POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est violences scolaires. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est violences scolaires. Afficher tous les articles

vendredi 8 novembre 2019

Macron renonce au projet Europacity

Le mégacomplexe du Val-d'Oise ne verra pas le jour : Macron recule face aux écologistes !

Le chef de l'Etat a décidé d'abandonner le centre commercial Europacity, mais réfléchit "à un projet alternatif plus vaste que le triangle de Gonesse" 

Résultat de recherche d'images pour ""https://pbs.twimg.com/card_img/1192403304862638080/nD520Q00"

Mégacomplexe de loisirs et commerces, à... Gonesse, dans le Val-d'Oise, le projet Europacity était largement soutenu par les élus locaux. Mais, depuis des années il suscitait aussi une opposition multiforme d'organisations écologistes et d'associations de commerçants. Ces contestations ont régulièrement été portées devant la justice administrative, parfois avec succès, ralentissant la réalisation du projet. Elles ont obtenu gain de cause, ce jeudi 7 novembre. 

Macron a finalement lâché. "Le président de la République a décidé de ne pas poursuivre le projet Europacity", a indiqué jeudi 7 novembre l'Elysée. Au prétexte que le projet serait "daté et dépassé", Macron a décidé qu'il "ne correspond plus aux aspirations de nos concitoyens". 

L'annonce intervient avant que ne se tienne jeudi après-midi un troisième Conseil de défense écologique qui s'annonçait houleux.
Lors du premier Conseil de défense écologique en mai, Macron avait déjà annoncé l'abandon d'un autre projet, celui de la mine Montagne d'or en Guyane.
L'annonce du recul de Macron sur ce projet intervient à son retour de Chine. Or, pour tout dire, la société responsable de ce projet est Alliages et Territoires, filiale de Ceetrus (ex-Immochan), filiale du groupe Auchan, associé au groupe chinois Wanda. Et le groupe Auchan traverse de grandes difficultés. En 2018, il a enregistré une perte nette de 1,145 milliards d'euros et le résultat opérationnel courant (ROC) est réduit de moitié (baisse de 54,7%) à 397 millions d'euros. Europacity n'était plus à l'ordre du jour des deux partenaires et les pressions écologistes n'ont pas prévalu. 
Macron relance l'affaire avec un plan B dit "projet alternatif"


EuropaCity était censé à l’origine naître sur le Triangle de Gonesse, dans le Val-d’Oise (vue d’artiste). / © HANDOUT / ALLIAGES ET TERRITOIRES / AFP
Le projet Europacity de Gonesse sera accueilli par Londres
Il "réfléchit à un projet alternatif plus vaste que le triangle de Gonesse", assure le Château. Le "projet alternatif" qu'il souhaite "sera plus mixte, plus moderne, sans créer un pôle démesuré de consommation, de loisirs et d'objets".

Il a confié "la mission à Francis Rol-Tanguy, ancien directeur de l'Atelier parisien d'urbanisme, de travailler avec les élus à l'élaboration d'un nouveau projet".

L'ensemble de la gauche et des écologistes triomphe.

"Les luttes, parfois, peuvent être victorieuses", s'est réjoui sur Twitter Raphaël Glucksmann, eurodéputé Place publique. 

Les luttes, parfois, peuvent être victorieuses.
Un immense merci/bravo à celles et ceux qui ont lancé ce mouvement d’opposition à
Le combat continue jusqu’à l’abandon de l’urbanisation des terres agricoles.https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/11/07/emmanuel-macron-annonce-l-abandon-du-megacomplexe-europacity-au-nord-de-paris_6018357_3234.html …
"Je salue cette décision d'abandonner un projet démesuré d'un autre temps, qui était un non-sens écologique et économique", a notamment assuré dans un communiqué Mathieu Orphelin, député ex-LREM et proche de Nicolas Hulot.

"L'abandon de ce projet consumériste, productiviste et au final écocide est une grande nouvelle", a également salué le député de La France insoumise Eric Coquerel. 

Le candidat EELV à la mairie de Paris David Belliard s'est de son côté félicité d'une "excellente nouvelle", mais souligne que
"persiste la volonté de construire et de bétonner". Et d'ajouter : "continuons à nous mobiliser pour préserver les terres agricoles". Tant  qu'il reste des paysans...

"Europacity c'est fini ! Une très bonne nouvelle. Ce projet était absurde à l'heure de la transition écologique. Il faut maintenant s'assurer de la préservation de ces terres agricoles, devenues si rares à proximité de Paris", a également averti Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace.


Jean Jaurès est très maltraité ces dernières semaines,
à commencer par la Fondation qui porte son nom (lien PaSiDupes) 

"En même temps", l'Elysée annonce cette décision présidentielle, alors que Gonesse (PS) vient encore d'indigner les Français avec l'organisation en octobre dernier d'une manifestation d'hommage au tueur islamiste de la Préfecture de police ? (lien PaSiDupes). 
A la même époque, les professeurs de l’école élémentaire Jean-Jaurès (ci-dessus) ont exercé leur droit de retrait. La veille, une enseignante a été frappée par une mère de famille, qui voulait s’en prendre à un élève de CM1.
Le mois précédent, c'était une série de rixes entre des jeunes de Goussainville et de Garges-lès-Gonesse. 
En septembre encore, mais un an plus tôt, a eu lieu le lynchage, filmé par un riverain, d'un mineur roué de coups par une bande d'une dizaine de jeunes. Deux d'entre eux sont notamment mis en examen pour "tentative d'homicide".


Les commerçants étaient-ils volontaires pour venir s'installer à Gonesse ?

dimanche 1 septembre 2019

Rentrée scolaire : ce qui change en 2019-2020

Priorité à l'école élémentaire, à la réforme du bac et aux enseignants 

Voici ce que nous réserve le gouvernement, de la maternelle à la terminale

Résultat de recherche d'images pour "BLANQUER mACRON"
Après une année de
contestation des professeurs contre la loi sur l'école de la confiance qui a atteint son apogée au moment du baccalauréat (notamment par la voie de la rétention des copies du bac), mais néanmoins promulguée, en juillet, après les départs en vacances, l'apaisement n'est qu'apparent,  le temps de la rentrée des classes. A la conférence de rentrée, mardi dernier, au ministère de l'Education nationale, le ministre Jean-Michel Blanquer prône la réconciliation avec les enseignants : "il est temps de tourner la page de la crise du bac" et d'ouvrir la porte à des aménagements de la réforme du lycée," a-t-il souhaité, en jetant 18 euros mensuels en pâture aux enseignants. En pompier incendiaire, Macron avait lui-même appelé les Français à se "réconcilier", le 17 août, fustigeant la "résignation", à l’occasion de la célébration du soixante-quinzième anniversaire de la Libération, à Bormes-les-Mimosas, sur son lieu de vacances. C'est dire combien la maison France est ébranlée.

Dans les jardins de l'hôtel de Rochechouart du 110 rue de Grenelle à Paris, un lieu de rassemblement des enseignants en colère, Jean-Michel Blanquer a souhaité "renouer le dialogue" qu'il n'a pas ouvert, un reproche des syndicats d'enseignants, pour restaurer... "leur bien-être au travail". Il a placé sa troisième rentrée scolaire sous le signe de la "réussite" et de la "maturité", propos consensuels et creux. "Nous arrivons à l'étape de la mise en œuvre des mesures", a-t-il observé, rappelant, non sans maladresse, que l'étape de la concertation a été escamotée, et se gardant de faire l'annonce de nouvelles réformes. Cette nouvelle année scolaire ne suffira pas, en effet, à mettre en place les changements prévus par sa loi.

Quelles sont les  les principales nouveautés de cette rentrée 2019 ?

Le gouvernement focalise ses efforts sur les élèves du premier degré. 
"Une situation anormale a perduré pendant trente ans : alors que les dépenses françaises pour l'école primaire étaient inférieures à la moyenne des pays de l'OCDE, celles pour l'enseignement secondaire étaient supérieures à cette moyenne", rappelle le ministre, bien qu'il ait été numéro 2 du ministère, en qualité de directeur général de l'enseignement scolaire auprès du ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, de 2009 à 2012. La décision de rééquilibrer ce budget n'a rien de nouveau : "améliorer l'égalité des chances" pour permettre à tous les enfants de maîtriser les savoirs fondamentaux. C'est un "marronnier" pluri-centenaire de l'Education nationale.

A partir de cette année, l'âge de l'instruction obligatoire est abaissé à 3 ans, au lieu de 6 ans jusqu'à présent, ce qui ne signifie pas école obligatoire dès cet âge, puisque certains de ces enfants sont maintenus en famille où les parents peuvent assurer cette instruction eux-même.  
97 % des enfants étant déjà scolarisés en école maternelle, 26.000 élèves supplémentaires sont théoriquement concernés, sachant que les familles musulmanes fondamentalistes préfèrent garder le plus longtemps possible leurs enfants à distance des mécréants, notamment leurs petites filles. 

Autre mesure, l'amélioration discriminante du taux d'encadrement en premier cycle. Amorcé à la rentrée 2017, le dédoublement des classes de CP et de CE1 des quartiers défavorisés en Réseau d'éducation prioritaire (REP et REP+ : en collège - associé à une ou plusieurs écoles primaires du secteur - , la proportion d'élèves est actuellement de un sur cinq, dans ces anciennes ZEP (Zones d'éducation prioritaire) depuis la rentrée 2015) se finalise pour cette rentrée. L'ensemble des 300.000 enfants concernés est désormais réparti dans ces classes limitées à 12 élèves. 
Selon le ministère, 10.800 classes ont au total été créées. Le dispositif doit progressivement s'étendre aux classes de grande section des mêmes zones dès la rentrée 2020. A terme, l'ensemble des classes de grande section, CP et CE1 de l'Hexagone devraient voir leurs effectifs limités à 24 élèves. 

Troisième mesure, annoncée par Macron, aucune école ne sera, à partir de cette année, fermée sans l'accord du maire. Enfin, 2.300 postes de professeurs des écoles ont été créés.

Cette année, 23.500 élèves en situation de handicap supplémentaires intègrent un établissement scolaire, venant s'ajouter aux 340.000 élèves déjà scolarisés. Pour les soutenir, 4.500 ETP (équivalents temps plein) d'accompagnants (AESH) ont été créés. Quelque 3.000 Pial (pôles inclusifs d'accompagnement localisés) ont été fondés pour apporter une réponse plus rapide et plus personnalisée aux problématiques de ces élèves. "Avant, l'élève attendait d'avoir un AESH pour aller à l'école; désormais, lorsqu'il ira à l'école, il sera attendu par un AESH", a assuré le ministre. 

Réforme du baccalauréat, donc restructuration des études au lycée

Très contestée par les enseignants, cette réforme du bac est amorcée cette année avec la
mise en place d'une nouvelle organisation en première. Les lycéens qui intègrent cette deuxième année de lycée seront les premiers à l'expérimenter. Pour eux, finies les séries S, ES et L. 
En plus d'un tronc commun de 16 heures, les lycéens arrivant en Première ont pu opter à la fin de la seconde pour trois spécialités d'une durée de 3 heures parmi au moins sept disciplines proposées, puis deux d'une durée de 6 heures en terminale. Les mathématiques, la SVT et les sciences physiques ont été regroupées dans un enseignement scientifique, reconstituant ainsi la série S. Les lycéens ont aussi pu choisir une option dès la première. Un temps d'aide à l'orientation est prévu dès la seconde.

Le déroulement du bac est, lui aussi, entièrement revu : il est rendu inégalitaire et bidon. 
Amorcée en français à la fin de la première, l'évaluation par le contrôle continu, sera étendue à tous les lycéens : les candidats ne passeront plus que quatre épreuves finales et nationales à la fin de la terminale, qui constitueront 60 % de la note finale de l'examen : la philosophie, les deux spécialités et un oral. Dans la réalité, ces 60% là sont amputés de la dernière épreuve, d'une durée de 20 minutes, puisqu'elle reposera sur la présentation d'un projet élaboré en cours et au domicile, dès la première, et traitera d'un thème lié aux spécialités. Elle sera composée d'une présentation de ce projet et d'un échange avec les deux professeurs formant le jury, des enseignants du lycée fréquenté par le candidat. Les autres épreuves évaluées en contrôle continu constitueront donc plus des 40 % de la note. 

C'est dire que le baccalauréat national est mort.
Le diplôme de fin d'études au lycée devient inégalitaire : il sera décerné par des professeurs intéressés à la bonne réputation de leur établissement (et de leur propre enseignement) qui seront enclins à produire des sujets sans prise de risque et à surévaluer - librement ou par la contrainte - sous la pression des fédérations de parents d'élèves et de leur hiérarchie. Pour apaiser les désaccords avec les enseignants, un comité de suivi a été mis en place pour prévoir des... aménagements. Les lycéens sont ainsi pris en otages.

Après l'agression de plusieurs enseignants, le plan interministériel contre les violences scolaires est mis en œuvre dès septembre : effectifs de policiers renforcés autour des établissements sensibles, mise en place d'une convention Education nationale-Justice-Intérieur-Agriculture et Alimentation dans chaque département, instauration d'un référent violence dans chaque académie, simplification des procédures des conseils de discipline, renforcement des sanctions et possibilités d'affecter en classe relais les éléments les plus perturbateurs sans l'accord des parents sont autant de mesures destinées à renforcer la sécurité des enseignants. Mais aussi celle des élèves entre eux.

vendredi 5 avril 2019

Education : Blanquer envisage des amendes pour les parents d'enfants violents

Le juppéiste va-t-il virer sécuritaire ?

Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a évoqué la question de la violence dans les établissements scolaires

Image associée
La fessée est interdite mais 
la cagoule est encore autorisée
Vendredi 5 avril, dans un contexte de protestation et de grève contre le projet de loi sur l'école dite "de la confiance" et de la réforme du lycée et du bac, il a notamment avancé la possibilité d'infliger des sanctions pécuniaires aux parents d'enfants violents.

  

Son plan contre les violences scolaires se décompose en deux parties.

"Il y a une première partie que j'ai déjà affirmée, elle a trait au signalement automatique et à la réaction automatique de l'institution à partir du moment où un professeur ou un personnel signale un fait violent, a-t-il détaillé sur BFMTV. Et puis il va y avoir un deuxième temps au cours de ce mois d'avril, qui est plus interministériel, qui a nécessité du travail, mais qui va être fort, parce qu'il va nous permettre une batterie de mesures." Et la capacité à associer les familles à la lutte contre les violences scolaires fait partie de ces mesures. 

Interrogé sur le sujet, Jean-Michel Blanquer n'a pas donné de précisions sur d'éventuelles sanctions, tout en écartant la suspension des allocations familiales, "car ce n'est pas adapté au sujet". Il n'a toutefois pas exclu la mise en place d'amendes pour les parents d'enfants violents.


Blanquer lance un ballon d'essai

"Il y a aujourd'hui toute une série de formules juridiques qui permettent de dire à une famille que si un certain nombre de choses ne sont pas rectifiées, il peut y avoir des conséquences de toute ordre pour cette famille. Ces conséquences peuvent être pécuniaires", a indiqué le ministre, qui a également précisé que rien n'est encore tranché. Appelé à préciser s'il a en tête la possibilité d'infliger des amendes aux familles, Jean-Michel Blanquer a répondu "pourquoi pas".

Jeudi, pour la troisième fois en quelques semaines, des enseignants sont descendus dans la rue pour protester contre le projet de loi sur l'école et la réforme du lycée et du bac, une grogne que le ministre de l'Education tente de calmer. Quelque 5.800 profs ont défilé à Paris, selon les chiffres minimalistes de la police, 1.500 à Angers, 500 à Clermont-Ferrand, 400 à Montpellier, 300 à Lyon, 200 à Toulon etc., notamment des professeurs d'écoles maternelles et élémentaires. C'est dans le primaire aussi que l'appel à la grève, lancé par plusieurs syndicats, a été le plus suivi.

Selon le ministère de l'Education, 15% des instits n'ont pas fait classe jeudi, 25% selon le  syndicat dominant du primaire, le SNUipp-FSU, un taux habituel.

vendredi 26 octobre 2018

Le Havre, chez Edouard Philippe : quatre lycéens braquent à leur tour des professeurs

Les ados n'en ont rien à  faire de la loi et des adultes

Que reste-t-il de l'adage 'dura lex sed lex' ?



Le traitement par le gouvernement et les media de l'affaire de l'enseignante braquée dans un lycée de Créteil n'aura réussi qu'à faire des émules. Trois semaines se sont écoulées avant que le proviseur du lycée Robert Schuman du Havre ne décide de porter plainte pour des faits similaires survenus dans son établissement, le 4 octobre dernier.

Le pouvoir arrive après la bataille
La diffusion le week-end dernier de la vidéo d'une professeure de Créteil (Val-de-Marne) braquée par un lycéen de 15 ans - physiquement plus développé qu'un européen moyen - avec une arme non létale, a délié les langues dans le milieu politique aussi bien qu'enseignant. Sous le hashtag ironique #pasdevague, des centaines de professeurs ont dénoncé sur Twitter,  l'absence de réactions de leur hiérarchie face aux violences qu'ils subissent.

Le proviseur du lycée Robert Schuman du Havre (Seine-Maritime) a une une soudaine révélation de sa responsabilité

Depuis que son ministre J.-M. Blanquer, titulaire du ministère de l'Education nationale et communautaire s'est saisi du problème des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique (républicaine), il a décidé de briser le silence qu'il a entretenu à l'instigation de son syndicat de chefs d'établissement, a rapporté jeudi 25 octobre Le Parisien.
Le Havre est la ville dont l'actuel premier ministre Edouard Philippe - ex-porte-parole d'Alain Juppé -  a été le maire (octobre 2010 – 20 mai 2017) jusqu'à son arrivée à Matignon.

Le 22 octobre, quatre lycéens ont braqué deux professeurs et en classe
Les élèves sont accusés de menace sur leurs professeurs respectifs de mathématiques et d’anglais avec des armes factices. Ils ont été placés en garde à vue, ce jeudi matin au Havre (Seine-Maritime), mais âgés de 15 à 16 ans, ils ne risquent pas grands chose face à un tribunal pour mineurs de 16 ans. 

Après avoir braqué deux enseignants en présence de plusieurs dizaines de leurs congénères, ils sont présumés innocents des menaces proférées en public sur deux de leurs enseignants,  le 4 octobre dernier au lycée général et professionnel du Havre.

Ce jour-là, les élèves avaient menacé leur professeur de mathématiques, avant de s’en prendre ensuite à leur professeur d’anglais :  sport local  ou national ? L’affaire avait été réglée en interne - c'es-à-dire étouffée - par un rapport administratif du proviseur et des excuses des intéressés.

Mais le chef d’établissement a reçu le feu vert de sa hiérarchie académique (et ministérielle ?) pour porter l'affaire devant la justice, suite aux violences similaires commises à Créteil (Val-de-Marne) : il s'est fait violence le 22 octobre, le temps que le rapport monte au ministère et que le gouvernement le pousse à porter plainte. Ce jeudi matin les trois premiers ados ont été interpellés à leur domicile et le quatrième -soupçonné d'avoir filmé la scène - s’est constitué prisonnier. Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont mis la main sur des pistolets en plastique, des pistolets de type airsoft, sur leurs enseignants.

Ces affaires - et d'autres avant - prennent une tournure politique

Des mesures contre les violences à l'école présentées vendredi.
France Info précise ce vendredi matin que les quatre votous seront prochainement convoqués devant un juge des enfants, bien qu'au moins l'un d'entre eux soit âgé de plus de 16 ans. 

Selon le procureur de la République du Havre, François Gosselin, les faits constituent des violences avec arme, "même si les enseignants ne se sont pas sentis agressés" !  Preuve que les menaces sont le quotidien des enseignants ? Et les journalistes qui fait tout un foin pour avoir été traités d' "abrutis" par Mélenchon... 

Après l'affaire de Créteil, Macron avait réclamé des "mesures" au ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. 
Depuis, ce matamore de Castaner fait des propositions pour une sévérité historique. Pourvu qu'il les tienne ! Il serait bien le premier... Sinon, comme son maître, il "assumera"...

mardi 23 octobre 2018

#Pasdevague: des enseignants dénoncent "l'omerta" de l'Education nationale sur les violences aux profs

#Pasdevague: quand les "violences scolaires " cessent d'être un paravent pour les agressions contre les  enseignants 

Les enseignants refusent de se cacher derrière le sujet des violences scolaires

Elle ne paraît ni jeune, ni inexpérimentée;
son agresseur ne paraît pas avoir seulement 15 ans
et la photo ne montre pas l'énergumène qui lui fait un doigt d'honneur
(comme pour Macron, à Saint-Martin)
Mais les enseignants qui mettent en cause l'institution et se targuent de constituer des "équipes pédagogiques" sont ceux-là mêmes qui n'hésitent pas à dénigrer leurs collègues en difficulté avec des classes souvent réputées difficiles dont ils n'ont pas voulu, faisant valoir leur ancienneté,  lors de leur répartition en réunion de professeurs, discipline par discipline. Les cas sont nettement plus nombreux en section professionnelle qu'en section scientifique et moins répandus en maths ou physique qu'en seconde langue étrangère...

Ecoutons toutefois les professeurs vertueux, bien qu'ils soient souvent les mieux "couverts" contre les débordements adolescents, non seulement par leur enseignement fortement coefficienté au bac, mais aussi par le syndicat dominant et, de facto, par l'association amie de parents d'élèves. 

Depuis la révélation d'une vidéo d'un élève menaçant sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil, les vannes sont ouvertes. Sur les réseaux sociaux, les enseignants dénoncent, sous le hashtag ironique #pasdevague, la sous-estimation de la violence en milieu scolaire, mise sous le boisseau par de nombreux chefs d'établissements, selon leurs témoignages, aussi avec la complicité du corps enseignant et surtout celle des syndicats. Depuis 18 heures dimanche, plus de 35.000 tweets ont été publiés sous le hashtag. Les réseaux sociaux ont du bon, mais les avis politiques et syndicaux sont mitigés...

Face aux insultes et à la violence subies, nombre d'enseignants se sentent abandonnés en rase campagne er se réfugient sur Twitter pour témoigner.



Des centaines d'enseignants saisissent l'occasion de l'agression avec arme d'une collègue dans une classe de Créteil pour se saisir du tabou des violences faites aux profs

Cette omerta ancienne se fissure à la suite de campagnes contre les violences faites aux femmes. L'enseignante en sciences de Créteil est-elle bonne professeure ou mauvaise, là n'est pas la question, car les élèves en situation d'échec scolaire et sans référence familiale, notamment paternelle, en sont un pour elle, comme pour les autres, singulièrement ceux du quartier, une cause essentielle de violences, hors et dans l'établissement scolaire, celui-ci et bien d'autres. Mais cette fonctionnaire est désormais devenue intéressante, au même titre que les femmes victimes de violences conjugales ou de harcèlement ici ou là. Le cas des hommes est plus compliqué, car un professeur homme peut être agressé, s'il n'est ni homosexuel, ni noir, il ne peut espérer sensibiliser  à sa situation qui que ce soit, "équipe pédagogique", hiérarchie ou association, au nom d'une homophobie ou d'un racisme supposé. S'il est Blanc, l'élève noir a tout pouvoir sur lui, avec le soutien de la société entière, qu'elle reste silencieuse ou qu'elle se mobilise. Ne parlons même pas du migrant sub-saharien, oriental ou proche-oriental...

"C'est vous le problème"
"La phrase entendue par tous les profs un jour dans leur carrière, c’est 'Qu’est-ce que vous avez fait à ce jeune pour qu’il en arrive à ça?'", résume dans Le Parisien Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées et des collèges (SNALC). 
"On [l'administration] vous fait comprendre que c’est vous le problème, ajoute Jérémy Destenave, enseignant de SVT en Dordogne et membre du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES). Et que vous pratiquez mal votre métier si vous subissez ça."

Beaucoup de professeurs mettent ces silences sur le compte du souci de la réputation des établissements, certains qualifiant l'Education nationale d'autre "grande muette" après l'Armée.
"Cacher les incidents sous le tapis, c'est préserver la réputation de l'établissement", explique Marie-Christine dans Marianne. Malheureusement, ainsi, on donne le pouvoir aux élèves. Et nous ne sommes que plus vulnérables."
"Il existe une forme d'omerta", confirme la principale adjointe d'un collège de Seine-Saint-Denis, sous couvert d'anonymat, de peur  de représailles. "Un chef d'établissement n'a rien à gagner à signaler les problèmes de son collège ou de son lycée". En clair, il a tout à y perdre.

Ne pas faire de vagues, pour ne pas indisposer la collectivité

Quand réponses il y a, ce ne sont souvent pas les bonnes, estiment d'autres enseignants: "On a eu systématiquement droit à des mesures sécuritaires", raconte par exemple une prof du lycée Suger de Saint-Denis (93), théâtre régulier de violences. Et voici les raisons idéologiques qui font que rien ne bouge.

"La formation des enseignants a énormément régressé au cours des dernières années", juge aussi Agnès Renaud, professeure de lettres au lycée Paul-Eluard à Saint-Denis. On ne lui demande pas à quel syndicat elle adhère... Or les jeunes profs sont "jetés dans le bain" des collèges difficiles. Ce qu'elle ne dit pas - et que PaSidupes a dénoncé plus haut - c'est que ces professeurs d'extrême gauche - ou simplement de gauche, tout aussi vertueuse et exemplaire - perpétuent les inégalités entre collègues d'un même établissement. Ceux qui y sont ancrés et font la pluie et le mauvais temps : ils ne voient jamais un rayon d'espoir, mais le syndicalisme idéologique n'aime pas le soleil.  

Ensuite, "ça passe ou ça casse".
L'indignation suscitée a conduit le gouvernement à promettre un "plan d'actions". Un de plus ! Encore faudra-t-il qu'il ne soit pas catalogué "sécuritaire", car, l'émotion une fois retombée, la sécurité des profs peut attendre... Jean-Michel Blanquer "encourage" l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, a-t-il dit au Parisien lundi. Un "comité stratégique" - c'est comme les "cellules psychologiques, ça donne bonne conscience - doit se réunir cette semaine pour plancher sur une série de mesures.
Les téléphones portables, non; les armes de poing, oui !