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dimanche 21 janvier 2018

Baisse de popularité de Macron et Philippe en janvier

Grand bien fasse aux étrangers qui les apprécient de loin !

La cote de popularité d'Emmanuel Macron est en baisse de 2 points en janvier par rapport à celle de décembre.

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Elle est tombée à 50% d'opinions favorables, tandis que celle d'Edouard Philippe chute de cinq points à 49%, selon un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche (JDD).

49% des sondés se montrent mécontents du président Macron parmi lesquels 29% de "plutôt mécontents" et 20% de "très mécontents", tandis que 44% des personnes interrogées se déclarent "plutôt satisfaites" et 6% sont "très satisfaites". Un pour cent des personnes interrogées ne se prononcent pas.

Il s'agit d'une nouvelle baisse de popularité de Macron depuis octobre 2017, selon ces indices publiés mensuellement par le JDD.

Le baromètre Ifop-JDD d'octobre dernier indiquait qu'Emmanuel Macron avait perdu 3 points de popularité par rapport à septembre, 42 % de Français se disant alors satisfaits de son action, après une remontée de 5 points en septembre (+ 5 points, à 45% de Français satisfaits de son action) Il faisait jeu égal avec la cote de Français Hollande à la même date en 2012.

En novembre, Les Echos.fr titrait : " l'hostilité [sic] envers Macron et Philippe recule"...En décembre et selon Odoxa, la popularité d'Emmanuel Macron était en forte hausse, lui permettant de recueillir l'assentiment de plus d'un Français sur deux.
47% des personnes interrogées se déclarent  mécontentes du Premier ministre

31% se montrent "plutôt mécontents" et 16% "très mécontents", tandis que 5%  des sondés se déclarent "très satisfaits" et 44% "plutôt satisfaits", soit 49% de satisfaits à des degrés divers, contre 57 % en décembre.  Quatre pour cent des personnes interrogées ne se prononcent pas.
C'est pour le Premier ministre aussi la première baisse de popularité depuis octobre dernier. 
En octobre 2017, le Premier ministre Edouard Philippe ne perdait encore qu'un seul point par rapport à septembre, avec 47 % de Français qui se disaient satisfaits de son action, bien que le plus grand nombre ne sache pas qui il était. Si Emmanuel Macron est en recul chez les sympathisants du parti Les Républicains, ce n'était pas encore le cas d'Edouard Philippe. Selon le sondage, il était encore soutenu par 55 % d'entre eux, mais l'IFOP le protégeait au moment où le bureau politique de LR devait annoncer son exclusion du parti, ainsi que celle de Gérald Darmanin et de plusieurs députés dits "Constructifs".
En décembre, le Premier ministre Edouard Philippe faisait un bond spectaculaire:
57% (+11) des personnes interrogées le considéraient comme "un bon Premier ministre", quand 42% étaient d'un avis inverse. 1% ne se prononçaient pas. 
L'enquête a été menée par l'Ifop sur un échantillon de 1.947 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans, selon la méthode des quotas. La marge d'erreur est égale à 1,3%.

samedi 20 janvier 2018

La France de Macron renonce à l'Exposition universelle 2025

Au gouvernement, le "premier de cordée" dévisse

Macron fait dire par Edouard Philippe que la France retire sa candidature française à l'Exposition universelle 2025

La Macronie abandonne la partie.
La France n'organisera pas l'Exposition universelle 2025 annonce Philou dans un courrier de deux pages envoyé au délégué interministériel Pascal Lamy qui a ainsi appris samedi qu'il est au chômage. "J'ai décidé de ne pas donner suite à la candidature de la France à l'exposition universelle, qui sera retirée", écrit le Premier ministre. 
Les élus concernés par le projet - le président du comité de candidature, Jean-Christophe Fromantin, la maire de Paris, Anne Hidalgo, et la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse - ont également été informés samedi de que Matignon n'a pas réussi à entraîner la "société civile"... 

Priorité au "redressement de nos finances publiques" 

Dans sa lettre à Pascal Lamy, ci-contre, l'ancien directeur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Premier ministre pointe les "faiblesses structurelles" du modèle économique du projet. Au vu de ces éléments, Matignon estime que les engagements demandés par Edouard Philippe concernant la "solidité du dispositif opérationnel proposé par la France" ne sont pas tenus. 

La candidature française avait été déposée il y a seulement quatre mois, fin septembre auprès du Bureau International des Expositions (BIE) par l'association ExpoFrance 2025, qui bénéficiait du soutien de l'Etat mais aussi de la Ville de Paris, de la Région Ile-de-France et de la Métropole du Grand Paris. "La poursuite de cette candidature ne saurait prospérer sans le recours à une garantie publique", s'inquiète le Premier ministre, qui ajoute que la candidature française n'a pas les moyens de se consolider dans "le délai qui nous sépare de la visite de la commission d'enquête du BIE." 

Les difficultés financières se sont-elles creusées en quatre mois ?
Dans le contexte de "redressement de nos finances publiques", le chef du gouvernement refuse donc de "grever l'avenir [...] d'engagements supplémentaires non maîtrisés"

Matignon pointe trois "faiblesses".
Dans le détail, Matignon estime que l'équilibre économique du projet français s'appuie sur la "cession gratuite du foncier par l'établissement public d'aménagement Paris-Saclay, ce qui doit s'analyser comme une subvention publique". 

Edouard Philippe ajoute que "la marge d'aléas" du projet "ne permet pas d'absorber certaines hypothèses de fréquentations défavorables". Les scénarios présentés par Expofrance 2025 tablent en effet sur une fréquentation comprise entre 35 et 40 millions de visiteurs et envisagent une hypothèse haute à 65 millions de visiteurs. Mais une fréquentation similaire à celle qui s'est tenue à Milan en 2015 (environ 20 millions de visiteurs) se traduirait par une chute des recettes de 1,3 milliards à 455 millions d'euros seulement. Matignon ne souhaite pas prendre un tel risque pour les finances publiques. 

Dernier motif d'abandon mis en avant par le Premier ministre, le manque de partenaires privés prêts à s'engager : "L'association n'a pas établi qu'il existe des acteurs prêts à s'exposer significativement au risque commercial de l'exposition", écrit Edouard Philippe. 


Il ne reste donc plus que trois candidats à l'organisation de l'exposition universelle de 2025
: la Russie (Ekaterinburg), le Japon (Osaka) et l'Azerbaïdjan (Bakou). Le choix du BIE sera connu en novembre 2018.

Prisons : les agresseurs islamistes provoquent le soulèvement de leurs gardiens

Nouvel incident à Fleury-Mérogis, deux gardiens agressés en Corse, colère des personnels pénitentiaires

Les gardiens de prison qui bloquaient toujours Fleury-Mérogis, Essonne, vendredi matin ont été chargés par les forces de l'ordre.

Résultat de recherche d'images pour "gardiens de prison   bloquent toujours Fleury-Mérogis"Les forces de police ont utilisé des gaz lacrymogènes contre les gardiens de prison. A Borgo en Corse, deux gardiens ont pourtant été agressés par trois détenus, en plein mouvement syndical.
Vendredi matin, de premiers incidents ont éclaté devant la prison de Fleury-Mérogis, déjà le théâtre jeudi de violences sur les gardiens de prison : 123 détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade de la mi-journée, avant d'accepter de les réintégrer dans le calme. Six des prisonniers, considérés comme les meneurs du mouvement, ont été envoyés en quartier disciplinaire, selon une source syndicale. 

Les surveillants pénitentiaires entament leur cinquième jour de mobilisation pour de meilleures conditions de sécurité. Au total, 81 établissements ont été bloqués vendredi.
Deux des trois principaux syndicats pénitentiaires, la CGT et l'Ufap-Unsa, étiquetés à l'extrême gauche, soumettent ce weekend à leurs bases un projet d'accord rédigé lors de négociations avec l'administration, tandis que FO entend "durcir" la mobilisation dans les prisons.


• Heurts entre gardiens et gendarmes

Alors que des gardiens bloquaient l'accès à la plus grande prison d'Europe, les gendarmes mobiles ont tiré des gaz lacrymogènes pour forcer le passage peu après 7 heures ce vendredi et pour évacuer les 150 manifestants. Ces derniers avaient dressé une barricade de pneus et de palettes devant la porte de la prison pour empêcher les entrées et les sorties. "Il y a eu des échanges de lacrymogènes et de coups avec les CRS. Ça a été très tendu et violent", a expliqué Thibault Capelle, responsable local du SNP-FO, précisant que le blocage de Fleury-Mérogis avait été levé à 8h30.

"Les CRS ont chargé, ils nous ont gazés, on a essayé de tenir malgré le gaz et les coups", témoigne Sacha, un surveillant de 28 ans. "C'est honteux, on nous a matraqués, donné des coups de pied, des coups de poing, alors que nous voulons juste faire entendre nos revendications. Il faut qu'ils comprennent que le mouvement va se durcir", a lancé de son côté Alexandre Caby, délégué syndical Ufap-UNSA. Peu avant 8 heures, les gardiens de prison qui ne manifestaient pas ont pu intégrer le centre pénitentiaire, tandis que les manifestants étaient retenus derrière un cordon de police.


  • L'agression de trois surveillants par un islamiste détenu à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), le 11 janvier, a déclenché un mouvement national de blocage des prisons, le 15 janvier. Les surveillants réclament plus de sécurité pour mener à bien leur mission.


  • Les agressions par des islamistes détenus se multiplient



    De nouvelles agressions de surveillants de prison ont eu lieu le mardi 16 janvier.

    Les surveillants de la prison de Mont-de-Marsan (Landes) sont en révolte. La veille, sept d'entre eux ont été agressés par un détenu "radicalisé", pour ne pas dire un islamiste. 

    La prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône) a aussi été bloquée après l'agression ce matin d'une surveillante par un prisonnier "radicalisé", terme imposé parmi les éléments de langage
    C'est dans ce contexte très tendu que, six jours après les agressions, la ministre de la Justice s'est finalement rendue à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

    Deux des trois syndicats à l'origine des blocages des pénitenciers militent pour une suspension du mouvement le temps de négocier avec le ministère de la Justice.

    Deux gardiens agressés dans une prison Corse.
    Vendredi matin toujours, deux gardiens de prison ont été agressés par trois détenus "de droit commun" (?) à la maison d'arrêt de Borgo en Corse, selon la direction de l'administration pénitentiaire. Or, l'un de ces trois détenus est suivi pour radicalisation religieuse, a-t-on toutefois précisé ...de même source. L'un des deux surveillants blessés a été frappé à la gorge d'un coup de couteau. Ils ont été transférés vers l'hôpital de Bastia. "Il s'agit d'une grosse agression, l'un des deux gardiens était inconscient et l'auteur est un détenu qui avait déjà une fiche signalétique sur son comportement", a précisé Maxime Coustie, délégué régional UFAP.

    L'auteur de la tentative d'assassinat a été condamné en appel en novembre 2015 à huit ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il s'était retranché dans sa cellule avec un ou deux complices. A 11h30, l'auteur principal et trois autres détenus ont été interpellés par les gendarmes et la situation dans la maison d'arrêt est revenue à la normale, selon "une autre source proche de l'enquête" qui ne communique pas directement et à visage découvert. La section de recherches de la gendarmerie de Bastia a été chargée de l'enquête.

    Une agression "grave" et "intolérable", a commenté la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui s'est décidée à aller à la prison de Borgo rencontrer les surveillants dans l'après-midi. "Ils sont blessés extrêmement sérieusement", a-t-elle confirmé aux media, après sa visite à l'hôpital, jugeant "très choquant et très émouvant de parler avec eux, même si je ne suis pas restée très longtemps pour ne pas les fatiguer".

    Un automobiliste fonce sur des gardiens à Nice.
    Enfin, à Nice, un automobiliste a forcé un barrage de police et foncé droit sur un groupe de gardiens de prisons en train de manifester devant la maison d'arrêt, selon une information de France Bleu Azur. Un des surveillants a été blessé au bras et a été conduit à l'hôpital. Le conducteur lui a été interpellé. On ne connaît pas pour l'heure les raisons de son geste.
    Deux jours plus tard, l'agresseur courrait toujours mais le mode opératoire ne laisse guère de place au doute sur une intention criminelle de djihadiste circulant parmi la population. Anthony Lequeux, responsable du syndicat Force Ouvrière dans le département raconte. "C'était intentionnel," assure-t-il.

    Les mouvements reconduits

    Pendant les négociations qui ont débuté mardi soir avec leur direction et la promesse d'un plan pour les prisons par le président Emmanuel Macron, les syndicats ont décidé de reconduire le mouvement, lancé après l'agression le 11 janvier de surveillants par un  djihadiste détenu à Vendin-le-Vieil, un Allemand de 51 ans, converti. 
    Les gardiens mobilisés réclament plus de moyens et de meilleures conditions de sécurité, mais, fait nouveau, la question de la prise en charge des détenus "radicalisés" vient s'ajouter au problème endémique, au moment où la France attend le retour prochain des "revenants", ses ressortissants 'nationaux' de retour de Syrie après y avoir combattu aux côtés des islamistes.

    Pour l'instant, les négociations ont débouché sur un document de travail contenant des propositions sur la sécurité des agents, la prise en charge de la radicalisation, une meilleure reconnaissance du métier de surveillant et les effectifs. 

    Les syndicats annoncent que des blocages ont repris dans de nombreuses prisons,  mais la presse gouvernementale assure que le "mouvement a baissé ce vendredi" ...dans le Sud-Ouest.

    Le Figaro banalise avec un historique des mouvements de gardiens de prisons

    La presse gouvernementale veut ignorer l'origine islamiste des agressions.
    "La France a déjà connu de longs mouvements de gardiens de prison, avec des revendications diverses: surpopulation carcérale, insécurité, création d'emplois... L'un des plus longs a duré près de deux mois, en novembre et décembre 1994, et concernait la création d'emplois supplémentaires ou la revalorisation des traitements. La France compte parmi les pays avec la surpopulation carcérale la plus élevée, avec un taux d'occupation qui atteint 140%, selon des chiffres officiels.

    Cette presse partisane détourne l'attention du fait aggravant de la radicalisation.
    Ainsi rappelle-t-elle que plusieurs pays ont ainsi appelé vendredi la France au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève  à améliorer sa gestion des prisons. Paris a promis de faire des efforts, notamment en favorisant les alternatives à la détention.

    Une quinzaine de députés zélés de la majorité présidentielle LREM se rendra lundi simultanément dans des commissariats et gendarmeries sur le territoire, avant d'aborder notamment la réforme de la procédure pénale, a-t-on appris vendredi de sources parlementaires. "Les représentants de la Nation veulent manifester l'intérêt qu'ils portent au travail des policiers et des gendarmes et la reconnaissance qui leur est due dans un contexte difficile", a indiqué dans un communiqué la commission des Lois de l'Assemblée, présidée par Yaël Braun-Pivet (LREM), 47 ans, ex-trésorière de section du Parti socialiste et avocate qui, selon son CV, s'impliqua à Chanteloup-les-Vignes en 2015 dans ...les Restos du cœur. Elle a prévu de se rendre au commissariat de Trappes (Yvelines)

    Les LREM Alexandra Louis, avocate tournée vers l'insertion et aisément élue dans la circonscription de la socialiste Sylvie Andrieux, condamnée pour détournement de fonds publics, dans un commissariat de secteur à Marseille, Fabien Matras, qui à 33 ans a travaillé à l'Assemblée sur la ...gratuité des péages, à la gendarmerie de Salernes (Var), Bruno Questel, 52 ans, avocat lui aussi, à la gendarmerie d'Evreux (Eue) et encore Thomas Rudigoz, ex-UDF, directeur de cabinet d'Anne-Marie Comparini, une proche de François Bayrou, à l'hôtel de police de Lyon. 
    Jean-Michel Fauvergue, 61 ans, ancien patron du Raid et élu macroniste de Seine-et-Marne, se concentre sur les services spécialisés d'enquête et est  déjà passé cette semaine dans une brigade criminelle. Il veut "toucher du doigt les problèmes que posent des règles procédurales trop lourdes", qui contribuent au "malaise" des forces de l'ordre et à "la perte de sens de leur travail", a-t-il déclaré.
    Le problème spécifique posé par les islamistes détenus est évacué.

    Le président Macron a déjà ajouté… huit nouveaux impôts et taxes

    Le candidat Macron avait-il annoncé plus de pression fiscale ?
    Huit nouveaux impôts ou taxes ont été créés par Macron



    Cette observation du cabinet d'audit EY porte sur les huit premiers mois de présidence, et "c'est bien moins que sous François Hollande", assure l'AFP, sauf que si le président normal avait mis en place 28 nouvelles taxes, c'était sur la période 2012 et 2013...
    "Soit 3,5 fois plus que Emmanuel Macron, aujourd'hui", selon le commentaire osé d'une certaine presse, alors que Macron n'a pas encore tout dit

    Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée en mai dernier, le gouvernement sous l'autorité du président et les députés du parti du président, La République en Marche (LREM), majoritaire, ont mis en place pas moins de huit nouveaux prélèvements dans la loi de finances 2018 et les lois rectificatives de 2017, selon le baromètre annuel sur l'environnement budgétaire et fiscal du cabinet d'audit EY.

    Une moyenne d'un nouvel impôt ou taxe par mois 

    Outre l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), l'exécutif a créé deux contributions exceptionnelles sur l'impôt sur les sociétés des très grandes entreprises pour financer la censure de la taxe à 3 % sur les dividendes. Ce dispositif, concentré sur les entreprises réalisant plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires, soit quelque 320 sociétés, est censé rapporter 5,4 milliards d'euros aux finances publiques en 2017.
    Cette somme doit permettre d'éponger en partie l'ardoise de 10 milliards d'euros liée à l'annulation par le Conseil constitutionnel de la taxe à 3% sur les dividendes instaurée en 2012 sous la présidence de François Hollande.

    A ces nouveaux prélèvements s'ajoutent une nouvelle taxe sur le tabac, une autre sur les plus-values de ventes de logements HLM, un nouveau prélèvement "sur le développement des industries de fabrication de papier", ainsi que deux taxes écologiques "sur l'exploration d'hydrocarbures et de gîtes géothermiques", rapporte la presse.
    La créativité fiscale ne s'est pas éteinte avec l'élection d'Emmanuel Macron et la disparition de "l'ancien monde", grâce à la complicité des ministres du gouvernement Philippe et des députés LREM, manifestement à la botte du président plutôt qu'au service du peuple.

    Huit nouveaux impôts et taxes en huit mois, c'est 60 à la fin du quinquennat...

    vendredi 19 janvier 2018

    Delphine Batho assigne le PS en référé pour "coup d’Etat statutaire"

    La députée socialiste estime être empêchée de participer à l’élection à la tête du parti

    Delphine Batho fustige une "atteinte à une liberté fondamentale"  

    La vice-présidente du groupe 'Nouvelle gauche' à l'Assemblée a assigné en référé le Parti socialiste (PS) auprès du tribunal de grande instance (TGI). Elle se dit empêchée de briguer la tête du parti, a annoncé la députée des Deux-Sèvres vendredi 19 janvier. L’ancienne ministre de l’écologie, fustige "un coup d’Etat statutaire" et "une atteinte à une liberté fondamentale", celle d’une "candidature libre qui refuse de s’inscrire dans la logique des courants et des clans".

    Résultat de recherche d'images pour "batho delphine"L'ex-ministre de l'Ecologie de Hollande reproche aux PS d’avoir effectué des "modifications statutaires", qui devront être adoptées le 27 janvier lors du conseil national. La députée estime en effet que l’obligation de "recueillir le soutien de 5 % des membres du conseil national", soit 16 parrainages, la privera "de la possibilité de concourir", peut-on lire dans le texte.  

    La cinquième candidate à la prise de la tête du PS dénonce également la limitation à "5 thématiques obligatoires et 50 000 signes" pour les textes d’orientation. Cette mesure contraignante exclura, selon elle, "les débats sur le bilan du quinquennat (…), le féminisme, le travail, le terrorisme, la politique d’asile et d’immigration".
    Le 15 janvier, D. Batho s’était déclaré candidate, dans les colonnes du Parisien, et décrivait le parti comme "une petite mafia politique" dont elle espérait " changer le système". 

    Elle est cette fois la première femme déclarée au poste de première secrétaire
    Lundi, elle se définissait comme une "candidate libre" (nous dirons sans réseau), qui se présente "sans les parrains, sans les barons, sans les fausses cartes, en dehors de tout courant" (nous dirons isolée). 

    "Si elle n’est pas d’accord, qu’elle le dise"

    Afin de permettre à tout membre du conseil national de déposer une candidature, Batho, ex-ministre déléguée à la Justice de Ayrault pendant ...un mois, demande au TGI de suspendre la réunion statutaire du 27 janvier et de respecter les statuts actuels. 
    Elle souhaite également que le PS soit condamné à lui verser 3.000 euros. 

    Des propos auxquels a vivement réagi la sénatrice de Paris, Marie-Noëlle Lienemann, chargée du pôle "services publics" dans la campagne présidentielle de Benoît Hamon à la primaire, invitée sur la chaîne LCP. "Est-ce qu’elle a besoin d’entretenir tous les populismes ?", s’est-elle indignée, notant qu’"une des raisons pour lesquelles elle va mettre en cause les statuts, c’est de dire : 'On m’empêche d’être candidate' ".

    Or, Delphine Batho est la seule rescapée PS des législatives 2017 dans les Deux-Sèvres. Agée de 67 ans, l’ex-secrétaire d’Etat au Logement dans le gouvernement de Lionel Jospin a par ailleurs exhorté Batho, 45 ans, à venir s’exprimer directement devant les instances du parti. "Elle est membre de droit du conseil national, jamais elle ne prend la parole", a-t-elle accusé. "Si elle n’est pas d’accord, qu’elle le dise, qu’elle conteste, qu’on en débatte."

    Résultat de recherche d'images pour "batho delphine"
    Le 2 juillet 2013, le président de la République annonce qu'il met fin à ses fonctions en tant que ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie à la suite d'une interview dans laquelle elle qualifiait de "mauvais" le budget 2014 de son ministère et clamait "[sa] déception à l'égard du gouvernement".
    Le 4 juillet 2013, lors d'une conférence de presse, elle proteste : "Je n’ai commis ni une erreur ni une faute".

    Macron dit "service national universel", mais fait un "parcours citoyen" ...à l'école !

    Le service national universel, "sera mené à son terme", raconte Macron

    Le service national universel, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, "sera mené à son terme"

    Emmanuel Macron et des soldats français de l'Otan en Estonie au mois de septembre.
    C'est une nouvelle promesse lancée vendredi par le président. Le service militaire promis par Macron pourrait être remplacé par un "parcours citoyen" à l'école, a-t-on appris, lors de ses voeux aux armées, à Toulon. Au service national annoncé par surprise par le candidat à la mi-mars 2017 un "service national" obligatoire d'un mois pour tous les jeunes - , le président Macron pourrait donner la forme d'un "parcours citoyen" d'une semaine par an au collège et au lycée, plutôt que le retour du service militaire
    C'est une version édulcorée recommandée par les députés dans un rapport qui sera rendu public à la fin du mois de janvier. Leurs travaux mettent en avant trois grandes étapes qui concerneraient tous les élèves du collège au lycée, lesquels seraient encadrés par des enseignants et des volontaires du service civique. Ce système présenterait l'avantage d'être beaucoup moins coûteux pour l'Etat.
    Emmanuel Macron avait estimé son coût à 2 à 3 milliards d'euros "en rythme de croisière" après un investissement initial important. Le Sénat avait fait les comptes : la mesure coûterait entre "20 et 30 milliards d'euros sur cinq ans".
    "Il aura un financement ad hoc, qui ne viendra en rien impacter la loi de programmation militaire" 2019-2025 qui doit être prochainement présentée, a-t-il déclaré. 

    Le projet de service national universel suscite la méfiance générale. 

    "Ce temps de service militaire universel devra intervenir dans les trois ans suivant le 18e anniversaire de chacun", déclarait jusqu'ici Macron. 
    A la dernière des trois sétape de ce dispositif serait la remise d'un passeport citoyen en fin de seconde. Il permettrait à tous les élèves l'ayant reçu de poursuivre leur engagement au delà de leurs 16 ans, s'ils le souhaitent.

    "Il entrera à bon port, il sera conduit par l'ensemble des ministères concernés, et pas simplement par le ministère des Armées. Le budget de l'Education nationale sera lourdement impacté. 
    Il ne doit pas, en outre, être confondu avec le "parcours citoyen de l'élève" mis en place en 2015 par l'ancienne ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.

    "Je veux rassurer chacun, il sera mené à son terme"
    Et, en plus, Macron se paie la tête des militaires et des Français ! 
    Mais ce parcours citoyen là serait mis en oeuvre dans plus de quatre ans et à la charge du prochain président...
    Foutage de gueule ?

    jeudi 18 janvier 2018

    L'Airbus A380 intéresse Emirates qui passe commande

    Emirates vole au secours de l'Airbus A380 

    A380 souffrait de ses qualités

    Résultat de recherche d'images pour "taille comparee Airbus A380"La compagnie de Dubaï a annoncé avoir commandé 36 très gros porteurs A380, pour un montant catalogue de 16 milliards de dollars. Un véritable bulle d'air pour le très gros porteur long-courrier, menacé de disparaître du fait de ses qualités et de ses ambitions. L'A380 est, en 2014, le plus gros avion civil de transport de passagers en service et le troisième plus gros avion de l'histoire de l'aéronautique.
    Résultat de recherche d'images pour "taille comparee Airbus A380"En octobre 2015, Airbus annonçait que l'A380 a transporté plus de 100 millions de passagers avec 280.000 vols commerciaux. Alors que celui-ci compte 47 destinations lors de cette déclaration, jusqu'à 160 aéroports sont capables d'accueillir l'appareil. Parmi ceux-ci, en 2015, l'aéroport de Los Angeles accueillait 9 compagnies aériennes exploitant l'A380, avec 11 vols quotidiens.
    Le programme tarde à obtenir un véritable succès commercial: alors que les passagers de l'appareil apprécient son grand confort et son silence, aucune compagnie aérienne ne voulait augmenter sa commande.
    Résultat de recherche d'images pour "taille comparee Airbus A380"En 2017, Airbus n’avait enregistré aucune nouvelle commande de son mastodonte à double pont, l'A380, produit et assemblé dans différents pays de l'Union européenne ; les principaux le sont en France, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni. Le premier service commercial d'un A380 a été effectué entre Singapour et Sydney par Singapore Airlines, le 25 octobre 2007. Le 100e A380 a été livré à la compagnie Malaysia Airlines, en mars 2013. 
    Faute de clients suffisants, le constructeur s’était fait à l’idée d’abandonner la production... 

    Emirates passe une commande inespérée 

    Actuellement la plus importante compagnie aérienne du Moyen-Orient, la compagnie des Emirats Arabes Unis est le plus gros client du gros-porteur d’Airbus, avec 144 exemplaires commandés et déjà 103 livrés, vient de passer une nouvelle commande. 

    L’accord comprend 20 commandes fermes et 16 commandes en option. Depuis ses débuts commerciaux, en 2000, l’avionneur n’a vendu jusqu’à présent que 317 A380, alors qu'il misait sur au moins 1.400 en 20 ans. 

    LREM : Richard Ferrand fait l'objet d'une nouvelle enquête judiciaire

    le chef des députés En marche! n'en a pas fini avec la justice

    Le juge d'instruction Van Ruymbeke a été désigné pour enquêter sur des soupçons de prise illégale d'intérêts

    Résultat de recherche d'images pour "anticorruption"
    Cette relance de l'enquête fait suite à la plainte d'Anticor. L'association anticorruption réagit trois mois après le classement sans suite d'une première enquête.  Richard Ferrand fait à nouveau l'objet d'une information judiciaire, selon des sources judiciaires qui ont fuité  mardi

    Cette fois, un juge d'instruction parisien a été désigné pour enquêter sur des soupçons de prise illégale d'intérêts visant le chef des députés de La République en marche (LREM). C'est le doyen des juges d'instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke, qui a ouvert, le 12 janvier, une information judiciaire pour "prise illégale d'intérêts", selon une source proche du dossier confirmant une information du Canard enchaîné. 

    L'hebdomadaire anarchiste avait révélé en mai qu'un bien immobilier indirectement acquis par la compagne de Richard Ferrand était loué aux Mutuelles de Bretagne, dont l'ex-député PS était alors le directeur général (1998-2012). 

    Le président Macron avait recasé son ami Ferrand à la tête du groupe présidentiel à l'Assemblée

    Résultat de recherche d'images pour "Macron et Ferrand"
    Richard Ferrand avait été contraint à quitter le gouvernement, lors d'un remaniement intervenu après les législatives de juin. Macron l'avait alors désigné chef du groupe parlementaire de la majorité.
    Or, en octobre, le parquet de Brest avait classé son enquête préliminaire sans suite à la surprise générale. 
    Dans son communiqué, le procureur de la République représentant la ministre Belloubet, garde des Sceaux, avait estimé que "les infractions d'abus de confiance et d'escroquerie" n'étaient "pas constituées, faute d'un préjudice avéré". 

    Le délai de prescription fait débat. Concernant le délit de prise illégale d'intérêt, "la question est apparue complexe" et "le parquet de Brest aurait pu envisager l'ouverture d'une information judiciaire", avait-il reconnu, précisant que cette "infraction éventuelle" était prescrite, puisqu'une période de trois ans était passée. "Les investigations menées n'ont pas mis au jour d'éléments de dissimulation avérée permettant de reporter le point de départ de la prescription", concluait le procureur... 

    C'est ce prétexte du parquet de Brest - et notamment de dernier point - qui a conduit l'association anti-corruption Anticor à déposer une plainte avec constitution de partie civile en novembre, afin d'obtenir la désignation d'un juge d'instruction. L'enquête va notamment s'attacher à établir s'il y a eu "dissimulation avérée", et donc si la prescription tient toujours. "Il était important qu'un juge indépendant étudie les suites judiciaires à donner à cette affaire", a déclaré mardi Jérôme Karsenti, avocat d'Anticor. 

    A noter que, habituellement incisif, le parquet national financier (PNF) s'était, quant à lui, déclaré incompétent au début de l'affaire en mai. Dans ce nouveau volet, il ne s'est pas opposé à l'ouverture de cette information judiciaire, selon Jérôme Karsenti. 

    Richard Ferrand a tenu à relativiser cette annonce, auprès de ...BFMTV, mardi. L'élu du Finistère a assuré que l’information judiciaire du PNF était "mécanique" après un dépôt de plainte et qu'il s'agissait de "la suite logique des choses" : "Cela m'agace quand on est mis en cause, s'est-il pourtant lamenté. Mais moi je sais que je n'ai rien commis d'incompréhensible". Il ne faudrait pas en revanche qu'il ait commis quoi que ce fût de répréhensible...
    Il a par ailleurs qualifié "d'acharnement" la plainte déposée par Anticor.

    NDDL: le président renie son engagement et ne "fait pas ce qu'il dit"

    Le président vibrion est dépassé par les événements

    Macron se tient en retrait, envoyant Philippe au front.

    Macron, fossoyeur de projets d'aménagement,
    fait faire la sale besogne par Edouard Philippe
    Que reste-t-il du président qui "fait ce qu'il dit" ? 
    L'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes est le premier d'une série de reniements d'Emmanuel Macron  à l'épreuve de la réalité. Tandis que le camp présidentiel s'en défend et qualifie son abandon du combat de capacité "à trancher", les rebelles bretons célèbrent une "victoire historique" et les collectivités locales indignées se repassent la patate chaude.

    Durant la campagne présidentielle, le candidat Macron s'était déjà lavé les mains de cette guerre de 50 ans, se retranchant derrière la nécessité de respecter les résultats du référendum départemental de juin 2016 favorable au projet d'aéroport régional.
    "Je prends l'engagement de faire respecter ce vote, avec ma méthode", déclarait-il sur France 2, le 6 avril 2017. "Mon souhait, c'est de respecter le vote qui a eu lieu", avait-il insisté.

    Macron n'est pas parvenu à "apaiser les choses."
    Mais il précisait aussi son souhait de nommer, s'il était élu, un médiateur pour six mois maximum. "Je regarderai la situation, j'essaierai d'apaiser les choses. Si je n'y arrive pas, je prendrai mes responsabilités", expliquait-il.

    Emmanuel Macron ne s'est pas mis en scène, mercredi
     
    Le référendum sur l'aéroport du Grand Ouest a eu lieu le 26 juin 2016,
    S. Royal étant ministre de l'Environnement (avril 2014-mai 2017)

    Soucieux de faire oublier son engagement à "prendre ses responsabilités", Jupiter s'est retiré au sommet de sa montagne, laissant en première ligne son factotum Edouard Philippe, après avoir pris la décision solitaire d'abandonner le projet et avoir fixé la répartition des rôles, lors d'un tête-à-tête à l'Elysée, lundi soir.

    "On ne peut pas parler de reniement", se défend l'Elysée. 
    "Il avait annoncé durant la campagne qu'il fallait mettre les choses à plat, prendre le temps de la réflexion, avant de trancher", se justifie-t-on dans l'entourage du monarque-président.
    Par ailleurs, "lorsqu'il s'était exprimé, l'option d'un développement de l'aéroport de Nantes n'était pas sur la table, prétend-on à l'Elysée. Elle est arrivée avec le rapport des médiateurs", souligne-t-on de même source.

    "On ne déchire pas une consultation publique mais (...) je me donnerai six mois avec une personnalité indépendante, dépassionnée, pour mettre sur la table les éléments de comparaison qui éclaireront ma décision finale", entre le projet de Notre-Dame des Landes et le réaménagement de l'aéroport actuel, avait-il  expliqué en février au directeur de WWF, Pascal Canfin, ex-ministre écologiste délégué au Développement de Hollande au gouvernement Ayrault (2012-2014), ancien député-maire PS de Nantes. En novembre 2013, démentant les rumeurs concernant une possible suppression de l'écotaxe faisant suite aux manifestations contre celle-ci, Canfin (ex-compagnon de l'ex-députée EELV Eva Sas, ex-concubine de Jean-Vincent Placé) avait affirmé qu'elle serait bien appliquée...
    "Passer outre le référendum serait un déni de démocratie", avait estimé Jean-Marc Ayrault, en décembre 2017.

    Condamnations politiques du repli de Macron face aux activistes d'extrême gauche

    Les chantres de la macronie tentent de préserver l'image du général qui bat en retraite en rase campagne. "Sur ce dossier, Emmanuel Macron est passé par toutes les couleurs de l'arc en ciel", estime Philippe Moreau-Chevrolet, un ancien journaliste à La Tribune (actionnaire majoritaire à 37%, le groupe international de nettoyage et de services Atalian, avec Lagardère, 28%) et L'Express, détenu par SFR Group (Altice Media Group, de NextRadioTV et de l'actuel SFR), également propriétaire du quotidien Libération.
    Mais, avec cette décision, "il montre son grand pragmatisme", clame froidement le flagorneur mou, col ouvert à la guillotine de l'opinion. De ce fait, "cet échec pour l'Etat est aussi une victoire pour le président, car sa grande vertu est qu'il prend une décision, et vite, contrairement à ses prédécesseurs. On lui en sait gré" [sic]. Ainsi lui en saurait-ON gré de sacrifier l'intérêt supérieur de l'Etat, donc des Français... Les crevures ne se sentent plus !
    Et d'expliquer que Macron n'en fait "pas une question de principe : il considérait que ce dossier pouvait lui pourrir son quinquennat et affaiblir durablement l'autorité de l'Etat, que l'opinion publique était fatiguée", insiste-t-il, justifiant une lâcheté politique d'intérêt personnel.
    C'est d'ailleurs cet argument que martèlent les enflures de la majorité. "Enfin une décision, après 40 ans d'hésitation - dont un quinquennat socialiste auquel Macron a participé, d'abord à l'Elysée, puis au ministère de l'Economie -  (...) Ce gouvernement prend ses responsabilités et assume", s'est évidemment félicité Christophe Castaner, le patron de LREM (et ex-socialiste), tandis qu'Edouard Philippe dénonçait 50 ans de "décisions, de reculades et de non-décisions" qui ont mis l'Etat "face à un dilemme impossible" sur ce dossier.

    Profitant de sondages actuellement favorables du fait de la faiblesse de l'opposition, l'Elysée espère ainsi étouffer un "dossier empoisonnant", dans lequel Macron s'efface piteusement et dangereusement, créant un précédent sur d'autres projets contestés d'aménagement et de développement, à la veille de batailles réformes politiques délicates. "A l'évidence, il ne s'agit pas de faire une pause et se dire que l'essentiel a été fait. Au contraire, il y a encore beaucoup de pain sur la planche", avait reconnu Edouard Philippe à l'issue du séminaire gouvernemental de rentrée début janvier.

    L
    e président n'a pas tenu parole, 
    dénoncent d'ailleurs les partisans de l'aéroport. 
    "C'est la première fois qu'il renie sa parole, car il avait dit qu'il ferait l'aéroport", a dénoncé le président socialiste du Conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, tandis que Ayrault, désavoué, se tient en retrait.

    Emmanuel Macron "désavoue la victoire du 'oui' au référendum, souligne l'ancien ministre et député LR Eric Woerth (...) et ce alors qu'il s'était engagé à respecter ce choix lors des débats à la présidentielle".
     
    "Le président avait pris un double engagement devant les Français : celui d'évacuer et surtout celui de respecter le vote", se souvient Bruno Retailleau, ancien président du Conseil régional des Pays-de-Loire et farouche partisan de l'aéroport.