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mardi 17 octobre 2017

Filippetti dénonce une "purge politique" au PS

Filippetti s'est faite exclure du PS par la Fédération de Moselle 

L'ancienne ministre de la Culture n'en est encore pas revenue

Aurélie Filippetti a dénoncé lundi une "purge politique" au PS, après l'envoi par la fédération de Moselle d'un courrier lui signifiant sa "sortie" du parti.
"J'ai l'impression qu'il y a vraiment un mouvement presque de purge politique avec ceux qui ont défendu une ligne plus à gauche" que celle du parti ces dernières années, a expliqué  sur CNews A. Filippetti, membre de l'aile gauche du parti, ancienne compagne d'Arnaud Montebourg et ancienne porte-parole du candidat à la présidentielle Benoît Hamon.
Aurélie Filippetti s'est vue signifier son exclusion du PS suite à son soutien à une liste socialiste dissidente aux dernières sénatoriales.

Filippetti dénonce une chasse aux sorcières

"Il n'y a pas que dans ma fédération qu'il y a des opérations comme ça", a-t-elle ajouté, sans plus de précisions. Elle a dénoncé lundi une méthode "scandaleuse". "Ce n'est pas un premier fédéral qui exclut. J'ai été porte-parole de trois candidats à la présidentielle, et il y a à avoir un respect du contradictoire", a-t-elle estimé. "Les macronistes ont toujours table ouverte au PS, voire siègent au Bureau national", a-t-elle souligné. 

Elle a aussi protesté contre un "deux poids-deux mesures", alors que "ceux qui ont dit qu'ils avaient voté Emmanuel Macron avant le premier tour de la présidentielle n'ont pas été exclus".
C'est par exemple le cas de l'ancienne secrétaire d'Etat Juliette Méadel, revenue au BN du PS le 2 octobre, au grand dam du président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) Benjamin Lucas, 27 ans, décrit comme "anti-Valls", qui s'opposa au projet de loi de réforme du Code du travail de Myriam El Khomri et qui avait quitté la réunion pour signifier son désaccord.

"C'est la tentation dans les organisations qui sont mal en point d'être encore plus sectaires, encore plus refermées sur elles-mêmes", a déploré l'ancienne députée de Moselle, redevenue enseignante.

Filippetti s'est dite surtout intéressée par la création d'une force politique "à l'échelle européenne"

Résultat de recherche d'images pour "varoufakis Montebourg filippetti"Elle était en fait interrogée sur sa volonté ou non de rester au PS, alors que Benoît Hamon et certains de ses proches l'ont quitté pour fonder le "Mouvement du 1er Juillet" (M1717). "Je suis très intéressée par DiEM25", Mouvement pour la démocratie en Europe, créé par l'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

Ce mouvement pan-européen vise à réformer les institutions de l'Union européenne pour y promouvoir davantage de transparence et de démocratie dans son fonctionnement, en partant du postulat selon lequel "la transparence est l'oxygène de la démocratie".

L'organisation dénonce la montée des nationalismes en Europe, le Brexit ou le Grexit comme des signes avant-coureurs d'une urgence à réinventer les institutions afin d'éviter une fracture en Europe.

L'acronyme DiEM évoque la célèbre locution latine carpe diem. La date de 2025 correspond à la limite temporelle que le mouvement s'est fixé pour réussir à démocratiser l'Europe.

jeudi 14 janvier 2016

Prison pour des salariés violents de Goodyear : Valls déclare les juges sévères

L'exécutif porte un jugement sur la décision judiciaire

Il ne m'appartient de juger, esquivent d'habitude les membres du gouvernement
Le Premier ministre Manuel Valls a envoyé un message aux juges, déclarant jeudi au Sénat que la peine de neuf mois de prison ferme est "indéniablement lourde" pour des syndicalistes de Goodyear, bien que les huit ex-salariés de l'usine d'Amiens-nord aient séquestré deux dirigeants, ci-contre, durant... 30 heures en 2014
"Cette décision, elle est lourde, indéniablement, a commenté le chef du gouvernement, en réponse à une question de la sénatrice communiste Michèle Demessine. Mais elle est celle de cette juridiction de première instance, a-t-il ajouté, en guise de consigne aux juges de la Cour d'Appel (...) 

En même temps, le Catalan utilise la langue de bois d'un Normand
"Il faut la respecter tout en mesurant, et nous le mesurons, le choc pour les syndicalistes condamnés, pour les salariés et leurs familles de cette entreprise", a déclaré le chef du gouvernement, à l'adresse de chacun et chacune, hormis les dirigeants maltraités et leurs familles.

Valls s'aligne sur les commentaires venus de sa gauche

Galut, malsain dedans comme dehors,
à en juger par cette peau
Depuis deux jours, plusieurs représentants politiques (de gauche) se sont dits choqués par cette condamnation de cette agression sur des cadres d'entreprise.
"Il n'y aura pas dans notre pays de criminalisation de l'action syndicale et je n'accepte pas le soupçon ou le sous-entendu", a-t-il poursuivi à l'adresse des responsables politiques qui ont critiqué une "justice de classe".

Exemples de tweet:
- une députée de la 15ème circonscription de Paris (20e arrondissement, multiculturel):
L'ineffable député socialiste hyper-sensible du Cher, Yann Galut, s'est dit "très choqué par la condamnation" sur Twitter et s'emporte en précisant qu'il aimerait "la même sévérité à l'égard des patrons voyous". 

Même son de cloche chez  le président des Jeunes Socialistes, Benjamin Lucas, "abasourdi" par cette décision. 
Dans un tweet, il prend la défense des salariés : "Leur combat est celui contre l'injustice et le mépris du système". 


- ou 
"C'est une honte. Quand j'ai appris cette condamnation, je me dis que véritablement le fait de criminaliser l'acte syndical prend une dimension qu'on ne pouvait pas imaginer", a déclaré le chef de file du Front de gauche à l'Assemblée nationale, André Chassaigne.
et Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF:
"Tout n'est pas permis"

Mais il a aussi estimé qu'il ne faut pas "basculer dans la violence". Lors du procès, les prévenus avaient évoqué "un coup de colère" - et Valls connaît ! - face à une direction qui "n'apportait aucune réponse" à la "détresse sociale" des salariés de l'entreprise, fermée quelques jours après. "Chacun connaît ici la difficulté de ce dossier Goodyear et peut parfaitement mesurer le désarroi des salariés, il faut toujours maintenir le dialogue et, si possible, ne jamais basculer dans la violence", a nuancé Valls, expliquant vouloir "prendre le temps" de répondre sur cette question. 

Insistant comme il se doit sur le fait que "la justice est indépendante" en France, le Premier ministre a rappelé que si "le combat syndical est toujours respectable, le respect des personnes est un autre principe fondamental". "Tout n'est pas permis, y compris quand la violence sociale est très importante", a-t-il estimé.
La secrétaire d'État chargée des droits des femmes du gouvernement Valls,  Pascale Boistard, a réagi en ex-député de la Somme:
Valls, foireux, ménage la chèvre et le chou

Rappelant que "les syndicalistes font appel" de leur condamnation, il a enfin appelé les sénateurs à "faire confiance à la justice pour trouver une position qui marque des limites à ce qui est admissible ou pas mais qui montre aussi que la revendication sociale est légitime en tant que telle et qu'elle doit être respectée". Ce qui n'est pas le sujet: ce sont les violences syndicales qui sont en question.
"L'entreprise n'appartient pas aux ouvriers"

VOIR et ENTENDRE
ce reportage sur la fin de la séquestration des deux cadres de Goodyear Amiens-Nord, par la CGT 
(7 janvier 2014):
Au final, Valls aura dit tout et son contraire: quelles conclusions tirons-nous de ce verbiage ?