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samedi 4 juillet 2020

Les Verts de Lyon, à l'origine d'un cluster au nouveau Conseil municipal

Gérard Collomb n'a pas souhaité passer l'écharpe de maire à son successeur écolo

Les écolos inventent le coronavirus bio ?
 
L’un des nouveaux élus municipaux Verts à Lyon a été testé positif au Covid 19. Depuis, l’ARS remonte la chaîne de toutes les personnes contact en particulier lors de la soirée électorale. L’élection du maire a été maintenue ce samedi.
Ils vont gérer la ville:  lors de la soirée électorale du 28 juin à Lyon  
Gregory Doucet (en chemise blanche) n’aurait pas été en contact avec 
Gauthier Chapuis, jeune candidat testé positif au Covid-19.

Depuis, l’ARS remonte la chaîne de toutes les personnes contact en particulier lors de la soirée électorale. L’élection du maire a été maintenue ce samedi.

A Lyon, la séance d'installation du nouveau maire et de son conseil municipal programmé pour samedi après-midi, a bien failli être annulée… pour cause de Covid-19. Un jeune candidat de la liste écologiste du neuvième arrondissement, Gauthier Chapuis, a en effet été testé positif au Covid-19 cette semaine. Depuis, les services de l'ARS s'emploient à dessiner les contours des personnes ayant été en contact avec lui et ceci particulièrement lors de la soirée électorale du dimanche 28 juin, qui s'est déroulée au Ninkasi, une brasserie de bière réservée pour l'occasion par les équipes écologistes. 

Les photos prises dans la soirée sont passées au peigne fin pour identifier les personnes restées en contact prolongé avec le malade. Une bonne vingtaine au total, nouveaux élus, militants, collaborateurs et journalistes réunis pendant la soirée autour de Grégory Doucet, le nouveau maire de Lyon, qui analysait dimanche les résultats au fur et à mesure du dépouillement. 

Les conditions sanitaires repassent au rouge pastèque 

"Le conseil municipal d'installation pourra-t-il se tenir samedi?," se sont interrogés les écologistes. « Il apparaît sur les images de la soirée électorale que Grégory Doucet n'a pas été directement en contact avec ce candidat » rapporte son cabinet après enquête. Le reste de l'équipe doit être testé prochainement. L'écologiste, qui bénéficie d'une large majorité au conseil municipal de Lyon sera donc bien intronisé samedi après-midi. Mais il manquera dans ses rangs neuf nouveaux élus, neuf conseillers municipaux écologistes, placés en quatorzaine et qui ont donc confié leur procuration de vote à leurs collègues .

Ce conseil municipal d'installation va également se tenir dans des conditions sanitaires renforcées. Masques strictement obligatoires pour tous à la mairie ce samedi, y compris dans la rue pour l'arrivée des nouveaux élus prévue à vélo. Idem pour la distanciation qui devra être respectée avec plus de rigueur encore. Ce cas de Covid-19 au conseil municipal de Lyon fera d'ailleurs l'objet d'une déclaration à l'ouverture de la séance par Grégory Doucet. 
Et pour finir, le maire sortant, Gérard Collomb qui devait passer, comme doyen d'âge de l'assemblée, l'écharpe tricolore à son successeur, sera dispensé du geste symbolique pourtant très attendu par les photographes et les caméras.

lundi 29 juin 2020

Les écologistes refusent d'entrer au gouvernement en cas de remaniement

Ils ont la pastèque !

L'exemple de Nicolas Hulot et son expérience gouvernementale avec Macron ont laissé séquelles et rancoeur à Europe Ecologie-Les Verts

 
Niet !, disent par avance les écologistes au gouvernement. 
Au lendemain de la poussée verte aux municipales, à la faveur de l'abstention historique, les responsables d'Europe Ecologie-Les Verts ont assuré lundi 29 juin qu'aucun membre du parti n'entrera au gouvernement - sauf bravade ! -,  à l'occasion du remaniement attendu cette semaine. C'est l'assurance donnée par l'ancien secrétaire national, l'eurodéputé David Cormand, sur Public Sénat. 

"Le centre de gravité de la majorité actuelle, ce n'est pas l'écologie, ce n'est pas le social," dénonce David Cormand sur Public Sénat 
"Nicolas Hulot a montré à quel point il avait été empêché d'agir", a rappelé l'eurodéputé Yannick Jadot sur Europe 1. "Il ne s'agit pas d'entrer dans un gouvernement qui gouverne seul ce pays", a-t-il insisté en appelant Macron à "agir" sans faire d'"opportunisme écologique".
 
Vers une union de la gauche en 2022 ?
 
De droite à gauche, les députés européens EELV David Cormant, Salima Yenbou, Yannick Jadot et David Belliard, qui était le candidat vert à la mairie de Paris le 24 septembre 2019 à Paris






















<br>La priorité de la majorité est d'"accélérer" en matière d'écologie, a assuré Stanislas Guerini, le délégué général du parti présidentiel, sur RTL. "La question des personnes" pour l'incarner étant "secondaire," selon lui. La conquête par les candidats Europe Ecologie-Les Verts des mairies de quelques grandes villes aux municipales les place au centre de l'échiquier politique et pourrait aussi ouvrir la voie à un candidat d'union entre les écologistes et les partis de gauche en 2022.
 
Sauf que les écolos ont pris la grosse tête et ne sont pas disposés au partage. 
Pour l'heure et sans illusion, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s'est d'ailleurs dit "prêt à [se] ranger derrière celui qui incarnera" ce bloc en 2022.

vendredi 8 novembre 2019

Macron renonce au projet Europacity

Le mégacomplexe du Val-d'Oise ne verra pas le jour : Macron recule face aux écologistes !

Le chef de l'Etat a décidé d'abandonner le centre commercial Europacity, mais réfléchit "à un projet alternatif plus vaste que le triangle de Gonesse" 

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Mégacomplexe de loisirs et commerces, à... Gonesse, dans le Val-d'Oise, le projet Europacity était largement soutenu par les élus locaux. Mais, depuis des années il suscitait aussi une opposition multiforme d'organisations écologistes et d'associations de commerçants. Ces contestations ont régulièrement été portées devant la justice administrative, parfois avec succès, ralentissant la réalisation du projet. Elles ont obtenu gain de cause, ce jeudi 7 novembre. 

Macron a finalement lâché. "Le président de la République a décidé de ne pas poursuivre le projet Europacity", a indiqué jeudi 7 novembre l'Elysée. Au prétexte que le projet serait "daté et dépassé", Macron a décidé qu'il "ne correspond plus aux aspirations de nos concitoyens"

L'annonce intervient avant que ne se tienne jeudi après-midi un troisième Conseil de défense écologique qui s'annonçait houleux.
Lors du premier Conseil de défense écologique en mai, Macron avait déjà annoncé l'abandon d'un autre projet, celui de la mine Montagne d'or en Guyane.
L'annonce du recul de Macron sur ce projet intervient à son retour de Chine. Or, pour tout dire, la société responsable de ce projet est Alliages et Territoires, filiale de Ceetrus (ex-Immochan), filiale du groupe Auchan, associé au groupe chinois Wanda. Et le groupe Auchan traverse de grandes difficultés. En 2018, il a enregistré une perte nette de 1,145 milliards d'euros et le résultat opérationnel courant (ROC) est réduit de moitié (baisse de 54,7%) à 397 millions d'euros. Europacity n'était plus à l'ordre du jour des deux partenaires et les pressions écologistes n'ont pas prévalu. 
Macron relance l'affaire avec un plan B dit "projet alternatif"


EuropaCity était censé à l’origine naître sur le Triangle de Gonesse, dans le Val-d’Oise (vue d’artiste). / © HANDOUT / ALLIAGES ET TERRITOIRES / AFP
Le projet Europacity de Gonesse sera accueilli par Londres
Il "réfléchit à un projet alternatif plus vaste que le triangle de Gonesse", assure le Château. Le "projet alternatif" qu'il souhaite "sera plus mixte, plus moderne, sans créer un pôle démesuré de consommation, de loisirs et d'objets".

Il a confié "la mission à Francis Rol-Tanguy, ancien directeur de l'Atelier parisien d'urbanisme, de travailler avec les élus à l'élaboration d'un nouveau projet".

L'ensemble de la gauche et des écologistes triomphe.

"Les luttes, parfois, peuvent être victorieuses", s'est réjoui sur Twitter Raphaël Glucksmann, eurodéputé Place publique. 

Les luttes, parfois, peuvent être victorieuses.
Un immense merci/bravo à celles et ceux qui ont lancé ce mouvement d’opposition à
Le combat continue jusqu’à l’abandon de l’urbanisation des terres agricoles.https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/11/07/emmanuel-macron-annonce-l-abandon-du-megacomplexe-europacity-au-nord-de-paris_6018357_3234.html 
"Je salue cette décision d'abandonner un projet démesuré d'un autre temps, qui était un non-sens écologique et économique", a notamment assuré dans un communiqué Mathieu Orphelin, député ex-LREM et proche de Nicolas Hulot.

"L'abandon de ce projet consumériste, productiviste et au final écocide est une grande nouvelle", a également salué le député de La France insoumise Eric Coquerel. 

Le candidat EELV à la mairie de Paris David Belliard s'est de son côté félicité d'une "excellente nouvelle", mais souligne que
"persiste la volonté de construire et de bétonner". Et d'ajouter : "continuons à nous mobiliser pour préserver les terres agricoles". Tant  qu'il reste des paysans...

"Europacity c'est fini ! Une très bonne nouvelle. Ce projet était absurde à l'heure de la transition écologique. Il faut maintenant s'assurer de la préservation de ces terres agricoles, devenues si rares à proximité de Paris", a également averti Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace.


Jean Jaurès est très maltraité ces dernières semaines,
à commencer par la Fondation qui porte son nom (lien PaSiDupes

"En même temps", l'Elysée annonce cette décision présidentielle, alors que Gonesse (PS) vient encore d'indigner les Français avec l'organisation en octobre dernier d'une manifestation d'hommage au tueur islamiste de la Préfecture de police ? (lien PaSiDupes). 
A la même époque, les professeurs de l’école élémentaire Jean-Jaurès (ci-dessus) ont exercé leur droit de retrait. La veille, une enseignante a été frappée par une mère de famille, qui voulait s’en prendre à un élève de CM1.
Le mois précédent, c'était une série de rixes entre des jeunes de Goussainville et de Garges-lès-Gonesse. 
En septembre encore, mais un an plus tôt, a eu lieu le lynchage, filmé par un riverain, d'un mineur roué de coups par une bande d'une dizaine de jeunes. Deux d'entre eux sont notamment mis en examen pour "tentative d'homicide".


Les commerçants étaient-ils volontaires pour venir s'installer à Gonesse ?

lundi 1 juillet 2019

Macron et Castaner font "gazer" des manifestants écologistes à Paris

Les bloqueurs pacifistes du Pont de Sully ont vécu l'escalade de la répression policière sous Macron

Des activistes écologistes brutalement délogés par les CRS à Paris

Ils scandaient "La police avec nous; on fait ça pour vos enfants !"

Résultat de recherche d'images pour "pont Sully Paris Extinction"Mais le message n’a pas été entendu du QG de la préfecture de police des forces de l’ordre. Sous un soleil de plomb, partagé par des Gilets jaunes, des militants verts du collectif 'Extinction Rebellion' ont organisé une manifestation sur le pont de Sully, situé dans le 5e arrondissement de Paris, vers midi. Des dizaines d'activistes se sont assis sur le bitume pour exiger du gouvernement la reconnaissance de l'urgence climatique, le zéro émission de gaz à effet de serre d’ici 2025, l’arrêt de la destruction des écosystèmes et la création d'assemblées citoyennes.


Mais, très vite, la situation a commencé à se tendre.
Greta Thunberg et Marion Cotillard font partie des personnes à interpeller la police française suite à ces images "insoutenables"

Les CRS ont appliqué la procédure en demandant aux "pastègues" (vert dehors, mais rouge dedans), sans espoir d'être entendus, de partir avant d’employer la méthode forte. Sur les images, filmées par des journalistes présents sur les lieux, les forces de l’ordre sont vues vidant des bombes de gaz lacrymogène à bout portant sur les militants assis et les bras entrelacés, en chaîne humaine, selon les consignes. 

Les plus radicaux ont été délogés manu militari. 
"On est non-violents, pourquoi vous nous gazez ?", se plaignaient les activistes 'briéfés' avant le départ des nombreux groupuscules vers le point de rassemblement (initialement prévu secrètement sur le Pont au Change, lequel conduit du Palais de Justice à la Bourse, via le théâtre du Châtelet). 
"Ce n’est pas votre boulot de faire mal aux gens", clamaient les vertueux écologistes. 

Résultat de recherche d'images pour "pont Sully Paris Extinction"
Le journaliste indépendant Clément Lanota a publié une vidéo dans laquelle on voit les quelque 150 manifestants d' 'Extinction Rebellion' (d'autres sources n'hésitant pas à en dénombrer 300) - un mouvement de désobéissance civile pacifiste, selon Le Monde - assis agrippés les uns aux autres, se faire pousser, se faire ôter leurs lunettes de soleil et gazer à quelques centimètres du visage.

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La gauche radicale n'a pas manqué d'instrumentaliser ces méthodes disproportionnés de maintien de l'ordre 
Clément Lanot est un journaliste indépendant français passé par France 2. Il dénonce des atteintes aux droits de l'homme (prisons, écologie ou Gilets jaunes,...)
La journaliste Pauline Bock est une britannique travaillant pour le Newstatesman (intello-bobo, favori des étudiants gauchistes), mais aussi The Guardian, the NYT, the New Yorker, ou Télérama (groupe Le Monde).

Au vu des images, nombreux sont les récupérateurs indignés 

Comme l’ex-ministre du Logement de Hollande, mais qui n'a jamais voulu de l'Ecologie, bien qu'elle ait été secrétaire générale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Cécile Duflot qui a tweeté depuis sa niche à ...Oxfam : "France 2019 allégorie : 44,3 degrés, record absolu de température battu, en juin..! mais pendant ce temps les militants pour le climat sont maltraités, sur les passoires énergétiques c’est “on verra en... 2023” et le Président fanfaronne au G20....". Amorce-t-elle un retour sur le bitume politique ?

Des acteurs et actrices nantis s'affichent aussi. 
Ainsi, sur Instagram, le samedi 29 juin, l'ambassadrice pour la maison de couture Dior, détenue par l'homme d'affaires multi-millionnaire Bernard Arnault (LVMH) Marion Cotillard a-t-elle laissé exploser sa colère...  

lundi 5 novembre 2018

Faut-il craindre une interdiction prochaine du diesel en ville ?

Les automobilistes au diesel, bêtes noires des écolos totalitaires ?

Ils roulent en 4x4 et en SUV, mais veulent chasser les véhicules diesel hors de nos cités

Résultat de recherche d'images pour "Audi rues de Paris"
Cette Audi A3 Sportback g-tron 
(4.310 mm) roule en gaz synthétique 
issu de l'électricité des éoliennes
Le rêve des écologistes radicaux et de nombreux politiques à la ramasse deviendra-t-il réalité ? Ce scénario catastrophe menace à court terme 80% des possesseurs de véhicules. 
Les 4x4 sont plus assoiffés d'énergie, ils usent plus et rejettent plus de CO2, une surconsommation induite par les 4 roues motrices. Ainsi, la BMW 325i 3.0 218 ch BM6 :version 2 roues motrices : 7,1 l/100 km ; 170 g/km de CO2; version 4 roues motrices : 7,9 l/100 km ; 189 g/km de CO2; différences sur une année : 160 litres d'essence : 00,32 €, 380 kg de CO2.

Si on compare de gros SUV à des monospaces équivalents, on s'aperçoit qu'un monospace Renault Espace dans sa plus petite motorisation Diesel de 2 litres DCI 130 ch émet 191 g de CO2 par km, allant jusqu'à 248 g de CO2 par km pour la plus grosse version Diesel 3 litres VCI A de 180 ch. Quant au SUV BMW X5 motorisé d'un 3 L Diesel de 235 ch, il émet lui 214 g de CO2 au km. Soit une différence de 15 % en faveur du monospace pour sa plus petite motorisation et 15 % en faveur du SUV pour la version équivalente au monospace.

Les citadines ?
Essence - Peugeot 108 : 4,1l/100km et 95g/km
Diesel
- Citroën C3 3,8l/100km et 95g/km

Depuis le 1er juillet 2017, les utilitaires et les véhicules diesel mis en circulation avant le 1er janvier 2001 n’ont plus le droit de circuler dans la capitale entre 8 heures et 20 heures en semaine. 
Cette interdiction s'abat un an après celle des véhicules utilitaires et particuliers – essence comme diesel – immatriculés avant le 1er janvier 1997 et deux ans après celle des cars, bus et poids lourds immatriculés avant le 1er octobre 2001.
Le plan antipollution vise à faire de la capitale une zone à basses émissions ou "zone de circulation restreinte", afin d’améliorer la qualité de l’air. De 2018 à 2020, d’autres catégories seront visées.
Or, on a vu qu'une citadines récente ne pollue pas davantage qu'une à essence et deux fois moins qu'un SUV ou, dans une moindre mesure, un 4x4...

Autre tracasserie: l’apposition d’une pastille Crit’Air est obligatoire depuis le 16 janvier pour tous les véhicules circulant à Parisindépendamment de l'interdiction de circuler faite aux véhicules anciens des plus défavorisésElle doit être commandée, moyennant 4,18 euros, sur un site officiel du gouvernement. Elle permet de classer les véhicules dans l’un des six niveaux Crit’Air, en fonction de sa motorisation et de son âge. Un niveau est spécifiquement réservé aux véhicules électriques "zéro émission moteur", bien que le recyclage de leur batterie hors d'usage ne soit toujours pas envisagé...

Une phobie récente

Le ciel du Diesel a commencé à s'obscurcir en 2012. L'Organisation Mondiale de la Santé publie alors une nouvelle liste de produits cancérogènes (provoquant ou aggravant l'apparition d'un cancer), dans laquelle figure le gasoil.Pour beaucoup, ce n'est que la concrétisation officielle d'une vérité connue depuis longtemps. 
Mais la tempête se déchaîne réellement en septembre 2015. L'agence américaine de protection de l'environnement (EPA) rend alors publique une affaire impliquant le groupe allemand Volkswagen, accusé d'avoir utilisé des logiciels falsifiant les résultats des tests anti-pollution obligatoires pour obtenir l'homologation sur le sol états-uniens. Le diesel, pourtant portés aux nues durant des décennies par de nombreux pays, la France en tête, ne respecterait plus les normes telles qu'elles ont été redéfinies sans que les motoristes n'aient à tricher. Car, rapidement, le géant allemand n'est plus le seul mis en cause : tous les constructeurs possédant ce type de moteur dans leur gamme sont pointés du doigt. Pour les politiques, le diesel devient alors le carburant à abattre. Et de nombreux maires de grandes villes entendent bien lui interdire d'accéder à leurs rues dans un avenir très proche.

Le mouvement est déjà lancé

Dans à peine plus de cinq années, plus aucun véhicule diesel ne devrait pouvoir user ses pneus dans la capitale française. C'est la volonté de la socialiste Anne Hidalgo, actuelle Maire de Paris, qui veut étendre cette interdiction à l'ensemble du Grand Paris en 2025, puis à toute l'Ile de France en 2030. Car pour l'Andalouse, les véhicules diesel, vieux ou récents, seraient responsables d'au moins la moitié de la pollution de la région. Et de produire des études qui révèlent, entre autres, que le taux de personnes touchées par la maladie d'Alzheimer - la maladie du jour qui fait peur - est 30% plus élevé dans les pays les plus fortement dieselisés que dans la moyenne des Etats de l'OCDE. Ou encore que les maladies respiratoires se développeraient à vitesse grand V à Paris et dans sa région.

Cette interdiction est déjà en partie effective. A Paris, les diesel d'avant 1997 sont indésirables depuis l'instauration des vignettes Crit'Air. A Grenoble, aux mains d'un écolo, les utilitaires et les poids lourds de plus de 20 ans le sont également. En cas de pic de pollution, la cité iséroise étend cette réglementation aux voitures. Dans ce dernier cas, sont également concernés Annecy, Chambéry, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse
Et bien d'autres zones vont suivre : des villes de taille moyenne (Avignon, Dax, Niort...) ou plus importantes (Bordeaux, Clermont-Ferrand, Marseille, Nantes...), mais aussi des territoires (Alpes Maritimes du sud, Trois Vallées, vallée de l'Arve...), voire des départements entiers (Bouches du Rhône, Eure, Martinique, Seine Maritime...) travaillent sur des mesures équivalentes.

Innover ou imiter ? Chez nos voisins aussi, le dossier est en discussion, notamment à Bruxelles, qui vise le retrait du diesel d'ici à 2030 mais a déjà mis en place des bannissements totaux pour certaines catégories de diesel (Euro 1 ou antérieurs depuis le 1er janvier dernier, Euro 2 à partir du 1er janvier prochain, Euro 3 en 2020, Euro 4 en 2022 et Euro 5 en 2025). Une mesure qui concerne également 18 communes de la zone métropolitaine belge. Des calendriers plus ou moins similaires existent également pour Athènes, Barcelone, Madrid, Milan et Rome. Une fois n'est pas coutume, les pays nordiques (Danemark, Finlande, Norvège et Suède) ont également commencé à prendre des mesures mais ne sont pas (encore ?) les plus virulents sur ce dossier.

Le mouvement va-t-il s'étendre et s'accélérer ?

Si l'interdiction des diesel les plus anciens est déjà une réalité pour nombre de villes - et la propagande assimile les moteurs diesel récents - venir complètement à bout de ces véhicules sera une tâche beaucoup plus ardue. L'exemple de Hambourg, première ville allemande à avoir voulu interdire le diesel sur certains de ses axes, en est la parfaite illustration. Tout d'abord, et contrairement à ce qu'avaient laissé croire les dirigeants de la ville dans un premier temps, seule une partie minime de la ville est concernée : deux rues dont la longueur totale dépasse à peine les 2 km. Moins d'un résident de Hambourg sur 1.000 habite sur ces axes, sachant qu'eux-mêmes bénéficient d'une exemption de se plier à cette règle, tout comme les véhicules de livraison et de secours. De plus, et là encore cela va en contradiction avec les premières déclarations, ne sont concernés que les diesel répondant aux normes Euro 4 ou antérieures. Visiblement, cette mesure a davantage été prise pour faire plaisir aux édiles de l'Union Européenne (Hambourg est régulièrement pointée du doigt par Bruxelles à cause de son niveau de pollution trop élevé, principalement dû au port) que pour avoir une réelle efficacité. Il semble évident que de nombreuses autres équipes municipales, en Allemagne ou ailleurs en Europe, feront, elles aussi, le choix de proposer des interdictions mesurées pour ne pas se mettre trop de leurs électeurs à dos.

La question des normes anti-pollution est également cruciale. Aujourd'hui, les catalogues de la plupart des constructeurs proposent des versions diesel qui répondent aux exigences Euro 6d-Temp, le protocole d'homologation en vigueur. Nombre de juristes, y compris une partie de ceux appartenant aux autorités européennes, considèrent qu'il sera légalement impossible de limiter ou de prohiber la circulation de véhicules qui répondent à des normes toujours en vigueur. 
Il semble que certains écologistes voudraient mettre en avant la dangerosité sanitaire de ces véhicules pour pouvoir les faire interdire dans des zones à forte concentration de population. Mais, dans ce cas, ne faudrait-il pas aussi interdire les autres véhicules thermiques, à priori tout aussi préjudiciables à la santé ?

Le courage politique est également une donnée à ne pas négliger dans la mise en place de ces décisions d'interdiction. Ne plus permettre à une part importante du parc automobile (plus de 60 % en France) de pouvoir circuler librement aurait forcément des conséquences sur les propriétaires concernés, lesquels sont aussi des électeurs. Leurs autos deviendraient beaucoup plus difficile, voire impossible, à revendre et les pertes financières seraient très importantes pour chacun d'entre eux. 

Alors que la hausse des prix du carburant dans l'Hexagone fait déjà monter la grogne depuis plusieurs semaines, mettre virtuellement au rebut une part importante des automobiles françaises aurait des airs de suicide politique.