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Champigny-sur-Marne : l'attaque du commissariat ne suscite aucune demande de la majorité
Val-de-Marne: nouvelle attaque d'un commissariat de police
Des tirs de mortier contre un commissariat aux portes de Paris, ce samedi
Plusieurs dizaines d'individus s'en sont prises samedi soir au commissariat de police
Ce symbole de l'Etat républicain a été pris pour cible de tirs de mortiers d'artifice, sans faire de blessés, trois jours après une violente agression de deux policiers dans le Val-d'Oise.
L'opinion est encore sous le choc de l'attaque très violente mercredi soir dont ont été victimes deux policiers passés à tabac et blessés par balle dans le Val-d'Oise alors qu'il étaient en mission. D'après une source proche de l'enquête, le policier le plus gravement blessé est dans un état stable, mais toujours en coma artificiel.
Deux agents étaient devant le commissariat en temps de pause lorsqu'une quarantaine de délinquants, visages dissimulés et armés de barres de fer, est arrivée, cassant notamment des vitres de véhicules de police et la porte vitrée de l'entrée, selon une source policière.
Les deux fonctionnaires ont tout juste eu le temps de se mettre à l'abri dans le sas de sécurité de l'entrée du commissariat, situé au coeur de la cité de Bois-L'Abbé, l'un des trois quartiers en Zone de sécurité prioritaire (ZEP) de cette ville proche du bois de Vincennes. Les agressions ont débuté peu avant minuit et se sont achevées une heure plus tard.
Exprimant par tweet son "soutien total" aux policiers, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a semblé lier les échauffourées de Champigny au trafic de drogues parlant des "petits caïds" qui "n'impressionnent personne et ne découragent pas notre travail contre les stupéfiants".
Aucune interpellation n'a encore été signalée, a indiqué le Parquet de Créteil en milieu de journée, précisant que les bandes de vidéosurveillance étaient "en cours d'exploitation".
De possibles représailles
Selon Laurent Jeanne, le maire de centre droit nouvellement élu en juillet 2020, sur un fief communiste depuis 1951, l'origine de ces tensions, dans un quartier de 10.000 habitants en proie au trafic de drogue, n'est pas claire: "On est sur un quartier de reconquête républicaine, est-ce que ça dérange? Possible". Le maire soupçonne des représailles consécutives à un récent accident de scooter dans le quartier dont "la responsabilité a été imputée à la police nationale alors que ce n'est pas avéré".
En avril, ce commissariat, le seul de cette commune de plus de 77.000 habitants, avait déjà été la cible, à une moindre échelle, de tirs de mortiers d'artifice mais "c'était juste des jeunes qui avaient du mal à vivre le confinement", a estimé l'élu.
"Là, on est sur quelque chose de complètement différent: on a voulu attenter à l'intégrité physique de deux policiers", a estimé le maire, disant sa "sidération" face à ses actes. Ce quartier enclavé doit subir à compter de l'an prochain une complète rénovation dans le cadre de l'Anru 2.
Le président du conseil départemental Christian Favier (PCF) a demandé la création d'un second commissariat dans la ville, déplorant dans un communiqué que "depuis le mois de juillet et l'incendie volontaire (d'un) gymnase, Champigny ait connu "plusieurs autres événements particulièrement inquiétants".
Le syndicat Alliance a dénoncé cette attaque. "Il est grand temps que le gouvernement se saisisse des violences commises contre les forces de l'ordre (...) Plus personne ne respecte les forces de l'ordre", a réagi son délégué général, Frédéric Lagache.
Sur la même ligne, à la différence de la majorité présidentielle et de la gauche, évidement, l'opposition de droitedénonce ces attaques contre la police et demande une réaction forte du gouvernement.
"Ces scènes de guerre sont intolérables", pour Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France et proche du maire. "Stop à l'impunité et à la haine anti flics!", a réagi le député LR Eric Ciotti (LR).
Quant à l'eurodéputé RN Gilbert Collard, il parle de "guerre civile".
Lors d'une soirée de réveillon en 2018, deux policiers avaient eux aussi été violemment agressés dans cette ville "populaire" du Val-de-Marne, qui n'a pas de police municipale. Le président du Conseil département est Christian Favier (PCF).
jeudi 23 avril 2020
Violences urbaines dans les quartiers: Castaner donne des consignes de laisser-faire

Les tensions actuelles dans certains quartiers populaires sont dues notamment à "l'effet de la dureté du confinement," a-t-il assuré jeudi, confirmant que la loi et les décrets ne s'appliquent pas également à tous.
Le ministre a en outre mis l'accent sur la "galère, (...) cette pauvreté dans laquelle ils vivent auprès de leurs proches et qui peut provoquer de la colère". "Mais, a-t-il développé dans un même souffle, pour conclure contre toute attente que "la bonne réponse, ce n'est pas de casser, de brûler la voiture du voisin". Encore un "en même temps" désarmant qui ne règle rien mais encourage à continuer à casser du flic.« Je vous demande de rentrer chez vous, de vous calmer (...) j’espère que justice sera faite. »— Théo Macel (@Theomacel) April 21, 2020
3 jours après son incident avec un véhicule de police de #VilleneuveLaGarenne le jeune motard appelle au calme. (Document transmis par son avocat Me. Gas) pic.twitter.com/KKaklG6C8u
A Gennevilliers, PCF depuis 1944, une quinzaine d'engins incendiaires artisanaux ont été découverts, selon la préfecture de police, et cinq interpellations ont eu lieu à Clamart pour détention de bouteilles incendiaires.
Le comptable de Beauvau ne fait état d'aucune mise en garde-à-vue. Pas même d'amendes.
mardi 9 janvier 2018
Boxer noir, Patrice Quarteron dénonce le lynchage de policiers à Champigny-sur-Marne
Le boxeur français Patrice Quarteron a qualifié les auteurs du lynchage de policiers de "merdes", de "putes" et de "crasseux", notamment.
Il leur souhaite une année 2018 pleine de "malheur", bien que la saison soit aux cadeaux et aux bonnes résolutions. C’est en effet une agression sauvage qui a bouleversé l’opinion publique, plus que les politiques. Le 31 décembre dernier, alors qu’ils menaient une intervention dans un hangar d’une zone industrielle à Champigny-sur-Marne, en banlieue parisienne "défavorisée", des policiers en patrouille ont été très violemment pris à partie par une bande de voyous désoeuvrés, qui se sont notamment acharnés sur deux agents. L’un d’eux a été gravement blessé et souffre d’une fracture du nez. Sa collègue a, quant à elle, été lynchée au sol par plusieurs "hommes", des vrais, le tout sous le regard complice d’autres qui ont même filmé et diffusé la scène sur les réseaux sociaux, incluant des cris de joie. Les deux gardiens de la paix se sont finalement vu prescrire dix et sept jours d’interruption temporaire de travail, le temps de se remettre de leurs blessures physiques, mais sans prise en charge de leur choc psychologique. Pourtant, dans certains gymnases, il était témoin de dérives communautaires. "On dit que la boxe ouvre les esprits, mais ce sont les mêmes qui organisent - les entraîneurs - et qui engrainent. J'arrivais dans des salles, en plein entraînement et le gars disait 'C'est l'heure de la prière'. Je me disais ‘Mais qu'est-ce qu'il fait ?'. On est à l'entraînement et il commence à me parler de religion", a-t-il expliqué, évoquant ainsi des méthodes qui sont, selon lui, "une manière de vous mettre dans un clan".
mardi 2 janvier 2018
L'Etat agressé via ses policiers : la police réclame une sévérité sans faille à Macron
Les syndicats de police réclament une audience à l'Élysée
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| Manifestation de policiers devant le commissariat de Champigny-sur-Marne |
Les coupables du lynchage lâche et criminel des policiers faisant leur devoir une nuit de 31 décembre seront retrouvés et punis. Force restera à la loi. Honneur à la police et soutien total à tous les agents bassement agressés.— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 1 janvier 2018
Et d' ajouté: "J'étais à Champigny hier. Lorsque l'on voit ces grandes barres, on se dit qu'il y a un aspect totalement inhumain qui ne peut générer que de la violence. Ce sont des réformes de fond qu'il faut mener, de politique de la ville, a estimé cet ex-socialiste qui a soutenu les gouvernements Hollande pendant cinq années.
Les ministres de la Ville de Hollande, François Mamy, Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri ne se sont toujours pas fendus d'un seul mot de compassion. Pas plus que les actuels, Ferrand et Mézard. Et ses ministres de l'Intérieur, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Bruno Le Roux et Thomas Fekl ont-ils prononcé le moindre mot de soutien à leurs hommes ?
Frapper un policier est un crime odieux. Les hommes et femmes derrière l’uniforme méritent le même respect que nous attendons d’eux. #Champigny— mathieu Kassovitz (@kassovitz1) 1 janvier 2018
Jean-Marc Bailleul met aussi en cause la banalisation des violences anti-institutionnelles jusque dans les rapports officiels, "comme si l'on pouvait se satisfaire d'un millier de voitures qui brûlent en un soir et de multiples agressions, en se contentant de parler d'un léger pourcentage de hausse!"
Directeur de l'Observatoire de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) - un département de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), établissement public administratif, placé sous tutelle du premier Ministre et dirigé par Cyrille Schott (67 ans, ex-membre du cabinet du Président de la République, François Mitterrand, qui le fit préfet) - Christophe Soullez rappelle que "le nombre de violences à dépositaire de l'autorité publique enregistrées a triplé en 30 ans (de 10.000 en 1995 à plus de 32.000 en 2016)". Selon lui, "le nombre de policiers blessés en mission est passé de 4.197 en 2008 à 5.767 en 2016. Avec une hausse notable entre 2015 et 2016 du nombre de policiers blessés par arme: 687 en 2016 contre 430 en 2015."
La question de la réponse pénale appelle quelques nuances. "Sur les années 2013-2015, lorsque la victime était dépositaire de l'autorité publique, l'auteur (majeur d'agression) a fait l'objet à 75 % de poursuites, contre seulement 47 % des cas s'il n'y a pas cette circonstance aggravante", assure le criminologue. L'USM prétend en revanche que les peines planchers n'ont pas eu d'incidence.
Autre signe de sévérité accrue: les infractions ayant donné lieu à condamnation pour des atteintes aux personnes dépositaires de l'autorité sont passées de 6.003 en 2005 à 10.669 en 2015. "Mais encore faut-il que les peines prononcées soient appliquées !", corrige-t-on à Synergie, où l'on rappelle que 100.000 peines au total n'ont pas été exécutées.
Dans un tel contexte, à quoi la police de sécurité du quotidien (PSQ) voulue par Beauvau peut bien servir ?
Agressions de policiers: la faute à une "société de violence," selon le pouvoir
"Mécanique infernale" ? "Société de violence", "faillite morale"...
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| Incrustation révélatrice |
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| Nantes, mai 2016 |
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| Technique de lâche |








