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dimanche 7 octobre 2018

"La crise est en premier lieu celle de la citoyenneté", insiste Yves Michaud

La citoyenneté, le laxisme et la victimisation, mis en cause dans la crise de société actuelle

"Le système est à bout"

Yves Michaud pointe le dépérissement des élites politiques et intellectuelles [rongées par la démagogie], un laxisme protéiforme, une autorité lézardée, une victimisation triomphante, une liberté d'expression aseptisée... Ce philosophe et auteur de "Aux armes, citoyens !" est interrogé par La Tribune.


L'Etat de droit défaille parce que "l'Etat-guichet s'est substitué à l'Etat-providence", l'incivisme meurtrier prospère parce que "l'incivisme mou est toléré", les figures populistes brillent parce que "les racines et les publics de leur consécration ont été méprisés", la démocratie de citoyenneté se disloque, parce que "les systèmes éducatif et fiscal se décomposent", le vivre-ensemble s'érode parce que "l'organisation de la société est tout entière catégorielle "... 

La riposte est-elle impossible ? 

Non, assure le philosophe. Mais il faut se mettre "concrètement en révolution".
LA TRIBUNE - De toutes les manifestations qu'elle adopte, la crise est en premier lieu, selon vous, celle de la citoyenneté. Quels sont l'origine et les symptômes de cette crise ? Quels périls sécrète-t-elle ?

YVES MICHAUD - La "crise de citoyenneté" que traverse notre temps est effectivement plus aiguë que les crises de la démocratie et de l'identité. Parce qu'elle met en jeu, et surtout en cause, les fondements mêmes du vivre-ensemble, qui font la communauté politique. Aujourd'hui, les citoyens n'ont plus le sentiment de partager une même communauté. Et l'origine, la raison première de ce constat réside dans la composition des programmes et des actions publics qui, particulièrement depuis l'accession de Jacques Chirac, en 1995, à la présidence de la République, relèvent de logiques purement catégorielles. Une fois le moment électoral passé - qui porte le phénomène à son paroxysme -, que constate-t-on ? Un éventail de propositions, de compensations, de dispositifs, de lois adaptés à chaque catégorie de personnes : fonctionnaires (d'État, de la filière hospitalière, des collectivités territoriales.), enseignants, professions libérales, jeunes, retraités, chômeurs (de courte, moyenne, longue durées), travailleurs pauvres, habitants des banlieues classées "difficiles ", etc. 

A force d'apporter une offre spécifique à chaque catégorie, on atomise la communauté humaine et politique, on segmente puis on enferme la population dans des cloisonnements, voire des ghettos. On encourage chaque membre de chaque catégorie sociale à défendre ses revendications en jalousant les autres catégories, in fine on multiplie les sentiments de victimisation. Chacun apparaît - ou plutôt se pense - "victime" de quelque chose ou de quelqu'un, c'est-à-dire de ce qui caractérise, privilégie, embellit le fonctionnement de ces "autres" catégories. C'est la politique du  "Et pour vous, ce sera quoi ?" qui engendre les plaintes du "Et moi, on m'oublie ?"

L'origine de ce mal est lointaine et plurielle. 

L'une des causes les plus fondamentales est la lente transformation de l'Etat-providence en Etat-guichet. En un sens, ce sont les bienfaits de l'Etat-providence qui d'eux-mêmes engendrent ces maux. La providence pour tout le monde est devenue un guichet pour chacun, et ce mouvement de "catégorialisation" de l'Etat, si je peux inventer ce mot, coupe ce dernier de sa vocation première : servir l'intérêt de toute la communauté républicaine plutôt que celui de chacune des catégories qui la composent. 
Ainsi, au lieu de garantir le socle assurant universalité, équité, justice, l'Etat s'est lézardé, se muant peu à peu en producteur de particularismes qui compartimentent, fracturent et donc désunissent la société. La générosité de l'Etat n'est plus au service de tous, elle se morcelle au profit de groupes d'individus. Avec pour paradoxe que plus cet Etat se délite, plus la bureaucratie prolifère. C'est normal, car la gestion catégorielle des personnes réclame toujours plus d'agents spécialisés. L'incroyable maquis des aides sociales ou des dispositifs de formation en est un exemple symptomatique.
La citoyenneté, c'est disposer des droits civils et politiques dans une communauté politique donnée. La crise de citoyenneté ne peut donc pas être disjointe de celles d'identité et de démocratie. 

Qu'est-ce que l'identité ?

L'identité constitue un sujet d'étude éminemment complexe, malheureusement maltraité par les raccourcis, les incompétences ou même les détournements. C'est un des sujets logiques et métaphysiques les plus difficiles en philosophie. Nationale, linguistique, libidinale, affective, religieuse, l'identité englobe beaucoup de réalités, de situations, de concepts. Et chaque individu est lui-même la juxtaposition, ou plutôt la confluence plus ou moins cohérente et organisée de toutes ces identités. Qui suis-je ? Un Lyonnais, un intellectuel, un "vestige" du XVIIIe siècle auquel j'ai consacré une grande partie de mon existence, etc ? Mon identité, votre identité, l'identité de chacun est par essence formidablement diverse, formidablement dense, formidablement complexe parce qu'elle est l'imbrication d'une multitude d'identités ; or, plus la mondialisation "contamine" des pans de notre existence, plus nous prenons conscience de cette diversité, et plus alors nous sommes en peine de définir ou de circonscrire une, notre identité.
Certes, comme on le voit avec le secteur de l'hôtellerie, qui propose une offre similaire de Shanghai à Buenos Aires, les outils susceptibles d'aplanir ou d'égaliser les différences d'identités révélées par les disparités géographiques, culturelles, cultuelles ne manquent pas. Toutefois, ils ne sont pas suffisants pour effacer la force des facteurs d'identité locale. Et c'est notamment là, en affirmant que l'identité est exclusivement politique, que l'on commet la plus lourde erreur. 

"Les identités sont en danger", "Reconstruisons les identités". 

Que n'entend-on pas comme ineptie ! Les identités ne sont pas seulement politiques, mais justement elles ne doivent pas contaminer le champ politique.
Comment l'état du monde - formidablement mondialisé, décloisonné, interdépendant, uniformisé, instantané, déstructuré, marchandisé, mobile - bouleverse-t-il l'identité ?
Qu'elle porte sur les échanges commerciaux, le tourisme, la finance, la consommation, les technologies ou encore l'enseignement, la mondialisation est une réalité incontestable. 

Mais un autre mouvement tout aussi incontestable est celui de la (re) localisation. Nous sommes à la fois de plus en plus mondialisés et de plus en plus localisés, illustrant ainsi le terme, désormais largement usité, de "glocalité". Pourquoi nombre d'entreprises dites internationales peinent-elles tant à mettre en oeuvre le principe "d'intelligence culturelle", c'est-à-dire à mettre en harmonie, en sympathie, en symbiose même, les intelligences issues du monde entier qui composent le corps social ? Parce que les identités demeurent très locales, et elles imposent de s'accorder entre et avec toutes. Essayez de faire collaborer un ingénieur indien avec un homologue russe, un gestionnaire arabe et une consœur brésilienne ! On y parvient, mais cela ne va pas de soi. Et cette réalité corrobore un constat sociologique, et même anthropologique, extrêmement intéressant, qui met en lumière les incohérences, voire les écartèlements auxquels l'aspiration à et le rejet de la mondialisation placent les citoyens.
La polémique récente sur le goût supposé différent des pots de Nutella distribués en Italie et en Pologne, ou les réactions, contrastées, à la découverte des mêmes enseignes de mode à Barcelone et à Prague, l'illustrent : dans le concert de la mondialisation tous azimuts, les populations à la fois veulent et refusent l'uniformité. Et souvent elles peinent à savoir qui elles sont devant le dilemme.

Peut-on se considérer citoyen du monde sans être citoyen de la nation à laquelle on est lié ?

Citoyen d'Europe davantage que citoyen de France ? Citoyen de la biodiversité plus que de la ville où l'on habite et travaille ? Existe-t-il une hiérarchie factuelle ou morale "des" citoyennetés ?
En 1948, le militant pacifiste américain Garry Davis rendait son passeport et s'autoproclamait "premier citoyen du monde" avant de fonder le mouvement du même nom. Quelques années plus tôt, d'aucuns déjà revendiquaient le droit à l'apatridie. Cet idéalisme cosmo-politique, très complexe à mettre en oeuvre, convoque la condition de "pur sujet de raison" chère à Kant. Un "pur sujet de raison" sans attache, porté exclusivement par la volonté de "faire le bien" et par un intellect déterminé à ne rien croire qui dépasse la raison, peut être cosmopolite. Or, la réalité est que nous sommes constitués de chair, de sang et d'émotions qui forment notre identité, en partie issue de l'endroit où nous sommes nés. Personne (ou presque) ne peut s'affranchir de cette relation physique, "géographique".

Tout aussi idéaliste doit être considéré le vœu d'une "identité européenne", quand bien même la notion de "citoyenneté nationale" est durablement contestée. Les égoïsmes locaux et nationaux demeurent très forts, et d'aussi vertueux programmes que celui d'Erasmus - modules de formation dans les pays de l'Union européenne, grâce auxquels chaque étudiant détenteur d'une identité dite nationale revient enrichi de sa confrontation à d'autres identités dites nationales - ne les atténuent qu'à la marge. La résurgence des revendications identitaires locales ou régionales dans certains pays d'Europe est une réalité... d'ailleurs contrastée. En effet, lorsqu'elle est contenue au folklore, il me semble qu'elle est parfaitement inoffensive, et même doit être encouragée. Mais lorsqu'elle se manifeste par des appels, chez les Catalans, à ne pas partager les eaux de l'ET bre avec les Andalous, par des mouvements séparatistes en Belgique, ou par la détermination, chez certaines élites d'Italie du Nord, de ne plus financer l'économie des Pouilles ou de la Calabre, elle devient extrêmement dangereuse.

La citoyenneté ne s'exprime pas par le sang ou par le sol, mais par l'engagement civique. Celui-ci résulte de la loyauté que l'on manifeste à l'égard de la communauté dont on attend les droits et dont on accepte les devoirs, et cette loyauté est elle-même commandée par un serment. Une organisation démocratique doit être dessinée qui favorise cet accomplissement, qui agrège l'efficacité de la démocratie et l'efficacité de la citoyenneté. Vous circonscrivez à l'éducation et à la fiscalité les deux principaux chantiers à conduire dans ce sens d'une démocratie au service de la citoyenneté. Effectivement, l'exercice de l'impôt participe de manière fondamentale à la construction de toute citoyenneté. Faire accepter la nécessité et l'utilité de s'acquitter de l'impôt constitue l'une des meilleures parades à la fraude - dont vous proposez de punir de la déchéance de nationalité les auteurs d'infractions majeures. Sur quelle base peut-on réformer le système fiscal afin que la perception de sa nécessité, de son utilité et de sa justice s'impose dans les consciences, et ainsi sustente l'appartenance citoyenne ?

Le système fiscal conditionne et, sur un autre plan, éclaire et rend présent et concret le système de solidarité. Une théorie de l'impôt, c'est bel et bien une conception de la société et de ses liens. Tous les penseurs du passé l'ont déclaré, rien n'a changé. "Autant tu paies d'impôt, autant tu as d'action publique." La santé de la communauté politique dépend en grande partie de la politique fiscale. Accepter ces principes, c'est considérer que l'impôt doit être clair pour être compris et accepté. 

De grandes orientations et d'importants choix sont à déterminer, qui tous servent à renforcer l'exercice de citoyenneté. Parmi eux : la fin de l'exemption - être "inimposable". Qu'en France moins d'un foyer fiscal sur deux s'acquitte de l'impôt sur le revenu - pourtant le seul lisible - est délétère ; absolument tous les citoyens, y compris les allocataires du RSA, devraient apporter leur contribution, même symbolique, à la solidarité et à la collectivité. Cela permettrait également de supprimer les effets de seuil, par la faute desquels l'intéressé peut se retrouver simultanément à être imposable et à perdre les avantages liés à la non-imposabilité. Cette fin des exemptions fiscales pourrait être compensée par une révision des taux et notamment des premiers taux de l'échelle. Ainsi, les éléments du blocage récurrent de toute réforme fiscale ambitieuse seraient levés.

Un système fiscal "citoyen" doit être clair, simple, lisible, juste, valable pour tous, responsabilisant. Et ceux qui le trompent doivent faire l'objet d'une répression implacable. Inspirons-nous du modèle américain : les taux d'imposition y sont contenus, mais malheur aux fraudeurs ; ils rejoignent les geôles, et souvent pour longtemps.
"Les montages très problématiques d'Ernest-Antoine Seillière et de ses acolytes chez Wendel datent de 2007 et n'ont toujours pas été jugés dix ans plus tard." Ainsi illustrez-vous l'extrême mansuétude qui profite au traitement judiciaire des crimes en "col blanc" et ternit au sein de la société la perception de citoyenneté. Les rédacteurs des lois étant eux-mêmes exposés auxdits délits, est-il crédible d'espérer mettre fin aux indulgences, collusions et compromissions ?
Que 14 ans après avoir initié un montage financier, baptisé Solfur, grâce auquel un gain net de 315 millions d'euros fut généré après un investissement de départ de moins d'un million d'euros, que six ans après qu'une information judiciaire ait été ouverte, que près de deux ans après que le parquet financier eut conclu au délit, aucun procès ne se soit encore tenu contre le très puissant ex-président du Medef et de Wendel est symptomatique. Et proprement inimaginable. Le quidam incarcéré six mois après un jugement hasardeux en comparution immédiate appréciera... Voilà une nouvelle illustration du processus de transformation de l'Etat-providence en Etat guichet : les prétendus représentants du peuple, qui sont pour la plupart des politiciens professionnels et pour beaucoup issus d'une Ecole nationale d'administration qu'il faut impérativement supprimer - ce qui ne s'annonce pas être une priorité, bien au contraire même si l'on se réfère aux cursus des nouveaux gouvernants -, écrivent les lois à leur profit, introduisent des dispositions avantageuses pour leur corporation via quelques amendements discrets, s'arrangent "catégoriellement" en se fabriquant des "régimes spéciaux" sur mesure. Songez que 20 ans de présence au Sénat garantit une retraite à taux plein... Comment, dans ces conditions, être crédible pour dénoncer les privilèges des agents de conduite de la SNCF, des pilotes de ligne ou des contrôleurs aériens ?

Dans cette organisation si morcelée de la société, chacun avance ses pions pour qu'ils profitent à son intérêt catégoriel ; les parlementaires sont simplement mieux outillés pour réaliser cette quête. La porosité de cette caste avec d'autres également dirigeantes, notamment dans le monde économique, favorise les collusions d'intérêts. Peut-on y faire face ? Je l'ignore. La plupart des parades sont étonnamment simples à imaginer et à mettre en oeuvre, mais la force de résistance des publics "menacés" est considérable. Surtout lorsqu'elle s'allie à un périmètre de pouvoir substantiel.
"L'état de santé" de la citoyenneté en France apparaît comme "un" élément de la radiographie sociale, sociétale, humaine, même civilisationnelle, il "dit" substantiellement de la volonté et de la capacité individuelles et collectives de créer et de bâtir ensemble, et même, comme notre dialogue l'introduit, de vivre ensemble. Le malade est au plus mal...

C'est incontestable. Mais ce n'est pas définitif. Le monde est un mouvement perpétuel, qui périodiquement brille et s'affaisse, progresse et stagne - voire recule. A l'usure ou à la dégradation momentanée, il existe des pansements, des remèdes, dont la nature et la puissance sont adaptées à l'ampleur du mal. Ce XXIe siècle est celui d'un changement monumental de paradigme, d'un contexte de révolution. Oui, nous sommes potentiellement en révolution, et il est l'heure de nous mettre concrètement en révolution. Juguler le déclin intellectuel et moral est à ce prix.
Yves Michaud, "Aux armes, citoyens !" (L'Aube, 96 pages, 9,90 euros)

mercredi 7 février 2018

Corse : Macron aurait porté "atteinte aux droits de la défense"

Le bâtonnier de l'ordre des avocats d'Ajaccio  porte cette accusation contre le chef de l'Etat

Le chef de l‘Etat crée une polémique dès le premier jour de sa visite officielle en Corse

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Le président de la République n'est pas au centre...
Lors de sa participation aux commémorations de l‘assassinat au préfet Claude Erignac, lâchement tué dans le dos à Ajaccio le 6 février 1998 par un commando nationaliste, Emmanuel Macron a souligné dans son discours que "ce qui s‘est passé ici ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s'explique pas, ce fut un assassinat, un attentat".

Le chef de l‘Etat s‘est exprimé devant le président de la collectivité territoriale de Corse, Gilles Simeoni, qui a défendu en tant qu'avocat le nationaliste Yvan Colonna, définitivement condamné pour l‘assassinat du préfet.

Le bâtonnier Stéphane Nesa a protesté suite aux propos du président de la République mardi sur l'assassinat du préfet Claude Erignac

Dire, comme Macron, que l'assassinat du préfet Claude Erignac ne peut ni se justifier, ni "se plaider"  constitue une "atteinte aux droits de la défense".
"Malgré la douleur de la famille du préfet qui impose le plus profond respect et la plus grande empathie, on ne peut que s‘interroger sur cette formulation qui ne peut qu‘apparaître comme une atteinte aussi violente qu‘infondée aux droits de la défense", soutient Stéphane Nesa dans un communiqué commun, émanant simultanément des barreaux d’Ajaccio et de Bastia..

"Le président de la République affirme par ses propos (...) que certains justiciables ne sauraient bénéficier de l‘assistance d'un avocat, au regard des actes qu‘ils ont commis et surtout de la personnalité et des fonctions occupées par la victime”, ajoute ce conseil de Laurent Marcangeli, maire d'Ajaccio et soutien d'Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

La déclaration du président est "une atteinte sans précédent aux principes fondamentaux reconnus par les lois de la République", insiste Stéphane Nasa, en fonctions à la tête de l'ordre des avocats depuis janvier 2018.
Un rôle d'avocat qui se perd... "Regardez, on est tellement en perte de repère qu'on en arrive à des dérives totalement inacceptables, comme ce qu'il s'est passé dernièrement à Ajaccio avec le bâtonnier Me Gatti, explique Me Nasa Me Gatti a été insulté pour avoir défendu une personne et ce en raison de l'origine de cette personne, et parce qu'il a eu l'audace d'évoquer un certain nombre de sujet à la barre. C'est inacceptable, donc je le répète : il faut que l'on recentre aussi l'avocat, au coeur de la société."
"En privant un justiciable du droit d’être assisté et défendu, la parole présidentielle contrevient à l'Etat de droit et fragilise le socle même des valeurs républicaines", explique-t-il.
Voici le communiqué commun des bâtonniers de l’ordre des avocats du barreau d’Ajaccio et de Bastia, Stéphane Nesa et Gilles Antomarchi : 
"Ce jour, à l’occasion de la commémoration des 20 ans de l’assassinat du préfet Claude Erignac, M. Emmanuel Macron, Président de la République, en cette qualité garant des institutions et de la séparation des pouvoirs, a déclaré : 
"… car ce qui s’est passé ici le 6 février 1998, ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s’explique pas…". 
Malgré la douleur de la famille du Préfet qui impose le plus profond respect et la plus grande empathie, on ne peut que s’interroger sur cette formulation qui ne peut qu’apparaître comme une atteinte aussi violente qu’infondée aux droits de la défense. 
Le Président de la République affirme par ses propos, qui ne peuvent être le fruit d’une improvisation maladroite étant donné la solennité du moment, que certains justiciables ne sauraient bénéficier de l’assistance d’un avocat, au regard des actes qu’ils ont commis et surtout de la personnalité et des fonctions occupées par la victime. 
Il s’agit d’une atteinte sans précédent aux Principes Fondamentaux Reconnus par les Lois de la République, intégrés dans le bloc de constitutionnalité, et dont l’avocat est l’un des piliers essentiels. 
La parole présidentielle, en privant un justiciable du droit d’être assisté et défendu, contrevient à l’Etat de droit et fragilise le socle même des valeurs républicaines. 
Nous entendons solennellement rappeler, comme d’autres l’ont fait avant nous, que nous avons prêté serment d’exercer notre mission avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité, de sorte qu’il nous faut "les défendre tous", sous la seule réserve de notre conscience et du choix des moyens de défense. 
Telles sont les valeurs auxquelles nous n’entendons pas renoncer."
L'Elysée estime que cette "polémique n‘avait pas lieu d’être"

"L'expression du président visait la notion d‘une défense politique et ne visait absolument pas la défense judiciaire", a-t-on nuancé. 

"Son propos visait le sujet politique. Il considère qu'on ne peut pas plaider ni défendre un attentat contre un préfet".

Mais la LDH Corsica se dit "interpellée" par les propos d'Emmanuel Macron
"La Ligue des droits de l'Homme est interpellée par les propos du Président de la République tenus lors de la cérémonie d'hommage au préfet Claude Erignac ce mardi 6 février. Alors qu'il affirme la nécessité de l'Etat de droit, il déclare dans le même temps "ce qui s'est passé ici ne se plaide pas". 
Il semble pour le moins contradictoire d'associer l'Etat de droit et, dans le même propos, la négation du droit à la défense constitutif du procès équitable et d'une justice démocratique."

dimanche 31 juillet 2016

Les Corses du FLNC terrorisent les terroristes islamistes

En Corse, le FLNC met en garde les "islamistes radicaux"

Les Corses ne s'embarrassent pas de l' "état de droit"... 

L'Etat de droit, chéri des démocraties, c'est bon pour l'Etat
Le Front de libération nationale corse du 22-Octobre met en garde les "islamistes radicaux" et "l'Etat français." En cas d'attaque, la sécurité et la survie prévalent sur les droits fondamentaux. Et lorsque l'état d'exception  l'état d'urgence, étroitement encadré, ne garantit rien ni ne protège personne. 
Le mouvement clandestin du FLNC a donc averti qu'il répondra "sans aucun état d'âme" aux "islamistes radicaux de Corse" en cas d'attaque sur l'île. 
Issu du FLNC, le FLNC du 22-Octobre est rival du FLNC-UC [Union des combattants, autres nationalistes qui luttaient clandestinement par la force armée] et a condamné sa trêve du 14 novembre 2003 et l'union des différents mouvements nationalistes en vue des élections territoriales de mars 2004.
Et il met en cause "l'Etat français"

Il a "une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse". Ils sont prêts. Jeudi, le mouvement clandestin nationaliste corse du FLNC du 22-Octobre a menacé de riposte à la hauteur de leurs exactions.  

Dans leur communiqué transmis à Corse Matin, le groupe, qui avait annoncé en mai sa "démilitarisation", adresse aussi un "message à l'Etat français". "Si un drame devait se produire chez nous", menace le FLNC, l'Etat aurait une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse". Précisant qu'ils "seraient au nombre de huit", le mouvement ajoute savoir "avec certitude que l'un des imams de Corse est un indicateur de police".  Les nationalistes assurent aussi, sans plus de précision, "avoir permis au mois de juin de déjouer un attentat sur notre territoire dans un lieu fréquenté par le public". "Sachez que toute attaque contre notre peuple connaîtrait de notre part une réponse déterminée sans aucun état d'âme", ajoute encore le FLNC.

Une résolution pour fermer les "foyers d'influence salafiste"

S'adressant plus généralement "aux musulmans de Corse", le Front les appelle aussi à "prendre position" en dénonçant l'islamisme radical [pléonasme]. Il leur demande notamment de signaler "les dérives chez des jeunes désoeuvrés tentés par la radicalisation". "Si l'Etat islamique revendiquait des actions sur notre sol, nous ne pourrons vaincre que ensemble", poursuit le FLNC.  

"Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu'elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol", ajoute encore l'organisation clandestine. 

Appelant enfin "à la vigilance et au calme face à la barbarie", le FLNC souligne ne pas être "le refuge des frustrés d'une lutte raciale ou xénophobe"

Il dénonce en outre "les idéologies fascisantes qui alimentent les esprits fragiles et les réseaux sociaux". 

Une résolution demandant à l'Etat de fermer les lieux de culte musulman

Ce jeudi à l'Assemblée, les présidents nationalistes de l'exécutif de la Collectivité territoriale de Corse et de l'Assemblée de Corse, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni doivent justement soumettre cette résolution visant "des foyers d'influence salafiste".

Cette résolution a également pour but d'expulser les animateurs fondamentalistes de ces lieux et de renforcer la sécurité sur les sites de grande fréquentation. 

Les Corses du FLNC terrorisent les terroristes islamistes

En Corse, le FLNC mettent en garde les "islamistes radicaux"

Les Corses ne s'embarrassent pas de l
' "état de droit"... 

L'Etat de droit, chéri des démocraties, c'est bon pour l'Etat
Le Front de libération nationale corse du 22-Octobre met en garde les "islamistes radicaux" et "l'Etat français." En cas d'attaque, la sécurité et la survie prévalent sur les droits fondamentaux. Et lorsque l'état d'exception  l'état d'urgence, étroitement encadré, ne garantit rien ni ne protège personne. 
Le mouvement clandestin du FLNC a donc averti qu'il répondra "sans aucun état d'âme" aux "islamistes radicaux de Corse" en cas d'attaque sur l'île. 
Issu du FLNC, le FLNC du 22-Octobre est rival du FLNC-UC [Union des combattants, autres nationalistes qui luttaient clandestinement par la force armée] et a condamné sa trêve du 14 novembre 2003 et l'union des différents mouvements nationalistes en vue des élections territoriales de mars 2004.
Et il met en cause "l'Etat français"

Il a "une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse". Ils sont prêts. Jeudi, le mouvement clandestin nationaliste corse du FLNC du 22-Octobre a menacé de riposte à la hauteur de leurs exactions.  

Dans leur communiqué transmis à Corse Matin, le groupe, qui avait annoncé en mai sa "démilitarisation", adresse aussi un "message à l'Etat français". "Si un drame devait se produire chez nous", menace le FLNC, l'Etat aurait une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse". Précisant qu'ils "seraient au nombre de huit", le mouvement ajoute savoir "avec certitude que l'un des imams de Corse est un indicateur de police".  Les nationalistes assurent aussi, sans plus de précision, "avoir permis au mois de juin de déjouer un attentat sur notre territoire dans un lieu fréquenté par le public". "Sachez que toute attaque contre notre peuple connaîtrait de notre part une réponse déterminée sans aucun état d'âme", ajoute encore le FLNC.

Une résolution pour fermer les "foyers d'influence salafiste"

S'adressant plus généralement "aux musulmans de Corse", le Front les appelle aussi à "prendre position" en dénonçant l'islamisme radical [pléonasme]. Il leur demande notamment de signaler "les dérives chez des jeunes désoeuvrés tentés par la radicalisation". "Si l'Etat islamique revendiquait des actions sur notre sol, nous ne pourrons vaincre que ensemble", poursuit le FLNC.  

"Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu'elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol", ajoute encore l'organisation clandestine. 

Appelant enfin "à la vigilance et au calme face à la barbarie", le FLNC souligne ne pas être "le refuge des frustrés d'une lutte raciale ou xénophobe"

Il dénonce en outre "les idéologies fascisantes qui alimentent les esprits fragiles et les réseaux sociaux". 

Une résolution demandant à l'Etat de fermer les lieux de culte musulman

Ce jeudi à l'Assemblée, les présidents nationalistes de l'exécutif de la Collectivité territoriale de Corse et de l'Assemblée de Corse, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni doivent justement soumettre cette résolution visant "des foyers d'influence salafiste".

Cette résolution a également pour but d'expulser les animateurs fondamentalistes de ces lieux et de renforcer la sécurité sur les sites de grande fréquentation. 

jeudi 13 mars 2014

Sarkozy subit des écoutes illégales et se fait maintenant insulter

"Pervers", "dealer", "voyou" : la gauche ne sait plus se tenir contre Sarkozy

Fuite en avant d'un gouvernement aux abois

C'est pas beau à voir !
On ne voit qu'eux, on n'entend qu'eux et ce ne sont qu'invectives et insultes
Après la journée des ratages de mercredi, durant laquelle Christiane Taubira et Manuel Valls ont été démasqués dans leurs mensonges par l'opposition dans l'affaire des écoutes illégales sur Nicolas Sarkozy, la gauche hurlante organise la riposte en meute ce jeudi. 
Pour son attaque verbale, la gauche est sortie de son rideau de fumée, bazooka au poing pour livrer la bataille du désespoir. 
"Pervers", "dealer", "voyou"... le PS balance les insultes sur  l'ancien président, qui n'a rien demandé puisqu'il n'est l'objet d'aucune mise en examen. Mais les juges militants ne lâchent pas prise et poursuivent leurs investigations pour trouver d'hypothétiques preuves et sont pour cela autorisés à utiliser les moyens inavouables, telles que des mises sur écoutes dans le cadre du présumé financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007.

Des attaques d'une rare violence
Le patron du principal parti de l'opposition, Jean-François Copé est particulièrement visé et maltraité pour avoir demandé le départ de Christiane Taubira, "prise en flagrant délit de mensonge", imité mot pour mot par son lieutenant à l'Assemblée nationale, le député UMP Christian Jacob. Il semble qu'ils doivent payer pour la sottise de la ministre de Hollande.
VOIR et ENTENDRE le professeur Bernard Debré, sur la même ligne et pourtant épargné:

La ministre de la Justice a d'ailleurs brandi les preuves dont des photos ont été faites et publiées, rendant le gouvernement fou de rage.  D'autres appels à la démission ont été lancés par l'ancienne ministre Nadine Morano, qui a souligné que Christiane Taubira "décrédibilise la justice", et le député UMP Thierry Mariani. Pour l'ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati, la gauche "transforme la France en une oligarchie des menteurs", tandis que François Fillon, ancien Premier ministre, "factieux" à l'évidence, a dénoncé "un règlement de comptes qui n'est pas digne d'un Etat de droit".

Sapin, le ministre du chômage, traite  Sarkozy de "pervers" 

Volant au secours de Manuel Valls, qui a affirmé ne pas avoir été au courant des écoutes
visant l'ancien président de la République et son avocat, Michel Sapin affirme que le ministre de l'Intérieur "n'avait pas à savoir". Le ministre du Travail enchaîne, avec une ironie très déplacée : "Parce que M. Nicolas Sarkozy adorait avoir sur son bureau toutes les écoutes téléphoniques du monde, il faudrait que tous les autres ministres de l'Intérieur soient aussi pervers que lui, mais non" ! "On peut être ministre de l'Intérieur sans être pervers. On n'est pas tous obligés d'être à l'image de quelqu'un qui s'appelle Nicolas Sarkozy", a-t-il déclaré avec un mépris intolérable de la personne, inspiré par une haine non dissimulée.

Sapin défend la garde des Sceaux Christiane Taubira avec une mauvaise foi consommée
accusée par la droite d'avoir menti, qui a «évidemment sa place dans le gouvernement». «Qui fait l'objet d'enquêtes de justice ? Pourquoi parler aujourd'hui de Mme Taubira alors que ce qui est sur la table, ce sont des faits qui sont reprochés à M. Sarkozy. Intéressons-nous éventuellement aux faits. Non (...) Laissons travailler tranquillement la justice qui ira jusqu'au bout», a-t-il déclaré. 

Le Roux traite Sarkozy de "dealer". 
Le député PS du 9.3 a pris le langage de sa circonscription de Saint-Ouen. Tout président du groupe PS à l'Assemblée qu'il soit, il manque totalement de maîtrise de soi et n'hésite pas à comparer Nicolas Sarkozy avec "les dealers de la cité Cordon, en face de chez (lui), à Saint-Ouen", ceux qui l'ont élu.... "Comment, quand on est un responsable politique, un ancien président de la République, éprouve-t-on le besoin d'ouvrir une ligne téléphonique sous un faux nom ? C'est une question que je pose publiquement", a déclaré Bruno Le Roux sur BFM TV, à dix jours du 1er tour des municipales.

VOIR et ENTENDRE l'écart de langage du patron des député PS, Bruno Le Roux traitant l'ancien président de la République de "dealer":

Un "voyou"", selon ...Mennucci, ami de Jean-Noël Guérini.

La ch'tite Martine Aubry a fait école, mais on a le droit de se pincer! 
Le candidat PS à la mairie de Marseille prend la défense de Christiane Taubira, invoquant «une possible erreur de communication», au sujet de la date à laquelle elle a appris l'existence et le contenu des écoutes de Nicolas Sarkozy. Mennucci évoque le téléphone acheté sous un nom d'emprunt et utilisé par l'ancien président pour discuter avec son avocat. «Voir un ancien président de la République se comporter comme un voyou, je crois que c'est ça le véritable scandale. Parce que les téléphones "talkie-walkie", on sait bien que ceux qui les utilisent ce sont les trafiquants."
VOIR et ENTENDRE Patrick Mennucci considérer à haute voix que Nicolas Sarkozy s'est comporté "comme un voyou" (à partir de 1')

Ce Mennucci est celui-là même que tient par ailleurs des propos à caractère racistes
à l'encontre de Samia Ghali, sa rivale malheureuse.
Sa co-listière et ministre absente, MA Carlotti a fait de même.

Le Mur des cons s'étend.

samedi 8 mars 2014

Ecoutes politiques: "On est en train de dériver vers le KGB", met en garde B. Debré

Menaces de dictature des juges dans un état de droit

Hollande fait encore plus fort que ...Patrick Buisson !
La VIe République
serait-elle "bananière" ?
"Mettre sur écoute un ancien président de la République, deux anciens ministres de l'Intérieur, sans informer l'Elysée, mais c'est impossible", s'est indigné le député UMP de Paris, Bernard Debré. 
"François Hollande revient au pire moment du mitterrandisme, où Mitterrand écoutait tout le monde", souligne le député UMP de Paris, Bernard Debré.  "Il y a une espèce d'amalgame, d'orientation de la justice pour casser Nicolas", alors qu"il n'y a aura rien", a-t-il ajouté. "On est en train de dériver vers le KGB."

Les écoutes par des juges de deux téléphones de Nicolas Sarkozy ont provoqué des réactions diverses aux révélations du "Monde" vendredi 7 mars. Plus ou moins républicaines...

Les déontologues vertueux des droits de l'homme

David Assouline, porte-parole du Parti socialiste
"Les informations publiées ce jour par le quotidien 'Le Monde', et selon lesquelles un magistrat est notamment suspecté d'avoir informé secrètement Nicolas Sarkozy des développements judiciaires de l'affaire Bettencourt sont graves et stupéfiantes. Si la véracité des écoutes pratiquées sur les téléphones de MM. Sarkozy, Herzog, Guéant et Hortefeux venait à être établie, il s'agirait d'un scandale d'Etat, qui acterait l'état de décomposition avancée d'un système clanique, qui a beaucoup abîmé notre démocratie. Mais justement parce qu'il s'agit d'une instruction judiciaire en cours et qui met en cause ni plus ni moins qu'un ancien président de la République, il faut observer une certaine retenue"... Assouline a appris la retenue en quelques heures!



Eva Joly, députée européenne altermondialiste et ancienne magistrate radicale connaît-elle le droit, même norvégien, lorsqu'elle dénonce "un ensemble de mécanismes qui auraient permis à l'ancien président d'échapper à ses responsabilités pénales". 
La septuagénaire, qui a déjà manqué une marche,  a dû aussi manquer un épisode: "Si tel était le cas, on aurait enfin levé un coin du voile sur le système sarkozyste que je n'ai eu cesse de dénoncer", déraille dans un communiqué (pourtant écrit) l'écologiste battue à plate couture à la présidentielle de 2012. Et, à côté de la plaque, elle continue à lire l'actualité dans le rétroviseur, disant comme il y a trois ans, que "notre République a souffert d'un système basé sur le mélange des genres et les renvois d'ascenseur, un système qui propulse dans les hautes sphères de la magistrature les membres de cabinets ou les proches politiques pour s'assurer la tranquillité ultérieure. Il est à espérer que la mise sur écoutes et les différentes perquisitions permettent de faire reculer l'impunité. D'ores et déjà, que des juges fassent leur travail en toute indépendance est une bonne nouvelle pour notre démocratie. Il faut saluer leur action comme salutaire pour notre conception de la République exemplaire." Malgré ses lunettes ou vertes ou rouges, elle élude et refuse de condamner ses collègues magistrats, des républicains comme elle: alors qu'elle prétendait accéder à la magistrature suprême, elle réussit le tour de force de ne pas mentionner le "secret professionnel" dans son contexte. Serait-elle sénile? 

Pour l'information de la franco-norvégienne, la Principauté de Monaco pulvérise ses insinuations: "La direction des services judiciaires de la Principauté de Monaco confirme que M. Gilbert Azibert a été candidat à un poste de magistrat à la Cour de Révision, équivalent à Monaco de la Cour de Cassation [...] Elle indique qu'au terme du processus de recrutement sa candidature n'a pas été retenue et qu'aucune intervention extérieure n'est venue interférer dans cette procédure de recrutement." Le Prince va-t-il être mis sur écoute?

Les victimes des "juges rouges" 

Patrick Balkany, maire UMP de Levallois-Perret, proche de Nicolas Sarkozy, interrogé par publicsenat.fr : "Qu’on puisse mettre sur écoute un ancien Président me paraît être une déviance des services de l’Etat, de la justice. Par expérience, je sais que le Président n’engage pas de conversations politiques au téléphone. Il reçoit. Au téléphone, ça dure très peu de temps".

Nadine Morano, ancienne ministre de la Famille sous Nicolas Sarkozy, estime de son côté que l'affaire révélée par "Le Monde" n'est qu'une "tentative d'affaire" : 


Marine Le Pen, présidente du Front national: "Cela commence à faire beaucoup. Je ne vais pas me prononcer sur le fond de cette affaire [...]. Mais ça commence à sentir quand même beaucoup le soufre." "Les enquêtes doivent se faire mais les libertés publiques doivent aussi être préservées", a-t-elle toutefois ajouté.

Le député PS de Seine-et-Marne, Olivier Faure, trouve matière à ironiser sur les attaques de l'UMP contre la presse : 

La polémique évite la condamnation de la violation du "secret professionnel"...