lundi 13 juillet 2009

Les pires touristes au monde sont français

Ils étaient déjà sales, ils sont maintenant radins et mal polis

Les Français ont la réputation d’être sales.
A leur décharge, le savon de Marseille est aujourd’hui allemand ! On dit aussi qu’ils ne se brossent pas les dents. Le taux de renouvellement des brosses est parmi les plus bas du monde civilisé. Mais ils ont la meilleure couverture sociale de la planète. On comprend dès lors que le trou de la Sécurité Sociale ne soit pas une simple carie dans le budget.

Or,
ne voilà-t-il pas que les étrangers nous pointent maintenant nos mauvaises manières. Et cela à la veille de notre fête nationale !

Selon une étude commandée par un voyagiste, Expedia, numéro un mondial des agences de voyages en ligne,
les Français sont les touristes européens les moins aimés par les hôteliers. Du Niger au Liban, les anecdotes sur les "Frenchies" en vacances confèrent une nouvelle dimension à l’exception culturelle française. Alors que nous tentons de soigner l’accueil des vacanciers étrangers sur le territoire national, l’enquête montre que des efforts sont également à effectuer en dehors des frontières. Impolis, râleurs, réfractaires aux langues étrangères, ils sont la hantise des hôteliers.

Les cancres de la classe tourisme
Sur les 27 nationalités évaluées, les Français arrivent dans le peloton de tête des touristes les plus désagréables, juste devant les Chinois et les Indiens. Même si les hôteliers reconnaissent que les Français sont, en général, discrets, bien habillés et organisés, ils sont accusés d'être radins, impolis et de ne pas parler de langue étrangère. Comment un peuple d'assistés pourrait-il être généreux ?

Les forts en thème
  • Les touristes les plus appréciés sont les Japonais, qui arrivent en tête du palmarès pour la troisième année consécutive. « Les hôteliers interrogés les apprécient pour leur comportement général, leur discrétion, leur courtoisie, et leur zénitude face à l’adversité », explique l’étude. « C’est bien simple, ces vacanciers idéaux ne se plaignent jamais », souligne-t-elle.
    Léger bémol pour les habitants du pays du Soleil-Levant, leur difficulté à parler la langue du pays visité. Ils n’occupent en effet que la 26e place dans le classement des touristes les plus aptes à converser dans la langue indigène.
  • Les Canadiens, les Allemands et les Britanniques sont également bien notés - les Anglais étant loués pour leur calme et leur goût vestimentaire (ce qui est fort subjectif...). Les Européens d’outre-Manche ne sont pas tous Ecossais et se font notamment apprécier pour une générosité accrue en comparaison du précédent classement. en 2008 : classés 30e dans la catégorie « touristes les plus généreux en pourboires », ils arrivent cette année en 2e position.
  • Les Américains arrivent à la 11e place : ils traînent la réputation d'être des touristes bruyants, mais qui tentent de parler la langue des autochtones et qui sont généreux en pourboires.
  • Pour l’enquête, 4.500 professionnels ont été interrogés, à travers neuf critères allant de la propreté à l’élégance en passant par la générosité ou le savoir-vivre. Avant-dernier en 2008, les Français prennent donc cette année de vitesse les 27 autres nationalités présentes dans le classement, et s’installent au top des plus mauvais vacanciers.
  • L'étude, commandée par Expedia.fr à l'institut de sondage TNS Infratest, a été menée auprès de 40 000 employés d'hôtels en Europe et en Amérique du Nord.

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    Obama : la lune de miel avec les Américains est terminée

    Moins 15 points entre février et juin

    L'état de grâce du président Barack Obama semble arriver à son terme, au sixième mois de son investiture, selon un nouveau sondage de la jin juin qui témoigne d'une perte de vitesse de sa cote de popularité.

    Selon cette enquête d'opinion menée par CNN et l'institut Opinion Research Corporation, la cote de popularité de Barack Hussein Obama reste élevée, mais est néanmoins passée de 76% en février, immédiatement après son investiture, à 61% fin juin.
    70% des sondés estiment que M. Obama est "un dirigeant fort et marquant", contre 80% en février. Plus de la moitié (53%) pense toujours qu'il a "un programme clair" pour résoudre les problèmes du pays, contre 64% en février.

    Plus d'un tiers des personnes interrogées (37%) ont indiqué qu'elles désapprouvaient la manière dont le nouveau président exerçait ses fonctions.
    Ce sondage par téléphone a été conduit du 26 au 28 juin auprès de 1.026 adultes et comporte une marge d'erreur de plus ou moins 3 points.

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    La France veut "gagner la bataille de la voiture décarbonée"

    Un programme de développement de véhicules peu émetteurs en C02

    "La révolution est en route", s’est exclamé Jean-Louis Borloo à la mi-juin 2009, alors que onze projets de véhicules "décarbonés" étaient présentés jeudi 18 dans la cour du ministère de l'Ecologie et du Développement durable.

    Objectif du ministère

    Proposer aux Français une offre diversifiée de voitures peu émettrices de CO2 dès 2011 pour que
    15% des achats de voitures concernent des véhicules décarbonés "d’ici deux ans et demi à trois ans".
    L’idée simple, c’est qu'il y ait de manière standardisée, industrialisée, à un prix normal, autant de voitures différentes électriques ou presque électriques que les Français le souhaitent ».

    Le financement

    Le gouvernement se donne les moyens : "un gros milliard d’euros" au développement des véhicules décarbonées (électriques et hybrides). 450 millions d’euros sur quatre ans sont octroyés par les fonds démonstrateurs de l’Ademe (mis en place en 2008), 200 à 250 millions par l’Agence nationale de recherche, et 200 millions sur trois ans par le programme Prédit.
    En investissant dans le développement des voitures "décarbonées", Jean-Louis Borloo veut faire de la France un leader mondial dans le secteur : "La France a tout ce qu'il faut pour assumer le leadership, a-t-il insisté : les capacités de recherche, les constructeurs, la volonté populaire. On va gagner la bataille de la voiture décarbonée."

    Les acteurs

    « La France a tout ce qu’il faut pour assumer le leadership : les capacités de recherche, les constructeurs, la volonté populaire. On va gagner la bataille de la voiture décarbonée », a assuré Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie .

    Pour « gagner la bataille », l’Etat mobilise de grands constructeurs et équipementiers. Des grands constructeurs et équipementiers – Michelin, PSA, Renault, Toyota – sont impliqués dans les recherches, mais également de plus petits, comme Heuliez ou Aixam. Sont également partenaires le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), EDF ou l'Institut français du pétrole (IFP).

    Les recherches

    Les recherches concernent aussi bien les véhicules que les équipements : voitures équipées de petits moteurs électriques intégrés aux roues, autobus électrique se rechargeant directement sur les abribus, ou encore flottes expérimentales de véhicules hybrides rechargeables. Une diversité annonciatrice de l’avenir de la voiture, selon la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno : "on n'aura plus un véhicule type, mais plein de véhicules différents" selon les usages.

    L’Etat va montrer l’exemple

    Pour prouver que « la révolution est en route », même au plus haut sommet de l’Etat, le gouvernement a prévu un programme d’achats publics de 100 000 véhicules décarbonés dans les quatre ans à venir. Pour les véhicules électriques, 5 millions de bornes de recharges seront également installés sur tout le territoire en trois ans (5 à 600 000 en 2010).

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    Un accord sur les licenciements ou l’usine saute !

    Le dialogue social sent le gaz Après les séquestrations de patrons, une nouvelle étape dans les conflits sociaux ?

    Les 366 salariés de l'entreprise New Fabris, spécialisée dans l'usinage de pièces automobiles et en liquidation judiciaire, réclament 30.000 euros d'indemnité par employé à PSA et Renault, clients à 90% de l'usine. S'ils n'obtiennent pas satisfaction, ils menacent de faire sauter l'usine au 31 juillet.

    Depuis le 16 juin et la mise en liquidation judiciaire , ils occupent en permanence le site et ont indiqué avoir installé des bouteilles de gaz.
    «Les bouteilles de gaz sont dans l'usine. Tout est prévu pour que ça saute» en l'absence d'accord au 31 juillet stipulant que chaque salarié recevra 30.000 euros de PSA et Renault, a déclaré dimanche Guy Eyermann, délégué CGT et secrétaire du CE de l’usine basée à Chatellerault (Vienne) en Poitou-Charentes. «On ne va pas laisser PSA et Renault attendre août ou septembre pour récupérer les pièces en stock et les machines encore dans l'usine (...) Si nous, on n'a rien, eux n'auront rien du tout», a-t-il poursuivi.

    Radicalisation : New Fabris s’inspire du précédent de Cellatex

    Prise d’otage des dirigeants, occupation des lieux de travail, destruction du matériel, menaces sur la nature... Au cours de ces dernières années, les conflits sociaux se sont radicalisés. Les
    séquestrations des patrons de Duralex en 2006 sur le site de Rive-de-Gier (Loire), de l'entreprise Kléber-Michelin de Toul en février 2008 ou de Sony France par les salariés de l'usine de Pontonx-sur-l'Adour en mars 2009 sont des exemples parmi d’autres.
    Les salariés de l'usine Daewoo de Mont Saint-Martin (Meurthe et Moselle), avaient déjà eu recours à la menace à la pollution en 2002 pour lutter contre le dépôt de bilan de leur entreprise.

    La menace des salariés de New Fabris rappelle un autre conflit mené par la CGT

    Le 5 juillet 2000, les 153 salariés de filature de rayonne Cellatex de Givet dans les Ardennes avaient menacé de polluer la Meuse avec de l'acide sulfurique faute d'indemnités suffisantes.
    Le 17 juillet, furieux de la modicité des indemnités qu'on leur proposait, des ouvriers jetèrent dans un ruisseau semi-canalisé au fond du site industriel, et qui rejoint la Meuse, 5.000 litres d'acide sulfurique coloré en rouge. Autour de l'usine, les employés de la Direction départementale de l'équipement, protégés par un cordon de CRS, réussissent immédiatement à contenir l'acide dans le petit canal, évitant ainsi toute pollution importante. Ce coup d'éclat mena à un protocole d'accord qui leur accorda un régime de congé de conversion de 12 mois payés à 80% pour tous, approuvé le 20 juillet à l'unanimité des ouvriers.

    L'accord garantit le niveau de revenus des ouvriers pendant deux ans ainsi que 12 mois pour suivre des stages de reconversion. Enfin chacun reçoit une prime de licenciement de 80.000 francs (12.000 euros). Le 17 juillet 2000, lors du coup de colère des ouvriers, il leur était simplement proposé une prime compensatoire salariale de 2.500 francs (381 euros) par mois pendant 24 mois pour ceux qui trouveraient un CDI moins payé, expliquait alors le secrétaire du comité d'entreprise.

    Les clients de New Fabris tentent le coup à leur tour


  • La direction de PSA Peugeot-Citroën a déclaré "ne pas avoir à se substituer aux actionnaires ou à l'Etat". "Nous avons montré au liquidateur que nous étions prêts à reprendre le stock, cela ferait de l'argent soit pour l'Etat qui est le premier créancier, soit pour les salariés", a poursuivi la direction, alors que la valeur des pièces fabriquées et stockées dans l'usine est estimée à 2 millions d'euros.
  • A la direction de Renault, on met en avant les efforts du constructeur en faveur de New Fabris depuis sa mise en règlement judiciaire, "sous forme de maintien des commandes et d'avances de trésorerie". "Nous avons essayé aussi de susciter des offres de repreneurs potentiels, mais aucun ne proposait de solution pérenne", ajoute l'entreprise.
    Face à la demande des salariés, Renault renvoie aux négociations entre les salariés de l'équipementier et l'administrateur judiciaire.

    Les salariés demandent la médiation du ministre
  • Mardi, le groupe PSA a indiqué «refuser totalement le versement d'indemnités supra-légales». «PSA est un client et n'a pas à se substituer à l'actionnaire ou à l'Etat», a affirmé Pierre-Olivier Salmon, porte-parole du groupe, qui a en outre précisé avoir «assuré financièrement durant la période d'observation de New Fabris» et l'avoir «aidé à retrouver un repreneur», sans succès.
    Le syndicaliste estime lui que le constructeur les a «lâchés»: «Depuis plusieurs années, ils ne nous commandaient plus de nouvelles pièces. Ils nous commandaient des pièces en fin de vie. On sentait qu'ils allaient se désengager mais pas si rapidement», a-t-il commenté.
    2 millions d'euros de pièces en stock .

  • Pour tenter de négocier l'indemnité, trois cars, soit environ 150 salariés, se sont rendus mardi dernier à la direction de PSA et une délégation similaire se rendra à la direction de Renault jeudi prochain, a dit M. Eyermann. Les salariés ont également rendez-vous au ministère de l'emploi le 20 juillet. «On va demander au ministère de faire pression sur PSA et Renault qui ont reçu des aides de l'Etat», a-t-il ajouté.
  • Ils contournent ainsi leur présidente de Région, Désirdavenir Royal, dont ils semblent faire aussi peu cas que de ses débats participatifs…

    La question reste posée de savoir pourquoi cette région Poitou-Charentes subit tant de liquidations judiciaires.
    La CAMIF n'a pas eu la chance d'Heuliez sauvée par le tribunal.
    -> Bizarrre encore le cas de la société Frigeline, 159 salariés, du groupe de transport La Roche-Peltier, qui a été placée mercredi 3 juin 2009 en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Niort. L'amère Royal n'est-elle pas une adepte de la mise au frigo ?

  • Christian Estrosi ne recevra pas les salariés de la société New Fabris, en liquidation judiciaire, si ceux-ci continuent de menacer de faire sauter l'usine. Le ministre, qui a prévu de rencontrer le 20 juillet les représentants des salariés du sous-traitant automobile, a déclaré : "Je ne reçois pas sous le coup de la menace. Si les salariés continuent, je ne les recevrai pas."

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    dimanche 12 juillet 2009

    L'UMP Maryse Joissains reprend la tête des municipales à Aix

    Zizou Bayrou cul et chemise avec Cohn-Bendit et le Che-Besancenot !

    Avec 43,31% des voix, la députée UMP Maryse Joissains, maire sortante invalidée, est arrivée en tête lors du premier tour des
    élections municipales partielles d'Aix-en-Provence dimanche 12 juillet 2009.
    Sa liste devance la liste
    PS (Alexandre Medvedowsky)-MoDem (François-Xavier de Peretti)-PRG (Lucien-Alexandre Castronovo
    ) créditée de 34,08% des suffrages, avec près de 10 points d'avance.
    La liste écologiste obtient 11,31%, celle du divers-droite Stéphane Salord (ancien adjoint de l’équipe sortante) 7,08%, et celle du rassemblement
    PCF (Nathalie Leconte
    , tête de liste)-NPA (Claude Ramin )-PG (Hélène Le Cacheux), 4,21%.

    Une annulation de plus : la 4e en 40 ans !

    Le scrutin de 2008 avait été invalidé par le Conseil d'Etat, qui a estimé que les résultats avaient pu être faussés par "des propos et des insinuations d'une gravité inadmissible" durant la campagne. C'est la quatrième annulation d'un scrutin en 40 ans à Aix-en-Provence…En 2008, Maryse Joissains, maire d'Aix-en-Provence depuis 2001, avait été réélue à la tête de la deuxième ville du département (140.000 habitants), avec 44,2% des voix au second tour, contre 42,9% à Alexandre Medvedowsky, candidat du PS, et 12,7% à François-Xavier de Peretti, tête de liste pour le MoDem.

    Du taux de participation dépend l’issue du second tour

  • Les électeurs se lassent des rivalités politiques
    Aix-en-Provence est l’une des grandes villes de France qui sollicite le plus ses électeurs, tant les scrutins se font au fil du rasoir.
    Près de 89.000 électeurs aixois étaient encore appelés à choisir leur équipe municipale, mais la participation s'éleva à 44,05% contre 59,18% au premier tour des municipales de 2008.
  • 2008 est à refaire

    Maryse Joissains avait emporté l'élection municipale du 16 mars 2008
    dans une triangulaire avec 44,28% des voix devant le socialiste Alexandre Medvedowsky (42,94%) et le MoDem de François-Xavier de Peretti (12,78%).
    Le Conseil d'Etat avait invalidé l'élection le 8 juin dernier après un recours déposé par Stéphane Salord (7,08% en 2009), au motif de « propos et insinuations inadmissibles ayant pu fausser le résultat du scrutin».
    Cette invalidation fut provoquée par la sortie d'un tract anonyme. La liste menée par le candidat du
    Modem François-Xavier de Peretti, dans laquelle figuraient deux adjoints au maire UMP ayant rompu avec Maryse Joissains, Stéphane Salord et Bruno Genzana [conseiller général Nouveau centre], était qualifiée de « gay pride ». Pour Maryse Joissains-Masini et son entourage, il s'agit d'une décision politique : en effet, le tract n'a pas été distribué et son impact est impossible à définir.

    => Avec 43,31% en 2009, Maryse Joissains Masini n’est pas loin de ses 44,28 % de 2008, mais les listes coalisées Medvedowsky (42,94 %) et Peretti (12,77 %) ne font plus 55,71% , mais seulement 34,08%.

  • La maire sortante a qualifié ce premier tour de" satisfaisant" et estime que des "surprises sont toujours possibles". Malgré le possible "déchaînement dans la ville contre (elle)", la candidate UMP est "dans un état d'esprit de gagnante", "d'une personne déterminée".Même si "ce ne sera pas facile", car "ils seront tous contre (elle)", Maryse Joissains "pense qu'(elle) va gagner"."Tous ces mecs contre moi, ça ne me fait pas peur", a-t-elle lancé avec sa gouille habituelle.

    A gauche, des alliances contre nature
  • Sans surprise, toujours avide de pouvoir, mais sans cesse repoussés, le PS et le MoDem ont présenté dimanche une liste d'union à nouveau emmenée par Alexandre Medvedowsky après un accord signé le 17 juin.
    Alexandre Medvedowsky a aussi témoigné d' «une grosse satisfaction ».
    "La dynamique est de notre côté. Maintenant, il faut construire une large majorité alternative" a-t-il ajouté.
  • Le candidat écologiste Hervé Guerrera, qui récolte 11,3% des suffrages, pourrait se désister au profit de la liste d'opposition à la maire sortante.

    Le deuxième tour, qui s'annonce extrêmement serré, n’est pas gagné pour Maryse Joissains, qui devra mobiliser les abstentionnistes.
  • Mais les Aixois et les Aixoises participeront-ils à ce mariage de la carpe et du lapin ?


  • Les Verts invitent en effet à voter contre l’UMP… Les amis de Zizou-Bayrou ne craignent donc pas de s’allier avec n’importe qui pour exister :
    non seulement avec les électeurs du Che-Besancenot, le « rapace » capable d’indigner jusqu’à la CFDT et la CGT, vont se rabattre sur la liste hybride,
    mais aussi avec les camarades de Dany-le-Rouge, le tripoteur de braguettes qui lui fait horreur à la télé mais se livre à des attouchements dans l’isoloir.
    On aura tout vu et la morale politique est probablement sauve.
    Sauve qui peut !

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    Heuliez sauvé de la casse par le groupe Bernard Krief Consulting

    Sa Cynique Majesté Royal se pousse du col

    Seul candidat en lice, le groupe Bernard Krief Consulting a été désigné par le tribunal de commerce de Niort pour reprendre l'équipementier automobile Heuliez. Le repreneur conservera 600 emplois sur un millier, mais s'est engagé à réembaucher près de 100 salariés par an. La prise de possession interviendra le 24 août prochain.

    Et qui s’en attribue le mérite ? Désirdavenir Royal, présidente socialiste de la région Poitou-Charentes qui l'a recueillie après bien des vicissitudes électorales.

    La sournoise arriviste communique sonne de la ‘trompe

    Seule au monde et avec une superbe insolence, MoiMoiMoi ignore les partenaires principaux du sauvetage d'Heuliez.
    Son apport royal de 5 des 80 millions nécessaires donne à l'impudique la priorité sur quiconque, croit l'ancienne députée des Deux-Sèvres. "C'est aussi la démonstration qu'un autre modèle économique est possible, comme ici pour la voiture électrique et propre", a-t-elle ajouté.
    "C'est une belle victoire, la victoire des salariés et de leurs dirigeants, parce qu'ils ont toujours été au coude à coude dans cette entreprise", a clamé Sa Cynique Majesté Royal,
    la première…, lors d'une
    conférence de presse …à Paris.

    Outre qu'elle s'attribue tous les mérites des réussites locales tout en rejettant ses échecs sur les autres, prendre de vitesse Jean-Pierre Raffarin et Dominique Bussereau semble être l'un des moteurs de l'électrique ancienne député aux abois qui craint de passer au rang des locomotives à vapeur aux prochaines Régionales.

  • Autre coup de klaxon, celui du délégué CFDT
    Pour sa part, Emile Bregeon a estimé que "c'est la fin d'une histoire". "L'entreprise connue n'existe plus, on appartient à BKC. C'est un nouvel Heuliez. On revient de loin puisque depuis le début, on risquait la liquidation", a-t-il admis.

    =>
    Heuliez, qui employait 1.074 personnes à Cerizay (Deux-Sèvres), avait été placé en redressement judiciaire le 15 avril. BKC était le seul candidat à la reprise après le retrait la semaine dernière de France Industrie Participations.
    Le nouveau groupe sera constitué d'une holding présidée par Emilio Gallucio et qui, selon l'avocate de BKC, Me Catherine Boulanger, se nommera Heuliez Capital. Il comprendra deux sociétés,
    Heuliez New World
    et Heuliez Véhicules Electriques.

    Deux fois plus de bruit que l’Etat, pour deux fois moins de capitaux…

    Le capital annoncé est d'un million d'euros, dont 80% détenus par BKC et 20% par l'équipe dirigeante.
    Louis Petiet, président de BKC, avait annoncé le 2 juillet que le plan de reprise pourrait atteindre de 50 à 80 millions d'euros - dont pour les fonds propres 16 millions d'euros apportés par BKC avec des partenaires émiratis et 10 à 20 millions d'euros d'investissements asiatiques.

    L'Etat s'est engagé à apporter dix millions d'euros au titre du Fonds stratégique d'investissement (FSI) et la Région Poitou-Charentes, cinq millions d'euros. Le reste est constitué d'emprunts pour le financement de l'exploitation.

    La ‘Friendly’ pourrait voir le jour en 2010

    L'usine familiale Heuliez, fondée en 1920, s'est tournée vers la voiture 100% électrique, la "Friendly", dont les premiers prototypes doivent sortir en avril 2010. Or, Heuliez manquait de liquidités pour préparer ce qui devait devenir son produit phare. Avec la création d’Heuliez Véhicules Electriques elle conserve de bonnes chances de sortir des cartons.
    Recueillie par les Deux-Sèvres après ses échecs répétés en Normandie, Sa Cynique Majesté Royal a abandonné la CAMIF et la présidente absente dans sa région ne pouvait se représenter devant les électeurs en 2010 sur un nouveau fiasco avec Heuliez.
  • Sa Cynique Majesté Royal s’est donc emparée de tous les micros, a accaparé toutes les caméras et s’est présentée en sauveteuse vertueuse du navire amiral des Deux Sèvres que, elle n’a pas vu couler pendant qu’elle guerroyait pour son propre compte et essuyait deux bérézina électorales successives.
    Se saisissant d’une corne de brume, elle souffla pourtant sur les antennes que c’était un nouveau départ, un "message d'espoir" [pour elle, au premier chef], pour toutes les entreprises françaises et "les PME qui sont imaginatives" comme Heuliez.
    Pourtant, dès septembre 2008, Luc Chatel, secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la Consommation, et Hubert Falco, secrétaire d'État chargé de l'Aménagement du territoire, ont visité l'entreprise. En effet, le constructeur automobile, repris par le groupe indien Argentum Motors en 2007, se positionnait désormais sur le marché des voitures électriques. Il présenta même un prototype lors du Mondial de l'automobile du 4 au 19 octobre. Sans un merci pour Bernard Krief Consulting: pardon à BKC !
  • "La voiture électrique, ça va marcher", a-t-elle promis, comme si elle y était pour grand chose. La responsable socialiste a cependant polémiqué sur la "timidité", selon elle, de l'Etat dans ce dossier et le refus de Renault et de Peugeot de se joindre au tour de table.
    Heuliez a produit 450.000 véhicules depuis 1985, dont des cabriolets pour Renault et Peugeot. Au début de l'année, il lui manquait 45 millions d'euros pour pouvoir poursuivre son activité.
  • "Le plus important c'est qu'Heuliez vive", a souligné Paul Quéveau, ancien P-DG et descendant du fondateur, qui devient vice-président dans la nouvelle structure.
    "C'est l'aboutissement de plusieurs mois d'efforts. Il faut se remettre au travail pour préparer le lancement de nos produits l'an prochain", a-t-il revendiqué.
  • Pour Me Boulanger, tout est prêt désormais pour faire d'Heuliez une société mondialement leader sur le marché de la voiture non polluante.
    "La voiture électrique verra bien le jour en 2010 comme prévu", a-t-elle déclaré, confirmant de grands projets avec le premier constructeur privé chinois Chery concernant des véhicules "low cost" à moteur atmosphérique.
  • Il est pourtant d'ores et déjà possible de réserver sa voiture, mais elles seront disponible qu'en 2012 pour les particuliers.

    => Bernard Krief Consulting, un habitué des sociétés en difficulté

    A la tête de BKC depuis 1995, « Louis Petiet, âgé de 52 ans, n'en est pas à son coup d'essai. Depuis cinq ans, lorsqu'il a décidé de prendre des participations majoritaires dans des entreprises en difficulté, il a procédé à douze acquisitions. «Nous sommes un consultant qui est son propre client», explique-t-il. […]
    Louis Petiet ne précise pas les fonds propres dont il dispose. Ils sont estimés à 400 000 euros par un spécialiste de la reprise d'entreprises.

    Une des opérations les plus connues a été son rachat du groupe de textile en difficulté DMC l'année dernière. […] Il s'associe généralement avec des investisseurs minoritaires ou des entreprises de pays émergents. Il s'est ainsi associé à un Pakistanais pour racheter DMC. […]

    Bernard Krief Consulting est présent dans des activités aussi diverses que le tissu, la vente à distance, l'aéronautique et l'immobilier, mais son président estime qu'il y a des synergies entre chacune des entreprises de son holding.

    Louis Petiet n'est pas plus disert sur la provenance des fonds dont il dispose. […] Comme il n'a jamais distribué de résultats, au fil des ans, il aurait accumulé de quoi financer une partie de ses opérations, le solde provenant de ses partenaires. Son mode de gestion est lui aussi original, fondé sur une organisation « low-cost, écrasant le management». Les quatre holdings de Bernard Krief Consulting n'emploient que douze personnes.

    (Source Le Figaro)

    =>La voiture décarbonée
    LIRE un prochain article de PaSiDupes

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    Rémunérations: «le patronat n'a pas réussi à s'autoréguler»

    Un entretien du Figaro
    Les propos recueillis par Samuel Laurent ont été publiés le 08/07/2009

    Entretien - Le député Philippe Houillon , rapporteur d'une mission, propose
    une loi pour mieux encadrer les rémunérations des dirigeants, notamment en supprimant les retraites chapeaux.

    Philippe Houillon, député UMP du Val-d'Oise, était le rapporteur de
    la mission parlementaire sur la rémunération des patrons, qui a rendu ses conclusions mardi 7 juillet. Le constat que dresse le rapport est accablant : les dix patrons les mieux payés du CAC 40 gagnent entre 2,4 millions et 4,7 millions d'euros par an.
    Pour mettre fin à ces dérives, la mission propose 16 mesures, parmi lesquelles l'institutionnalisation des comités de rémunération ou la suppression des retraites chapeaux. Le député revient sur les conclusions de ce rapport pour lefigaro.fr.

    Quelles sont les principales propositions de ce rapport ?
    Nos propositions ne sont pas révolutionnaires, elles correspondent à des notions déjà déclinées par d'autres interlocuteurs, comme la charte éthique du Medef. Pour nous, la rémunération doit correspondre à l'intérêt général de l'entreprise. Une notion qui existe déjà, mais qui a du mal à s'appliquer. Nous proposons donc de l'inscrire dans la loi. Cette notion reste générale, car il faut examiner la situation entreprise par entreprise, avec des critères composites et qui peuvent varier en fonction de la situation.

  • Mais nous proposons aussi de
    - diminuer le nombre de mandats dans les grandes entreprises de cinq à trois,
    - institutionnaliser les comités de rémunération
    -et de les ouvrir à d'autres acteurs, notamment les salariés.
  • Il faudra aussi tenir compte de la situation d'échec ou de réussite de l'entreprise avant de fixer la rémunération.
  • Nous proposons également
    -d'interdire les retraites chapeaux
    -ou de mieux encadrer les stock-options.

    Ces mesures suffiront-elles à changer des pratiques déjà en place ?
    Où met-on le curseur ? Les propos martiaux que nous avons entendus depuis la crise au sujet de la rémunération des patrons n'ont pas été suivis d'effet. On nous reproche d'un côté de ne pas être assez sévères, de l'autre on trouve que nous allons déjà trop loin. Pour moi, on assiste à un timide changement de culture depuis la crise, et notre but est de proposer des mesures à même d'accompagner ce changement. Personnellement je ne suis pas favorable, par exemple, à un plafonnement par la loi de la rémunération des dirigeants, qui doit rester l'affaire des actionnaires. Mais le patronat, qui parle sans cesse d'autorégulation plutôt que d'une loi, a montré qu'il ne parvenait pas à se réguler seul.
  • L'une des mesures que nous proposons, la décote de 20% à l'acquisition de stock-options, fait partie du code éthique du Medef depuis des années. Elle n'est pas appliquée. Nous voulons aider l'organisation patronale à faire appliquer son code. Il faut bien comprendre que les abus, même s'ils sont marginaux, rejaillissent sur l'ensemble des acteurs concernés en termes d'image. Il faut donc une réponse adaptée.

    L'argument contre une législation, c'est de dire que les grands patrons risquent de quitter la France…
    On a toujours en fond de lucarne ce risque de départ des patrons, c'est pour cela qu'il ne nous est pas possible d'aller trop loin. On ne fait que reprendre des choses dites mille fois, en espérant que cette fois, elles s'appliquent. Cela étant, je ne connais pas beaucoup de patrons français qui dirigent de grandes sociétés étrangères, ni l'inverse d'ailleurs.

    Quelle sont les suites à attendre après votre rapport ?
    Soit il en restera à ce stade, soit on déposera une proposition de loi, soit nous engagerons un débat avec les ministres concernés. Quinze mesure sur les 16 que nous proposons sont consensuelles et correspondent à des éléments déjà présents dans les codes éthiques. Une seule risque de faire débat [qualifié de 'polémique' par la presse d'opposition], le plafonnement de la déductibilité fiscale de l'impôt sur les sociétés. Mais à une époque où les sociétés sont implantées à l'international, aucune législation quelle qu'elle soit ne suffit. Il faut des accords internationaux, au niveau de l'Europe, ou du G20. Pour moi, nous sommes dans un changement de culture. Nous parlons de rémunérations « correspondant à l'intérêt général », le Bundestag allemand évoque des rémunérations « appropriées », on sent bien que nous sommes dans des choses très voisines. Les comités de rémunération sont une instance composée de personnalités indépendantes, chargé de définir la politique de rémunération des dirigeants d'une entreprise en fonction des performances de la société.

    Philippe Houillon (1951), avocat à 21 ans, juge titulaire de la Cour de justice de la République (du 25/06/1997 au 18/06/2002) et maire UMP de Pontoise, réélu député en 2007 dans le Val-d’Oise, il fut désigné comme rapporteur de la Commission d'enquête chargée de rechercher les causes des dysfonctionnements de la justice dans l'affaire d'Outreau et de formuler des propositions pour éviter leur renouvellement.

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    Zizanie de journalistes au Press Club

    B. de la Villardière élu président du "Press Club"

    Le Press Club, co-fondé en 1986 par des journalistes (Emmanuel de La Taille et Jean-Claude Bourret) avec les entrepreneurs Paul Dubrule et Gérard Pélisson (co-fondateurs du Groupe Accor), est à la fois la maison des journalistes et une plate-forme de débats, de rencontres et de services pour les entreprises. En somme, un lieu de rencontres entre les pouvoirs politiques et économiques : « C'est plutôt un lieu de fréquentations. Les contacts sont essentiels pour un journaliste».C'est ainsi que le club organise six à huit conférences par mois autour d'intervenants prestigieux, outre des « déjeuners tables d'hôtes » permettant, deux fois par mois, d'échanger des cartes de visite.
    Côté entreprises, les membres y trouvent leur compte.
    Outre des rapports privilégiés avec les journalistes, les dirigeants bénéficient des salons pour monter leurs conférences de presse. Mieux, un véritable studio de télévision leur est réservé pour suivre des stages de « médiatraining ». Prix de la prestation : 1 500 euros la demi-journée. Bien plus quand le « coach » n'est autre que Bernard de la Villardière, de M6, Damien Givelet (LCI) ou, dans le service public, Olivier Galzi (France 2). Des liens entre journalistes et entreprises utiles en cas de crise. Suite à l'incarcération, en 1994, de Didier Pineau-Valencienne, alors président de Schneider, le club organise une conférence de presse pour lui venir en aide. Une solidarité chère à Emmanuel de la Taille, qui écrit sur le site Web de l'association que « le Press Club, c'est l'ONU ! »

    Bernard Berger de La Villardière (1958, non noble), rédacteur en chef et présentateur d’ « Enquête Exclusive » sur M6, a été élu Président de l’Association des Journalistes du Press Club de France. Poste qu’il a déjà occupé entre 2001 et 2004.
    Il est également Président de sa société de Production Ligne de Front, propriétaire du site Internet d'information lesinfos.com et administrateur du Centre de Formation des Journalistes.
    Bernard de La Villardière est aussi ancien président de l'association « Solidarité » et membre du Conseil d'administration de plusieurs institutions, tels « Innocence en danger », Action contre la faim (ONG ACF), Fondation Suez, Club des Vigilants (think-tank créé par Marc Ullmann, Roger Fauroux et Jean-Claude Paye en 1999), Institut de Relations Internationales et Stratégiques (fondateur et président, Pascal Boniface est ancien conseiller des ministres Jean-Pierre Chevènement et Pierre Joxe).
    En 2002, lors de la campagne présidentielle, Bayrou se montra agressif avec des journalistes, dont La Villardière qui répliqua que sa stratégie de candidat de s'en prendre aux journalistes était démagogique et lepeniste. Dans un entretien, il ajouta que la campagne de Bayrou, déjà à cette époque, avait été « assez détestable »

    Bernard de La Villardière est entouré d’un Bureau Exécutif où l’on retrouve :
    Carole Bellemare (Le Figaro), Romain Desarbres (RMC Info), Florence Duprat (BFM TV), Karine Fauvet (LCI), Paul Lefèvre (W9 / Planète Justice), Emmanuel Maubert (Europe 1), Dominique de Montvalon (Le Parisien), Jacques Pessis (Le Figaro), Pierre Rancé (Europe 1), et Michèle Stouvenot (Le Journal du Dimanche).

    Michel Fernet (Groupe Accor), Président Directeur Général du Press Club, a par ailleurs été réélu à l’unanimité Secrétaire Général de l’Association, en charge de la gestion opérationnelle du Club et de ses 1500 membres, journalistes et entreprises.

    Vous avez dit scandale

    L’élection du nouveau président, Bernard de La Villardière, à la suite d’Olivier Galzi, suscite quelques aigreurs.
    1
    . L’élection, traditionnellement, se fait à deux niveaux : 600 journalistes de l’association votent pour le Conseil d’Administration composé de 50 membres mais, là où le bât blesse, c’est qu’on doit rayer les noms que l’on ne souhaite pas, on élimine au lieu d’élire, c’est un vote négatif. Tout scrutin n'est-il pas un choix ? Rien de neuf propre à cette élection 2009.
    2. Les dix membres qui ont obtenu le plus de voix composent le bureau exécutif et, selon les statuts, ce sont eux qui élisent le président. Suffrage indirect, comme au Sénat.
    La tradition, depuis vingt-trois ans et jamais démentie, veut que les candidats se fassent connaître avant le vote des adhérents, ce qu’ont fait André Bercoff (ci-contre à gauche, né en 1940 à Beyrouth, proche d’Eric Besson, les Progressistes et président du club en 2005) et Olivier Galzi (ci-contre à gauche, né en 1971 à Tunis). Or, Bernard de La Villardière s’est présenté après que les journalistes ont désigné leur Conseil d’Administration. Il a donc tout procédé habilement. Les candidatures de dernière heure sont par ailleurs suscitées par les difficultés des votants à s'entendre sur un candidat déclaré. Les statuts permettent cette lecture du système électif.
    Cette découverte constituerait une faille depuis plus de 25 ans.

    Sinon,« une oasis de bienveillance dans un monde de méfiance et d'hostilité réciproque », selon Emmanuel de La Taille.

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    samedi 11 juillet 2009

    Comment lutter contre l’excision et le mariage forcé en France

    Difficile, mais non impossible

    PaSiDupes a reçu une demande d’information par voie de commentaire, sur les moyens de se protéger de l’excision et du mariage forcé en France. En réponse, PaSiDupes propose ces pistes.

    En guise d’introduction au sujet, voici un article de Libération, en date du 14/04/2009 :

    Le gouvernement lance une campagne contre l'excision

    On estime entre 55.000 et 65.000 les fillettes et femmes mutilées ou menacées de l’être en France.

    Que dit la loi ?

    Que faire en cas de menaces ? Existe-t-il une chirurgie réparatrice ? Le gouvernement a lancé mardi une campagne nationale de communication pour lutter contre les mariages forcés et les mutilations sexuelles qui touchent des dizaines de milliers de fillettes et de jeunes femmes en France.

    «70.000 adolescentes de 10 à 18 ans vivant en France sont menacées d’être unies contre leur gré à un homme par les liens du mariage», selon les associations, et «on estime entre 55.000 et 65.000 les fillettes et femmes mutilées ou menacées de l’être», a indiqué la secrétaire d’Etat à la Solidarité Valérie Létard.

    Les pratiques «barbares» de mutilations sexuelles «peuvent entraîner la mort», souligne-t-elle. Comme pour les mariages forcés, «ni la tradition ni la coutume ne peuvent justifier une telle remise en cause des droits fondamentaux» de l’être humain, estime-t-elle, à l’instar de plusieurs autres intervenants à la conférence de presse ce mardi matin.

    «Pas l'apanage d'une culture particulière»

    «Ce sont des archaïsmes qui doivent être combattus», a ainsi renchéri Gaye Petek, directrice de l’association Elele, qui aide les immigrés venus de Turquie.

    Mariages forcés et mutilations sexuelles – que ce soit l’excision qui consiste en l’ablation du clitoris ou bien l’infibulation qui consiste à coudre les grandes lèvres – «ne sont pas l’apanage d’une culture particulière», a ajouté Valérie Létard, se refusant à «stigmatiser une catégorie sociale et religieuse».

    Ces pratiques «d’un autre âge» ne sont pas justifiées par la religion, a insisté Khady Koïta, présidente du Réseau européen pour la prévention des pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants.

    100 à 140 millions de victimes

    Selon une étude de l’Institut national des études démographiques (Ined), le principal facteur de risque de mutilations sexuelles, dont ont été victimes 100 à 140 millions de femmes dans le monde, est l’appartenance ethnique et non la religion.

    Avec cette campagne – affiches dans les lieux publics et brochures d’informations distribuées via les associations
    (à télécharger en pdf ici) le gouvernement et les associations comptent «inviter les femmes à briser la loi du silence» en leur rappelant que «la loi française est applicable à toutes les jeunes filles, quelle que soit leur origine ethnique», a aussi indiqué Valérie Létard.

    Sur les brochures et les affiches, une main rouge à laquelle on tente de mettre une alliance faite de fil de fer barbelé est entourée et barrée de noir, pour symboliser l’interdiction du mariage forcé. Pour l’interdiction des mutilations, c’est une lame de rasoir, souvent utilisée pour pratiquer l’excision, qui est barrée.

    «Les jeunes filles sont coincées là-bas»

    Isabelle Gillette-Faye, directrice du Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles (Gams), a pour sa part salué «la première campagne nationale contre le mariage forcé».«Il ne suffit pas de faire des lois», a ajouté Gaye Patek, car il faut «les accompagner par la formation des esprits», notant que s’il faut aider les victimes, il faut aussi tenter d’atteindre «ceux qui mettent en scène ces pratiques».

    Khady Koïta a aussi plaidé pour une meilleure «coopération» entre l’Europe et l’Afrique car de plus en plus souvent, les fillettes et jeunes femmes sont victimes de mariages forcés et de mutilations sexuelles lorsqu’elles vont en vacances dans le pays d’origine de leur famille, y compris quand elles sont déjà adolescentes.

    «Les jeunes filles sont coincées là-bas et on ne peut pas les faire sortir», a déploré Khady Koïta, elle-même victime de mariage forcé et de mutilation sexuelle dans son enfance.

    Des liens utiles

    => Préfecture de Haute Loire

    LES MARIAGES FORCES

  • Cliquez ici pour consulter la brochure "Combattre les mariages forcés"
  • Cliquez ici pour consulter les principales dispositions législatives

  • En savoir plus...



    MUTILATIONS SEXUELLES FEMININES (excision, infibulation)

  • Cliquez ici pour télécharger le guide "Combattre l’excision"
  • En savoir plus...

  • Et

  • Association GAMS
    Pour en savoir plus sur le GAMS (groupement pour l’abolition des mutilations sexuelles), contacter Isabelle Gillette Faye, genreetcultures@wanadoo.fr

  • AIDH (Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme à Genève)<br>Merci de bien vouloir nous en signaler d’autres, si possibles plus concrets, pour faciliter les démarches de protection.

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    SOS Racisme et la famille s’opposent à une marche pour le suicidé en garde à vue

    Appels à annulation de la marche cet après-midi, par crainte d'incidents

    La nuit a été calme à Firminy dans la Loire, ont indiqué samedi 11 juillet les pompiers et la police: une seule voiture incendiée...

    Récupération malsaine

    "Mohamed est mort dans les locaux de la police... Pour que la vérité soit faite, une marche silencieuse est organisée. Mobilisons-nous pour connaître la vérité sur ce drame", peut-on lire sur des tracts distribués dans Firmini, la commune communiste où le jeune extorqueur de fonds a été retrouvé pendu dans sa cellule de sa garde à vue.
    La maire a-t-il pris parti pour ou contre le risque d’aggravation d’une situation déjà explosive ?

    Contre la politique du pire

    SOS Racisme et la famille de Mohamed Benmouna, ont demandé samedi l'annulation d'une marche à la mémoire de la victime prévue dans l'après-midi, de crainte qu'elle ne dégénère.
    "On invite ceux qui voudraient l’organiser à l’annuler. Car il y a des risques. Dans tous les cas, la famille n'y participera pas", a déclaré Abdelkader Benmouna, le père de Mohamed.
    "Compte tenu du contexte encore tendu, notre association estime que c'est une très mauvaise idée" que d'organiser cette marche, a lui aussi déclaré Saïd Hamidi, secrétaire général de SOS Racisme pour la Loire.
    Les parents de Mohamed Benmouna a appelé samedi 11 à annuler une marche à la mémoire de leur fils prévue dans l'après-midi, par crainte d'incidents.
    Samedi, la préfecture de la Loire n’avait reçu aucune demande d'autorisation pour cette marche annoncée par des tracts anonymes distribués ces derniers jours à Firminy, banlieue de Saint-Etienne où habitait la victime. Selon ces tracts, la marche, d'environ cinq kilomètres, partirait à 14H00 de l'immeuble de la victime vers le commissariat du Chambon-Feugerolles, théâtre du drame qui a entraîné trois nuits de violences.

    La marche à hauts risques aura lieu

    Des membres de la famille de Benmouna participeront à la marche à la mémoire de Mohamed Benmouna.
    Sur place, en fin de matinée, la marche (environ 200 personnes) prévue entre l'immeuble de la victime et le commissariat du Chambon-Feugerolles était en cours d'organisation.
    En début d’après midi, si les parents sont absents de la marche, on pouvait reconnaître un frère, un oncle, une tante et une grand-mère de la victime en tête de cortège. Se dirigeant finalement vers le commissariat de police, les marcheurs criaient "justice pour Mohamed" ou s'exprimaient en arabe pour énoncer la profession de foi musulmane et connaître la vérité sur ce drame.

    Un défi à la raison

    La situation était revenue à la normale après trois nuits de violences.

    => Vendredi soir, une deuxième autopsie a été réalisée en présence de Jacques Pin, par les Prs Michel Debout, directeur de l'Institut de Médecine légale de Saint-Etienne, et Daniel Malicier, directeur de l'Institut de Médecine légale de Lyon. Cette autopsie devait confirmer "l'absence de trace de violence".
    La famille dépose plainte contre X
    Cette deuxième autopsie avait été ordonnée par le procureur de la République de Saint-Etienne. Il avait demandé des échographies des masses profondes pour "s'entourer d'un maximum de précautions et faire droit à la demande de la famille". Des proches du jeune homme dénoncent en effet une bavure policière et la famille Benmouna a déposé une plainte contre X.

    Selon le parquet, la vétusté du commissariat du Chambon-Feugerolles serait en cause. La cellule où était détenu Mohamed Benmouna étant "délabrée" et "pas aux normes", avec notamment la présence de deux trous dans un mur, auxquels le jeune homme aurait fixé, pour se pendre, les deux extrémités d'une cordelette fabriquée avec la toile de son matelas.

    A l'issue des éléments de l'enquête judiciaire transmis par l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), l'instruction devra aussi déterminer s'il y a eu des dysfonctionnements matériels relatifs au matériau de construction utilisé pour les cellules de garde à vue et au matériel de vidéo-surveillance utilisé. Cette annonce intervient juste après la confirmation de "l'absence de trace de violence" sur le corps du jeune homme.

    => Le petit centre commercial du quartier du "site Le Corbusier" (ci-dessus) est parti en fumée dans la nuit de jeudi à vendredi.
    Au terme de cette 3e nuit de violence, Marc Petit - maire de Firminy - a enfin réclamé des moyens exceptionnels à la Préfecture avec une présence policière visibles pour les jours qui suivent.
    Dans la nuit de vendredi à samedi, la présence des forces de l'ordre était très visible, policiers, CRS et gendarmes mobiles procédant également à des contrôles de véhicules.
    => Jeudi 09 juillet, une partie de la famille Benmouna avait invité la population à continuer à faire preuve de calme et à participer à "un sit-in" à partir de 19H30 au pied de son immeuble, à Firminy.
    Le maire PCF a-t-il appelé des renforts de police pour exacerber la colère des manifestants les plus radicaux ?

    Pour le maire de Firminy, Marc Petit, les casseurs seraient des "personnes extérieures au département venues pour saccager". Et la tête de cortège, est-elle extérieure à sa commune ?

  • Le député (UMP) de la circonscription et ancien maire de Firminy, Dino Cinieri, a répété qu'il fallait "mettre un terme aux violences".
    "C'est une catastrophe pour la commune", a-t-il déclaré, estimant que Firminy "n'aurait jamais dû connaître un tel drame", et ajoutant que ses pensées allaient d'abord, "bien évidemment", au jeune homme et à sa famille.

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    La Toquée Royal demande pardon pour les mateurs nommés Obama-Sarkozy

    « Obama, je te vois! »
    La chaire des puissants est faible

    Barack Obama semble fort distrait par les atouts d'une jeune gazelle brésilienne de 16 ans
    , déléguée junior au sommet du G8. Barack Obama se rince visiblement l'oeil. Pas bien, ça !
    En témoin de la scène, Nicolas -qui n'est ni socialiste, ni moralisateur- ne fait pas semblant d'être choqué.


    Barack va-t-il dormir sur le canapé?

    Pas si sûr, car ABC vient au secours du président, avec la vidéo.
    A vrai dire, si la photo semble claire, la vidéo laisse en effet, planer le doute...

    Obama n'est pas contre un second arrière train de mesures de relance !
    La crise économique internationale est bien la seule à requérir des mesures de stimulation.

    VOIR et ENTENDRE


    Vendredi 10 à l'heure du petit déjeuner, les media américains se régalaient de cette photo.
    «The president is an ass-man» (un cavaleur), s'amusait Gawker, Mais la palme revient à Matt Drudge, avec sa légende «Second stimulus package » (second train de mesures), en référence au premier plan de relance économique.

    La prude Toquée Royal tarde à s'élever contre ce comportement machiste qui humilie la femme, mais nul doute qu'au ciel comme à ses consoeurs elle a déjà demandé pardon...

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    Obama imite Sarkozy en serrant la main d’El Kadhafi

    La gauche française est-elle scandalisée ?

    => Pur et dur, en décembre 2007, alors que le leader libyen était attendu pour une visite de 6 jours, le PS dénonçait «l’aveuglement» de Sarkozy

  • Ainsi François Hollande, alors premier secrétaire du Parti socialiste, avait fait remarquer samedi qu’en accueillant Kadhafi, Nicolas Sarkozy allait recevoir «un chef d’Etat qui justifie aujourd’hui le recours au terrorisme international». Pour le premier secrétaire du PS, «aucune signature de contrats commerciaux ne peut légitimer un tel aveuglement de la part de Nicolas Sarkozy».
  • «On n’invite pas en visite d’Etat un grand terroriste», s’était offusqué le philosophe mondain, Bernard-Henri Lévy, conscience universelle.
  • «C’est indigne», avait jugé le chef du MoDem, François Bayrou.
  • «Très choquant», avait réagi Sa Cynique Majesté Royal.
  • Le réseau écologiste «Sortir du Nucléaire» avait demandé «l’annulation de l’accord nucléaire» Paris-Tripoli, dénonçant la visite du «dictateur libyen» et le «troc nucléaire contre otages bulgares».
  • Amnesty International a pour sa part souligné que la normalisation des relations avec la Libye ne devait «pas occulter les violations graves des droits humains» dans ce pays, jugeant notamment que Nicolas Sarkozy devait «dénoncer vigoureusement» les propos «inacceptables» tenus par Kadhafi à Lisbonne, «révélateurs de l’état d’esprit du dictateur».
  • En conséquence, le dimanche 9 décembre, le président du socialiste au Palais Bourbon, Jean-Marc Ayrault, avait demandé l'annulation de la visite "inacceptable" du colonel Kadhafi à l'Assemblée nationale, et avait annoncé que son groupe refusait de l'accueillir.

    => Nicolas Sarkozy défendit, au contraire, la visite du chef d'Etat libyen car, selon lui, "si nous n'accueillons pas des pays qui prennent le chemin de la respectabilité, que devons nous dire à ceux qui prennent le chemin inverse ? "

    Les socialistes seraient-ils conciliants au-delà des Pyrénées ? Après son séjour controversé en France, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a commencé sa visite en Espagne par un séjour privé dans la région de Séville et sur la Costa del sol. Il l’a poursuivi avec la visite officielle. Kadhafi fut reçu par l'actuel chef du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero (ci-dessus), puis par le roi Juan Carlos 1er (ci-dessous). Le séjour du dirigeant libyen accusé de collusion avec les terroristes, suscita assez peu d'échos dans les media et partis politiques espagnols. Tout à l'opposé de ce qui se produisit en France, où la presse se réjouit bruyamment du départ de Kadhafi.
  • Sans oublier l'italien Romano Prodi (ci-dessous), ancien président de la Commisssion Européenne (1999-2004) et président d'honneur du Parti démocrate européen.
    Sans doute n'est-il pas un socialiste aussi respectable que François Hollande, maire de Tulle. Ni Sarkozy, ni Obama n’est un fanatique
    Pour la première fois un président américain,
    Barack Obama, a serré la main du dirigeant libyen Mouammar El-Kadhafi, au deuxième jour du sommet du G8, à L'Aquila en Italie.
    Le salut entre les deux hommes a été photographié peu avant le dîner des chefs d'Etat et de gouvernement jeudi 9, au cours duquel Obama et Kadhafi n'étaient séparés que par le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi.
    Les relations entre Washington et Tripoli se sont détendues ces dernières années, après une longue période de gel en raison du soutien apporté par la Libye à des organisations considérées aux Etats-Unis comme terroristes. Les liens restent toutefois marqués par une méfiance réciproque.
    Le dirigeant libyen, qui participe au G8 en tant que président de l'Union africaine, avait reçu l'ancienne secrétaire d'Etat de Georges Bush, Condoleezza Rice, à Tripoli en septembre 2008 et avait parlé au prédécesseur d'Obama, George W. Bush, au téléphone. La gauche française ne trouve plus rien à redire…

    Hollande a-t-il eu le sentiment que le G8 se terminait "dans le folklore le plus insupportable, le plus humiliant pour la France le monde".

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    vendredi 10 juillet 2009

    Sommet du G8: Carla Bruni-Sarkozy fait sensation

    Son arrivée décalée et son annonce d’un don de la France

    Le sommet du G8 a réuni les dirigeants des plus grandes puissances économiques mondiales, à L'Aquila en Italie du 8 au 10. Le Président Sarkozy a bel et bien participé, mais Carla Bruni-Sarkozy a décidé de se rendre en Italie jeudi soir.
    La Première Dame de France n'a donc assisté ni à la rencontre entre les épouses de chefs d'Etat et Benoît XVI mercredi, ni à la visite collective effectuée jeudi matin par ces dernières aux sinistrés de L'Aquila, ville ravagée il y a trois mois par un séisme meurtrier. La première dame a en revanche rendu visite dans la matinée de vendredi aux sans-abri de L'Aquila.

    L'arrivée décalée de l’épouse du président français et son programme personnel d’activités ont surpris.

    Le quotidien milanais Il Giornale s'est mùontré extrêmement véhément à l'encontre d'une invitée de son pays.
    Quotidien de centre-droite, dont Silvio Berlusconi contrôle plus de 80 % du capital, qualifie la First Lady de "chanteuse qui incarne à la perfection le pire du microcosme idéologico-mondain", la surnomme "Lady Snob", et se délecte de zoomer sur son sac à mains en crocodile à 30 000 euros. Notons que le propriétaire du journal assassin n'est autre que Paulo Berlusconi, frère de Silvio, avec qui Carlita n'entretient pas les meilleurs rapports.
    Tout s’explique.
    Suite à une plaisanterie de Silvio Berlusconi sur le "bronzage" de Barack Obama, premier président métis des Etats-Unis, cette italienne d'origine avait rétorqué qu'elle était ravie d'être devenue française.


  • Pendant la visite de L'Aquila, un journaliste fit remarquer à Carla Bruni-Sarkozy que la presse proche de Silvio Berlusconi ne comprenait toujours pas, vendredi, sa démarche.
    "C'est réciproque", a-t-elle répondu.
    "Je n'ai pas voulu me différencier des autres premières dames", a expliqué Lady Snob. "C'est simplement que mon mari ne me demande jamais de venir aux réunions de travail, aux grands sommets internationaux (...) Mais je tenais à venir ici pour rencontrer les gens, pour encourager le travail qui est fait ici par les associations et par tout le pays."

  • Nicolas Sarkozy n’avait pas manqué de faire la leçon à Il Giornale dès jeudi soir à, lors d'une conférence de presse. "Carla est italienne, connaît assez bien Rome et il n'était peut-être pas forcément très utile qu'elle fasse la visite guidée de Rome", a-t-il déclaré en se félicitant qu'elle ait "choisi le sérieux de l'humanitaire".

  • L'idéologico-mondaine

    La différence dans le comportement de l'épouse de notre président et les raisons pour lesquelles elle a souhaité effectuer son parcours seule, tiennent au fait qu’elle est ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le Sida. Elle souhaitait donc être perçue en tant que telle et non comme l’épouse d’un chef d’état du G8.
    Cet esprit d’indépendance, commun avec Cécilia Attias au G8 de 2007 en Allemagne, est une constante qui inspire le respect et fait craquer Nicolas Sarkozy.Depuis le séisme, le centre ville de L'Aquila est totalement fermé au public. Tous ses habitants ont été évacués.

    Après avoir passé la nuit à la caserne de la Garde financière où se tient le G8, alors que les autres couples étaient accueillis dans un hôtel cinq étoiles, ce matin, Carla Bruni-Sarkozy a visité en solo, les ruines de l'Aquila, durement touchée par le tremblement de terre en avril dernier. Les onze autres Premières Dames avaient effectué ce même parcours 24 heures auparavant...

    L'épouse du président français s'est également rendue dans un hôpital et a rencontré les habitants de la zone dévastée afin de leur exprimer son soutien.

    Elle a visité l'église de Santa Maria del Suffragio, affirmant qu'une partie de la restauration sera bien prise en charge par la France.
    Le don de la France s’élève à 3,2 millions d'euros pour la réparation du dôme de l’église Santa Maria del Suffragio à L’Aquila en partie détruite par le tremblement de terre du 6 avril dernier. "Je suis très heureuse de pouvoir annoncer que la France va prendre en charge la moitié des travaux de la reconstruction de la coupole" ", a indiqué la Première dame. Elle a précisé que "pour l'instant, l'évaluation des travaux est de 6,5 millions d'euros. La France va donner 3,2 millions".

    Le partage des tâches du couple présidentiel français ne convient pas au clan Berlusconi, mais il n'est pas mieux apprécié de la gauche française qui a donc des points de convergence avec Berlusconi...

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    La droite sociale entend mettre les rémunérations des patrons sous surveillance

    L'UMP veut une loi

    Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, s'est dit favorable le 10 juillet à une loi sur la rémunération des dirigeants pour "les derniers récalcitrants" qui "ne changent pas de comportement".
    Interrogé sur LCI sur l'éventualité d'une loi concernant l'abus en matière de rémunération des patrons, X. Bertrand a répondu : "si les tout derniers patrons qui n'ont toujours pas compris dans quel système on était ne changent pas leur comportement, oui".

    Séparer le bon grain de l’ivraie

  • Selon lui, le rapport de l'Autorité des marchés financiers (AMF) "montre bien qu'il y a des choses qui ont évolué mais que certains chefs d'entreprise n'ont toujours pas compris qu'il leur fallait être exemplaires".
    Li>"Les choses ont beaucoup changé mais d'autres n'ont rien compris", a renchéri Xavier Bertrand. "Pour ceux-là, il faudra certainement un texte sur des sujets précis", a-t-il ajouté.
    Citant notamment le non-cumul "entre un contrat de travail et une fonction d'administration sociale", à savoir "ne pas pouvoir être PDG et avoir un contrat de travail en même temps", il a déclaré : "beaucoup l'ont accepté, d'autres ne l'acceptent toujours pas ou ne s'expliquent pas", "si les derniers récalcitrants ne changent pas de comportement, je pense qu'il faudra un texte".
    La pression de l’opinion suffirait-elle ?
    Fin juin, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'était montrée très réservée sur l'opportunité de légiférer en la matière, affirmant croire davantage à la pression de l'opinion publique ou des actionnaires.
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    jeudi 9 juillet 2009

    Suicide de Firminy : l’accusation de bavure policière ne résiste pas

    L’avocat de la famille porte plainte

    Neuf personnes ont été interpellées la nuit du mardi 7 au mercredi 8 à Firminy (Loire). Ces jeunes gens sont soupçonnés d'avoir participé à l'incendie de 32 voitures, à des feux de poubelles et affrontements avec la police qui ont duré jusqu'au matin.
    Des violences se sont aussi déroulées au Chambon-Feugerolles et à La Ricamarie, deux communes proches. Les CRS ont fait usage de gaz lacrymogène.

    L’annonce de la tentative de suicide d’un jeune adulte en garde à vue dans un commissariat et la rumeur de bavure policière ont provoqué deux nuits consécutives d’échauffourées qui ont agité cette commune de l’agglomération stéphanoise.

    Les agresseurs

    Ces neuf hommes majeurs, qui étaient en garde à vue au commissariat de Saint-Etienne font partie d’une soixantaine de jeunes qui ont allumé de nombreux incendies dans le quartier de Firminy-Vert, où le calme n’est revenu que vers 4h30 du matin.

    Les cibles

  • Il n’y a pas eu de blessé ni parmi les émeutiers ni dans les forces de l’ordre qui ont pourtant essuyé des tirs de projectiles.
    Les policiers, renforcés par des CRS de la région lyonnaise, ont utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser et pour sécuriser l’intervention des pompiers, a souligné la préfecture.
  • Les vandales s’en sont pris à leurs infrastructures sociales !
    Un local des "Resto du Coeur’’, ceux de Pôle emploi et des boutiques d’un centre commercial, ont été endommagés, ainsi que des véhicules de pompiers et de police. Difficile ensuite de se déclarer défavorisés et de se plaindre de l'absence d'infrastructures et d'animation.

    Le communiqué du parquet

    L’homme de 21 ans qui a voulu mettre fin à ses jours dans une cellule de garde à vue du commissariat de police du Chambon-Feugerolles est décédé à l'hôpital.
    Jeudi 9, le procureur de Saint-Etienne, Jacques Pin, a annoncé que l’examen du corps du jeune homme décédé mercredi n’a en effet révélé "aucune trace de violence", invalidant ainsi la thèse de la bavure policière.

    Mohamed Benmouna, 21 ans, en garde à vue au commissariat du Chambon-Feugerolles (Loire) pour une affaire d'extorsion de fonds, est mort d’un "arrêt cardiaque par suffocation" : il s’est asphyxié par le lien qu’il s’était enroulé autour du cou et dont il avait fixé les extrémités dans des trous percés dans la cloison en placoplâtre de sa cellule.<br>Le Parquet a également précisé qu’une tentative de réanimation a été tentée, sans succès.

    La famille est prise en main par un avocat

    La famille Benmouna a lancé un nouvel appel au calme, mercredi soir, alors que les jeunes descendus dans la rue, comme certains proches de la famille, dénonçaient toujours une bavure policière. "Nous lançons un appel au calme afin que ceux qui veulent respecter la mémoire de Mohamed le fassent de façon pacifique, sinon ils n'auront pas notre aval", a déclaré Mohamed Hansali, porte-parole de la famille Benmouna.
  • Les parents de Mohamed Benmouna annoncent cependant qu’ils déposent plainte, pour "que toute la lumière soit faite sur cette affaire".

  • Ils ont ensuite demandé au procureur de la République de visiter la cellule de garde-à-vue mercredi matin en compagnie de leur avocat, "afin de comprendre ce qui s'était passé". Cette plainte contre X ne vise pas d’infraction particulière.
  • Maintenant, sur RTL, le père de Mohamed exprime des doutes. Sa mère, sur Europe 1, est très affirmative. "C'est une bavure. On a tué mon fils. Est-ce que c'est un accident qu'on a camouflé en suicide? Mon fils ne s'est pas suicidé, ce n'est pas possible!"

    D'après le procureur de la République de Saint-Etienne, interrogé sur Europe 1, la thèse de la bavure relève de l'affabulation. "Il n'y a pas eu de violence exercée par les services de police. Un agent était même passé quelques instants avant le drame lui offrir une cigarette."

    ->Le maire communiste de Firminy, Marc Petit, devra sans doute reconsidérer sa politique de prévention sur sa commune...
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    mercredi 8 juillet 2009

    Hadopi 2 adopté par le Sénat

    Dernier épisode au Palais Bourbon avant le 24


    Michèle Alliot-Marie a convaincu les sénateurs de la conformité à la Constitution du projet de loi Hadopi 2 lors de l'ouverture du débat à la Haute Assemblée mercredi 9 juillet. Le texte a été adopté dans la soirée par 189 voix contre.

    Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a salué un vote "qui permet de franchir une étape décisive pour protéger les créateurs". "Quand nous aurons franchi l'étape de l'Assemblée nationale, nous examinerons le meilleur moyen de rémunérer les créateurs et d'accroître la diffusion légale d'oeuvres sur Internet", a-t-il ajouté, applaudi par la droite.

    Hadopi 2 plus nuancé

    Le texte adapte la loi Hadopi censurée par le Conseil constitutionnel le 10 juin dernier. Les "sages" avait annulé la possibilité pour la nouvelle autorité administrative de couper l'accès des internautes se livrant au téléchargement illégal. Pour le Conseil, ces pouvoirs de sanction "ne peuvent incomber qu'au juge".

    Le nouveau texte distingue deux hypothèses.
    1- le délit de contrefaçon est avéré et le juge pourra suspendre l'accès à Internet pour une durée maximale d'un an. La peine de trois ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende prévue par la précédente loi contre le téléchargement illégal resterait en vigueur.

    2- il s’agit d'une "négligence caractérisée" d'un abonné à Internet qui laisserait sa ligne être utilisée pour commettre des téléchargements illégaux.

    Riposte graduée améliorée

    Le texte complète le dispositif de riposte graduée institué par la loi Hadopi 1
    . Après constatation des téléchargements illégaux par la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (HADOPI) et avertissement de l'abonné par courriel puis par lettre recommandée, la troisième étape pourrait être la sanction pénale sous la forme d'un mois de suspension d'Internet.

    Afin d'éviter un engorgement des tribunaux, une procédure judiciaire simplifiée a été choisie. La coupure de l'accès à Internet pourra être décidée par une ordonnance pénale prononcée par un juge unique. Mais les parties pourront s'opposer à cette procédure et, dans ce cas, l'affaire serait jugée par le tribunal correctionnel dans sa formation classique de trois juges.

    Si le titulaire de l'abonnement n'est pas l'auteur du téléchargement, il pourrait encourir une simple amende, éventuellement assortie d'une coupure de son accès à Internet pour une durée maximale d'un mois. La sanction ne serait pas inscrite au bulletin No3 du casier judiciaire, qui répertorie les condamnations les plus graves.
    Le Conseil d'Etat avait en effet pointé le risque d'une présomption de culpabilité des internautes qui laisseraient par négligence un tiers commettre une infraction.
    -> Michèle Alliot-Marie a fait valoir devant les sénateurs que ces amendements permettaient au texte de "gagner en clarté et en intelligibilité". "Il n'y a dans cette démarche aucune présomption de culpabilité", a assuré la Garde des Sceaux.
  • "Il reviendra au Parquet de prouver la négligence caractérisée sur la base de faits objectifs et tangibles".
  • De même, il n'y aura "pas d'exercice abusif d'un quelconque pouvoir de police judiciaire" par les agents de la Hadopi, a certifié MAM. Le Parquet "sera libre de poursuivre ou non" lorsqu'il sera saisi par l'autorité administrative.

    La ministre de la Justice a défendu un "texte équilibré", qui "prévoit des sanctions adaptées à la réalité du téléchargement illégal".

    Ses arguments n'ont évidemment pas convaincu l'opposition, qui maintenait ses doutes sur la constitutionnalité du texte, mais sans toutefois faire aucune proposition. Bizarrement, les sénateurs socialistes, qui avaient voté pour la loi Hadopi en première lecture, n'approuveront pas le texte amélioré ! Leur porte-parole Serge Lagauche [sic]les a déclarés "sceptiques sur l'efficacité du dispositif », tandis que les communistes s'opposeront globalement à cette "agression contre les libertés", selon Jack Ralite, sans plus de raisons.

    Le texte passera à l'Assemblée dès la semaine du 21 au 24 juillet. Le gouvernement estime que le feuilleton Hadopi sera alors bouclé.
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    Les nouveaux agitateurs sociaux

    France Info assure le marketing du business militant

    Ou comment sortir de la précarité

    Depuis 4 ans, ils émaillent le mouvement social de leurs clowneries.
    "Génération précaire" contre les abus des stages, "Jeudi Noir" contre les logements trop chers, et plus récemment, "Sauvons les Riches" contre les inégalités de revenus, sont des collectifs d'agitateurs familiers des coups médiatiques de potaches...

    Tout a commencé à la fin de l’été 2005, sur l'Internet.
    Cathy, jeune femme qui enchaîne les stages, lance un appel sur un forum. Elle ne supporte plus sa condition dans les entreprises. Julien Baillou, Manuel Domergue et Lionel Primault (de gauche à droite, ci-dessous, avec Leïla Chaïbi, partiellement dissimulée, en fin d'article) et lui répondent, ils sont dans la même situation. Quelques semaines plus tard, tous manifestent en masque blanc, symbole de leur invisibilité dans le monde du travail. Leur mise en scène est remarquée et la question des stages entre dans le débat public.

    Un an plus tard, ils se mobilisent contre ce qu’ils appellent le "bizutage social" des jeunes, ils dénoncent les loyers beaucoup trop chers pour eux. Avec quelques autres, ils fondent alors "Jeudi Noir" : "Jeudi" jour de sortie du PAP (De Particulier à Particulier) qui publie les petites annonces en région parisienne, "Noir" pour la galère que représente la recherche d’un appartement. En 1929 aux USA, le jeudi 24 octobre fut un jeudi noir (ou Black Thursday) mais un DEA n’est pas une garantie de culture chez ces activistes. Et malgré leurs vagues références, ils lancent des visites festives de chambres de bonnes et de studios. Ils débarquent à quelques dizaines avec cotillons, mousseux et en musique. Là encore, micros et caméras sont prévenus.
    Avec leur camarade José Bové, les opérations de vandalisation de Mac Do et de destruction de champs de maïs ne sont pas aussi festifs…

    Des "coups" médiatiques aux ors des ministères

    Les gouvernements de droite dialoguent avec eux.
    Ils sont reçus par Gérard Larcher alors au Travail, Jean-Louis Borloo puis Christine Boutin sur le logement, et même Dominique de Villepin à Matignon au moment du CPE. Ils font aussi partie du comité des stages piloté par Valérie Pécresse, et ont tout récemment participé aux commissions Hirsch sur la jeunesse.

    Les résultats sont variables
    .
    Le 1er janvier 2007, le collectif Jeudi Noir s’affichait dans la nébuleuse de l'association Droit au logement. Dans son sillage, Jean-Baptiste Eyraud (DAL) avait aussi l'association MACAQ lorsqu’ils annoncèrent l'occupation d'un immeuble vide situé rue de la Bourse au coeur de Paris pour le mettre à la disposition des mal logés, avec le soutien de la LDH et de Médecins du monde.
    Sur les stages, la rémunération est désormais obligatoire au bout du 3ème mois et bientôt du 2ème. Sur le logement, les avancées sont plus maigres. Ils citent l’immeuble de la rue de la Banque à Paris, qu’ils occupaient avec d’autres associations comme le DAL et qui doit être prochainement transformé en logements sociaux.

    De jeunes créateurs d’entreprises !

    Leur méthode des coups médiatiques ravit l'Internationale socialiste de Radio France qui prétend que leur activisme paierait, quoique seulement « un peu », ce qui, pense-t-elle, va pousser d’autres associations et syndicats à faire appel à eux. C’est du moins la raison de leur propagande sur l’antenne nationale. Selon les journalistes militants, Jeudi Noir recevrait des sollicitations qui donnent à Julien Baillou et Lionel Primault l’idée de fonder leur petite entreprise de type coopérative.

  • Entreprise précaire
    Comme la coopérative n’est pas viable, Radio France se mobilise pour faire sa promo gratuite sur le service public: il faut sauver la boîte de production de l’événementiel anti-libéral. L’air de rien, l’agit-prop marxiste-léniniste ne répugne plus à faire de la pensée unique un produit.

    Depuis, bientôt un an, ils sous-traitent ainsi des actions contre rémunération.
  • C’est en économie fermée que, pour un collectif d’ONG, dont les camarades d’ATTAC et le SNU (Solidaires et SUD), ils installent par exemple un faux paradis fiscal: deux tonnes de sables (peut-être moins d'une tonne au vu de la photo ci-contre !), des palmiers et des transats, place de la Bourse à Paris.
  • Pour leur client de la CGT des Cadres, ils apportent un énorme réveil gonflable devant le siège du MEDEF, à 7h un matin, pour déposer une pétition. Les contrats se multiplient certes, mais pour le moment, leur société n’est pas encore rentable. Il y a belle lurette que travailler en vase clos, entre soi, ça ne paie plus.Par chance, des ONG et des syndicats les financent.

    Ils insistent sur le statut de "coopérative" de l’entreprise, pour marquer leurs distances avec un capitalisme pur et dur.
  • Et bénévolat
    Le business militant les éloigne peu des actions bénévoles et autonomes.

    Animation de centre social

    Le 13 février 2008, pour dénoncer les loyers trop élevés qui poussent certains jeunes à se prostituer en échange d'un logement, le collectif Jeudi Noir défile habillé en prostituées, proxénètes et travestis, devant le Ministère du Logement (cf. ci-dessus).

    Mais animation ciblée

  • En avril dernier, ils lancent le collectif "Sauvons les Riches", contre les inégalités de revenus et pour un salaire maximal. A ce jour, de rares opérations ont retenu l’attention de la presse.
  • Le 22 avril 2009, sur la musique de Dallas, ils débarquent à un déjeuner du Rotary Club et y remettent un diplôme de "fils à papa" à Jean Sarkozy. Ils s’invitent encore au restaurant du Bristol à Paris et y entament un pique-nique baguette-camembert, sous l’œil des caméras.
    Tout cela s’inscrit dans la campagne d’Europe-Ecologie, dont ils sont tellement proches, que l’une des activistes présentes, Karima Delli, n’est autre que la future eurodéputée par défaut (ci-contre à gauche) des Verts de Dany-le-Rouge, suite au désistement pour la benjamine de Suzanne Auger, qui ne voulait pas prendre un râteau ! Du bénévolat en toute autonomie…
  • Des membres du collectif ont fait irruption au conseil municipal de Corbeil-Essonnes (lire PaSiDupes au nom de la ville), dirigé par Serge Dassault, certes quatrième fortune de France, mais surtout pour faire l’amalgame avec l’opération précédente.
    Le collectif pourrait d’ailleurs s’appeler « Sauvons les Sarkozy », comme si Bernard Arnault, Liliane Bettencourt ou François Pinault étaient les pauvres de Sarkozy. Que de mépris pour Gérard Mulliez (Auchan) et la petite Élisabeth Bleustein-Blanchet, épouse Robert Badinter (ancien ministre de F. Mitterrand), actionnaire de référence du groupe Publicis ou Pierre Bergé, le multi-milliardaire de luxe qui arrose Sa Cynique Majesté Royal.

  • Une autre opération cibla cette fois Jacques Séguéla. Elle est malheureuse à plusieurs titres. Le publicitaire travailla en effet à la campagne présidentielle de François Mitterrand et caviarda truffa un clip télévisuel d’images subliminales. Séguéla inspira Jeudi Noir en déclarant que toute personne qui n'a toujours pas de montre Rolex à 50 ans a «raté sa vie». Le collectif lui offrit donc une montre Casio d'une valeur de quelques euros... qui ne fonctionnait pas. Allez savoir pourquoi la collection de montres de luxe appartenant à Julien Dray n’a pas retenu l’attention du collectif. Peut-être parce qu’elles étaient offertes par les camarades des Parrains de SOS Racisme et de la Fidl ? « A l’insu de leur plein gré », bien évidemment !

    La population laborieuse ne retiendra que la fable selon laquelle les riches sont exclusivement à droite mais ne sauront jamais combien de fois le SMIC gagnent Bernard-Henri Levy, à l'instar de son père, est toujours resté actionnaire et administrateur de plusieurs sociétés. André, le père a fondé une société d’importation de bois africains mais la Becob a été rachetée par le groupe Pinault-Printemps-Redoute en 1997, et la grande et belle conscience du philosophe BHL se trouve donc déchargée des accusations de déforestation et de pillage de l’Afrique qui s’abattent sur les exploiteurs de droite. La Société civile immobilière Finatrois (Capital social : 304.898,03 EURO) dont BHL est le gérant est sise 12 Rue Pauline Borghese à 92200 Neuilly-sur-Seine et lui rapporte sans doute à peine de quoi entretenir la blancheur immaculée de ses chemises.
    « La richesse de ce penseur du néant, ne réside pas dans son œuvre, mais plutôt dans sa fortune personnelle évaluée à plus de 120 millions d’euros. BHL qui se prétend écrivain- philosophe est plus en phase avec les chiffres qu’avec les lettres : « Bernard- Henri Lévy est riche, très riche (...) Mais l’essentiel de sa fortune, il en a hérité. Son père, André Lévy, a crée en 1946 au Maroc un groupe de négoce en bois, Becob. (...). Bernard- Henri Lévy dirige plusieurs sociétés financières : parmi elles BPL finances, Finadeux (créée en 1996), Finatrois (créée en 1998), et surtout Finaquatre. » » (lien ) En somme et à quelques millirds près, Jeudi Noir pourrait ce reconnaître en ce « showman de l’engagement »

    Escroquerie intellectuelle

    Comment en février 2009, malgré ses faibles effectifs et ses moyens financiers et logistiques limités, Jeudi Noir réussit-il à publier la carte de près de 50 immeubles vides à Paris, représentant près de 200 000m2 et une valeur de plus d'un milliard d'euros ? Ce travail d’investigation qui dépasse largement ses capacités personnelles d’enquête est en fait le cadeau de Mediapart qui ne se contenta pas de publier, mais crédita le mérite des recherches de ses journalistes militants et solidaires au collectif potache. Ainsi, les comiques de Jeudi Noir réussirent-ils à créer l’illusion de sérieux et à gagner en respectabilité.

    Julien Baillou : Ses camarades le qualifient de "chien-fou" inadapté au monde du travail. La chevelure en bataille, ce bobo vit à fond son militantisme : pendant presque deux ans, il a habité rue de la Banque à Paris, immeuble occupé avec les autres associations du ministère de la Crise du Logement. A 29 ans, issu de la classe moyenne, Julien Baillou est passé par l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg avant de décrocher un DEA d’économie (ou 'mastère'), comme Karima Delli et tout le monde à gauche, après Julien Dray ou Bruno Julliard…. Il est apprécié des différents collectifs pour sa maîtrise des nouvelles technologies. A en juger au graphisme du T-shirt de Sauvons les Riches (ci-dessus), il n'est pas prêt de sortir de la précarité.

    Lionel Primault : A 34 ans (1ère photo à droite dans le canapé), l’aîné passe pour le sérieux de la bande. Bien que fils d’ouvrier, il a fait des études de droit à Rennes. C’est notamment lui qui potasse les textes législatifs et réglementaires qui touchent aux questions qu’ils abordent, stages ou logement. Comme si les réseaux et collectifs ne disposaient pas d’un fonds garni de juristes militants sur la place de Paris ! Puisqu’il faut bien vivre, avec Julien Baillou, il a fondé l’an dernier une entreprise de communication qui sous-traite des actions coup de poing pour d’autres ONG et syndicats.

    Diplômé du Centre de Formation des Journalistes et de Sciences-Po Paris, Manuel Domergue, 27 ans (en tenue de travail ci-contre), est le communiquant tout désigné. Il trouve les slogans qui feront mouche et gratifie se confrères de formules choc. Il écrit en ce moment un livre sur l’indépendance du Cameroun. Lui aussi militant Verts depuis 2004, il a été assistant parlementaire d’un sénateur du même parti.

    Leïla Chaibi : Le trio a longtemps été un quatuor. Leïla Chaibi, 26 ans (photo ci-dessous), passée par l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse était de l’aventure "Génération Précaire". Elle fait toujours partie de "Jeudi Noir", mais elle n’a pas suivi les autres dans "Sauvons les Riches", lié à Europe-Ecologie. Elle a lancé de son côté "l’Appel et la pioche" au sein du NPA d’Olivier Besancenot. Contre la baisse du pouvoir d’achat, elle organise des pique-niques en supermarché en se servant dans les rayons.

    -> Selon le journal Le Monde, à la suite du premier conseil politique national (CPN) du NPA, des membres du Collectif L'Appel et la pioche (Leïla Chaibi) protestent contre des têtes de listes désignées majoritairement par l'ancienne direction de la …LCR, sans appel à candidatures. Ce qui ne manque pas de sel, puisque le Che-Besancenot attribue les gamelles successives du NPA aux élections à la jeunesse du NPA, bien que les traces d’ADN laissées par la LCR soient révélatrices… Leila Chaibi, animatrice de L'Appel et la pioche estima rétrospectivement (et librement) que ce genre de pratique démocratique est « entièrement normal » dans un parti en construction et que l'absence de débat serait au contraire une marque de « stalinisme ». Une marque du trotskisme, en tout état de cause.

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    mardi 7 juillet 2009

    Bac : 78,4% des candidats passent au premier tour

    Mauvais en Europe, super bons dans l’hexagone
    Hausse de 2,9% avant le 2e tour !

    Le taux de réussite du premier coup au bac général a atteint cette année 78,4% des candidats
    , soit une hausse de 2,9% par rapport à 2008, a annoncé mardi le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel. "Les résultats du bac 2009 sont très bons, c'est un excellent cru. On ne peut que s'en féliciter. "

    Les prouesses de notre jeunesse
  • A l'issue du 1er groupe d'épreuves,

    - 80,7% des candidats au baccalauréat S ont été reçus (+2,1%), 76,7% des candidats en ES (+4,1%) et 74,3% en L (+3,1%).

    - Dans les séries technologiques, 62,9 % des élèves ont obtenu le baccalauréat du premier coup, soit une baisse de 1,5 point.
    Le secteur industriel atteint 68,1% et le secteur tertiaire s'établit à 60,8%, selon les chiffres du ministère. Les résultats peuvent être consultés sur le site Internet du ministère de l'Education (www.education.gouv.fr
    ).

    Le taux de réussite du premier coup en 2008 était de 75,4% pour le bac général (78,6% pour le bac S, 72,5% pour la filière ES, 71,5% pour le bac L) et de 64,3% pour le bac technologique.
    Résultats académie par académie
    en cliquant sur celle qui vous intéresse (lien Libération)
  • Le second tour

    Les candidats du bac général, technologique ou professionnel, dont la moyenne est comprise entre 8 et 10, se voient offrir la possibilité de se présenter à un oral de rattrapage. Il porte sur seulement deux matières des programmes de première ou de terminale que le candidat aura choisies après la communication des résultats.
    Dans chaque discipline,
    seule la meilleure note obtenue, entre les épreuves écrites ou orales, sera retenue !

    Les statistiques, épreuve obligatoire au bac

    Selon les résultats définitifs, le taux de réussite en 2008 a finalement été de 83,5%.
    "On a 63,3% d'une génération au niveau du bac. On continue à avoir 150 000 élèves par an qui sortent du système éducatif sans diplôme, c'est un vrai combat que nous avons à mener, améliorer l'accès au bac et réduire le nombre de sorties sans qualification", a commenté Luc Chatel. "On avait beaucoup progressé dans les années 1985-95 et depuis 95, ce chiffre a tendance à stagner", a-t-il observé.
    Encore un petit effort en 2009…

    Bac, un cadeau empoisonné

    "Je me réjouis que le bac continue de jouer son rôle: consacrer la fin des études secondaires et être une clé d'entrée pour l'enseignement supérieur. Le bac est et restera une institution", a déclaré Luc Chatel. Plus de 622 000 candidats se sont présentés aux épreuves cette année. Les ajournés peuvent se réinscrire au lycée pour une nouvelle année de terminale. Mais, pour les admis, le bac est un simple permis de s'inscrire dans le supérieur.
    Or, en n’opérant de sélection que sur les canards boiteux du second cycle et en ne jouant plus son rôle de filtre vers l’enseignement supérieur, le bac est devenu un passeport pour l’échec. A Toulouse, par exemple, il faut savoir où on met les pieds...

    Les bacheliers sont conscients que le plus dur reste à faire. Ils jouent des coudes pour décrocher une inscription dans une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) et à défaut dans une faculté honorable, où ils pourront travailler sans s’exposer aux grèves ou aux pressions et perturbations en tous genres.

    20/20 de moyenne au bac, c’est possible…
  • Comment explique-t-on le peu de monde devant les panneaux d'affichage à Rennes, mardi matin ? Les résultats du baccalauréat auraient été piratés à Rennes, selon Ouest France mardi. Il semblerait en effet qu'un site Internet a mis les résultats en ligne dans la nuit. "Tout le monde était déjà au courant", affirme un enseignant.

  • Certes, le doyen des candidats, Denis Chardenas, 79 ans, n’aura pas droit aux bourses de l’Etat et à une chambre en cité universitaire : il a échoué. "C'est loupé! Je ne passerai pas l'oral. Je suis à 6, 6,5 de moyenne", a déclaré cet habitant de Saint-Victor la Coste, dans le Gard. La presse impertinente en fait des gorges chaudes. Le président de jury est donc resté insensible à son âge vénérable: preuve que le bac, c'est du sérieux. Ainsi, son livret scolaire n’a-t-il pas fait apparaître un possible divorce de ses parents.
    Ca marche fort pour les jeunes, mais le candidat chenu n’a pas pu se prévaloir de conditions familiales déplorables : son père a probablement bénéficié d'une remise de peine, sa maman a eu le tort de suivre une cure de désintoxication et sa femme ne fait plus le tapin depuis longtemps, alors c’est tant pis pour lui. Savoir si ses propres gosses, des impertinents, ont décroché leur diplôme ?
  • 13 ans, c'est l'âge d'un des deux plus jeunes candidats de France.
    Edwin Hamel de le Court a indiqué avoir obtenu 13,88 de moyenne au baccalauréat scientifique, ce qui lui vaut une mention assez bien.
    Un autre garçon de 13 ans, à Nancy, a décroché son baccalauréat scientifique avec la mention "très bien", a fait savoir son père.

  • Cerise sur le gâteau…
    Une lycéenne de Nîmes, prénommée Benjamine, 18 ans, a reçu mardi les "félicitations du jury" pour sa moyenne de 20,3 obtenue grâce à un 19 en option anglais section européenne, qui lui a valu des points de bonus.

    Comment gagner des S'Miles ?

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    en places de concert
    ou en points au bac ?
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    Le Parlement vote le "droit à la mobilité" des fonctionnaires

    La gauche dresse aux fonctionnaires des barrières statutaires

    Des magistrats ivres de cogestion

    Les exemples ne manquent pas de procureurs qui s’incrustent pendant des années au même poste, au risque de se lier à la population, qui refusent une mutation et qui s’en prennent à leur ministre de tutelle.
    Fin juillet 2008, le procureur Gérard Lesigne, dont le nom est tristement associé au désastreux procès d’Outreau, avait négocié sa mutation-sanction avec la chancellerie, mais les affrontements orchestrés par les syndicats de la magistrature d’opposition se sont généralisés ces dernières années, pour des raisons politiques.

    Ainsi, fin 2007, le procureur général d’Agen, Bernard Blais, avait choisi de s’opposer à la Garde des Sceaux, qui l’avait promu avocat général à la Cour de Cassation, à 64 ans pourtant, et encore l’avait-elle maintenu dans sa région ! Muté contre son gré, il avait pu compter sur le soutien des magistrats militants.

    -Juin 2009 : la promotion au poste d’avocat général, à la Cour de cassation contre son gré n’a pas l’heur de satisfaire Marc Robert, procureur général à la Cour d’Appel de Riom (Puy-de-Dôme) depuis… plus de neuf ans.

    La nomination et la promotion des magistrats sont soumises à l’approbation du ministre de la Justice qui détient le droit de passer outre les propositions qui lui sont faites. Mais l’usage s’est gauchi au fil des ans sous la pression des syndicats, qui, comme dans l’Education Nationale, revendiquent la cogestion de l’administration de la justice et donc des carrières. Les pouvoirs des ministres, qui subissent les pressions et assauts des syndicats, sont devenus largement théoriques.
    A cette entrave-là s'ajoute celle des statuts.

    Les syndicats font obstacle à la parité

    Le mouvement des magistrats participe du projet de réorganisation du corps des procureurs généraux, voulu par la ministre, qui souhaite le féminiser -seuls deux procureurs généraux sur 35 sont actuellement des femmes- et le rajeunir. La place Vendôme entend nommer systématiquement des femmes à la moitié des postes qui changent de titulaires. Mais les syndicats réactionnaires veillent… Les hommes ne sont pas prêts au partage !

    Eric Woerth fait sauter les barrières statutaires

    C’est dans ce contexte que les députés ont adopté mardi 7 juillet par 305 voix contre 169 le projet de loi destiné à accroître la mobilité des fonctionnaires.

    En souffrance depuis plus d'un an, le texte du ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, instaure un "droit à la mobilité" en supprimant des barrières statutaires. Il systématise les possibilités de détachement et d'intégration de fonctionnaires dans des corps ou cadres d'emplois de niveau comparable. Ainsi, un attaché de la fonction publique territoriale pourra désormais être intégré dans la fonction publique d'Etat.

    Des primes seront créées par décret pour encourager la mobilité.
    Le projet de loi instaure aussi une indemnité de départ pour les agents souhaitant quitter la Fonction publique.

    Le texte permet également le cumul d'emplois à temps incomplet,
    ainsi que le recours à l'intérim -interdit aujourd'hui dans l'administration- ou à un agent contractuel pour remplacer un fonctionnaire absent.

    Les syndicats réactionnaires s’opposent

    La gauche et les syndicats se sont opposés à ce projet dans lequel ils voient une "restructuration déguisée".

    Mais, déjà adopté par le Sénat le 29 avril 2008, le texte va maintenant être examiné par une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs, en vue d'une adoption définitive d'ici le 24 juillet.

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    lundi 6 juillet 2009

    Deux anciens premiers ministres des deux bords pour un emprunt national

    Nicolas Sarkozy confie une commission à Rocard et Juppé

    Le Président de la République avait annoncé un emprunt national lors de son intervention devant le Congrès du Parlement à Versailles le 22 juin.
    Le chef de l'État avait ensuite indiqué le 1er juillet aux partenaires sociaux qu'il allait charger "une commission", présidée par "deux hautes personnalités qu'(il) désignerait prochainement, de réfléchir à ce que doivent être les priorités nationales pour l'avenir".



    Pourquoi n’avoir pas demandé à Nono Montebourg ou Hamon ?...

    "Il y a des hommes capables de se hisser au-dessus de leurs intérêts partisans", a salué le chef de l'Etat, après avoir nommé les deux anciens Premiers ministres Michel Rocard (PS), et Alain Juppé (UMP) à la co-présidence de la commission. Voilà pourquoi.

    Ils ont accepté, de présider la "commission chargée de réfléchir aux priorités" du futur emprunt national. "Cette commission procédera à de larges consultations et formulera avant le 1er novembre 2009 des propositions sur le choix des priorités que le gouvernement arrêtera ensuite".Le chef de l'État a reçu les deux hommes ce lundi à 19 heures.

  • Michel Rocard (ci-dessous à droite), chef du gouvernement de 1988 à 1991, est actuellement président de la "Conférence des experts" sur la taxe carbone. Âgé de 79 ans, il avait annoncé en janvier qu'il renonçait à son mandat de député européen pour prendre sa "retraite parlementaire". La nomination de ce représentant de la deuxième gauche, qui fut souvent en rivalité avec Mitterrand, l'ex-président socialiste, est un signe hautement symbolique de la poursuite de la politique d'ouverture de l'Élysée.
  • Alain Juppé, 63 ans, (ci-dessus à gauche) est maire de Bordeaux et a été Premier ministre de 1995 à 1997.
    Le chef de l'Etat s'est dit "très reconnaissant à Alain Juppé, qui a été Premier ministre de Jacques Chirac, d'apporter lui aussi son intelligence et son talent".

    Hommage du président aux hommes de bonne volonté

    La France mobilise les compétences
    Nicolas Sarkozy a exprimé sa "reconnaissance" envers l'ancien Premier ministre socialiste, pour avoir accepté cette mission. La nomination de Michel Rocard, "pour lequel j'ai beaucoup, d'admiration", montre "combien la stratégie politique du gouvernement français de l'ouverture ne s'arrêtera pas parce que la France a besoin de mobiliser toutes ses énergies et tous ses talents dans une situation aussi grave", a déclaré le chef de l'Etat, qui s'exprimait lors de la conférence de presse du sommet franco-britannique. "C'est un grand changement en France : deux hommes du talent, Alain Juppé et Michel Rocard, l'un de droite, Premier ministre de Jacques Chirac, l'autre de gauche, Premier ministre de François Mitterrand, ont accepté à ma demande de présider une commission de très haut niveau pour réfléchir à 20 ans quels sont les secteurs stratégiques dans lesquels la France doit investir", s'est félicité Nicolas Sarkozy.

    -> "Cela doit rassurer les Français de se dire qu'il y a des hommes capables de se hisser au-dessus de leurs intérêts partisans", a dit Nicolas Sarkozy.
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    "S'il y a des talents à gauche pour servir leur pays, mon devoir de président de la République est de faire appel à leurs talents", a encore souligné le chef de l'Etat. "Ce n'est pas une affaire de gauche et de droite, c'est une affaire d'hommes et de femmes d'expérience qui croient dans leur pays, qui réfléchissent ensemble", a-t-il insisté.

    Le changement, c’est l’avènement de comportements intelligents

    "C'est très important de mobiliser un pays au-delà du sectarisme dans un esprit de tolérance, en se tournant vers l'avenir, et l'avenir il n'appartient pas à un camp contre l'autre, l'avenir c'est celui de tout un pays". Tel est son message en direction de la gauche sectaire.
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