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vendredi 8 novembre 2019

Macron renonce au projet Europacity

Le mégacomplexe du Val-d'Oise ne verra pas le jour : Macron recule face aux écologistes !

Le chef de l'Etat a décidé d'abandonner le centre commercial Europacity, mais réfléchit "à un projet alternatif plus vaste que le triangle de Gonesse" 

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Mégacomplexe de loisirs et commerces, à... Gonesse, dans le Val-d'Oise, le projet Europacity était largement soutenu par les élus locaux. Mais, depuis des années il suscitait aussi une opposition multiforme d'organisations écologistes et d'associations de commerçants. Ces contestations ont régulièrement été portées devant la justice administrative, parfois avec succès, ralentissant la réalisation du projet. Elles ont obtenu gain de cause, ce jeudi 7 novembre. 

Macron a finalement lâché. "Le président de la République a décidé de ne pas poursuivre le projet Europacity", a indiqué jeudi 7 novembre l'Elysée. Au prétexte que le projet serait "daté et dépassé", Macron a décidé qu'il "ne correspond plus aux aspirations de nos concitoyens"

L'annonce intervient avant que ne se tienne jeudi après-midi un troisième Conseil de défense écologique qui s'annonçait houleux.
Lors du premier Conseil de défense écologique en mai, Macron avait déjà annoncé l'abandon d'un autre projet, celui de la mine Montagne d'or en Guyane.
L'annonce du recul de Macron sur ce projet intervient à son retour de Chine. Or, pour tout dire, la société responsable de ce projet est Alliages et Territoires, filiale de Ceetrus (ex-Immochan), filiale du groupe Auchan, associé au groupe chinois Wanda. Et le groupe Auchan traverse de grandes difficultés. En 2018, il a enregistré une perte nette de 1,145 milliards d'euros et le résultat opérationnel courant (ROC) est réduit de moitié (baisse de 54,7%) à 397 millions d'euros. Europacity n'était plus à l'ordre du jour des deux partenaires et les pressions écologistes n'ont pas prévalu. 
Macron relance l'affaire avec un plan B dit "projet alternatif"


EuropaCity était censé à l’origine naître sur le Triangle de Gonesse, dans le Val-d’Oise (vue d’artiste). / © HANDOUT / ALLIAGES ET TERRITOIRES / AFP
Le projet Europacity de Gonesse sera accueilli par Londres
Il "réfléchit à un projet alternatif plus vaste que le triangle de Gonesse", assure le Château. Le "projet alternatif" qu'il souhaite "sera plus mixte, plus moderne, sans créer un pôle démesuré de consommation, de loisirs et d'objets".

Il a confié "la mission à Francis Rol-Tanguy, ancien directeur de l'Atelier parisien d'urbanisme, de travailler avec les élus à l'élaboration d'un nouveau projet".

L'ensemble de la gauche et des écologistes triomphe.

"Les luttes, parfois, peuvent être victorieuses", s'est réjoui sur Twitter Raphaël Glucksmann, eurodéputé Place publique. 

Les luttes, parfois, peuvent être victorieuses.
Un immense merci/bravo à celles et ceux qui ont lancé ce mouvement d’opposition à
Le combat continue jusqu’à l’abandon de l’urbanisation des terres agricoles.https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/11/07/emmanuel-macron-annonce-l-abandon-du-megacomplexe-europacity-au-nord-de-paris_6018357_3234.html 
"Je salue cette décision d'abandonner un projet démesuré d'un autre temps, qui était un non-sens écologique et économique", a notamment assuré dans un communiqué Mathieu Orphelin, député ex-LREM et proche de Nicolas Hulot.

"L'abandon de ce projet consumériste, productiviste et au final écocide est une grande nouvelle", a également salué le député de La France insoumise Eric Coquerel. 

Le candidat EELV à la mairie de Paris David Belliard s'est de son côté félicité d'une "excellente nouvelle", mais souligne que
"persiste la volonté de construire et de bétonner". Et d'ajouter : "continuons à nous mobiliser pour préserver les terres agricoles". Tant  qu'il reste des paysans...

"Europacity c'est fini ! Une très bonne nouvelle. Ce projet était absurde à l'heure de la transition écologique. Il faut maintenant s'assurer de la préservation de ces terres agricoles, devenues si rares à proximité de Paris", a également averti Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace.


Jean Jaurès est très maltraité ces dernières semaines,
à commencer par la Fondation qui porte son nom (lien PaSiDupes

"En même temps", l'Elysée annonce cette décision présidentielle, alors que Gonesse (PS) vient encore d'indigner les Français avec l'organisation en octobre dernier d'une manifestation d'hommage au tueur islamiste de la Préfecture de police ? (lien PaSiDupes). 
A la même époque, les professeurs de l’école élémentaire Jean-Jaurès (ci-dessus) ont exercé leur droit de retrait. La veille, une enseignante a été frappée par une mère de famille, qui voulait s’en prendre à un élève de CM1.
Le mois précédent, c'était une série de rixes entre des jeunes de Goussainville et de Garges-lès-Gonesse. 
En septembre encore, mais un an plus tôt, a eu lieu le lynchage, filmé par un riverain, d'un mineur roué de coups par une bande d'une dizaine de jeunes. Deux d'entre eux sont notamment mis en examen pour "tentative d'homicide".


Les commerçants étaient-ils volontaires pour venir s'installer à Gonesse ?

dimanche 20 octobre 2019

Municipales 2020 : les listes communautaristes sont-elles admissibles ?

Des voix s'élèvent pour demander leur interdiction

Faut-il les autoriser dès lors que la droite veut les barrer ?

C'était aux dernières législatives.
Et trois ans plus tard, les chercheurs ne voient toujours rien venir !
A six mois des municipales, la question est soulevée par au moins deux responsables politiques. Mais, à gauche, des "chercheurs" refusent de s'alarmer face à un "microphénomène". Le débat pose la question - pendant qu'il est encore temps - de l'obligation de vigilance et d'anticipation d'un risque grandissant.
Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) a soulevé le problème à la mi-septembre, demandant au gouvernement de prendre les dispositions pour interdire "qu'il y ait aux prochaines élections municipales des 'listes communautaristes' ".

"L'islam politique est en train de vouloir s'implanter", a-t-il mis en garde
, alors que le sujet des flux migratoires incontrôlés agite peu la classe politique. Sous la pression de l'opinion, un débat doit néanmoins avoir lieu à l'Assemblée nationale lundi.
La porte-parole LREM Aurore Bergé s'est elle aussi dite récemment "très favorable à l'idée qu'on les interdise. Ce sont des listes qui sont dangereuses pour la République".

Quelles sont les listes démasquées par les deux responsables ? 
Une "chance pour la France"?
Xavier Bertrand cite notamment l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) qui "se revendique anti-impérialiste, antisioniste, anticolonialiste," prévient-il.
Créée en 2012, l'UDMF revendique 900 adhérents. Elle a déjà recueilli 29.000 voix aux européennes, avec des pics dans certaines communes: 7,43% à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) où l''Association Musulmane Antillaise (AMA) a son siège depuis janvier 2013, 6,77% à Mantes-la-Jolie (Yvelines), une commune connue pour plusieurs épisodes d'émeutes, dont celles de 1991 ou de novembre 2017 au Val Fourré, une "zone urbaine sensible" qui "souffre plus que d’autres d’une insécurité quotidienne et d’une délinquance enracinée" et "connaît depuis quelques années une dégradation importante de ses conditions de sécurité," selon les termes du ministère de l'Intérieur du gouvernement Jean-Marc Ayrault (PS)... A Poissy (PCF de 1947 à 1983, Yvelines), dans un bureau de vote, l'UDMF avait attiré 29,81% des voix : parmi la population d'origine étrangère extra-européenne, la proportion des Maghrébins est de 6,8 %.
Pour les municipales de 2020, l'UDMF a "une cinquantaine de listes en préparation", se félicite son président et fondateur  - en 2012 , il y a  seulement sept ans -  Nagib Azergui, qui réfute vigoureusement les "amalgames sournois" avec le communautarisme.
Le parti se présente sur son site comme "non confessionnel, laïc et profondément républicain". Mais "le musulman est un épouvantail qu'on resort à l'approche de chaque élection", soupire-t-il, 
suggérant l'islamophobie dont il accuse les Européens critiques, notamment l''instauration d'une directive européenne qui permettrait de dissoudre tout groupe ou media raciste. Or, il anime lui-même plusieurs sites web. Le journaliste à La Croix, Laurent de Boissieu, décrit l'UDMF comme islamiste.
Autre parti, issu lui de la communauté franco-turque, le Parti Egalité Justice (PEJ), 
Pas de photo de la candidate voilée ?
Si c'est son choix et sa liberté de femme indépendante !...
créé en 2015 à Strasbourg et pro-Erdogan, il a déjà présenté 68 candidats aux dernières législatives et donne à nouveau "rendez-vous en 2020 pour les municipales!" sur son site internet. Mais le PEJ, qui réclame "un moratoire sur la laïcité" et combat "l'enseignement de la théorie du genre", avait plafonné à 10.000 voix aux législatives de 2017. La plupart des immigrés turcs - les derniers sont des clandestins - n'ont aucun lien fort avec la France et ce sont des ruraux conservateurs, attachés à Erdogan, et des musulmans, notamment de la branche sunnite de l'islam, majoritaire en Turquie. Les pics de demandes d'asile sont  2009, 2012 et 2017. Selon les données d'Eurostat, en 2017, la France est le troisième pays qui accueille le plus de demandeurs d'asile turcs avec 1 290.
Le "micro-phénomène" représente la population de l'agglomération de Marseille, deuxième de France
Selon l’INSEE, en 2013, le nombre de Turcs est de plus de 216.000 (dont environ 102.000 femmes), c’est-à-dire 5 % de l’ensemble des étrangers vivant en France. P
our leur part, les consulats turcs de France comptent un peu plus de 611.000 Turcs et Franco-Turcs en France, 800.000 en incluant une estimation du nombre de personnes en situation irrégulière venues de Turquie. Toujours selon ces consulats, la diaspora turque en France est essentiellement concentrée à Paris (environ 270.000), à Strasbourg (environ 135 000), à Lyon (environ 130.000) et à Marseille (environ 62.000). Lors de l'élection présidentielle turque de 2018, 330.000 ressortissants turcs étaient inscrits sur les listes de l'ambassade de Turquie en France.
Des vigilants qui ne regardent pas dans leur dos.
Le champs sémantique est miné. 

"Personne ne se revendique comme ayant une 'liste communautariste': le terme n'est utilisé que pour discréditer d'autres personnes", observe le sociologue des discriminations, singulièrement éthno-raciales (et à l'école), Fabrice Dhume-Sonzogni, auteur de "Communautarisme. Enquête sur une chimère du nationalisme français". Il en va d'ailleurs de même du qualificatif discriminant de "populiste". 

Pour Vincent Tiberj, professeur à Sciences-Po Bordeaux, il ne faut pourtant pas surestimer un "microphénomène".

Image associée"Depuis les européennes de 2004 de telles listes essayent d'exister. Les résultats sont encore très faibles, quand elles réussissent à avoir des candidats et se présenter", note-t-il, en rappelant que l'UDMF "a fait 0,13% des voix aux européennes pour une population de 4 millions  de musulmans [électeurs inscrits sur les listes électorales] en France".

Qu'il peine à se projeter dans un futur proche ou qu'il préfère se voiler la face, il se félicite dans la foulée qu'on soit loin du scénario de "Soumission", le roman de 2015 où Michel Houellebecq imaginait l'élection d'un président musulman en France. 

Pour V. Tiberj, sociologue éclairé du politique à la pointe de ses chaussures, docteur en science politique de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris où il est chargé de recherche et chercheur au Centre Emile Durkheim à Bordeaux, "la notion de vote musulman est à relativiser". Ils "votent surtout à gauche" car, pour eux, "l'agenda religieux n'est pas premier", estime ce métis de 44 ans, sur la base de son idéologie propre.
Le chercheur n'a pas toutes les clés et son positionnement manque de fondements, puisqu'il observe qu'il est difficile de dénombrer précisément les listes en partance pour la conquête des communes de France. Pas de thermomètre - ce qui est embarrassant pour un expert -, donc pas de poussée de fièvre...

Reste qu'en cette période de pré-municipales et hors des bureaux de recherche et de statistiques, le poids de l'immigration n'est pas indifférent aux électeurs, singulièrement les contribuables parmi eux, ni le risque qu'une communauté exogène prenne l'ascendant sur les indigènes, malgré les mise en gardes renouvelées et pressantes d'Eric Zemmour, caricaturé en fasciste islamophobe et vilipendé par principe, par les idéologues de la gauche radicale, qui ne le lisent ni ne l'écoutent, forts de leurs certitudes humanistes et vertueuses.


La validation par le gouvernement, en la personne de l'ex-socialiste Castaner, de la liste de l'UDMF avait été critiquée par plusieurs figures LR, en mai déjà, avant les européennes. 

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti avait attiré l'attention des responsables politiques sur "la montée du communautarisme islamiste qui gangrène notre société".

L'actuel ministre des Comptes publics n'est pas cité parmi les veilleurs de la République. Gérald Darmanin avait pourtant estimé qu'il fallait "que la République se défende" face à ces listes. Difficile néanmoins de l'accuser de toutes les infamies contre les musulmans, puisque Moussa , son deuxième prénom, est petit-fils de Juif maltais par son père et de tirailleur algérien et harki par sa mère. Est-il en outre moins informé que Vincent Tiberj parce qu'il est homme de terrain, comme maire (2014-2017), puis premier-adjoint  de Tourcoing depuis qu'il est au gouvernement ? Sa commune est dotée de quatre mosquées pour 97.000 habitants? 38 % de la population étrangère de Tourcoing (45 % à Roubaix, à 3,5 kms) est d'origine maghrébine.

"S'il y avait eu la moindre virgule de travers, on nous aurait, à juste titre, interdits", se défend N. Azergui, lequel assure par ailleurs que l'UDMF est un mouvement "citoyen". 


Le droit permet de dissoudre un groupe incitant à la discrimination raciale.

Le défi de l'islam politique est clair : 
une musulmane voilée au Palais Bourbon...


Mais l'amalgame religion-race est osé ! Et manifester une appartenance à une religion "n'est pas un élément de nature à priver une personne de la possibilité d'être candidate", insiste Romain Rambaud, professeur de droit public à l'université de Grenoble et spécialiste du droit électoral. Un expert qui n'a pourtant pas l'expérience des listes communautaristes en droit français, puisque le phénomène est nouveau. Il s'appuie sur le "droit de suffrage" et "la liberté d'expression", lesquels atteignent ici leurs limites. Comme l'âge pénal, ils ont l'un et l'autre besoin d'une sérieuse mise à jour.

Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau va déposer une proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes" aux élections
.
L'objectif  dans les jours qui viennent est de "contrer ce qui est une forme de sécession"puisque ces listes veulent privilégier une partie de la population alors que notre République est 'indivisible', rappelle-t-il dans le JDD, notamment aux chercheurs.. Lesénateur n'est pourtant pas un proche du président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) qui a demandé au gouvernement de prendre les dispositions dans le même sens.

Il propose notamment d"interdire tout financement public d'un mouvement communautariste
, qui ne respecterait pas les principes de souveraineté nationale et de laïcité, et de prohiber, sous le contrôle du juge administratif, les candidatures et la propagande électorale communautaristes".

Ces mesures de sauvegarde impliqueront 
"l'interdiction de signes religieux comme le voile sur les affiches ou les professions de foi".
"Nous souhaitons aussi que les élus, dans l'exercice de leur mandat, soient désormais tenus à une stricte neutralité, comme c'est le cas pour les fonctionnaires, lorsqu'ils représentent la collectivité, notamment lors des cérémonies officielles ou des réunions des assemblées territoriales", précise B. Retailleau. En effet, aujourd'hui, la jurisprudence de la Cour de Cassation n'est pas adaptée : elle n'élargit pas aux conseillers municipaux le devoir de neutralité religieuse des agents publics. Le sénateur estime en outre que "si la révision constitutionnelle arrive à son terme, il faudra aussi préciser notre définition de la laïcité". 

Joignant cette semaine l'intérêt électoraliste à la défense de la laïcité républicaine,
le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu a appelé à "des fronts républicains locaux" pour faire barrage à d'éventuelles listes communautaires lors des municipales de mars 2020 : LREM n'a pas d'assise locale et se sent aussi isolé que démuni en candidat(e)s. 

Bruno Retailleau propose encore "d'inscrire dans la Constitution que
'nul ne peut se prévaloir de sa religion pour se soustraire à la règle commune' ", ce qui, selon lui, "réglera tous les débats sur les horaires différenciés de piscine, par exemple".

Ainsi Bruno Retailleau n'a-t-il ni une vision à courte vue,  ni le même problème d'implantation et de visibilité territoriales et sa crainte d'un "islam politique [qui] tente de construire une contre-société à visée séparatiste et antirépublicaine" est dégagée de tout souci immédiat. Ce qui le crédibilise lorsqu'il déplore que "face à cela, Emmanuel Macron est d'une formidable ambiguïté".

mercredi 31 octobre 2018

Appel à la "purge" subversive contre les policiers pour Halloween

Castaner annonce "une mobilisation renforcée" pour le 31 octobre

Un message viral diffusé sur les réseaux sociaux appelle à la "purge" des policiers pour le soir d’Halloween...

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Interdit aux moins de 10 ans ?


Un Isérois de 19 ans est à l’origine du premier message devenu viral sur l’appel à agresser des policiers pour le soir d’Halloween, le 31 octobre. Il sera jugé le 28 novembre pour "provocation, non suivie d’effet, au crime ou délit". 

Le "minus habens" veut faire croire de son côté à "une énorme blague". "Quand on menace de tuer des policiers et des gendarmes, ce n’est pas une blague. Ce sont des faits extrêmement graves et donc j’ai porté plainte", a expliqué Christophe Castaner au cours d’un déplacement à Garges-les-Gonnesse dans le Val-d’Oise, où une bande de barbares a lynché un jeune (lien PaSiDupes).

Attaque au mortier, feux d’artifice, pétard et pierres

"D’autres (…) - qu'il ne nomme pas - ont repris cet appel à la purge. C’est pour ça que j’ai demandé une mobilisation très attentive, renforcée à tous les préfets de France pour que nous puissions avoir une soirée festive, car Halloween est une soirée festive", a-t-il ajouté. "Il a été demandé une adaptation du dispositif des forces de l’ordre au niveau local en fonction des renseignements et du risque de débordement", a confirmé  une source policière anonyme.

Depuis samedi, plusieurs incitations à la violence circulent sur les réseaux sociaux. L’une d’entre elles, intitulée "Les règles de la purge de Corbeil-Essonnes", appelle notamment à attaquer les forces de l’ordre "au mortier, feux d’artifice, pétards, pierres". Ces appels s’inspirent d’une série américaine, "The Purge" (2013), dans laquelle, aux Etats-Unis, tous les crimes sont autorisés le temps d’une nuit. Mais, la différence avec la "blague" française, outre qu'Hallowe'en n'est pas une tradition française,  les policiers n'y sont pas spécialement visés...

Mardi, un individu de 16 ans avait également été interpellé à Sarcelles (Val-d'Oise)

Résultat de recherche d'images pour "serie American nightmare"Il avait déjà relayé le mot d'ordre de la "purge", en y ajoutant des règles, selon une source policière. L'"abruti" a été présenté mercredi devant un juge des enfants et mis en examen.
En garde à vue, il avait affirmé lui aussi que cette purge n'était qu'une "blague" qu'il s'était contenté de relayer, a ajouté cette même source. 

Synopsis de 'American Nightmare'
Pour maintenir un faible taux de chômage et de criminalité tout au long de l'année, le gouvernement a mis en place une période annuelle de douze heures consécutives, au cours de laquelle toute activité criminelle est permise. Au cours de cette nuit, officiellement appelée 'la Purge', chacun peut évacuer ses émotions négatives en réglant ses comptes, ou plus simplement en s'adonnant à la violence gratuite. 
Les seules règles s'appliquant à la Purge sont l'interdiction d'attaquer tout membre du gouvernement ayant un niveau d’autorisation supérieur à 10 et la prohibition des armes de classe cinq ou de niveau supérieur, comme le matériel explosif, tels que les grenades ou les lance-roquettes. Les contrevenants sont exécutés publiquement par pendaison.

Faut-il rétablir les exécution publiques ? Pour le coup, la "blague" serait-elle bonne ?

vendredi 28 septembre 2018

Garges-lès-Gonesse : une bande de barbares lynche un jeune

Le "monde nouveau" de Macron, c'est le règne de la terreur des bandes à l'ancienne

Un jeune de 17 ans a été grièvement blessé dans le Val-d'Oise


Sous les fenêtres d'immeubles du quartier de la Dame blanche à Garges-lès-Gonesse, commune communiste jusqu'en 1995, dans l'arrondissement de Sarcelles, Val-d'Oise,
une dizaine d'individus dissimulés sous des capuches, armés de béquilles et de boules de pétanque ont mené une expédition punitive, avec violences préméditées, le mercredi 26 septembre. 

Résultat de recherche d'images pour "garges+agression+lynchage"L'adolescent a été retrouvé par la police, vers 19h, au pied d'un immeuble donnant sur le parking de la résidence de la rue des Muriers. Combien de poursuites seront-elles engagées pour non-assistance à personne en danger ?

Le pronostic vital de la jeune victime est engagé. Elle souffre d'un traumatisme crânien et a été hospitalisée à Paris.  Le Parisien parle de "67 points de suture au niveau de la tête".

Un contexte de rivalités tribales entre deux quartiers ?

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Une dizaine de sauvages armés de béquilles et de boules de pétanque a agressé le jeune homme seul dont le lynchage a été filmé par un riverain et une caméra de vidéosurveillance. La bande a attaqué sa cible, puis l'a roué de coups de pied et de poing, alors qu'il était au sol et réfugié sous une voiture.



Deux autres jeunes hommes, blessés par des tirs au plomb
, se sont eux présentés dans la soirée dans un hôpital du Val-d'Oise. "Ça a été ultra-violent, trente à quarante personnes sont impliquées dans la rixe de départ", a expliqué une source proche de l'enquête qui met en cause un "contexte de rivalité entre deux quartiers" de cette commune "populaire" de grande banlieue.


La veille, une bande déjà "armée de béquilles et de barres de métal avait déjà tenté de s'introduire dans l'établissement", le lycée polyvalent Simone-de-Beauvoir où la victime est scolarisée, rapporte la chaîne publique France 3. 

Trois agresseurs, dont deux mineurs (14 et 16 ans), que la loi adaptée aux Européens continue de traiter comme des enfants, se trouvaient en garde à vue ce vendredi. Une enquête pour tentative d'homicide volontaire, participation à un attroupement armé et violences volontaires aggravées a été ouverte. L'enquête a été confiée à la Sûreté départementale.

Garges-lès-Gonesse : un jeune lynché par une bande rivaleLe quartier de la Dame Blanche, construit entre 1958 et 1978 par de nombreux architectes, dont Noël Le Maresquier, comporte 7.732 logements en location et en propriété. Les HLM de la Dame Blanche Nord sont appelés "Zone IV".

vendredi 25 juillet 2014

Val-d'Oise : trois policiers agressés pars une trentaine de jeunes

Des représentants de l'Etat agressés lors d'une interpellation 

L'interpellation du conducteur d'une moto tourne mal 
Les trois fonctionnaires patrouillaient dans une rue piétonne de la ville, lorsque le conducteur d'une moto de 125 cm3 leur a délibérément foncé dessus peu avant 23h30. L'agresseur a reçu alors le renfort d'un groupe d'une trentaine de voyous qui ont agressé les trois policiers jeudi soir  dans une cité de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise).

Communiste jusqu'en 1995, la ville est située dans la banlieue nord de Paris, dans l'arrondissement de Sarcelles qui compte une importante communauté juive séfarade et qui vient d'être le théâtre d'émeutes pro-palestiniennes où le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) est accusé d'avoir encouragé les débordements au cours des rassemblements de soutien au peuple palestinien
des manifestants arrêtés sont originaire de Sarcelles ou de la ville voisine de Garges-lès-Gonesse. Le dernier maire PCF de Garges, Roger Cukierman, préside désormais Conseil représentatif des institutions juives de France. Au lendemain des émeutes de Sarcelles et de l'interdiction du défilé de soutien aux Palestiniens, prévu dimanche 20 devant la gare de Garges-Sarcelles (Val-d'Oise), il a estimé que le ministère de l'Intérieur avait fait "ce qui est nécessaire" en interdisant les manifestations de Paris et Sarcelles, car "les faits démontrent qu'il y a risque de trouble à l'ordre public". "Les faits, c'est qu'on s'attaque systématiquement aux Juifs", a-t-il poursuivi, observant que "personne parmi ces manifestants ne va manifester devant l'ambassade de Syrie alors que la Syrie a tué 170.000 citoyens syriens musulmans".

L'un des agents "a été heurté de plein fouet par la moto", a précisé une source policière0 Selon le parquet de Pontoise, le conducteur du deux roues et son passager sont alors tombés par terre et ont tenté de prendre la fuite à pied. "Le conducteur a été rattrapé mais pas le passager", a expliqué le Parquet.

Plusieurs jeunes désoeuvrés ont porté des coups aux représentants de l'Etat

Alors que les agents s'efforçaient de maîtriser le conducteur, "un groupe d'une trentaine de personnes s'est approché". Ils ont encerclé les policiers pour empêcher" l'arrestation, a indiqué la source policière, qui fait état d'une "situation très tendue"...

Plusieurs agresseurs dans la foule ont porté des coups aux fonctionnaires, rapporte Thierry Mazé, du syndicat de policiers Alliance. "Ils étaient harangués par le conducteur", qui a aussi "frappé l'agent" qui tentait de le maîtriser, a précisé le responsable syndical.

Des renforts policiers sont finalement arrivés pour disperser la foule et rétablir le calme. Le conducteur de la moto, connu des services de police, a été placé en garde à vue. Selon le Parquet de Pontoise, il devrait être déféré samedi pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique", "rébellion", "outrage", "conduite sans permis" et "détention de stupéfiants".
Pour être autorisé à conduire une moto de 125 cm3, il faut être majeur de 16 ans et détenteur du permis A1.

Blessé au dos, le policier renversé par la moto s'est vu prescrire une incapacité totale de travail (ITT) de 8 jours. Les deux autres agents ont obtenu respectivement deux jours et un jour d'ITT, a précisé le syndicat Alliance.