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jeudi 14 janvier 2016

Prison pour des salariés violents de Goodyear : Valls déclare les juges sévères

L'exécutif porte un jugement sur la décision judiciaire

Il ne m'appartient de juger, esquivent d'habitude les membres du gouvernement
Le Premier ministre Manuel Valls a envoyé un message aux juges, déclarant jeudi au Sénat que la peine de neuf mois de prison ferme est "indéniablement lourde" pour des syndicalistes de Goodyear, bien que les huit ex-salariés de l'usine d'Amiens-nord aient séquestré deux dirigeants, ci-contre, durant... 30 heures en 2014
"Cette décision, elle est lourde, indéniablement, a commenté le chef du gouvernement, en réponse à une question de la sénatrice communiste Michèle Demessine. Mais elle est celle de cette juridiction de première instance, a-t-il ajouté, en guise de consigne aux juges de la Cour d'Appel (...) 

En même temps, le Catalan utilise la langue de bois d'un Normand
"Il faut la respecter tout en mesurant, et nous le mesurons, le choc pour les syndicalistes condamnés, pour les salariés et leurs familles de cette entreprise", a déclaré le chef du gouvernement, à l'adresse de chacun et chacune, hormis les dirigeants maltraités et leurs familles.

Valls s'aligne sur les commentaires venus de sa gauche

Galut, malsain dedans comme dehors,
à en juger par cette peau
Depuis deux jours, plusieurs représentants politiques (de gauche) se sont dits choqués par cette condamnation de cette agression sur des cadres d'entreprise.
"Il n'y aura pas dans notre pays de criminalisation de l'action syndicale et je n'accepte pas le soupçon ou le sous-entendu", a-t-il poursuivi à l'adresse des responsables politiques qui ont critiqué une "justice de classe".

Exemples de tweet:
- une députée de la 15ème circonscription de Paris (20e arrondissement, multiculturel):
L'ineffable député socialiste hyper-sensible du Cher, Yann Galut, s'est dit "très choqué par la condamnation" sur Twitter et s'emporte en précisant qu'il aimerait "la même sévérité à l'égard des patrons voyous". 

Même son de cloche chez  le président des Jeunes Socialistes, Benjamin Lucas, "abasourdi" par cette décision. 
Dans un tweet, il prend la défense des salariés : "Leur combat est celui contre l'injustice et le mépris du système". 


- ou 
"C'est une honte. Quand j'ai appris cette condamnation, je me dis que véritablement le fait de criminaliser l'acte syndical prend une dimension qu'on ne pouvait pas imaginer", a déclaré le chef de file du Front de gauche à l'Assemblée nationale, André Chassaigne.
et Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF:
"Tout n'est pas permis"

Mais il a aussi estimé qu'il ne faut pas "basculer dans la violence". Lors du procès, les prévenus avaient évoqué "un coup de colère" - et Valls connaît ! - face à une direction qui "n'apportait aucune réponse" à la "détresse sociale" des salariés de l'entreprise, fermée quelques jours après. "Chacun connaît ici la difficulté de ce dossier Goodyear et peut parfaitement mesurer le désarroi des salariés, il faut toujours maintenir le dialogue et, si possible, ne jamais basculer dans la violence", a nuancé Valls, expliquant vouloir "prendre le temps" de répondre sur cette question. 

Insistant comme il se doit sur le fait que "la justice est indépendante" en France, le Premier ministre a rappelé que si "le combat syndical est toujours respectable, le respect des personnes est un autre principe fondamental". "Tout n'est pas permis, y compris quand la violence sociale est très importante", a-t-il estimé.
La secrétaire d'État chargée des droits des femmes du gouvernement Valls,  Pascale Boistard, a réagi en ex-député de la Somme:
Valls, foireux, ménage la chèvre et le chou

Rappelant que "les syndicalistes font appel" de leur condamnation, il a enfin appelé les sénateurs à "faire confiance à la justice pour trouver une position qui marque des limites à ce qui est admissible ou pas mais qui montre aussi que la revendication sociale est légitime en tant que telle et qu'elle doit être respectée". Ce qui n'est pas le sujet: ce sont les violences syndicales qui sont en question.
"L'entreprise n'appartient pas aux ouvriers"

VOIR et ENTENDRE
ce reportage sur la fin de la séquestration des deux cadres de Goodyear Amiens-Nord, par la CGT 
(7 janvier 2014):
Au final, Valls aura dit tout et son contraire: quelles conclusions tirons-nous de ce verbiage ?  

jeudi 5 janvier 2012

Les Conti, pomme de discorde Mélenchon-Hollande

Les anti-républicains combattent la séparation des pouvoirs
L'extrême gauche conteste la décision du tribunal

Quatre candidats de gauche à la présidentielle ont marché sur le tribunal le 4 janvier
Une alliée du PS, Gro Eva Joly (EELV), et trois révolutionnaires, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), et les trotskistes Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA) avaient pris la tête de la manifestation de 200 personnes, dont de nombreux ouvriers de Continental, en soutien au syndicaliste Xavier Mathieu, lors de son procès en appel à Amiens (Somme).
Le NPA exige la relaxe de Xavier Mathieu, mais une éventuelle condamnation ferme pourrait théoriquement aller jusqu’à un an de prison.

Le meneur syndicaliste de la CGT de l'usine Continental à Clairoix dans l'Oise avait en outre participé au saccage la sous-préfecture en avril 2009.
"Il y a eu un dérapage, on assume, mais cela n'a pas été prémédité. C'était un éclat de colère. J'espère que les juges seront cléments", avait déclaré l'irresponsable syndical, Xavier Mathieu, juste avant l'ouverture de son procès de juillet 2006. Etaient alors présents devant le tribunal, Maxime Gremetz, encore député communiste de la Sommme, le porte-parole des députés PCF, Roland Muzeau, et Benoît Jumbo-Hamon, porte-parole de la Ch'tite Brochen-Aubry pour le PS.
Les prévenus risquaient cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende pour une
facture estimée à près de 40.000 euros de dégâts, à la charge des Français, nantis ou non.
Le NPA exige la relaxe de Xavier Mathieu, mais une éventuelle condamnation ferme pourrait théoriquement aller jusqu’à un an de prison.

L'ex-magistrate Joly fait pression sur la justice
La candidate Europe Ecologie-les Verts ne contribue pas à la sérénité de la justice.
Partie de la gare de la ville, elle s'est arrêtée à la mi-journée devant le palais de justice où débutait du procès. J.-L. Mélenchon (Front de gauche), N. Artaud (LO) et Ph. Poutou (NPA) ont également défilé chacun de leur côté.

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche = PCF + Parti de gauche) a défendu Xavier Mathieu, le syndicaliste CGT (ci-contre) de l'ancienne usine Continental, qui comparaissait en appel pour refus du test ADN dans l'affaire du saccage de la sous-préfecture de Compiègne. "Quand il y a un problème, ceux qui ne font rien au sujet du problème font partie du problème ! Suivez mon regard…", a lancé le candidat de l'extrême gauche, visant Hollande (PS).
Cette fois, le NPA exige la relaxe de Xavier Mathieu, mais une éventuelle condamnation ferme pourrait théoriquement aller jusqu’à un an de prison.

Le candidat Mélenchon, fer de lance de la résistance à la loi républicaine

Mélenchon a été le premier à prendre la parole pour défendre du syndicaliste CGT


L'agitateur Mathieu comparaissait donc mardi à Amiens devant la Cour d'appel de la ville pour refus du test ADN dans l'affaire du saccage de la sous-préfecture de Compiègne. Une amende de 1000 à 1500 euros a été requise contre le syndicaliste.

Mélenchon a réservé ses premières attaques à la dénonciation de l'absence de François Hollande
Avec l'eurodéputé, les trois autres larrons de gauche (Arthaud, Poutou et Joly) ont érigé Xavier Mathieu-le-casseur en symbole de la classe ouvrière opprimée.
Tous les candidats sont montés sur une table posée dans un kiosque à musique pour dénoncer le fichage ADN des syndicalistes. "Et des faucheurs OGM ", a ajouté Eva Joly, pour Europe Ecologie-Les Verts (EELV)...
Joly, courtisane de Bayrou et candidate du chaos

Gro Eva Joly s'est flattée, en marge de cette manifestation, de partager "les mêmes combats " que Mélenchon qui, de son côté, apprécie le côté "tête dure" de la candidate. Joly a même glissé l'idée que ces luttes communes préfiguraient des "alliances futures." De quoi surprendre l'entourage de Mélenchon, pour qui l'alliance EELV-PS est d'abord "une machine de guerre " contre le Front de gauche.

Erreur politique
En marge de sa prise de parole, Xavier Mathieu a affirmé que "ceux qui sont absents commettent une erreur politique", même si "le PS a lâché la classe ouvrière depuis longtemps déjà", selon lui.
Sur l'estrade, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol a aligné son discours sur les autres.
Mais elle a ensuite souligné auprès des siens qu'elle n'avait pas été présentée aux manifestants comme la représentante de François Hollande… Mais c'est dire la qualité de son enracinement !

En déplacement à Mérignac, Hollande a dû à justifier son absence.
Mais la mauvaise excuse du candidat socialiste faux-cul n'a trompé personne: "Je n'ai pas le don d'ubiquité, mais j'ai le devoir de solidarité. Quand il s'agit de la dignité d'une personne, je suis du côté de deux qui sont mis en cause. "


Hollande, mal-vu des syndicats radicaux
"S'il n'est pas venu, c'est sans doute qu'il avait mieux à faire , et les tribunes de lutte improvisées, ce n'est pas son genre. Il visite les usines à la manière de Nicolas Sarkozy, devant des salariés en rang d'oignons ! ", a taclé Mélenchon dans les rues d'Amiens, entouré de drapeaux rouges.

Non loin de lui, Philippe Poutou, pâle successeur d'Olivier Besancenot n'était pas plus tendre, ricanant: "Hollande, il passe au journal de 20 heures, il ne peut pas tout faire et d'abord, il faudra qu'il nous explique sa différence avec Sarko."

Nathalie Arthaud n'était pas en reste, jugeant que le candidat PS "est plus habitué aux salons parisiens ou à ceux de l'Assemblée".

Duflot était "fière d'être là"

Des critiques ont pourtant fusé qui stigmatisaient les écolos, liés par un accord au PS et elle tentait ainsi de donner le change.
"On sait pourquoi on est venus et on ne porte pas de jugement sur ceux qui ne sont pas là", a sèchement indiqué
Cécile Duflot, maîtresse d'école donneuse de leçons, à la tête d'EELV.

Mélenchon : la gauche, c'est moi !

"Nous témoignons que nous sommes la gauche !", a lancé Jean-Luc Mélenchon de retour à Paris, lors de la présentation de ses vœux dans son QG de campagne de la porte des Lilas. Il a donné son nouveau mot d'ordre pour 2012: «Résistez, prenez le pouvoir !"
Pour en faire quoi ?

lundi 5 septembre 2011

Besancenot: pour une bouchée de pain frais, sequestrez !

Vous êtes syndicaliste, alors offrez-vous donc une petite sequestration !

A prix discount

Le NPA casse les prix
Avec dix postiers, Olivier Besancenot a été condamné ce lundi à une amende avec sursis pour séquestration.
Pour onze d'entre eux, SUD (Solidaires !) devrait verser 1500 euros d'amende... Mais, par chance, le sursis leur évite des dépenses.

Leur avocat a prévenu que le chef trotskiste allait faire appel de cette décision.


SEIZE postiers, dont Olivier Besancenot,
comparurent à partir de lundi 20 juin 2011
devant le tribunal correctionnel de Nanterre,
poursuivis pour "séquestration" et "entrave à la liberté du travail"
après l'occupation de la direction départementale de La Poste le 10 mai 2010.


Des patrons-voyous ?
Le tribunal correctionnel de Nanterre rendait sa décision dans le procès pour séquestration et entrave à la liberté du travail engagé contre Olivier Besancenot et quatorze autres postiers, après l'occupation de locaux de La Poste à Nanterre en mai 2010.

Combien d'usines et d'universités encore ?

jeudi 3 février 2011

Pénibilité: le modèle des dockers de Marseille

La Cour des Comptes nous dit tout (ou presque)
Le sujet n'intéresse pas Libération: rien en première page, aucune mise en exergue; tel est le prix de la paix sociale dans cette entreprise de presse... Le Figaro n'occulte pas et fait de l'information... Le Figaro sait; Libération ignore... Voici l'article du Figaro en date du 02/02/2011: "Dans un rapport provisoire, les magistrats dénoncent les conséquences du face-à-face entre la CGT et le port. Le document sera publié au beau milieu d'un énième conflit social. La Cour des comptes s'apprête à publier un rapport très cri­tique sur le Grand Port maritime de Marseille. Dans ce document, dont Le Figaro a obtenu une version provisoire, les conditions de travail et de rémunération enviables de certains de ses salariés et la situation de «blocage social» du port sont pointés du doigt. Le rapport définitif sera publié le 8 février. Sa révélation intervient en plein conflit social : mardi soir, la réunion de négociation sur la prise en compte de la pénibilité dans les métiers de la manutention portuaire entre la CGT, l'Union des ports et le patronat des entreprises de manutention n'a rien donné. Violences sans suites Les conducteurs de grues et de portiques, principaux salariés des grands ports maritimes qui, dans le cadre de la réforme portuaire votée en août 2008, doivent être transférés au privé, ne travaillent de façon effective que 14 heures par semaine à Fos et 12 heures à Marseille, compte tenu de l'organisation par équipes de deux conducteurs pour une grue ou un portique, des absences et de la règle du «fini-parti», relève le rapport de la Cour des comptes. Leur rémunération mensuelle est comprise entre 3500 et 4500 euros net, y compris les gratifications, toujours versées illégalement par les entreprises de manutention en dépit d'un rappel à l'ordre de la Cour dans un précédent rapport. Pourtant, seuls les ports italiens La Spezia et Gênes connaissent une productivité inférieure à celle de Marseille. L'application de la réforme doit permettre de «se pencher sérieusement sur l'organisation de la manutention afin de redonner au GPMM toutes ses chances dans la compétition in terna tionale», estime la Cour. Car, même si elle reconnaît les avantages comparatifs «indéniables» du port de Marseille, bien placé sur la route entre l'Asie et l'Europe, et particulièrement facile d'accès par rapport à certains concurrents, l'institution souligne que, « excepté dans les croisières, il ne cesse de perdre des parts de marché». Pour les magistrats, « l'un des facteurs essentiels, sinon le principal, de ce déclin tient à la fiabilité insuffisante du port, due à un climat social dégradé, avec une alternance de périodes de calme et de crise, souvent violentes, dans un contexte où un syndicat (la CGT, ndlr) domine tous les autres ». Et, face à cette situation, les magistrats pointent « une volonté de réforme qui se délite trop souvent, notamment faute d'une détermination suffisante des autorités de l'État, face à une crise sociale et l'extrême tension qui l'accompagne ». Le rapport note en filigrane la position fluctuante et pas toujours cohérente des autorités face aux surenchères de la CGT, qui a abouti à une situation inextricable. « Il manque au port de Marseille que s'y applique l'État de droit normal où chacun tient son rôle dans le débat économique et social, mais où les limites du débat démocratique ne sont pas franchies », souligne les magistrats, qui insistent en conclusion « auprès des dirigeants du GPMM mais aussi des tutelles ministérielles et des représentants locaux de l'État, pour qu'ils sanctionnent, ou fassent sanctionner, les dérives accompagnées de violences, notamment en portant plainte systématiquement » ! [Lien PaSiDupes: Renaud Muselier victimes de violences physiques de la part de FO]
Dans un rapport de forces souvent défavorable, les dirigeants du port n'ont pas toujours donné des suites judiciaires à des violences qui l'auraient mérité et ont souvent cédé aux surenchères syndicales.

Salaires, primes, temps de travail… un inventaire édifiant Auteur d'un premier rapport sur le Grand Port maritime de Marseille (GPMM), la Cour des comptes constate que ses observations n'ont pas été suivies d'effet. Pis, cinq ans plus tard, la situation s'est encore dégradée. Florilège des aberrations relevées par les experts de la Rue Cambon… Temps de travail des portiqueurs Les conducteurs d'engins travaillent par équipe de deux sur un portique. «Pendant qu'un portiqueur travaille, l'autre demeure à proximité, accomplissant des tâches annexes, ou reste en salle de repos. En résumé, le temps de conduite effectif d'un portiqueur est de 3 heures 30 par jour à Fos et de 3 heures à Marseille. La durée hebdomadaire de travail, compte tenu des absences et de la règle dite du “fini-parti”, s'établit à 14 heures à Fos, à 12 heures à Marseille.» Productivité Dans les grands ports européens, «le nombre moyen de mouvements par portique est de 70.000 à 80.000 par an, alors qu'au GPMM, le taux d'utilisation est moitié moindre». Bakchichs [le mot est lâchés!] «Alors que les conducteurs d'engins appartiennent au personnel du port et sont payés par lui, ils perçoivent des rémunérations additionnelles des entreprises de manutention (…) Les manutentionnaires parlent de “gratifications”, de “primes de rendement” ou de “productivité” ; dans le langage des quais, ce sont plus trivialement, mais aussi plus exactement des bakchichs.» «Ces gratifications sont illégales. Elles pourraient s'élever jusqu'à 1300 euros par mois, de sorte qu'un p ortiqueur est susceptible de gagner mensuellement entre 3500 et 4500 euros net.» Effectifs en hausse Le plan d'entreprise 2005-2009 prévoyait une baisse d'effectifs de 10 personnes par an. «La vigilance constante des représentants syndicaux a empêché toute adaptation de l'effectif.» Maquis de primes «Lors du précédent contrôle en 2005, la Cour avait critiqué le “maquis des primes et indemnités”, en indiquant que le port en avait fourni une liste de 120. Désormais, cette liste est plus longue encore, avec 132 primes, indemnités et allocations diverses.» Heures supplémentaires «L'examen de la gestion des heures supplémentaires réserve également quelques surprises. Entre 2006 et 2008, alors que l'effectif moyen demeure quasi constant, le nombre d'heures travaillées diminue de plus de 4 %. En revanche, celui des heures supplémentaires s'accroît de plus de 21 %.» Action sociale «Le GPMM fait preuve d'un particulier laxisme dans la gestion des dépenses d'action sociale. (…). Fin 2009, l'action sociale affichait ainsi un ratio de 2 481 euros par agent, soit 20 fois plus qu'à Rouen, Nantes ou Le Havre.» Absentéisme «Si l'on prend en compte la totalité des journées d'absence quel que soit le motif», on constate une «absence moyenne de 26,53 jours et par salarié en 2008.» " » Salaires, primes, temps de travail… un inventaire édifiant » Consulter le rapport (pdf) (par Aliette de Broqua)

vendredi 15 octobre 2010

Retraite - Les jeunes mesurent-ils les enjeux - et les risques - de la grève ?

Devant le Sénat, faible et « festive; violente, ailleurs

Les jeunes renforcent le mouvement, selon la presse


Une manifestation était organisée vendredi après-midi devant le Sénat. Parce que faible, elle est qualifiée de festive et « solidaire ».

Une centaine s’êtait donné rendez-vous
au jardin du Luxembourg pour protester contre la réforme des retraites, comme les adultes. « C’est une ambiance bon enfant, estime Massira Baradji, le président de la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL), syndicat organisation née au lendemain des manifestations contre la loi Devaquet de 1986. Pour lui le gouvernement prendrait "les lycéens et les collégiens pour des gamins et des imbéciles qui n’ont pas la moindre réflexion".

L'UMP a dénoncé leur instrumentalisation, alors les jeunes dans la rue jurent aujourd’hui leurs grands révolutionnaires qu'ils ont plus et mieux à dire que leurs aînés. Pour Claudia, élève en première au lycée Turgot, l’enjeu est la pénibilité du travail : « il y a des gens qui arrivent à 60 ans et ne sont plus capables de travailler », a observé la jeune fille, sympathisant peut-être avec ses professeurs, mais qui n'a pas lu Zola. Elle s’alarme : « Ils vont mourir en travaillant ? » Elle a parcouru Eugène Sue !

Il est évident qu'ils ont pris le temps de laréflexion et ne sont entrés dans le mouvement que lorsqu'ils y ont été invités par FO et SUD.
puis par la CGT (lire PaSiDupes),
voire poussés par Sa Cynique Majesté Royal (lire PaSiDupes).
Ils ont pris le temps d'apprendre leur leçon auprès d'eux et récitent les slogans qui courent les manifs depuis des mois. Les jeunes resortent même des affichettes de la CGT datant de 2008 et X. Darcos (cf. lien ci-dessus)). Et de qualifier d'«aberration », ce projet de réforme des retraites, comme papa.

Du fait de leurs retard à l'allumage, les « jeunes » ne pouvaient donc pas manquer leur entrée.
Ils se sont laissés convaincre que l'Histoire se répète et qu'il ne tenait qu'à eux d'entrer dans les livres scolaires, rêvant que le précédent malheureux du CPE (Contrat Première Embauche) de 2006 soit clonable.
Mais les lycéens sont déçues du nombre de manifestants présents devant le jardin du Luxembourg. « Ça a été organisé au dernier moment », confie son Alina, qui revendique fièrement avoir participé à trois mobilisations lycéennes ces dernières années. Une pro !

Les keufs ne les aident pas !

Pensez donc. Près du Sénat, les CRS ont dispersé les groupes se dirigeant vers le parc du Luxembourg.
Roland est responsable syndical ...CGT du Conseil général du Val de Marne. Cheveux blancs et drapeau rouge au vent, il transmet son expérience à la jeunesse et cornaque ses quelques camarades. L'ancien combattant a plus à dire que ses militants stagiaires et parle à leur place. Il dit les mots qu'il faut, mais qui n'expriment pas un instant la solidarité intergénérationnelle: « Les jeunes ne sont pas des bleus [la notion de mépris], ils se prononcent aujourd’hui sur leur avenir [le filon de la peur ], une période qui va être précaire [message social] pour eux [bien qu'ils soient dans la fleur de l'âge et aient l'avenir devant eux], si on en reste dans la situation actuelle [notion de révolte]». Le vieux briscard passe ensuite à l'offensive et dénonce la violence policière. Et fait de la récupération avec le cas de ce lycéen inconscient, blessé jeudi au visage à Montreuil par une balle de flash-ball, parce que livré à lui-même. Surtout, il ne manque pas de revendiquer l’importance de la solidarité entre les générations lors d’une telle manifestation. La nostalgique de Mai 68 n'est pas morte; la solidarité, si !
Décalées, deux institutrices retraitées venues de Seine Saint Denis accomplissent leur devir syndical et arborent une pancarte blanche à leur cou. On peut y lire : « instits en grève reconductible ». Ces fonctionnaires savent pourtant parfaitement que les chiffres infirment leur propos, que les actives ne risquent pas de perdre des journées de travail et que la masse des enseignants se tient à l'arrière. La chair à canon est aux avant-postes.

La teuf pour enterrer la retraite à 60 ans ?

Le sujet, comme la situation, est grave, mais cette jeunesse-là est plus insouciante qu'angoissée.
Les slogans rivalisent d’ironie ou de provocation, mais l'inventivité fait défaut. On y entend les vieilles rengaines remasterisées: « Sarkozy, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue » ou encore « Sarko, si tu savais….ta réforme…ou on s’la met ».
Quelques jeunes DJ "chauffent" au son d'un mégaphone les lycéens groupés et visiblement à la fête. Le karaoké tarde à s'animer. « Vous êtes là ? », « on ne vous entend pas », « faites du bruit ! » Les chiffres de participation et les parts de marché de la CGT se mesurent au décibel.

Face aux forces de l'ordre qui protègent des extrémistes les élus de la République en séance au Sénat, des camions stationnent le long de la rue. Les uns travaillent à l'avenir des autres qui s'agitent au soleit et surfent sur les vagues des mouvements de foule, s’arrêtent et scandent : « Et un, et deux, et trois CRS… ». Qu'est-ce qu'on se marre ! On est mieux ici qu'en cours... Tous se donnent d'ailleurs rendez-vous dès demain samedi pour la mobilisation. Ils le clament haut et fort : « on veut se faire entendre ! » Les profs, eux, n'ont jamais entendu le son de leurs voix.

dimanche 18 janvier 2009

Copé : Besancenot "incarne l'extrême gauche dans ce qu'elle a de plus agressif"

Le porte parole de la LCR est démasqué

Besancenot se pose en victime !

"Nicolas Sarkozy essaie de criminaliser le mouvement social", déclare dimanche Olivier Besancenot dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". Il estime que "les grévistes ne sont pas responsables" du conflit qui a conduit à la fermeture de la gare Saint-Lazare cette semaine… Ce n'est l'avis ni de l'UMP, ni du ... PS : Lire PaSiDupes .

Les propos du trotskistes ne sont pourtant pas modérés…
"Lui et son gouvernement passent leur temps à démanteler le service public, que cela soit dans les transports ferroviaires, la santé, La Poste (...) Les vrais raisons du conflit à Saint-Lazare sont là", déclare Olivier Besancenot en référence à la grève spontanée -en fait 'tournante') qui a entraîné mardi la fermeture de la gare parisienne.
"Les grévistes ne sont pas responsables de la situation", ajoute-t-il, avant d'exprimer sa "solidarité" envers eux... La totale !

Besansenot est démasqué

Olivier Besancenot, porte-parole bobo de la Ligue communiste révolutionnaire (
LCR), "incarne l'extrême gauche dans ce qu'elle a en réalité de plus agressif, de plus violent", a observé dimanche Jean-François Copé, répondant au meneur trotskiste qui avait accusé Nicolas Sarkozy de stigmatiser les agissements de Sud-Rail.
Olivier Besancenot "cautionne en réalité des mouvements qui sont pour certains d'entre eux non légaux", a dénoncé le président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale sur Radio J. "Nous le condamnons et nous le combattons."

"C'est très choquant parce que nous sommes dans une période où on a besoin de se rassembler" et "ces attaques permanentes au nom de la lutte des classes qui a 100 ans ou 120 ans, ça me paraît complètement en décalage".

"Ce qui choque Olivier Besancenot, c'est que nous ayons un président de la République qui entende appliquer la loi", a rétorqué le chef de file des députés UMP. "Une écrasante majorité de Français considère que le service public, c'est pas quelque chose dont on peut se servir pour paralyser le pays".

SUD n’est pas représentatif

Exceptionnelement puissant avec 33% des agents derrière lui, le syndicat extrémiste Sud-Rail n'est pourtant pas repésentatif au plan national et son emprise sur l'activité de la gare St Lazare pourrait faire illusion.

Jean-François Copé a également dénoncé l'attitude du syndicat Sud-Rail.
"Un certain nombre de responsables de ce syndicat en appellent à l'action totalement débridée avec parfois d'ailleurs -on l'a vu dans certains cas- des actions violentes".

Il a jugé "aberrant, dans un pays qui est confronté comme les autre à la crise économique, de voir des comportements aussi irresponsables de la part d'un certain nombre d'agents de la SNCF".

Estimant que le facteur à temps très partiel mène une lutte des classes désuète, J.-F. Copé ajoute que "ces attaques permanentes au nom de la lutte des classes d'il y a 100 ans ou 120 ans, ça me paraît complètement en décalage".

La Poste porte plainte contre Besancenot

Besancenot convoqué mardi devant la police
Le gentil facteur de la télévision, O’Besancenot est convoqué mardi au commissariat de Nanterre dans le cadre d'une enquête déclenchée par une plainte de La Poste.
Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (
LCR) et facteur à …Neuilly dans les Hauts-de-Seine avait participé à un rassemblement violent le 10 novembre dernier au centre de tri du courrier de Nanterre pour dénoncer ce que les trotskistes appellent les "pressions" de La Poste sur des salariés grévistes.
Plus violent au naturel qu’à la télévision, Olivier Besancenot avait eu des échanges verbaux houleux avec le directeur du centre de tri, Jean-Baptiste Casanova. Ce dernier a été précipité au sol, mais s'était relevé rapidement, une "simulation grossière et malhonnête de chute", a commenté Olivier Besancenot.
Il a réitéré son accusation sur …Canal+ aujourd’hui à la mi-journée.

Un porte-parole de la direction régionale Île-de-France de La Poste avait ensuite déclaré que Jean-Baptiste Casanova avait "été blessé au coude en étant bousculé par le groupe" et avait "déposé plainte au commissariat de Nanterre".
Olivier Besancenot a affirmé de son côté qu'il allait "demander une confrontation avec le directeur du centre". Avec ses deus acolytes et co-inculpés, probablement : à nouveau à 3 contre1. "Nous sommes en possession d'une vidéo qui montre qu'il était plutôt en forme après sa prétendue chute", indique-t-il, en guise de chantage (une 'pression' syndicale ?), le coude n’étant pas un organe vital, en effet !
Le volubile facteur bobo dénonçe dans la foulée une "volonté de museler une mobilisation sociale qui gêne La Poste" dans les Hauts-de-Seine. Les trotskistes sont toujours d’innocentes victimes, comme à la SNCF, à la gare St Lazare, par exemple.

Grève à La Poste

À l'initiative de Sud-PTT, un mouvement de grève d'une heure par jour a été lancé le 20 octobre dernier par des collecteurs et livreurs de courrier de plusieurs sites du département, notamment pour l'obtention d'un treizième mois. Revendiquent-ils la privatisation anticipée de La Poste, pour bénéficier du 13e mois ? Une idée que va reprendre la FSU… Le 13e mois pour les profs, vite !

Une grève, qui touche partiellement la livraison du courrier aux particuliers, a également démarré lundi à Boulogne-Billancourt pour s'opposer à un projet de réorganisation du travail.

A Nice, la grève menée par Sud-rail, dure depuis 40 jours…

Soupçon de terrorisme n'est pas preuve, mais...
Deux autres membres du syndicat Sud-PTT sont convoqués à 9 heures avec Olivier Besancenot. L'un d'eux, Gaël Quirante, un 'jeune' de 33 ans, a récemment fait l'objet d'une dénonciation anonyme l'impliquant dans l'affaire des bâtons de dynamite retrouvés le 16 décembre au Printemps-Haussmann. Entendu par les enquêteurs, il a totalement été mis hors de cause. Ce n'est pas un terroriste, même s'il ne se trouvait pas loin ...