés.

Si il demeure élevé en France, par rapport aux autres pays, le taux de redoublement a nettement régressé au cours de la dernière décennie. Or, les compétences en lecture et compréhension des écoliers français en classe de CM1 sont en baisse par rapport au début des années 2000, révèle l'étude internationale PIRLS. 
La gauche conservatrice tente de bloquer Blanquer

Sa presse développe l'idée que le ministre Jean-Michel Blanquer opérerait des retours en arrière, selon la communauté éducative. Le Monde et Libération ne supportent pas que les rythmes scolaires, le collège unique ou l’accompagnement éducatif puissent être remis en question depuis les dernières élections qui ont laminé le Parti socialiste. 

Blanquer est apprécié des Français et cette presse en fait une cible. 
En 4 mois, il est devenu intouchable et le petit monde des pédagos-idéologues n'en peut plus. Ils ne font plus la pluie et le beau temps et les vachards se lâchent. " Les médias l'adorent, lui offrent Une sur Une et sont à fond derrière lui, surtout ceux qui ne connaissent rien à l'école", écrit un instit dépossédé de son pouvoir de formatage des esprits. Et de se rassurer auprès du microcosme des arrogants : "Dès qu'on se rapproche de la sphère éducative, ça se couvre, nombre de journalistes spécialisés ne cachent pas leur scepticisme." Ils n'ont pas renoncé, les "sachants" contre les "apprenants" qui n'ont pas renoncé à les combattre, mais les journalistes même spécialisés ont-ils un droit à influencer la politique gouvernementale ?

Les maths dites "modernes" et la  méthode "globale" de lecture ont fait tant de mal aux enfants que, maintenant qu'ils devenus parents, les adultes refusent de leur faire confiance et de leur livrer leurs enfants. D'autant qu'ils ont été jeunes adultes témoins des tentatives d'endoctrinement par l'école à la théorie du genre ou à l'ABCD de l'égalité. 

Nommé par le président pour ramener le système scolaire à la raison, le ministre a donc pour tâche de mettre un terme à la cabale anti-redoublement. "Il n’est pas normal d’interdire le redoublement, a-t-il déclaré, jeudi 8 juin, dans un entretien au Parisien. Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards." C'est le bon sens, mais c'est ce qui est le moins partagé des intellos. Le ministre de l'Education entend "autoriser à nouveau" le redoublement dès l’année scolaire 2017-2018. Les dominants du monde éducatif, les enseignants du  syndicat FSU (SNES et SNU-ipp) et son satellite, la FCPE refusent de se désavouer. 

L'idéologie fera-t-elle perdre de vue, aux parents d'élèves de cette fédération, l'intérêt de leurs propres enfants, dont ils savent par l'enquête PISA (sur les acquis des élèves auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l'OCDE depuis 2000) et PIRLS (qui évalue l'apprentissage de la lecture dans différents pays participants) qu'ils sont parmi les jeunes scolarisés qui savent le moins bien lire et écrire et comprendre ce qu'ils lisent. 
Pirls 2016, publiée ce mardi 5 décembre 2017 montre que le niveau des CM1 en lecture a baissé ces cinq dernières années, les menant loin derrière les autres pays de l'OCDE. Faut-il néanmoins laisser les élèves en difficulté accroître leur retard en poursuivant leur parcours scolaire comme si de rien n'était et fabriquer des perturbateurs  et des décrocheurs scolaires ?  La gauche veut-elle des adultes manipulables faute d'un accès personnel facilité à la lecture, l'information et la culture?  

Mais "dans des cas qui doivent rester rares", a précisé le ministre. 

La presse désavouée aux élections veut sa revanche.
Au journal Le Monde, on peut gloser sur "la dernière étude du ministère de l’éducation nationale, publiée mardi 21 juin [2016, qui] montre que l’école ne parvient toujours pas à réduire les écarts de réussite suivant le milieu social" et politiser le sujet. Ils savent mais, constamment marxisante, leur approche est biaisée: "en dépit des politiques et des discours sur l’égalité des chances [aveu d'échec], le système scolaire français reste fortement marqué par des écarts de réussite. Il ne parvient pas à réduire ce «noyau dur» d’élèves en difficulté, qui sont en grande majorité issus de milieu social défavorisé." Nous y voilà : l'adéquation est tenace !

En juin 2017, Le Monde maintient. 
"L’annonce sonne comme un signal politique. A trois jours du premier tour des élections législatives, le ministre laisse entendre que la gauche avait, d’un coup et de manière idéologique, supprimé le redoublement – pratique à laquelle l’opinion publique reste attachée. Il revendique une «inflexion importante» par rapport à la ligne de sa prédécesseure, Najat Vallaud-Belkacem, qui avait, sans l’interdire, réduit fortement le recours au redoublement." 
La journaliste feint ainsi d'ignorer qu'un tel aval ministériel encourage le front du refus du redoublement et amplifie la tendance au rejet existante sur le terrain, notamment depuis ce décret de novembre 2014 qui l’avait rendu "exceptionnel", on l'a vu, soit en cas de "rupture des apprentissages" (une période de maladie, par exemple), soit en fin de 3e et de 2de, si un élève n’a pas obtenu l’orientation souhaitée et, rappelons-le, à la demande de ses parents, dont on sait qu'ils ne sont pas maîtres chez eux, d'autant moins quand ils ne parlent pas le français. L'évaluation des compétences non-acquises est évacuée.

Dans la majorité des cas, le passage d’office dans la classe supérieure est donc aujourd’hui la règle. Quels que soient les résultats scolaires et l'avis du conseil de classe. 

La journaliste du Monde écrit comme une syndicaliste FSU...
"Ce décret s’inscrit dans un mouvement de recul sur le long terme," commente-t-elle,  "même si la France reste dans le peloton de tête des pays qui font le plus redoubler". Et même si l'élève ne comprend pas ce qu'il lit, quand il sait lire ?
En classe de 3e, seuls 3 % des élèves ont redoublé en 2015, alors qu'ils étaient déjà peu, 6 %, dix ans plus tôt. En 6e, la baisse est encore plus forte : 1,5 % des élèves redoublaient en 2015, contre 7 % en 2005.  Or, si cette journaliste est compétente, elle sait qu'aujourd'hui, août 2017 (source ministérielle), plus de 20 % des élèves sortent de l'école primaire sans savoir correctement lire, écrire ou compter. Son article est-il donc une désinformation politicienne du niveau d'une twitto ?

La manipulation, ça suffit. 
La même journaliste poursuit sa sélection d'informations, au détriment des éléments en faveur du redoublement. "Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE], 22 % des élèves français de 15 ans disaient, en 2015, avoir redoublé au moins une fois au cours de leur scolarité, contre 38 % en 2003. Deux raisons expliquent cette tendance. La première [comptable et non pédagogique], c’est que le redoublement coûte cher." Elle évoque les 2 milliards d’euros par an, mentionnés plus haut, selon l’Institut des politiques publiques. "La seconde, c’est que, en dépit d’une croyance répandue, il est le plus souvent inefficace, aux yeux de la recherche." C'est là que la twitto devrait produire ses sources... Si l’élève peut progresser l’année du redoublement – puisqu’il refait le même programme [avec d'autres profs et d'autres condisciples, éventuellement dans un autre établissement, avec une maturité plus grande d'un an], à long terme [sic], «le redoublement n’a pas d’effet sur les performances scolaires» et a «toujours un effet négatif sur les trajectoires», affirmait péremptoirement et sans nuances, en janvier 2015, le Conseil national d’évaluation du système scolaire" (CNESCO [dont elle sait, comme vous et moi, quel est le degré d'indépendance et d'objectivité]) dans un rapport remis à l'autorité de tutelle, le ministère. 
"Sans parler des traces psychologiques : perte de confiance, sentiment d’échec, démotivation." Elle oublie l'humiliation, la perte d'estime de soi, etc... C'est catégorique et définitif. Notons que l'opinion adverse n''est pas exprimée.

Les théoriciens pris en flagrant délit d'échec ont toujours un 'plan B'
"Le Cnesco recommandait de trouver d’autres solutions pour prévenir et remédier aux difficultés scolaires," se félicite la petite journaliste : prise en charge des élèves fragiles en classe, remédiation, tutorat… Le coût de ces alternatives - dont certaines existent déjà - n'est pas chiffré; il n'en plus question de budget national...
"Le décret de 2014, aussi, prévoyait un «accompagnement pédagogique spécifique» lorsqu’un élève est autorisé à redoubler." On comprend que ce décret prévoyait tout ! Mais, surtout, que ces familles demandeuses de redoublement ne sont pas bien considérées: elles bravent l'idéologie dominante et ces enfants imposent un surcoût à la société ... "Reste que, dans les faits, cet accompagnement peine à s’organiser dans les classes. En France, les alternatives sont à la traîne," accuse Le Monde. 

"Aujourd’hui, qu’en est-il, à l’heure des conseils de classe de fin d’année ? «Concrètement, le redoublement a quasiment disparu, souligne Julien Maraval, principal de collège et membre du syndicat de chefs d’établissement SNPDEN-UNSA [gauche radicale: elle l'a choisie !] Le seul moment où il peut y avoir redoublement, c’est en fin de 3e, mais il ne peut pas être proposé par le conseil de classe.» Au lycée, même constat : «Le conseil de classe ne peut plus, en fin de 2de, prononcer de redoublement. Il doit obligatoirement proposer une orientation dans une série générale ou technologique», rapporte Claire Guéville, enseignante en lycée [qui s'est laissée déposséder de sa prérogative professionnelle (comme celle de dispenser des connaissances)] et secrétaire nationale du SNES-FSU [les démocrates du journal Le Monde ne connaît pas  les syndicats minoritaires et méprise les syndiqués opprimés]. Au lycée comme au collège, c’est aux parents de demander un redoublement, lorsqu’ils n’ont pas obtenu satisfaction dans leurs vœux d’orientation." On le voit, cette liberté est strictement encadrée. 

Là où la responsabilité gouvernementale est engagée, le conseil de classe n'est pas coupable des effets pervers du décret, contrairement aux allégations du Monde.
"Là où, auparavant, le conseil de classe proposait un redoublement, aujourd’hui, il tend à orienter, en fin de 3e, en lycée professionnel – bac pro ou CAP –, et, après la classe de 2de, en 1re technologique. [De quel autre possibilité dispose-t-il ?] «Certains lycées se sont retrouvés avec des effectifs en STMG [série technologique management et gestion] pléthorique, voire ont dû ouvrir en catastrophe une classe de STMG à la rentrée. Cela fragilise la voie technologique et renforce la hiérarchie des filières," regrette Mme Claire Guéville de Rouen, dont le syndicat SNES-FSU est pourtant consulté par le ministère- faut-il lui rappeler ?- peut émettre des avis et mettre en évidence des risques de cette ampleur. S'il est apte à les dénoncer quand il est en opposition, il doit être apte à les anticiper quand il soutient un décret pervers.

"D’autant qu’aucun moyen n’est mis pour ces élèves en termes de remédiation [c'est-à-dire un coût non chiffré par le CNESCO !]. Ce qu’on reproche à cette politique [de Blanquer], ce n’est pas de limiter le redoublement, mais de ne pas proposer d’alternatives conclut la syndicaliste. [Ces alternatives ont été énumérées plus haut par la journaliste...] 

"Il est trop tôt pour savoir ce que le virage que veut prendre M. Blanquer va changer concrètement, concède-t-elle. Si tant est qu’on puisse parler de virage. Pour Claire Krepper, du SE-UNSA, "on peut parler d’effet d’annonce, car rien ne change en définitive. Pour le ministre, il est clair que le redoublement doit rester exceptionnel. Il nous l’a redit, jeudi [8 juin], lors du Conseil supérieur de l’éducation." Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde et c'est aux professeurs d'en décider au final en Conseil de classe... 

La syndicaliste présente au CSE n'a pas écouté
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Au rayon des alternatives, la première des réponses, pour M. Blanquer, réside dans les dispositifs de lutte contre l’échec scolaire. Dans ce cadre, le nouveau ministre prévoit, dès cet été, des stages de remise à niveau d’une semaine fin août pour les élèves entrant en 6e – "au moins en éducation prioritaire", a-t-il nuancé auprès du Parisien –, ainsi que la mise en place d’études dirigées au collège pour que les élèves rentrent chez eux les "devoirs faits". 
La journaliste du Monde est soupçonneuse. "Reste à savoir si ces dispositifs «hors de la classe» suffiront à aider les élèves qui accumulent les difficultés dès les plus petites classes. En termes de soupçons, cette personne pourrait également s'interroger de savoir si, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, l'argent des collectivités a été utilisé au mieux et au bénéfice réel des enfants, notamment les plus défavorisés. On est en droit de penser que la priorité était à la lecture plutôt qu'aux rythmes africains. 
Bilan :  les "difficultés accumulées dès les plus petites classes" ne sont pas un mythe. Il aurait pu y être remédié si les élèves avaient été diagnostiqués et pris en compte sans retard.