POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est ABCD de l'égalité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ABCD de l'égalité. Afficher tous les articles

samedi 27 octobre 2018

Ecole publique: plusieurs maternelles exposées à un pédophile

La pédophilie en milieu laïc est-elle tabou ? 

L'affaire remonte à février 2018 et ne fait pas la Une...

Un jeune homme de 24 ans est soupçonné de s’être livré à des attouchements sexuels sur des élèves dans plusieurs écoles maternelles.
L’enquête a obligé les gendarmes à mener des centaines d’auditions. Selon Ouest-France, 477 enfants doivent être entendus d’ici la semaine prochaine près d’Angers (Maine-et-Loire), parce qu’ils se sont trouvés en contact avec un homme de 24 ans. Les responsables légaux de ces mineurs ont également été entendus.

Après la diffusion en ligne d’images pédopornographiques, le suspect mis en examen et placé en détention provisoire avait été détecté par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), suite à un signalement citoyen  - tout internaute est appelé à la vigilance - à la plateforme Pharos (Plateforme d'Harmonisation, d'Analyse, de Recoupement et d'Orientation des Signalements) de l'OCLCTIC.
Lancé en 2009 sous le patronage de la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, le nombre de signalements effectués chaque année est en croissance constante, accompagnant l'essor des réseaux sociaux. En 2010, première année complète de fonctionnement, on en comptabilisait ainsi 78.000. Le chiffre est passé à 100.000 l'année suivante, à 120.000 en 2012 et s'établit à 124.000 pour l'année dernière. Dans le détail, 56% concernent des escroqueries par Internet, 12% des propos racistes et 10% des contenus pédophiles.
infographie pharos nombre de signalements internetSeptembre 2017 : dans le Gard, neuf plaintes déposées contre un instituteur de maternelle soupçonné de viols à l'école maternelle de Caveirac, ville de 4.000 habitants située à 10 km à l'ouest de NîmesCe professeur des écoles de 58 ans a été mis en examen et écroué après l'ouverture d'une information judiciaire pour "viols et abus sexuels sur mineurs de 15 ans" concernant "au moins six enfants" âgés de quatre ans, rapportait le Parquet de NîmesCette mise en examen s'appuie "sur les déclarations des enfants", a d'abord précisé le procureur de Nîmes Erick Maurel, avant d'affirmer qu'il y avait six nouvelles victimes "potentielles", soit 12 victimes en tout. Il niait les faits.

C'était à une époque de confusion créée par la "théorie du genre" et  l'"ABCD de l'égalité"

Image associée
Cette théorie - que Najat Vallaud-Belkacem - après Vincent Peillon - tentait de faire entrer à l'école expliquait la construction de l’identité sexuelle indépendamment des facteurs biologiques: les différences entre les sexes s'acquièrent dans l’environnement socio-culturel, et non par la biologie. Un entretien du 31 août 2011 avec 20minutes a fait l'objet d'un signalement par 80 parlementaires de droite UMP qui ont écrit à Luc Chatel, alors ministre de l’Education, pour qu’il retire un manuel scolaire dont un chapitre est titré "Devenir homme, devenir femme". 
Résultat de recherche d'images pour "pasidupes ABCD égalité"
Et c’est en tant que  secrétaire nationale du PS aux questions de société que la future ministre de Hollande avait pris la parole. "La théorie du genre, qui explique ‘l'identité sexuelle’ des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d'aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l'homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets", affirma-t-elle. L’entretien passa alors inaperçu mais le retour de bâton ne tarda pas, car Najat Vallaud-Belkacem employait bel et bien l’expression "théorie du genre".Lien Pasidupes 1
Lien PaSiDupes 2
En 2013, Najat Vallaud-Belkacem devenue ministre des Droits des femmes n'avait pas renoncé à la "théorie du genre". 
Résultat de recherche d'images pour "pasidupes ABCD égalité"
Par le biais d'un programme d'enseignement, l’ABCD de l'égalité, elle mettait les études de genre en application dans l'enseignement avec pour objectif de lutter contre le sexisme et les stéréotypes de genre. Ce programme était enseigné de manière expérimentale dans quelque six cents classes maternelles et élémentaires.
Or, l'affaire a débuté fin 2016 quand les parents d'une petite fille se sont inquiétés de "jeux" faits en classe avec l'enseignant. Très vite, les parents préviennent la directrice de l'école et déposent plainte auprès de la gendarmerie. Dans la foulée, l'enfant est changée de classe, l'instituteur est suspendu et une enquête préliminaire est ouverte. Au fil des auditions, les gendarmes se rendent compte que plusieurs enfants seraient concernés. Après huit mois d'enquête, l'instituteur du Gard, qui nie les faits, a été arrêté  à son domicile, le jour de la rentrée scolaire, car sa suspension provisoire arrivait à échéance. Pendant sa garde à vue, son domicile a été perquisitionné et du matériel informatique a été saisi.

L'Angevin reconnaît les faits

Egalement suspecté du viol de deux de ses neveux âgés de 4 et 5 ans, l'individu  a reconnu être l’auteur d’attouchements sexuels sur des élèves de trois écoles maternelles au Plessis-Grammoire, à Pellouailles-les-Vignes et à Angers.

Entre 2013 et 2015, ce jeune en formation au CAP petite enfance avait effectué des stages dans ces établissements dans la région d’Angers. Selon Ouest-France, les victimes sont en majorité des garçons âgés de 4 à 6 ans. 
Le parquet d’Angers ne se prononce pas quant à leur nombre précis.

Signalement et blocage extra-judiciaire

Résultat de recherche d'images pour "plateforme pharos wikipedia"
Actuellement, la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) impose aux hébergeurs et éditeurs de services en ligne de retirer et "d’informer promptement les autorités publiques compétentes de toutes activités illicites qui leur seraient signalées », lorsqu’elles relèvent des catégories suivantes :
- apologie des crimes contre l’humanité ; 
- apologie ou provocation à la commission d’actes de terrorisme ; 
- incitation à la haine raciale, à la haine à l’égard de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle ou de leur handicap ; 
- pédopornographie ; 
- incitation à la violence, notamment l’incitation aux violences faites aux femmes ; 
- atteintes à la dignité humaine.
Un bric à brac faisant soupçonner une mise à disposition de moyens pour tuer les libertés dans un Etat totalitaire.
Faut-il aller jusqu’à permettre à la police de bloquer d’elle-même les sites internet qu’elle décrète - sans jugement- illégaux, ou d’obtenir sans contrôle le déréférencement de contenus ? Déjà investi du pouvoir de demander aux intermédiaires techniques la censure de pages ou de contenus sans passer par la justice, le ministère de l’Intérieur souhaiterait désormais automatiser certaines procédures.

mercredi 29 août 2018

Education sexuelle dès la maternelle: ce qu'il y a de vrai

Non, la masturbation n'est pas enseignée aux enfants en maternelle, pas à proprement parler

Une rumeur sur les cours à l'école refait surface sur internet


Le pédopsychiatre Maurice Berger ne sait pas ce qu'il dit, ni ce qu'il fait ?
Sa vidéo, titrée "Alerte sur 'l’éducation sexuelle' des enfants" et jugée alarmante, sans contestation sur le fond, fut relayée par le professeur Joyeux, avec alerte sur un document de l’OMS, accusé de favoriser la "pédophilie." Le pédopsychiatre s’inquiète donc de la diffusion de ce document de l'OMS dans les écoles françaises et l’Education nationale se défend alors de l'utiliser.

On notera que le sujet est récurrent et l'opinion attentive à ne pas laisser se répandre une série de menaces qui, pour certaines, ont d'ailleurs trouvé à s'exprimer au travers de la contestation des races et des sexes et à s'insinuer dans la loi, puisqu'elle nie désormais en France la réalité des caractères physiques des 'races', comme psychologiques des "sexes", réduits à l'état de "genres" et bientôt de notions : le Républicain social (passereau ci-contre) ne présente pas de dimorphisme sexuel visible par l'œil humain. 

Le sexe de l'homme passe du statut de tabou à celui de choix ou de convenance personnel.
C'est le cas lorsque l'évolution de l'espèce entre mâles et femelles s'explique par la sélection sexuelle ou le conflit sexuel, ainsi que par des pressions de sélection différentes liées à l'investissement parental (familles mono-parentales, recomposées, etc. Le "premier de cordée" est-il une espèce en voie de disparition ?

L'espèce humaine fait exception à la règle universelle: les races n'existeraient pas chez l'homme, mammifère supérieur, pas plus que les sexes, à la différence de l'espèce animale, à qui on prête désormais et paradoxalement des ...sentiments. Les idéologies sexistes (homophiles et féministes) et raciales nient ainsi la biologie, la science étant contestée par la pensée.   

La vidéo est censurée par YouTube : impossible de se faire sa propre opinion. 
Tout le monde en parle, mais qui l'a vue ? Près de 159.000 Youtuber ont pu la visionner (et revisionner), à condition d'avoir été alerté(e) en son temps, juin 2017. Elle a été reprise sur le site du professeur Joyeux, radié en 2016 de l’Ordre des médecins, radiation annulée en appel en juin 2018. L'Ordre des médecins a aussitôt décidé d'aller en cassation devant le Conseil d'Etat, deux jours après que le professeur Joyeux, 73 ans, auteur de pétitions anti-vaccins, a été blanchi en appel par la chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des médecins, organe, indépendant du Conseil national: la radiation n'était "pas suffisamment motivée".

Le professeur Joyeux et le pédopsychiatre mettent en cause un document publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

Les deux scientifiques accusent de favoriser la pédophilie un document  intitulé "Standards pour l’éducation sexuelle en Europe", et le site internet Onsexprime,  

Qu’est-ce que le site 'onsexprime' ?
Ce site a été bâti sous l’égide de Santé publique France, un établissement public sous tutelle du ministère chargé de la Santé. Ce site a pour mission d' "informer le grand public sur le thème de la sexualité (des adolescents), mais se défend de chercher à supplanter" le conseil d’un professionnel de santé."

Le site propose aux ados, sa cible, des limites claires pour leur sexualité : "Si on a un peu peur de certaines (pratiques sexuelles) ou qu’on n’en a pas vraiment envie, il ne faut surtout pas se forcer. Savoir dire non", est-il écrit dans la section 'Les pratiques sexuelles' Le critère est la recherche du plaisir "Et quand ça se passe pas comme on le voudrait ?" (attention la syntaxe...).

Faut-il s’inquiéter des recommandations de l’OMS ?
C'est la presse qui prétend détenir la réponse... 
Contrairement à ce qui est affirmé dans la vidéo (on ne pourra pas vérifier : ça fait partie du "secret des sources"?), ce document (normatif de "santé sexuelle", sic), publié par le bureau européen de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), n’est pas "obligatoire." Ces " standards pour l’éducation sexuelle en Europe" [et non en Afrique, toute considération raciale étant évacuée !] constituent un "cadre de référence" pour les décideurs politiques, les autorités compétentes en matière d’éducation et de santé et les spécialistes. Ce document n’est pas une loi et ne peut donc pas être obligatoire en France. Il est incitatif et on sait que si un pays nordique, ou non, européen, ou non, tente l'expérience proposée par les technocrates de l'OMS, il se trouvera bien en France un "acteur" politique en mal d'inventivité (et de visibilité) pour  s'approprier le document. La réponse à la question de l'inquiétude à avoir n'est pas venue. Question philosophique...

Que contient-il ?
Les rédacteurs préconisent-ils d' "expliquer aux enfants âgés de zéro à quatre ans ce qu’est la masturbation infantile précoce et de leur proposer de jouer au docteur", comme le développe le pédopsychiatre ? Dès l’introduction, les rédacteurs de ces standards prennent des précautions, posant des garde-fous (car les fous, c'est les autres...): l’éducation sexuelle doit être adaptée à l’âge. Ils donnent pour exemple la situation suivante : "si un enfant de quatre ans demande d’où viennent les enfants, la réponse "du ventre de maman" est une réponse suffisante et adéquate." Exemple qui ne vaut rien, pas plus que de se prendre la tête à la vue du petit de trois ans qui se "tirlipote" paisiblement.

"Figure emblématique de la contre-révolution bourgeoise",
Daniel Cohn-Bendit écrivit un livre en 1975 exposant sa satisfaction de travailler comme aide-éducateur en jardin d’enfants autogéré, déclare ce proche du communisme libertaire, les tout-petits prenaient du plaisir à le "tirlipoter"... En 2001, une polémique éclata tout de même à propos de son livre, des passages scabreux apparaissant toujours, vingt-cinq ans plus tard, comme une incitation à la pédophilie. 50 ans après la révolution sexuelle de Mai 68, les féministes focalisent l'attention sur les violences sexistes et sexuelles entre adultes, mais la loi Schiappa d'août 2018 ne veut toujours rien savoir de l'abus sexuel et du viol sur mineur(e) de 15 ans : les parlementaires n'ont certes pas débattu du sexe des anges (notion obsolète), mais ont ergoté sur l'âge du non-consentement de la fille africaine ou du garçon caucasien, pêle-mêle, sans aboutir. 
Pour le journal L'Express, "la complaisance de l'époque pour les excès de langage — et parfois d'actes [sic] — des militants de la libération sexuelle s'accompagnait d'un véritable aveuglement : l'enfant, croyaient-ils, ne demandait qu'à exprimer sa sexualité, et c'était l'interdit qui constituait un abus sexuel. Cette complaisance, qui a servi d'alibi et de caution culturelle à bien des pédophiles, masque aussi une autre réalité, l'infantilisme d'une mouvance." La majorité présidentielle actuelle est-elle plus mûre ?
La majorité présidentielle et la loi Schiappa protègent-elles les pédophiles ?
En 2018, les clients de la prostitution ne bénéficient pas des mêmes indulgences.
La pédophilie peut perdurer sans entraves. Si les agressions sexuelles sur mineur sont depuis longtemps punies par la loi, et si la pédophilie a, au sens psychiatrique, été théorisée dès 1886, le traitement du phénomène a varié au cours du xxe siècle. En effet, dans la seconde moitié du siècle, certains courants d'opinion libertaire  - relayés  par des personnalités et des organes médiatiques  - ont ouvertement fait la promotion de la pédophilie, avant que celle-ci ne devienne, dans les années 1990, l'objet d'une réprobation vertueuse et d'une répression théoriques.

Dans les années 1960 et surtout 1970, dans le contexte de la "révolution sexuelle", les pédophiles sont parfois considérés comme une minorité sexuelle marginale, libérée et sans danger. Ils trouvent des défenseurs dans certains milieux politiques, singulièrement au PS et dans les diverses mouvances d'extrême gauche révolutionnaire, comme au sein du militantisme homosexuel.
L'apologie de la pédophilie, si elle demeure très minoritaire dans l'opinion, est exposée à l'époque dans un certain nombre de discours politiques et de prises de position publiques, notamment dans les media officiels qui considèrent comme "réactionnaire" le fait de dénoncer cette déviance sexuelle. 
Résultat de recherche d'images pour "cohn bendit pedophile"
Le Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR), de même que certains courants de l'extrême gauche prennent en France la défense des pédophiles. Des intellectuels comme Michel Foucault ou Guy Hocquenghem (animateur du FHAR) dénoncent la séparation sexuelle entre enfants et adultescomme stigmatisant un "nouveau régime de contrôle de la sexualité", un ordre moral.

Des journaux comme Libération ou Le Nouvel Observateur, et plus discrètement, Le Monde, font la promotion de ces libertés sexuelles,
prenant le parti des pédophiles poursuivis par la justice. Des pétitions contre la législation sur la majorité sexuelle sont signées en France par des personnalités de premier plan. La plus célèbre, publiée dans le journal Le Monde (26 janvier 1977), prend la défense de trois hommes condamnés pour attentats à la pudeur : elle est notamment signée par Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, André Glucksmann, Guy Hocquenghem, Bernard Kouchner, Jack Lang, Gabriel Matzneff, Catherine Millet et Jean-Paul Sartre
Dans un débat sur France Culture, service public, publié ensuite sous le titre La Loi de la pudeur,
Michel Foucault disserte sur la nécessité d'abolir en France la loi sur la majorité sexuelle. Des écrivains comme Gabriel Matzneff ou Tony Duvert disent leur goût pour les très jeunes adolescents, voire les enfants : le second se dit ouvertement pédophile, et écrit avoir eu des partenaires sexuels âgés de six ans.Ainsi la Loi Schiappa continue-t-elle de s'aligner sur les turpitudes des lobbies pédophiles.
L’OMS recommande toutefois de commencer tôt l’éducation sexuelle et sachant que les parents ont toujours peur de commettre l'irréparable en manquant une phase du développement de leur tout-petit, la portée des recommandations de cette lecture est incommensurable, ou l'OMS aurait perdu toute fiabilité, et, en tout état de cause moins onéreuse qu'une visite chez le pédiatre, car le médecin généraliste est un bon à rien, selon les nouvelles mamans qui travaillent et délèguent. L'OMS, quant à elle, se fait sûrement peur de tant de hardiesse, car elle entend cette expression dans un sens large. Mais des généralités pour tous sont-elles valables pour chacun(e) ?
"L’éducation sexuelle ne se résume pas à fournir des données factuelles sur la reproduction et la prévention des maladies [c'est l'information sexuelle dispensée dans les collèges : si c'est au programme de la classe, peu importe le stade individuel de développement de telle ou tel]. Elle doit [une obligation, donc, finalement] aider l’enfant à développer ses sens et la perception/l’image de son corps, à renforcer sa confiance en soi et son autodétermination, à se comporter de manière responsable envers soi-même et envers autrui."

Polémique depuis plusieurs années, ce document n'a pas été incinéré. 

La vigilance des spécialistes ne doit pas se relâcher : la menace court toujours.
Image associée
En 2014, la rumeur d’une réforme "innovante" et "de progrès" sur l’éducation sexuelle à l’école avait circulé, provoquant la stupeur et un mouvement de protestation par SMS. Un collectif fut aussitôt accusé de 'complotisme' et d'incitation des parents à retirer leurs enfants de l’école pendant une journée, en signe de protestation. Ces parents vigilants (et réactionnaires) furent accusés d'appartenance à l'extrême droite : contester les thèses gauchistes expose aux insultes.  

En août 2018, une pétition lancée par un mouvement pour le respect de l'être humain a réactivé la vigilance, estimant que le texte de l'OMS vise à "légaliser la pédophilie", une visée qui ne peut être exclue.

Alors, quelle éducation sexuelle est enseignée aux élèves ?
"Il n’est évidemment pas question de parler de masturbation aux élèves de maternelle !", rassure d'emblée une représentante anonyme de l’Education nationale à 20 Minutes. L’éducation à la sexualité ne constitue pas en soi un programme [qui a dit ça?], mais s’inscrit dans un socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Aucun changement n’est prévu pour cette éducation, ajoute la représentante du ministère, enfonçant une porte ouverte, sans garantir quoi que ce soit.

Cette éducation "prend la forme d’une éducation au dialogue et non d’un discours sur la sexualité." Cette assertion n'exclut toujours pas que le dialogue puisse porter sur la masturbation, si le public musulman s'y prête. Il ne s’agit pas d’imposer des cours, notamment aux plus petits, mais de créer un " dialogue" : on n'avance pas. Les intervenants doivent procéder par binôme et être formés. Pourquoi les former si le dialogue porte sur des sujets anodins ? Ils doivent notamment veiller à "répondre de façon adaptée au niveau de maturité des élèves." 
Ce qui relève du tour de force dans un groupe d'âge mixte composé de migrants irakiens, soudanais ou tchétchène : c'est pourquoi ces thématiques doivent être laissées à l'appréciation exclusive des familles, sauf à vouloir formater les esprits. 

L’éducation à la sexualité va au-delà de l'information sexuelle.
Résultat de recherche d'images pour "éducation à la sexualité"
En visant l'intime, elle suscite des questions de santé publique (information sur les MST, sur l’accès à la contraception…) et, au fond - et en vérité-  à des problématiques sociétales ciblées : les relations entre les filles et les garçons, les violences sexuelles, la pornographie, la lutte contre les préjugés sexistes et homophobes… Sans stigmatiser telle ou telle religion qui abaisserait la femme, selon les critères occidentaux.

Par ailleurs, les parents d’élèves militants sont associés à la mise en place de cette éducation à travers la participation de leurs représentants aux instances des établissements scolaires.

Pour aller plus loin sur ce sujet, le portail Education à la sexualité sur le site Eduscol recense les outils officiellement utilisés pour cette politique, ainsi que les textes officiels utilisés comme support. Sans garantie que s'ingère un intervenant extérieur ou une association, telle le planning familial.

Marlène Schiappa s'élève contre la critique


Résultat de recherche d'images pour "éducation à la sexualité"La ministre s'est insurgée mardi contre des publications révélant que des cours d'éducation sexuelle seront dispensés à la maternelle. Ainsi nie-t-elle, après Najat Vallaud-Belkacem, que l'école publique puisse déraper et que les enfants "apprendront la masturbation" au détour d'un dialogue. 
Elle invite toutefois les parents à s'en assurer en contactant "leur établissement, les équipes éducatives ou la loi", au risque de faire repérer leur enfant.

"Il est hors de question d'enseigner ni la masturbation, ni aucune pratique sexuelle à des enfants, et encore moins à 4 ans", a déclaré lors d'un "Facebook Live" organisé par la République en marche la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes,
jouant sur les mots, en réponse à des questions d'internautes, sans renoncer à  l'éducation à la sexualité.
Pour les enfants, être sans cervelle, la découverte du corps doit être encadrée par l'école publique, obligatoire et laïque.

Plutôt que de tenter de convaincre, elle discrédite
"Attention, il y a des documents qui circulent qui ne sont pas vrais"
, a-t-elle poursuivi, à la place du ministre de l'Education, J.-M. Blanquer. "J'ai passé l'été à voir circuler sur les réseaux sociaux que le gouvernement était sataniste, que nous avions légalisé la pédophilie, que nous allions apprendre la masturbation à la maternelle... Ai-je vraiment besoin de démentir ?" La caricature, oui, la réalité, aussi.

Selon elle, ces "fausses informations", "sans source", émanent "de tracts imprimés on ne sait pas par qui et de fausses vidéos publiées sur des sites conspirationnistes". 


Il était grand tant qu'elle parlât, car sa collègue Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes, (ainsi que Daniel Cohn-Bendit) a pollué l'atmosphère avec la "théorie du genre" (qui a amené à l'effacement des sexes) ou l'ABCD de l'égalité (qui a conduit à l'interdiction de toute distinction de couleur entre les personnes)  

"Les extrémistes qui diffusent cela, copient-collent des argumentaires déjà utilisés contre Najat Vallaud-Belkacem, selon Schiappa, cernant lesresponsabilités  (...). Nous sommes sur des sujets brûlants qui prêtent parfois aux fantasmes et interprétations", a ridiculisé M. Schiappa, appelant les parents à ne croire que leur établissement, l'équipe éducative, les préfectures et la loi. Puisse l'Education nationale ne jamais dérailler sous l'impulsion d'un activiste ou d'une association révolutionnaire : si les djihadistes sont tous classés déséquilibrés, pourquoi faire courir le moindre risque à nos enfants en permettant l'intervention de militants, même (surtout) souriants, bien appréciés de leurs voisins et parents.

Ce n'était ni une interprétation, ni un fantasme

L'ancienne ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem avait lancé à l'automne 2014 dans des classes volontaires les "ABCD" de l'égalité pour déconstruire les stéréotypes filles-garçons. Ils avaient été abandonnés après plusieurs mois de tempête donnant lieu à des rumeurs qualifiées d'infondées, notamment sur la masturbation en maternelle. Une obsession.

Marlène Schiappa a annoncé en juillet qu'une circulaire ne serait pas envoyée avant la rentrée aux recteurs pour qu'ils mettent en œuvre la loi de 2001 qui prévoit trois séances annuelles d'éducation à la sexualité, de l'école au lycée, afin d'apprendre le "respect dû au corps humain" et d'acquérir une "vision égalitaire" des relations femmes-hommes. Les imams seront juges.

Une enquête menée en 2015 auprès de 3.000 établissements scolaires (publics et privés) par le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a montré que cette loi de 2001 n'était pas systématiquement mise en oeuvre. 25% des écoles répondantes (contre 4% des collèges et 11,3% des lycées) déclaraient n'avoir mis en place aucune action ou séance. 

Si ce sont notamment les quartiers nord de Marseille et la Seine-Saint-Denis dans son ensemble, Mme Schiappa manque son objectif. Démissionnera-t-elle à l'heure du bilan ?

samedi 16 décembre 2017

Redoublement scolaire: le retour à la raison

La démagogie progressiste de la gauche et de la fédération dominante de parents d'élèves au point mort

La décision du ministre de l’Education "d’autoriser à nouveau" le redoublement va dans le bon sens 

Le ministre s'attaque ainsi à l'idée reçue imposée par la gauche selon laquelle le redoublement serait une solution inefficace. Contrairement à ce qu'elle persiste à proclamer, la tendance générale dans l'opinion n'est pas à l'abandon de cette pratique. 

Un sondage de 2015 révélait déjà que
69 % des élèves se déclarent plutôt ou tout à fait favorables à la suppression du redoublement. La ministre (2014-2017) Najat Vallaud-Belkacem a balayé d'un revers de manche l'avis d'une vaste majorité d'élèves qui voient une seconde chance dans la possibilité de redoubler. 
La socialiste se targuait de l'idée répandue qu'il n'est pas vécu comme une réussite ! Du même coup, la socialiste de gauche ignorait que l'échec peut être formateur. N'a-t-elle pas elle-même collé, à deux reprises, au concours de l'ENA, avant de devenir ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche? Battue à la législative de 2017, elle est d'ailleurs en ...recherche d'emploi au Sénat ou au parlement de Strasbourg. Ainsi se forge-t-elle actuellement une nouvelle motivation et une confiance en soi toute neuve.

Jusqu'ici, les dés étaient pipés par l'idéologie dominante, mais aussi les esprits comptables du ministère, le coût d'un redoublement

Selon une étude organisée par le Conseil national de l'évaluation du système scolaire (CNESCO), l'expérience du redoublement, par les redoublants eux-mêmes, apparaît "très négative", sur "certaines points" montés en épingle: on ne retient pas le positif. En effet, le CNESCO est placé sous l'autorité du ministre chargé de ...l'Education nationale, pour évaluer les effets de la politique décidée par son supérieur hiérarchique politique.
Or, un décret de Najat Vallaud-Belkacem, en date du 20 novembre 2014modifie le code de l'éducation et rend la pratique du redoublement plus exceptionnelle en France, en la limitant à deux cas de figure : le redoublement peut être consécutif à une interruption de scolarité, ou exprimer le choix de la famille de s'opposer à la décision définitive d'orientation proposée à l'issue des niveaux de troisième de collège et de seconde de lycée : "Pour les élèves des classes de troisième et de seconde, lorsque la décision d'orientation définitive n'obtient pas l'assentiment des représentants légaux de l'élève ou de l'élève majeur, ceux-ci peuvent demander le maintien dans le niveau de classe d'origine." Le décret mettait le feu aux rapports parents-ados ! Et croyez-vous que les membres du CNESCO, nommé par la ministre, allaient la contrarier ?
Menée auprès de 5.615 élèves dans 60 établissements du 10 novembre au 5 décembre 2014, cette enquête sur la perception du redoublement par les élèves a été effectuée deux mois après la publication du décret... Le gouvernement n'en a retenu que ce qui lui convenait, la presse se chargeant de valoriser une limitation du redoublement, une pratique pédagogique jugée à la fois inefficace et trop chère.

Le coût du redoublement est estimé à deux milliards par an, selon une étude aussi inédite que bienvenue. Exactement (et sans gonflette ?), environ 0,4 milliard pour le redoublement en primaire (largement pris en charge par les municipalités) et 0,6 milliard au collège (à la charge des Conseils généraux d'alors). Au lycée, à la louche, pour les besoins de la cause, il était estimé à "environ 1 milliard d'euros", pour faire un chiffre rond.
Elle avait été confiée aux économistes de l'Institut des Politiques Publiques (IPP), dont le directeur de 39 ans - inspirateur de propositions pour la réforme des retraites de Macron - est un proche du socialiste de gauche Thomas Piketty, afin de répondre aux interrogations soulevées lors de la préparation de la conférence de consensus, organisée les 27 et 28 janvier 2015 par le ...CNESCO. Objectif non dissimulé : des économies progressives en cas de suppression du redoublement. L'intérêt pédagogique après. L'échec et le décrochage scolaires sont récompensés.

Si il demeure élevé en France, par rapport aux autres pays, le taux de redoublement a nettement régressé au cours de la dernière décennie. Or, les compétences en lecture et compréhension des écoliers français en classe de CM1 sont en baisse par rapport au début des années 2000, révèle l'étude internationale PIRLS. 
La gauche conservatrice tente de bloquer Blanquer

Sa presse développe l'idée que le ministre Jean-Michel Blanquer opérerait des retours en arrière, selon la communauté éducative. Le Monde et Libération ne supportent pas que les rythmes scolaires, le collège unique ou l’accompagnement éducatif puissent être remis en question depuis les dernières élections qui ont laminé le Parti socialiste. 

Blanquer est apprécié des Français et cette presse en fait une cible. 
En 4 mois, il est devenu intouchable et le petit monde des pédagos-idéologues n'en peut plus. Ils ne font plus la pluie et le beau temps et les vachards se lâchent. " Les médias l'adorent, lui offrent Une sur Une et sont à fond derrière lui, surtout ceux qui ne connaissent rien à l'école", écrit un instit dépossédé de son pouvoir de formatage des esprits. Et de se rassurer auprès du microcosme des arrogants : "Dès qu'on se rapproche de la sphère éducative, ça se couvre, nombre de journalistes spécialisés ne cachent pas leur scepticisme." Ils n'ont pas renoncé, les "sachants" contre les "apprenants" qui n'ont pas renoncé à les combattre, mais les journalistes même spécialisés ont-ils un droit à influencer la politique gouvernementale ?

Les maths dites "modernes" et la  méthode "globale" de lecture ont fait tant de mal aux enfants que, maintenant qu'ils devenus parents, les adultes refusent de leur faire confiance et de leur livrer leurs enfants. D'autant qu'ils ont été jeunes adultes témoins des tentatives d'endoctrinement par l'école à la théorie du genre ou à l'ABCD de l'égalité. 

Nommé par le président pour ramener le système scolaire à la raison, le ministre a donc pour tâche de mettre un terme à la cabale anti-redoublement. "Il n’est pas normal d’interdire le redoublement, a-t-il déclaré, jeudi 8 juin, dans un entretien au Parisien. Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards." C'est le bon sens, mais c'est ce qui est le moins partagé des intellos. Le ministre de l'Education entend "autoriser à nouveau" le redoublement dès l’année scolaire 2017-2018. Les dominants du monde éducatif, les enseignants du  syndicat FSU (SNES et SNU-ipp) et son satellite, la FCPE refusent de se désavouer. 

L'idéologie fera-t-elle perdre de vue, aux parents d'élèves de cette fédération, l'intérêt de leurs propres enfants, dont ils savent par l'enquête PISA (sur les acquis des élèves auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l'OCDE depuis 2000) et PIRLS (qui évalue l'apprentissage de la lecture dans différents pays participants) qu'ils sont parmi les jeunes scolarisés qui savent le moins bien lire et écrire et comprendre ce qu'ils lisent. 
Pirls 2016, publiée ce mardi 5 décembre 2017 montre que le niveau des CM1 en lecture a baissé ces cinq dernières années, les menant loin derrière les autres pays de l'OCDE. Faut-il néanmoins laisser les élèves en difficulté accroître leur retard en poursuivant leur parcours scolaire comme si de rien n'était et fabriquer des perturbateurs  et des décrocheurs scolaires ?  La gauche veut-elle des adultes manipulables faute d'un accès personnel facilité à la lecture, l'information et la culture?  

Mais "dans des cas qui doivent rester rares", a précisé le ministre. 

La presse désavouée aux élections veut sa revanche.
Au journal Le Monde, on peut gloser sur "la dernière étude du ministère de l’éducation nationale, publiée mardi 21 juin [2016, qui] montre que l’école ne parvient toujours pas à réduire les écarts de réussite suivant le milieu social" et politiser le sujet. Ils savent mais, constamment marxisante, leur approche est biaisée: "en dépit des politiques et des discours sur l’égalité des chances [aveu d'échec], le système scolaire français reste fortement marqué par des écarts de réussite. Il ne parvient pas à réduire ce «noyau dur» d’élèves en difficulté, qui sont en grande majorité issus de milieu social défavorisé." Nous y voilà : l'adéquation est tenace !

En juin 2017, Le Monde maintient. 
"L’annonce sonne comme un signal politique. A trois jours du premier tour des élections législatives, le ministre laisse entendre que la gauche avait, d’un coup et de manière idéologique, supprimé le redoublement – pratique à laquelle l’opinion publique reste attachée. Il revendique une «inflexion importante» par rapport à la ligne de sa prédécesseure, Najat Vallaud-Belkacem, qui avait, sans l’interdire, réduit fortement le recours au redoublement." 
La journaliste feint ainsi d'ignorer qu'un tel aval ministériel encourage le front du refus du redoublement et amplifie la tendance au rejet existante sur le terrain, notamment depuis ce décret de novembre 2014 qui l’avait rendu "exceptionnel", on l'a vu, soit en cas de "rupture des apprentissages" (une période de maladie, par exemple), soit en fin de 3e et de 2de, si un élève n’a pas obtenu l’orientation souhaitée et, rappelons-le, à la demande de ses parents, dont on sait qu'ils ne sont pas maîtres chez eux, d'autant moins quand ils ne parlent pas le français. L'évaluation des compétences non-acquises est évacuée.

Dans la majorité des cas, le passage d’office dans la classe supérieure est donc aujourd’hui la règle. Quels que soient les résultats scolaires et l'avis du conseil de classe. 

La journaliste du Monde écrit comme une syndicaliste FSU...
"Ce décret s’inscrit dans un mouvement de recul sur le long terme," commente-t-elle,  "même si la France reste dans le peloton de tête des pays qui font le plus redoubler". Et même si l'élève ne comprend pas ce qu'il lit, quand il sait lire ?
En classe de 3e, seuls 3 % des élèves ont redoublé en 2015, alors qu'ils étaient déjà peu, 6 %, dix ans plus tôt. En 6e, la baisse est encore plus forte : 1,5 % des élèves redoublaient en 2015, contre 7 % en 2005.  Or, si cette journaliste est compétente, elle sait qu'aujourd'hui, août 2017 (source ministérielle), plus de 20 % des élèves sortent de l'école primaire sans savoir correctement lire, écrire ou compter. Son article est-il donc une désinformation politicienne du niveau d'une twitto ?

La manipulation, ça suffit. 
La même journaliste poursuit sa sélection d'informations, au détriment des éléments en faveur du redoublement. "Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE], 22 % des élèves français de 15 ans disaient, en 2015, avoir redoublé au moins une fois au cours de leur scolarité, contre 38 % en 2003. Deux raisons expliquent cette tendance. La première [comptable et non pédagogique], c’est que le redoublement coûte cher." Elle évoque les 2 milliards d’euros par an, mentionnés plus haut, selon l’Institut des politiques publiques. "La seconde, c’est que, en dépit d’une croyance répandue, il est le plus souvent inefficace, aux yeux de la recherche." C'est là que la twitto devrait produire ses sources... Si l’élève peut progresser l’année du redoublement – puisqu’il refait le même programme [avec d'autres profs et d'autres condisciples, éventuellement dans un autre établissement, avec une maturité plus grande d'un an], à long terme [sic], «le redoublement n’a pas d’effet sur les performances scolaires» et a «toujours un effet négatif sur les trajectoires», affirmait péremptoirement et sans nuances, en janvier 2015, le Conseil national d’évaluation du système scolaire" (CNESCO [dont elle sait, comme vous et moi, quel est le degré d'indépendance et d'objectivité]) dans un rapport remis à l'autorité de tutelle, le ministère. 
"Sans parler des traces psychologiques : perte de confiance, sentiment d’échec, démotivation." Elle oublie l'humiliation, la perte d'estime de soi, etc... C'est catégorique et définitif. Notons que l'opinion adverse n''est pas exprimée.

Les théoriciens pris en flagrant délit d'échec ont toujours un 'plan B'
"Le Cnesco recommandait de trouver d’autres solutions pour prévenir et remédier aux difficultés scolaires," se félicite la petite journaliste : prise en charge des élèves fragiles en classe, remédiation, tutorat… Le coût de ces alternatives - dont certaines existent déjà - n'est pas chiffré; il n'en plus question de budget national...
"Le décret de 2014, aussi, prévoyait un «accompagnement pédagogique spécifique» lorsqu’un élève est autorisé à redoubler." On comprend que ce décret prévoyait tout ! Mais, surtout, que ces familles demandeuses de redoublement ne sont pas bien considérées: elles bravent l'idéologie dominante et ces enfants imposent un surcoût à la société ... "Reste que, dans les faits, cet accompagnement peine à s’organiser dans les classes. En France, les alternatives sont à la traîne," accuse Le Monde. 

"Aujourd’hui, qu’en est-il, à l’heure des conseils de classe de fin d’année ? «Concrètement, le redoublement a quasiment disparu, souligne Julien Maraval, principal de collège et membre du syndicat de chefs d’établissement SNPDEN-UNSA [gauche radicale: elle l'a choisie !] Le seul moment où il peut y avoir redoublement, c’est en fin de 3e, mais il ne peut pas être proposé par le conseil de classe.» Au lycée, même constat : «Le conseil de classe ne peut plus, en fin de 2de, prononcer de redoublement. Il doit obligatoirement proposer une orientation dans une série générale ou technologique», rapporte Claire Guéville, enseignante en lycée [qui s'est laissée déposséder de sa prérogative professionnelle (comme celle de dispenser des connaissances)] et secrétaire nationale du SNES-FSU [les démocrates du journal Le Monde ne connaît pas  les syndicats minoritaires et méprise les syndiqués opprimés]. Au lycée comme au collège, c’est aux parents de demander un redoublement, lorsqu’ils n’ont pas obtenu satisfaction dans leurs vœux d’orientation." On le voit, cette liberté est strictement encadrée. 

Là où la responsabilité gouvernementale est engagée, le conseil de classe n'est pas coupable des effets pervers du décret, contrairement aux allégations du Monde.
"Là où, auparavant, le conseil de classe proposait un redoublement, aujourd’hui, il tend à orienter, en fin de 3e, en lycée professionnel – bac pro ou CAP –, et, après la classe de 2de, en 1re technologique. [De quel autre possibilité dispose-t-il ?] «Certains lycées se sont retrouvés avec des effectifs en STMG [série technologique management et gestion] pléthorique, voire ont dû ouvrir en catastrophe une classe de STMG à la rentrée. Cela fragilise la voie technologique et renforce la hiérarchie des filières," regrette Mme Claire Guéville de Rouen, dont le syndicat SNES-FSU est pourtant consulté par le ministère- faut-il lui rappeler ?- peut émettre des avis et mettre en évidence des risques de cette ampleur. S'il est apte à les dénoncer quand il est en opposition, il doit être apte à les anticiper quand il soutient un décret pervers.

"D’autant qu’aucun moyen n’est mis pour ces élèves en termes de remédiation [c'est-à-dire un coût non chiffré par le CNESCO !]. Ce qu’on reproche à cette politique [de Blanquer], ce n’est pas de limiter le redoublement, mais de ne pas proposer d’alternatives conclut la syndicaliste. [Ces alternatives ont été énumérées plus haut par la journaliste...] 

"Il est trop tôt pour savoir ce que le virage que veut prendre M. Blanquer va changer concrètement, concède-t-elle. Si tant est qu’on puisse parler de virage. Pour Claire Krepper, du SE-UNSA, "on peut parler d’effet d’annonce, car rien ne change en définitive. Pour le ministre, il est clair que le redoublement doit rester exceptionnel. Il nous l’a redit, jeudi [8 juin], lors du Conseil supérieur de l’éducation." Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde et c'est aux professeurs d'en décider au final en Conseil de classe... 

La syndicaliste présente au CSE n'a pas écouté
Résultat de recherche d'images pour "redoublement scolaire"
Au rayon des alternatives, la première des réponses, pour M. Blanquer, réside dans les dispositifs de lutte contre l’échec scolaire. Dans ce cadre, le nouveau ministre prévoit, dès cet été, des stages de remise à niveau d’une semaine fin août pour les élèves entrant en 6e – "au moins en éducation prioritaire", a-t-il nuancé auprès du Parisien –, ainsi que la mise en place d’études dirigées au collège pour que les élèves rentrent chez eux les "devoirs faits". 
La journaliste du Monde est soupçonneuse. "Reste à savoir si ces dispositifs «hors de la classe» suffiront à aider les élèves qui accumulent les difficultés dès les plus petites classes. En termes de soupçons, cette personne pourrait également s'interroger de savoir si, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, l'argent des collectivités a été utilisé au mieux et au bénéfice réel des enfants, notamment les plus défavorisés. On est en droit de penser que la priorité était à la lecture plutôt qu'aux rythmes africains. 
Bilan :  les "difficultés accumulées dès les plus petites classes" ne sont pas un mythe. Il aurait pu y être remédié si les élèves avaient été diagnostiqués et pris en compte sans retard.