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jeudi 23 avril 2020

Violences urbaines dans les quartiers: Castaner donne des consignes de laisser-faire

Le ministre de l'Intérieur trouve des excuses aux contaminateurs potentiels

Toujours socialiste, Castaner tremble des genoux


Les tensions actuelles dans certains quartiers populaires sont dues notamment à "l'effet de la dureté du confinement," a-t-il assuré jeudi, confirmant que la loi et les décrets ne s'appliquent pas également à tous.

Le ministre de l'Intérieur a théorisé sur BFMTV/RMC, distinguant "plusieurs causes" aux agressions de sapeurs pompiers et de policiers attirés dans des guet-apens, depuis le week-end de Pâques et pendant plusieurs nuits dans les banlieues, notamment en Ile-de-France, mais aussi bien à Longwy, par exemple.

Le théoricien du maintien de l'ordre - LBD 40 et gaz, pour les uns, mais indulgence et compassion, pour les autres -  "l'effet du confinement, la dureté du confinement pour ces jeunes gens, la plupart sont jeunes". "Ce sont des petits groupes qui pensent que ce serait ludique d'attaquer les forces de police, de brûler des poubelles. Ce n'est pas ludique, c'est dangereux à commencer pour eux-mêmes," a décrypté le joueur de poker noctambule entre deux virées.

La vie en confinement (II)Le ministre a en outre mis l'accent sur la "galère, (...) cette pauvreté dans laquelle ils vivent auprès de leurs proches et qui peut provoquer de la colère". "Mais, a-t-il développé dans un même souffle, pour conclure contre toute attente que "la bonne réponse, ce n'est pas de casser, de brûler la voiture du voisin". Encore un "en même temps" désarmant qui ne règle rien mais encourage à continuer à casser du flic.

Le gouvernement donne l'illusion du maintien de l'ordre en zone "sensible".
La vie en confinement (III)
Si Macron donne la consigne de taper dur sur les salariés opposés à ses réformes, il recommande la mollesse face aux incendiaires,  tireurs de mortiers . Alors Castaner exécute le grand écart de l'en même temps", assurant que les forces de l'ordre interviennent "systématiquement" mais que le gouvernement se doit aussi "d'accompagner ces jeunes", entre 10 et trente ans, perturbés dans leur "économie souterraine" que ni Macron, ni son inspecteur Javert en petits godillots ne veut voir. 

Comprenne qui peut

Après avoir fait son Jean Valjean, le misérable Castaner a "condamné" les violences
Illustration de Gustave Brion, 1862.
Il a réaffirmé que "l'ordre républicain (devait) être présent partout"
Il a ensuite sorti ses chiffres officiel et incontrôlables: "220.000 contrôles" ont eu lieu "en Seine-Saint-Denis" depuis le début du confinement, "soit un peu plus du double de la moyenne nationale". Sauf que "contrôle" n'a jamais voulu dire "verbalisation". 
Autre exemple comptable destiné à embrouiller les Français: "300 PV" sont dressés à Marseille - il nous entraîne hors des banlieues qui flambent - chaque soir, "dont les deux tiers dans les quartiers", a-t-il poursuivi.
Au total, selon le ministre, depuis le début du confinement le 17 mars, il y aurait eu - et on est loin tout-à-coup de Grigny ou Villeneuve-la-Garenne - "15,5 millions contrôles et 915.000 PV dressés" en France, tous groupes d'âge et régions confondus.

Plusieurs villes, principalement en banlieue parisienne, connaissent des "tensions" 
https://www.valeursactuelles.com/sites/default/files/styles/image_article/public/2020-04/Capture_0.PNG?itok=BVzYgy88
depuis l'accident d'un motard - "perturbateur" sans casque et voyou connu des services de police (ci-contre) - samedi soir à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) lors d'un contrôle de police.

Alors que les émeutes se poursuivaient en banlieue, l’avocat de la "victime" (sic!) de Villeneuve-la-Garenne, maître Stéphane Glas, a adressé à plusieurs journalistes une vidéo du perturbateur à ses fans pour les appeler au calme depuis son lit d’hôpital. 
Voir, ci-dessous, le film re-tweeté par le rédacteur en chef de TPMP présenté par Cyril Hanouna (groupe Canal+):  
 

A Gennevilliers, PCF depuis 1944, une quinzaine d'engins incendiaires artisanaux ont été découverts, selon la préfecture de police, et cinq interpellations ont eu lieu à Clamart pour détention de bouteilles incendiaires.
 
Saint-Martin: L'ex-braqueur photographié avec Macron condamné pour ...
En Ile-de-France, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne)PCF depuis 1950, le commissariat de police a été la cible de tirs de mortiers. Aucune interpellation...

Les forces de l'ordre ont interpellé une personne à Poissy (Yvelines), PS ou PCF de 1977 à 2014, et une à Corbeil-Essonnes (Essonne), SFIO ou PCF de 1951 à  1995, selon la police.

Des incidents ont eu lieu également à Roubaix, Tourcoing et à Limoges, a-t-on ajouté de même source.

Le comptable de Beauvau ne fait état d'aucune mise en garde-à-vue. Pas même d'amendes.

dimanche 2 août 2015

Gennevilliers : passage à tabac en pleine rue pour n’avoir pas dit bonjour

Violences sexistes sur la voie publique

Gennevilliers. La jeune fille a été rouée de coups et fouettée à coups de ceinture, devant le lycée Galilée, alors que deux hommes ont assisté à la scène sans rien faire.
La jeune fille a été rouée de coups et fouettée à coups de ceinture, devant le lycée Galilée, alors que deux hommes ont assisté à la scène sans rien faire.

Dans certaines "civilisations", ne pas avoir répondu à un homme qui lui a dit bonjour justifietait la violence

Un déferlement de violence s’est abattu sur une jeune fille en pleine rue. 
"Il m’a tirée par les cheveux et fait tomber", raconte la victime. Une pluie de coups s’abat sur elle. "A chaque fois que je me relevais, il me frappait de nouveau", précise-t-elle. 
Quand elle saisit son téléphone portable et crie qu’elle va appeler sa mère -et non pas son père- et la police, la fureur de son agresseur redouble. "Là, il a sorti sa ceinture et il a commencé à me fouetter avec", ajoute-t-elle, encore sous le choc.

Deux hommes arrivés sur les lieux lui conseillent de crier moins fort
A chaque fois qu’elle appelle au secours, l’homme augmente la cadence de ses coups, mais aucun des deux témoins ne s’interpose. L'agresseur finit par s’en aller, peu avant qu’une voiture n'arrive, avec plusieurs amis de la jeune fille à bord. "Avant de partir, il m’a dit : Ça t’apprendra, comme ça, la prochaine fois, tu me diras bonjour."

La jeune femme raconte les circonstances de ce qui lui est arrivé ce dimanche 12 juillet en fin de journée, près du lycée Galilée, à Gennevilliers. "Je sortais de chez moi pour aller chez une copine quand je l’ai croisé sur le trottoir, raconte la jeune fille, filiforme. Il m’a dit : "ça va toi ?", avec un sourire de pervers. Je l’ai regardé mais je ne lui ai rien dit." Cette froideur de l'outragée déclenche une réaction immédiate.

La jeune d'origine iranienne s’en tire finalement avec quelques hématomes. 
"J’ai eu peur qu’il me défigure, alors je me suis protégé le visage comme j’ai pu, relate Chaïnez. En farsi, langue majoritaire en Iran, le prénom Chahinez désigne "la préfèrée du Roi." On rapporte qu'un roi de Perse avait en effet une chatte préférée et qu'il l'avait ainsi nommée.
Ce qui m’a sauvée c’est que j’étais bien couverte. J’avais un jean épais et un gros sweat-shirt." Restent les blessures non visibles : "Il m’a frappée comme si j’étais un animal; mais même un animal, on ne le frappe pas comme ça…"

L'individu - majeur dont l'identité est pourtant masquée - a été jugé vendredi 17 juillet en comparution immédiate au tribunal de Nanterre. Il a été condamné à 8 mois de prison, dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans.
Durant cette période, cet homme de 22 ans devra ne pas se rendre à Gennevilliers, ne pas chercher à voir la victime, l’indemniser à hauteur de 1.000 € et trouver une formation.

Carole Tanqueret, directrice de l’Association "Femmes relais" à Gennevilliers : "On ne parle pas assez de ces violences faites aux femmes"

Un collectif d’associations de femmes de Gennevilliers a réagi à cette agression par un communiqué. Elles manifestent leur solidarité à l’égard de la victime et "appellent tous les citoyens et citoyennes de Gennevilliers à condamner cet acte indigne". "Quand on parle de banlieue, on parle toujours de trafic et des autres formes de violences mais pas de celles faites aux femmes. Ces actes bénéficient d’une trop grande tolérance dès lors que ça se passe en banlieue, polémique Carole Tanqueret, directrice de l’Association des femmes relais de Gennevilliers. Il est inacceptable de se prendre des coups dans la rue parce qu’on n’a pas dit bonjour à quelqu’un."
A Gennevilliers, Carole Tanqueray-Lopez est une militante et candidate MRC
Le contexte socio-économique de cette ville de Gennevilliers  - communiste depuis la Libération - dans les Hauts-de-Seine doit être précisé.  

Le taux de natalité de 17,40 pour mille habitants est nettement supérieur à la moyenne (12,1 en juin 2015). La densité de sa population, 3.760,36 habitants/km2, est également supérieure à la moyenne du territoire national. Le nombre de personnes immigrées est, quant à lui, de 12.666, pour  41.364 habitants en 2010) ce qui est plus élevé que la moyenne. En 2008, 8,4 % des personnes vivant en France étaient immigrées.
Sur le plan de l'emploi, la ville est marquée par un taux de chômage de 16,90%, alors que la moyenne nationale est de 9.08%.  

L'insécurité est un autre des problèmes majeurs de cette ville. Le taux d'agression est de 8,67 pour mille.

Chiffres de l'Observatoire de la délinquance et des réponses pénales. 

Bien que les résultats s'améliorent dans la lutte contre les cambriolages de résidences principales, le bilan 2014 des crimes et délits publié en janvier 2015 montre que quasiment tous les types de violences augmentent, tandis que les agressions sexuelles explosent.

jeudi 8 janvier 2015

Attentat contre Charlie hebdo: seulement des proches des suspects en garde à vue

La police travaille: à preuve, les gardes à vue 

Sept individus ont été placées en garde à vue


Les principaux suspects de la tuerie à la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo courent toujours, apprend-on jeudi de source proche de l'enquête sur l'attentat qui a décimé le quotidien d'extrême gauche, mercredi en plein Paris.

Dès les premières heures de l'enquête, la police avait publié un appel à témoins avec les photos de Chérif et Said Kouachi, 32 et 34 ans (photo ci-dessus) qui étaient, savait-on, "susceptibles d'être armées et dangereux". 7 personnes de leur entourage sont également en garde à vue ce jeudi matin, à titre préventif.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a déclaré sur RTL que des milliers de policiers, gendarmes et enquêteurs sont mobilisés pour retrouver les deux principaux suspects, identifiés par la police comme étant les frères Chérif et Said Kouachi, déjà connus des services de police.

L'un des individus en garde à vue est un jeune homme de 18 ans, identifié sous le nom de Hamyd Mourad, un des trois suspects soupçonné d'avoir aidé les deux tireurs dans la fusillade qui a fait 12 morts et 11 blessés. Il s'est présenté de lui-même au commissariat de Charleville-Mézières, dans les Ardennes, "vers 23h00 après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux".

Les six autres personnes en garde à vue sont des proches ou des membres de l'entourage des frères Kouachi.

L'une d'elles à été interpellée à Charleville-Mézières, ville des Ardennes prise en 2014 au PS par l'UMP Boris Ravignon, quatre l'ont été à Reims (Marne), ville reprise à la gauche (Adeline Hazan, PS) par l'UMP Arnaud Robinet, et une dernière a été arrêtée mercredi à Gennevilliers (PCF, Hauts-de-Seine) par la brigade antigang, précise-t-on de sources policières.

La "principale préoccupation" des autorités françaises est que les principaux suspects passent de nouveau à l'action, a admis Manuel Valls.

"C'est pour cela que des milliers de policiers et de gendarmes, d'enquêteurs, sont mobilisés pour appréhender ces individus", a précisé le Premier ministre, pour rassurer la population.


mardi 31 juillet 2012

Ramadan: Gennevilliers assure la sécurité de ses enfants

Le maire est menacé de poursuites
pour avoir assumé ses responsabilités




La France marche
simplement
sur la tête









"Quatre moniteurs suspendus pour avoir fait le ramadan", polémique La Dépêche
"Quatre moniteurs de colonie de vacances à Gennevilliers ont été suspendus par la mairie pour avoir observé le jeûne durant le ramadan." Telle est la version du journal La Dépêche.
Le quotidien de la région Midi-Pyrénées poursuit sur la même ligne: " Leur employeur invoque pour se justifier un danger potentiel pour la sécurité des enfants."
Tout commence avec la visite d’un responsable des centres de vacances lors d’un séjour des enfants dans les Landes, début juillet. " Il est venu voir si tout se déroulait correctement avec les enfants, et c'était le cas; puis il est venu déjeuner avec nous. Il s'est mis à ma table, et a remarqué qu'à l'heure du déjeuner je ne mangeais pas et Moussa non plus ", explique Nassim au ...BondyBlog qui a soulevé l’affaire. Ce media en ligne est dédié depuis ...2005 à la France de la diversité et revendique d'être la voix des quartiers dans les débats qui animent la société française. La plupart de ses "journalistes-citoyens" sont issus de l'immigration africaine et nord-africaine et résident en Seine-Saint-Denis. Lancé en ...2005 par Serge Michel, qui vient du magazine l'Hebdo, à Lausanne, pour nous parler de nos banlieues, est aujourd'hui directeur-adjoint des rédactions au journal socialiste Le Monde depuis juin 2011, ce site internet est soutenu par Yahoo ! Actualités.

Or, le contrat de travail des animateurs stipule qu’ils doivent se restaurer et s’hydrater pendant la journée. Les quatre jeunes gens ont donc été remerciés par la mairie. Ces animateurs en CDD avaient été embauchés pour un séjour sportif à Port-d'Albret, dans les Landes, débuté le 5 juillet. Sont-ils titulaires d'un BAFA ?


La presse désinforme avec une obstination "vertueuse"

Elle stigmatise le patron:  fût-il élu et communiste, le maire, Jacques Bourgoin, un professeur de mathématiques a forcément tort face à la diversité et la pensée unique.
" Leur employeur invoque pour se justifier un danger potentiel pour la sécurité des enfants.

La vérité est autre
Les moniteurs en charge de jeunes enfants se sont mis en état de faiblesse, observant le ramadan, alors qu'ils étaient en responsabilité et malgré leur engagement contractuel à rester en pleine possession de tous leurs moyens physiques et intellectuels.


Stéréotypes et responsabilité

Le journal La Dépêche prend parti.
"La directrice du cabinet du maire [communiste], Nicole Varet, rappelle que la mairie a déjà connu par le passé un problème lié au ramadan : " Il y a trois ans, on a eu un cas de figure très douloureux. Une jeune animatrice qui avait refusé de s'alimenter et avait fait un malaise. Le problème c'est qu'elle conduisait un véhicule avec des enfants, et qu'elle a eu un accident avec des blessés graves, notamment un enfant ". Mais pour l’avocat des quatre moniteurs, " on a déguisé les choses. Ce n'est pas l'état de santé qui dérange mais le fait de pratiquer le ramadan ". Une interprétation subjective et partisane de Me Mohand Yanat.
Le journal choisit le témoignage d'Inès Dauvergne, responsable diversité  - et par conséquent partisane -  au sein de l'association d'entreprises IMS-Entreprendre pour la cité. Elle "explique que cette affaire est pour elle une première : 'Je n'ai jamais vu ce type de clause dans une entreprise privée. L'entreprise ne peut interdire de manière absolue aux salariés de pratiquer le jeûne, de sauter un repas ou de faire un régime. C'est la liberté individuelle des salariés de se restaurer ou non le midi. Il y a beaucoup de stéréotypes ou d'interrogations sur les gens qui pratiquent le ramadan de la part des gens qui ne le pratiquent pas', relève-t-elle ", penchant clairement du côté de ceux qui mettent des enfants en danger, et cela malgré un précédent local tragique. Elle passe d'ailleurs aux accusations: "Certaines entreprises notent une baisse de la productivité, mais dans la plupart des cas les salariés sont tout à fait capables d'effectuer leur travail. " 
Le principe de précaution balayé par le ramadan
La sécurité d'enfants est sacrifiée
Du côté des mis en cause, " c’est l’incompréhension et la révolte. Comment peut-on préjuger des capacités d'une personne eu égard à sa pratique d'une religion? ", s’insurge  Me Mohand Yanat qui refuse de tirer les conclusions qui s'impose à la suite d'une mort d'enfant, il y a seulement trois ans: la marche blanche n'a pas frappé toutes les consciences... 
L'avocat a d’ailleurs confirmé l’intention de ses clients " de saisir le juge compétent pour faire valoir leurs droits. " Le juge les rappellera-t-il à leurs devoirs ?
La mairie PCF "se défend"  s'explique dans un communiqué 
Ils n'ont pas respecté, en cours de séjour, les obligations de leur contrat de travail, pouvant ainsi mettre en cause la sécurité physique des enfants dont ils avaient la responsabilité. Ce défaut d'alimentation et d'hydratation pouvait conduire ces agents à ne plus être en pleine possession des moyens requis pour assurer le bon déroulement et la sécurité des activités du séjour, ainsi que la sécurité physique des enfants dont ils avaient la charge. C'est pourquoi la ville (...) qui a la pleine responsabilité de la bonne conduite des séjours a mis fin à leurs missions, sans préjudice financier. "

Les maires sont responsables envers les parents qui leur font confiance.