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samedi 15 juin 2019

Bac : le gouvernement affecte la sérénité face à l'annonce de la grève de surveillance des épreuves

Mais la presse entretient la psychose 

LCi titre : "Bac 2019 : doit-on s'inquiéter de la grève de surveillance qui menace le 1er jour des épreuves ?

Consultation organisée auprès des personnels du lycée Stéphane Hessel, le 23 mai 2019 à Toulouse
Le Snes-FSU avait annoncé lundi avoir lancé, en avril, une consultation auprès de ses adhérents pour savoir s'ils étaient prêts à cesser le travail le 17 juin. 12% des adhérents ont répondu et plus de 3/4 d'entre eux se disent favorables à cette grève de la surveillance.
Alors que plus de 740.000 candidats plancheront à partir de lundi sur les épreuves du baccalauréat, plane la menace d'une grève de la surveillance. Si l'ampleur du mouvement est difficile à prévoir, le Syndicat national des lycées et collèges, tout comme le ministre de l’Education nationale, assurent que tout est mis en oeuvre pour que les candidats n'en pâtissent pas.
"C'est effectivement possible de s'inquiéter", selon Jean-Rémi Girard, du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), invité de LCI ce vendredi. "La majorité des organisations syndicales qui représentent environ plus des trois quarts des personnels ont appelé à une grève le 17 juin sur la rémunération, la réforme des trois voies du lycée, la loi confiance et la loi fonction publique", explique-t-il, confirmant que "centre d'examen par centre d'examen, il peut tout à fait y avoir des perturbations plus ou moins importantes".

Classé à droite, le Syndicat national des lycées et collèges assure que tout sera mis en oeuvre pour que les candidats n'en pâtissent pas. 
"Tout un tas de choses ont été mises en place par les rectorats pour essayer de convoquer des personnes, y compris qui ne sont pas censées surveiller le bac", notamment des professeurs  à la retraite, précise encore Jean-Rémi Girard, estimant que "ça montre aussi que le ministère est lui même inquiet contrairement à ce qu'il dit sur le fait que la mobilisation peut être très forte."

"Je pense qu’il y aura peu de grévistes et surtout, de toutes les façons, nous compenserons les grévistes qu’il pourrait y avoir par d’autres personnes et donc l’examen aura lieu normalement", a affirmé de son côté Jean-Michel Blanquer ce vendredi sur RTL, assurant que "les épreuves vont se passer normalement".

"On est dans un état de blocage du dialogue sans précédent"

Des candidats au baccalauréat passent l'épreuve de philosophie (illustration).
"Pour signaler qu'on trouve toujours des solutions pour que les lycéens ne soient pas pénalisés", le représentant du Snalc a souligné que "la dernière fois qu'une action de ce type a eu lieu, c'était en mai 68, et les lycéens ont eu le bac, même plus qu'en 69". On parle même de braderie...

Pour mémoire, des syndicats d'enseignants ont appelé à la grève de la surveillance des épreuves du premier jour (philosophie pour les Terminales générales et technologiques, français pour les Premières), pour protester contre la réforme du bac qui réduit notamment le nombre d'épreuves finales de l'examen au profit du contrôle continu et qui s'accompagne d'une refonte de l'enseignement au lycée. 
C'est la première fois depuis 2003 qu'un tel appel est déposé par des syndicats pour le bac. "Ce que nous on aimerait quand même signaler, c'est que si on en arrive là, c'est que il n'y a plus rien qui marche pour nous, représentants des personnels, qu'on est dans un état de blocage du dialogue sans précédent", explique encore Jean-Rémi Girard.

L'intersyndicale regroupe le Snes-FSU, syndicat dominant - de gauche, extrême dans certaines académies - chez les enseignants du secondaire, Sud-Education, la CGT et un collectif de Stylos Rouges. Les académies "les plus impliquées" sont Montpellier, Toulouse (où Belloubet fut rectrice) et Créteil, selon la responsable syndicale.
D'autres syndicats, bien que critiques envers la politique de Jean-Michel Blanquer, ont refusé de se joindre à cette action. Sans surprise, signalons que le SGEN-CFDT n'est pas favorable à la grève...
Alors que l'appel à faire la grève de la surveillance concerne également les épreuves du brevet fin juin," Jean-Rémi Girard a souligné sur ce point qu'"on n'est pas encore le 17" et qu'"une grève, ça sert aussi à ouvrir des négociations."
  - Visactu

mardi 23 octobre 2018

#Pasdevague: des enseignants dénoncent "l'omerta" de l'Education nationale sur les violences aux profs

#Pasdevague: quand les "violences scolaires " cessent d'être un paravent pour les agressions contre les  enseignants 

Les enseignants refusent de se cacher derrière le sujet des violences scolaires

Elle ne paraît ni jeune, ni inexpérimentée;
son agresseur ne paraît pas avoir seulement 15 ans
et la photo ne montre pas l'énergumène qui lui fait un doigt d'honneur
(comme pour Macron, à Saint-Martin)
Mais les enseignants qui mettent en cause l'institution et se targuent de constituer des "équipes pédagogiques" sont ceux-là mêmes qui n'hésitent pas à dénigrer leurs collègues en difficulté avec des classes souvent réputées difficiles dont ils n'ont pas voulu, faisant valoir leur ancienneté,  lors de leur répartition en réunion de professeurs, discipline par discipline. Les cas sont nettement plus nombreux en section professionnelle qu'en section scientifique et moins répandus en maths ou physique qu'en seconde langue étrangère...

Ecoutons toutefois les professeurs vertueux, bien qu'ils soient souvent les mieux "couverts" contre les débordements adolescents, non seulement par leur enseignement fortement coefficienté au bac, mais aussi par le syndicat dominant et, de facto, par l'association amie de parents d'élèves. 

Depuis la révélation d'une vidéo d'un élève menaçant sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil, les vannes sont ouvertes. Sur les réseaux sociaux, les enseignants dénoncent, sous le hashtag ironique #pasdevague, la sous-estimation de la violence en milieu scolaire, mise sous le boisseau par de nombreux chefs d'établissements, selon leurs témoignages, aussi avec la complicité du corps enseignant et surtout celle des syndicats. Depuis 18 heures dimanche, plus de 35.000 tweets ont été publiés sous le hashtag. Les réseaux sociaux ont du bon, mais les avis politiques et syndicaux sont mitigés...

Face aux insultes et à la violence subies, nombre d'enseignants se sentent abandonnés en rase campagne er se réfugient sur Twitter pour témoigner.



Des centaines d'enseignants saisissent l'occasion de l'agression avec arme d'une collègue dans une classe de Créteil pour se saisir du tabou des violences faites aux profs

Cette omerta ancienne se fissure à la suite de campagnes contre les violences faites aux femmes. L'enseignante en sciences de Créteil est-elle bonne professeure ou mauvaise, là n'est pas la question, car les élèves en situation d'échec scolaire et sans référence familiale, notamment paternelle, en sont un pour elle, comme pour les autres, singulièrement ceux du quartier, une cause essentielle de violences, hors et dans l'établissement scolaire, celui-ci et bien d'autres. Mais cette fonctionnaire est désormais devenue intéressante, au même titre que les femmes victimes de violences conjugales ou de harcèlement ici ou là. Le cas des hommes est plus compliqué, car un professeur homme peut être agressé, s'il n'est ni homosexuel, ni noir, il ne peut espérer sensibiliser  à sa situation qui que ce soit, "équipe pédagogique", hiérarchie ou association, au nom d'une homophobie ou d'un racisme supposé. S'il est Blanc, l'élève noir a tout pouvoir sur lui, avec le soutien de la société entière, qu'elle reste silencieuse ou qu'elle se mobilise. Ne parlons même pas du migrant sub-saharien, oriental ou proche-oriental...

"C'est vous le problème"
"La phrase entendue par tous les profs un jour dans leur carrière, c’est 'Qu’est-ce que vous avez fait à ce jeune pour qu’il en arrive à ça?'", résume dans Le Parisien Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées et des collèges (SNALC). 
"On [l'administration] vous fait comprendre que c’est vous le problème, ajoute Jérémy Destenave, enseignant de SVT en Dordogne et membre du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES). Et que vous pratiquez mal votre métier si vous subissez ça."

Beaucoup de professeurs mettent ces silences sur le compte du souci de la réputation des établissements, certains qualifiant l'Education nationale d'autre "grande muette" après l'Armée.
"Cacher les incidents sous le tapis, c'est préserver la réputation de l'établissement", explique Marie-Christine dans MarianneMalheureusement, ainsi, on donne le pouvoir aux élèves. Et nous ne sommes que plus vulnérables."
"Il existe une forme d'omerta", confirme la principale adjointe d'un collège de Seine-Saint-Denis, sous couvert d'anonymat, de peur  de représailles. "Un chef d'établissement n'a rien à gagner à signaler les problèmes de son collège ou de son lycée". En clair, il a tout à y perdre.

Ne pas faire de vagues, pour ne pas indisposer la collectivité

Quand réponses il y a, ce ne sont souvent pas les bonnes, estiment d'autres enseignants: "On a eu systématiquement droit à des mesures sécuritaires", raconte par exemple une prof du lycée Suger de Saint-Denis (93), théâtre régulier de violences. Et voici les raisons idéologiques qui font que rien ne bouge.

"La formation des enseignants a énormément régressé au cours des dernières années", juge aussi Agnès Renaud, professeure de lettres au lycée Paul-Eluard à Saint-Denis. On ne lui demande pas à quel syndicat elle adhère... Or les jeunes profs sont "jetés dans le bain" des collèges difficiles. Ce qu'elle ne dit pas - et que PaSidupes a dénoncé plus haut - c'est que ces professeurs d'extrême gauche - ou simplement de gauche, tout aussi vertueuse et exemplaire - perpétuent les inégalités entre collègues d'un même établissement. Ceux qui y sont ancrés et font la pluie et le mauvais temps : ils ne voient jamais un rayon d'espoir, mais le syndicalisme idéologique n'aime pas le soleil.  

Ensuite, "ça passe ou ça casse".
L'indignation suscitée a conduit le gouvernement à promettre un "plan d'actions". Un de plus ! Encore faudra-t-il qu'il ne soit pas catalogué "sécuritaire", car, l'émotion une fois retombée, la sécurité des profs peut attendre... Jean-Michel Blanquer "encourage" l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, a-t-il dit au Parisien lundi. Un "comité stratégique" - c'est comme les "cellules psychologiques, ça donne bonne conscience - doit se réunir cette semaine pour plancher sur une série de mesures.
Les téléphones portables, non; les armes de poing, oui !

jeudi 20 septembre 2018

Vers plus d'austérité dans le "nouveau monde" scolaire de Macron

2.600 postes supprimés dans le secondaire, 1.900 créés dans le primaire : le compte n'y est pas !

La vérité sur les chiffres suscite la "colère" du syndicat dominant du secondaire.

Quelque 2.600 postes d'enseignants seront supprimés l'an prochain dans les collèges et lycées publics et environ 1.900 seront créés dans le primaire, a précisé mercredi le ministère de l'Education, des chiffres qui suscitent la "colère" du principal syndicat du secondaire.


Le nombre de postes diminuerait "au global" de 1.800 en 2019 et seuls seraient concernés le second degré et les services administratifs, avait annoncé le ministre Jean-Michel Blanquer, lundi. La réalité est sensiblement différente...

Le total des suppressions de postes, toutes catégories confondues, atteint 3.600: environ 2.600 postes seront supprimés dans le secondaire (collèges et lycées), 400 dans les services administratifs, 600 dans l'enseignement privé, a précisé mercredi l'entourage du ministre. Parallèlement, 1.900 postes seront créés dans le primaire.

Le budget 2019 sera pourtant en hausse de 850 millions d'euros, selon le ministre qui avait affirmé vouloir "poursuivre le rééquilibrage en faveur de l'école primaire".

Ces créations doivent notamment permettre de financer le dédoublement des effectifs dans les classes de CP et CE1 des quartiers défavorisés, qui concernera 300.000 élèves par an à la rentrée prochaine.

Avec plusieurs membres du gouvernement, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, ont justifié les suppressions de postes dans le secondaire par le besoin de s'adapter à la "démographie scolaire", notamment les immigrations choisies, mais aussi subie
Mais selon une récente étude de la Depp, l'agence de statistiques du ministère, les effectifs du second degré vont augmenter à chaque rentrée scolaire jusqu'en 2022, alors que notre natalité flanche.
Entre 2019 et 2021, l'augmentation des effectifs sera la plus marquée "avec environ 40.000 élèves supplémentaires attendus chaque rentrée".

Le Snes-FSU,  syndicat du secondaire marqué à gauche, a exprimé sa "colère". 

Résultat de recherche d'images pour "austerité scolaire ecole"
Le solde annoncé "cachait la réalité du nombre de suppressions dans le second degré: 2.600 postes y disparaîtront en 2019 par redéploiement entre premier et second degré", écrit-il mercredi dans un communiqué, en réaction à des chiffres détaillés par l'agence d'information AEF.

Ces coupes "vont contribuer à une nouvelle dégradation des conditions d'études des élèves et de travail des enseignants".

Sa secrétaire générale, Frédérique Rolet a indiqué son intention de rencontrer d'autres organisations pour "envisager très rapidement des grèves dans l'éducation", "avant les vacances de la Toussaint".
Le syndicat SE-Unsa a de son côté "condamné les suppressions de postes enseignants" et "dénoncé la dégradation des conditions de travail et le recours aux vieilles recettes".

Dans Le Figaro de lundi, le ministre de l'Education avait dit vouloir maintenir le volume d'enseignement grâce au recours aux heures supplémentaires qui seront exonérées de cotisations salariales
Mais le SE-Unsa dit s'opposer "à la logique de multiplication des heures supplémentaires qui ignore la charge de travail des professeurs" et lance une pétition contre le retour d' "une deuxième heure supplémentaire imposée".

samedi 16 décembre 2017

Redoublement scolaire: le retour à la raison

La démagogie progressiste de la gauche et de la fédération dominante de parents d'élèves au point mort

La décision du ministre de l’Education "d’autoriser à nouveau" le redoublement va dans le bon sens 

Le ministre s'attaque ainsi à l'idée reçue imposée par la gauche selon laquelle le redoublement serait une solution inefficace. Contrairement à ce qu'elle persiste à proclamer, la tendance générale dans l'opinion n'est pas à l'abandon de cette pratique. 

Un sondage de 2015 révélait déjà que
69 % des élèves se déclarent plutôt ou tout à fait favorables à la suppression du redoublement. La ministre (2014-2017) Najat Vallaud-Belkacem a balayé d'un revers de manche l'avis d'une vaste majorité d'élèves qui voient une seconde chance dans la possibilité de redoubler. 
La socialiste se targuait de l'idée répandue qu'il n'est pas vécu comme une réussite ! Du même coup, la socialiste de gauche ignorait que l'échec peut être formateur. N'a-t-elle pas elle-même collé, à deux reprises, au concours de l'ENA, avant de devenir ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche? Battue à la législative de 2017, elle est d'ailleurs en ...recherche d'emploi au Sénat ou au parlement de Strasbourg. Ainsi se forge-t-elle actuellement une nouvelle motivation et une confiance en soi toute neuve.

Jusqu'ici, les dés étaient pipés par l'idéologie dominante, mais aussi les esprits comptables du ministère, le coût d'un redoublement

Selon une étude organisée par le Conseil national de l'évaluation du système scolaire (CNESCO), l'expérience du redoublement, par les redoublants eux-mêmes, apparaît "très négative", sur "certaines points" montés en épingle: on ne retient pas le positif. En effet, le CNESCO est placé sous l'autorité du ministre chargé de ...l'Education nationale, pour évaluer les effets de la politique décidée par son supérieur hiérarchique politique.
Or, un décret de Najat Vallaud-Belkacem, en date du 20 novembre 2014modifie le code de l'éducation et rend la pratique du redoublement plus exceptionnelle en France, en la limitant à deux cas de figure : le redoublement peut être consécutif à une interruption de scolarité, ou exprimer le choix de la famille de s'opposer à la décision définitive d'orientation proposée à l'issue des niveaux de troisième de collège et de seconde de lycée : "Pour les élèves des classes de troisième et de seconde, lorsque la décision d'orientation définitive n'obtient pas l'assentiment des représentants légaux de l'élève ou de l'élève majeur, ceux-ci peuvent demander le maintien dans le niveau de classe d'origine." Le décret mettait le feu aux rapports parents-ados ! Et croyez-vous que les membres du CNESCO, nommé par la ministre, allaient la contrarier ?
Menée auprès de 5.615 élèves dans 60 établissements du 10 novembre au 5 décembre 2014, cette enquête sur la perception du redoublement par les élèves a été effectuée deux mois après la publication du décret... Le gouvernement n'en a retenu que ce qui lui convenait, la presse se chargeant de valoriser une limitation du redoublement, une pratique pédagogique jugée à la fois inefficace et trop chère.

Le coût du redoublement est estimé à deux milliards par an, selon une étude aussi inédite que bienvenue. Exactement (et sans gonflette ?), environ 0,4 milliard pour le redoublement en primaire (largement pris en charge par les municipalités) et 0,6 milliard au collège (à la charge des Conseils généraux d'alors). Au lycée, à la louche, pour les besoins de la cause, il était estimé à "environ 1 milliard d'euros", pour faire un chiffre rond.
Elle avait été confiée aux économistes de l'Institut des Politiques Publiques (IPP), dont le directeur de 39 ans - inspirateur de propositions pour la réforme des retraites de Macron - est un proche du socialiste de gauche Thomas Piketty, afin de répondre aux interrogations soulevées lors de la préparation de la conférence de consensus, organisée les 27 et 28 janvier 2015 par le ...CNESCO. Objectif non dissimulé : des économies progressives en cas de suppression du redoublement. L'intérêt pédagogique après. L'échec et le décrochage scolaires sont récompensés.

Si il demeure élevé en France, par rapport aux autres pays, le taux de redoublement a nettement régressé au cours de la dernière décennie. Or, les compétences en lecture et compréhension des écoliers français en classe de CM1 sont en baisse par rapport au début des années 2000, révèle l'étude internationale PIRLS. 
La gauche conservatrice tente de bloquer Blanquer

Sa presse développe l'idée que le ministre Jean-Michel Blanquer opérerait des retours en arrière, selon la communauté éducative. Le Monde et Libération ne supportent pas que les rythmes scolaires, le collège unique ou l’accompagnement éducatif puissent être remis en question depuis les dernières élections qui ont laminé le Parti socialiste. 

Blanquer est apprécié des Français et cette presse en fait une cible. 
En 4 mois, il est devenu intouchable et le petit monde des pédagos-idéologues n'en peut plus. Ils ne font plus la pluie et le beau temps et les vachards se lâchent. " Les médias l'adorent, lui offrent Une sur Une et sont à fond derrière lui, surtout ceux qui ne connaissent rien à l'école", écrit un instit dépossédé de son pouvoir de formatage des esprits. Et de se rassurer auprès du microcosme des arrogants : "Dès qu'on se rapproche de la sphère éducative, ça se couvre, nombre de journalistes spécialisés ne cachent pas leur scepticisme." Ils n'ont pas renoncé, les "sachants" contre les "apprenants" qui n'ont pas renoncé à les combattre, mais les journalistes même spécialisés ont-ils un droit à influencer la politique gouvernementale ?

Les maths dites "modernes" et la  méthode "globale" de lecture ont fait tant de mal aux enfants que, maintenant qu'ils devenus parents, les adultes refusent de leur faire confiance et de leur livrer leurs enfants. D'autant qu'ils ont été jeunes adultes témoins des tentatives d'endoctrinement par l'école à la théorie du genre ou à l'ABCD de l'égalité. 

Nommé par le président pour ramener le système scolaire à la raison, le ministre a donc pour tâche de mettre un terme à la cabale anti-redoublement. "Il n’est pas normal d’interdire le redoublement, a-t-il déclaré, jeudi 8 juin, dans un entretien au Parisien. Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards." C'est le bon sens, mais c'est ce qui est le moins partagé des intellos. Le ministre de l'Education entend "autoriser à nouveau" le redoublement dès l’année scolaire 2017-2018. Les dominants du monde éducatif, les enseignants du  syndicat FSU (SNES et SNU-ipp) et son satellite, la FCPE refusent de se désavouer. 

L'idéologie fera-t-elle perdre de vue, aux parents d'élèves de cette fédération, l'intérêt de leurs propres enfants, dont ils savent par l'enquête PISA (sur les acquis des élèves auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l'OCDE depuis 2000) et PIRLS (qui évalue l'apprentissage de la lecture dans différents pays participants) qu'ils sont parmi les jeunes scolarisés qui savent le moins bien lire et écrire et comprendre ce qu'ils lisent. 
Pirls 2016, publiée ce mardi 5 décembre 2017 montre que le niveau des CM1 en lecture a baissé ces cinq dernières années, les menant loin derrière les autres pays de l'OCDE. Faut-il néanmoins laisser les élèves en difficulté accroître leur retard en poursuivant leur parcours scolaire comme si de rien n'était et fabriquer des perturbateurs  et des décrocheurs scolaires ?  La gauche veut-elle des adultes manipulables faute d'un accès personnel facilité à la lecture, l'information et la culture?  

Mais "dans des cas qui doivent rester rares", a précisé le ministre. 

La presse désavouée aux élections veut sa revanche.
Au journal Le Monde, on peut gloser sur "la dernière étude du ministère de l’éducation nationale, publiée mardi 21 juin [2016, qui] montre que l’école ne parvient toujours pas à réduire les écarts de réussite suivant le milieu social" et politiser le sujet. Ils savent mais, constamment marxisante, leur approche est biaisée: "en dépit des politiques et des discours sur l’égalité des chances [aveu d'échec], le système scolaire français reste fortement marqué par des écarts de réussite. Il ne parvient pas à réduire ce «noyau dur» d’élèves en difficulté, qui sont en grande majorité issus de milieu social défavorisé." Nous y voilà : l'adéquation est tenace !

En juin 2017, Le Monde maintient. 
"L’annonce sonne comme un signal politique. A trois jours du premier tour des élections législatives, le ministre laisse entendre que la gauche avait, d’un coup et de manière idéologique, supprimé le redoublement – pratique à laquelle l’opinion publique reste attachée. Il revendique une «inflexion importante» par rapport à la ligne de sa prédécesseure, Najat Vallaud-Belkacem, qui avait, sans l’interdire, réduit fortement le recours au redoublement." 
La journaliste feint ainsi d'ignorer qu'un tel aval ministériel encourage le front du refus du redoublement et amplifie la tendance au rejet existante sur le terrain, notamment depuis ce décret de novembre 2014 qui l’avait rendu "exceptionnel", on l'a vu, soit en cas de "rupture des apprentissages" (une période de maladie, par exemple), soit en fin de 3e et de 2de, si un élève n’a pas obtenu l’orientation souhaitée et, rappelons-le, à la demande de ses parents, dont on sait qu'ils ne sont pas maîtres chez eux, d'autant moins quand ils ne parlent pas le français. L'évaluation des compétences non-acquises est évacuée.

Dans la majorité des cas, le passage d’office dans la classe supérieure est donc aujourd’hui la règle. Quels que soient les résultats scolaires et l'avis du conseil de classe. 

La journaliste du Monde écrit comme une syndicaliste FSU...
"Ce décret s’inscrit dans un mouvement de recul sur le long terme," commente-t-elle,  "même si la France reste dans le peloton de tête des pays qui font le plus redoubler". Et même si l'élève ne comprend pas ce qu'il lit, quand il sait lire ?
En classe de 3e, seuls 3 % des élèves ont redoublé en 2015, alors qu'ils étaient déjà peu, 6 %, dix ans plus tôt. En 6e, la baisse est encore plus forte : 1,5 % des élèves redoublaient en 2015, contre 7 % en 2005.  Or, si cette journaliste est compétente, elle sait qu'aujourd'hui, août 2017 (source ministérielle), plus de 20 % des élèves sortent de l'école primaire sans savoir correctement lire, écrire ou compter. Son article est-il donc une désinformation politicienne du niveau d'une twitto ?

La manipulation, ça suffit. 
La même journaliste poursuit sa sélection d'informations, au détriment des éléments en faveur du redoublement. "Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE], 22 % des élèves français de 15 ans disaient, en 2015, avoir redoublé au moins une fois au cours de leur scolarité, contre 38 % en 2003. Deux raisons expliquent cette tendance. La première [comptable et non pédagogique], c’est que le redoublement coûte cher." Elle évoque les 2 milliards d’euros par an, mentionnés plus haut, selon l’Institut des politiques publiques. "La seconde, c’est que, en dépit d’une croyance répandue, il est le plus souvent inefficace, aux yeux de la recherche." C'est là que la twitto devrait produire ses sources... Si l’élève peut progresser l’année du redoublement – puisqu’il refait le même programme [avec d'autres profs et d'autres condisciples, éventuellement dans un autre établissement, avec une maturité plus grande d'un an], à long terme [sic], «le redoublement n’a pas d’effet sur les performances scolaires» et a «toujours un effet négatif sur les trajectoires», affirmait péremptoirement et sans nuances, en janvier 2015, le Conseil national d’évaluation du système scolaire" (CNESCO [dont elle sait, comme vous et moi, quel est le degré d'indépendance et d'objectivité]) dans un rapport remis à l'autorité de tutelle, le ministère. 
"Sans parler des traces psychologiques : perte de confiance, sentiment d’échec, démotivation." Elle oublie l'humiliation, la perte d'estime de soi, etc... C'est catégorique et définitif. Notons que l'opinion adverse n''est pas exprimée.

Les théoriciens pris en flagrant délit d'échec ont toujours un 'plan B'
"Le Cnesco recommandait de trouver d’autres solutions pour prévenir et remédier aux difficultés scolaires," se félicite la petite journaliste : prise en charge des élèves fragiles en classe, remédiation, tutorat… Le coût de ces alternatives - dont certaines existent déjà - n'est pas chiffré; il n'en plus question de budget national...
"Le décret de 2014, aussi, prévoyait un «accompagnement pédagogique spécifique» lorsqu’un élève est autorisé à redoubler." On comprend que ce décret prévoyait tout ! Mais, surtout, que ces familles demandeuses de redoublement ne sont pas bien considérées: elles bravent l'idéologie dominante et ces enfants imposent un surcoût à la société ... "Reste que, dans les faits, cet accompagnement peine à s’organiser dans les classes. En France, les alternatives sont à la traîne," accuse Le Monde. 

"Aujourd’hui, qu’en est-il, à l’heure des conseils de classe de fin d’année ? «Concrètement, le redoublement a quasiment disparu, souligne Julien Maraval, principal de collège et membre du syndicat de chefs d’établissement SNPDEN-UNSA [gauche radicale: elle l'a choisie !] Le seul moment où il peut y avoir redoublement, c’est en fin de 3e, mais il ne peut pas être proposé par le conseil de classe.» Au lycée, même constat : «Le conseil de classe ne peut plus, en fin de 2de, prononcer de redoublement. Il doit obligatoirement proposer une orientation dans une série générale ou technologique», rapporte Claire Guéville, enseignante en lycée [qui s'est laissée déposséder de sa prérogative professionnelle (comme celle de dispenser des connaissances)] et secrétaire nationale du SNES-FSU [les démocrates du journal Le Monde ne connaît pas  les syndicats minoritaires et méprise les syndiqués opprimés]. Au lycée comme au collège, c’est aux parents de demander un redoublement, lorsqu’ils n’ont pas obtenu satisfaction dans leurs vœux d’orientation." On le voit, cette liberté est strictement encadrée. 

Là où la responsabilité gouvernementale est engagée, le conseil de classe n'est pas coupable des effets pervers du décret, contrairement aux allégations du Monde.
"Là où, auparavant, le conseil de classe proposait un redoublement, aujourd’hui, il tend à orienter, en fin de 3e, en lycée professionnel – bac pro ou CAP –, et, après la classe de 2de, en 1re technologique. [De quel autre possibilité dispose-t-il ?] «Certains lycées se sont retrouvés avec des effectifs en STMG [série technologique management et gestion] pléthorique, voire ont dû ouvrir en catastrophe une classe de STMG à la rentrée. Cela fragilise la voie technologique et renforce la hiérarchie des filières," regrette Mme Claire Guéville de Rouen, dont le syndicat SNES-FSU est pourtant consulté par le ministère- faut-il lui rappeler ?- peut émettre des avis et mettre en évidence des risques de cette ampleur. S'il est apte à les dénoncer quand il est en opposition, il doit être apte à les anticiper quand il soutient un décret pervers.

"D’autant qu’aucun moyen n’est mis pour ces élèves en termes de remédiation [c'est-à-dire un coût non chiffré par le CNESCO !]. Ce qu’on reproche à cette politique [de Blanquer], ce n’est pas de limiter le redoublement, mais de ne pas proposer d’alternatives conclut la syndicaliste. [Ces alternatives ont été énumérées plus haut par la journaliste...] 

"Il est trop tôt pour savoir ce que le virage que veut prendre M. Blanquer va changer concrètement, concède-t-elle. Si tant est qu’on puisse parler de virage. Pour Claire Krepper, du SE-UNSA, "on peut parler d’effet d’annonce, car rien ne change en définitive. Pour le ministre, il est clair que le redoublement doit rester exceptionnel. Il nous l’a redit, jeudi [8 juin], lors du Conseil supérieur de l’éducation." Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde et c'est aux professeurs d'en décider au final en Conseil de classe... 

La syndicaliste présente au CSE n'a pas écouté
Résultat de recherche d'images pour "redoublement scolaire"
Au rayon des alternatives, la première des réponses, pour M. Blanquer, réside dans les dispositifs de lutte contre l’échec scolaire. Dans ce cadre, le nouveau ministre prévoit, dès cet été, des stages de remise à niveau d’une semaine fin août pour les élèves entrant en 6e – "au moins en éducation prioritaire", a-t-il nuancé auprès du Parisien –, ainsi que la mise en place d’études dirigées au collège pour que les élèves rentrent chez eux les "devoirs faits". 
La journaliste du Monde est soupçonneuse. "Reste à savoir si ces dispositifs «hors de la classe» suffiront à aider les élèves qui accumulent les difficultés dès les plus petites classes. En termes de soupçons, cette personne pourrait également s'interroger de savoir si, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, l'argent des collectivités a été utilisé au mieux et au bénéfice réel des enfants, notamment les plus défavorisés. On est en droit de penser que la priorité était à la lecture plutôt qu'aux rythmes africains. 
Bilan :  les "difficultés accumulées dès les plus petites classes" ne sont pas un mythe. Il aurait pu y être remédié si les élèves avaient été diagnostiqués et pris en compte sans retard.

dimanche 24 janvier 2016

Grève du 26 janvier: le socio-libéralisme de l'Etat-PS à l'épreuve de la grogne sociale

Ecoles, avions, taxis… comment vous organiser pour éviter la galère

Plusieurs catégories socio-professionnelles appellent à des mobilisations. 

Mardi sera la grosse journée sociale de la semaine. Le fonctionnement des hôpitaux, des écoles et des collèges devrait être perturbé, jusqu'à 50% des vols pourraient être touchés, tandis que les taxis prévoient de bloquer l'accès aux aéroports parisiens dès 6 heures du matin.
Qui fait grève ? Pourquoi ? Et surtout, où ? Comment allons-nous faire?

"Mardi noir." 

"Importantes grèves."
C’est dit : mardi sera une grosse journée d’action sociale. Plusieurs catégories socioprofessionnelles (taxi, fonction publique, contrôleurs aériens) appellent en effet à la mobilisation. Alors autant se préparer.Metronews fait le point. Histoire de ne pas avoir (trop) de mauvaises surprises, mardi matin. 

Ça va bloquer dans les rues 

CGT, FO et Solidaires, trois syndicats majoritaires, ont appelé les 5,6 millions d'agents de la fonction publique à faire grève.
Pourquoi ils grondent ? Soumis à un régime de rigueur depuis 2010, les fonctionnaires manifestent pour la hausse de leur pouvoir d’achat.
Où est-ce que ça va bloquer ? A Paris, le cortège quitte Montparnasse vers 14 h rejoindra, en direction des Invalides. Des perturbations de circulation sont donc à prévoir sur le parcours.

Ça va bloquer dans les écoles

Les enseignants (environ 40% des 2,4 millions d'agents de la fonction publique d'État) devraient se joindre à l’appel de la fonction publique. Ils sont appelés à se mobiliser par l'intersyndicale Snes-FSU et CGT, Snep, Snalc, FO et Sud, contre la réforme du collège

Où est-ce que ça va bloquer ? Dans la capitale, le cortège des enseignants des académies de Paris, Créteil et Versailles s'ébranlera
à 13h30 de Port-Royal et rejoindra les autres fonctionnaires à Montparnasse. De nombreux défilés sont aussi prévus en province. 

Et dans les établissements scolaires ? Si les profs sont dans la rue, c'est qu'ils n'assurent pas la garderie des enfants.
Crèches publiques, écoles maternelles ou élémentaires, périscolaire ou cantine risquent d'être fermées. Les chiffres prévisionnels ne tomberont que lundi après-midi, mais "les premières remontées des écoles annoncent que ce mouvement sera suivi de manière significative", déclare le SNuipp (syndicat dominant du primaire) dans un communiqué. A Paris, déjà 35 écoles ont déclaré qu’elles seraient fermées et celles qui restent ouvertes compteront près de 45 % de grévistes.
 
Soumis à un régime de rigueur depuis juillet 2010, les 5,6 millions d'agents de la fonction publique sont appelés à faire grève et à manifester pour une hausse de leur pouvoir d'achat. Majoritaires aux élections professionnelles chez les syndicats représentatifs (48,55% des voix),
rémunération et la carrière des fonctionnaires (PPCR) que le gouvernement a décidé, en septembre, de mettre malgré tout en œuvre. Ils entendent dénoncer le gel, depuis juillet 2010, du point d'indice servant à calculer le salaire de base des fonctionnaires qui auraient perdu, "compte tenu de l'inflation, 8% de leur pouvoir d'achat", a calculé FO.  les trois syndicats n'ont pas signé l'accord sur la 
Un premier rendez-vous salarial dans le cadre de cet accord est prévu en février. Sans exclure un dégel du point d'indice, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a déjà prévenu que cette possible hausse ne serait "sans doute pas à la hauteur de ce que demandent les syndicats".

De son côté, le SNES-FSU, syndicat hégémonique du secondaire, fait le point sur les mobilisations prévues dans les collèges et lycées.
Outre la baisse du pouvoir d'achat, CGT, FO et Solidaires dénoncent "la perte d'emplois dans des secteurs clés de la fonction publique". Ils soulignent que si des créations de postes ont été annoncées dans l'Éducation nationale (+ 8561 en 2016) et dans les secteurs de la sécurité (+ 732 police-gendarmerie, + 978 justice en 2016), la fonction publique a perdu des effectifs. Les trois syndicats réclament "des créations nettes d'emplois publics statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin", notamment le secteur hospitalier.

Ça va bloquer en Ile-de-France.

Des milliers de chauffeurs de taxi sont appelés à se mobiliser dans toute la France.
Pourquoi ils grondent ? Ils protestent contre ce qu'ils appellent les "dérives" du secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC), leur bête noire, depuis qu'ils ont éliminé la concurrence d'Uber. "On mesure une baisse d'activité de 20% sur les plateformes de réservation et de 30% dans la rue", a assuré le directeur général des Taxis Bleus, Yann Ricordel. Cette dernière réclame au gouvernement "soit la suppression immédiate des VTC, soit l'indemnisation conséquente de tous les chauffeurs de taxi".

Où est-ce que ça va bloquer ?
Cette grève "risque d'être fortement suivie et très dure", a prévenu mercredi Serge Metz, PDG de Taxis G7, qui déconseille carrément de prendre sa voiture.
"Ça va être chaud", menace aussi Karim Asnoun (CGT taxis), porte-parole de l'une des intersyndicales. Blocages, des opérations escargots, barrages filtrants et embouteillages sont en effet prévus aux portes des grandes villes.... 
Des manifestations sont notamment prévues à Toulouse, Nantes, Bordeaux, Marseille, Grenoble, Lyon, Lille… A Paris, les taxis prévoient de se retrouver autour des aéroports parisiens de Roissy et Orly à partir de 6 h du matin. Des rendez-vous sont fixés porte Maillot et près du ministère de l'Economie et des Finances de Bercy. Des secteurs à éviter, donc, si vous êtes en voiture.

Ça va bloquer dans les airs

Les contrôleurs aériens sont appelés à cesser le travail, par les deux premiers syndicats d’aiguilleurs. 

Pourquoi ils grondent ?
Attachés à leur régime spécifique de primes, donc accrochés à leurs avantages acquis très favorables, qui représentent plus de la moitié de la rémunération des aiguilleurs, les syndicats de contrôleurs aériens réclament d'être exclus de la refonte du système de prime de la fonction publique, qui, selon eux, lèse leur pouvoir d'achat. Ils dénoncent aussi les suppressions d'effectifs opérées ces dernières années dans leur catégorie.

Où est-ce que ça va bloquer ?
Des "perturbations sont attendues sur l'ensemble du territoire", prévient dans un communiqué la DGAC (direction générale de l’aviation civile) en invitant les passagers à s'informer directement auprès des compagnies pour connaître les programmes précis de vols. Elle a cependant demandé aux compagnies d’annuler préventivement 20% de leurs vols en raison de cet appel à la grève.