vendredi 20 novembre 2009

Le Conseil Européen a un président permanent: Herman Van Rompuy

Catherine Ashton devient Haut représentant pour la diplomatie
Les premiers dirigeants de l'Europe

Les Vingt-Sept états membres de l'Union Européenne ont nommé le Premier ministre belge Herman Van Rompuy 1er président permanent du Conseil Européen et la Commissaire britannique au Commerce Catherine Ashton au poste de Haut représentant aux Affaires Etrangères.
Ils formeront un triumvirat à la tête de l'UE avec le Portugais José Manuel Barroso, qui a été reconduit en septembre pour cinq ans à la tête de la Commission Européenne.

Le Français Christian de Boissieu, reste le Secrétaire Général du Conseil Européen pour deux ans encore, ont ajouté jeudi soir le Premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy. C'est un universitaire et économiste né en 1947

Qui sont-ils ?


  • Herman Van Rompuy

    Herman Van Rompuy est un chrétien-démocrate, néerlandophone de 62 ans, considéré comme efficace et discret par ses compatriotes. Il sera la voix de l'UE pour les sommets internationaux plutôt que pour les discussions communautaires.

    "Il joue un rôle important depuis près de 30 ans en Belgique, à la tête du parti démocrate-chrétien et flamand (CD&V), puis comme ministre du Budget et enfin comme Premier ministre. Mais c'est normal que les Européens ne le connaissent pas encore, c'est d'abord un homme de l'ombre", explique Pierre Havaux, journaliste à l'hebdomadaire Le Vif/L'Express.

    Ce choix de Van Rompuy n'est pas très étonnant
    Il aurait été très difficile de nommer un leader avec une personnalité politique plus forte, comme Tony Blair on Jean-Claude Junker. Ces personnalités, dont les noms ont circulé, ont d'ailleurs suscité de vives oppositions parmi les Etats-membres. Il se pose en facilitateur discret, en coordonnateur. Or, puisque nous ne sommes pas dans une union fédéraliste, on s'en tient à la lettre du traité de Lisbonne. Il ne devrait pas surprendre les Vingt-sept à l'inverse d'un Tony Blair ou d'un Nicolas Sarkozy qui avait mis ses partenaires devant le fait accompli en allant en Géorgie et en Russie, mais il est vrai que le conflit avait éclaté pendant la présidence française...

    A Bruxelles, Herman Van Rompuy est le "Sphinx"
    "Il ne se répand pas dans les media, il y est allergique! Ne vous attendez surtout pas à des déclarations flamboyantes... Mais ne vous y trompez pas, c'est un faux mou doté d'un humour cynique. Il a le sens du compromis, c'est dans ses gênes, il est Belge", ajoute le journaliste politique. Ce goût pour l'équilibre lui viendrait-il de sa passion pour les haïkus japonais?
    Rien ne dit qu'en deux ans et demi, voire en cinq ans s'il est reconduit dans ses fonctions, il n'acquière pas davantage d'épaisseur et de charisme.

    Ajoutez à cette savante alchimie une dose de lucidité
    "Il sait parfaitement qu'on l'a choisi pour déminer le terrain et arrondir les angles, surtout pas pour faire de l'ombre à des figures comme Nicolas Sarkozy. Ca ne le dérange pas". Et vous obtiendrez le candidat idéal pour le poste européen dont les contours restent encore à définir.

    La Belgique devra renoncer à ce Premier ministre tactique, discret, malin et philosophe qui a su concilier les intérêts des Flamands et des Wallons, à défaut de les réconcilier durablement.
    S'il reste à Bruxelles, il devra quitter les fonctions de Premier ministre qu'il occupait depuis un an, après la démission d'Yves Leterme, fin 2008. Dans ces habits, il avait su "sortir son pays d'une situation délicate et douloureuse, concilier Flamands et Wallons", souligne Clémentine Forissier, rédactrice en chef d'Euractiv, site d'informations sur l'Europe. "Sans lui, cela va être compliqué... »

    Malgré les gaffes qui lui collent à la peau (La Marseillaise chanté à la place de La Brabançonne, des moments d'inattention répétés, etc.), il est plutôt bien perçu par ses compatriotes. C'est vraiment une lourde perte pour la Belgique".
  • Catherine Ashton

    Catherine Ashton devra présider les conseils des ministres des Affaires étrangères. Elle sera également vice-président de la Commission et devra à ce titre être confirmé par le Parlement. Selon le traité de Lisbonne, le Haut représentant aux Affaires Etrangères "représente l'Union Européenne pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, il conduit au nom de l'Union le dialogue politique avec les tiers et exprime la position de l'Union dans les organisations internationales et au sein des conférences intergouvernementales".
    En tant que vice-présidente de la Commission, Lady Ashton aura la lourde tâche de coordonner les commissaires associés de près ou de loin aux relations extérieures (commerce, développement, voisinage). Elle présidera les réunions des ministres des Affaires Etrangères et elle sera chargée de créer le service diplomatique européen, appelé à devenir l'un des plus importants du monde.

    A 53 ans, elle n'a pourtant jamais été ni élue ni ministre.
    Mais c'est négliger qu'en mai 2007, la baronne Ashton, anoblie en 1999, est nommée sous-secrétaire d'État au ministère de la Justice, un poste qu'elle ne gardera certes pas longtemps, car en devenant premier ministre, Gordon Brown la nomme présidente de la Chambre des Lords, chambre haute du Parlement, en charge des Relations du gouvernement avec cette assemblée.

    Sa nomination au poste de haut représentant pour les Affaires Etrangères de l'U.E. était loin de paraître évidente, et David Miliband, ministre britannique des Affaires Etrangères, paraissait mieux placé. Mais elle a pour elle d'être une femme à l'heure de la parité et de centre gauche, deux critères qui avaient leur importance dans la nouvelle organisation de l'Europe. "Jugez-moi sur ce que je ferai", a lancé, jeudi soir, la nouvelle patronne de la diplomatie européenne. Lorsque, en octobre 2008, Gordon Brown, le premier ministre britannique, a rappelé à ses côtés Peter Mandelson, le choix de Mme Ashton pour lui succéder au poste de commissaire européen au commerce avait déjà suscité l'étonnement, car elle ne s'y connaissait pas dans ce domaine.

    La baronne Catherine Ashton fut envoyée à Bruxelles pour devenir commissaire européen au Commerce, succédant à Peter Mandelson, rappelé au gouvernement l'année dernière par Gordon Brown. En un an, Mme Ashton a toutefois fait sa place à Bruxelles où elle est apprue sur l'avant-scène en paraphant, fin septembre, un accord de libre-échange avec la Corée du Sud. "Toujours affable et souriante, elle soigne le contact humain et sait écouter", dit l'un de ses proches. "Elle ne cherche pas à passer en force, contrairement à son prédécesseur, Peter Mandelson", glisse un de ses collègues.
    Ces dix dernières années, à sa manière discrète, la baronne Ashton n'a jamais été très loin du pouvoir politique. "Cathy était dans les réseaux de Blair très tôt. Elle l'a aidé quand il a créé le New Labour", explique Denis MacShane, ancien ministre aux affaires européennes de Tony Blair. En 1999, Tony Blair, alors premier ministre, la nomme à la Chambre des Lords. Cela lui permet par la suite de devenir sous-secrétaire d'Etat puisqu'au Royaume-Uni, on ne peut être membre de l'exécutif sans avoir un siège à Westminster. Si elle avait voulu être ministre de Tony Blair, la baronne Catherine Ashton of Upholland aurait dû passer l'épreuve des urnes. Elle n'a jamais tenté l'aventure.

    Economiste et engagée
    Pendant ces années-là, elle s'est surtout consacrée à des questions d'éducation, de promotion de la diversité, de santé et de libertés publiques, sujets auxquels elle s'est intéressée dès le début de sa carrière. Après des études d'économie et deux ans au sein d'une association de lutte contre le nucléaire, la jeune femme a dirigé pendant six ans une oeuvre caritative du prince Charles, qui mobilise les entreprises pour promouvoir des actions sociales.

    Proche de T. Blair, Lady Ashton l'est moins de Gordon Brown
    Pourtant, c'est ce dernier qui lui a ouvert la voie européenne en la nommant présidente de la Chambre des Lords, en 2007. Elle avait pour mission de s'assurer que ses pairs adoptent le traité de Lisbonne. "Elle a été le meilleur président de la Chambre des Lords que le Labour ait jamais eu. Et quand on réussit à ce poste, il n'y a aucune raison de rencontrer des difficultés avec des ministres des affaires étrangères", juge M. MacShane.

    Sa nomination est un cadeau de consolation pour Londres
    Le premier ministre britannique Gordon Brown était très attaché à la candidature de Tony Blair. Conscient que cette nomination ne passerait pas, Nicolas Sarkozy lui a retiré son soutien et le gouvernement travailliste britannique soutint alors la candidature de Catherine Ashton. Il fallait contenter les Britanniques et les travaillistes... Il reste qu'elle n'est pas rompue à la diplomatie. Elle se trouvera pourtant à la tête d'un nouveau service diplomatique de quelque milliers de personnes.


    Réactions étrangères

  • Gordon Brown s'est particulièrement félicité du choix de Catherine Ashton, membre de son parti travailliste, qui devient ainsi "la première femme à un poste aussi important" de l'UE. Son élection "prouve que la Grande Bretagne est au coeur de l'Europe", s'est-il réjoui.

    Réactions françaises

  • Hommes d'état
    - Au cours d'un point presse, le président français a jugé le choix du chrétien-démocrate belge "excellent" louant un "homme profondément européen" qui "vient d'un pays fondateur de l'Union Européenne". "C'est un homme habitué aux compromis au bon sens du terme, qui est la base du fonctionnement européen", a souligné Nicolas Sarkozy.

    - Les Vingt-Sept "n'ont pas fait le choix d'un (George) Washington" pour l'Europe, mais d'un homme "aux qualités de conciliateur", souligne l'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing.
    A propos maintenant du poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l'UE, l'ex-président s'étonne qu'il soit revenu à la Britannique
    Catherine Ashton "en raison des orientations mêmes de la diplomatique britannique, pro-américaine, et engagée fortement dans la guerre en Irak et en Afghanistan".
    Si le président et le Haut représentant "ont des champs d'action différents", au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement pour l'un, des ministres des Affaires étrangères pour l'autre, "
    l'objectif à atteindre est que l'Europe s'exprime d'une seule voix avec une position unique aux Nations unies, sur les grands conflits mondiaux ou sur l'évolution de la planète", note VGE.
  • L'opposition
    Socialistes, Verts et centristes critiquent l'élection d'Herman Von Rompuy à la présidence du Conseil européen. Ils estiment que le Belge manque de poids politique.

    - Pour
    Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'Europe et aux questions internationales, la sentence est politique : "La main de Sarkozy et Merkel dans la désignation de Van Rompuy [...] a atteint son but: banaliser la présidence de l'Europe", écrit-il sur son blog. Pour lui, "il n'est pas certain que l'Europe en sorte grandie ou gagne en efficacité, voire en visibilité". Premier jugement subjectif et partisan. D'autres ?

    - L'ancien Premier ministre socialiste
    Michel Rocard en rajoute sur France Inter et juge que les 27, par cette désignation, veulent "préserver leurs territoires et empêcher que l'Europe devienne une entité capable de faire vraiment de la politique à leur place". "M. Van Rompuy est probablement un homme charmant" mais "le président de l'Europe doit être quelqu'un qu'on a vu au travail depuis 15 ans ou 20 ans avant et qu'on connaît" dit-il encore.

    - Au MoDem, même mécontentement
    Selon son président François Bayrou, invité sur Canal+, Herman Van Rompuy "a été choisi pour ne faire d'ombre à personne", un homme qu'il estime "effacé et inconnu sur la scène politique européenne". Le leader centriste préférait Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg qui "correspond au profil", selon lui, à la différence des 27.
    "J'espère de toutes mes forces qu'[Herman Van Rompuy] va faire mentir ce pronostic-là, j'espère de toutes mes forces qu'il va se révéler et qu'il va être le contraire de l'exécutant effacé qu'on voudrait qu'il soit" rajoute-t-il toutefois.
    Il plaide également pour l'élection du Président du Conseil européen au suffrage universel: "cette manière de désigner le président de l'Europe dans les antichambres, en secret, par des tractations, ça ne va pas".


    - Pour Cohn-Bendit, "l'Europe a atteint le fond"
    Pour le Verts Daniel Cohn-Bendit, avant que le président ait posé un premier acte, "l'Europe a atteint le fond" avec la présidence de Van Rompuy. "Ce qui est bien, c'est que nous n'avons plus devant nous que des bonnes surprises. Les choses ne peuvent que s'améliorer", ironise l'amer eurodéputé.
    "Après avoir nommé un faible président de la Commission européenne (Manuel Barroso), ils ont désormais nommé un président du Conseil falot et une Haute représentante insignifiante (Catherine Asthon)", explique-t-il. Et c'est sans explication: à la tête du client... Pour lui, "les chefs d'Etat et de gouvernement ont poursuivi leur politique d'affaiblissement des institutions européennes". Toujours aussi "lamentable", Dany-le-Rouge conspue vingt-sept états d'un coup.

    - Harlem Désir, eurodéputé socialiste:
    Il faut se croire supérieur pour oser lâcher sur France Info: "C'est une nomination au rabais. C'est une mauvaise décision", regrettant que le choix se porte plus sur "un technicien qu'un politique", parlant du Premier ministre belge avec le respect qui est dû à tout un peuple.
    "Quand on voit ce qui se joue aujourd'hui à l'échelle internationale, on aurait besoin que les chefs d'Etat et de gouvernement acceptent l'idée qu'il puisse y avoir une voix forte, une incarnation de la position européenne, que l'on cesse d'avoir 27 positions (...)". Et au PS, la Ch'tite Aubry est tellement forte que, de son propre aveu, elle "ne lit rien" et "ne comprend rien" !
    Il faudrait "une personnalité qui incarne une vision, qui puisse porter une position européenne, quitte à bouculer les chefs d'Etat et de gouvernement", a imaginé l'eurodéputé avant d'estimer que ce choix n'est pas celui de "l'Europe dont on a besoin pour entrer dans ce XXIe siècle." Etait-il candidat ?
    Il regrettait aussi ce matin que la britannique soit trop peu connue.
    L'est-il lui-même assez pour se permettre ce jugement ?

  • La majorité
    Les avis sont plus nuancés à droite.

    Le président Sarkozy a estimé que la presse, qui présente Herman Van Rompuy comme "fade" et "sans relief" le "juge sans connaître": "C'est l'une des plus fortes personnalités autour de la table", a-t-il affirmé.

    - L'eurodéputé UMP Joseph Daul, également président du groupe PPE au Parlement européen, affirme qu'avec la désignation de Van Rompuy, le PPE "est ainsi conforté dans sa position de première famille politique en Europe".

    - Jean-Marie Cavada, eurodéputé Nouveau Centre:
    "Van Rompuy est un homme qui a la réputation d'être très rigoureux, même très exigeant, voire un peu autère, ça ne fera pas de mal à quelques dérives européennes s'il met de l'ordre dans la maison", a-t-il estimé sur France Info.
    "Sa réputation est plutôt bonne, même si ce n'est pas un homme médiatiquement très connu, mais ça n'est pas très grave. Après, nous verrons dans ses premiers actes s'il est capable d'établir un profil de personnalité qui met la fonction de président de l'Union au niveau où nous l'attendons tous".

    Réactions étrangères

    - Pour le premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, M. Van Rompuy fera un excellent président. « Nous avons cherché des personnes capables d’instaurer une continuité, capables de nous unir, d’être la voix de l’Europe, son visage et sa présence dans le monde. Je pense que nous y sommes parvenus »

    - Le président français Nicolas Sarkozy a quant à lui déclaré: "J'ai toujours pensé qu'il fallait un président fort. D'autres solutions avaient été envisagées, notamment celle de Tony Blair, mais je suis persuadé qu’Herman Van Rompuy pourra négocier, portera fièrement le drapeau de l'Europe". « Ce n'est pas du tout un choix par défaut», a-t-il ajouté.

    - Le britannique Gordon Brown a salué le sens du consensus d'Herman Van Rompuy et son intégrité "au-dessus de tout soupçon" M. Blair aurait fait un excellent président mais (..) le Parti populaire européen avait exigé le poste".

    - La chancelière allemande, Angela Merkel, qui tenait fermement avec Paris à la nomination du Belge s'est félicitée. Les interlocuteurs des Vingt-Sept, qu'il s'agisse des Etats-Unis, de la Russie ou de la Chine "sauront appeler celui dont ils savent qu'il parle au nom de l'Europe", a-t-elle déclaré. Au sujet de Catherine Ashton, la chancelière allemande s'est contentée d'indiquer qu'elle était "une personne très capable et qui a tout ce qu'il faut pour se charger de ce travail".

    - Le premier ministre bulgare, Boyko Borisov, qui sera le premier à accueillir le Président Herman Van Rompuy en visite officielle a déclaré à l’agence de presse bulgare : « La nomination d’Herman Van Rompuy et de Catherine Ashton est une bonne chose pour la Bulgarie et pour l’UE ».

    - Les Etats-Unis
    se sont félicité de la nomination des deux nouveaux responsables. Leur désignation coïncide avec la mise en œuvre du traité de Lisbonne. Ces éléments sont la promesse d'un "partenariat renforcé entre l'Europe et les Etats-Unis", a indiqué la maison blanche.

    - Pour Joseph Daul, président du groupe PPE
    , le groupe "est ainsi conforté dans sa position de première famille politique en Europe".
    "Mon Groupe attend maintenant de Catherine Ashton et Herman Van Rompuy qu'ils se montrent forts eux aussi, chacun à son niveau, au service de l'intérêt général européen"

    - Le président du groupe socialiste au Parlement européen,
    Martin Schulz s’est montré optimiste quant à la nomination de Catherine Ashton : « En tant que commissaire au commerce, elle a acquis de l'expérience dans des négociations internationales très complexes ».

    Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a estimé «qu’il aurait été impossible d'avoir un meilleur choix ». Cette désignation est un véritable «hommage à la Belgique". La nomination de Catherine Ashton est tout aussi forte sur le plan symbolique, a-t-il ajouté, jugeant qu'il est "tellement important que la Grande-Bretagne reste au coeur du projet européen".
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    jeudi 19 novembre 2009

    Le nouveau «livre noir» des régions PS est disponible

    "Explosion des dépenses de fonctionnement"

    Dans quatre mois les régionales

    La guerre des chiffres est déclarée et le Livre Noir des Régions PS est paru, mais comme chaque année, régionales à l'horizon, ou non. C'est le 3e tome: le 1er date de 2005. .
    Il apparaît en clair que les impôts régionaux ont augmenté de 101 euros par Français en six ans, selon cette étude, laquelle n'est pas celle de l'UMP, mais de la DGCL.
    VOIR et ENTENDRE la présentation par Xavier Bertrand, en conférence de presse le 19/11, entouré de Franck Riester, Roger Karoutchi et DominiquePaillé (de gauche à droite)
    Présentation du livre noir des régions socialistes
    envoyé par ump


    Le président du groupe UMP au Conseil Régional d'Ile-de-France, Roger Karoutchi, a en effet rendu public jeudi l9 novembre le dernier «Livre noir des régions PS», dont les bonnes feuilles avaient été divulguées voilà deux mois.
    Selon une étude de la Direction générale des collectivités locales (DGCL), les impôts déterminés par les Conseils régionaux - taxe professionnelle et taxe d'habitation - ont respectivement augmenté de 54 % et 32 % en moyenne en six ans.
    «Les recettes fiscales des régions se sont accrues de 6,5 milliards d'euros au cours de la même période, souligne Roger Karoutchi. Ça représente 101 euros supplémentaires par Français !» Il est vrai que cette hausse spectaculaire des recettes s'explique aussi par l'évolution de la matière imposable.

    Des hausses d'impôts très fortes ont été décidées par les Conseils Régionaux en 2005 (+ 21 % en moyenne). La hausse s'est poursuivie en 2006, mais sur un rythme moins élevé (+ 7,5 % en moyenne). Les années suivantes, à mesure que l'échéance des régionales de mars 2010 se rapprochait, les impôts régionaux ont augmenté plus légèrement ou sont restés stables.
    Le président de l'Association des régions de France, Alain Rousset (PS), rétorque que les régions n'existent que depuis vingt-trois ans et partent donc d'un niveau très bas. En outre, la fiscalité régionale ne représente que 5 % des impôts locaux: une observation qui nous élogne du sujet de la hausse. De plus, en valeur absolue, les hausses peuvent rester faibles.

    Les rapports 2005 et 2009 étaient consternants; 2009 est accablant

  • Dans la région Ile-de-France, le secrétaire d'État s'emploie à la succession du socialiste Jean-Paul Huchon lors des régionales de 2010. Il formule "pour toutes les régions, au bout de trois ans, un constat simple : augmentation moyenne de la fiscalité de 35 %", avec des pointes à 60 % en Île-de-de-France. "Partout et systématiquement, baisse de l'investissement productif, y compris sur des secteurs considérés comme prioritaires. Partout, on constate une explosion des dépenses de fonctionnement", résume-t-il.
  • Brice Hortefeux, Conseiller Régional d’Auvergne depuis 1992, souligne que cette « gestion » des socialistes représente une véritable « ponction sur le contribuable » et ne permet pas aux régions de remplir les fonctions qui leur sont imparties. Comme les autres régions, l’Auvergne n’est pas épargnée par les hausses d’impôts (+67,5%) servant à couvrir des dépenses de fonctionnement et les hausses d’effectifs dans les exécutifs régionaux, plutôt que ce qui relève directement des attributions régionales, comme c’est le cas de la formation professionnelle dont le budget a baissé de 15% depuis 2004.... Sur ce rapport, l'Auvergne est championne du matraquage fiscale avec 64% d'augmentation des impots régionaux entre 2004 et 2008 . L'agriculture y figure comme parent pauvre au profit d'une politique culturelle qui, pourtant disjoncte.
  • Charentes gérée par le perverse Royal ?
    La région Poitou-Charentes que préside Désirdavenir Royal, qualifiée de "région partisane", est particulièrement épinglée : « Après les promesses et les grandes opérations de communication, la réalité est la suivante : les impôts et la dette ont augmenté, les investissements en faveur des lycées ont diminué, les dépenses de fonctionnement et de communication ont explosé, et les subventions aux associations se sont multipliées. »
    Lire aussi l'article de Royalmensonge
  • Roger Karoutchi met en évidence que les présidents de régions PS ne peuvent pas justifier leurs hausses d'impôts en invoquant le « désengagement de l'État ».
    => «Chiffres à l'appui, on peut démontrer que les trois quarts des augmentations d'impôts dans les régions n'ont rien à voir avec des transferts de compétences non financés», soutient-il.
    => « Ce livre noir est une véritable opération vérité », commente Xavier Bertrand, secrétaire général du Mouvement Populaire. » Elle permet de regarder en face le bilan des régions socialistes. Au final, on constate qu’ils ont privilégié le quotidien du conseil régional en faisant exploser les dépenses de fonctionnement, de communication, somptuaires et toutes les interventions hors champs de leurs compétences. Ils n’ont, en rien, préparé l’avenir des Français dans leurs régions. Le bilan c’est plus d’impôts, plus de dettes et des investissements retardés. C’est là un véritable scandale fiscal »,commente-t-il, marquant également sa volonté de demander des comptes sur les « opérations de manipulation » montées au frais des contribuables contre la réforme des collectivités locales. « On n’a pas le droit de se servir de l’argent du contribuable pour faire des tracts, pour mentir ». Et de faire une promesse : "Elus, nous n'augmenterons pas les impôts"

    Des investissements retardés
    C’est bien là le problème pour Roger Karoutchi pointant l’explosion de 85% des dépenses de fonctionnement des régions socialistes entre 2004 et 2009. Pendant ce temps là les investissements ne progressaient que de 82%. « Et pourtant les investissements ce sont les emplois, les lycées, la formation, le développement économique, les transports. C’est ce qui intéresse les citoyens », note-t-il, indiquant que « les régions ne rentraient plus dans leur cadre naturel d’actions. Est-ce leur rôle que d’aller à l’international, faire de la coopération, faire du saupoudrage aux associations ».

    Pour Xavier Bertrand et Roger Karoutchi, « il est temps que cela change. Il est temps de revenir à des choses simples dans les régions : investir et agir pour le citoyen ». Et non « utiliser les finances publiques à des fins électoralistes et pour organiser un contre-pouvoir, un contre-gouvernement qui pèse sur le porte-monnaie des citoyens ».
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    Congrès des maires: salle de repos

    André Laigniel serait-il soporifique ?

    Malek Boutih nous avait prévenus. Les socialistes ne sont pas des bourreaux de travail.
    Lire PaSiDupes

    Nous tenons maintenant la clé (du sommeil). Au travail, ils consacrent trop de temps au repos.

    Mardi 17 novembre, porte de Versailles (XVe), lors du 92e Congrès des maires de France, l'assemblée écoutait d'une oreille distraite le discours du socialiste André Laignel (1942), secrétaire général de l'association des maires de France.

    VOIR et ENTENDRE la profondeur de leur réflexion...

    video

    Tour à tour un ronfleur inconnu, qui participe à l'animation, mais également la primesautière Babette Guigou et le jovial Lolo Fabius, qui se sont exposés aux quolibets au premier rang.
    Quant au sémillant Nono Montebourg, il s'occupe comme il peut, puisqu'aussi bien il tient toujours les mêmes critiques passe-partout au chaud pour les journalistes.

    Il faut bien admettre aussi qu'ils ont mis tous les atouts de leur côté en envoyant Laignel à la tribune.
    Le maire d'Issoudun n'est même pas candidat à la candidature à l'Elysée et ne dépasse pas le pupitre. Il n'a d'ailleurs jamais réussi à se hausser au-dessus du poste de secrétaire d'Etat, mais 5 fois...

    Laignel avait mené campagne avec Laurent Fabius
    pour le non au référendum interne du PS sur la Constitution européenne, en 2004.

    => Répondant à l'exception d'irrecevabilité défendue par le député Jean Foyer, André Laignel eut cette phrase restée célèbre : « les nationalisations sont elles conformes à l'article 17 de la Déclaration des droits de l'homme ? M. Foyer répond par la négative. C'est sa responsabilité . Mais, à ce moment précis, son raisonnement bascule du juridique au politique. De ce fait, il a juridiquement tort car il est politiquement minoritaire. ».
    Quoi qu'en dise Boutih, un tel raisonnement, ça se travaille.

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    Le nouveau lycée est annoncé

    Les syndicats en ont eu la primeur !...
    Albert Dubout, 1952


    Après le discours de Nicolas Sarkozy,le 13 octobre dernier, le ministère de l'Éducation dévoile les changements à venir.


    Concertation, dialogue et gestation

    Depuis le 13 octobre et les annonces de Nicolas Sarkozy sur les grandes lignes de la réforme du lycée,
    Luc Chatel, ministre chargé «d'orchestrer la réforme», avait entrepris un tour de France fait de pédagogie et de prise du pouls lycéen.
    Le ministère doit donc annoncer jeudi 19, au Salon de l'éducation, les contours plus précis du nouveau lycée, qui ont été présentés aux syndicats lundi dernier: à tout seigneur, tout honneur... L'esprit de ce qu'avait fixé le Président de la République est respecté, mais décliné dans des choix concrets d'horaires, de contenus et d'organisation.


    • Une classe de seconde «d'exploration»

    L'ancienne seconde de «détermination» laissera place à une seconde «d'exploration». Ce qui signifie que le tronc commun intégrera les matières principales, auxquelles viendra s'ajouter la deuxième langue vivante.
    Les anciens modules de français, d'histoire-géographie (et de maths ?)… laisseront la place aux deux heures d'accompagnement.
    Les élèves choisiraient en début d'année au lycée (et non plus dès la fin de la 3e) deux enseignements d'exploration de 1 h 30. Parmi ces enseignements, les sciences économiques et sociales (ou SES, qui perdraient donc 1 h 30, alors qu'elles étaient appelées à disparaître), les options technologiques et de nouvelles matières intitulées «méthodes et pratiques scientifiques», «littérature et monde contemporain»… Le latin, le grec (une teinture-mère, à l'ère du web...) et la LV3 (langue régionale, à l'heure de l'Europe ? )conserveraient 3 heures par semaine.


    Une première avec tronc commun


    La grande nouveauté de la première est la création d'un tronc commun regroupant les élèves des trois filières, L, ES et S, pour le français, l'histoire-géographie, les deux premières langues vivantes, traitées par groupes de niveau, l'éducation physique et sportive et l'éducation civique, juridique et sociale. Les mathématiques ne feraient pas partie du tronc commun.

  • La filière S comporterait un enseignement de mathématiques et de sciences physiques et SVT aux horaires légèrement diminués;
  • la filière ES resterait inchangée:
  • et la filière L comporterait, en plus d'un enseignement de 2 heures de littérature française et de 2 heures de littérature étrangère, des options de mathématiques, langues antiques et LV3.
  • L'heure de travaux personnels encadrés (TPE) serait maintenue.

    • Une terminale spécialisée

    La principale innovation en terminale serait le regroupement du programme d'histoire-géographie du lycée sur les deux années de 2nde et 1re, afin de laisser la place en terminale à un enseignement de «méthodes et outils» devant préparer aux études supérieures.
  • En filière L apparaîtrait un enseignement de «droit et grands enjeux du monde contemporain».

    • Accompagnement, soutien et vie lycéenne

    -> Sur les trois années, les horaires disciplinaires diminueraient donc de 1 h 30 à 2 heures, la filière S gardant 1 h 30 de plus que la filière L.
    -> Ce temps libéré servirait aux deux heures d'accompagnement, qui comprendront du soutien, de l'approfondissement et de l'orientation.
    -> Les professeurs devraient prendre en tutorat un élève ou un groupe d'élèves qu'ils suivraient sur les trois années.
    -> D'autre part, comme annoncé par Nicolas Sarkozy, des stages de remise à niveau et des stages passerelles devraient être organisés pendant les vacances pour permettre aux élèves de changer de filière en cours d'année.
    -> Enfin, un volant d'heures «globalisées», hors disciplines, sous le contrôle du conseil pédagogique du lycée, devrait organiser un début d'autonomie des établissements.
    Et selon le vœu du président, les lycéens géreront un service de vidéo à la demande dont ils choisiront eux-mêmes la programmation.

  • Attendons-nous aux reproches a priori habituels
    Tout dépend des moyens financiers et des effectifs:
    le compte n'y est pas !

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    mercredi 18 novembre 2009

    Peillon combat les contre-vérités de la putschiste Royal

    L'amère Royal a encore fait l'oeuf ...dans le nid d'un autre
    La femelle coucou est célèbre pour son habitude de parasiter les nids d'autres espèces en y pondant ses œufs. L'oiseau est difficile à surprendre. La femelle -socialiste- pond un seul œuf dans 6 à 25 nids différents, imitant l'œuf de l'oiseau hôte pour éviter d'être repérée. Elle retire un des œufs -Peillon- du nid hôte -l'Espoir à gauche- avant d'y pondre le sien. Le jeune coucou éclôt après 11 à 13 jours et éjecte immédiatement les autres œufs et les poussins hors du nid. L-usurpateur/-trice est alors nourri(e) par ses parents adoptifs -tel Pierre Bergé- , qui le considèrent comme un(e) des leurs, et prend son envol entre 17 et 21 jours, bien qu'il/elle continue souvent à être nourri(e) encore quelque temps après avoir quitté le nid.

    Vincent Peillon annonce vouloir mettre fin à la violente lutte de pouvoir que mène Sa Cynique Majesté Royal.

    Tout en restant ferme et en lançant quelques banderilles, il regrette qu'elle l'ait précipité dans ce chaos, du fait de son raid sur Dijon où avait lieu un rassemblement du courant dirigé par le maire de Lyon, Gérard Collomb, et auquel elle n'était pas invitée.
    Quitter la direction du courant est hors de question pour Vincent Peillon

    "On ne peut pas virer les gens, surtout quand on se fait le chantre de la démocratie. Je suis leader d’Espoir à gauche et celui qui a créé un rassemblement", a souligné le député européen.
    "Par contre, si Ségolène, avec quelques-uns de ses amis qui sont dans le courant, veut quitter la structure de l’Espoir à gauche, elle le peut. Elle a Désirs d’avenir, dont elle parle depuis deux ans; elle a son courant, qui est entièrement tourné vers une personne. Nous c’est une œuvre collective."


    Peillon ne craint pas le chantage au vote des militants que brandit aventureusement l'amère Royal
    , pour les départager après les élections régionales.
    "Je souhaite même qu’il ait lieu plus tôt, indique au contraire Vincent Peillon. Elle enterre, comme souvent après avoir fait une boulette. Elle se rend compte qu’elle va perdre ce vote comme elle a perdu tous les derniers votes."


    Le député européen a également attaqué les méthodes de Désirdavenir Royal

    "Pourquoi aller dans les grands media, débarquer avec TF1 à Dijon pour faire exploser tout ? Pourquoi aller à Canal+ pour régler ce genre de question ? Je ne peux pas me laisser intimider par quelqu’un qui ne vient pas créer, qui ne vient pas aider, mais, dans la querelle permanente, détruire. Je ne reculerai pas."
    Sa Cynique Majesté Royal instrumentaliserait-elle la presse en alimentant un feuilleton à rebondissements incessants ?
    Qui tient les media par la bouche ?

    Au final, la grande gagnante de cette querelle pourrait bien être Martine Aubry, la première secrétaire du PS, qui s’est clairement placée mardi soir sur France 2 au-dessus de la mêlée. "Elle a bien raison de rester à part de cette affaire-là et si j’avais pu le faire, croyez-bien que je l’aurais fait", a conclu Vincent Peillon.

    Qui aura le dernier mot entre Vincent Peillon et le coucou du marais poitevin ?

  • Pousse-toi de là que je m'y mette
    Une méchante querelle de parcelle de terrain oppose donc les deux occupants de l'Espoir à gauche. Depuis le week-end dernier et l’intrusion de la raideuse aux journées de Dijon (lien Europe 1), la fracture semble totale.
    Mardi soir, c’est l’ancienne candidate battue de la gauche qui avait jeté de l’huile sur le feu, en utilisant Canal + pour expulser Peillon du terrain de l'Espoir à gauche (lien
    Europe 1).
  • Mercredi matin, Vincent Peillon lui a sèchement riposté sur les ondes d’Europe
    "Tout ça devient insupportable. Il faut que cela cesse, c’est destructeur, a déclaré le député européen à la présidente de Poitou-Charentes. Je lui dis : ‘c’est un spectacle désolant. Arrête-toi Ségolène. Tu as fait beaucoup de mal samedi. Occupe-toi de tes régionales, on parlera de tout ça après’.
    Ce qui a été fait samedi était inacceptable. Ce qui a été fait hier soir est ridicule. Donc, on s’arrête."
    Vincent Peillon prévient toutefois : "Si elle ne s’arrête pas, je continuerai et nous irons au bout de cette affaire."

    ENTENDRE l'entretien de Vincent Peillon avec Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1.


    La sémillante Martine Aubry qui est déjà subi les manières de voyou de l'éternel battue, apparaît désormais clairement comme la victime de la prétendante à tout et coûte que coûte.
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    Reporters sans Frontières ne fait plus aucun cas de la visite d'Etat d'Obama en Chine...

    La Chine s'enflamme pourtant pour le camarade Maobama

    Grands principes dans la poche
    Le président américain passe en revue l'Armée Rouge...


    Le président américain Barack Obama est arrivé dimanche soir à Shanghai, capitale financière de la Chine.
    Sa visite d'Etat de trois jours dans ce pays est destinée à resserrer les liens entre les deux grandes puissances.
    Barack Hussein Obama est arrivé en provenance du Japon (Lire PaSiDupes) via Singapour, où il a participé au Forum Asie-Pacifique, après Tokyo, et sa visite en Chine est la plus longue d’une tournée asiatique qui le conduira ensuite en Corée du Sud.
    Elle en constitue aussi le point fort, Obama a insisté sur le fait qu’il tenterait de convaincre ses hôtes chinois que « les Etats-Unis ne cherchent pas à contenir la Chine » ni se poser en rival mais veulent au contraire renforcer leur partenariat avec Pékin.
    « L’émergence d’une Chine puissante, prospère peut être une force pour la communauté des Nations », a expliqué M. Obama dans un discours à Tokyo, alors que les relations sino-américaines se portent plutôt bien et n’ont pas connu de crise grave depuis son arrivée à la Maison blanche en janvier.


    Le programme officiel

    A Shanghai, qui accueille l’Exposition universelle l’année prochaine, le président américain, surnommé Maobama ou Obamao, a rencontré des étudiants lundi matin.
    Il doit aussi s’entretenir avec le maire et le chef du PCC de la métropole de 19 millions d’habitants.
    La secrétaire d’Etat Hillary Clinton, qui l’accompagne, doit pour sa part se rendre sur le site de l’exposition universelle qui se tiendra de mai à octobre, sur le site du grand pavillon américain.

    Le président du plus puissant état capitaliste a gagné Pékin dès lundi après-midi pour des entretiens avec le numéro un Hu Jintao, président de ce pays de 1,3 milliard d’habitants et chef du parti communiste, qu’il a déjà vu à Singapour au cours du Forum Asie-Pacifique (Apec) et plusieurs fois en marge de grands sommets multilatéraux tel le G20.

    Obama est venu prendre la température chinoise
    Cette visite d'Etat intervient précisément avant la conférence de Copenhague et alors que les différends commerciaux et financiers (yuan sous-évalué selon Washington) tendent les relations et que le problème de la prolifération nucléaire en Corée du Nord et Iran et celui des droits de l’Homme devraient être les grands sujets incontournables du président Obama à Shanghai et surtout Pékin.

    De plus, les défenseurs de l’environnement qui espéraient un accord entre les deux plus grands pollueurs de la planète seront probablement déçus. Ceux des droits de l’Homme ont déjà été avertis que c’est « sans rancoeur », donc avec beaucoup d’égards, que M. Obama évoquera cette délicate question avec Hu Jintao. Mais ce sera en privé !...
    A Pékin, M. Obama, hormis le président Hu, s’est entretenu avec le Premier ministre Wen Jiabao et le chef de l’Assemblée nationale populaire Wu Bangguo.

    Le programme personnel de Maobama

    L'emploi du temps du président VRP, bien que chargé, ménage une plage pour un peu de tourisme : visite de la Cité interdite et de la Grande Muraille, symboles de la Chine éternelle, avant son départ mercredi en fin de journée pour Séoul.

    Méditation positive sur la justice chinoise
    et la 'bravitude' ?

  • Il est également prévu que ce voyage financé par le peuple américain offre l'occasion au Président de renconter l'un de ses demi-frères, qui vit en Chine depuis 2002, a épousé une Chinoise. Mark Okoth Obama Ndesandjo, un cadet du président, est né aux Etats-Unis et a été élevé au Kenya avec leur père commun. Dans un roman semi-autobiographique sur le point d'être publié, Mark Ndesandjo révèle avoir subi des violences de son père, Barack Obama senior.

    Les deux hommes s'étaient vus pour la dernière fois à Washington, en janvier 2009, lors de la cérémonie d'investiture du président Obama. Lire PaSiDupes

    Le camouflet américain à Reporters sans Frontières

    Le peuple chinois a eu la courtoisie d'accueillir chaleureusement un président qu’il trouve très charismatique et que les internautes n’ont pas hésité à bombarder de questions avant même son arrivée en territoire chinois.

    Or, Reporters Sans Frontières et Robert Ménard, son secrétaire général, avaient mené un combat acharné, voire aggressif, contre la Chine à l'approche des Jeux Olympiques de Pékin en 2008. RSF avait mené des actions spectaculaires pour contraindre (!) la Chine à respecter ses engagements en matière de droits de l'homme. L'association avait ainsi mobilisé le grand public et des vedettes comme Vincent Perez ou Isabelle Autissier et ...Carole Bouquet.

  • Reporters sans frontières (RSF) a effectué des actions de protestation lors du passage de la flamme olympique à Paris lundi 7 avril et des bousculades furent organisées sur son parcours. "Chaque fois que la flamme traversera une ville, on sera là pour dire: ’’n’oubliez pas la réalité du Tibet, n’oubliez pas la réalité de la Chine’’.
  • Amnesty France avait récupéré le marathon de Paris du dimanche 6 avril 2008 pour les droits humains, avec le Collectif Chine JO 2008 etle Théâtre du Soleil dirigé par Ariane Mnouchkine.
  • La FIDH avait invité à un rassemblement sur le parvis des Droits de l’Homme, pour exprimer votre solidarité avec les défenseurs chinois.
    Ici, à Londres

  • Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, avait indiqué qu’une banderole proclamant "Paris défend les Droits de l’Homme partout dans le monde" serait déployée sur l’Hôtel de Ville de Paris le 7 avril.
  • Le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, avait demandé le 3 avril au président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), que le drapeau tibétain soit déployé sur le fronton du Palais-Bourbon le 7 avril à l’occasion du passage de la flamme olympique à Paris.
    Et là, à Paris

  • RSF avait interpelé le président Sarkozy
    Le secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF), Robert Ménard, avait poussé au boycottage (Lire PaSiDupes) et estimé que la décision de Nicolas Sarkozy de participer à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin était une "capitulation en rase campagne" et s'était dit "déçu et amer". Dans quelle disposition d'esprit se trouve-t-il aujourd'hui ?

    Cette semaine, le démocrate Obama est en Chine pour 3 jours, mais les arrestations n'ont jamais cessé et Reporters Sans Frontières reste mué.


    En France, la presse vertueuse et militante tait ce mutisme assourdissant: les merveilles de l'auto-censure...
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    PS: Vincent Peillon invite l'amère Royal à se ressaisir

    Les socialistes effarés minimisent le conflit
    Encore 7 ans de psychanalyse...


    Vincent Peillon a appelé Désirdavenir Royal à la raison mercredi 18, au lendemain du coup de force de la candidate de la gauche battue à la présidentielle tendant à évincer Peillon de l'Espoir à gauche, tandis que plusieurs ténors du PS ont tenté de relativiser cette violente querelle.

    Le philosophe Vincent Peillon fait de la psycho

    "Tout ça devient insupportable, il faut que cela cesse, c'est destructeur", a déclaré Vincent Peillon sur Europe 1, déplorant "ce spectacle délétère que nous impose une fois encore et malgré nous Mme Royal".

    Sa logique peut-elle atteindre la perverse ?
    "On ne peut pas virer les gens, surtout quand on se fait le chantre de la démocratie. Je suis donc le leader de l'Espoir à gauche", a poursuivi cet ancien proche de la battue de 6 points à présidentielle.

    Vincent Peillon a en outre invité la présidente picto-charentaise à "s'occuper de (ses) régionales" et de son association Désirs d'avenir.

    Les camarades tentent d'aprivoiser la mégère
  • Frère François Rebsamen s'y est collé en tant que membre de l'Espoir à gauche et de dirigeant de la campagne présidentielle socialiste. Interrogé sur LCI, il s'est appliqué à relativiser le divorce Royal-Peillon. "Je voudrais que ces bisbilles cessent. Elles sont déplacées. Elles prennent un tour désagréable", a observé le sénateur-maire socialiste de Dijon, un fin gestionnaire.
    "Je ne me mêle pas de cette bataille, elle me semble dépassée", a-t-il insisté, en souhaitant la "bienvenue" aux Pieds Nickelés placés mardi soir par Sa Cynique Majesté Royal en tampon avec Vincent Peillon: s'il en faut trois pour faire un Peillon ...

  • Son ex-concubin, Hollande fait le constat de sa gestion: bilan négatif !
    "J'ai passé 10 ans de ma vie à faire que les socialistes soient une force organisée; je ne me satisfais pas de la situation actuelle", a soupité pour sa part François Hollande sur RMC, assurant ne "rien" penser du duel Royal/Peillon. Les bras cassés du PS progressent: si Aubry n'y « comprend rien », Flamby 1er « ne pense rien » !
    Il suit le même « raisonnement » que la patronne. "Ce n'est pas aujourd'hui ma préoccupation, ce sont des affaires qui intéressent des sensibilités du Parti socialiste (...) Moi, je suis passé à un autre niveau de responsabilité", a assuré l'ex-premier secrétaire, candidat déclaré aux primaires pour désigner le candidat du PS à la présidentielle de 2012.

    Peillon en appelle au vote des militants

    Vincent Peillon a réaffirmé mercredi qu'il restait "le leader de l'Espoir à gauche" et a invité la perverse Royal à faire don de sa personne au Poitou-Charentes et à se consacrer au sauvetage de son association moribonde.
    "Nous n'allons pas nous laisser congédier. C'est d'ailleurs impossible car la direction du courant résulte statutairement du vote des militants", avait répliqué V. Peillon.

    C'est l'occasion d'évaluer le mythe de la dévotion des militants pour la bien-aîmée auto-proclamée.
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    Les frères du président Obama

    Entre Afrique et Chine

  • Le plus jeune demi-frère du président américain, arrêté en possession de marijuana au Kenya
    George Obama dément les accusations portées contre lui, a indiqué la police, fin janvier 2009. George , âgé de 27 ans, devrait comparaître devant la justice dès lundi, selon CNN. Il nie les accusations qui sont portées contre lui. «Ils m’ont arrêté chez moi, je ne sais pas ce qu’ils me reprochent», a-t-il affirmé au correspondant de la chaîne américaine.

    George Obama vit avec sa mère dans un quartier de la capitale kenyane Nairobi. Le président américain et lui partagent le même père, décédé dans un accident de voiture en 1982. George Obama avait alors six mois. George Obama n'était pas à l'investiture.

    Dans ses mémoires, «Dream from my father», le président américain parle de cette rencontre avec George comme d’un moment douloureux. Barack Obama l’avait rencontré pour la première fois lors de son séjour au Kenya pour retrouver sa famille du côté paternel.
    George Obama, qui a découvert l’existence de son demi-frère Barack lors des primaires démocrates, n’a pas assisté à l’investiture le 20 janvier.

  • Son frère aîné au Kenya

    VOIR et ENTENDRE (sous-titres en langue américaine)

    Visiting Obama's brother in Kenya envoyé par Metropolistv
  • Son demi-frère qui vit dans un bidonville au Kenya

    VOIR et ENTENDRE le reportage CNN (en langue américaine)


  • Son demi-frère chinois

  • VOIR et ENTENDRE (reportage en langue américaine)

    Le président américain rencontrera son demi-frère, Mark Ndesandjo
    , lors de sa première visite officielle en Chine, a annoncé vendredi une porte-parole de la ...Chambre de Commerce américaine.

    Mark Ndesandjo, qui vit à Shenzhen (sud de la Chine), doit partir vendredi pour Pékin " où il présentera pour la première fois sa femme au président Obama". Ndesandjo avait déclaré à l'agence officielle Chine Nouvelle qu'il souhaitait que son épouse, originaire de la province chinoise de Henan (centre), puisse rencontrer le président envers lequel elle éprouve une grande admiration. "Je suis très heureux qu'il vienne en personne goûter à la culture chinoise", avait-il dit.

    Mark Ndesandjo évoque notamment leur père violent.
    Dans l'ouvrage, qu'il vient de publier un an après l'élection de son demi-frère, et intitulé "De Nairobi à Shenzhen", était resté jusqu'ici silencieux sur sa parenté avec le président américain. Le père kenyan de Barack Obama s'est séparé de sa compagne , britannique et blanche, quand l'enfant n'avait que deux ans et le président américain a déjà évoqué les difficultés d'une enfance sans père, mort à 46 ans.

    Interrogé sur ce qu'il souhaiterait dire à son demi-frère avant sa première visite en Chine le 15 novembre, Mark Ndesandjo a répondu: "Je voudrais encourager mon frère, le président Obama, (...) à comprendre que la famille est un élément central en Chine". Il se consacre désormais à Shenzhen à la musique et est consultant pour des exportateurs chinois:
    il dirige une entreprise Internet, World Nexus, qui aide les sociétés chinoises à exporter vers les USA.

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    Conflit Royal-Peillon: Aubry avoue qu'elle « ne comprend rien »

    Puisqu'elle ne lit pas non plus, a-t-elle toutes ses facultés ?

    Le premier secrétaire du PS avait déjà admis qu'elle ne lit pas

    A propos du livre de Frédéric Mitterrand, "La mauvaise vie", Martine Aubry avait déclaré début octobre non seulement ne pas oser "imaginer" que Frédéric Mitterrand se soit livré à une "apologie du tourisme sexuel", mais aussi qu'elle n'a aucune lecture, faisant ainsi tache par rapport à Marine Le Pen qui en connaissait toutes les 'bonnes pages'. Bac +3, Benoît Hamon avait marqué sa différence, voire sa supériorité de professeur d'université (si frais que les murs collent encore), et avait relancé la polémique salace et malveillante lancée par le Front National, apparaissant du même coup sur la même longueur d'onde. Lire PaSiDupes

    Aubry est-elle encore plus basse de plafond qu'il n'y paraît ?

    Ne voilà-t-il pas en effet que, suite à l'irruption de Royal, adjudant de quartier au PS, dans la chambrée de Vincent Peillon à Dijon (lire PaSiDupes), la maire de Lille laisse échapper maintenant, tout premier secrétaire qu'elle soit quelque peu : « "Moi, je n'ai rien compris

    A-t-elle le QI d'un céphalopode du Cambrien ou fait-elle l'autruche ?

  • Face à la bataille fratricide que se livrent l'amère Royal, qui se dit dépouillée, et Vincent Peillon, qui refuse d'être mis à la rue en pleine trêve hivernale, la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, regarde ailleurs, s'exposant du même coup à des poursuites judiciaires pour non-assistance à personnes en danger.

    "Moi, je préfère ne pas voir ça", a-t-elle avoué mardi soir sur France 2 !
    En réponse à Malek Boutih qui accuse le PS de ne pas casser le manche, la Ch'tite Aubry a lancé: "Je préfère voir les socialistes qui aujourd'hui travaillent." Ainsi, ne voit-elle rien, n'entend-elle rien et refuse-t-elle de commenter le fond du différend.

    Martine Aubry a d'autres enfants attardés dans la grande classe et assure être « à la tête du principal parti d'opposition », ajoutant qu'elle est "très occupée par ce qui intéresse les Français. Je sais que j'ai une responsabilité : qu'en 2012 la gauche puisse proposer aux Français un projet qui leur donne envie de se dire : demain mes enfants vont réussir, les personnes âgées vont être amenées jusqu'au bout, l'avenir de notre pays et de la planète va être pris en compte". "C'est cela l'essentiel. Le reste, ce sont des petites bisbilles."

    Royal cherche à reprendre à Peillon le jouet qu'elle a laissé tomber au sol

    Son association bat de l'aile et se marginalise.

    Alors, l'amère Royal a de nouveau des visées sur la direction du courant Espoir à gauche . La présidente de Poitou-Charentes a affirmé ne pas avoir laissé tomber "son" courant en quenouille et en avoir confié la gérance "l'animation", à un trio de proches.

    Interrogée mardi soir sur Canal+, elle a, dans un premier temps, affirmé qu'il fallait "reporter après les élections régionales l'organisation" du mouvement. Avant de confirmer le coup de force: "D'ici là, j'ai confié à un vieux rossignol plumé un sage, Jean-Louis Bianco, avec Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, la responsabilité d'animer le courant, avec, bien sûr, tous ceux qui le voudront, pour que les choses se passent de façon très paisible." Ainsi surgit du néant le fameux triumvirat dont personne n'avait encore soupçonné l'existence et l'action !...

    « Meurtrie » mais tranquille ?
    Ce n'est pourtant pas gagné.

    Vincent Peillon, qui a fait survivre le courant et s'est imposé ces derniers mois à sa tête, a d'ores et déjà rétorqué qu'il n'entendait pas se laisser "congédier" par Désirdavenir Royal.


    La capricieuse présidente picto-charentaise démontre une nouvelle fois qu'elle est capable de tout et Martine Aubry trouve dans cette nouvelle velléité Royal une belle occasion de se placer au-dessus de la mêlée et de redorer le blason de la maison Solférino.
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    Obama a-t-il humilié les Etats-Unis au Japon ?

    Le droit de mémoire sélective du journal Le Monde

    De la courbette...


    La salutation d'Obama à l'empereur du Japon est vivement critiquée aux Etats-Unis

    Les images montrant le premier président noir américain prosterné devant l'empereur Akihito du Japon suscitent une polémique aux Etats-Unis.
    Les Américains en auraient-ils avalé leur 'Big Mac' de travers, si de nombreux commentateurs n'avaient estimé que leur chef d'Etat s'est humilié inutilement ?
    Reçu samedi à Tokyo par l'empereur Akihito et l'impératrice Michiko, le président de la première puissance mondiale s'est en effet quasiment plié en deux pour serrer la main des souverains tout sourire. Même si Barack Hussein Obama a courtoisement adopté la coutume locale de ses hôtes en inclinant le buste -certes profondément- à la mode nipponne, le geste a été mal perçu du côté des commentateurs avisés de Washington.
    Aussitôt, sur le site d'information politico.com, un haut responsable de l'administration a répondu que le président n'avait fait qu'observer le protocole de la cour japonaise. La question reste donc posée de savoir lequel, de l'américain ou du nippon, a la primauté...

    Le Président des Etats-Unis ne "se couche" pas qu'au pays du Soleil Levant


  • Rappels au protocole

    ->
    Selon le protocole américain, le président des Etats-Unis est l'égal des rois et ne s'incline devant personne, rappelle le Washington Times. Franklin D. Roosevelt s'était ainsi contenté de serrer la main de son homologue saoudien en 1945. Idem pour Eisenhower en 1957.
    -> De plus, les Obama méprisent le protocole royal anglais (cf Michelle Obama touchant la reine 'intouchable') mais se prosternent devant le roi Abdallah d'Arabie Saoudite (photo avantageuse ci-dessous).
  • La coutume indigène

    Au Japon, "se courber exprime le respect et l'ouverture d'esprit", explique Reiko Kasai, instructrice à l'école de bonnes manières JAL Academy. "C'est un salut qui démontre que l'on est heureux de rencontrer l'autre".
    Selon le code de politesse nippon, il existe d'ailleurs quatre niveaux de prosternation en fonction des circonstances, à commencer par le simple hôchement de tête accompagnant un contact oculaire. Suivent les inclinaisons à 15 degrés, à 30 degrés, et enfin le profond salut à 45 degrés.

    l'empereur
    Les Japonais vouent un immense respect à leur souverain
    Akihito est le 125e souverain d'une dynastie née au 7e siècle avant Jésus-Christ, et le descendant direct de la déesse du soleil Amaterasu. Ce n'est qu'en 1945 que Hirohito, le père d'Akihito, renonça à son statut divin après la capitulation du Japon face aux Alliés.

    Le choc des cultures
    Or, B. H. Obama [BHO, ou Bô, le chien de la maison] a mis de l'emphase dans la révérence comme au temps du Roi Soleil et s'est pratiquement plié en quatre devant le monarque, lequel empereur du Soleil Levant ne lui a rendu qu'une légère courbette.
  • ... à la prosternation.
    Samedi 14 novembre 2009 - Barack Obama salue l'empereur du Japon,
    plus bas que terre

    Le journal Le Monde en profite pour pointer la droite américaine

    Toutes les occasions sont bonnes...
    « "C'est affreux. Je ne veux pas voir ça", a déclaré sur la chaîne de télévision CNN le conservateur Bill Bennett. "Nous ne nous soumettons pas aux rois ou aux empereurs. Le président des Etats-Unis, c'est autre chose", a-t-il tonné. "Je ne comprends pas pourquoi le président Obama a pensé que c'était la chose à faire", s'est étonné un autre commentateur marqué à droite, William Kristol, sur la chaîne Fox. "Il a dû penser que ce serait bien reçu au Japon, mais il est déplacé pour un président américain de s'incliner devant un chef d'Etat étranger", a-t-il estimé, observant que le geste illustre l'affaiblissement des Etats-Unis sous la présidence Obama. »
    En revanche, sur un blog abrité sur le site Internet du "Los Angeles Times", Andrew Malcolm s'interroge ironiquement: "Jusqu'où s'abaissera le nouveau président américain devant les monarchies du monde?" Deuxième plus grand journal métropolitain aux États-Unis, après le New York Times, il a récemment publié une série célèbre de cinq articles sur la honte citoyenne et humanitaire des quartiers malfamés de Los Angeles.


    Mais Le Monde a un droit à la mémoire sélective

  • En 1971, une photo du magazine "Life" montre le républicain Richard Nixon s'incliner devant le père d'Akihito, l'empereur Hirohito, l'homme pourtant qui régnait lorsque le Japon lança l'attaque de Pearl Harbor en 1941 contre la flotte américaine dans le Pacifique.
  • En 1994, le démocrate Bill Clinton avait en effet été critiqué pour s'être incliné devant le même Akihito. Et le "New York Times" de décrire alors la photo de cette rencontre comme celle d'"un président obséquieux et de l'empereur du Japon".
  • La mémoire du journal Le Monde n'est toujours pas revenue en 2005
    Ce journal dit sérieux se garde de revenir sur les ricanements malveillants des démocrates lorsqu'en 2005, le président républicain George W. Bush avait essuyé des rires graveleux pour s'être promené au côté du prince héritier Abdallah d'Arabie saoudite en lui tenant la main, un signe traditionnel d'amitié au Moyen-Orient.


    Obama assimile lentement

    Barack Hussein avait déjà suscité des commentaires similaires en avril après s'être incliné devant le roi Abdallah d'Arabie Saoudite. Le Washington Times serait-il plus sérieux encore ?
    (lien en américain )

    Autre sujet de controverse au Monde...

    Barack a-t-il touché Camilla, oui ou non ?
    Le Monde aurait un doute...
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    mardi 17 novembre 2009

    Sa Cynique Majesté Royal veut casser Vincent Peillon

    Les Pieds Nickelés de la méchante reine

    L'amère Royal a décidé d’écarter Vincent Peillon de la direction de l'"Espoir à gauche" qui l'a servie. Mais ce dernier n’a pas l’intention de se "laisser congédier".

    Désirdavenir Royal se comporte en propriétaire des biens et des personnes
    "J’ai confié à un sage, Jean-Louis Bianco, avec Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, la responsabilité d’animer le courant", a-t-elle démocratiquement décrété. Les militants ont-ils pu émettre un avis ?

    La perverse Royal est allée mardi 17 sur Canal+ pour proclamer sa volonté de rupture avec Vincent Peillon

    Ce dernier, qu'elle qualifie d' « animateur » du courant s’était pourtant imposé comme le patron de l' "Espoir à gauche", ce qui ne convient plus à l'animatrice de l'association en perte de vitesse.
    Elle décrit son processus de retrait à sa façon.
    "Petit à petit, il y a une certaine dérive, des personnes ont été éliminées et tout s’est concentré sur une seule personne. C’est-à-dire qu’on est revenu au fonctionnement archaïque des courants, ce que j’ai toujours détesté". Mais chacun a bien gardé en mémoire son passage au frigo, pendant lequel le courant continuait sans elle. Mais Vincent Peillon n’a pas l’intention de courber l'échine

    L'arrogante a écarté les militants
    "Nous n’allons pas nous laisser congédier. C’est d’ailleurs impossible car la direction du courant résulte statutairement du vote des militants" a réagi l’eurodéputé.
    Il a d’ailleurs fait savoir qu’il allait proposer au courant un vote pour "réaffirmer la légitimité" de la direction actuelle et "sortir de l’esbrouffe médiatique permanente" de la perverse.

    Ce conflit sous les projecteurs des media est le dernier épisode en date d'un feuilleton ouvert le week-end dernier.

    La candidate battue à la présidentielle, rebattue dans la prise du PS n'entendait pas se faire battre aussi à la tête d'un sous-produit socialiste. Alors qu'elle sombre dans les sondages, son raid sur le rassemblement de Dijon, organisé par Vincent Peillon, devait redorer son blason.
    Interrogée mardi sur France 2, Martine Aubry, son vainqueur à la direction du Parti Socialiste, n’a pas souhaité commenter ce que non sans mépris, elle qualifie de "bisbilles" , affirmant être "très occupée par ce qui intéresse les Français".

    L' exploiteuse exploitante a toujours besoin de métayers

    La présidente picto-charentaise a donc décidé de réaffirmer son autorité et de confier "temporairement" - au moins jusqu’aux élections régionales - la gestion du mouvement à un nouveau trio de Pieds Nickelés.

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    Justice: désinformation sur la garde à vue en France

    Un bâtonnier intoxique la presse; le ministère s'inscrit en faux

    Le bâtonnier de Paris représente certes 21.000 avocats, mais est-il fiable pour autant ?

    Il semble bien en effet que ce militant ait fait une lecture a priori et en diagonale de l'arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme dont il se réclame.

    Il s'est quelque peu emballé et, à la façon de l'amère Royal à Dijon, a cherché à cadrer la ministre de la Justice qui lui filerait entre ses doigts de co-gestionnaire nostalgique. Il a donc, mais un peu vite, appelé l’ensemble de la profession à faire annuler toutes les procédures de garde à vue prises par la police. Des gardes à vue qui seraient toutes illégales, selon lui, depuis sa lecture toute personnelle de l'arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme en question.

    Selon Christian Charrière-Bournazel qui s’appuie sur un arrêt du 13 octobre 2009 de la Cour européennes des Droits de l’Homme (lire ci-dessous le seul extrait rendu public du document, pour les besoins de la cause), la France ne respecterait pas les droits de la défense dès la première heure de la garde à vue.

    Selon l'interprétation du bâtonnier soucieux de médiatisation, à l'instar de l'intruse Royal de Dijon, dans deux décisions, l’une rendue en novembre 2008 et l’autre le mois dernier, la Cour Européenne renforcerait considérablement les droits des gardés à vue. Selon la sélection ci-dessus de l'arrêt, elle précise que, dès qu’il est privé de liberté, un accusé doit bénéficier d’un avocat pour organiser sa défense et préparer des interrogatoires, mais sans indication ni de durée, ni des cas particuliers.
    Or, la loi française permet une courte visite de l’avocat pour vérifier que son client n’est pas maltraité. Le bâtonnier regrette violemment que, pendant la garde à vue en France, l’avocat n’ait pas déjà accès au dossier de son client. Aussi, le bâtonnier de Paris juge que les gardes à vue à la française seraient illégales, au regard du droit européen.
    ENTENDRE l'accusation à l'emporte pièce de Christian Charrière-Bournazel (1'53)

    Le ministère aura bien du mal à faire entendre la vérité

    Des avocats militants se sont déjà constitués en association pour détourner la vérité, manipuler l'opinion et faire annuler les procédures. L’une de ces associations vient de voir le jour, elle s’appelle : "Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat". La crise économique menace-t-elle à ce point la basoche qu'elle s'organise contre le chômage ?

    Un porte-parole du ministère de la Justice tente de rétablir l'exactitude des faits, dans cette cacophonie déclenchée par le batonnier.

    Faux, lui répond en effet Guillaume Didier
    ENTENDRE (2'03") donc l'avocat de la défense... qui apporte la contradiction:
    « L’arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme condamne la Turquie et pas la France. Une lecture attentive de cet arrêt nous montre qu’au contraire la cour semble consacrer le système français.
    Cet arrêt dit qu’il faut, en règle géné
    rale, que l’accès à un avocat soit consenti dès le début de la garde à vue, or c’est exactement notre système français depuis près de 10 ans maintenant puisque, lorsque vous êtes placé en garde à vue, dès le début, vous pouvez demander à vous entretenir avec un avocat. Donc n’extrapolons pas, ne faisons pas dire à la Cour européenne des droits de l’Homme ce qu’elle ne dit pas. Le système judiciaire français semble au contraire renforcé par cet arrêt.
    Ayons confiance en la Cour européenne des droits de l’Homme, si elle a un message à faire passer à la Turquie ou à la France elle le dit explicitement. A aucun moment elle ne dit que l’avocat doit être présent pendant toute la durée de la garde à vue, doit avoir accès à l’intégralité du dossier. Si la cour avait voulu dire cela, elle l’aurait écrit explicitement. La cour consacre d’autant plus le
    système français que quelques lignes plus loin elle précise que l’on peut exceptionnellement justifier le refus de l’accès à un avocat pour des raisons légitimes ; c’est le cas en France avec un retard de l’entretien avec l’avocat en matière de criminalité organisée ou de terrorisme.
    Pour autant, dans le cadre de la réforme de la procédure pénale, Michèle Alliot-Marie réfléchit à un renforcement du rôle de l’avocat pendant la garde à vue
    ».

    -> S'il était si fort du bon droit, le cher Maître Charriere Bournazel, bâtonnier de surcroît, aurait-il besoin de « hurler » ? Ne donne-t-il pas plutôt un curieux exemple de modération déontologique et ne contribue-t-il pas ce faisant à une illustration improbable de la sérénité légendaire de la justice.

    -> Or, à son tour, il se déclare absolument « meurtri » !
    Cc qui rappelle gravement le cas de Sa Cynique Majesté Royal, parasite dijonnais de l'Espoir à gauche, qui s'est posée en victime de l'anti-pou Peillon, en vente dans toutes les succursales du PS. L'avocat serait-il sous influence ?

    Son plaidoyer contre la garde à vue à la française serait-il plus politique que juridique et donc biaisé ? D'ici qu'à son tour il nous fasse, au nom du ministère, le coup de la demande de pardon aux détenus, comme son inspiratrice et instigatrice...

    Las ! Présumer innocente cette philippique de Christian Charrière Bournazel, indigné chronique, relèverait de la candeur.

    Après tout n'a-t-il pas travaillé entre 1973 et 1978 au cabinet de l'avocat (et futur ministre) Roland Dumas ?
    N'est-il pas également devenu membre du Conseil de la concurrence, le 26 avril 2001 et jusqu'en décembre 2007, par la volonté de Laurent Fabius. N'est-il pas un peu trop marqué à gauche pour que sa colère vertueuse soit parfaitement ...saine ?

    Son objectivité est-elle davantage garantie par cet autre engagement ?

    Christian Charrière-Bournazel a été président à la LICRA
    à la fédération de Paris, de 2002 à 2008. Il en est à la fois membre du comité directeur, depuis 1987, et l'un des avocats...
    Le combat de cette une association internationale contre le racisme, l'antisémitisme et toute forme de discrimination est quelque peu orienté, à en juger par son action en 2002, quand elle a intenté, aux côtés de l'UEJF et d'Avocats sans frontières, un procès contre Daniel Mermet, journaliste militant de France Inter (LIRE PaSiDupes au libellé 'Mermet D'), pour avoir diffusé des propos orientés d'auditeurs concernant le conflit israélo-palestinien, l'accusant d'« incitation à la haine raciale ». Reporters sans frontières a alors dénoncé des « pressions croissantes exercées sur les journalistes critiquant la politique d'Ariel Sharon », tandis que Mermet était relaxé et que la Cour d'Appel déboutait Avocats Sans Frontières en 2006, distinguant courageusement la responsabilité du journaliste de celle des auditeurs...
    LIRE « La France LICRAtisée » d'Anne Kling qui y mène une enquête approfondie au pays de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme : quelle est son origine ? quels sont réellement ses objectifs, ses méthodes, ses alliés ? Quel est le secret de son influence ? Autrement dit, comment et pourquoi la LICRA a-t-elle réussi, depuis des décennies, à soumettre sans relâche les Français à un lavage de cerveau « citoyen », sous couvert du soi-disant « antiracisme ». Entretien exclusif pour Jeune Alsace.

    Le bâtonnier est-il aussi apolitique que la LICRA ?

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    lundi 16 novembre 2009

    Nouvelle poussée de l'amère Royal, tumeur maligne du PS

    Ne construit-elle que son propre malheur ?
    Sa Cynique Majesté Royal cherche-t-elle à entraîner le PS dans son naufrage personnel

    La présidente picto-charentaise a déclenché lundi une nouvelle polémique au sein de sa formation pour occuper toute « sa place » au Parti socialiste
    , se prévalant du soutien supposé des militants de 2007.

    Reuters qualifie l'intrusion de la pique-assiette socialiste d' « apparition inopinée » , autant dire céleste, à une réunion du centre-gauche pourtant organisée samedi pour l'Espoir à gauche par Vincent Peillon à Dijon. Elle n'était pas la bienvenue, mais se croyant toujours indispensable, son irruption a outrageusement perturbé la fête et scellé pour longtemps la rupture avec ses anciens partisans.

    Alors qu'elle se tenait au-dessus des contingences du quotidien socialiste depuis le congrès de Reims, où, au sortir de son frigo, elle avait été battue par Martine Aubry il y a tout juste un an, elle misait plutôt sur les dévôts de son association. C'est donc de façon aussi inattendue qu'intempestive qu'elle est descendue de son Olympe pour venir rappeler lundi à leurs "devoirs" d'allégeance les émancipés du courant "Espoir à gauche".
    "Je suis là, je suis bien là", a déclaré l'arrogante Royal sur France Inter, niant avec force toute "solitude" politique pourtant manifeste. Il est vrai qu'elle se pose là ! "Qui me lâche? Où avez-vous vu cela", a-t-elle riposté, s'estimant "meurtrie" par les "déclarations agressives" du week-end.

    Il faut donc lui dresser une liste incomplète de proches notoires qui n'ont pas tenu le coup
    : Me Mignard ou le multi-milliardaire P. Bergé, l'acteur raté Besnehard ou l'insignifiante Aurélie Filipetti, le fameux gestionnaire François Rebsamen (Dijon), Gérard Collomb (Lyon) ou Jean-Noël Guérini (Marseille). «Elle a choisi sa ligne», explique Manuel Valls, qui ne la suit pas.

    La teigne est une incomprise

    Samedi, "je n'ai rien de fait de mal, je suis allée saluer les militants. D'ailleurs, tous ont été ravis de me voir", a assuré la présidente de la région Poitou-Charentes."Je ne sais pas si c'est la moutarde de Dijon qui a provoqué cette mini-crise de nerfs", a-t-elle ironisé.

    A quatre mois des élections régionales de mars 2010, Désirdavenir Royal espère être encore présidente de région et s'en faire de nouveau un tremplin vers la présidentielle. Sur France Inter, elle a dénoncé "ceux qui peuvent avoir des ambitions personnelles et que je gêne peut-être un peu" au PS. L'ambition est ainsi son domaine réservé: l'échec donne des droits...

    Le PS sature
    Jack paraît effaré en effet

    < style="COLOR: #ff0000">Vincent Peillon
    a noté qu'elle a cherché à sacrifier la création d'une alternative à Nicolas Sarkozy sur l'autel de son ambition personnelle.
    Aussi rassembleuse qu'elle se dise, pour lui, elle n'a donc pas les qualités requises pour être candidate en 2012. "
    Pour gagner, il faut rassembler, avoir des idées et avoir de la constance", a-t-il fait valoir sur LCI.
    Disant tout haut ce que pense tout le monde, il ajoute: "
    Je crois aujourd'hui qu'elle désespère beaucoup de ceux qui avaient placé leurs espoirs en elle. Ségolène Royal ne pourra plus incarner demain une gauche victorieuse", ajoute-t-il dans Libération.

  • Manuel Valls, qui fut l'un des plus virulents soutiens de l'amère Royal, a jugé son attitude "absurde et (...) pathétique". "Ségolène Royal a un problème de cohérence et de crédibilité", a estimé le député-maire d'Evry sur Canal+.
  • Pierre Moscovici a déploré ces "colères médiatiques" qui ont permis à Sa Cynique Majesté Royal "de se poser en victime". "Personne n'y gagne", estime le député sur son blog.
  • Le député socialiste Jack Lang (ci-dessus) a fustigé dimanche l'attitude de l'amère Royal ce week-end à Dijon , estimant "qu'elle avait jeté une certaine forme de discrédit" sur le PS. "Cela fait un drôle d'effet quand vous revenez d'Asie ( mission en Corée du Nord ). Arrivé en France et à Paris et découvrir ce spectacle, on se pince, est-ce vraiment vrai que l'ancienne candidate à l'élection présidentielle a organisé tout ce tintamarre ? ", a lancé Jack Lang, invité du rendez-vous TV5Monde/RFI/Le Monde . "Est-ce vraiment vrai qu'à une réunion sur ce sujet très important qu'est l'éducation, on ait ainsi introduit le trouble", s'est interrogé celui pour qui "la passion personnelle du pouvoir et des médias ne doit pas aller jusqu'à créer ce désordre".

    Poil à gratter ou mélanome socialiste

    Depuis la fin de l'été, la présidente de Poitou-Charentes a pris les positions socialistes à contre-pied sur nombre de dossiers, de la taxe carbone à l'envoi de renforts militaires en Afghanistan en passant par le débat sur l'identité nationale.
    L'originalité limitée de ses prises de position a été mise au jour avec le référendum interne organisé en octobre, à l'occasion duquel Martine Aubry l'a privée en partie de son message politique sur la rénovation et l'organisation de primaires présidentielles au PS.

    Les socialistes qui se détournent d'elles se tournent ailleurs

    Certains se demandent encore si le PS peut exister sans produit d'appel ?
    Des militants nostalgiques de Charlety ou de Bercy rêvent encore d'un grand show promotionnel, mais d'autres réalisent combien le grand Guignol est destructeur. "Il n'y a pas de courant Ségolène Royal au Parti socialiste", a d'ailleurs tranché Vincent Peillon sur LCI.

    En organisant le dialogue avec des représentants des centristes du MoDem en vue d'une éventuelle alliance en 2012, le député européen avance aussi sur le terrain qu'elle avait exploré entre les deux tours de la présidentielle de 2007 sans réussir à séduire de sa verroterie la peuplade centriste en voie d'extinction .

    Le monde politique observe ce comprtement suicidaire

  • Depuis samedi, la direction du PS observe un silence embarrassé
    "Il ne faut pas comparer la vie des sensibilités et ce mauvais épisode et ce qui est en train de se passer avec Martine Aubry", a toutefois fait valoir Claude Bartolone sur Europe 1.
  • A droite, on regrette ce "spectacle" lamentable qui porte atteinte à l'ensemble du monde politique.
    "Ségolène Royal nous a fait un caca nerveux. Elle n'était pas la vedette, elle a donc trépigné pour avoir le feu des caméras et des spotlights sur elle", a regretté lundi le porte-parole de l'UMP, Dominique Paillé.
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    Nobel de la Paix, Obama commerce avec l’oppresseur du Tibet

    Et cette visite officielle ne suscite aucune polémique en France !

    Dès la première année de sa présidence, le « tigre de papier »
    Barack Obama entame une première visite d'Etat de trois jours en Chine

    La propagande insiste pour l’inscrire dans un processus d’ouverture et de bonne volonté, mais ce déplacement en fait interpelle, en raison des différends entre Washington et Pékin sur le commerce, les changes et le Tibet.

    Le malaise devrait en outre être d’autant plus grand en France

    La gauche a violemment milité contre les JO de Pékin et, alors que
    le dalaï lama rappelait son opposition à leur boycottage, l’opposition se déchaînait contre la présence du Président français à la cérémonie d'ouverture des JO, le 8 août.
    VOIR et ENTENDRE
    les principes de Sarkozy: ne sont-ils pas aussi ceux de Barack Hussein Obama ? François Hollande va devoir nous expliquer... D'autant que l'icône des socialistes français a été plus rapide sur le coup chinois!
    video

    Obama s’est-il « couché devant les autorités chinoises », Me Mamère ?


  • La gauche n’a-t-elle pas également créé des échauffourées lors du passage de la flamme Olympique à Paris, en 2008 ?
  • Les manifestations pro-tibétaines ont en fait créé des frictions entre nos deux pays.
  • L’opposition ne s’est-elle pas ensuite prononcée contre la rencontre du Chef de l’Etat avec le chef spirituel du Tibet ? Malgré l’interdit, Nicolas Sarkozy a rencontré le président chinois Hu Jintao le mercredi 1er avril 2009 au 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre Britannique et la visite en France de Hu Jintao est annoncée d’ici la fin de l'année.
  • Début juin 2009, le chef spirituel tibétain reçut en revanche son titre de "citoyen d'honneur de la ville de Paris" des mains du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë ... Bébert se serait-il "couché" devant le chef spirituel? Décidemment, la laïcité n'est plus ce qu'elle était !

    En réponse à un rendez-vous entre Nicolas Sarkozy et le dalaï lama à Gdansk (Pologne) début décembre, le président chinois avait annulé sa venue au sommet de l'Union européenne à Lyon.

    Le président américain est arrivé dimanche, dans la nuit et sous une pluie torrentielle, à Shanghai, le coeur commercial du pays, où il participera lundi à une séance de questions-réponses avec de jeunes entrepreneurs chinois, avant de gagner Pékin où il s'entretiendra mardi avec son homologue Hu Jintao.

    Le Nobel de la Paix 2009 ne serait pas le commis voyageur des USA

    Les discussions entre les deux dirigeants devraient accessoirement porter sur la
    Corée du Nord, l'Iran et les efforts pour lutter contre le réchauffement climatique à moins d'un mois du sommet de Copenhague. La morale capitaliste est sauve ?
    Le Prix Nobel a certes en effet promis qu'il n'entendait pas laisser de côté des dossiers délicats comme ceux des droits de l'Homme, mais il a aussi admis que ce sont les différends commerciaux entre les deux pays qui l’amènent, notamment l'imposition par Washington de surtaxes sur les pneus et certains composants en acier importés de Chine, mais aussi bien la valeur du yuan, la devise chinoise que les Etats-Unis jugent sous-évaluée et accusent de déséquilibrer les échanges internationaux. En revanche, le dollar ne produirait pas d’effets similaires sur toute l’U.E. et l’opposition hexagonale, à la fois européenne et sociale, reste béate d’admiration.

    La Chine résiste au Prix Nobel de la Paix

    Les autorités chinoises ont laissé penser cette semaine qu'elles pourraient permettre une certaine appréciation du yuan, déclarant qu'elles prendraient en compte l'ensemble des grandes devises et non pas seulement le dollar pour orienter le taux de change.
    Mais sourd aux appels sur une réévaluation du yuan, Hu Jintao a réclamé vendredi lors d'un forum économique à Singapour la levée des restrictions commerciales "déraisonnables" imposées selon lui aux pays en développement.

    Estimant que le protectionnisme faisait barrage à une reprise économique mondiale, le numéro un chinois a appelé à des avancées dans les négociations du cycle de Doha sur une libéralisation du commerce, menées sous l'égide de l'OMC et qui sont dans l'impasse depuis huit ans.

    "Partenaire essentiel mais aussi concurrent"
    Pendant ce temps, la presse française a quelque peu perdu de vue les Droits de l’Homme…
    Après avoir été ralentie par la crise économique mondiale, l'économie chinoise a retrouvé un rythme de croissance de l'ordre de 8% (8,9% en glissement annuel au troisième trimestre; à titre de comparaison, à la fin du premier trimestre, la croissance sur les douze mois précédents n'était que de 6,1%).

    Dans un entretien à la presse, le président
    Obama disait voir dans la Chine un "partenaire essentiel ainsi qu'un concurrent", mais il mettait cependant en garde contre des "tensions énormes" dans les relations entre les deux puissances si les déséquilibres commerciaux entre eux n'étaient pas corrigés.
    Beaucoup considèrent ces déséquilibres - la consommation excessive et les emprunts des Etats-Unis, facilités par la stratégie d'exportation très offensive de la Chine et les achats d'obligations et bons américains par Pékin - comme une cause majeure des maux économiques mondiaux.
    Les industriels américains se plaignent de longue date de voir Pékin maintenir artificiellement bas la valeur du yuan pour rendre plus attractives les exportations chinoises et, a contrario, pour que les produits américains soient plus chers pour les consommateurs chinois.
    Obama risque de se heurter à une certaine résistance de la part de la Chine comme d'autres pays qui craignent que les efforts de Washington pour coopérer avec l'Asie dans le domaine économique ne cherchent qu'à servir ses propres intérêts.
    La démarche adoptée par l'administration Obama envers la Chine, connue sous le nom de "réassurance stratégique", s'appuie en toute simplicité sur les efforts de l'administration ...Bush pour atténuer la méfiance entre Washington et Pékin et encourager la Chine à devenir un acteur responsable des affaires internationales. Obama imiterait donc Bush ?...

    Obama a de ce fait été accusé par certains (mais qui à gauche ?) de ne plus accorder de véritable place aux questions des droits de l'Homme mais il a assuré qu'il soulèverait le problème lors de ses rencontres : un dîner d'Etat, une série d'entretiens avec le président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao..
    Et le dalaï-lama est-il admis aux cuisines ?
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    Reuters prend le parti de la parasite de Vincent Peillon

    L'agence de presse en flagrant délit de désinformation grossière
    Peillon a attrapé des morpions

    Quand l'agresseur devient l'agressée « meurtrie »
    Lire PaSiDupes pour revenir à la réalité des faits Prendre connaissance de la dépêche provocatrice et racoleuse d'une équipe de journalistes « indépendants »... et observer si la dépêche répond aux promesses du titre.
    Titre :
    Vincent Peillon poursuit son offensive contre Ségolène Royal
    [On commence par stimuler le lecteur par des accusations]
    L'ancienne candidate à l'Elysée s'est invitée samedi à une rencontre du centre-gauche organisée par le député européen, qui l'accuse de saboter la création d'une alternative à Nicolas Sarkozy. [Tout le monde en prend pour so grade].

    [Florilège des griefs]

  • "Je crois aujourd'hui qu'elle désespère beaucoup de ceux qui avaient placé leurs espoirs en elle. Ségolène Royal ne pourra plus incarner demain une gauche victorieuse", dit son ancien lieutenant dans Libération.
    Samedi, à Dijon, "elle n'a pas remis le pied dans son courant mais bel et bien perdu pied", accuse-t-il.

  • Sur LCI, il a estimé qu'il n'existait pas de courant Royal au Parti socialiste, dénonçant une "infâme querelle" alimentée par la présidente de Poitou-Charentes.

    - "Elle croyait qu'elle était dans son courant mais ce sont les premières rencontres du rassemblement" entre PS, anciens communistes, écologistes et centristes, a-t-il fait valoir.
    - "Il n'y a pas de courant de Ségolène Royal. Elle n'a même pas porté sa motion" lors du congrès de Reims en novembre 2008, a-t-il insisté.
    - "Elle dit aujourd'hui: un, qu'elle l'aurait créé - elle n'y était pas - et, deux, qu'on le lui prend - non! Nous sommes un collectif, nous travaillons sur le fond, nous voulons la rénovation de la gauche française et nous avançons des idées", a dit Vincent Peillon, loin de baisser d'un ton.

    - "Pour gagner, il faut rassembler, avoir des idées et avoir de la constance", trois qualités dont Ségolène Royal est dépourvue à ses yeux.
    - "Un rassemblement: qui l'a occulté, qui a divisé? ce week-end? Un projet: qui a empêché d'en parler et a parlé d'autre chose? De la constance? Nous avons mis plusieurs mois pour réunir ces gens et rédiger les textes et deux jours avant nous ne savions même pas qu'elle allait venir", a-t-il déploré.


    Verdict à charge

    Difficile de présumer innocente la parasite du PS !<br>
    Après toutes ces mises au point, le lecteur aura retenu que Sa Cynique Majesté Royal se fait à l'évidence maltraiter par Vincent Peillon. Une prochaine dépêche pourrait bien justifier les malheurs de la teigne Royal.
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    Caricaturé en alcoolique, Borloo s'avoue "touché"

    Les media et humoristes ont-il le respect de la personne ?

    L’indépendance de la presse passe-t-elle par le manque de respect de la personne ?

    Jean-Louis Borloo , le ministre du Développement durable, a admis dimanche, être "touché" par la caricature le présentant en poivrot mal fagoté et une bouteille à portée de main, faite de lui dans les émissions dites humoristiques.
    "Oui ça me touche. J'essaie de ne pas y accorder trop d'attention, mais ça me
    revient, par des regards d'enfants, les miens notamment", a lâché le ministre, invité de l'émission "Vivement Dimanche" sur France 2 consacrée au prochain sommet de Copenhague sur le changement climatique.

    La presse satirique n’est pas seule en cause

    Alors qu’il n’est pas politiquement correct de railler les travers physiques de l’homme de la rue et que la loi protège les Français différents qui seraient attaqués pour leur taille, leur couleur de peau ou leur orientations sexuelles
    , les hommes politiques devraient subir toutes les insinuations et attaques frontales, qu’elles soient fondées ou non. C’est l’idée qu’on a en France de la liberté de la presse, ou d’expression en général.

    Les personnages publics sont coupables d’une excessive tolérance.

    Qu'il suffise d’entendre Jean-Louis Borloo qui concède à tort : "
    De la dérision oui, de la caricature, de l'humour, oui. A condition de ne pas laisser penser que, derrière, l'homme n'a pas toutes ses facultés", a-t-il indiqué. Dérision, caricature et humour trouvent leurs limites où le respect de la personne est menacé. Le doute sur les facultés mentales de la cible est en fait la barrière ultime qui suppose que d’autres ont déjà été honteusement sautées et la personne déjà gravement atteinte.

    Mais atteindre la personne est précisément le but recherché par les ‘vertueux’.
    Car vouloir accréditer l’idée que l’objectif des nuls du PAF serait tout bêtement d’amuser la galerie suppose une belle dose d’hypocrisie. L’absence de créativité et une paresse intellectuelle associés à une immense laxité éthique n’expliquent pas tous les égarements faciles et les blagues nauséabondes, quand elles ne sont pas vulgaires, de surcroît.

    La politique est un plat qui se mange froid

    Le problème de Borloo (1951) n’est évidemment pas tant la dive bouteille que l’ouverture honnie. Nicolas Sarkozy n’avait-il pas été soupçonné d’être sous l’emprise de l’alcool, lorsqu’il était apparu si détendu et souriant aux journalistes à sa première conférence de presse du sommet du G8 de Heiligendamm. Une certaine presse avait lancé la rumeur, le vendredi 8 juin 2007, que Nicolas Sarkozy était saoûl, la veille au soir… Une histoire belge !

    La gauche ne pardonne pas au président du Parti radical de servir son pays comme ministre et vice-président de l'UMP et le harcèle. Il faut que la bête meurt : si ce n’est d’une cirrhose, que ce soit d’infamie ‘juste’, mais si elle est injuste, c’est alors le top ! Et le plus glorieux de l’histoire, c’est que, face à la vague de suicides à Orange, cette gauche vigilante fait campagne contre France Télécom …pour harcèlement. Et si Borloo en venait à commettre l’irréparable, ce serait de toute façon, selon les media et humoristes, qu’il n’avait pas toutes ses facultés. Confortable, non ? Tout est permis…

    Le rouge qui ne tache donc pas la gauche...

    Ainsi, selon le ministre, cette caricature en imper façon "Inspecteur Colombo" date de l'époque où il était ministre de la Cohésion sociale et se rendait à ce titre fréquemment "en maraude" auprès des plus défavorisés. Simple avatar du déplacement d’un ministre des lambris dorés de la République dans les quartiers. Il aurait dû être apprécié pour sa recherche d’une meilleure connaissance des dossiers, mais, pour sa peine, il a été caricaturé.
    "Et puis un jour on a rajouté une bouteille dans la poche, comme ça... et la bouteille est devenue plus importante que l'imper". Il fallait troubler, ternir et casser cette image perturbante d’un ministre d’un gouvernement de droite en zone de non droit réservée à la gauche.
    La plupart des imitateurs et des émissions comme "Les Guignols de l'info" ne connaissent pas de limite et montrent un ministre titubant ou balbutiant, négligé et éméché. L’autocensure, c’est l’Arlésienne des salles de rédaction et des plateaux de télévision.

    Borloo, l’un des fondateurs de Génération Écologie (1990) aux côtés de Brice Lalonde, Haroun Tazieff et ... Noël Mamère, perd son temps à expliquer qu'il passe "une nuit sur deux dans un avion" à l'approche du sommet de Copenhague (du 7 au 18 décembre) et à faire valoir que ce rythme "impose une hygiène de vie proche (de celle) d'un athlète de haut niveau".


    Qui peut affirmer que la liberté d’expression ne connaît pas de dérives ?
    VOIR et ENTENDRE


    Borloo n’est pas seul concerné : c’est le gouvernement actuel dans son ensemble qui est déconsidéré : qui se souvient en effet encore des membres du gouvernement Jospin ? Tous des travailleurs aux 35 heures, comme les élus du PS, selon Malek Boutih ?
    Cette amusette contribue à la mauvaise image des acteurs politiques: plus elle est injuste, mieux elle passe.

    Sommes-nous encore libres de ne pas aimer ?

    Pour une meilleure hygiène mentale et une éthique professionnelle irréprochable, recommandons aux media d’informer et aux humoristes de nous distraire, plutôt que de nous promettre la « république du respect » : ce sera plus exigeant mais plus respectable.

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    dimanche 15 novembre 2009

    Peillon, victime des mauvaises manières anti-démocratiques de l'amère Royal

    Chassée d'Espoir à gauche par la porte, Royal entre par la fenêtre

    La battue de la présidentielle, battue du PS et virée du courant supposé la soutenir, a tapé l'incruste à Dijon.

    Ce comportement hautement démocratique et bassement emblématique de la "république du respect" avait déjà donné lieu à un échange de commentaires aigres samedi, qui fait florès dimanche. Plus rien ne semble donc plus les arrêter. Chacun dégaine en toute occasion et tire plus vite et plus fort que la fois précédente.

    Arrivée prétendument "joyeuse" et se déclarant contre toute évidence "en famille" à Dijon aux rencontres organisées samedi par Vincent Peillon, en vérité Royal a joué les trouble-fête. Reproduirait-elle au PS le modèle de famille qui est celui de son enfance ? Quant à celui qu'elle a imprimé à la sienne, à son tour, cela ne nous regarde pas...

    La refoulée avait fini par durcir le ton face aux critiques de son ex-petit lieutenant. Furieuse de n'être pas invitée, elle a imposé sa présence, ses hypocrisies et autres menaces, polluant l'atmosphère, pour au mieux reprendre possession des lieux et au pire faire "un coup médiatique". En fin de journée, après ce "dérapage verbal" (voir la vidéo), la maîtresse avait même adressé un "avertissement" à Peillon, ex-prof de philo. Jugeant que "les choses avaient besoin d'être recadrées", elle avait menacé de revenir chaque fois qu'elle estimerait sa présence nécessaire.

    video

    Assistance visiblement consternée

    Une mise en garde qui ne fut pas du goût de Vincent Peillon qui avait réitéré ses critiques dans la soirée sur LCI, évoquant une venue "stupide" (voir la vidéo).

    Dimanche sur Canal+, le méchant garçon alla plus loin : "Ségolène Royal ne pourra pas nous faire gagner en 2012". "J'entends Ségolène Royal dire 'je vais recadrer'. Mais il faut qu'elle se recadre elle-même", lança l'ancien porte-parole de la candidate à la présidentielle.
    Il se demanda même si la présidente du Poitou-Charentes entendait recadrer également "les dirigeants syndicaux, du MoDem, Daniel Cohn-Bendit, François Rebsamen..."

    Coup de force anti-démocratique

    L'amère Royal a certes "gâché la fête", mais surtout montré en quelle considération elle tient ses pairs et quel danger elle représente pour la démocratie en France.

    "Je crois qu'elle voulait se recadrer dans un mouvement qui lui échappe", a encore estimé Peillon, l'eurodéputé qui a demandé le "droit d'asile" dans le Sud-Est, en rappelant l'absence de Désirdavenir Royal à la première rencontre organisée le 22 août à Marseille de son courant "L'Espoir à gauche".
    Samedi à Dijon, "c'est un événement politique majeur qu'elle est venue, d'une certaine façon, abîmer et ça rend service à la droite", a rappelé Vincent Peillon, regrettant que sa venue ait occulté le travail réellement accompli lors de cette journée de débat.

    Conclusion donc, selon Vincent Peillon, la peste Royal et ancienne candidate poisseuse à la présidence en 2007 "s'est disqualifiée" à Dijon .
    VOIR et ENTENDRE l'indignation de V. Peillon sur Canal+

    video

    La réponse de la hargneuse picto-charentaise n'a pas tardé.
  • Depuis les Deux-Sèvres, où elle s'apprêtait à lancer la campagne de défense de son seul mandat électif, la présidente de Région a évoqué ‘l'affaire' devant la presse, assurant, mais un peu vite, que, pour elle du moins, "l'incident est clos".
  • Se contredisant dans l'instant, la teigneuse ne put se tenir d'adresser une nouvelle provocation: "Aujourd'hui, nous passons aux choses sérieuses. Je crois que la politique, c'est de rassembler, ce n'est pas d'exclure". Et, pour ceux qui n'auraient pas compris : "la politique c'est de rassembler et de ne pas exclure et que chacun se comporte respectueusement, paisiblement sereinement".

    D'autres déjà commencent à s'en mêler

    Le porte-parole Royal, Guillaume Garot, a estimé que l'agresseuse était agressée et qu'il fallait "que ces agressions verbales contre ségolène Royal cessent". Alors, incident vraiment clos ?

    Comment peut-on d'une part se poser en candidate légitime et évidente et d'autre part se livrer à de tels coups de force dérisoires ?
    En la repoussant du pied en 2007, les Français(es) n'ont manifestement pas perdu une authentique opportunité de vivre ensemble, « respectueusement, paisiblement, sereinement » ! Si les mots ont un sens.
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    L'amère Royal est venue reprendre l'Espoir à gauche à Vincent Peillon: respect !

    Donné, c'est donné; reprendre, c'est voler...
    Royal, parasite socialiste

    De six points battue comme plâtre, l'ex-candidate à la présidentielle s'est invitée samedi 14 novembre aux premières rencontres du rassemblement «social, écologique et démocrate». La maîtresse, Désirdavenir Royal, y a sévèrement grondé l'élève Vincent Peillon, son ancien souffre-douleur, qui ne l'avait pas invitée à Dijon.

    Royal ne fait pas de la prévention ... «C'est un avertissement. Il a commis une faute politique et un dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire» a-t-elle lancé depuis l'estrade où elle s'est invitée samedi au rassemblement de ce qui était L'espoir à gauche, organisé par Vincent Peillon.
    La veille, la présidente de Poitou-Charente avait décidé de récupérer coûte que coûte le courant qui l'avait soutenue lors du congrès du PS, mais qu'elle avait abandonné à Vincent Peillon pour mieux quadriller l'espace socialiste. Or, son ex-porte-parole de campagne, qui ne l'avait pas invitée, avait pourtant clairement fait savoir que la battue de la présidentielle était indésirable, en tant que présidentiable porte-poisse , et avait parlé de « coup médiatique » sur Europe 1.

    Peillon, une tête à se fait tirer les oreilles

  • Le 28 février 2009 d'abord,
    Pour les élections européennes du 7 juin, il est parachuté de Picardie pour être tête de liste naturelle du PS dans le Sud-Est (Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse): « pas à l’insu de son plein gré mais contre son plein gré », puisqu'il souhaitait conserver son siège d'origine. Il s'agissait alors pour la Ch'tite Aubry, de permettre à l'un de ses proches, Gilles Pargneaux, d’être tête de liste et de punir Peillon, qui avait fait un bout de route avec Sa Cynique Majesté Royal. Aux régionales du 7 juin 2009 , la liste Peillon obtint le brillant score de 14,49 % et se classa troisième, derrière la liste UMP de Françoise Grossetête (29,35 % des voix, 5 élus), et, plus surprenant, derrière celle d’Europe Écologie.
  • Et le 14 novembre 2009
    C'est ensuite Sa Cynique Majesté Royal qui est venue punir Peillon devant toute la classe
    Il fut pourtant l’un de ses trois porte-parole de campagne, mais Sa Cynique Majesté Royal ne l'a jamais plus estimé que les autres.
    Elle l'épingle aujourd'hui. «Je ne comprends pas que Vincent Peillon auquel j'ai accordé toute ma confiance et une place éminente dans l'organisation de ce mouvement puisse aujourd'hui déraper verbalement», avait-elle répliqué. Femme maltraitée et sensible au temps qui passe, elle s'était plainte: «Je n'ai pas fait 25 ans de vie politique pour me refréner ou pour être l'otage ou être instrumentalisée, c'est-à-dire qu'on utilise mon nom, ma capacité de mobilisation des militants et ensuite qu'on utilise tout cela pour des rapports de force », a dénoncé la tête de gondole des soldes de la saison passée. «Que tout le monde revienne dans le troupeau au sens positif du terme car on a besoin d'être chaleureux entre nous.» La bergère aux roses moutons serait-elle chaleureuse ? Il est vrai qu'elle les compte en boucle, sans trouver le sommeil.

    La socialiste a le sens de la propriété chevillé au corps

    Son association Désir d'Avenir ne lui suffit pas: elle réclame toujours plus. Je pars et «Je reviens travailler dans mon courant»...

    Questionné sur le fait que ce courant qu'il représente depuis le rassemblement de Marseille puisse faire doublon avec Désirs d'avenir, Vincent Peillon a déclaré : « Il y a un courant, dans lequel Ségolène a été, qui l'a soutenue, dans lequel elle reste, qui travaille avec elle, mais qui a maintenant son autonomie». De fait, sa réunion fondatrice s'est déroulée en l'absence de Désirdavenir Royal, alors en déplacement à l'étranger.
    => ENTENDRE Ségolène Royal existe-t-elle encore?
    => LIRE dans Libération « Pourquoi Peillon prend ses distances avec Royal

    Samedi 14 novembre 2009, l'amère Royal tape l'incruste

    Alors que s'agitaient quelques drapeaux fripés de militants nostalgiques de la présidentielle 2007 mais inconscients de ce qui se tramait et malgré la fermeture d'Amora-Maille par Unilever, l'amère Royale s'est déclarée «très joyeuse» d'être présente à Dijon, assurant néanmoins que « nous sommes tous dans la même famille politique». Sentiment visiblement partagé !

    «Chaque fois que j'estimerai ma présence nécessaire, je viendrai parmi les miens au milieu du travail qui est fait et au contact des militants.», a-t-elle menacé. «Tout naturellement, je reviens travailler dans mon courant » a-t-elle insisté. « A tous ceux qui ont lancé une campagne sur ma solitude, qu'ils sachent bien que les seuls qui sont les experts ès solitude, ce sont les militants et les électeurs », selon elle. Elle reprend d'une main ce qu'elle a donné de l'autre

    Isolée, voire rejetée du PS, la présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes est arrivée à Dijon à la mi-journée. Elle a été accueillie par quelques vieux boulets abandonnés traînant par là ... le sénateur-maire de la ville, François Rebsamen, co-directeur de campagne de la battue à la présidentielle, mais passé depuis à François Hollande, par Jean-Louis Bianco, son fidèle lieutenant qui n'a pas trouvé à se ré-employer, ainsi que par le député socialiste Gaétan Gorce, député-maire de ...La Charité-sur-Loire, qui "veut encore espérer de la gauche » et qui est resté en phase avec le courant « L’espoir à gauche » de Vincent Peillon.

    Désirdavenir Royal fait monter la moutarde au nez de plus d'un

    Interrogé sur cet «avertissement» par quelques journalistes, Vincent Peillon n'a pas caché son agacement, estimant que «Mme Royal est venue faire à Dijon une conférence de presse» et parlant «de méthodes un peu déplacées et assez ridicules».
    Ce rassemblement, initié à Marseille fin août, est une tentative de dialogue avec Robert Hue, ex-numéro un du Parti communiste français, Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias, vice-présidents du MoDem, ainsi que des Verts.

    La présence de l'amère Royal n'a donc pas été du goût de tout le monde.

  • Ainsi, François de Rugy, député Verts, a trouvé «cela incorrect et de l'irrespect. Ca pollue le débat important sur l'école». Pour Jean-Luc Bennahmias, «elle a accéléré les tempos, elle va plus vite que la musique».
  • Si Sa Cynique Majesté Royal est venue réclamer des subventions, elle sera rentrée bredouille. «Elle est là, c'est bien, elle n'est pas là, c'est pareil. Je suis venu pour Vincent Peillon», a lâché le mécène Pierre Bergé, qui finance désormais le courant.? Persona non grata, elle peut se gratter...
  • Un brin méprisante, Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, n'a pas commenté l'intrusion de Royal, mais la réunion elle-même. «Pour gagner, il faudra mobiliser toutes les forces disponibles. Tous les républicains, tous les démocrates, quelle que soit leur préférence de parti, leur histoire, doivent peu à peu être rendus compatibles les uns avec les autres».
  • Le leader d'Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit, par vidéo interposée, a jugé qu'on «construisait des passerelles», évoquant cette «capacité de dialogue et de «confrontation». «Nous avançons à petits pas», a-t-il commenté. Un site internet a été créé à l'issue de la rencontre, où cinq propositions, «priorités» sur l'école, ont été définies en commun et seront débattues.

    Désirdavenir aura-t-elle senti passer le vent du boulet...
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    Fos-sur-Mer: le maire socialiste porte plainte contre les rave-parties

    De jeunes teufeurs indésirables pointés du doigt
    "Jungle" de Calais ?

    Les socialistes recrutent les 'jeunes' à bas prix, leur donnent des banderoles et les lancent dans la rue, mais réclament ensuite le couvre-feu à leur encontre ! Les cartes du PS sont bradées au moment des élections, puis les jeunes segogos sont abandonnés à leur sort.

    Le maire (PS) de Fos-sur-Mer ne kiffe pas les teufeurs:
    René Raimondi
    a déposé plainte

    Ce dimanche 15 novembre 2009, au nom de sa commune, i'élu de gauche s'est fait l'écho du mécontentement de la population -sans doute bourgeoise- au commissariat de Martigues, ville PCF, contre les rave-parties "organisées sauvagement sur le site de la Fossette et de la Fanfarigoule."

    Cueillette sauvage de champignons hallucinogènes

    Les "ravers" investissent régulièrement la plaine de la Crau, comme ici lors du réveillon de l'an 2004 lors d'une gigantesque "techno party". Le terrain choisi par les "ravers"appartient au Port autonome de Marseille-Fos .

    L'arme a été saisie sur un ancien légionnaire. Les champignons hallucinogènes l'ont été sur un Salonais qui se rendait à une "rave-party" à Fos-sur-Mer

    Les "ravers" s'installent régulièrement dans cette plaine de la Crau

    "Il y a une "rave" environ toutes les trois semaines" et peut rassembler quelque 400 personnes, déplore René Raimondi qui avoue ne plus savoir quoi faire pour tenter de les empêcher. "J'ai écrit des dizaines de fois au préfet et au sous-préfet. Au départ, les réponses étaient protocolaires puis les dernières fois ils disaient être dans l'impossibilité d'agir." Le maire se souvient, qu'il y a 4 ou 5 ans, il avait envoyé la police municipale: "Les agents avaient été agressés. Que les "ravers" investissent une zone naturelle ne change rien. Ça fait partie des dossiers qui me hérissent. On en revient aux mêmes problèmes: nos effectifs de police sont insuffisants."

    Le samedi 3 mai 2008 déjà, à la suite d'un coup de téléphone des services du Port autonome de Marseille (Pam), les agents de police nationale avaient dû intervenir sur la zone industrielle du Ventillon à Fos-sur-Mer, où une centaine de personnes participaient, depuis la veille à minuit, à une "rave party" non autorisée.

    Des agents de police avaient été placés en faction pour empêcher l'arrivée de nouveaux "raveurs", essentiellement des personnes "refoulées" du Tecknival d' Eure-et-Loir. Le trajet ne leur faisait pas plus peur que les émissions polluantes de gaz d'échappement et le réchauffement climatique. Le coût du pétrole n'est trop élevé que pour aller travailler: faudra-t-il que la taxe carbone envisage de compenser par des allègements de charges le transport des ravers? En Guadeloupe et en Guyane (nov 2008), le prix de l'essence déclenchait des émeutes...

    Protecteurs de la planète

  • Début janvier 2009, un jeune de 20 ans avait été poignardé lors d'une rave à Fos-sur-Mer, et son frère de 23 ans a vait également été blessé en voulant défendre son cadet, laissé dans un état grave et transporté entre la vie et la mort, à l'hôpital militaire Lavéran, à Marseille. Deux des trois personnes impliquées dans la rixe qui a fait un blessé grave-et qui sont déjà connus pour des faits de violences- dans la nuit de vendredi à samedi ont mis en examen pour "tentative d'homicide volontaire" par un magistrat aixois.
    Les frais sont supportés par la collectivité, mais si les coûteuses imprudences des spéléologues commencent à faire débat, mais, bien qu'intolérables, les nuisances et violences d'une certaine jeunesse restent tolérées dans les états-majors vertueux.

    Autres exemple: juin 2009

    Le week-end de la Pentecôte n'a pas été non plus de tout repos pour les services de secours. Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue à l'hôtel de police.
    La zone Salon - Port-de-Bouc était chaude (Lien La Provence)
  • A la rave-party, ce samedi-là, « vers 20heures, les fonctionnaires ont contrôlé un des "raveurs" et découvert sur lui un peu de cannabis mais, surtout, plusieurs sachets contenant des champignons séchés. Lors de son audition, le "raveur"-un Salonais de 23ans- n'a pas affirmé avoir cueilli ces champignons hallucinogènes dans les champs mais a concédé les avoir achetés sur un site internet basé en Hollande. Selon ses dires, ils étaient destinés à sa consommation personnelle au cours du week-end de fête. Vu la quantité-sept sachets contenant chacun une dizaine de spécimens-les policiers ont des doutes. L'homme a passé quelques heures en garde à vue avant d'être libéré. Il devra répondre d'"usage et détention de stupéfiants" devant un magistrat .»

    Ce même samedi, de jeunes « citoyens vigilants » mais quelque peu rebelles, ont occupé la police locale de Port-de-Bouc, en tentant de prendre le train sans payer depuis la gare de Port-de-Bouc pour rejoindre les plages de la Côte Bleue, en début d'après-midi. « À l'issue de cette intervention [de la police], quatre adolescents de 14 à 17 ans [probablement défavorisés] ont été arrêtés. L'un d'eux reconnaîtra les jets de pierre et dénoncera un de ses amis, âgé de seulement 12 ans et en fuite. Deux des mis en cause seront convoqués devant un juge des mineurs pour une mise en examen. »
    Un couvre-feu ciblé concernant les moins de treize ans dont les parents seraient démissionnaires, serait-il injustifié, abusif et anti-démocratique ?

    Localement, l'élu PS de Fos prône sans doute la prévention contre les sanctions, mais dénonce pourtant les nuisances sonores lors de ces manifestations et s'inquiète de la circulation de produits illicites sur les sites.
    Pas de légalisation ?
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    jeudi 12 novembre 2009

    Vers une enquête parlementaire sur les sondages de l'Elysée

    Le PS craint que d'autres commissions d'enquête voient le jour...
    Le président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer (UMP), a accepté mardi que la commission des Lois ouvre une enquête parlementaire sur l'importance de la facture des sondages commandés par l'Elysée.

    La majorité applique la réforme parlementaire

    Bernard Accoyer a tranché mardi en faveur des socialistes.

    Le PS a rebondi sur les «interrogations» formulées par la Cour des Comptes, dans son premier rapport annuel, sur l'important budget alloué par l'Elysée aux enquêtes d'opinion. En 2008, son montant s'est en effet élevé à 3,28 millions d'euros. Le directeur de cabinet du chef de l'Etat, Christian Frémont, a de son côté révélé mi-octobre, lors de son audition devant l'Assemblée, que le spécialiste des sondages, Pierre Giacometti, bénéficiait d'un contrat de 43 500 euros mensuels avec l'Elysée et le politologue, Patrick Buisson, d'un contrat de 10 000 euros par mois.

    La Cour des Comptes s'était émue

  • Le président de l'Assemblée Nationale a commenté sa décision par l'absence de poursuite judiciaire en cours.
    "C'est maintenant à la commission des lois de l'Assemblée de «vérifier les conditions requises" pour la création d'une telle commission et de «se prononcer» sur son «opportunité», a-t-il expliqué.

  • Jean-François Copé, le patron des députés UMP, s'est opposé au principe de cette commission d'enquête.
  • Alors que Michèle Alliot-Marie était défavorable à la création d'une telle commission, le président du Palais Bourbon a jugé que l'objection de la ministre de la Justice n'était pas un motif d'irrecevabilité. Cette dernière avait en effet estimé que le pouvoir de contrôle du Parlement s'exerçait sur l'action du gouvernement, et non sur celle de la présidence de la République. Un tel contrôle, étant selon elle, inconstitutionnel.

    Les effets de la réforme des institutions

    Tandis que les députés peuvent désormais présenter la moitié des textes de loi, à égalité avec l'exécutif, tout en prétendant ne constater aucun changement, Bernard Accoyer a fait valoir mardi que «les nouvelles dispositions de la Constitution et du règlement de l'Assemblée Nationale rendent quasi automatique la constitution d'une commission d'enquête, sauf opposition d'une majorité des trois cinquièmes des membres de l'Assemblée».

    La suite des opérations

    Selon lui, la commission présidée par Jean-Luc Warsmann (UMP) pourrait statuer d'ici «deux semaines».
    Trois options sont envisagées :
    - une approbation de la demande socialiste,
    - un rejet
    - ou une modification de son «périmètre», .

    Cette dernière hypothèse reviendrait, de facto, à vider la commission d'enquête de sa substance et certains parlementaires la considèrent comme un scénario assez probable. «Il faut avoir une lecture suffisamment large pour ne pas circonscrire les droits du Parlement en matière d'investigation», a conclu Bernard Accoyer, qui n'a «pas le sentiment que l'exécutif soit embarrassé par ce problème».

  • Pourtant, la première secrétaire du parti socialiste, Martine Aubry, et le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault, un affidé de François Hollande, ont a priori affirmé mardi craindre que la majorité ne «triture» le texte PS sur la création d'une commission d'enquête parlementaire, dans l'objectif de la vider de toute efficacité. Ils ont en fait bien d'autres sujets de préoccupation...

    Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a, quant à lui, déploré «l'agitation politicienne» autour de cette affaire.
    «Certains socialistes ont un peu la mémoire courte», a-t-il affirmé. Et d'ajouter : « Je me souviens d'une époque où pour un sujet autrement plus grave, (l'affaire de l'attentat contre le Rainbow Warrior impliquant un frère de Sa Cynique Majesté Royal), où il y avait quand même mort d'homme, le président François Mitterrand, depuis l'Elysée, avait indiqué qu'il n'était pas question qu'une commission d'enquête parlementaire interfère sur la politique menée par l'Elysée»...
    -> Le 19 septembre 1985, François Mitterrand demande à son Premier Ministre, Laurent Fabius, de faire le ménage dans l'affaire du sabotage du Rainbow Warrior. "Cette situation ne peut plus durer. Le moment est venu de procéder sans délai aux changements de personnes et, le cas échéant, de structures qu'appellent ses carences".
    Des révélations publiées dans la presse française relancent toutefois le débat, entraînant la démission du ministre de la Défense, Charles Hernu, et le limogeage du numéro 1 de la DGSE, l'amiral Pierre Lacoste.

    Le Président socialiste fait également état d'un grave constat d'impuissance
    "Il nous faut constater que la presse fait état d'éléments nouveaux dont nous ne pouvons apprécier la réalité faute d'avoir obtenu des services compétents les informations nécessaires."
    Serge July (Libération 21/09/85) écrit : "Mieux vaut passer pour un incompétent qui ne maîtrise pas l'appareil de l'Etat que pour un dirigeant qui a sciemment décidé de commettre un attentat contre des pacifistes."

    20 ans après

    Les acteurs et les commentateurs continuent de diverger sur
    l'implication directe du Président Mitterrand dans l'ordre de couler le Rainbow Warrior.
    Il n'est jamais trop tard de demander la commission d'enquête parlementaire dont ne voulait pas le président Mitterrand.
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