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mardi 24 décembre 2019

Attentat sur les maisons d'un proche de Macron en Corse

Les clandestins corses revendiquent l’attentat contre les villas Ferracci à Bonifacio

Après avoir annoncé sa démilitarisation progressive en 2016, le mouvement revendique l’action contre les villas de Pierre Ferracci, un proche du président de la République. 




La proximité amicale et politique avec la famille de Pierre Ferracci. Ami intime et témoin à son mariage, le couple Marc et Sophie Ferracci, tous deux bien placé dans l’organigramme du candidat. Le père est propriétaire de deux villas illégales qui passent en justice à la Cour d'Appel de Bastia le 24 mai, comme le rappelle  H. Constanty dans Médiapart. Où sont situées ces splendides constructions (670mc chacune vue mer et piscine) réalisées sans permis de construire réel mais tacite sur un « espace remarquable » et donc dans le colimateur des militants écologistes insulaires et des tribunaux ? Où mais justement à Bonifacio sur le site de Rondinara, dont le maire J.C. Orsucci est candidat LREM à la députation dans la circonscription de la Corse-du-Sud. 
On tient alors là de quoi faire jaser le Canard Enchaîné. Hèlène Constanty sur Pierre Ferracci : "Très à l’aise dans son rôle de conseiller aux affaires corses auprès du candidat, qu’il [Ferracci] a présenté à Jean-Charles Orsucci et à Gilles Simeoni, le président autonomiste de l’exécutif de la Collectivité territoriale de Corse, Pierre Ferracci l’est beaucoup moins lorsqu’il s’agit d’évoquer ses constructions illégales dans la baie de Rondinara.

Sa société civile immobilière propriétaire du terrain, Tour de Sponsaglia, dont Pierre Ferracci, 67 ans, est le gérant depuis 2010 (statuts déclarés en 1990), a été condamnée le 8 février 2016 par le tribunal correctionnel d'Ajaccio à une amende d’un million d’euros, la peine maximale pour une infraction de ce type. Il n’a pas interjeté appel, mais les associations de protection de l’environnement U Levante et ABCDE, parties civiles au procès, l’ont fait. "Nous demandons la démolition des villas et le retour du site à l’état naturel, en application d’un principe simple, celui de la réparation intégrale du dommage,"  va plaider Benoist Busson, l’avocat des associations. 


Dans cette affaire immobilière Macron n’est pas directement concerné ce que H. Constanty ne relève pas. Côté décentralisation et territoires, lors de ses déclarations, le candidat de En Marche afficha un positionnement nettement moins jacobin et beaucoup plus girondin que ses challengers M. LePen, F.Fillon et J.L. Mélenchon : "aux collectivités territoriales, partout en France, je propose un nouveau pacte girondin. Non, la réussite de la Corse ne se décrétera pas dans un ministère parisien". Attendons de voir la suite, de visu et in vivo en Corse. Et comme le dit Edmond Simeoni : "douché par l’interview de Macron  de ce matin 11 heures sur RCFM. J’ai réagi par un texte ci-joint, afin d’éviter les illusions chez ce candidat et les désillusions chez nous."

Alors, Macron est-il trop tiède pour la Corse ?


Edmond Simeoni a réagit avec toute l’expérience d’un militant politique anticolonialiste qui compte 60 années de combats en faveur d’un territoire insulaire qui a tant subit. « Pas un mot dit E. Simeoni sur la politique, pas un mot sur peuple corse ou sur la révision possible de la Constitution, sans laquelle, l'avenir est fermé. Pas un mot sur la culture, ni sur l'évolution institutionnelle, mis à part la Collectivité Unique en cours de construction. Et aussi pas un mot sur les propositions de l'Assemblée de Corse (statut de résident, co-officialité linguistique). Il a insisté sur la RF. En somme, un discours, convenu, tiède qui nous a ramenés en 1967 et ensuite, aux propos des dirigeants français depuis cette date, mis à part François Mitterrand, Rocard, Joxe et les réformes institutionnelles, frileuses mais significatives, qu'ils ont initiées ou accompagnées."

Rondinara : une des villas de Pierre Ferracci visée par un attentat

Les clandestins du FLNC dénoncent la réponse opposée par "l'Etat français" à leur volonté d'apaisement.
Dans un communiqué reçu par les rédactions de Corse-Matin et de France 3 Corse, ce lundi 23 décembre, le FLNC dit "du 22 octobre" revendique l’attentat à l’explosif ayant provoqué des dégâts importants aux villas Ferracci, à Rondinara, sur la commune de Bonifacio, le 20 décembre dernier.

Dans ce texte de deux pages, le mouvement clandestin rappelle que « le peuple corse aspire à la paix ». Il fait un diagnostic de la situation politique de blocage entre la Corse et Paris, pointe la situation économique et sociale évoquant « la paupérisation de la société corse ».

Le "FLNC du 22 octobre", qui avait en mai 2016 annoncé au cours d’une conférence de presse dans le maquis sa démilitarisation progressive, affirme dans ce communiqué que ce choix n’est en « aucun cas un blanc-seing donné à la France ».

Expliquant que la « paix qu’ils encouragent n’est pas la paix des cimetières des peuples disparus ». « Elle n’est pas la paix de la soumission ou du diktat d’un état français omnipotent et arrogant » rappelle le mouvement qui signale « qu’il n’a pas baissé la garde ».

Le FLNC précise aussi que la paix qu’il souhaite « n’est pas non plus celle qui reposerait sur le reproche éternel de l’assassinat d’un préfet jeté systématiquement à la face de tout un peuple » allusion à peine voilée aux propos du président Emmanuel Macron tenus à Cozzano en avril dernier et lors des cérémonies d’hommage des 20 ans de la disparition du préfet Claude Erignac en janvier 2018 à Ajaccio.

Libéralisme décomplexé et résidences secondaires dans le viseur
« Nous ne voulons pas de la paix du libéralisme décomplexé » écrit le FLNC qui stigmatise le « groupe d’une cinquantaine de chefs d’entreprise qui se projettent avec une arrogance même pas feinte en propriétaire de la Corse ».

Une flèche décochée en direction du consortium, la Corsica Maritima, qui regroupe une centaine d’entreprises.
 Soutien aux associations et syndicats menacés 
Le FLNC s’appuie sur « la grogne sociale qui est à son comble », pour soutenir « les syndicats et associations fragilisées pour des raisons diverses ». Le mouvement apporte son soutien à « toutes celles et ceux qui ont eu à souffrir de menaces ».

Citant « Valincu Lindu » engagé dans le combat contre le centre de stokage des déchets de Vighjanellu 2, ; U Levante, l’association de défense de l’environnement qui a par ailleurs attaqué le permis des villas Ferracci ; et le syndicat agricole Via Campagnola; le FLNC précise « pour eux et les autres touchés qu’ils sachent que nous sommes à leur côté dans leur combat ». 

Le FLNC du 22 octobre rappelle qu'il avait également « apporté son soutien à la coalition "Pè a Corsica" aux dernières elections territoriales ». 

« La France mise sur la disparition progressive et programmée de notre peuple. Ce jour là n’est pas encore arrivé… E puru simu qui » conclut le communiqué des clandestins en signant comme de coutume par « A ragione hè a nostra forza ».
 Un contexte de tension 
Cette revendication intervient dans un contexte particulier après l’interpellation et l’incarcération ce mois-ci de militants nationalistes pour une série d’attentats non revendiqués.

Interpellation de onze militants nationalistes : la vidéo qui fait polémique.
Un contexte qui a résonné dans l’hémicycle de l’assemblée de Corse lors de la dernière session.

Gilles Simeoni, le président de l’exécutif, et Jean-Charles Orsucci, président du groupe Andà per Dumane notamment ont réagi à l’attentat commis contre les villas Ferracci et mis en garde contre la reprise des mécanismes de violence que la Corse a déjà connus par le passé.

Dans un communiqué Corsica Libera évoquait concernant cet attentat de Rondinara le fait "qu'alors que la justice française n'a pas tranché" (...) "la stratégie de divison de l'Etat semble trouver des oreilles attentives".  Notant que "depuis quelques temps ce sont des Corses qui sont systématiquement visés" .
Le mouvement indépendantiste mettait lui aussi en garde "le peuple corse contre le risque de pourrissement necessairement voulu par les services de l'Etat". 

Reste à savoir si cette communication du "FLNC du 22 Octobre" augure d’une reprise de l’activité clandestine pour s’opposer à ce que le mouvement interprète comme « une stratégie de l’état en vue de la disparition programmée du peuple corse » ou s’il s’agit seulement d’une action ponctuelle qui ne remet pas en cause le principe d’une démilitarisation progressive énoncé par ce groupe en 2016.

lundi 12 août 2019

Et si les passeurs de migrants débarquaient leurs chargements en territoire palestinien ?

La main d'oeuvre à bas coût transportée vers l'Allemagne serait-elle mieux adaptée au Libéria ?

Des navires - dits "humanitaires", mais irresponsables - ont pris en charge 400 migrants à leurs bords, sans aucune idée de leur devenir...

Ensuite vient leur vente forcée. 
Les nouveaux négriers du XXIe siècle sont des associations internationalistes qui jouent un rôle d'intermédiaires musclés : elles chargent leur cargaison africaine sans bourse délier, mais négocient leur débarquement. Une odieuse vente forcée de matériel humain. 

Les navires en attente, "bras ouverts", et des conditions météorologiques favorables,  incitent les migrants au départ. Actuellement, en Méditerranée, l' "Ocean-Viking" a ainsi effectué trois sauvetages en trois jours : des appels à l'émigration préjudiciables aux pays d'origine vidés de leurs forces vives.
Sept mois après l'arrêt des missions de l'Aquarius, ce nouveau navire, plus petit et donc plus rapide et plus facilement maniable, qui bat pavillon norvégien, s'est donné pour mission officielle de sauver des vies. Mais l'Union européenne ne la soutient pas, puisque l'Europe est la destination involontaire de ces mouvements illégaux de populations. Malte a ainsi été amenée à refuser un plein de carburant à l'Ocean Viking, lequel fait son plein de compassion le temps d'une errance en mer qui lui permet de récolter des dons.

Un activisme criminel de pseudo-humanitaires 

Alors que
l'appel d'air créé par ces associations est responsable de la mort de 426 personnes, hommes, femmes et enfants, depuis le début de l'année, en Norvège, une fusillade a fait une morte et un blessé dans l'attaque d'une mosquée près d’Oslo. Le responsable de la mosquée a déclaré à des media norvégiens que l’assaillant était muni de plusieurs armes et portait un casque et un uniforme. Il précise même qu'il s'agit d'un homme blanc. Une indication de couleur de peau qui n'est pas apportée quand l'agresseur n'est pas de type européen."Un des nôtres [sic] a été touché par balles par un homme blanc avec un casque et un uniforme", a déclaré de son côté le responsable de la mosquée, Irfan Mushtaq, à un journal local, Budstikka. 
" Un homme de type norvégien avec un fusil à pompe et des pistolets est entré dans la mosquée (…). Il a commencé à tirer autour de lui ", a-t-il raconté. Selon la chaîne publique NRK, la police a trouvé plusieurs armes dans la mosquée, et une personne qui s’y trouvait est parvenue à maîtriser l’assaillant avant l’arrivée des forces de l’ordre.

La "presse politiquement correcte" désigne les coupables à la justice
Elle oriente les investigations sur l'idée d'un complot suprémaciste blanc.  Cette fusillade survient en effet dans un contexte d’attaques qui ont fait 29 morts dans l'Ohio et au Texas en moins de 24 heures aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande où 51 fidèles musulmans ont été tués en mars dans deux mosquées de la ville de Christchurch.
Il est toutefois permis d'observer que l'Ocean Viking bat pavillon norvégien et ne pas établir de lien avec l'attentat contre la mosquée d'Oslo paraît impensable. Il serait donc sage et responsable de ne pas évacuer certaines pistes qui expliquent les cas de justice personnelle quand les Etats ne la rendent pas. Or, si les quatre associations qui constituent le réseau européen de SOS Méditerranée sont localisées en Allemagne, en Italie et en Suisse, elles le sont aussi en France et les autorités françaises seraient bien inspirées de prévenir le risque sur le territoire français, puisque SOS Mediterranée est basée à Marseille.

L’Aquarius toujours à la recherche d’un port d’accueil

Plus de 400 migrants sont piégés par leurs passeurs vertueux sur les navires humanitaires Open-Arms (association basée à Barcelone et opérant à Lesbos, Grèce) et Ocean-Viking après un troisième sauvetage, près de la Libye, effectué dimanche 11 août par ce dernier bateau. Aucune solution n’est en vue pour leur accueil, mais cette incertitude fait partie de l'opération : alerter l'opinion sur une tragédie qu'ils ont montée pour collecter des fonds adressés aussi bien par les mamies à caniches que par les bobos friqués du XIe arrondissement de Paris, sauveteurs  de la planète et, au passage, de l'Afrique.
A 69 ans, l’acteur américain Richard Gere est revenu dans l'actualité en conférence de presse à Lampedusa, aux côtés de dirigeants de Proactiva Open Arms (Barcelone), évoquant même - en écho au coordinateur de SOS Mediterranee - des mauvais traitements. Pas sûr qu'il faisait allusion aux crimes sexuels entre migrants...

Ces associations prennent des risques humanitaires

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Les capacités d’accueil optimales – 200 passagers environ – sont dépassées, reconnaît le coordinateur des opérations de recherche et de secours de l’ONG association SOS Mediterranée, sans que 'Médecins sans Frontières' (MSF) tire le signal d'alarme. Nicholas Romaniuk, coordinateur des secours pour SOS Méditerranée, a pourtant décidé de continuer à patrouiller dans une zone située à 60 milles marins (environ 110 km) de Tripoli pour attirer potentiellement d’autres embarcations abandonnées en pleine mer par leurs passeurs locaux.
"Les garde-côtes libyens ne répondent pas", accuse-t-il, tout en pointant des conditions météo favorables qui peuvent inciter au départ, tandis que la célébration de l’une des principales fêtes du calendrier musulman, l’Aïd-el-Kébir, allège en partie la surveillance sur les plages libyennes.

Ces associations savent que les bateaux au départ de Libye sont bricolés "à la main"
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"A bord d’un bateau en caoutchouc bleu de six à sept mètres de long s’entassaient 81 jeunes hommes qui ont applaudi les marins sauveteurs en les voyant approcher, prenant des selfies avec leur téléphone, inconscients des dangers encourus," selon Nicholas Romaniuk. Certains portaient des bouées en caoutchouc noir autour du cou, absolument inefficaces, selon les sauveteurs. Majoritairement Soudanais, âgés aux trois quarts (81 %) de 18 à 34 ans, ils ont dit avoir quitté les côtes libyennes samedi soir, ajoute-t-il.

"Ces bateaux sont bricolés à la main par les passeurs qui assemblent quelques pièces de caoutchouc entre elles. Jamais aucun n’obtiendrait la moindre certification pour transporter des passagers", commente ce même coordinateur des secours.
La plupart des rescapés de l’Ocean-Viking sont soudanais (aux deux tiers), même si le premier bateau secouru vendredi transportait aussi des Sénégalais et des Ivoiriens, venus travailler en Libye et rattrapés par la guerre civile en 2011.

Des soupçons de torture, selon la rumeur répandue par SOS Mediterranée


Luca, un médecin de Médecins sans frontières, assure avoir "noté de nombreuses blessures héritées
[ambigu] de tortures." Et "les personnes secourues souffrent de déshydratation et beaucoup de la gale," rapporte-t-il. Or, en France, depuis quelques années, les alertes à la gale se multiplient. Maladie contagieuse qui induit des lésions cutanées s’accompagnées de démangeaisons intenses, elle a réapparu dans les écoles ou dans les collectivités. 
Depuis le début de l’année, près de 600 personnes seraient mortes noyées, selon Le monde. Les statistiques, si macabres soient-elles, sont un argument trompeur de désinformation : le 12 juin dernier, Le Figaro comptabilisait 543 morts - ou disparus - dans l'ensemble de la Méditerranée depuis janvier. Les chiffres sont à manipuler avec des pincettes et, on le sait, l'homéopathie n'est pas la tasse de thé à la menthe de MSF.

Paradis fiscal, le Liberia fait partie des pavillons de complaisance : un lieu idéal de débarquement auquel les "No border" de SOS Méditerranée - avec la complicité de Médecins sans Frontières - pourraient pensersi toutefois cela ne contrecarrait pas leur objectif de déstabilisation de l'Europe...  

mercredi 31 juillet 2019

Castaner qualifie d’"attentat" le saccage d’une permanence LRM à Perpignan

Christophe Castaner continue de tenir des propos excessifs
Le ministre de l'Intérieur énonce ses a priori fâcheux

La permanence du député LRM Romain Grau, endommagée par des manifestants le 27 juillet 2019 à Perpignan.
Jugez de l'ampleur des dommages dans la permanence du député LREM Romain Grau, le 27 juillet 2019 à Perpignan, selon Le Monde
Castaner lance des accusations avant que la justice ait pu se prononcer.
"Ils s’étaient équipés [préméditation] et ont tenté notamment d’attenter à la vie [présomption d'innocence bafouée] d’un parlementaire présent dans la permanence", a jugé le ministre de l’Intérieur lors d’un déplacement à Perpignan.


"De nombreux responsables politiques ont dénoncé, en début de semaine, une nouvelle série de dégradations de permanences de députés La République en marche (LRM), parfois emmurées ou taguées après la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA), voire saccagées, comme à Perpignan (photo ci-dessus) lors d’une manifestation de « gilets jaunes » samedi." Telle est la présentation des faits par le quotidien Le Monde. Et qui sont ces nombreux responsables politiques évoqués par ce journal: dans l'ordre, Castaner, Ferrand, Dussopt, Le Gendre, Aurore Berger, Riester, Darmanin, Didier Guillaume et... Schiappa.

Ainsi que 






  •               @louis_aliot


  • Je condamne sans réserve les dégradations perpétrées par quelques individus irresponsables à #Perpignan Il est aussi scandaleux de voir que la permanence parlementaire de mon collègue
    a été dégradée. C’est par le vote que la politique changera !

    Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, est allé jusqu'à assimiler ce saccage "attaque" et "attentat" et à qualifier ses auteurs de "brutes"


    Résultat de recherche d'images pour "twitter permanence Perpignan"
    Permanence d'une superficie imposante
    offrant une surface vitrée importante à la colère citoyenne
    "C’est l’image du coucou. Les violents viennent dans le nid d’une manifestation, quelle qu’elle soit, et ensuite peuvent en profiter pour porter leur haine du système, quel qu’il soit. (…) On voit bien qu’au fond ces gens-là veulent juste détruire," a-t-il affirmé au cours d’une visite surprise à Perpignan, mercredi 31 juillet, quatre jours après les faits.



    Samedi, des manifestants, dont certains étaient cagoulés, avaient brisé toutes les vitres de la permanence où se trouvait le député de la majorité Romain Grau, et tenté d’y mettre le feu. Aucune interpellation n’a toutefois eu lieu pour l’heure.

    Le ministre de l’Intérieur a pas manqué par ailleurs d'affirmer apporter son "soutien à toutes les autres victimes d’attentats tels que celui qui a été commis samedi dernier. Et ce, quelle que soit leur couleur politique", rapporte L’Indépendant

    Castaner a ensuite tenté de justifier l’emploi du terme disproportionné "attentat".
    "Le principe de l’attentat, c’est de préparer l’acte. Là, on a des gens qui sont venus avec des bidons d’essence. Ils s’étaient équipés et ont tenté notamment d’attenter à la vie d’un parlementaire présent dans la permanence." Une corrélation douteuse - mais malveillante - car la possibilité de la présence de l'élu, un mercredi, pouvait-elle être envisagée ?
    LCI
    @LCI
    @CCastaner sur la permanence saccagée à #Perpignan :
    "Cette dégradation est un #attentat, puisque les auteurs ont acheté les bidons d'essence en amont. Ils ont tenté d'attenter à la vie d'un parlementaire qui était présent dans la permanence"


    "Les moyens de la police sont totalement engagés pour trouver les auteurs. (…) Nous identifierons les responsables comme cela a été le cas pour la quasi-totalité des actes de vandalisme, d’attaque, de dégradation, de violence ou de vol qu’on a connus pendant les manifestations des gilets jaunes ", a-t-il assuré sur des images transmises par LCI.



    Cibles d’insultes ou de violences au plus fort de la crise des Gilets jaunes cet hiver, les parlementaires se sont de nouveau mis en situation cibles : singulièrement les députés LREM qui ont voté le 23 juillet en faveur de la ratification du CETA, controversé jusqu'à l'intérieur même de la majorité.

    Il s’agit du premier déplacement seul du ministre de l’Intérieur depuis la confirmation de la mort de Steve Maia Caniço suite à une charge de police lors de la Fête de la musique, à Nantes, dans la nuit du 21 au 22 juin. 

    Castaner est sous le feu des critiques de l’opposition et d'une partie de la majorité présidentielle  dans plusieurs affaires successives. Le premier ministre, Edouard Philippe, lui a apporté mercredi matin "tout son soutien".


    Castaner, récidiviste de l'agression langagière


    Christophe Castaner avait fustigé une "attaque" à propos d'une intrusion de manifestants dans l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière
    situé dans le XIIIe arrondissement de Paris, en marge du 1er mai 2019. Sous le feu des critiques indignées, encore quatre jours plus tard, certains l'appelèrent à démissionner et, lors d'un point presse, le ministre de l'Intérieur avait été amené à regretter ses excès de langage.  

    Sa propension à envenimer les situations aurait déjà justifié des excuses plutôt que de simples regrets car, depuis les faits, de nombreux témoignages ont montré que bon nombre des manifestants avaient pénétré dans le site hospitalier pour se protéger des gaz lacrymogènes.  La déclaration du ministre de l'Intérieur était mensongère, puisque des documents publiés peu de temps après révélèrent qu'il s'agissait d'un mouvement de manifestants pacifistes cherchant à fuir une charge policière. "Je n'aurais pas dû employer ce terme (d'attaque)", a-t-il admis lors d'un déplacement dans le Var. Christophe Castaner a notamment concédé qu'il aurait plutôt dû évoquer, comme la directrice générale de l'hôpital, "une intrusion violente", encore que les intrus ont rebroussé chemin lorsque des personnels hospitaliers leur avait signifié leur erreur : ils étaient entrés par l'arrière du bâtiment sans en avoir conscience.

    Castaner en avait repassé une couche, assurant que "
    lors de ma visite, le personnel hospitalier m'a raconté les insultes, les dégradations. Ils m'ont raconté l'intervention rapide des forces de l'ordre". "Attaque, c'est le mot qui m'est venu, a reconnu simplet. La directrice a utilisé le mot d'intrusion violente, c'est en effet mieux adapté".
    "Je ne souhaite qu'aucune polémique ne puisse exister sur ce sujet. Entrer de force dans un hôpital, ce sont des actes inadmissibles et des actes très graves, a-t-il insisté. […] Cet incident, au lieu d'être nié dans une polémique absurde devait nous émouvoir, nous ouvrir les yeux sur la nécessité d'en finir avec ce climat de violence", a-t-il commenté.

    Plus récemment, début juillet, l’intervention musclée des forces de l’ordre pour déloger des manifestants écologistes sur le Pont de Sully à Paris était "parfaitement légitime", avait jugé Christophe Castaner. 
    Le ministre de l'Intérieur reconnaît cependant "des doutes" sur ses "modalités". Une enquête judiciaire a par ailleurs été confiée à... l'IGPN.

    Des décorations a des policiers suspects 
    Mi-juillet, le site Mediapart a révélé qu'en juin dernier Castaner a décoré de la médaille de la sécurité intérieure des policiers pour leur "engagement exceptionnel dans le cadre des Gilets jaunes"
    Or, parmi les médaillés, au moins cinq agents sont impliqués dans des enquêtes judiciaires concernant des violences policières.
    Parmi ces policiers, on remarque le chargé des opérations de maintien de l'ordre lors d'un rassemblement en mars dernier à Nice, au cours duquel la militante Geneviève Legay a été projetée au sol, grièvement blessée à la tête. Même la compagne du policier, chargée de l’enquête sur les violences commises ce jour-là, a été décorée. 
    Un capitaine de police auditionné dans le cadre de l'enquête sur le décès de Zineb Redouane a également été décoré, tout comme le commissaire de police qui aurait donné l'ordre d'utiliser des gaz lacrymogènes lors de la Fête de la musique sur le quai Wilson à Nantes, soirée durant laquelle Steve Maia Caniço a disparu dans le fleuve. Ce n'est qu'un mois après que le corps du jeune Nantais a été retrouvé noyé.

    Pourtant du côté des policiers, le bilan des premiers mois de Christophe Castaner est catastrophique. Depuis le début de l'année, 45 policiers se sont donné la mort, c'est 10 de plus que pour l'ensemble de l'année 2018.

    mercredi 7 février 2018

    Corse : Macron aurait porté "atteinte aux droits de la défense"

    Le bâtonnier de l'ordre des avocats d'Ajaccio  porte cette accusation contre le chef de l'Etat

    Le chef de l‘Etat crée une polémique dès le premier jour de sa visite officielle en Corse

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    Le président de la République n'est pas au centre...
    Lors de sa participation aux commémorations de l‘assassinat au préfet Claude Erignac, lâchement tué dans le dos à Ajaccio le 6 février 1998 par un commando nationaliste, Emmanuel Macron a souligné dans son discours que "ce qui s‘est passé ici ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s'explique pas, ce fut un assassinat, un attentat".

    Le chef de l‘Etat s‘est exprimé devant le président de la collectivité territoriale de Corse, Gilles Simeoni, qui a défendu en tant qu'avocat le nationaliste Yvan Colonna, définitivement condamné pour l‘assassinat du préfet.

    Le bâtonnier Stéphane Nesa a protesté suite aux propos du président de la République mardi sur l'assassinat du préfet Claude Erignac

    Dire, comme Macron, que l'assassinat du préfet Claude Erignac ne peut ni se justifier, ni "se plaider"  constitue une "atteinte aux droits de la défense".
    "Malgré la douleur de la famille du préfet qui impose le plus profond respect et la plus grande empathie, on ne peut que s‘interroger sur cette formulation qui ne peut qu‘apparaître comme une atteinte aussi violente qu‘infondée aux droits de la défense", soutient Stéphane Nesa dans un communiqué commun, émanant simultanément des barreaux d’Ajaccio et de Bastia..

    "Le président de la République affirme par ses propos (...) que certains justiciables ne sauraient bénéficier de l‘assistance d'un avocat, au regard des actes qu‘ils ont commis et surtout de la personnalité et des fonctions occupées par la victime”, ajoute ce conseil de Laurent Marcangeli, maire d'Ajaccio et soutien d'Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

    La déclaration du président est "une atteinte sans précédent aux principes fondamentaux reconnus par les lois de la République", insiste Stéphane Nasa, en fonctions à la tête de l'ordre des avocats depuis janvier 2018.
    Un rôle d'avocat qui se perd... "Regardez, on est tellement en perte de repère qu'on en arrive à des dérives totalement inacceptables, comme ce qu'il s'est passé dernièrement à Ajaccio avec le bâtonnier Me Gatti, explique Me Nasa Me Gatti a été insulté pour avoir défendu une personne et ce en raison de l'origine de cette personne, et parce qu'il a eu l'audace d'évoquer un certain nombre de sujet à la barre. C'est inacceptable, donc je le répète : il faut que l'on recentre aussi l'avocat, au coeur de la société."
    "En privant un justiciable du droit d’être assisté et défendu, la parole présidentielle contrevient à l'Etat de droit et fragilise le socle même des valeurs républicaines", explique-t-il.
    Voici le communiqué commun des bâtonniers de l’ordre des avocats du barreau d’Ajaccio et de Bastia, Stéphane Nesa et Gilles Antomarchi : 
    "Ce jour, à l’occasion de la commémoration des 20 ans de l’assassinat du préfet Claude Erignac, M. Emmanuel Macron, Président de la République, en cette qualité garant des institutions et de la séparation des pouvoirs, a déclaré : 
    "… car ce qui s’est passé ici le 6 février 1998, ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s’explique pas…"
    Malgré la douleur de la famille du Préfet qui impose le plus profond respect et la plus grande empathie, on ne peut que s’interroger sur cette formulation qui ne peut qu’apparaître comme une atteinte aussi violente qu’infondée aux droits de la défense. 
    Le Président de la République affirme par ses propos, qui ne peuvent être le fruit d’une improvisation maladroite étant donné la solennité du moment, que certains justiciables ne sauraient bénéficier de l’assistance d’un avocat, au regard des actes qu’ils ont commis et surtout de la personnalité et des fonctions occupées par la victime. 
    Il s’agit d’une atteinte sans précédent aux Principes Fondamentaux Reconnus par les Lois de la République, intégrés dans le bloc de constitutionnalité, et dont l’avocat est l’un des piliers essentiels. 
    La parole présidentielle, en privant un justiciable du droit d’être assisté et défendu, contrevient à l’Etat de droit et fragilise le socle même des valeurs républicaines. 
    Nous entendons solennellement rappeler, comme d’autres l’ont fait avant nous, que nous avons prêté serment d’exercer notre mission avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité, de sorte qu’il nous faut "les défendre tous", sous la seule réserve de notre conscience et du choix des moyens de défense. 
    Telles sont les valeurs auxquelles nous n’entendons pas renoncer."
    L'Elysée estime que cette "polémique n‘avait pas lieu d’être"

    "L'expression du président visait la notion d‘une défense politique et ne visait absolument pas la défense judiciaire", a-t-on nuancé. 

    "Son propos visait le sujet politique. Il considère qu'on ne peut pas plaider ni défendre un attentat contre un préfet".

    Mais la LDH Corsica se dit "interpellée" par les propos d'Emmanuel Macron
    "La Ligue des droits de l'Homme est interpellée par les propos du Président de la République tenus lors de la cérémonie d'hommage au préfet Claude Erignac ce mardi 6 février. Alors qu'il affirme la nécessité de l'Etat de droit, il déclare dans le même temps "ce qui s'est passé ici ne se plaide pas". 
    Il semble pour le moins contradictoire d'associer l'Etat de droit et, dans le même propos, la négation du droit à la défense constitutif du procès équitable et d'une justice démocratique."