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samedi 12 octobre 2019

Lubrizol : la préfecture, cible des agriculteurs en colère

Des agriculteurs en colère déversent du lait à Rouen, geste symbolique d'hostilité au gouvernement

Une trentaine d'agriculteurs a déversé du lait devant la préfecture de Seine-Maritime, vendredi soir à Rouen
L'usine Lubrizol de Rouen en feu, le 26 septembre 2019.
Capture d'écran d'une vidéo de l'AFPTV du 11 octobre 2019

Un agriculteur déverse du lait devant la préfecture de Seine-Maritime à Rouen, pour protester contre la consignation de  produits laitiers en raison de la contamination probable liée à l'incendie de produits chimiques à l'usine Lubrizol France, première filiale du groupe américain à avoir produit hors des Etats-Unis..Ce site industriel est classé au titre des risques pour l’environnement et la santé, selon la directive Seveso, seuil haut avec servitudes. 

A l'appel de la FNSEA de Seine-Maritime, des producteurs ont lancé du lait à travers les grilles de la préfecture vers 21h30.

Le préfet pourrait dès cet après-midi "lever les séquestres sur le lait", avait dit le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, lors d'une conférence de presse vendredi, selon l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), "tous les prélèvements étaient négatifs".

Or, "à cette heure, aucune décision de l'administration n'a été prise"...

Pire, "les délais seraient même repoussés à lundi,"fait savoir un communiqué de la FNSEA diffusé vendredi en début de soirée.
"Les éleveurs ne comprennent pas pourquoi ils sont encore obligés de détruire du bon lait", indique le syndicat agricole.

Ce report de la commercialisation du lait a également suscité la colère de la Chambre d'agriculture de Seine-Maritime. 
"Les résultats sont bons; on est sous blocus depuis 15 jours et il faut encore attendre lundi ! Et on va encore jeter notre lait samedi et dimanche, moralement, c'est compliqué", a-t-elle déclaré sa vice-présidente, Aline Catoire.

lundi 2 octobre 2017

Le tueur islamiste de Marseille avait été arrêté et remis en liberté la veille

Une enquête administrative devra "faire toute la lumière" sur la décision du préfet

Etrangement,  l'assassin tunisien de deux jeunes cousines dimanche à Marseille avait été remis en liberté
la veille.

Laura et Mauranne, 20 ans,
assassinées
par le "martyr" des Insoumis
C'était à Lyon, où il avait été placé en garde à vue, a révélé lundi le ministre de l’Intérieur. 
Ancien maire de Lyon, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a d'ailleurs décidé de saisir l’Inspection générale de l’administration (IGA), qui devra rendre ses conclusions "sous une semaine", a précisé son ministère par communiqué.


Le Tunisien en situation irrégulière qui a égorgé une jeune femme, puis poignardé à mort une autre dimanche à la gare Saint-Charles de Marseille  avait été interpellé vendredi à Lyon pour vol à l’étalage.

Le tueur n’avait pas été placé en centre de rétention après son arrestation

Résultat de recherche d'images pour "victimes de Marseille"La préfecture du Rhône n’avait pas donné son accord, selon des sources proches de l’enquête judiciaire. Il n'était pas à son poste...

L’une de ces sources a expliqué que
"la personne [?] de permanence à la préfecture du Rhône, ayant autorité pour signer l’Obligation de quitter le territoire (OQTF) et le placement en centre de rétention de l’assaillant de Marseille, était absente", ce qui a empêché la procédure d’arriver à son terme. Car, à l'Intérieur, on peut être à la fois de permanence et absent... C'est probablement une bizarrerie de l'"état d'urgence" en démocratie.
Une autre source proche du dossier raconte plutôt qu'est en cause "un problème de disponibilité de places en rétention le samedi matin", mais cette source préfère rester anonyme...


L’enquête de l’IGA "vise à faire toute la lumière sur l’action [un dysfonctionnement] des services de l’Etat  [le ministère de l'Intérieur] et à être en mesure d’en tirer, si nécessaire, les enseignements".

Le terroriste était connu depuis 2005 des services de police, sous sept identités différentes

Image associée
L'illustre procureur de la République de Paris, François Molins, qui a visiblement 64 ans, a précisé que ce toxico était suivi [de loin] pour des faits de droit commun

L'homme, un Tunisien, qui a déclaré être entré en France en 2003, avait en outre déjà fait l’objet en 2005 d’un arrêté de reconduite à la frontière par le préfet du Var, avant d’être remis en liberté au bout de deux jours, en raison d'une faute de document d’identité et d'un prétendu manque de places en centre de rétention administrative (CRA), une excuse abondamment exploitée et fait des morts, deux jeunes femmes innocentes, égorgée ou poignardée à Marseille. 

Ce "protégé" de la police a ensuite séjourné en Italie
où, de 2009 à 2017, il a bénéficié d’un titre de séjour, avant que celui-ci n’expire en janvier. Il en avait demandé le renouvellement.


samedi 13 août 2016

L'Etat doit aller en cassation pour pouvoir fermer les commerces illégaux de la jungle de Calais

Les associations (pro-)clandestins et migrants illégaux font de la résistance à l'Etat républicain

"L’Etat a essuyé une défaite dans son entreprise de régenter [sic] les activités [formulation pudique] du camp de migrants de la jungle de Calais", écrit Libération

Le ministère de l'Intérieur, via la préfecture du Pas-de-Calais, avait dû demander au tribunal administratif de Lille de permettre la fermeture de plusieurs commerces clandestins, ouverts dans la "jungle" reconstituée et étendue. Or, ce vendredi, ie juge de Lille, ville de la frondeuse Martine Aubry, a  débouté  la préfecture du Pas-de-Calais de sa demande en référé d’éradiquer tous les commerces "informels" [sic, Libération) sur le site  sauvage aménagé. Dans un autre article, ce journal assure que "les échoppes de la jungle de Calais [sont] dans le viseur de l'Etat". Certe, Hollande et Le Drian guerroient à l'étranger, mais Valls et Cazeneuve seraient également belliqueux à l'intérieur.

"Cette décision constitue une victoire pour les [10] associations poursuit Libération.
Elle survient alors que ces dernières, non citées (le Secours catholique, l’Auberge des migrants ou Emmaüs, parmi les moins contestables), conseillées par Me Julie Bonnier-Hamon du barreau d'Evry dans l'Essonneet 250 migrants, la situation s’envenime dans la 'Jungle', en raison d’un afflux très important de nouveaux migrants. D’après un comptage réalisé par l’Auberge des Migrants (son secrétaire est François Guennoc, altermondialiste de Greenpeace Boulogne) et Help Refugees (organisation britannique !) du 6 au 9 août, 9.106 personnes vivent sur le site, dont 1.750 dans des structures en dur. Dans l'attente d'un nouveau recensement, la semaine prochaine, la préfecture du Pas-de-Calais s’en tient à 4.500 migrants, dénombrés à la mi-juin.

VOIR et ENTENDRE la visite d'une juge à la Jungle de Calais:


C’est la première fois que l’Etat est désavoué par la justice depuis l’installation sauvage du campement dit de la lande en avril 2015


Cette assertion du journal Libération demandait à être vérifiée.
A la vérité, en février dernier, les associations et migrants ont déjà saisi le tribunal administratif pour contester un arrêté préfectoral d’expulsion d’une partie la jungle de Calais, avant de se pourvoir devant le Conseil d’Etat, suite au rejet partiel de leur requête.
Il s’agit "notamment", écrit la juge, "de plusieurs lieux de culte, une école, une bibliothèque, un abri réservé à l’accueil des femmes et des enfants, des théâtres, un espace d’accès au droit, un espace dédié aux mineurs". Or, Me Bonnier argue que le "périmètre" de cet ensemble et le "critère" des lieux de vie ne sont pas "définis" dans l’ordonnance, ce qu’elle entendait opposer devant le Conseil d’Etat, dont la saisine n’est cependant pas suspensive.
L’ordonnance de la juge lilloise, Valérie Quemener, "n’est pas applicable", selon l'avocate, et son "imprécision doit bénéficier aux migrants". Or, cette ordonnance suspendait explicitement l’arrêté d’expulsion de la préfecture concernant les "
lieux de vie", "soigneusement aménagés", assurait-elle, et répondant "à un besoin réel des exilés", implantés sur la zone sud de la jungle visé par cet arrêté.
L’avocate estimait donc que l’Etat et la préfecture du Pas-de-Calais "ne peuvent pas agir". "Notre demande n’a pas été rejetée", affirma-t-elle alors, niant que le tribunal 
avait "validé" les positions de la préfecture et son arrêté, dénonçant aussi au passage une "mascarade" de la préfecture qui aurait "dénaturé" la décision du tribunal.
L’évacuation partielle de la jungle de Calais s'est poursuivie. Après un premier jour émaillé de violences et d'incendies,
les opérations de démantèlement de la zone sud du camp de migrants ont repris, mardi 1er mars.
La zone sud du camp avait été démantelée: toutes les tentes et cabanes avaient été démontées ou détruites. La BBC s'en est mêlée:

Une partie de leurs occupants s’était repliée sur la zone nord, une autre s’était résolue à rejoindre l’un des Centres d’accueil et d’orientation répartis un peu partout sur le territoire. A noter que les villes d'accueil qui avaient fait parler d'elles en termes de compassion et de générosité, en ont souvent perdu toute trace depuis...

S"agissant ensuite des "échoppes" illégales de la Jungle, le gouvernement ne lâche pas l'affaire
"Les opérations de contrôle administratif et judiciaire des lieux de vente à la sauvette sur le campement de la lande de Calais ont vocation à se poursuivre," a confirmé la préfecture, le juge n’ayant pas contesté leur légitimité. 

Le gouvernement a aussi annoncé qu’il va se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat. Vincent Berton, le sous-préfet de Calais, a justifié cette décision: "Le respect de l’ordre public, le respect de l’Etat de droit justifient d’aller au bout de cette procédure, nous allons poursuivre ces contrôles sur ces lieux d’illégalité"

"Les conditions d’urgence et d’utilité requises ne sont pas remplies"

"Le gouvernement a toujours dit que la Jungle n'a pas vocation à perdurer". 
Mais le sort de la zone nord reste en suspens. «Pour l’heure, nous savons que l’Etat n’a pas les moyens (de la démanteler, ndlr): ils sont en manque de policiers et il n’y a pas assez de solutions de relogement", affirme François Guennoc, de L’auberge des migrants.

Peu après la mi-juillet, le gouvernement avait déclenché une vaste opération de contrôle des commerces qui ont surgi dans la Jungle: restaurants, épiceries, artisanat développés par les associations. Dix-huit personnes avaient été placées en garde à vue, soupçonnées de "vente à la sauvette". Quarante-deux procédures judiciaires avaient été réalisées "avec saisie et destruction de plus de 30 m3 de marchandises diverses, dont 19 kg de produits avariés", selon la préfecture. Une quinzaine de personnes seront traduites devant le tribunal de Boulogne-sur-mer le 4 octobre, selon le parquet de cette ville. 

Mais comme d'habitude, les instigateurs et les facilitateurs sont épargnés: l'Etat les craint pour leur faculté à déclencher des mobilisations et des actions à travers le pays et depuis l'étranger, auprès de l'extrême gauche européenne.

Devant le juge administratif, lpréfecture a invoqué une procédure d’urgence classique fondée sur "un risque d’incendie, d’explosion et d’effondrement", 
ainsi qu' "un risque sanitaire", s’inscrivant cette action "dans la continuité". La préfète Fabienne Buccio demandait "l’expulsion sans délai des occupants des 72 lieux de vente illégaux" et la remise en état des lieux par ces mêmes occupants.

Le juge des référés, Jean-François Molla, a contesté l’urgence à statuer  - malgré une telle somme de risques - en ce sens mais il a aussi nié l’opportunité d’appliquer des mesures aussi radicales. Dans son ordonnance, il estime que "les préoccupations exprimées par le préfet (...) sont tout à fait compréhensibles", mais que "les conditions d’urgence et d’utilité requises" par la loi "ne sont pas remplies". 

Il reconnaît que ces commerces "ne bénéficient d’aucune autorisation administrative" et que certains "ne respectent pas les règles sanitaires les plus élémentaires"

"Ces épiceries, cafés, restaurants remplissent d’autres fonctions" que l’alimentation des migrants
. Ces lieux, soutient-il, "constituent des lieux de rencontre apaisés entre migrants". Ce sont en fait des lieux de débat, des points de rassemblement et d'agitation des esprits: un moyen de faciliter le passage des consignes et des mots d'ordre.   

Le juge s’appuie aussi sur un rapport du Défenseur des droits Jacques Toubon, qui avait relevé l’existence d'"une file d’attente atteignant, à l’ouverture des portes (de la cantine du centre en dur Jules Ferry), plus de 500 m". 

La fermeture des commerces "de façon indifférenciée se ferait indéniablement au détriment des migrants", conclut le tribunal.  "Maintenant, on va voir si la préfecture est ouverte à des améliorations sur le camp pour permettre la réouverture des échoppes, en essayant d’améliorer les conditions sanitaires", a commenté François Guennoc, "content" de cette issue. 

Cette décision va en outre dans le sens de la demande du président Les Républicains de la Région des Hauts-de-France. Dans Le Figaro de vendredi,  Xavier Bertrand, a en effet suggéré que les migrants soient astreints à "une interdiction de sortir du camp le soir, à partir d’une heure précise".

jeudi 5 mars 2015

Tension à Sivens: la préfecture interdit une manifestation à Albi

Les activistes altermondialistes exaspèrent les agriculteurs 

"L'extrême tension qui règne à Sivens" justifie que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve appelle "solennellement à l'apaisement".

Pro et antibarrage ont annoncé des rassemblements à Albi vendredi matin. Bernard Cazeneuve a appelé "solennellement à la responsabilité de chacun", à la suite des affrontements ont en effet opposé ce jeudi à Sivens occupants  "zadistes" et agriculteurs dont ils confisquent les terres.

Toulouse, février 2015
Alors que la ministre de l'Environnement a dépêché sur place des experts pour tenter de trouver des solutions, les clivages politiques restent très profonds. Les altermondialistes, dont des élus radicaux d'EELV, ont vivement dénoncé l'appel des maires à la manifestation, parlant d'une "classe politique acculée qui resserre les rangs pour mieux se protéger" et ils ont assuré que les occupants sont "profondément écologistes et pacifistes". 
A Paris, entre 7.500 anti-barrage, selon la Préfecture de police, et 30.000 personnes, selon le Parti de gauche (au total, "100.000 personnes" étaient dans la rue en France, d'après le PG avaient répondu à l'appel du collectif 'Alternative A l'Austérité' (3A), composé de partis de la gauche de la gauche, de syndicats et d'associations extrémistes, pour "dire non à la politique d'austérité du gouvernement Valls, globalement. L'UMP a en revanche appelé "ses élus et adhérents à participer massivement à la manifestation par solidarité totale avec le monde rural, en soutien aux forces de l'ordre et contre les casseurs et les ayatollahs de l'écologie," des djihadistes verts.

La manifestation prévue pendant le débat au Conseil général sur le projet du barrage de Sivens à Albi vendredi a donc -été interdite par la préfecture du Tarn. Le préfet se soumet ainsi à la demande du ministre de l'Intérieur, qui l'avait formulée du fait de la  montée actuelle des tensions.
A la mi-novembre dernier, ils étaient 2.200, selon la police et 5.000 selon les organisateurs, à participer à un défilé de près de trois heures qui s'est toutefois dispersé sans incidents.  Les manifestants pro-barrage avaient déployé une grande banderole résumant leur principale revendication: "laissez-nous décider de l'avenir de nos territoires". Sur d'autres, on pouvait lire: "Respect des décisions des élus", "Anticiper les changements climatiques" ou encore "Non à la violence".
Ils revendiquent le droit à "sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs". 
"Il faut se mobiliser pour Sivens, une petite mare aux canards améliorée; si cela ne se fait pas, rien ne pourra se faire", a expliqué Jean-Louis Cazaubon, le président de la chambre régionale d'agriculture.
Les syndicalistes agricoles du Tarn ont assuré que "si on cède face à cette poignée, après Sivens on ne pourra plus mettre en oeuvre aucun projet". Le sénateur du Tarn Philippe Bonnecarrère (DVD) a surenchéri en soulignant que "cela n'aura plus de fin ces zones à défendre (ZAD) contre les pouvoirs publics".

"Rien ne saurait justifier de nouveaux déferlements de violence"

"La France garde en mémoire les conséquences dramatiques des manifestations du mois d'octobre 2014, qui avaient conduit au décès tragique de Rémi Fraisse", a estimé le locataire de la place Beauvau.

"Rien ne saurait justifier de nouveaux déferlements de violence susceptibles de conduire à de nouveaux drames", a ajouté le ministre, en référence à la mort de l'activiste écologiste, atteint mortellement le 26 octobre par une grenade des gendarmes atterrie sur son sac à dos chargé, dit-on, de matière inflammable, sur le site d'un projet contesté de barrage.

dimanche 12 octobre 2014

Préfecture de Nanterre: des fonctionnaires militants délivraient de vrais-faux titres de séjour

Nouvelle affaire d'agents administratifs "engagés", mais intéressés...

Deux agents du service des étrangers de la préfecture de Nanterre comparaissent en justice


Clandestins
devant la préfecture de Nanterre
Avec dix autres prévenus, ces fonctionnaires du ministère de l'Intérieur rendent des comptes depuis lundi  
Moins d'un mois après le procès de trois fonctionnaires impliqués dans un trafic de cartes grises à la sous-préfecture de Boulogne-Billancourt, ils sont impliqués dans une affaire de corruption, faux et aide au séjour d'étrangers en situation irrégulière.

Le principal accusé nie
Le prévenu, Philippe D., aurait bien tort de ne pas tenir tête au président de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, puisqu'il est présumé innocent. Il n'est d'ailleurs pas exclu qu'il bénéficie de circonstances atténuantes pour traumatisme dans sa prime enfance à la vue d'Henri Krasucki, ancien secrétaire général de la CGT.

La préfecture de Boulogne-Billancourt aussi, en 2011

Trois personnes, dont deux fonctionnaires travaillant à la sous-préfecture de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), avaient été mises en examen le 15 novembre, soupçonnées de participation à
un trafic de faux papiers.
La directrice du bureau des étrangers de la sous-préfecture et l'une de ses collaboratrices avaient été placées sous contrôle judiciaire. Un homme qui affirmait travailler pour le consulat d'Algérie avait été mis en examen pour "corruption active" et écroué. L'homme est soupçonné d'avoir obtenu des deux fonctionnaires des cartes de séjour à partir de dossiers trafiqués, moyennant des petits cadeaux.

L'examen d'une trentaine de dossiers suspects avait révélé qu'une vingtaine d'entre eux étaient complètement faux.
 "On pourrait aboutir à une centaine de cas problématiques", avait-on pronostiqué.Pour avoir accès à plus d'informations, il faut payer... 
PaSiDupes vous en dira plus quand la presse gérera sainement ses budgets sur le dos de la seule pub, laquelle nous est de toute façon facturée...

mercredi 24 septembre 2014

St-Brieuc: des légumiers en colère mettent le feu devant la MSA

La colère des légumiers monte et s'étend de la sous-préfecture du Finistère à la préfecture des Côtes-d'Armor

Le préfet n'aurait pas fait chou blanc, selon Le Foll
Devant la préfecture de Saint-Brieuc,
symbole des institutions de la République
Mercredi, après avoir été reçue par le préfet des Côtes d'Armor, une délégation de légumiers s'est dirigée de la Préfecture devant la Mutualité sociale agricole à Saint-Brieuc (photo ci-contre). Les producteurs souffrent notamment de charges trop lourdes et des mauvaises conditions climatiques. 
Ils dénoncent aussi les écarts de prix à la production multipliés par 7 ou 10  dans les grandes surfaces qui expliquent un recul de la consommation.

Mardi, une cinquantaine de producteurs avaient déversé des tonnes de pommes de terre à l'entrée de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Une cinquantaine de légumiers bretons, sur leurs tracteurs, a manifesté dans le calme en fin d'après-midi aux abords de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), déversant des tonnes de pommes de terre sur un rond-point. "Notre chiffre d'affaires, depuis plus d'un an, a baissé de 30% à cause des conditions climatiques, de la consommation qui baisse et des charges qui augmentent", a expliqué un responsable agricole.
Des exploitants de Lorraine ont allumé une dizaine de feux de paille symboliques pour attirer l’attention des pouvoirs publics dont ils dénoncent "l’autisme" dans la soirée.

Vendredi, plus d’une centaine de légumiers en colère a incendié le centre des impôts et la Mutualité sociale agricole de la ville bretonne de Morlaix (Finistère) vendredi soir pour protester contre les contraintes fiscales et administratives qui pèsent sur eux, occasionnant d’importants dégâts.
A la détresse des petits agriculteurs, la "gauche sociale" a répondu par un appel à dénonciation des manifestants...   Le Parquet de Brest a lancé un appel à témoins contre les manifestants de Morlaix (Finistère).

Cagettes et choux-fleurs en feu devant la MSA

Le rassemblement de légumiers costarmoricains s'est déplacé devant le bâtiment de la Mutualité sociale agricole (MSA), rue de Paimpont, dans le quartier des Villages, à Saint-Brieuc. 

Les producteurs ont mis le feu aux stocks de choux-fleurs invendus et aux cagettes. Une épaisse fumée noire se dégage. Les pompiers de Saint-Brieuc sont sur place.
"Des alarmes ont été lancées depuis plusieurs mois  auxquelles l’État n’a jamais répondu", a dénoncé la maire UMP de Morlaix. Mais Urvoas, député du Finistère, n'a rien vu venir et condamne maintenant les légumiers de sa circonscription.

Le Foll dit avoir trouvé un accord avec les légumiers bretons

Les déficits publics sont dans les choux.
Des aides seront versées "dès la semaine prochaine", a promis le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, à l’issue d’une réunion avec les présidents des coopératives légumières bretons qui a permis, selon les participants, de dégager des "points d’accords" ce mercredi matin.

C'est pendant cette réunion qu'une cinquantaine de légumiers, accompagnés de représentants d’éleveurs et du secteur horticole, a déversé des choux-fleurs devant la préfecture des Côtes-d’Armor

vendredi 12 juillet 2013

Une octogénaire retrouve son appartement occupé par des Bulgares

"Ils sont dans mon lit": même pas solidaire! Xénophobe ?

U
ne octogénaire bordelaise a retrouvé son immeuble occupé par deux familles de Bulgares




Échange  entre l’avocat 
d’O. Lagrenaudie (au centre) et Raphaëlle Reix, 
militante de Droit au logement,
sur le trottoir...


Quand Odette Lagrenaudie, 84 ans, est rentrée chez elle avant-hier à Bordeaux, la serrure de l’entrée de son immeuble avait été changée. Deux familles de Bulgares occupaient désormais les étages de son appartement, sans même qu’elle en ait été informée. "Au début, je n’ai rien compris", explique l’octogénaire, interdite, qui n'avait pas appris les secrets de la langue bulgare à l'école. 

Ce sont des voisins de la rue Planterose qui l'ont prévenue d’une possible occupation, il y a quelques semaines, alors qu’elle séjournait encore chez son fils, à Cherbourg, après avoir subi une opération. "Mais, aujourd’hui, ça me rend malade de me dire qu’ils dorment dans mon lit", lâche-t-elle, les yeux fixés sur les fenêtres, d’où les nouveaux occupants surveillent la rue, imperturbables: j'y suis, j'y reste !


Pour son avocat, Odette Lagrenaudie est victime de DAL 

Droit au logement est une association militant pour les sans-logis et les réfugiés, clandestins ou non.
Désormais soutenus parle ministère du Logement, ce seraient eux qui auraient décidé de "réquisitionner" l'appartement de la vieille dame, d'autorité, pour y installer les deux familles bulgares sans logis ni titres de séjour. 
L’avocat dispose même de témoignages pour accuser DAL d’avoir forcé la porte de l’appartement pour y installer les sept personnes, tout en négligeant les preuves de son occupation. "Il restait tous les meubles de ma cliente, ainsi que de la vaisselle dans les placards."

DAL choisit son camp et conteste.

Pour l’association, il suffisait que l’immeuble présente tous les signes d’un logement abandonné. "La porte d’entrée du bâtiment était ouverte depuis plusieurs semaines, et il ne restait presque aucun effet personnel à l’intérieur. Il n’y avait pas de vêtements dans les penderies et les pièces à vivre portaient de nombreuses marques de vétusté", se justifie Raphaëlle Reix, militante de Droit au logement. 
Assez pour que l'association décide souverainement d’y installer ces familles en situation pourtant illégale. 
Un empressement dont la militante s’excusera tout de même face à Odette Lagrenaudie, lui assurant ne pas l’avoir fait "à son encontre", persuadée que l’immeuble était abandonné.

Mais l’octogénaire en situation régulière doit séjourner à l’hôtel, depuis son retour à Bordeaux. Un comble pour cette ancienne vendeuse au marché des Capucins qui a vécu près de cinquante-cinq ans dans cet immeuble.

Malaise à la préfecture 

Maire-adjoint du quartier, 
Fabien Robert préfère mettre en cause la préfecture plutôt que de pointer l'association et de se la mettre à dos.  Il estime que ce serait une conséquence directe du manque de cohérence des autorités préfectorales, qui a choisi de ne pas accorder de titre de séjour à cette famille, créant un état de fait en ne l’expulsant pas du territoire français.
"On les condamne à l'errance. Dans ce conflit privé, la mairie ne peut rien faire c'est la responsabilité de l'État", se défend-il.

L'octogénaire, le regard perdu, semble dépassée par ces polémiques politiciennes. 
Elle sait que ce n’est encore pas ce soir qu’elle dormira chez elle.

Pour rendre son lit à la vieille dame, la ministre déléguée aux Personnes âgées, Michèle Delaunay - ex-députée PS de la 2e circonscription de Gironde et candidate à la mairie de Bordeaux - qui a déclaré un patrimoine de 5,4 millions d'euros, dont 3,1 millions d'immobilier, aura bien un petit coin à céder aux Rom bulgares, avec deux maisons à Bordeaux, une à Arcachon (Gironde), une à Hossegor (Landes)...

Non sans avoir sécurisé ses meubles, tableaux anciens et 15.000 euros de bijoux.

Bonnes vacances: 
DAL veille sur vos maisons et appartements...

Et Cécile Duflot, ministre du Logement, a-t-elle de la compassion pour la vieille dame ?


jeudi 5 janvier 2012

Les Conti, pomme de discorde Mélenchon-Hollande

Les anti-républicains combattent la séparation des pouvoirs
L'extrême gauche conteste la décision du tribunal

Quatre candidats de gauche à la présidentielle ont marché sur le tribunal le 4 janvier
Une alliée du PS, Gro Eva Joly (EELV), et trois révolutionnaires, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), et les trotskistes Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA) avaient pris la tête de la manifestation de 200 personnes, dont de nombreux ouvriers de Continental, en soutien au syndicaliste Xavier Mathieu, lors de son procès en appel à Amiens (Somme).
Le NPA exige la relaxe de Xavier Mathieu, mais une éventuelle condamnation ferme pourrait théoriquement aller jusqu’à un an de prison.

Le meneur syndicaliste de la CGT de l'usine Continental à Clairoix dans l'Oise avait en outre participé au saccage la sous-préfecture en avril 2009.
"Il y a eu un dérapage, on assume, mais cela n'a pas été prémédité. C'était un éclat de colère. J'espère que les juges seront cléments", avait déclaré l'irresponsable syndical, Xavier Mathieu, juste avant l'ouverture de son procès de juillet 2006. Etaient alors présents devant le tribunal, Maxime Gremetz, encore député communiste de la Sommme, le porte-parole des députés PCF, Roland Muzeau, et Benoît Jumbo-Hamon, porte-parole de la Ch'tite Brochen-Aubry pour le PS.
Les prévenus risquaient cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende pour une
facture estimée à près de 40.000 euros de dégâts, à la charge des Français, nantis ou non.
Le NPA exige la relaxe de Xavier Mathieu, mais une éventuelle condamnation ferme pourrait théoriquement aller jusqu’à un an de prison.

L'ex-magistrate Joly fait pression sur la justice
La candidate Europe Ecologie-les Verts ne contribue pas à la sérénité de la justice.
Partie de la gare de la ville, elle s'est arrêtée à la mi-journée devant le palais de justice où débutait du procès. J.-L. Mélenchon (Front de gauche), N. Artaud (LO) et Ph. Poutou (NPA) ont également défilé chacun de leur côté.

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche = PCF + Parti de gauche) a défendu Xavier Mathieu, le syndicaliste CGT (ci-contre) de l'ancienne usine Continental, qui comparaissait en appel pour refus du test ADN dans l'affaire du saccage de la sous-préfecture de Compiègne. "Quand il y a un problème, ceux qui ne font rien au sujet du problème font partie du problème ! Suivez mon regard…", a lancé le candidat de l'extrême gauche, visant Hollande (PS).
Cette fois, le NPA exige la relaxe de Xavier Mathieu, mais une éventuelle condamnation ferme pourrait théoriquement aller jusqu’à un an de prison.

Le candidat Mélenchon, fer de lance de la résistance à la loi républicaine

Mélenchon a été le premier à prendre la parole pour défendre du syndicaliste CGT


L'agitateur Mathieu comparaissait donc mardi à Amiens devant la Cour d'appel de la ville pour refus du test ADN dans l'affaire du saccage de la sous-préfecture de Compiègne. Une amende de 1000 à 1500 euros a été requise contre le syndicaliste.

Mélenchon a réservé ses premières attaques à la dénonciation de l'absence de François Hollande
Avec l'eurodéputé, les trois autres larrons de gauche (Arthaud, Poutou et Joly) ont érigé Xavier Mathieu-le-casseur en symbole de la classe ouvrière opprimée.
Tous les candidats sont montés sur une table posée dans un kiosque à musique pour dénoncer le fichage ADN des syndicalistes. "Et des faucheurs OGM ", a ajouté Eva Joly, pour Europe Ecologie-Les Verts (EELV)...
Joly, courtisane de Bayrou et candidate du chaos

Gro Eva Joly s'est flattée, en marge de cette manifestation, de partager "les mêmes combats " que Mélenchon qui, de son côté, apprécie le côté "tête dure" de la candidate. Joly a même glissé l'idée que ces luttes communes préfiguraient des "alliances futures." De quoi surprendre l'entourage de Mélenchon, pour qui l'alliance EELV-PS est d'abord "une machine de guerre " contre le Front de gauche.

Erreur politique
En marge de sa prise de parole, Xavier Mathieu a affirmé que "ceux qui sont absents commettent une erreur politique", même si "le PS a lâché la classe ouvrière depuis longtemps déjà", selon lui.
Sur l'estrade, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol a aligné son discours sur les autres.
Mais elle a ensuite souligné auprès des siens qu'elle n'avait pas été présentée aux manifestants comme la représentante de François Hollande… Mais c'est dire la qualité de son enracinement !

En déplacement à Mérignac, Hollande a dû à justifier son absence.
Mais la mauvaise excuse du candidat socialiste faux-cul n'a trompé personne: "Je n'ai pas le don d'ubiquité, mais j'ai le devoir de solidarité. Quand il s'agit de la dignité d'une personne, je suis du côté de deux qui sont mis en cause. "


Hollande, mal-vu des syndicats radicaux
"S'il n'est pas venu, c'est sans doute qu'il avait mieux à faire , et les tribunes de lutte improvisées, ce n'est pas son genre. Il visite les usines à la manière de Nicolas Sarkozy, devant des salariés en rang d'oignons ! ", a taclé Mélenchon dans les rues d'Amiens, entouré de drapeaux rouges.

Non loin de lui, Philippe Poutou, pâle successeur d'Olivier Besancenot n'était pas plus tendre, ricanant: "Hollande, il passe au journal de 20 heures, il ne peut pas tout faire et d'abord, il faudra qu'il nous explique sa différence avec Sarko."

Nathalie Arthaud n'était pas en reste, jugeant que le candidat PS "est plus habitué aux salons parisiens ou à ceux de l'Assemblée".

Duflot était "fière d'être là"

Des critiques ont pourtant fusé qui stigmatisaient les écolos, liés par un accord au PS et elle tentait ainsi de donner le change.
"On sait pourquoi on est venus et on ne porte pas de jugement sur ceux qui ne sont pas là", a sèchement indiqué
Cécile Duflot, maîtresse d'école donneuse de leçons, à la tête d'EELV.

Mélenchon : la gauche, c'est moi !

"Nous témoignons que nous sommes la gauche !", a lancé Jean-Luc Mélenchon de retour à Paris, lors de la présentation de ses vœux dans son QG de campagne de la porte des Lilas. Il a donné son nouveau mot d'ordre pour 2012: «Résistez, prenez le pouvoir !"
Pour en faire quoi ?