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mercredi 25 septembre 2019

Municipales : LREM exclut un candidat pour "dissidence""

Exclu pour l'exemple : une première à LREM

Les vieux marchandages politiciens continuent dans le "monde nouveau" de Macron

Christian Jasko a maintenu sa candidature aux élections municipales à Compiègne (Oise) contre l'avis du parti... qui soutient un candidat UDI.
Résultat de recherche d'images pour "LAGARDE LREM"
Lagarde fait le compte des mairies à sauver pour pouvoir exister, à tout prix


Si Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, Union des démocrates et ...indépendants, est content de son accord avec le parti présidentiel, Christian Jasko est furieux contre les magouilles politiciennes perpétuées par Macron. Elu député au second tour en 2017 contre la candidate LREM, Malika Maalem-Chibane, Lagarde entretient de bons rapports avec le parti du président qui, en cas d'affrontement, peut lui jeter dans les jambes un(e) candidate plus difficile à battre. Confortablement réélu à la mairie de Drancy en 2014, mais avec un taux de participation de 49,47%, sa principale adversaire (liste A gauche pour Drancy, solidaires ensemble) ne représentait en aucune façon une menace. Or, pour respecter l'obligation de non-cumul des mandats, il avait confié sa charge de maire à la sixième de la liste, sa femme Aude. Dès lors, Lagarde doit veiller à maintenir concurrentielle l'entreprise politique familiale: il lui faut donc rester coûte que coûte dans les petits papiers de l'homme fort du moment.

La clémence de l'Elysée à l'endroit de Cédric Villani, caillou dans le soulier LREM à Paris, semble devoir être l'exception qui ne doit pas devenir la règle. Alors que rien n'est tranché dans le duel de candidatures LREM à Lyon entre Gérard Collomb, 72 ans, et David Kimelfeld, 58 ans, mercredi 18 septembre, le bureau exécutif de La République en marche (LREM) a donc décidé d'exclure Christian Jasko du parti. Ce dernier, comme Villani, député de l'Essonne, avait choisi de maintenir sa candidature aux élections municipales et ce, contre l'avis de sa formation politique. 
Cet exclusion crée un précédent qui pourrait tracasser Collomb, ancien ministre d'Etat de Macron, mais démissionnaire du gouvernement et aujourd'hui contesté par le maire sortant, président de la métropole de Lyon depuis le , qui lui avait succédé à la mairie, au moment de sa nomination au ministère de l'Intérieur...

L'affrontement ne se passe pour l'heure ni à Paris, ni à Lyon, mais à Compiègne (Oise), où LREM a préféré investir Daniel Leca, responsable local UDI.
"Monsieur Jasko s'était engagé à respecter la décision de la Commission nationale d'investiture et à s'engager derrière le candidat soutenu, assure le parti de Macron. Il a toutefois souhaité maintenir sa candidature à l’élection municipale. (...) Il s'est placé de lui-même en position de dissidence", ajoute le parti jupitérien sur franceinfo.

Christian Jasko, député suppléant LREM, réagit à son exclusion pour avoir contesté le soutien d'un UDI par son parti 

Bien qu'il soit marcheur de la première heure, Christian Jasko a été sacrifié à l'alliance électorale entre LREM et le parti centriste, essentiellement radical, mâtiné de Nouveau Centre et de MoDem, au gré des vents du moment.

"Il y a une grande déception, a déclaré Christian Jasko au micro d'Europe 1. J'aurais tendance à dire qu'il y a deux poids deux mesures. Dans d'autres villes plus importantes que Compiègne, il y a eu des candidatures aussi sans que les personnes ne soient exclues. Je dois correspondre à l'exemple destiné à faire peur". 

A Paris, le député Cédric Villani, qui se présente contre Benjamin Griveaux, investit par le président Macron soi-même, n'a pas été exclu du parti. Parce que Griveaux apparaît déjà comme un mauvais choix, Macron se garde un Plan B en la personne de Villani.
Christian Jasko, plutôt qu'un hybride ? 

vendredi 30 août 2013

Clairoix: victoire amère pour les Contis au Conseil des Prud'hommes

Continental: les anciens de Clairoix, indemnisés pour leurs licenciements

Près de 700 anciens salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise) ont obtenu gain de cause 
Le conseil des prud'hommes de Compiègne a invalidé vendredi le motif économique de leurs licenciements, ouvrant la voie à des indemnisations.
"Cette victoire, c'est votre victoire à vous. Vous avez enfin été récompensés, la société a été condamnée à tous les niveaux", a indiqué l'une des avocates, Me Alexandra Soumeire, aux salariés, qui ont accueilli la décision par des applaudissements et des cris de joie.
Cette victoire judiciaire avait toutefois un goût amer pour les quelque 200 ex-"Conti" réunis vendredi devant les prud'hommes, trois ans et demi après la fermeture de leur usine qui employait 1.120 personnes. "C'est une victoire avec les larmes aux yeux (...), mais c'est une victoire quand même", a clamé Xavier Mathieu, ex-leader CGT des "Conti", devant ses anciens collègues.
"On est très heureux, mais j'arrive pas à l'exprimer parce que ça laisse quand même un goût amer. Nous, on le sait depuis le début qu'il n'y avait aucune raison économique, que cette entreprise était viable", a-t-il ensuite déclaré.


La direction de Continental "étudie très sérieusement la possibilité de faire appel au sujet des 680 décisions rendues aujourd'hui par le Conseil des Prud'hommes de Compiègne". Continental AG est entreprise allemande de pneumatique.


Des salariés de l'usine Continental 
de Clairoix, le 12 mars 2009 
après l'annonce de la fermeture du site
"Continental a été condamné pour défaut de motif économique et pour non-respect de leurs obligations de reclassement", a expliqué Me Soumeire aux salariés devant le conseil des prud'hommes, qui leur a octroyé "en moyenne 30 à 36 mois d'indemnités""Ce que je retiens, c'est ce désastre. 500 d'entre vous sont toujours à Pôle emploi sans solution", a ajouté l'avocat.
Il a une nouvelle fois appelé de ses voeux une loi qui donne la possibilité aux salariés de contester les raisons économiques de leur licenciement avant d'être licenciés.
"C'est quand même des sommes énormes. Pour nous, c'est quand même une victoire, mais malheureusement, ça n'effacera pas le désastre social. Il y a eu plusieurs suicides, 250 divorces, des familles éclatées", a déclaré Antonio Da Costa, ex-délégué CFTC, très ému.
"Ces voyous de Continental ont pour la deuxième fois été condamnés", après un jugement du tribunal administratif, a-t-il lancé auparavant devant ses anciens collègues.

Pas de réintégration possible

Le tribunal administratif d'Amiens avait annulé les licenciements de 22 anciens salariés protégés pour "défaut de motif économique" le 14 février dernier. Contrairement à ce jugement, la décision du conseil des prud'hommes ne permet pas de prétendre à une réintégration au sein de Continental.

Le conseil des prud'hommes a également estimé que le groupe n'avait pas respecté
un accord de 2007 sur le temps de travail qui prévoyait un retour aux 40 heures hebdomadaires, contre le maintien de l'emploi dans le site jusqu'en 2012.
Manifestation de salariés de Continental, 
le 3 juin 2013, à Amiens
"Non seulement on fait reconnaître l'absence de toute justification économique de cette fermeture d'usine, mais aussi, et c'est pas banal, on fait condamner la maison-mère allemande, la structure qui décide (ces licenciements)", s'est réjoui Me Fiodor Rilov, un autre avocat des salariés. "La société allemande est reconnue employeur. C'est elle qui doit assumer les conséquences du caractère illégal de cette décision (la fermeture de l'usine)", a-t-il expliqué.

L'équipementier avait fini par fermer son usine de Clairoix début 2010, après un âpre conflit social au printemps 2009 durant lequel la sous-préfecture de Compiègne avait été saccagée par des salariés en colère.

Le groupe a toujours affirmé que la fermeture de l'usine de Clairoix était inéluctable, invoquant la crise qui a frappé dès 2008 la filière automobile. Les salariés dénonçaient eux un effet d'aubaine.
"J'ai donné pratiquement toute ma vie de labeur à Continental. C'est un peu de soulagement et un peu de récompense, car j'ai beaucoup perdu. Je n'ai pas demandé à quitter l'usine, c'est eux qui m'ont mis dehors", a réagi Patrick Quint, 60 ans, dont 41 chez Continental.

La direction de Continental a annoncé, dans un communiqué, qu'elle "étudie très sérieusement la possibilité de faire appel au sujet des 680 décisions rendues aujourd'hui par le Conseil des Prud'hommes de Compiègne".

jeudi 28 février 2013

Hollande accordera-t-il l'impunité aux syndicats ?

Le PS permet le vote de la loi sur l'amnistie syndicale au Sénat

Hier, le Sénat a adopté la loi d' "amnistie des faits commis durant des mouvements sociaux"

M. Wamen, CGT Goodyear
La proposition de loi avait été déposée par le PC
Les communistes qui dominent la CGT arguent du fait que c'est Nicolas Sarkozy qui a rogné les lois d'amnistie: il ne convenait pas au PCF que la loi commune s'appliquât à tous équitablement, que les syndicats voyoux soient rendus responsables de leurs actes et que les casseurs puissent donc être poursuivis en justice.

Saccage à PSA Aulnay
Hollande fait des promesses
à PSA Aulnay

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de l'usine PSA d'Aulnay (Seine-Saint-Denis) nie que le 13 février 2013 "des lances à incendie ont été utilisées contre des personnes, un extincteur a été balancé à travers la vitre d'un bureau dans lequel se trouvaient 10 cadres", comme l'a indiqué une porte-parole de la direction. " Il y a à peu près 80 personnes qui ont totalement disjoncté ce matin", a pour sa part décrit Tanja Sussest, déléguée du syndicat SIA, majoritaire, ajoutant : "Je ne sais pas ce qu'attendent les pouvoirs publics pour intervenir, qu'il y ait un mort ?"

Menaces de mort contre le directeur de PSA 
La majorité socialo-écolo sénatatoriale a largement amendé la proposition de l'extrême gauche pour en réduire la portée. Le PC prônait une amnistie large, mais les sénateurs l'ont appliquée aux faits de dégradation, de menaces et de diffamation (hormis envers les forces de l'ordre), mais ils ont exclu les actes de violence, physique comme psychologique. 
Ills ont aussi réintégré les dirigeants d'entreprise parmi les potentiels bénéficiaires de l'amnistie.

Une loi limitée dans le temps ciblant le quinquennat précédent
Les sectaires du Sénat ont enfin réduit la portée de l'amnistie à la période allant du 1er janvier 2007 à l'élection de François Hollande.

VOIR et ENTENDRE  " La grève de la honte ", reportage à Aulnay dans C dans l’air (5 février 2013):

Achat de la paix sociale et feu vert au laxisme judiciaire


Les détricoteuses du Sénat ont légiféré pour la période où la gauche estime que les juges ont pu commettre des abus,
du fait de la concordance des tensions sociales liées à la crise et de l'installation par le précédent gouvernement d'une " politique pénale très répressive." Les sénateurs PS estiment envoyer ainsi " un signal positif "de circonstance envers les victimes de la crise via un texte " équilibré ", qui constitue un "geste d'apaisement", qui restera aux frais des services vandalisés.

Les Français n'ont pas oublié le saccage de la sous-préfecture de Compiègne par des salariés de l'usine de Clairoix (Oise), sous la conduite de Xavier Mathieu, leader CGT en avril 2009. 
Le syndicaliste de 46 ans avait de surcroît refusé de se soumettre à un prélèvement d'empreinte génétique. 

La Cour d'Appel d'Amiens avait requis une peine d'un mois de prison avec sursis contre lui début mai, mais le leader des "Conti" avait finalement été relaxé fin juin. Début juillet, le Parquet de Compiègne avait fait appel de la relaxe de Xavier Mathieu. 

Quatre candidats de l'extrême gauche à la présidentielle en soutien de Xavier Mathieu. 
Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), le trotskiste Philippe Poutou (NPA) et même l'ex-magistrate altermondialiste Eva Joly (EELV), se sont rendus à Amiens pour faire pression sur la Justice en faveur du syndicaliste de Continental lors de son procès en appel.

Xavier Mathieu

  • M.G. Buffet (PCF) dénonça les actionnaires voyous. Elle propose "pour sortir la France de la crise de défendre l’industrie et d’augmenter les salaires ". Selon elle, " Il faut des hommes et des femmes qui luttent et puis des politiques pour traduire dans de nouvelles lois les aspirations des travailleurs ".
  • Eva Joly (Europe Ecologie-les Verts) affirma que "quand nous serons au pouvoir, nous modifierons le texte de loi qui sanctionne les syndicalistes et les faucheurs volontaires ".
  • Poutou du NPA  ne traça d'autre perspective que "d’aller dans le sens d’une explosion sociale ". Concluant sur " Vive la révolte. On ne lâche rien ". 
  • Depuis, l'extrême gauche a remis l' "explosion sociale" aux calendes grecques... Et Sa Cynique Majesté Royal n'a plus de volonté de "vent de révolte"! 

    La gauche développe les exceptions syndicales

    Pierre Charon (UMP) a dénoncé une loi d'exception
    "Notre rôle n'est pas d'excuser ce qui ne doit pas l'être pour des raisons idéologiques et clientélistes ! " La droite a mis l'accent sur les violences sur le site PSA d'Aulnay

    Et Laurence Parisot (MEDEF) a jugé ce vote " très choquant".


    Le risque pour le gouvernement est d'apparaître comme distribuant un cadeau aux syndicats, après celui fait la semaine dernière aux fonctionnaires sur la fin du jour de carence. Cela explique sa grande prudence. 
    La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a estimé que l'amnistie ne concernerait que " quelques dizaines de condamnations ". L'examen du texte à l'Assemblée surviendra dans le cadre d'une niche réservée au PC.

    En marge de sa prise de parole lors de son procès en appel, Xavier Mathieu avait glissé à l'attention du candidat Hollande que "ceux qui sont absents commettent une erreur politique", même si "le PS a lâché la classe ouvrière depuis longtemps déjà".

    mardi 24 juillet 2012

    Hippodrome de Compiègne : Eric Woerth était dans son droit, selon un rapport d'expert

    Un rapport d'expert blanchit Eric Woerth dans la méchante affaire de l'hippodrome de Compiègne


    Le juge Nadal fut conseiller technique au cabinet du Garde des Sceaux Robert Badinter, et en charge des questions de nominations dans la magistrature, de 1983 à 1984, puis en 1986.
    L'indépendance du Parquet était un thème privilégié du candidat Hollande...

    L'ancien ministre du budget Eric Woerth a été injustement soupçonné 

    Eric Woerth était dans son droit lorsqu'il a autorisé, par un arrêté du 16 mars 2010, la vente des 57 hectares de l'hippodrome du Putois à la Société des courses de Compiègne (SCC), dans l'Oise, pour 2,5 millions d'euros. C'est en tout cas ce qu'affirme Philippe Terneyre, professeur agrégé de droit public à l'université de Pau, dans un rapport d'expertise remis le 12juillet à Jérôme Cahuzac, ministre du Budget. "L'analyse du professeur Terneyre laisse peu de place à ce stade à une remise en cause de la cession", indique J. Cahuzac, lundi 23 juillet, dans un courrier adressé à Philippe Berger, secrétaire général du syndicat national unifié des personnels des forêts et de l'espace naturel. Voir notre dossier : Compiègne, l'autre affaire Woerth (abonnés)

    L'expert indépendant avait été désigné par Bercy, dès la prise de fonctions de M. Cahuzac, au mois de mai. Celui-ci faisait ainsi droit à la requête de M. Berger qui avait saisi le ministère du budget, le 19 avril 2012, d'un recours gracieux visant à abroger l'arrêté autorisant la cession. Il estimait notamment que Bercy avait contourné la loi et écarté le ministère de l'agriculture afin de réaliser au plus vite cette vente, de gré à gré, sans mise en concurrence, pour contenter Antoine Gilibert, ex-président de la SCC, et donateur de l'UMP dont Eric Woerth a longtemps été le trésorier, ainsi que son collègue de l'UMP, le député et maire de Compiègne Philippe Marini. Or, conclut l'expertise, "la vente pouvait être réalisée de gré à gré." L'étude juridique devrait être remise à la justice.

    Jean-Louis Nadal, déjugé
    Sa carrière a progressé sous la présidence de François Mitterrand
    Venu de Tunisie où il naquit en 1943, il fut nommé avocat général à la Cour d'Appel de Versailles en 1987, puis à Paris en 1988 avant de devenir en 1989 procureur de la République à Créteil. Procureur général de la Cour d'Appel de Bastia à partir du 9 janvier 1991, il devient procureur général de Cour d'appel de Lyon en 1992, puis procureur général de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence en 1996.
    Son ascension reprend avec Lionel Jospin, entre 1997 et 2002En décembre 1997, il fut nommé inspecteur général des services judiciaires  par le Garde des Sceaux Élisabeth Guigou et procureur général près la Cour d'Appel de Paris le 7 mars 2001 par Marylise Lebranchuactuelle ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique.

    Le procureur général de la Cour de cassation, un magistrat engagé au côté de Martine Brochen-Aubry lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011,  avait saisi  fin 2010  la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR).
    Animé par des raisons politiques à l'approche de la campagne présidentielle,  Jean-Louis Nadal avait ordonné en janvier 2011 l'ouverture d'une procédure pour "prise illégale d'intérêts" visant explicitement E. Woerth, témoin assisté dans ce dossier. Réélu député de l'Oise, maire de Chantilly, le ministre de Nicolas Sarkozy était suspecté d'avoir joué de son influence, lorsqu'il était à Bercy, pour favoriser ses proches. En outre, sa femme, Florence Woerth, dirigeait à l'époque une écurie de courses. 

    L'enquête de la Cour de justice de la République (CJR) avait affirmé que la vente de l'hippodrome avait été, tout au long de son processus, parsemée d'anomalies. Le choix de la procédure de gré à gré, notamment, parut suspect, à la veille du départ du juge Nadal admis, par limite d'âge, à faire valoir ses droits à la retraite. "L'absence de toute mise en concurrence (...) est soulignée par les différents responsables du ministère de tutelle", accusa  le 16 novembre 2010 le procureur Nadal. 
    Toute aussi suspecte, selon les magistrats dans la mouvance de Nadall'insistance du budget à tenir à l'écart des négociations les représentants de l'Office national des forêts (ONF) et le ministère de l'Agriculture, résolument opposés à la vente. 
    Et puis, il y a, comme le résumait le procureur militant, cet "empressement à conclure la cession à quelques jours du remaniement ministériel qui conduira Eric Woerth à devenir ministre du travail", en mars 2010. Quant à lui, à six mois de son départ à la retraite, ce même procureur politique s'en prit - par allusion "vertueuse", selon la presse - aux syndicats policiers et au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, à ceux qui affich[ent] pour la justice une forme de mépris ". 

    En revanche, l'étude juridique du Professeur Terneyre ne prend pas parti sur les aspects politiques du dossier. 
    L'expert devait répondre à plusieurs questions de droit. Fallait-il, comme le soutient le ministère de l'Agriculture, passer par une loi pour vendre l'hippodrome ? "La vente n'avait pas besoin d'être au préalable autorisée par une loi, tranche M. Terneyre, car les parcelles en cause ne constituaient pas une forêt" ou n'étaient pas "des dépendances du domaine public de l'Etat". Conséquence: "la vente pouvait être réalisée de gré à gré avec l'occupant historique"Balayées, donc, les réticences initiales de l'ONF. 

    Le prix de vente était également contesté par la gauche. 
    Dans un rapport du 13 janvier, les trois experts mandatés par les juges de la CJR avaient évalué "la valeur vénale de l'ensemble litigieux" au prix fort, à 8,3 millions d'euros, soit beaucoup plus que les 2,5 millions déboursés par M. Gilibert. 
    Le rapport de l'arbitre impartial, M. Teneyre s'inscrit en faux. "La vente a été réalisée à un prix ne constituant ni une libéralité en faveur de l'acheteur, ni une mauvaise affaire de l'Etat", estime le professeur de droit public. "A-t-il raté une bonne affaire? Peut-être. mais, pour le savoir , seule une nouvelle expertise indépendante pourrait tenter de le déterminer", relève toutefois l'expert. Bercy n'aurait aucun intérêt, selon lui, à se lancer dans une procèdure aléatoire, voire risquée. Le procureur Nadal a manifestement tenté un coup tordu qui n'aura eu d'autre mérite nauséabond que d'interférer avec la campagne présidentielle. On comprend à quel point les élèves de l'École nationale de la magistrature peuvent être formatés, puisque le procureur Nadal fut sous-directeur des stages et de la (dé)formation permanente spécialisée. Son harcèlement d'Eric Woerth y servira-t-il désormais d'étude de cas ?  

    Le ministre du Budget ne prendra pas d'initiatives qui pourraient se retourner contre lui.
    Mais, dans son courrier du 23 juillet, J. Cahuzac menace son prédécesseur, en faisant référence aux procédures judiciaires en cours: "Il n'en reste pas moins, écrit-il, que si des instances en cours devaient faire apparaître des causes d'illégalité caractérisées, je me réserverais la possibilité d'intenter une action en nullité, laquelle reste possible au cours des trois prochaines années". 

    Amère, la gauche désavouée garde à la droite un chien de sa chienne.
     
    Un nouveau procureur militant, mais évidemment "normal" et "exemplaire", devrait émerger...
    Puisse-t-il être simplement juste ! Dame Taubira osera-t-elle se porter garante ?
    La juge Prévost-Desprez pourrait donc être blanchie et promue !

    jeudi 5 janvier 2012

    Les Conti, pomme de discorde Mélenchon-Hollande

    Les anti-républicains combattent la séparation des pouvoirs
    L'extrême gauche conteste la décision du tribunal

    Quatre candidats de gauche à la présidentielle ont marché sur le tribunal le 4 janvier
    Une alliée du PS, Gro Eva Joly (EELV), et trois révolutionnaires, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), et les trotskistes Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA) avaient pris la tête de la manifestation de 200 personnes, dont de nombreux ouvriers de Continental, en soutien au syndicaliste Xavier Mathieu, lors de son procès en appel à Amiens (Somme).
    Le NPA exige la relaxe de Xavier Mathieu, mais une éventuelle condamnation ferme pourrait théoriquement aller jusqu’à un an de prison.

    Le meneur syndicaliste de la CGT de l'usine Continental à Clairoix dans l'Oise avait en outre participé au saccage la sous-préfecture en avril 2009.
    "Il y a eu un dérapage, on assume, mais cela n'a pas été prémédité. C'était un éclat de colère. J'espère que les juges seront cléments", avait déclaré l'irresponsable syndical, Xavier Mathieu, juste avant l'ouverture de son procès de juillet 2006. Etaient alors présents devant le tribunal, Maxime Gremetz, encore député communiste de la Sommme, le porte-parole des députés PCF, Roland Muzeau, et Benoît Jumbo-Hamon, porte-parole de la Ch'tite Brochen-Aubry pour le PS.
    Les prévenus risquaient cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende pour une
    facture estimée à près de 40.000 euros de dégâts, à la charge des Français, nantis ou non.
    Le NPA exige la relaxe de Xavier Mathieu, mais une éventuelle condamnation ferme pourrait théoriquement aller jusqu’à un an de prison.

    L'ex-magistrate Joly fait pression sur la justice
    La candidate Europe Ecologie-les Verts ne contribue pas à la sérénité de la justice.
    Partie de la gare de la ville, elle s'est arrêtée à la mi-journée devant le palais de justice où débutait du procès. J.-L. Mélenchon (Front de gauche), N. Artaud (LO) et Ph. Poutou (NPA) ont également défilé chacun de leur côté.

    Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche = PCF + Parti de gauche) a défendu Xavier Mathieu, le syndicaliste CGT (ci-contre) de l'ancienne usine Continental, qui comparaissait en appel pour refus du test ADN dans l'affaire du saccage de la sous-préfecture de Compiègne. "Quand il y a un problème, ceux qui ne font rien au sujet du problème font partie du problème ! Suivez mon regard…", a lancé le candidat de l'extrême gauche, visant Hollande (PS).
    Cette fois, le NPA exige la relaxe de Xavier Mathieu, mais une éventuelle condamnation ferme pourrait théoriquement aller jusqu’à un an de prison.

    Le candidat Mélenchon, fer de lance de la résistance à la loi républicaine

    Mélenchon a été le premier à prendre la parole pour défendre du syndicaliste CGT


    L'agitateur Mathieu comparaissait donc mardi à Amiens devant la Cour d'appel de la ville pour refus du test ADN dans l'affaire du saccage de la sous-préfecture de Compiègne. Une amende de 1000 à 1500 euros a été requise contre le syndicaliste.

    Mélenchon a réservé ses premières attaques à la dénonciation de l'absence de François Hollande
    Avec l'eurodéputé, les trois autres larrons de gauche (Arthaud, Poutou et Joly) ont érigé Xavier Mathieu-le-casseur en symbole de la classe ouvrière opprimée.
    Tous les candidats sont montés sur une table posée dans un kiosque à musique pour dénoncer le fichage ADN des syndicalistes. "Et des faucheurs OGM ", a ajouté Eva Joly, pour Europe Ecologie-Les Verts (EELV)...
    Joly, courtisane de Bayrou et candidate du chaos

    Gro Eva Joly s'est flattée, en marge de cette manifestation, de partager "les mêmes combats " que Mélenchon qui, de son côté, apprécie le côté "tête dure" de la candidate. Joly a même glissé l'idée que ces luttes communes préfiguraient des "alliances futures." De quoi surprendre l'entourage de Mélenchon, pour qui l'alliance EELV-PS est d'abord "une machine de guerre " contre le Front de gauche.

    Erreur politique
    En marge de sa prise de parole, Xavier Mathieu a affirmé que "ceux qui sont absents commettent une erreur politique", même si "le PS a lâché la classe ouvrière depuis longtemps déjà", selon lui.
    Sur l'estrade, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol a aligné son discours sur les autres.
    Mais elle a ensuite souligné auprès des siens qu'elle n'avait pas été présentée aux manifestants comme la représentante de François Hollande… Mais c'est dire la qualité de son enracinement !

    En déplacement à Mérignac, Hollande a dû à justifier son absence.
    Mais la mauvaise excuse du candidat socialiste faux-cul n'a trompé personne: "Je n'ai pas le don d'ubiquité, mais j'ai le devoir de solidarité. Quand il s'agit de la dignité d'une personne, je suis du côté de deux qui sont mis en cause. "


    Hollande, mal-vu des syndicats radicaux
    "S'il n'est pas venu, c'est sans doute qu'il avait mieux à faire , et les tribunes de lutte improvisées, ce n'est pas son genre. Il visite les usines à la manière de Nicolas Sarkozy, devant des salariés en rang d'oignons ! ", a taclé Mélenchon dans les rues d'Amiens, entouré de drapeaux rouges.

    Non loin de lui, Philippe Poutou, pâle successeur d'Olivier Besancenot n'était pas plus tendre, ricanant: "Hollande, il passe au journal de 20 heures, il ne peut pas tout faire et d'abord, il faudra qu'il nous explique sa différence avec Sarko."

    Nathalie Arthaud n'était pas en reste, jugeant que le candidat PS "est plus habitué aux salons parisiens ou à ceux de l'Assemblée".

    Duflot était "fière d'être là"

    Des critiques ont pourtant fusé qui stigmatisaient les écolos, liés par un accord au PS et elle tentait ainsi de donner le change.
    "On sait pourquoi on est venus et on ne porte pas de jugement sur ceux qui ne sont pas là", a sèchement indiqué
    Cécile Duflot, maîtresse d'école donneuse de leçons, à la tête d'EELV.

    Mélenchon : la gauche, c'est moi !

    "Nous témoignons que nous sommes la gauche !", a lancé Jean-Luc Mélenchon de retour à Paris, lors de la présentation de ses vœux dans son QG de campagne de la porte des Lilas. Il a donné son nouveau mot d'ordre pour 2012: «Résistez, prenez le pouvoir !"
    Pour en faire quoi ?

    mercredi 22 avril 2009

    Salariés de Continental: saccage de la sous-préfecture de Compiègne

    Nous règlerons la note, bien que la crise soit pour tous
    Menés par la CGT, des salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise) ont saccagé mardi 21 la sous-préfecture de Compiègne après la décision de la justice française qui les a déboutés de leur demande de suspension du plan de fermeture du site.

    Les réactions au saccage

    "Les salariés ont saccagé la sous-préfecture de Compiègne où ils attendaient la décision", a déclaré Ralph Blindauer. Un bâtiment de l'usine a été également endommagé, a-t-on précisé de source syndicale.
    VOIR et ENTENDRE



  • La CGT justifie et menace
    Le délégué syndical CGT, Xavier Mathieu, qui participait au saccage, a confirmé que des salariés de cette usine de la filiale française du fabricant allemand de pneumatiques avaient mis à sac en un temps éclair le bâtiment public à l'annonce du jugement, ainsi que le pavillon d'accueil de l'usine de Clairoix.

    "Ce sont des gens en colère", a-t-il justifié. "Pas du tout des voyous", assure -il même, d'autant plus objectivement qu'il était sur place . Selon la CGT, les salariés s'attendaient à obtenir gain de cause devant le tribunal et s'étaient rendus à la sous-préfecture de Compiègne dans l'attente du jugement. Ils se faisaient justice eux-mêmes, mais se sont retournés non pas contre le tribunal, mais contre la préfeture...
    "Aujourd'hui, les gens [ce ne sont plus des camarades ] ont voulu montrer qu'on ne se laissera pas faire, les gentils 'Conti' sont devenus des lions", a-t-il mis en garde par la suite sur LCI. Dans la soirée, le gouvernement, tout en condamnant "des actes injustifiables", a proposé une médiation.
  • Le Premier Ministre
    « Il y a une très petite minorité à Continental qui rend les choses très difficiles », a déclaré François Fillon, qui était l'invité de la matinale de la radio France Inter.
    "Même les organisations syndicales ont du mal à jouer leur rôle plein de médiateurs dans cette crise en raison de cette minorité très agissante, très violente, pour laquelle, je le dis clairement, s'agissant des violences qui ont été commises hier, il y aura des poursuites", a dit le Premier ministre.
    "On tend la main à une majorité des salariés mais jamais un chef de gouvernement ne pourra accepter que l'on casse leslocaux d'une sous-préfecture", a-t-il précisé.
  • MAM condamne ces débordements
    La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a condamné les "dégradations" commises à la sous-préfecture de Compiègne.Dans un communiqué, la ministre "déplore ces débordements portant atteinte à des bâtiments et biens publics". "Dans le dossier difficile du site Continental de Clairoix, l'Etat s'est toujours engagé pour faciliter le dialogue social et aider à la recherche de solutions", assure la ministre." Michèle Alliot-Marie, tout en comprenant la détresse et l'inquiétude des salariés de l'entreprise, rappelle que de tels agissements ne sauraient être tolérés, et assure que tout est mis en oeuvre pour en identifier les auteurs".

  • Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, a dénoncé "avec la plus grande fermeté le saccage de la sous-préfecture de Compiègne", pour laquelle, a-t-il dit, le préfet de l'Oise a déposé plainte.
    Sur le dossier de Continental, Luc Chatel a offert la médiation des pouvoirs publics pour le retour du dialogue entre les salariés et la direction.
    "Ce soir, j'ai proposé que l'Etat, que le gouvernement se mette à la disposition des deux parties pour organiser une médiation sur un accord de méthode", a-t-il dit. Il propose que des représentants des deux parties soient reçus à Bercy par son directeur de cabinet adjoint à partir de mercredi.
    "Sur les questions de restructuration industrielle, le rôle de l'Etat, c'est d'être un médiateur, un facilitateur", a-t-il souligné.

    Les Conti s'adressent enfin aux responsables allemands

    Le fabricant allemand de pneumatiques a annoncé le 11 mars son intention de fermer les sites français de Clairoix et allemand de Hanovre qui emploient respectivement 1.120 et 780 personnes, pour réduire sa production de pneus en Europe.

    Les salariés de Clairoix ont prévu de se rendre jeudi à Hanovre au moment où se déroulera une assemblée générale des actionnaires du groupe pour manifester en compagnie de leurs collègues allemands.
    Ils ont réservé 1.100 places de train mercredi soir (autant que de salariés menacés), soit 14 wagons, de source syndicale.

    Les syndicats contestent l'argumentation de la direction qui argue de la crise et de la chute des marchés qui entraînent une surcapacité de production et donc de compétitivité.
    "On est face à un problème d'effondrement du marché qui place Continental dans une situation de surcapacité de production", a précisé un porte-parole du groupe .
    "En Europe, on est passé de 7,5 millions à 15 millions de pneus en surcapacité entre décembre et mars", a-t-il ajouté.

    Obligations légales remplies par la direction

    Les salariés de Continental demandaient la suspension ou l'annulation de la procédure de fermeture de l'usine de Clairoix dans l'Oise, ont été déboutés "sur tous les points".

  • "C'est le pire scénario, nous sommes catastrophés", a déclaré Pierre Rubeck, délégué syndical central CFTC et secrétaire du CCE. Pour un porte-parole de la direction, "le tribunal a reconnu que Continental avait bien rempli ses obligations légales dans le cadre de la procédure d'information et de consultation des partenaires sociaux". "Les prochaines réunions du comité central d'entreprise, à commencer par celle de mercredi à Nice, peuvent donc avoir lieu", s'est félicité le porte-parole. L'équipementier allemand a annoncé le 11 mars la fermeture du site de Clairoix en France où sont employées 1.120 personnes.