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lundi 29 juin 2020

Les écologistes refusent d'entrer au gouvernement en cas de remaniement

Ils ont la pastèque !

L'exemple de Nicolas Hulot et son expérience gouvernementale avec Macron ont laissé séquelles et rancoeur à Europe Ecologie-Les Verts

 
Niet !, disent par avance les écologistes au gouvernement. 
Au lendemain de la poussée verte aux municipales, à la faveur de l'abstention historique, les responsables d'Europe Ecologie-Les Verts ont assuré lundi 29 juin qu'aucun membre du parti n'entrera au gouvernement - sauf bravade ! -,  à l'occasion du remaniement attendu cette semaine. C'est l'assurance donnée par l'ancien secrétaire national, l'eurodéputé David Cormand, sur Public Sénat. 

"Le centre de gravité de la majorité actuelle, ce n'est pas l'écologie, ce n'est pas le social," dénonce David Cormand sur Public Sénat 
"Nicolas Hulot a montré à quel point il avait été empêché d'agir", a rappelé l'eurodéputé Yannick Jadot sur Europe 1. "Il ne s'agit pas d'entrer dans un gouvernement qui gouverne seul ce pays", a-t-il insisté en appelant Macron à "agir" sans faire d'"opportunisme écologique".
 
Vers une union de la gauche en 2022 ?
 
De droite à gauche, les députés européens EELV David Cormant, Salima Yenbou, Yannick Jadot et David Belliard, qui était le candidat vert à la mairie de Paris le 24 septembre 2019 à Paris






















<br>La priorité de la majorité est d'"accélérer" en matière d'écologie, a assuré Stanislas Guerini, le délégué général du parti présidentiel, sur RTL. "La question des personnes" pour l'incarner étant "secondaire," selon lui. La conquête par les candidats Europe Ecologie-Les Verts des mairies de quelques grandes villes aux municipales les place au centre de l'échiquier politique et pourrait aussi ouvrir la voie à un candidat d'union entre les écologistes et les partis de gauche en 2022.
 
Sauf que les écolos ont pris la grosse tête et ne sont pas disposés au partage. 
Pour l'heure et sans illusion, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s'est d'ailleurs dit "prêt à [se] ranger derrière celui qui incarnera" ce bloc en 2022.

vendredi 28 février 2020

Démagogie de Buzyn aux municipales à Paris: elle propose une hausse de la taxe sur les nuits dans les palaces

La socialiste croit-elle attirer les touristes aisés et dynamiser le commerce parisien ?

Cela rapporterait-il tant que ça à la mairie

Agnès Buzyn, d'origine polonaise, condescendante, 
chaperonnée par Stanislas Guerini, 
marié à une ingénieure employée chez Google France
La candidate LREM de la 13e heure se révèle répressive: elle veut renforcer les contrôles Airbnb et s'est positionnée pour l'interdiction progressive des cars de tourisme et propose de doubler la taxe à 10 euros  sur les nuitées d'hôtel dans les palaces parisiens pour financer un fonds de soutien aux commerçants en difficultés, c'est-à-dire inutiles, soit qu'ils ne correspondent pas à une demande, soit qu'ils offrent de mauvaises prestations.
Ancien conseiller en communication de Hollande, Gaspard Gantzer révéla dans le documentaire de David Doukhan (groupe Lagardère SCA, dont l'émirat du Qatar est l'actionnaire dominant) diffusé sur LCI en 2018 qu'en février 2016, le remaniement  que préparait Hollande envisageait son jeune ministre de l'Economie, Macron, premier ministre en remplacement de Manuel Valls,et Buzyn, ministre." C'est une bonne manière de contenir l'ambition de Macron, raconte Gaspard Gantzer en relatant les tractations de l'époque. "Il a de l'ambition, on lui donne Matignon. Bon Matignon, il fera son job et en plus il aura à cœur de très bien le faire." Son ancien conseiller affirme que des noms de ministres comme Muriel Pénicaud ou Agnès Buzyn, toutes les deux au gouvernement d'Edouard Philippe, étaient déjà cités. "Il y en a pas mal, comme ça, qui sont testés; on se dit qu'il faut faire 50% société civile, 50% jeunesse et on met Macron à la place de tout ça", affirme Gaspard Gantzer. Le projet sera finalement abandonné par le président.La version Hollande diffère sensiblement
Dans son livre "Leçons de pouvoir", François Hollande semble contredire les déclarations de son ancien conseiller en communication. "Au début de l’année 2016, on m’indique qu’Emmanuel Macron est disponible pour Matignon. Dans le cadre d’un remaniement 'post-attentats', sa nomination ferait souffler un vent nouveau et symboliserait l’esprit de consensus nécessaire à la période. J’écarte d’emblée ce scénario, non par défiance envers lui, mais parce que j’estime que Manuel Valls remplit loyalement son rôle et que je ne dois pas bouleverser l’équipe qui avait tenu le choc du terrorisme.", raconte François Hollande.
Agnès Buzyn, tête de liste LREM aux municipales à Paris, cherche à s'attirer l'électorat de gauche

"Ma promesse, c'est de n'augmenter ni les impôts pour les Parisiens ni la dette," clame la populiste. "Je suis en revanche favorable au relèvement de la taxe sur les nuitées d'hôtel dans les 5 étoiles palaces, qui passera de 5 à 10 euros", dit-elle dans un entretien aux Echos. "Cela permettrait de financer un fonds de solidarité de 15 à 20 millions d'euros pour soutenir les commerçants en difficultés et l'attractivité de la capitale", explique-t-elle. Mais ce qu'elle ponctionne sur les nantis suffira-t-il à relever le niveau de vie du plus grand nombre, en admettant que le commerce de luxe ne serait pas pénalisé.
 
Un meilleur contrôle d'Airbnb, l'interdiction des cars de tourisme...
Interrogée sur la plateforme de location de meublés touristiques Airbnb, elle dit vouloir "doubler le nombre de personnes qui s'occupent aujourd'hui (de son) contrôle", pour "que la règle des 120 nuitées soit respectée".  

Elle se prononce par ailleurs "pour l'interdiction" des cars de tourisme dans la capitale, "mais organisée progressivement en concertation avec les acteurs du tourisme, pas de manière brutale".

La candidate LREM présentera son budget en début de semaine prochaine

Il serait construit autour du principe "un euro dépensé en plus sera toujours mis en face d'un euro d'économie" et la candidate de substitution indique avoir "déjà identifié 300 millions d'euros d'économies possibles." Et c'est "dans le budget de fonctionnement de la mairie," ce qui fait frémir les personnels municipaux inquiets d'une possible purge des effectifs.

Les premiers visés sont les "collaborateurs des élus" dont "le nombre est très important aujourd'hui ou du nombre de voitures de fonction", ainsi qu'une augmentation du temps de travail des agents de la Ville pour "atteindre progressivement les 35 heures". Ca par exemple ! Ce n'était donc pas déjà le cas en socialie parisienne?

mardi 16 octobre 2018

Remaniement : les femmes aux secrétariats !

Les femmes aux secrétariats...

Le remaniement complet a été dévoilé ce mardi. 

Trois ministres et une secrétaire d'Etat sortent cette fois-ci du gouvernement, après le départ début octobre de Gérard Collomb, il y a près de quinze jourrs.
Culture d'entreprise
au gouvernement Philippe III
Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture, Delphine Gény-Stephann, secrétaire d'Etat à l'économie, quittent le gouvernement. 

Après plusieurs premiers noms confirmés par BFMTV, comme Christophe Castaner à l'Intérieur ou encore Jacqueline Gourault qui prend du poids à la Cohésion des Territoires, la liste des changements est désormais complète:

Ce gouvernement Philippe III tourne ainsi le dos à la gauche.

Remaniement : aucune surprise après quinze jours d'arrêt d'urgence du char de l'Etat

Quinze jours pour finir par un jeu  de chaises musicales

Aucune tête nouvelle dans le "nouveau monde" macronien

Un joueur de poker à l'Intérieur et un garagiste à la Culture
Le nouveau gouvernement a été publié en catimini ce mardi 16 octobre. Les services de l'Elysée ont dévoilé les nouveaux noms à 9h30. C'est à Christophe Castaner qu'échoue le ministère de l'Intérieur, tandis que Françoise Nyssen, visée par une enquête, est remplacée par Franck Riester à la Culture.

Dans son communiqué, l'Elysée évoque "une équipe renouvelée mais dont le mandat politique reste le même".

Les entrants ne sont pas des faces inconnus et les grands perdantes sont la société civile et les femmes 

Les nouveaux venus ou nouveaux nommés du gouvernement sont :

  • Christophe Castaner, qui devient ministre de l’Intérieur
  • Franck Riester, proche de Juppé ('Agir'), nommé ministre de la Culture
  • Didier Guillaume, ex-PS vallsien, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
  • Jacqueline Gourault, poids lourd du MoDem, ancienne "madame Corse" du gouvernement, prend la tête du ministère de la Cohésion des Territoires
  • Marc Fesneau, MoDem, qui devient ministre auprès du Premier Ministre, chargé des Relations avec le Parlement

Les sortis

  • Françoise Nyssen, qui quitte le ministère de la Culture
  • Jacques Mézard, anciennement à la Cohésion des territoires
  • Stéphane Travert, jusqu'alors ministre de l’Agriculture


Un remaniement a minima qui laisse présager un changement de gouvernement après les européennes du printemps.


lundi 15 octobre 2018

Remaniement : Macron va-t-il accoucher d'une souris ou d'un monstre ?

Un remaniement "incessamment sous peu", après bientôt quinze jours !

Le vivier macronien est stérile, 
mais ce n'est pas une crise politique !

C'est pour quand le Jour J du "nouveau monde" par le "maître des horloges? 
Attendu depuis près de deux semaines, le remaniement du gouvernement paraissait imminent lundi après un week-end d'intenses consultations entre le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe. Mais c'est encore un flop !

Depuis le 2 octobre et le départ fracassant d'un proche, Gérard Collomb, ministre d'Etat et ministre de l'Intérieur, le 15, l'annonce du remaniement est à nouveau reportée. Elle est désormais espérée d'ici la prochaine session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale mardi à 15h00. Les humoristes assurent que Manu attend le retour de Brigitte Macron qui, saturée par les bévues de son jeune inconscient de mari, est allée se vider la tête au Touquet. Les politologues assurent que le torchon brûle aussi dans le couple Manu-Philou. La vérité serait plus préoccupante: dans sa galaxie exemplaire, Jupiter manquerait des demi-dieux capables d'assurer le job. 

Un poste vacant : soit celui de premier ministre, soit celui de l'Intérieur
Ou les deux. Alors que le remaniement le concerne, comme les membres en sursis de son gouvernement en arrêt technique, le premier ministre fait le ministre de l'Intérieur. Edouard Philippe est en déplacement impromptu en tant qu'intérimaire de Collomb, "dans l'après-midi" dans l'Aude, où il est appelé pour endiguer des inondations sans précédent qui ont fait au moins six morts, pour l'heure.
La question du remaniement est "importante, elle sera évoquée le moment venu", a simplement déclaré le chef du gouvernement lundi matin depuis Nantes.
Il devait revenir à Paris pour son déjeuner hebdomadaire à l'Elysée avec Emmanuel Macron, peut-être une dernière occasion d'accorder leurs violons, avant de se rendre dans l'Aude.

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a évoqué lundi matin un remaniement "dans les 24 heures", et le député LREM Aurélien Taché, 34 ans, ci-dessous, proche de l'exécutif, table sur une annonce avant la session de questions au gouvernement de mardi. 
Résultat de recherche d'images pour "Aurélien Taché"Celui que la plomberie a rebuté en fin de troisième, mais dont le syndicalisme a fait un attaché territorial, puis un conseiller régional socialiste d’Ile-de-France chargé de la politique de lutte contre l’exclusion, contribua à l’élaboration du programme d’Emmanuel Macron sur le logement et la lutte contre la pauvreté. La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, vient de prendre de vitesse le dynamique trentenaire en claironnant qu'elle ouvre les mairies, dont la sienne, aux femmes sans-abri de Paris, puisque le président ne remplit pas ses engagement de campagne... Mais, parce qu'il ne manque pas de souffle, Taché prend toujours la parole.
Exemple typique de l'inconscience des jeunes prétentieux de l'entourage présidentiel, il avait accepté d'y être membre de la commission des Affaires sociales à l'Assemblée, en qualité de coordinateur ('whip') du groupe LREM, pour finalement démissionner de cette fonction dès janvier 2018, en
avouant avoir "sous-estimé l'aspect technique et surestimé l'aspect politique de la fonction"...
Pour remplacer Gérard Collomb, le nom du bouffon du roi, Christophe Castaner, délégué général de LREM, revient avec beaucoup d'insistance. C'est dire le vide abyssal de la réserve macronienne. D'ailleurs, un autre scénario a prévalu, celui d'un renfort, en duo avec l'ancien patron de la police nationale Frédéric Péchenard, proche de Nicolas Sarkozy, alliance du politique et du technique. Beauvau, officiellement monstre à deux têtes, du jamais vu : le "nouveau monde", quoi !

La presse vole eu secours de Macron, lui suggérant de faire confiance à un expert, sur le modèle de Jean-Michel Blanquer. Le procureur de Paris, François Molins - connu des Français depuis les attentats de 2015 alors qu'il était au service de Hollande, le fossoyeur du PS -, un mauvais message envoyé aux terroristes, la directrice de la PJ, Mireille Ballestrazzi et Jean Castex, un haut fonctionnaire qui a servi Nicolas Sarkozy à l'Elysée, ont été cités. Beaucoup de vieux pour faire du neuf, par conséquent.

Seuls les sortants sont quasiment sûrs
On dit qu'ils sont pourtant toujours au travail. Françoise Nyssen (Culture), Jacques Mézard (Cohésion des Territoires) ou Stéphane Travert (Agriculture). Le nom de l'ex-LR Christophe Béchu, maire d'Angers, a circulé pour succéder à Jacques Mézard. Mais pourquoi avoir éliminé la droite par la porte, si c'est pour la réintégrer par la fenêtre ? Se laissera-t-elle donc contaminer par les échecs et l'impopularité de Macron ?

Les centristes du MoDem ne sont jamais loin. 
Ils pourraient récupérer un ou deux portefeuilles, comme Marc Fesneau, leur chef de file à l'Assemblée et ancien secrétaire général du MoDem: diplômé de Sciences Po à 32 ans et arrivé sans aucun maroquin à 47 ans, il a jusqu'ici manqué sa vie. 
Mais, "en même temps", les noms d'ex-socialistes courent Paris: Juliette Méadel et Didier Guillaume ont aussi été cités. Clairement, Macron est incertain : penchera-t-il un peu plus à droite ou à gauche ?
Trois ratés : en septembre 2018, suite à la démission du président de l'Assemblée Nationale, François De Rugy devenu ministre, le premier s'est fait abattre par Richard Ferrand avant d'arriver au perchoir. La deuxième a été disqualifiée dès le premier tour des élections législatives de 2017 dans la 10e circonscription de Seine-et-Marne. Un moindre mal quand on a été secrétariat d'Etat à l'Aide aux victimes de Hollande. Et le dernier, un sénateur de 59 ans, il a démissionné de la présidence du groupe socialiste en janvier dernier, amorçant ainsi un virage opportuniste. Alors que son mentor naturalisé a déjà  faussé compagnie à la France, il a été directeur de campagne de Manuel Valls pour la primaire citoyenne de 2017. Macron est vraiment dans la panade .
Macron et Philippe pourraient en outre décider de renforcer les liens avec les territoiresOn leur prête le dessein de créer un ministère ad-hoc, sur fond de grogne croissante des collectivités locales.

Le président a d'ailleurs une série de rendez-vous avec plusieurs de leurs représentantscette semaine : mardi, avec Jean Rottner, président du Conseil régional du Grand Est, Hervé Morin, président des Régions de France, puis Gérard Larcher, président du Sénat, et Dominique Bussereau, président de l'Association des départements de France. Vendredi, il recevra Xavier Bertrand, le président (ex-LR) du Conseil régional des Hauts-de-France, très critique de l'attitude de l'exécutif à l'égard des élus locaux. Est-ce à dire que le canard sans tête va continuer à courir encore une semaine ? 

La majorité fait le dos rond : que sont-ils allés faire dans cette galère ?

Peu présente dans les media, l'opposition ne se réjouit pas que ce feuilleton du remaniement dure. Elle déplore toutefois le temps infini pris pour constituer la nouvelle équipe. "Ça donne un sentiment justifié à la fois de désordre institutionnel, de pagaille politique", mais aussi "d'image dégradée de notre pays", a soupiré lundi l'eurodéputé LR Brice Hortefeux sur Sud Radio.

"Je sens qu'on va avoir attendu longtemps pour pas grand chose", a craint de son côté le maire PS du Mans et ex-ministre PS Stéphane Le Foll sur France 2.

Jusqu'à la députée LREM Amélie de Montchalin qui a concédé lundi l'existence d'"une période de flottement relatif", avant de promettre  sur Cnews qu'une nouvelle équipe sera "100% à sa tâche, 100% dédiée aux Français".  Quand? C'est, Mme la première vice-présidente du groupe LREM, ce que le pays attend de savoir, si vous étiez à l'écoute des Français.

Un possible "conflit" entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe expliquerait le blocage dans le remaniement et sur les équilibres du prochain gouvernement. 

Sans nier des "discussions", l'exécutif a balayé ces rumeurs. Philippe a expliqué qu'il n'est pas impatient de nature et, peu prolixe, contrairement à son habitude, Emmanuel Macron a estimé vendredi que les sujets avancent "dans le calme". A marche lente... 
Ce remaniement doit par ailleurs trouver une place dans une semaine très tournée vers les dossiers internationaux.  Macron reçoit lundi le président sud-coréen, le premier ministre japonais mercredi, avant de se rendre à Bruxelles pour un sommet européen crucial sur le Brexit.

A le voir, le p'tit Manu est en effet débordé : il a décollé !
L'emploi, la croissance et le pouvoir d'achat, quant à eux, restent au sol...


mardi 9 octobre 2018

Remaniement : passe d'armes entre Edouard Philippe et Christian Jacob

Philippe nie la débandade gouvernementale

Suite aux démissions du ministre d'Etat Nicolas Hulot et du ministre de l'Intérieur Gerard Collomb, un proche de la première heure, le chef de file des députés LR a dénoncé ce mardi la "tragi-comédie" au sommet de l'Etat. "Il n'y a dans cette majorité et ce gouvernement aucune fébrilité", a rétorqué le premier ministre, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

"Jusqu'où, jusqu'à quand cette mascarade va-t-elle continuer, monsieur le premier ministre?". Le remaniement du gouvernement, attendu depuis la démission, mardi dernier, du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, a offert à Christian Jacob une nouvelle occasion de blâmer le gouvernement. "En abandonnant ainsi le président de la République, [Gérard Collomb] a mis en lumière ce que nous savions déjà: l'étroitesse, pour ne pas dire le vide de votre assise politique", a affirmé le chef de file des députés Les Républicains (LR), à l'adresse d'Edouard Philippe, pendant la séance des questions au gouvernement, ce mardi.

"Quand les premiers soutiens désertent ou n'y croient plus, c'est une bérézina annoncée", a-t-il poursuivi, avant de pointer une "tragi-comédie" et "l'affaiblissement du pouvoir exécutif". "En quinze mois, ce n'est pas moins de sept ministres, dont vos trois ministres d'Etat, qui ont quitté le gouvernement", a souligné Christian Jacob, qui à dénoncé la politique d'Emmanuel Macron, "un échec" : le chômage, les impôts, le pouvoir d'achat... Tous les indicateurs sont au rouge". "Vous êtes aujourd'hui incapable de proposer un gouvernement crédible à la France, tant c'est le vide autour de vous!", a-t-il asséné.

"Aucune fébrilité" dans le gouvernement

Après l'ovation debout des députés La République en marche (LaREM) appelés à manifester leur soutien inconditionnel au pouvoir, Edouard Philippe a nié toute "étroitesse" de sa majorité. "La majorité est déterminée par des élections. Et les élections donnent un résultat qui se voit ici !", a rétorqué le premier ministre, sous les applaudissements des députés LaREM et les sourires du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, tous dissimulant leur inquiétude à l'approche des Européennes en mai. "Je ne vois rien d'étroit dans cette majorité. Je ne vois rien de fragile dans cette majorité. Je ne vois rien d'inconséquent dans cette majorité", a martelé le chef du gouvernement, sans apporter aucun élément étant ses dénis.

"Je veux vous rassurer, Monsieur le président [Christian Jacob], il n'y a dans cette majorité et ce gouvernement aucune fébrilité, aucune impatience", a-t-il assuré. "Amateurisme !", ont crié les élus sur les bancs de l'opposition de droite.
"Essayez d'être humble pour une fois", a lancé Christian Jacob au premier ministre, imperturbable. "Nous ne transigerons en rien sur les engagements qui ont été pris par le président de la République", a poursuivi Édouard Philippe. "Contrairement à ce que vous indiquez, les Français constatent d'ores et déjà que, sur le second semestre 2018, ils vont bénéficier d'une augmentation du pouvoir d'achat qui ne s'est pas produit dans les dix dernières années," a-t-il estimé, en dépit de sondages catastrophiques. Manière de prétendre que le cap est maintenu, malgré les les chiffres défavorables qui continuent de sanctionner la politique de Macron.

jeudi 11 février 2016

Remaniement: 2 ministres et secrétaires d'Etat de plus, parité, mais aucune femme à un poste régalien

Changement ? Royal devait être promue et Le Foll devait gicler; ils restent en place !

Un gouvernement de combat à l'approche de 2017 ?

Le gouvernement a été alourdi, avec 38 ministres et secrétaires d'Etat, au lieu de 36. Dix sont des nouveaux entrants, mais l'intox saute aux yeux.

Parmi ces "nouveaux", figure ...Jean-Marc Ayrault ! L'ancien Premier ministre, 65 ans, remplace au Quai d'Orsay Laurent Fabius, qui s'est auto-désigné à la présidence du Conseil constitutionnel. 
A noter l'entrée au gouvernement de trois écologistesEmmanuelle Cosse, l'altermondialiste d'EELV au ministre du Logement, Jean Vincent Placé au secrétaire d'Etat en charge de la Réforme de l'Etat, auprès du premier ministre, et Barbara Pompili, secrétaire d'Etat au Climat, soit deux sous-ministres écologistes modérés pour une ministre radicale.
Voici les nouveaux ministres et secrétaires d'Etat

Jean-Marc Ayrault, l'ancien Premier ministre, rejoint le ministère des Affaires étrangères;

La patronne d'EELV 
Emmanuelle Cosse nommée ministre du Logement, après Cécile Duflot dont le gouvernement Valls est obligé de démonter la loi;

Barbara Pompili 
(ex-EELV) nommée secrétaire d'Etat chargée des Relations internationales sur le climat, en doublon avec Fabius qui avait déclaré que sa présidence du Conseil constitutionnel en mars n'est pas incompatible avec sa mission onusienne à la COP21 ;

Juliette Méadel, une porte-parole de mauvaise foi du PS, nommée secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes (des attentats);

L'écologiste 
Jean-Vincent Placé nommé secrétaire d'Etat chargé de la Réforme de l'Etat, à la place de Clotilde Valter;

Jean-Michel Baylet nommé ministre de l'Aménagement du territoire et de la Ruralité (Elysée), bien que battu dans son département;

La conseillère culture de Hollande à l'Elysée, Audrey Azoulay, nommée ministre de la Culture et de la Communication, parce qu'elle connaît le nom de Patrick Modiano, prix Nobel français de littérature et qu'elle est la fille binationale d'un conseiller juif-marocain anti-sioniste du roi du Maroc, André Azoulay (ci-dessus). Sophia Aram, n'a simplement pas eu de chance: l'humoriste franco-marocaine mal-embouchée n'est pas assez bien née pour Hollande ?

Hélène Geoffroy, députée PS, actuellement maire guadeloupéenne de Vaulx-en-Velin, nommée secrétaire d'État chargée de la Ville auprès de Patrick Kanner, mais à son détriment;

Estelle Grelier (PS) nommée secrétaire d'État chargée des Collectivités territoriales;

Ericka Bareigts, cadre territoriale et députée de la Réunion, nommée secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité réelle.
Manuel Valls s'est exprimé après l'annonce du remaniement.
"Avec le président de la République, nous souhaitions un gouvernement basé sur l'expérience, la solidité. C'est le cas avec Jean-Marc Ayrault et Ségolène Royal. [Le Drian et Cazeneuve ne devront pas s'offusquer] Un gouvernement avec ceux qui sont à la tête des ministères, qui assurent la sécurité de nos compatriotes, avec une assise élargie, avec notamment l'entrée d'écologistes, avec nos alliés radicaux et du renouvellement, de nouvelles figures", détaille Manuel Valls. Le Premier ministre se félicite d'"un gouvernement entièrement paritaire", mais Valls esquive le manque de confiance aux femmes à de fonctions régaliennes. Et promet : "Nous allons réformé jusqu'au bout."

Or, avec ce remaniement sans surprise, François Hollande prend ainsi le risque d'ajouter un peu plus de tensions socialistes et écologistes au gouvernement, puisque Ayrault défend le projet d'aéroport de Nantes et qu'Emmanuelle Cosse y est farouchement opposée et soutient les zadistes.

Manuel Valls prétend se réjouir également du retour d'Ayrault 
 –
dont il a pourtant précipité, sans ménagements, l'éviction de Matignon. "A la tête de la diplomatie française, il faut des responsables qui ont une expérience", déclare le Premier ministre pour justifier la nomination de Jean-Marc Ayrault au Quai d'Orsay. "C'est avec plaisir que je retrouve Jean-Marc Ayrault", a cru bon d'ajouter l'hypocrite Valls, avant... de faire amende honorable de son manque de courtoisie au changement de gouvernement: "C'est aussi une manière de rassembler."

Hollande a besoin du réconfort de la vieille garde et conserve le cumurad Jean-Yves Le Drian. A 68 ans, il reste ministre de la Défense, tout en étant président du conseil régional de Bretagne. Ce cumul représente une entorse à la charte déontologique signée par les membres du gouvernement, mais l'exécutif l'a justifié par la situation particulière liée à "la guerre" contre le terrorisme. Le Drian a ainsi tout intérêt à multiplier les théâtres d'opération qui provoquent des tueries de masse par des djihadistes.

Emmanuelle Cosse, nommée jeudi ministre du Logement et de l'Habitat durable, a exprimé sa joie d'entrer au gouvernement, sans préciser qu'elle a négocié une consultation de la population sur le problème de l'aéroport de Nantes, cher à son collègue Ayrault...

Jean-Michel Baylet,
qui ne passe pas pour compétents, est nommé ministre de l'Aménagement du territoire et de la Ruralité, parce qu'il est président du Parti radical de gauche (PRG). Deux anciennes secrétaires d'État de ce parti ont d'ailleurs été  promues au rang de ministres. C'est de la cuisine électorale pour 2017.

Jeu de chaises musicales

Laurence Rossignol, secrétaire d'État féministe à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes âgées, a été nommée ministre de la Famille, de l'Enfance et du Droit des femmes, 
Annick Girardin, secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie, a été nommée ministre de la Fonction publique.

Outre 
 Fabius (Affaires étrangères)l'élément déclencheur, trois femmes quittent l'exécutif: Sylvia Pinel (PRG, Logement), devenue présidente de Région, Lebranchu (Décentralisation et Fonction publique), pour épuisement, et Pellerin (Culture), pour incompétence. 
La nomination au Logement de la secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), Emmanuelle Cosse, 41 ans, au même poste que Cécile Duflot, qui avait refusé d'appartenir à un gouvernement Valls en mars 2014, est une aubaine pour Cosse qui ne gérait plus rien du parti, rongé par les divisions depuis deux ans.

Le compte Twitter de l'Elysée précise les détails du remaniement gouvernemental, en lieu et place de l'exécré Stéphane Le Foll...


Sous Hollande, l'instabilité gouvernementale est digne de la IVe République
La liste complète des membres du gouvernement de Manuel Valls
Voici la liste des membres du nouveau gouvernement du Premier ministre Manuel Valls, après le remaniement annoncé jeudi par l'Elysée :
18 ministres
- Affaires étrangères et développement international: Jean-Marc Ayrault
- Environnement, énergie et mer, chargée des relations internationales sur le climat: Ségolène Royal (n°2,  l'ex-concubine est mortifiée !)
- Education nationale, enseignement supérieur et recherche: Najat Vallaud-Belkacem
- Finances et comptes publics : Michel Sapin
- Affaires sociales et santé: Marisol Touraine
- Défense: Jean-Yves Le Drian
- Garde des sceaux, ministre de la justice: Jean-Jacques Urvoas
- Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social: Myriam El Khomri (conservée pour sa compétence ?)
- Aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales: Jean-Michel Baylet;
- Intérieur: Bernard Cazeneuve
- Agriculture, agroalimentaire et forêt, porte-parole du Gouvernement: Stéphane Le Foll
- Logement et habitat durable: Emmanuelle Cosse
- Economie, industrie et numérique: Emmanuel Macron
- Culture et communication: Audrey Azoulay
- Famille, enfance et droits des femmes: Laurence Rossignol
- Fonction publique: Annick Girardin
- Ville, jeunesse et sports: Patrick Kanner
- Outre-mer: George Pau-Langevin
20 secrétaires d'Etat
- Relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre: Jean-Marie Le Guen
- Egalité réelle, auprès du Premier ministre: Ericka Bareigts
- Réforme de l'Etat et simplification, auprès du Premier ministre: Jean-Vincent Placé
- Aide aux victimes, auprès du Premier ministre: Juliette Méadel
- Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères: Harlem Désir
- Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l'étranger, auprès du ministre des Affaires étrangères: Matthias Fekl
- Développement et francophonie, auprès du ministre des Affaires étrangères: André Vallini
- Transports, mer et pêche, auprès de la ministre de l'Environnement: Alain Vidalies
- Relations internationales sur le climat, chargée de la biodiversité, auprès de la ministre de l'Environnement: Barbara Pompili
- Enseignement supérieur et recherche, auprès de la ministre de l'Education: Thierry Mandon
- Budget, auprès du ministre des finances: Christian Eckert
- Personnes handicapées et lutte contre l'exclusion, auprès de la ministre des Affaires sociales: Ségolène Neuville
- Personnes âgées et autonomie, auprès de la ministre des Affaires sociales: Pascale Boistard
- Anciens combattants et mémoire, auprès du ministre de la Défense: Jean-Marc Todeschini
- Formation professionnelle et apprentissage, auprès de la ministre du Travail: Clotilde Valter
- Collectivités territoriales, auprès du ministre de l'aménagement du territoire: Estelle Grelier
- Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire, auprès du ministre de l'Economie: Martine Pinville
- Numérique, auprès du ministre de l'Economie: Axelle Lemaire
- Ville, auprès du ministre de la Ville: Hélène Geoffroy
- Sports, auprès du ministre de la Ville: Thierry Braillard
A 20 heures et pendant une trentaine de minutes, François Hollande répondra aux questions de Gilles Bouleau (TF1) et David Pujadas (France 2), soit deux chaînes nationales simultanément, et en direct de l'Elysée - ce qu'il avait promis de ne pas renouveler. Pour nous vanter l'instabilité gouvernementale de son quinquennat sur le modèle de la IVe République, le changement promis sous la Ve.