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jeudi 19 octobre 2017

Des centres de villes moyennes se meurent en France

Vierzon, Châtellerault, Carcassonne, Auxerre... parmi les centres-villes sinistrés

Les commerces de proximité ferment les uns après les autres et le phénomène s'aggrave de plus en plus dans les villes moyennes.

Résultat de recherche d'images pour "centres ville sinistres"Un rideau sur quatre est baissé dans le coeur de Vierzon ou Châtellerault. 
Des  travaux d'agrandissement ou des décès de commerçants ne sont pas en cause. Pire encore, raconte le magazine spécialisé LSA, Libre Service Actualités, revue professionnelle hebdomadaire spécialisée dans le commerce, la distribution et la grande consommation, le mouvement ne faiblit pas et les fermetures s'accélèrent. Des boutiques baissent rideau, d'autres migrent en zones périphériques.
Dans les années 80, la rue piétonne du Maréchal-Joffre de Vierzon était très animée. Aujourd'hui,  toujours PCF (depuis 1937), on y compte trente-deux boutiques fermées pour seulement seize ouvertes. Ce même magazine LSA révèle le dernier baromètre Procos, de la Fédération du commerce spécialisé. 

Vierzon et Châtellerault ne sont pas les seules frappées par le phénomène. 
Autres villes qui périclitent : Carcassonne ou Montélimar. Auxerre, PS, c'est un commerce sur cinq qui est fermé. 
On pourrait aussi citer Nevers, dont le maire fut Pierre Bérégovoy (PS) pendant dix ans, Béziers ou encore Cholet et Albi. "Albi, Saint-Brieuc ont perdu 15-20 % de leur offre commerciale de centre-ville. 20 à 25 % pour Perpignan, Béziers, Calais.

Avec 180 magasins fermés en 2016, contre 149 un an plus tôt, le centre-ville de Saint-Brieuc, 45.000 habitants, affiche un nombre record de commerces vides. Près d'une vitrine sur trois a baissé le rideau selon le baromètre exclusif publié par le Journal des entreprises. Avec 31 cellules commerciales vides de plus sur un an en centre-ville, soit la plus forte hausse depuis 2011, la préfecture des Côtes-d'Armor s'enfonce dans la crise.

En fait, les habitants des villes de moins de 100.000 habitants qui ne sont pas un peu touristiques ou en bord de mer n'ont plus de commerces de proximité.

Les causes de l'hémorragie sont identifiées, mais elle continue malgré les cris d'alarme.
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Les associations de commerçants crient leur désespoir, mais les élus sont démunis ou insensibles au sujet. Une politique urbaine globale volontariste et transversale est nécessaire pour freiner l'érosion des commerces dans une ville centre et arriver à régénérer l'offre.
Une politique urbaine globale volontariste et transversale est nécessaire pour freiner l'érosion des commerces dans une ville centre et arriver à régénérer l'offre.

Les causes sont plurielles

Les grandes surfaces, installées en périphérie sont pointées. 
Image associéeMais il faut aussi incriminer la désindustrialisation, l'exode des populations, les loyers trop élevés en centre-ville, ou la taxe d'habitation qui fait fuir les locataires.

Des maires négligents ou au budget contraint ne se sont pas préoccupés des implantations commerciales ou ont fait des choix hasardeux. 
Ils se sont souvent laissé tourner la tête par de puissants groupes de la grande distribution qui leur ont fait miroiter des créations d'emplois, quand aucun conflit d'intérêts n'est à déplorer...  
A Dijon, ville du sénateur socialiste François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social de Hollande dans les gouvernements Valls I et II (2014-2015), une grosse enseigne de vêtements pas chers a été installée aux abords de la commune. L'argument est social... mais le centre-ville en a ressenti le contre-coup et les personnes âgées ne trouvent plus à se nourrir et s'habiller.
Certains élus ont aussi négligé l'attractivité des rues, sans  bancs, sans bacs de fleurs et autre mobilier urbain de confort et de bien-être, abandonnant à leur triste sort les commerçants qui tentent de résister, seuls.

Au Mans, la concurrence d'enseignes a fait rage. 
Résultat de recherche d'images pour "magasins fermes"
Pas moins de 25 boutiques sont vides dans la seule rue Nationale, certaines très vétustes, abandonnées depuis plusieurs années. La rue Gambetta, un axe fantôme, a "perdu son dynamisme depuis l'arrivée du tramway, estime une commerçante. Depuis, difficile pour une enseigne de tenir". Dans ce quartier en souffrance, le petit marché du samedi matin a réduit sa surface. Le low cost alimentaire Dia a fermé fin octobre, Le Bouquet Manceau a mis la clé sous la porte. "Le phénomène s'accélère depuis dix ans pour bon nombre d'entre elles, en effet, constate Arnaud Gasnier. 

Une sur-concurrence d'enseignes entraîne fermetures des commerces ou leur 'périphérisation'. Et même, leur absorption dans des aires métropolitaines telles que Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse." Le magasin de décoration L'Ensemblier, place de l'Éperon au Mans, a récemment répondu aux sirènes de la métropole nantaise, à deux heures de route.

La faute au tramway, au stationnement payant contre ouverture 7j/7? 
"C'est une hérésie de penser cela, souligne Arnaud Gasnier. L'accessibilité multimodale (marche, vélo, bus, tramway, automobile...) est toujours favorable au commerce, maintient-il. Le manque de vitalité commerciale du haut de la rue Gambetta n'est pas lié à un hypothétique effet tunnel, mais à son éloignement de l'axe dynamique République-Jacobins et à un manque d'attractivité in situ."


Corps à corps entre CRS en civil et policiers de la BAC à Calais

Une bagarre en discothèque dégénère en guerre des polices 

Des CRS et des policiers de la BAC en viennent aux mains


Quand une bagarre éclata entre deux fêtards de la discothèque, le "No Comment", et une quinzaine de copains CRS hors service à Calais, dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 octobre, vers 1h du matin, des CRS en civil, en mission dans les Hauts de France, et des policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) se sont castagnés, rapporte Le Canard enchaîné.
Une discussion entre un CRS et un autre client du bar est à l'origine de la bagarre, selon France 3 Hauts-de-France : l'un affirmait que l'autre lui avait volé son téléphone portable, l'altercation a dégénéré en bagarre générale et l'un des fêtards a alors appelé la police à la rescousse.

Appelés pour cette échauffourée, les policiers de la BAC se rendirent sur place, mais les CRS s'en prirent directement à leurs collègues, selon Le Canard enchaîné. Les CRS "ont foncé dans le lard" des membres de la BAC, "dérobant une matraque au passage", rapporte la presse.

"On constate des actes de rébellion", a confirmé le Parquet de Boulogne-sur-Mer à France 3. "Un CRS refuse de se faire interpeller; il y a des actes de violence sur un agent de la BAC et plusieurs outrages".

L'hebdomadaire anarchiste précise même que l'un des CRS leur aurait lancé : "Quand vous aurez des problèmes avec des migrants, on ne viendra pas vous sauver; on fera comme si on n'entendait pas les appels sur les ondes radio".


https://t.co/X85TOoLoDl pic.twitter.com/VSOPBdEFnL

— La Voix Calais (@VDNCalais) 14 octobre 2017


Les CRS auraient continué la bagarre 
entre eux à leur hôtel


L'un des leurs a passé la nuit en cellule de dégrisement, insiste encore Le Canard enchaîné. 

Suite à cet incident, deux personnes ont dû être hospitalisées pour des ecchymoses et un nez cassé, rapporte La Voix du Nord, et une enquête a été ouverte par l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

Le procureur a d'ores et déjà indiqué que certains fonctionnaires pourraient être inquiétés par la justice. "A ce jour, tout le monde a été entendu ou presque. Comme les CRS ont généralement des missions de 10 ou 15 jours, certains étaient déjà repartis dans le Sud", a indiqué le procureur Pascal Marconville à France 3. 
Une enquête a été ouverte "à l'encontre des agents de la BAC" de Calais, selon l'AFPpour "violences en réunion, rébellion et outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique".
Le Canard enchaîné vise plutôt les CRS. Selon l'hebdomadaire, les policiers incriminés seraient issus de la compagnie 58 basée à Perpignan qui s'était déjà rendue célèbre en emboutissant la voiture du capitaine du commissariat en sortant de boîte de nuit, "avant de prendre la fuite".
La BAC (Brigade anti-criminalité) est un service de la police nationale française et exerce dans les différentes directions départementales de sécurité publique (DDSP). Les Compagnies républicaines de sécurité, CRS, forment également un corps spécialisé de la police nationale.

mercredi 18 octobre 2017

Borne nie avoir annoncé "des fermetures de gares ou de lignes TGV", mais...

Des fuites à grande vitesse, plus rapides que les annonces 

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a démenti mercredi avoir annoncé des fermetures de gares ou de lignes TGV

La ministre s'est fait prendre de vitesse. 
"Je n'ai jamais annoncé qu'il y aurait des fermetures de gares ou de lignes TGV", a déclaré E.Borne, interpellée à ce sujet lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, alors que le gouvernement vient de lancer une réflexion sur la "refondation" du modèle ferroviaire français.

Mais elle a prévenu que "ce choix collectif (du TGV) a un coût"... 
Il n'y a pas de fumée sans feu. "On ne peut pas tout à la fois vouloir un TGV qui va partout, des billets moins chers, et demander à la SNCF de payer des péages très chers pour faire circuler ces trains sur les lignes à grande vitesse", a ajouté la ministre.

L'économie et les populations des régions ne seront pas frappées ?
"C'est une question de cohérence, indispensable à la pérennité d'un modèle dans lequel nous avons investi et auquel nous sommes attachés", a cette poursuivi cette ancienne directrice du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie .

Jean-Cyril Spinetta a été chargé d'un "chantier stratégique" de "refondation" de notre  modèle ferroviaire

Il y a anguille sous roche... 
Résultat de recherche d'images pour "slogan SNCF"
Les premiers TGV ne passaient pas
entre les quais...
Lundi, le gouvernement a missionné l'ex-PDG d'Air France-KLM  sur cette refondation.

Il s'agira d'abord de "préciser la stratégie de desserte par le transport ferroviaire à horizon 2030", notamment d'identifier "les segments sur lesquels les efforts doivent être renforcés afin de mieux répondre aux attentes", ainsi que de déterminer "le modèle de desserte à privilégier" pour les trains à grande vitesse, selon sa lettre de mission.

Utiliser des TGV pour desservir de nombreuses gares - en dehors des métropoles régionales - pèse sur la ...rentabilité, avait souligné Borne, sujet de débat de longue date opposant SNCF, élus locaux et usagers. 

"On a un sujet dont il faut être conscient, c'est que 
les dessertes fines du TGV ont un effet non négligeable sur le modèle économique du TGV", avait alors martelé la ministre. "Si on prend un parallèle avec l'aérien, on ne dessert pas Brive en (Airbus) A380", avait lâché la parisienne.

Résultat de recherche d'images pour "Pasidupes quai SNCF"

Après la désertification médicale des campagnes, l'isolement fin des régions...

Mélenchon, en fureur : "Touche pas à mon portefeuille" !

Il ne faut pas titiller Jean-Luc Mélenchon... encore moins sur son patrimoine

L'épidermique meneur d'extrême gauche a un tabou, l'argent, quand c'est le sien

Le ministre de l'Economie a mis Mélenchon au défi de comparer son patrimoine au sien, mardi soir à l'Assemblée, voulant appeler à la pudeur certains pourfendeurs du projet de loi de finances 2018, "fait par les riches et pour les riches", selon les députés de la France insoumise.

Le député a dû revenir en séance pour se défendre, avec véhémence

Il avait négligé l'hémicycle et avait manqué l'allusion en direct...
video

"Je suis disponible", a commencé Mélenchon. "Peut-être que vous avez accordé trop d'importance à la propagande qui m'a attribué des voitures et des appartements", a ensuite lancé le caricaturiste en chef de La France Insoumise (LFI). 

"Je suis fier de mon compte en banque et je ne dois rien à personne. 
Je ne vous laisserai pas sous-entendre que quoi que ce soit puisse être suspect chez moi", a-t-il encore éructé.
Concluant avec sa subjectivité coutumière : "Je suis honnête".
Son honnêteté n'était pas encore en question, mais plutôt celui du niveau de sa tranche d'imposition. 

Affaire des attachés parlementaires: la police fait son cinéma au siège du MoDem

L'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs semble se poursuivre : progresse-t-elle ? 

Une perquisition était en cours mercredi matin au siège du MoDem à Paris 

Les investigations sont menées par les policiers anti-corruption de l'Oclciff, un un service de la Direction centrale de la Police judiciaire, depuis le début de matinée, a-t-on appris de "source proche de l'enquête" sur des soupçons d'emplois fictifs d'attachés parlementaires.

L'affaire a débuté en mars sur dénonciation d'une élue du FN, Sophie Montel. 
Le Parquet de Paris a alors ouvert une enquête préliminaire visant une vingtaine d'eurodéputés de tous bords, dont deux du MoDem. 

En juin, l'affaire a rebondi : un ex-employé du parti centriste a fait un signalement au Parquet de Paris, déclenchant l'ouverture d'une enquête spécifique sur le MoDem, qui a employé six élus au total au Parlement européen entre 2009 et 2014. Le MoDem est soupçonné d’avoir détourné à son profit des attachés parlementaires payés par des fonds européens.

Puis, fin juillet, le Parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X pour "abus de confiance, recel d'abus de confiance et escroqueries".

L'enquête s'appuie notamment sur un témoignage adressé à la justice par un ancien salarié, Matthieu Lamarre. Engagé à temps plein en décembre 2010 comme "responsable web et réseaux sociaux" du parti, il avait immédiatement signé un avenant de détachement auprès de l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias. 

Les accusations d'emplois fictifs avaient contraint à la démission du gouvernement Philippe I la ministre des Armées, Sylvie Goulard, le ministre d'Etat, garde des Sceaux, François Bayrou, numéro 4 du gouvernement, et la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez.

Début septembre, François Bayrou, président du MoDem depuis 2007, avait affirmé que cette affaire était "un obstacle artificiel, inventé". Il avait alors indiqué qu'il n'avait pas été "informé, convoqué ou entendu". 

Les policiers anti-corruption ont entendu plusieurs suspects, dont l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, Matthieu Lamarre, Isabelle Sicart, la cheffe de cabinet de François Bayrou, au MoDem, et Karine Aouadj, son ex-secrétaire particulière, à Paris, deux assistantes parlementaires, ainsi que l'ex-députée européenne Corinne Lepage.

Au Parlement européen, chaque eurodéputé est souvent épaulé par trois, voire quatre assistants dits 'accrédités', c’est-à-dire qui dépendent directement de l’administration de l’institution. Quant aux assistants locaux, ils travaillent pour l’élu dans leur État membre d’origine.

"Aucun rapport entre le cas du MoDem et celui du FN," juge le MoDem

L’affaire des emplois fictifs présumés du Front national (FN) avait déjà surgi à l'occasion de la campagne présidentielle. Yannick Laude, porte-parole de la délégation française du groupe ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux européens, auquel appartiennent les élus MoDem) fait une distinction. "Il n’y a aucun rapport entre le cas du MoDem et celui du FN", estime-t-elle. "L’enquête doit ici déterminer si le temps partiel au service de l’Union européenne a été effectué, alors qu’on sait bien qu’il y a une zone grise entre travail parlementaire et travail politique."

Michèle Rivasi (EELV) abonde dans le sens du MoDem : elle est l'une des eurodéputées du groupe des Verts qui fait partie des élus pointés du doigt par le Front national qui a saisi l’Office européen anti-fraude (OLAF) pour emploi fictif ou irrégulier d’assistants au Parlement européen. "L’ambiance est à la vengeance politique, selon la verte. En accusant d’autres députés de faire comme lui, le FN cherche simplement à créer un écran de fumée." C'est ce que l'enquête établira (peut-être).

Castaner dénonce ceux qui pointent au chômage pour s'offrir des vacances

Le socialiste, porte-parole du gouvernement Philippe, a encore déraillé

L'ancien candidat PS à la présidence de la région PACA a heurté les sensibilités...
Plusieurs personnalités de gauche accusent Christophe Castaner de mépriser les chômeurs. Au cours de sa prise de parole au nom du gouvernement, lundi sur BFMTV, s'exprimant sur l'universalité des indemnités chômage auxquelles pourraient avoir droit les professions libérales ou  les démissionnaires, comme le souhaite Emmanuel Macron, Castaner a fait une sortie de route en marche.

Après avoir prétendu que, sur TF1, le volubile Macron a eu besoin d'aborder les sujets dans leur globalité, plutôt que de commenter telle ou telle petite phrase - ce qu'il n'a pas pourtant manqué de faire -, Castaner a pris les devants face aux reproches à Macron d'avoir évacué l'environnement et l'Europe et Merkel. La Voix de son Maître a assuré qu' "il [Macron] a regretté de ne pas avoir pu aborder certains thèmes", soulignant ainsi que, malgré 75 minutes, le "maître des horloges" n'a pas su gérer son temps de parole.
Le porte-parole du gouvernement était donc invité par ses amis de BFMTV pour faire l'éloge de l'entretien d'Emmanuel Macron, la veille sur TF1.

"L'universalité de l'allocation chômage implique des droits et des devoirs," a réaffirmé Castaner sur BFMTV

Cela dit,
Castaner s'est autorisé un jugement vécu comme une insulte.
"La liberté, ce n'est pas de se dire que je vais toucher les allocations chômage pour partir deux ans en vacances"

BFMTV est fort marri de ce dérapage qui plombe un entretien conçu pour vanter la parole présidentielle, au lendemain de sa prestation, le 16 octobre. Il a tout compte fait le mérite d'éclairer "les gens" sur l'état d'esprit général au sommet de l'Etat macronien. 
L'a priori désobligeant de Castaner vient en effet renforcer la liste déjà longue des sorties de route de l'ex-patron d'En marche ! , les salariés "illettrés" de Gad, les 'kwassa-kwassa' qui, selon le président humoriste, serviraient moins à pêcher qu'à "amener du Comorien" à Mayotte, les "gens qui ne sont rien", les détracteurs "cyniques" et autres "fainéants".

Le chef de l'État a surpris en posant dimanche des conditions à l'universalité des allocations chômage, auxquelles pourraient avoir droit les professions libérales ou les démissionnaires: le dispositif ne fonctionnerait que "tous les 5 ans, 6 ans, 7 ans", sous réserve d'avoir un projet professionnel. 
"On a toujours dit que l'universalité de l'allocation-chômage -qui doit profiter à celles et ceux qui n'y ont pas le droit, un agriculteur, un artisan, un commerçant- implique aussi des droits et des devoirs. Et on l'a élargie à la question des démissionnaires, mais encore avec cette idée de droits et de devoirs, c'est une forme de liberté ; mais une liberté pour aller vers quelque chose. Ce n'est pas de se dire : 'Finalement, je vais bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances'", a lâché Christophe Castaner. 

Le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement a d'ailleurs provoqué l'indignation de plusieurs élus. 

"N'avez-vous pas honte ?" interroge Guillaume Balas, un professeur et eurodéputé PS. 
Ex-coordinateur du projet de Benoît Hamon, candidat PS à l'élection présidentielle de 2017, il a rejoint son Mouvement du 1er Juillet (M1717), après sa défaite par KO :
L'ex-députée PS de la Sarthe, Sylvie Tolmont, parodie la citation de Michel Audiard : Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît"...
Pour Sébastien Denaja, député PS de l'Hérault et porte-parole du Parti socialiste, "ce n'est plus du mépris, c'est de la violence ! Ça suffit !".

Le député  Front de Gauche de Seine-Maritime et maire de Dieppe, 
Sébastien Jumel ironise :
Le sénateur socialiste de Paris, David Assouline, juge que Christophe Castaner "dépasse Wauquiez et le 'cancer de l'assistanat'". 

"Après les fainéants, les vacanciers !", lance le député FN du Gard, Gilbert Collard, en référence au terme employé par le président de la République il y a quelques semaines.

Mis sur la touche de la presse nationale, le journaliste Bruno Masure insulte son camarade Castaner  :

TeamMacronPR a riposté: 
"Quand @CCastaner annonce de nouveaux droits pour les Français, il faut nous dire pourquoi les Insoumis y voient quelque chose à redire."

Mais la critique la plus violente vient des rangs de la France insoumise. Sur Twitter, l'ex-porte-parole kabyle de Jean-Luc Mélenchon lors des ses campagnes présidentielles de 2012 et 2017, Sophia Chikirou, conseillère en communication et proche de Caroline Fourest, prononce cette sentence définitive : Ce mec [Macron] est un salaud".
En Castaner, Macron a trouvé la Christine Angot de Ruquier.
Mais l'animateur du show de politique divertissement a viré sa chroniqueuse...

mardi 17 octobre 2017

Macron s'acharne sur les retraités


Les seniors  sont les grands perdants de la politique d'Emmanuel Macron


Les retraités vont une hausse de la CSG en 2018


60% des 14 millions de retraités sont visés par cette augmentation.
 
Le trentenaire et ses vieux
Ils étaient donc encore plus justifiés qu'ils ne pensaient à manifester leur colère contre la hausse de la CSG, le 28 septembreCe sont les moins de 65 ans qui touchent plus de 1.200 euros par mois et les plus de 65 ans qui ont plus de 1.400 euros. 

Car, sur RMC et BFMTV, le jeudi 24 août 2017, il y a seulement deux mois, le premier ministre, Édouard Philippe, avait annoncé que les pensions de retraite seraient revalorisées de +0,8% au 1er octobre 2017.
Cette bonne nouvelle n'était possible que grâce à la remontée de l’inflation, expliquait-il. Au début du mois de juillet 2017, la Commission des comptes de la Sécurité sociale avait en effet assuré que l’inflation allait se stabiliser à +0,9 %. Partant de ce postulat, le gouvernement d'Edouard Philippe avait décidé d'augmenter les pensions retraite de +0,8% (et non 9%...) au 1er octobre 2017.
La petite bouffée d'oxygène que les retraités croyaient acquise leur est coupée.
Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, à l’Elysée, le 28 juin.
Le gel de leurs retraite est prolongé jusqu'en 2018..., après un précédent gel l’an dernier. 
La première hausse significative remonte à 2013, puisque les pensions n’avaient pas bougé en 2014 et avaient été augmentées de 0,1% seulement en 2015.
Quant aux fonctionnaires, le ministre des Comptes public, Gérald Darmanin, a officialisé fin juin le gel, dès 2018, de la valeur du point d'indice qui sert à calculer leur rémunération. Les salariés de l'Etat sont plus que jamais sa variable d'ajustement facile et récurrente. 
"Nous n’avions aucune illusion sur le programme libéral d’Emmanuel Macron", cingle Christian Grolier (FO). "M. Darmanin, peu après sa prise de fonctions, avait assez clairement laissé entendre qu’il n’y aurait "pas de nouvelle augmentation de la valeur du point, en 2017, après celle de 0,6 % entrée en vigueur en février", poursuit-il.

Le ministre va même plus loin, indiquant qu’il n’y aura aucun coup de pouce au moins jusqu’en 2018. Les retraités doivent faire face à des "pertes de pouvoir d’achat" pour les fonctionnaires, souligne Grolier. C’est la preuve que "le prisme comptable va peser sur ce ministère", s’indigne Bernadette Groison (FSU), en fustigeant une décision "aussi injuste qu’inefficace" qui va "bloquer la rémunération de 20 % de la population".
Résultat de recherche d'images pour "respectons nos seniors"
Laissez-les vivre, bordel !
Et cette revalorisation des retraites passera sous le nez de certains.
En effet, au prétexte d'uniformisation des 35 régimes de base et des 29 régimes complémentaires, elle ne s’appliquera sans doute pas aux pensions complémentaires servies par l’Agirc (régime de cadres) et l’Arrco (salariés du privé) au 1er novembre (date à laquelle elles doivent être revalorisées chaque année). En effet, la revalorisation des pensions complémentaires est égale à la valeur d’inflation, diminuée d’un point. Les pensions complémentaires du privé pourraient encore être gelées en 2018, comme en 2017. Votée par les partenaires sociaux en octobre 2015, leur fusion est programmée pour le 1er janvier 2019.

Lors de son intervention télévisée dimanche 15 octobre, le président Macron a prétendu rassurer...

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Les parents Macron
Les retraités perdent d'un côté, mais certains d'entre eux gagneront de l'autre avec l'exonération de la taxe d'habitation.

2,5 millions d'entre eux seront taxés de toutes parts
Selon Bercy, les gagnants sont les célibataires aux revenus inférieurs à 2.500 euros par mois et les couples à moins de 3.981 euros.  En tout, 4,5 millions de retraités seront exonérés de la CSG. 
Mais près de 2 retraités sur 5 sont perdants. 

Ils paieront la CSG majorée et encore et toujours la taxe d'habitation.
La baisse de la taxe d'habitation, en contrepartie, ne s'appliquera pas aux retraités les plus aisés.


Macron a tenté une intox des retraités sur TF1 dimanche
Résultat de recherche d'images pour "macron et sa vieille"
Avec la hausse de la CSG, près de 60% des retraités, soit 8 millions de personnes âgées, vont voir leur pouvoir d'achat se réduire. Emmanuel Macron a pourtant assuré que cette hausse de la CSG sera intégralement compensée par la taxe d'habitation, "qui va progressivement baisser. Dans une grande partie des cas, la taxe d'habitation diminuera d'un tiers et compensera la hausse de 1,7 point de CSG", a-t-il précisé, estimant, non sans démagogie, que les retraités ont "dûment gagné leur retraite. Ils ont travaillé et ont des droits".


Mais dimanche 15 octobre, Macron a encore remonté les retraités contre lui.
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Pierre Erbs, le président de la Confédération des retraités, ne cache pas sa  colère relancée par les annonces du chef de l'État. "Je suis en colère de voir que monsieur Macron reste enfermé dans sa position qui consiste à opposer actifs et retraités", regrette Pierre Erbs. "Pour toutes les catégories d'actifs, il y aura compensation de la hausse de la CSG; il n'y a que pour les retraités qu'il n'y aura pas de mesure spécifique".
En même temps, il est vrai que les Français sont inaptes à comprendre la "pensée complexe" du petit vulgaire prétentieux de l'Elysée. En attendant, il a montré qu'il est lui-même inapte à la pédagogie : 61% de sondés ne lui ont pas fait confiance dimanche.

Filippetti dénonce une "purge politique" au PS

Filippetti s'est faite exclure du PS par la Fédération de Moselle 

L'ancienne ministre de la Culture n'en est encore pas revenue

Aurélie Filippetti a dénoncé lundi une "purge politique" au PS, après l'envoi par la fédération de Moselle d'un courrier lui signifiant sa "sortie" du parti.
"J'ai l'impression qu'il y a vraiment un mouvement presque de purge politique avec ceux qui ont défendu une ligne plus à gauche" que celle du parti ces dernières années, a expliqué  sur CNews A. Filippetti, membre de l'aile gauche du parti, ancienne compagne d'Arnaud Montebourg et ancienne porte-parole du candidat à la présidentielle Benoît Hamon.
Aurélie Filippetti s'est vue signifier son exclusion du PS suite à son soutien à une liste socialiste dissidente aux dernières sénatoriales.

Filippetti dénonce une chasse aux sorcières

"Il n'y a pas que dans ma fédération qu'il y a des opérations comme ça", a-t-elle ajouté, sans plus de précisions. Elle a dénoncé lundi une méthode "scandaleuse". "Ce n'est pas un premier fédéral qui exclut. J'ai été porte-parole de trois candidats à la présidentielle, et il y a à avoir un respect du contradictoire", a-t-elle estimé. "Les macronistes ont toujours table ouverte au PS, voire siègent au Bureau national", a-t-elle souligné. 

Elle a aussi protesté contre un "deux poids-deux mesures", alors que "ceux qui ont dit qu'ils avaient voté Emmanuel Macron avant le premier tour de la présidentielle n'ont pas été exclus".
C'est par exemple le cas de l'ancienne secrétaire d'Etat Juliette Méadel, revenue au BN du PS le 2 octobre, au grand dam du président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) Benjamin Lucas, 27 ans, décrit comme "anti-Valls", qui s'opposa au projet de loi de réforme du Code du travail de Myriam El Khomri et qui avait quitté la réunion pour signifier son désaccord.

"C'est la tentation dans les organisations qui sont mal en point d'être encore plus sectaires, encore plus refermées sur elles-mêmes", a déploré l'ancienne députée de Moselle, redevenue enseignante.

Filippetti s'est dite surtout intéressée par la création d'une force politique "à l'échelle européenne"

Résultat de recherche d'images pour "varoufakis Montebourg filippetti"Elle était en fait interrogée sur sa volonté ou non de rester au PS, alors que Benoît Hamon et certains de ses proches l'ont quitté pour fonder le "Mouvement du 1er Juillet" (M1717). "Je suis très intéressée par DiEM25", Mouvement pour la démocratie en Europe, créé par l'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

Ce mouvement pan-européen vise à réformer les institutions de l'Union européenne pour y promouvoir davantage de transparence et de démocratie dans son fonctionnement, en partant du postulat selon lequel "la transparence est l'oxygène de la démocratie".

L'organisation dénonce la montée des nationalismes en Europe, le Brexit ou le Grexit comme des signes avant-coureurs d'une urgence à réinventer les institutions afin d'éviter une fracture en Europe.

L'acronyme DiEM évoque la célèbre locution latine carpe diem. La date de 2025 correspond à la limite temporelle que le mouvement s'est fixé pour réussir à démocratiser l'Europe.