POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Méadel J. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Méadel J. Afficher tous les articles

lundi 15 octobre 2018

Remaniement : Macron va-t-il accoucher d'une souris ou d'un monstre ?

Un remaniement "incessamment sous peu", après bientôt quinze jours !

Le vivier macronien est stérile, 
mais ce n'est pas une crise politique !

C'est pour quand le Jour J du "nouveau monde" par le "maître des horloges? 
Attendu depuis près de deux semaines, le remaniement du gouvernement paraissait imminent lundi après un week-end d'intenses consultations entre le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe. Mais c'est encore un flop !

Depuis le 2 octobre et le départ fracassant d'un proche, Gérard Collomb, ministre d'Etat et ministre de l'Intérieur, le 15, l'annonce du remaniement est à nouveau reportée. Elle est désormais espérée d'ici la prochaine session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale mardi à 15h00. Les humoristes assurent que Manu attend le retour de Brigitte Macron qui, saturée par les bévues de son jeune inconscient de mari, est allée se vider la tête au Touquet. Les politologues assurent que le torchon brûle aussi dans le couple Manu-Philou. La vérité serait plus préoccupante: dans sa galaxie exemplaire, Jupiter manquerait des demi-dieux capables d'assurer le job. 

Un poste vacant : soit celui de premier ministre, soit celui de l'Intérieur
Ou les deux. Alors que le remaniement le concerne, comme les membres en sursis de son gouvernement en arrêt technique, le premier ministre fait le ministre de l'Intérieur. Edouard Philippe est en déplacement impromptu en tant qu'intérimaire de Collomb, "dans l'après-midi" dans l'Aude, où il est appelé pour endiguer des inondations sans précédent qui ont fait au moins six morts, pour l'heure.
La question du remaniement est "importante, elle sera évoquée le moment venu", a simplement déclaré le chef du gouvernement lundi matin depuis Nantes.
Il devait revenir à Paris pour son déjeuner hebdomadaire à l'Elysée avec Emmanuel Macron, peut-être une dernière occasion d'accorder leurs violons, avant de se rendre dans l'Aude.

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a évoqué lundi matin un remaniement "dans les 24 heures", et le député LREM Aurélien Taché, 34 ans, ci-dessous, proche de l'exécutif, table sur une annonce avant la session de questions au gouvernement de mardi. 
Résultat de recherche d'images pour "Aurélien Taché"Celui que la plomberie a rebuté en fin de troisième, mais dont le syndicalisme a fait un attaché territorial, puis un conseiller régional socialiste d’Ile-de-France chargé de la politique de lutte contre l’exclusion, contribua à l’élaboration du programme d’Emmanuel Macron sur le logement et la lutte contre la pauvreté. La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, vient de prendre de vitesse le dynamique trentenaire en claironnant qu'elle ouvre les mairies, dont la sienne, aux femmes sans-abri de Paris, puisque le président ne remplit pas ses engagement de campagne... Mais, parce qu'il ne manque pas de souffle, Taché prend toujours la parole.
Exemple typique de l'inconscience des jeunes prétentieux de l'entourage présidentiel, il avait accepté d'y être membre de la commission des Affaires sociales à l'Assemblée, en qualité de coordinateur ('whip') du groupe LREM, pour finalement démissionner de cette fonction dès janvier 2018, en
avouant avoir "sous-estimé l'aspect technique et surestimé l'aspect politique de la fonction"...
Pour remplacer Gérard Collomb, le nom du bouffon du roi, Christophe Castaner, délégué général de LREM, revient avec beaucoup d'insistance. C'est dire le vide abyssal de la réserve macronienne. D'ailleurs, un autre scénario a prévalu, celui d'un renfort, en duo avec l'ancien patron de la police nationale Frédéric Péchenard, proche de Nicolas Sarkozy, alliance du politique et du technique. Beauvau, officiellement monstre à deux têtes, du jamais vu : le "nouveau monde", quoi !

La presse vole eu secours de Macron, lui suggérant de faire confiance à un expert, sur le modèle de Jean-Michel Blanquer. Le procureur de Paris, François Molins - connu des Français depuis les attentats de 2015 alors qu'il était au service de Hollande, le fossoyeur du PS -, un mauvais message envoyé aux terroristes, la directrice de la PJ, Mireille Ballestrazzi et Jean Castex, un haut fonctionnaire qui a servi Nicolas Sarkozy à l'Elysée, ont été cités. Beaucoup de vieux pour faire du neuf, par conséquent.

Seuls les sortants sont quasiment sûrs
On dit qu'ils sont pourtant toujours au travail. Françoise Nyssen (Culture), Jacques Mézard (Cohésion des Territoires) ou Stéphane Travert (Agriculture). Le nom de l'ex-LR Christophe Béchu, maire d'Angers, a circulé pour succéder à Jacques Mézard. Mais pourquoi avoir éliminé la droite par la porte, si c'est pour la réintégrer par la fenêtre ? Se laissera-t-elle donc contaminer par les échecs et l'impopularité de Macron ?

Les centristes du MoDem ne sont jamais loin. 
Ils pourraient récupérer un ou deux portefeuilles, comme Marc Fesneau, leur chef de file à l'Assemblée et ancien secrétaire général du MoDem: diplômé de Sciences Po à 32 ans et arrivé sans aucun maroquin à 47 ans, il a jusqu'ici manqué sa vie. 
Mais, "en même temps", les noms d'ex-socialistes courent Paris: Juliette Méadel et Didier Guillaume ont aussi été cités. Clairement, Macron est incertain : penchera-t-il un peu plus à droite ou à gauche ?
Trois ratés : en septembre 2018, suite à la démission du président de l'Assemblée Nationale, François De Rugy devenu ministre, le premier s'est fait abattre par Richard Ferrand avant d'arriver au perchoir. La deuxième a été disqualifiée dès le premier tour des élections législatives de 2017 dans la 10e circonscription de Seine-et-Marne. Un moindre mal quand on a été secrétariat d'Etat à l'Aide aux victimes de Hollande. Et le dernier, un sénateur de 59 ans, il a démissionné de la présidence du groupe socialiste en janvier dernier, amorçant ainsi un virage opportuniste. Alors que son mentor naturalisé a déjà  faussé compagnie à la France, il a été directeur de campagne de Manuel Valls pour la primaire citoyenne de 2017. Macron est vraiment dans la panade .
Macron et Philippe pourraient en outre décider de renforcer les liens avec les territoiresOn leur prête le dessein de créer un ministère ad-hoc, sur fond de grogne croissante des collectivités locales.

Le président a d'ailleurs une série de rendez-vous avec plusieurs de leurs représentantscette semaine : mardi, avec Jean Rottner, président du Conseil régional du Grand Est, Hervé Morin, président des Régions de France, puis Gérard Larcher, président du Sénat, et Dominique Bussereau, président de l'Association des départements de France. Vendredi, il recevra Xavier Bertrand, le président (ex-LR) du Conseil régional des Hauts-de-France, très critique de l'attitude de l'exécutif à l'égard des élus locaux. Est-ce à dire que le canard sans tête va continuer à courir encore une semaine ? 

La majorité fait le dos rond : que sont-ils allés faire dans cette galère ?

Peu présente dans les media, l'opposition ne se réjouit pas que ce feuilleton du remaniement dure. Elle déplore toutefois le temps infini pris pour constituer la nouvelle équipe. "Ça donne un sentiment justifié à la fois de désordre institutionnel, de pagaille politique", mais aussi "d'image dégradée de notre pays", a soupiré lundi l'eurodéputé LR Brice Hortefeux sur Sud Radio.

"Je sens qu'on va avoir attendu longtemps pour pas grand chose", a craint de son côté le maire PS du Mans et ex-ministre PS Stéphane Le Foll sur France 2.

Jusqu'à la députée LREM Amélie de Montchalin qui a concédé lundi l'existence d'"une période de flottement relatif", avant de promettre  sur Cnews qu'une nouvelle équipe sera "100% à sa tâche, 100% dédiée aux Français".  Quand? C'est, Mme la première vice-présidente du groupe LREM, ce que le pays attend de savoir, si vous étiez à l'écoute des Français.

Un possible "conflit" entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe expliquerait le blocage dans le remaniement et sur les équilibres du prochain gouvernement. 

Sans nier des "discussions", l'exécutif a balayé ces rumeurs. Philippe a expliqué qu'il n'est pas impatient de nature et, peu prolixe, contrairement à son habitude, Emmanuel Macron a estimé vendredi que les sujets avancent "dans le calme". A marche lente... 
Ce remaniement doit par ailleurs trouver une place dans une semaine très tournée vers les dossiers internationaux.  Macron reçoit lundi le président sud-coréen, le premier ministre japonais mercredi, avant de se rendre à Bruxelles pour un sommet européen crucial sur le Brexit.

A le voir, le p'tit Manu est en effet débordé : il a décollé !
L'emploi, la croissance et le pouvoir d'achat, quant à eux, restent au sol...


mardi 10 avril 2018

Juliette Méadel, chassée du PS pour infidélité

Elle était à fond pour Hollande et maintenant pour Macron...

L'ancienne ministre n'a pas pu voter lors du congrès du PS, samedi dernier.

"C'est un divorce par "consentement mutuel", raconte-t-elle, avec aigreurs. L'ancienne secrétaire d'Etat à l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, a annoncé, à ceux que ça intéresserait, mardi 10 avril sur franceinfo, qu'elle a appris sa radiation du Parti socialiste, à sa grande surprise, au moment de voter lors du 78e congrès, les 7 et 8 avril derniers. 

C'est pourtant dès février 2018 qu'elle a été radiée du PS par le bureau fédéral des adhésions de la fédération de Seine-et-Marne, en raison de son soutien affiché à La République en marche ! avant la dernière élection présidentielle, alors qu'elle appartenait encore au gouvernement de Hollande.

"Je suis socialiste, mais je ne suis plus membre du PS. J'en ai été radiée", a-t-elle fait savoir à la planète, précisant qu'ainsi elle n'a pas pu participer à l'élection du secrétaire général du parti. Elle avait été secrétaire nationale à l'Industrie, au Numérique et à l'Économie sociale et solidaire en août 2014.
"J'ai décidé de ne pas faire de recours. C'est un divorce par consentement mutuel", a-t-elle ajouté. "Ça s'est passé au moment du congrès. Mon secrétaire de section m'a dit que je ne pouvais pas voter. Donc, j'ai été radiée du Parti socialiste", a insisté celle qui fut ...porte-parole du parti (2014-2016) !

Le Parti socialiste continuera sans elle

Résultat de recherche d'images pour "Méadel Hollande"
"Je continuerai à défendre les idées socialistes et je serai aussi cette héritière de la gauche de gouvernement dans laquelle je crois", a estimé celle, à bonne école, qui fut membre de l'équipe de campagne de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle de 2007.

Samedi dernier, Olivier Faure est officiellement devenu samedi le 13e premier secrétaire du PS, avec 48,37% des voix, lors d'un congrès à Aubervilliers en région parisienne.

Secrétaire d'État à l'aide aux victimes pendant une année (février 2016-mai 2017) et fille de l'ancien directeur de cabinet d'Edith Cresson à Matignon, Juliette Méadel est aujourd'hui membre d'un groupe de travail désigné par l'Élysée de définir les contours du futur service national universel.

mardi 17 octobre 2017

Filippetti dénonce une "purge politique" au PS

Filippetti s'est faite exclure du PS par la Fédération de Moselle 

L'ancienne ministre de la Culture n'en est encore pas revenue

Aurélie Filippetti a dénoncé lundi une "purge politique" au PS, après l'envoi par la fédération de Moselle d'un courrier lui signifiant sa "sortie" du parti.
"J'ai l'impression qu'il y a vraiment un mouvement presque de purge politique avec ceux qui ont défendu une ligne plus à gauche" que celle du parti ces dernières années, a expliqué  sur CNews A. Filippetti, membre de l'aile gauche du parti, ancienne compagne d'Arnaud Montebourg et ancienne porte-parole du candidat à la présidentielle Benoît Hamon.
Aurélie Filippetti s'est vue signifier son exclusion du PS suite à son soutien à une liste socialiste dissidente aux dernières sénatoriales.

Filippetti dénonce une chasse aux sorcières

"Il n'y a pas que dans ma fédération qu'il y a des opérations comme ça", a-t-elle ajouté, sans plus de précisions. Elle a dénoncé lundi une méthode "scandaleuse". "Ce n'est pas un premier fédéral qui exclut. J'ai été porte-parole de trois candidats à la présidentielle, et il y a à avoir un respect du contradictoire", a-t-elle estimé. "Les macronistes ont toujours table ouverte au PS, voire siègent au Bureau national", a-t-elle souligné. 

Elle a aussi protesté contre un "deux poids-deux mesures", alors que "ceux qui ont dit qu'ils avaient voté Emmanuel Macron avant le premier tour de la présidentielle n'ont pas été exclus".
C'est par exemple le cas de l'ancienne secrétaire d'Etat Juliette Méadel, revenue au BN du PS le 2 octobre, au grand dam du président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) Benjamin Lucas, 27 ans, décrit comme "anti-Valls", qui s'opposa au projet de loi de réforme du Code du travail de Myriam El Khomri et qui avait quitté la réunion pour signifier son désaccord.

"C'est la tentation dans les organisations qui sont mal en point d'être encore plus sectaires, encore plus refermées sur elles-mêmes", a déploré l'ancienne députée de Moselle, redevenue enseignante.

Filippetti s'est dite surtout intéressée par la création d'une force politique "à l'échelle européenne"

Résultat de recherche d'images pour "varoufakis Montebourg filippetti"Elle était en fait interrogée sur sa volonté ou non de rester au PS, alors que Benoît Hamon et certains de ses proches l'ont quitté pour fonder le "Mouvement du 1er Juillet" (M1717). "Je suis très intéressée par DiEM25", Mouvement pour la démocratie en Europe, créé par l'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

Ce mouvement pan-européen vise à réformer les institutions de l'Union européenne pour y promouvoir davantage de transparence et de démocratie dans son fonctionnement, en partant du postulat selon lequel "la transparence est l'oxygène de la démocratie".

L'organisation dénonce la montée des nationalismes en Europe, le Brexit ou le Grexit comme des signes avant-coureurs d'une urgence à réinventer les institutions afin d'éviter une fracture en Europe.

L'acronyme DiEM évoque la célèbre locution latine carpe diem. La date de 2025 correspond à la limite temporelle que le mouvement s'est fixé pour réussir à démocratiser l'Europe.

mardi 19 juillet 2016

Nice: le Fonds d'aide aux victimes est dans le rouge

Le fonds aura "les financements nécessaires," assure Touraine qui avoue ainsi qu'il est à sec

Le Fonds d'aide n'est pas financé 

Les victimes risquent d'être plus seules que certains qui s'affichent
Ce fonds est en charge de l'indemnisation des victimes de l'attentat de Nice mais il attend d'être approvisionné... Il "recevra les financements nécessaires," a avoué mardi Marisol Touraine, ministre de la Santé, alors que certains craignent qu'il ne rencontre jamais vraiment les besoins financiers des victimes. "Toutes les personnes qui ont besoin d'être indemnisées seront indemnisées, promet-elle. Evidemment l'Etat sera aux côtés des victimes, de toutes les victimes (...). Le fonds recevra les financements nécessaires pour indemniser les victimes qui seront identifiées. C'est un point extrêmement clair, il n'y aura pas de manque de ressources sur ce fond", a affirmé la ministre sur RTL. 

Le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) doit faire face aux besoins des 84 familles des proches des morts et des 300 blessés de l'attentat terroriste commis le 14 juillet à Nice. Créé en 1986 dans les années Mitterrand et  d'Action Directe - dont la fusillade de la rue des Rosiers, 6 morts, 22 blessés, le 9 août 1982 ou l'assassinat de Claude Érignac, préfet de Corse, le 6 février 1998) - , alors que la France connaissait une vague d'actes de terrorisme d'extrême gauche, disposerait d'une réserve de 1,3 milliard d'euros, selon la secrétaire d'Etat aux Victimes, Juliette Méadel. 

Or, environ
300 à 350 millions seront prélevés pour les attaques du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, estimait en mai ce fonds. 

Mais des experts craignent qu'il n'atteigne ses limites financières du fait du grand nombre de victimes à Nice, alors que le nombre de dossiers de victimes du terrorisme ne cesse d'augmenter. 
Les récentes attaques djihadistes ont fait doubler le nombre de dossiers traités liés au terrorisme: 4.200 en tout sur ses 28 premières années de vie, et presque autant sur la seule année 2015, selon Françoise Rudetzki, membre de son conseil d'administration et présidente de SOS attentats.

Double peine pour les victimes laissées pour compte par Touraine et Méadel.

vendredi 15 juillet 2016

Nice: Hollande arrive du festival d'Avignon après la tuerie

Un Franco-tunisien fait 84 morts dont des enfants et des étrangers: Hollande est venu constater l'horreur

L'autosatisfaction du président aura été prématurée et malencontreuse 

De la fiction à la réalité
Le ministre de l'Intérieur avait inauguré la série de satisfecit du pouvoir
Soulagé que l'Euro de foot se soit achevé sans drame, Bernard Cazeneuve s'était laissé aller le premier. Le petit homme regrette déjà le cocorico prématuré qu'il a poussé au lendemain du coup de sifflet final de l’Euro 2016, lundi 11 juillet. Le ministre de l’Intérieur et la société organisatrice du championnat tirent un bilan positif du championnat en matière de sécurité. Bernard Cazeneuve s’est félicité du bon déroulement de la compétition malgré la menace terroriste "très élevée", tandis que Jacques Lambert, président d’Euro 2016 SAS, a reconnu : " ’attentat terroriste a été notre hantise commune. Nous avons eu le bonheur que rien de grave ne se produise en la matière."

Le ministre avait mis toutes ses forces sur l'Ile-de-France
Des violences entre supporteurs éclatèrent dès le lendemain du coup d’envoi de la compétition, le 11 juin, quand des Russes et Anglais mirent à sac le Vieux-Port de Marseille. Cazeneuve reconnut alors le "seul incident majeur" à déplorer, avec 35 blessés, dont quatre graves. A preuve déjà que la région PACA n'était pas dotée des forces de police requises. Mais il n'en tira aucune leçon, se contentant de saluer le "professionnalisme et à la totale implication des policiers, sur tous les fronts depuis des mois". 
Un an, à la vérité. "A un moment très compliqué, après un an de flux tendu, entre les attentats, la COP 21, les fêtes de fin d’année, les manifestations contre la loi travail, les équipes ont fait preuve d’une abnégation complète et ont donné de leur personne, de leur temps et de leur santé", souligna Luc Poignant (Unité SGP Police FO), espérant qu’"après le tour de France, on va peut-être pouvoir souffler". En attendant, les syndicats réclament une prime pour récompenser l’engagement des policiers. 
Hommage sincère ou récupération? Lundi, Bernard Cazeneuve  a remis ça, en comptable des effectifs et de sa capacité de mobilisation, saluant le travail des forces réquisitionnées, dont 42.000 policiers et 30.000 gendarmes, ainsi que "le renfort ponctuel des 10.000 militaires de l’opération 'Sentinelle' ". Dans la foulée, le ministre a également rendu hommage aux services de renseignement, qui ont permis l’interpellation en 2016 "de 150 individus du fait d’activités terroristes", "un travail important qui a sans doute permis que nous puissions vivre cet Euro 2016 dans de bonnes conditions".

Le président  s'est posé en protecteur de la nation

"Je dois protéger la maison France; elle est fragile, elle peut à tout moment se lézarder," a déclaré Hollande, toujours englué dans son impopularité, à propos de politique intérieure, à l'heure de l'entretien avec la presse, à l'issue du traditionnel défilé militaire du 14-Juillet sur les Champs-Elysées, la dernière du quinquennat du président français à l'occasion de la fête nationale.

Or, cinq jours plus tard à Nice, alors que le feu d'artifice du 14 Juillet touchait à sa fin,
vers 23 heures, un camion de 19 tonnes a foncé à pleine vitesse dans la foule, qui rassemblait des milliers de personnes dont de nombreux enfants et étrangers fauchés sur une distance de deux kilomètres. 
La France placée sous la protection de Hollande est de nouveau endeuillée par un attentat terroriste, vraisemblablement islamiste, au soir des festivités la fête nationale. Quelque 84 personnes, dont au moins deux enfants, sont morts sur la Promenade des Anglais, fauchées par ce camion frigorifique qui a fauché les familles venues assister au feu d'artifice. 

L'assassin, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Franco-tunisien de 31 ans né en Tunisie et domicilié à Nice, a été abattu par la police. La région PACA est ainsi  plongée dans l'horreur huit mois après les attaques djihadistes à Paris et Saint-Denis qui avaient fait 130 morts. C'est la deuxième plus grave tuerie en France. A ce lourd bilan s'ajoutent des dizaines de blessés, dont 18 se trouvaient "en état d'urgence absolue", selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui s'est rendu sur place dans la nuit.
 
Le président François Hollande avait parlé d'"une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié". L'attentat n'a pas encore été revendiqué. 

Le bug de l'application gouvernementale

Secrétaire d'Etat chargée de l'aide aux victimes, la dénommée Juliette Méadel s'est vantée s'avoir ouvert un numéro de téléphone central, supposé répondre à toutes les demandes des victimes et leurs familles ou proches.

Mais le système d'alerte attentat SAIP, lancé par le ministère de l'Intérieur en juin, s'est tanqué. L'alerte attentat, concernant la Promenade des Anglais et demandant de ne pas s'exposer, n'a été reçu par ses utilisateurs que 3 heures après le drame. Selon un journaliste de Télérama (groupe Le Monde), le prestataire Deveryware est convoqué cet après-midi Place Beauvau...  

La polémique grossit: ce carnage aurait pu être évité, souligne le député (Les Républicains) Henri Guaino. Dans un pays en "état d'urgence" et sur une zone piétonnière sécurisée, "on doit pouvoir stopper un camion qui ne répond pas aux sommations, a-t-il estimé sur RTL. 
Un motard lambda isolé a tenté d'arrêter le camion avant de passer sous ses roues. Ce que confirme un journaliste allemand, Richard Gutjahr: un motard a tenté d'ouvrir la portière du camion qui roulait. "Il conduisait très lentement, c'est ce qui était étonnant", a poursuivi ce journaliste indépendant. "Et il a été suivi par un motard qui roulait derrière lui et le motard a essayé de le dépasser et a même essayé d'ouvrir la portière côté conducteur du camion", a témoigné le journaliste qui a également tourné une vidéo avec son smartphone, utilisée par la chaîne publique allemande ARD. "Mais il a chuté et il est passé sous les roues du camion", a-t-il précisé. 
"J'ai aussi vu deux policiers tirer sur le camion", a précisé le témoin. "Et là, le chauffeur du camion a mis les gaz, le camion a roulé vite; il a accéléré et il a foncé dans la foule en zigzag. Ensuite il y a eu 15 à 20 secondes de tirs de plusieurs armes", a-t-il poursuivi. 

Les premières nationalités des victimes dévoilées. Deux Américains, deux Armèniens, une étudiante russe et un Ukranien ainsi que trois Allemands font partie des victimes selon leurs représentations diplomatiques respectives.

Le festival de théâtre d'Avignon maintenu.
Malgré cette extermination de masse, le spectacle continue. La pièce "Les Damnés" est donnée et le public ne la boude pas...

samedi 9 juillet 2016

L'"arrogance" de Cazeneuve, dénoncée par une association de victimes des attentats du 13 novembre

Humour déplacé de Cazeneuve tentant de se justifier

Une association de victimes et les responsables de la commission d'enquête sur les attentats outrés par le comportement de Cazeneuve
 

Le ministre de l'Intérieur a émis des réserves sur le rapport parlementaire, mais veut désormais mettre un terme aux polémiques qu'il qualifie d'"inutiles".

Invité ce vendredi 8 juillet de La Chaîne Parlementaire (LCP), le député Les Républicains (et magistrat) Georges Fenech - représentant l'ensemble des députés membres de la Commission dont il est le président - a dénoncé l'attitude "méprisante" et "arrogante" du ministre de l'Intérieur à l'égard du travail de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats. Huit mois après les attentats de Paris, le rapporteur de la commission, le député socialiste Sébastien Pietransanta, a présenté mardi ses conclusions.

S'il n'y avait pas eu "de gros ratés" dans la gestion des attaques du 13 novembre,  le rapport soulignait néanmoins que la France n'était "pas à la hauteur" face à la menace djihadiste. Il appelait à une refonte des services de renseignements. 
Interrogé mercredi par le rapporteur sur les suites qu'il entendait donner à ses 40 propositions, dont la création d'une agence nationale du renseignement, Bernard Cazeneuve avait ironisé. "Si elle devait être un guichet de plus là où vous pensez qu'il y en a déjà trop, nous serions dans une situation où nous aurions transformé le mille-feuille que vous regrettez en plum pudding".

Un humour déplacé méprisant de la douleur des familles de victimes.

Politique spectacle de Hollande
Le président de la commission parlementaire s'est indigné de la légèreté du ministre Cazeneuve. "J'ai été véritablement consterné par la réponse du ministre de l'Intérieur (...) c'est inacceptable. Venir nous dire que ce que nous proposons c'est du plum-pudding ! C'est une injure à notre travail, c'est un mépris, c'est une arrogance, c'est une suffisance. Et en tant que président de la commission d'enquête, je ne laisserai pas faire", a réagi sur LCP Georges Fenech. "Je suis vraiment très en colère. Et on ne lâchera pas. On ne peut pas accepter que le ministre qui endosse la plus lourde responsabilité politique sur l'année 2015 puisse venir nous dire 'tout ce que vous avez fait, ça ne m'intéresse pas'."

Les grands airs du p'tit Nanard Bernard Cazeneuve ont également choqué l'association de victimes "13 novembre : fraternité et vérité".
Elle reproche au ministre de s'être montré "bien peu respectueux" des victimes en "balayant" les conclusions. "Nous ne nous résoudrons pas à ce que nos souffrances soient inutiles et à ce que les enseignements du 13 novembre ne soient pas tirés", affirmait cette association, dans un communiqué publié ce vendredi. 
Forte de centaines de membres, elle sollicitait également une entrevue avec le ministre "afin qu'il puisse nous expliquer en quoi la commission d'enquête se trompe". "13 novembre : fraternité et vérité" accuse en effet le gouvernement de n'avoir pas su éviter certains cafouillages. 
Ainsi, la dernière fois que Manuel Dias, chauffeur de 63 ans, appelle sa femme, le 13 novembre, il est devant la porte D du stade de France. Puis, son portable ne décroche plus. Son entreprise retrouve le véhicule abandonné sur le parking. Sa fille, Sofia, appelle la police et les hôpitaux. Au petit matin du samedi, en désespoir de cause, faute d'information des services du ministère de l'Intérieur, la jeune femme de 33 ans doit se tourner vers le pays d'origine de son père.
Vers 4-5 heures du matin je me dis bon, on va pas y arriver comme ça... J'appelle le ministère des Affaires étrangères au Portugal, qui me met en relation avec l'ambassade du Portugal. Vers midi; l'ambassade me rappelle; la personne est en pleurs; elle me dit "votre papa est bien la seule victime du stade de France." Je lui dis "c'est pas possible, parce que moi je viens d'avoir la police judiciaire, et la police [française] me dit qu'il n'est pas sur les listes "... L'ambassade du Portugal a pourtant eu l'information,un jour et demi avant, par le quai d'Orsay. C'est l'histoire du "22 à Asnières".Plusieurs gardent un mauvais souvenir de l'accueil à l'Institut médico-légal de Paris, où les familles font la queue, avant d'être emmenées sans ménagement dans la pièce où elles doivent identifier leur proche. Quelques jours plus tard, on demande à Sofia Dias si elle a trouvé une entreprise de pompes funèbres, "parce qu'il faut lever le corps rapidement".
Mais Stéphane Gicquel, le secrétaire général de la Fenvac (Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs), fait de l'auto-satisfaction en assurant qu'il y a eu des progrès... 
La Fenvac est pourtant animée exclusivement par des victimes.
Face à l'indignation générale, le ministre n'a pas hésité à se justifier 

Sombre humoriste noir du gouvernement
Avec la volonté de faire taire "les polémiques inutiles sur la position du gouvernement" à ce sujet, Cazeneuve souligne par communiqué publié en fin de journée, que "l'expression d'interrogations sur deux propositions du rapport, qui en compte quarante, ne saurait en aucun cas être considérée comme une forme d'irrespect, selon lui, à l'égard du travail des parlementaires".

Bernard Cazeneuve assure que sa prudence "résulte de la volonté de ne pas soumettre les services de renseignement à un mouvement perpétuel de réformes, en l'absence d'un gain d'efficience substantiel garanti". 
Il rappelle les "nombreuses réorganisations au cours des derniers mois", dont ces services ont déjà fait l'objet. Il ajoute également que de nombreuses propositions du rapport ont été mises en œuvre par le gouvernement et qu'il recevra les responsables des associations de victimes des attentats le 12 juillet.


Pour mémoire, il existerait bien une secrétaire d'État auprès du premier ministre, chargée de l'Aide aux victimes et elle se nommerait Juliette Méadel. 
Mais c'est peut-être une rumeur, voire un 'hoax'...

mercredi 26 août 2015

La stabilisation des chiffres du chômage sur juillet suffit à Valls: et aux chômeurs ?

Valls: les chiffres du chômage de juillet "vont dans le bon sens"...

Le Premier ministre est dans son rôle en se félicitant de - 0,1%... 

Une  baisse insensible du nombre de demandeurs d'emploi sans activité en juillet satisfait le socialiste mercredi soir. "Pour le chômage, les chiffres qui ont été publiés ce soir vont dans le bon sens", a-t-il déclaré lors d'un discours devant les ambassadeurs français réunis à Paris. "Pas terrible", avoue en revanche le député PS Laurent Baumel.

Le pouvoir PS sélectionne les chiffres avantageux avec la complicité de la presse indifférente au sort des Français. Le chômage progresse toujours si on prend en compte les demandeurs d'emploi en activité réduite, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail.
Le nombre de chômeurs sans activité (inscrits en catégorie A) a certes baissé de 1.900 personnes, portant leur total à 3.551.600 en France métropolitaine et c'est une première baisse enregistrée depuis janvier dernier, mais peu significative, tant qu'elle n'est pas confirmée (et amplifiée) dans les mois qui viennent. 

Les drames humains affectent bien peu le socialiste

Si on ne néglige pas les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle Emploi a augmenté de 0,3%, soit 15.100 personnes, pour un total de 5.412.500 (5.717.800 en incluant les départements d'Outre-mer.) Les chômeurs outre-marins apprécient-ils d'être considérés en quantités négligeables, isolés entre parenthèses ?
 
La métropole compte 3,9% de demandeurs d'emploi en plus en catégorie A et 6,6% en incluant les catégories B et C, en un an, à fin juillet. 

Les catégories A, B et C avaient enregistré en juin leur première baisse mensuelle (-0,3%) depuis août 2013, mois où la collecte des données avait été opportunément perturbée par un "bug" informatique... On ne nous l'avait pas encore faite, celle-là !

La stabilisation non confirmée du nombre de demandeurs d'emploi "est en cohérence avec les résultats obtenus au plan économique", assure François Rebsamen. "La croissance repart", estime-t-il, se fondant sur une augmentation de 0,7% au premier semestre, quand il faudrait arriver et dépasser 2%. Rebsamen a-t-il donc été mal inspiré d'abandonner le navire ?

La période est favorable dans tous les pays européens à 4% de chômage
Malgré près de 4% de chômeurs en France, le ministre du chômage renchérit allègrement en faisant valoir que"les entreprises créent à nouveau des emplois (27.000 créations nette sur la même période)", 
ce qui n'est pas exactement un exploit en période particulière de besoins saisonniers. Dans le meilleur des cas, la démission de Rebsamen n'a pas nui : elle aurait même été bénéfique. Le maire de Dijon doit être remplacé au poste de ministre du Travail: est-ce une bonne idée? La satisfaction de Valls incline à ne pas pourvoir ce poste...

En juillet, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a baissé de 0,7% chez les moins de 25 ans (+0,6% sur un an) et celui des 25-49 ans a reculé de 0,2% (+3,1% sur un an) mais celui des 50 ans et plus a augmenté de 0,7% (+8,3% sur un an). Les filtres de Valls et les contre-vérités de ses thuriféraires dont Juliette Méadel, porte-parole béate chronique aux gros sabots ce soir sur France Info, méprisent la détresse des familles victimes de la politique de Hollande.  

Considérés comme chômeurs de longue durée, les chômeurs inscrits depuis plus d'un an à Pôle Emploi sont toujours plus nombreux, en augmentation de 0,6% sur un mois et de 10,4% sur un an. Leur part dans le nombre total des demandeurs d'emploi inscrits a progressé à 44,2% (+0,1 point sur le mois et +1,5 point un an).

L'ancienneté moyenne des inscriptions est en hausse de trois jours, à 559 jours.
Les entrées à Pôle Emploi ont augmenté de 3,9% en métropole et les sorties ont reculé de 1,4%.