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vendredi 3 février 2017

Affaire Penelope: secret des sources contre secret du travail des collaborateurs parlementaires

Qui est la taupe ? Jouyet serait la source secrète du Canard enchaîné

"Cette opération ne vient pas de chez nous, pas de notre camp.
Cette affaire [Penelope] vient du pouvoir", a affirmé François Fillon devant ses sympathisants, mercredi 1er février. Le candidat LR à la présidentielle, harcelé dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope, a aussi dénoncé une "tentative de coup d'État institutionnel" venu de "la gauche". Ses soutiens les plus fervents jugent les attaques plus dangereuses  pour le scrutin que pour le candidat dans l'opinion soumise au matraquage médiatique de la gauche qui a perdu toute chance de victoire et balance entre Hamon et Macron, faisant le jeu de l'extrême droite, comme en 2002. 

La presse retranchée derrière le secret des sources a reçu le soutien du Parquet
L'opération lancée par l'hebdomadaire anarchiste repose sur un montage de soupçons. Les montants avancés sur les sommes perçues par l'épouse du candidat de la droite républicaine se sont d'ailleurs avérés inexacts d'une semaine à l'autre.

Depuis 2012, chaque nouvelle élection présidentielle est entachée d'un complot.

Le socialiste Dominique Strauss-Kahn fut la première victime des media avec la révélation de son activité sexuelle pourtant connue de longue date, notamment par François Hollande, alors premier secrétaire et candidat du Parti socialiste. A qui le crime profita-t-il ?


Puis, en mars et avril 2012, à seulement quelques jours de l'élection présidentielle, l'affaire Kadhafi fut déclenchée par le journal trotskiste en ligne Mediapart, avec deux documents pouvant laisser croire à l’existence d’un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par le régime libyen en 2007. L'information judiciaire n'a toujours pas abouti.


Après DSK et Sarkozy, Fillon, avec pour point commun à ces complots successifs, François Hollande et son entourage.

VOIR et ENTENDRE d'ailleurs ce petit échange discret mais révélateur, entre Hollande et Edwy Plenel, animateur du site révolutionnaire :


Les députés LR E. Ciotti et B. Debré ont quelques motifs de citer Jean-Pierre Jouyet comme taupe du gouvernement Fillon et indic du Canard

Jouyet a été secrétaire d'État au gouvernement Fillon en charge des Affaires européennes en 2007, avant d'être nommé secrétaire général de la Présidence de la République par... Hollande qui , bien qu'il n'aimât pas les riches, appela cet ex-président de Barclays France à l'Elysée.

La presse partisane qui reçoit les supputations du Canard et Mediapart comme argent comptant, disqualifie "pêle-mêle" les indications des deux députésd'un revers de clavier, "sur la base de vagues "suspicions" ou simples déductions, selon elle, parfois très suspicieuse.

Les media auraient-ils aussi oublié le dîner de cons entre Fillon et Jouyet ?
Selon le livre Sarko s'est tuer, lors d'un déjeuner le 24 juin, François Fillon aurait pressé Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l'Élysée, d'accélérer les procédures judiciaires visant Sarkozy. Au plus fort de la tempête qui secouait l'UMP, avec les révélations concernant de supposées fausses factures et le rôle de Bygmalion, l'ancien premier ministre aurait insisté auprès de son interlocuteur sur un point précis: le paiement par le parti des pénalités de plus de 500.000 euros infligées à Nicolas Sarkozy pour dépassement de son budget de campagne.
Fillon-Jouyet : Le dîner de cons...Dans Le Monde, les journalistes de la nuit profonde et auteurs du livre Gérard Davet et Fabrice Lhomme rapportent plusieurs extraits de l'échange entre les deux hommes, tel que Jean-Pierre Jouyet lui-même les leur aurait rapportés : "Fillon m'a dit texto 'Jean-Pierre, c'est de l'abus de bien social. C'est une faute personnelle. [Nicolas Sarkozy] n'avait rien à demander à l'UMP, de payer tout ça'." Toujours selon ce récit, Fillon aurait expliqué à Jouyet: "Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir?" Le secrétaire général de l'Élysée, aura-t-il en revanche la volonté d'accélérer les procédures judiciaires visant... Fillon ?

Dès avril 2014, Jouyet est un homme incontournable du quinquennat de Hollande. Le secrétaire général de l'Élysée a d'abord nié catégoriquement avoir fait un tel récit aux journalistes, bien que ceux-ci assurent disposer de plusieurs sources concordantes mais également des enregistrements (!) de leur entretien avec Jouyet. Dimanche, Jouyet est pourtant revenu sur son démenti. "François Fillon m'a fait part de sa grave préoccupation concernant l'affaire Bygmalion. Le ladre s'en est déclaré profondément choqué", a-t-il simplement synthétisé.

VOIR et ENTENDRE Macron soutenir Jouyet lors de l'affaire du "dîner de cons" 
à l'Elysée avec Fillon, selon France Info, organe de presse partisan  :

Jouyet a-t-il en fait travaillé pour le candidat Macron en lançant le Canard enchaîné sur la trace de Pénelope ? Membre du Parti socialiste (2006-2009), Emmanuel Macron a été fait secrétaire général adjoint de l'Elysée par François Hollande en 2012, au côté de Jouyet et à sa demande, avant de le nommer ministre de l'Économie et de le propulser dans le paysage politique et sous les projecteurs des media.

Jouyet roule pour Macron


Jeudi 2 février, Jean-Pierre Jouyet, François Hollande, Emmanuel Macron ou encore l'ancien procureur Jean-Louis Nadalprésident de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), sont apparus en grands organisateurs de cette chasse à l'homme
Le journal Libération pointe par ailleurs les hashtags de soutien au candidat Fillon et, sans encore les traiter de fachos, cloue au pilori les militants qui prennent sa défense sur les réseaux sociaux. Parmi eux a émergé le mot-clef 'StopChasseàlhomme' ce mercredi sur Twitterparce qu'il dénonce le ciblage malveillant dont est victime le candidat du parti Les Républicains. Il ferait pschitt selon Le Point qui ne précise pas qu'il est envahi de tweets hostiles de la gauche radicale désunie sur un programme commun, mais une dans la salissure et le grippage de la démocratie. #ProFillon n'est pas non plus apprécié du quotidien tenu par Laurent Mouchard-Joffrin.

Éric Ciotti explique sur Franceinfo :
Les éléments qui sortent, les contrats, les chiffres, qu'ils soient dans le domaine privé ou dans celui de l'Assemblée nationale, du Sénat, il n'y a qu'un lieu où tous ces éléments sont recensés de façon exhaustive : c'est à Bercy. C'est à Bercy. Voilà. Donc après... [...] Il y a en tout cas les déclarations de revenus de façon exhaustive sur toutes les années, bien entendu. [...] Ça veut dire que le pouvoir en place a la capacité de disposer de ces éléments et on voit bien que c'est une possibilité. Si on converge, si on rapproche ces deux éléments - à qui profite le crime et qui dispose des éléments pour commettre le crime - vous avez déjà des indices pour mener l'enquête.
[...]
[Emmanuel Macron] est très proche de l'actuel président de la République, du secrétaire général de l'Élysée qui a fait monter monsieur Macron. Le secrétaire général de l'Élysée, c'est monsieur Jouyet. Moi je le dis très clairement, ce sont des faits.Monsieur Macron n'est pas éloigné de ce pouvoir; au contraire, il bénéficie, au sein de l'appareil d'État, d'un soutien très important. Nul n'ignore que monsieur Jouyet a été un acteur majeur dans la montée en puissance de monsieur Macron. Et nul n'ignore, aussi, l'opportunisme légendaire de monsieur Jouyet, qui a été jusqu'à être ministre de Nicolas Sarkozy avant d'être secrétaire général [de l'Élysée] de François Hollande et d'être un soutien de monsieur Macron.
Est-ce donc Jean-Pierre Jouyet "qui tire les ficelles" ? 
"Ce n'est pas ce que j'ai dit, répond Ciotti. J'ai dit : 'A qui profite le crime ?'. C'est manifestement au pouvoir."






 "A qui profite le crime ? C'est manifestement au pouvoir" et à Emmanuel Macron, estime Eric Ciotti 

Bernard Debré affirme qu'une "officine" est derrière tout ça, même s'il ne "sait pas laquelle", assure-t-il à Cyril Viguier, sur Public Sénat et Radio Classique, avec la participation de Christophe Bordet (Sud Radio, groupe Fiducial) et Michaël Szames (Public Sénat, détenu à 100% par le Sénat). S'en suit cet échange :
- Bernard Debré : On n'a pas de preuve [pas plus que le Canard?], mais on sait tr...
- Journaliste : Alors pourquoi avancer que c'est une officine ?
- Bernard Debré : Parce qu'on est en train de chercher et qu'on a des suspicions. Ces suspicions, c'est monsieur Nadal, qui a été nommé par le gouvernement, c'est monsieur... un conseiller de François Hollande qui est là pour ça  On le sait bien ! Voilà.
Nadal, 75 ans, mais qui n'a toujours pas cédé sa place à une jeune priorité de Hollande, est un ancien procureur général à la cour de Cassation, qui s'en prit déjà au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. Magistrat évidemment indépendant par définition, il s’engagea toutefois politiquement au côté de Martine Aubry lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011. En 2012, il soutint ouvertement le candidat François Hollande

C'est dire si la Haute autorité pour la transparence de la vie publique peut être équitable.
Pour mémoire, cet homme intègre a été conseiller technique au cabinet du garde des Sceaux, ministre socialiste de la Justice, Robert Badinter, chargé des questions de... nominations dans la magistrature (1983-1984, puis en 1986).

C'est Nadal (ci-contre), animé par le seul louable souci de la recherche de transparence, qui avait exercé une pression politique en 2004 dans l'affaire Tapie-Crédit lyonnais, et avait requis en 2011 l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République en marge de la contestation de l'arbitrage rendu en 2008. Coupeur de têtes ?

Bernard Debré, quant à lui, ne cible donc pas Jouyet. "Pas du tout, monsieur Jouyet n'est pas venu dans ma bouche, c'est vous...", rectifie Bernard Debré. Et de poursuivre sur le cas du juge Nadal : "Bien entendu : il a été nommé pour ça ainsi que d'autres"





.@Bernard_Debre sur les "officines" : "On a des suspicions, ces suspicions c'est M. Nadal qui a été nommé par le gouvernement...

La suite :
- Journaliste : Ça profite à qui ?

- Bernard Debré : Bah à la gauche, à qui voulez-vous que ça profite ? Ça profite à monsieur Macron, c'est évident. Quand l'affaire a commencé, on pouvait imaginer entre Hamon et Valls, l'un des deux. Alors ça profitera pas beaucoup à Hamon mais ça profitera à...
- Journaliste : Tout est monté depuis l'Élysée ?
- Bernard Debré : Ah bah, j'en suis absolument persuadé, persuadé ! Qui voulez-vous qui monte ça, qui voulez vous qui ait ces informations?


La gauche républicaine se donne du mal pour débusquer les conjurés.
Le moyen d'encadrer la rumeur est simple, comme l'a très calmement suggéré Éric Woerth (lien PaSiDupes) : que Le Canard Enchaîné révèle sa ou ses source(s) dans ce dossier... Taire ses sources, c'est entretenir le soupçon de complot anti-républicain. Aussi longtemps que le "secret des sources" de la presse ne pourra pas être levé, les rumeurs les plus folles pourront courir.

jeudi 2 juin 2016

Racisme: un camp d'été interdit aux Blancs

Vallaud-Belkacem, face au "camp d'été" interdit aux Blancs 

La ministre de l'Enseignement supérieur a dû condamner à
 l'Assemblée la tenue d'un séminaire anti-Blancs à Paris 8

Que la ministre ne l'a-t-elle empêché en amont ? Dans les murs de l’université Paris 8 , présidée par une historienne, et durant plusieurs jours, s’est tenue une série de réunions racistes puisqu'interdites aux personnes blanches de peau, sans que la ministre en charge ne s'en émeuve. Il faut dire qu'elle y est ministre comme l'est Ségolène Royal aux Transports ou Le Foll à l'Agriculture... "Paroles non-blanches" était un événement organisé par un "Groupe de réflexion non-mixité racisée": un huis-clos interdit aux Blancs.

Or, au PS, certains déjugent la ministre, bien que peu réactive ! 
Ce type de manifestation raciale est préoccupant en ce qu’elle révèle non seulement de l’état d’une partie de la jeunesse française qui en vient à afficher une posture intellectuelle reflétant un apartheid mental sous couvert de lutte contre le racisme, mais aussi en ce qu'elle pointe la permissivité de l'institution universitaire et, au-delà, le laisser-aller des pouvoirs publics. Face aux abandons de la république socialiste, il aura fallu une question de l'opposition  à l'Assemblée pour que, soitle gouvernement assume, soit il découvre ce qui se passe dans l'Université française.
Interpellée sur le sujet par le député LR Bernard Debré, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem a finalement condamné la tenue du séminaire Paroles non-blanches : "Sur le plan des principes, que les choses soient claires, je condamne absolument la tenue de ces réunions". Et d’ajouter : Bien que le Parti socialiste soit en charge supposée de l'université depuis plus de quatre années, la ministre actuelle a dressé un constat édifiant, mais global et flou, qui ne l'exonère en rien. "Ces initiatives confortent une vision racisée et raciste de la société qui n'est pas la nôtre. [Mais qui sévit à l'Université] Ces initiatives sont inacceptables parce qu'au bout de ce chemin-là, il n'y a que le repli sur soi, la division communautaire et le chacun chez soi." Ainsi Vallaud-Belkacem élude-t-elle le problème de la discrimination et du racisme, quand il est anti-Blanc. 

Montée d'une forme d'apartheid mental
La ministre vise aussi un autre événement de même nature, qui doit se tenir l’été prochain : "Le Camp d’été décolonial". Cette université d’été d’un nouveau genre est l’enfant de deux activistes en vogue dans la mouvance différencialiste située à l’extrême gauche
d'une part, Sihame Assbague, 29 ans, "entrepreneuse sociale" ( le "community organizing" – nouveau modèle militant venu des États-Unis - de type agit-prop- qui milite en faveur d'une prise du pouvoir par les quartiers populaires), proche du Parti des Indigènes de la Républiquequi s'en prit à A. Juppé sur le plateau de Des Paroles et des Actes, le 2 octobre 2014, le déclarant coupable de la relégation des quartiers populaires: "Comment pouvez-vous prétendre, alors que vous avez été le bourreau des principes républicains, être prochainement le garant de la devise républicaine, et représenter la France ?" Le maire de Bordeaux ne bloqua pas l’activiste contre "le pouvoir blanc" avant qu'elle n'opère un glissement sémantique grave, parlant de "racisme institutionnel";
et Fania Noël dont le programme est chargé: "afroféministe, anticapitaliste, anticolonialiste, anti-impérialiste, anti-mixité", est directrice de République & Diversité, fondé par Louis-Georges Tin, militant gay pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité et qui a lancé l'idée d'une fédération des associations noires de France: ce sera le CRAN, qu'il présidera en même temps, en succédant à Patrick Lozès. "Ne nous libérez pas, on s'en charge," prévient-elle.

Ce camp est "réservé uniquement" [pléonasme de journaliste inculte de l'Obs qui l'a recueilli sur le trottoir du site LePost] "aux personnes subissant à titre personnel le racisme d’Etat en contexte français", ce qui revient à signifier qu’il est également interdit aux blancs [ou Blancs !], qui par destination ne subissent pas à titre personnel le racisme d’Etat [Mais qui portent la charge de la solidarité sociale en faveur de la diversité assistée].  
Ces militants politiques, dont la légitimité est toute fraîche et le discours peu crédible - au regard du fonctionnement convenable de l'école et de l'ascenceur social, voire douteux - sombrent dans l'absurdité d'une idéologie en faveur d'une forme d’apartheid mental qui aboutit à des manifestations racialistes [pour ne pas dire raciales, voire racistes], sous prétexte de lutte contre l'anticolonialisme et le racisme. 

La gauche au pouvoir prend la mesure des effets de sa propre idéologie anticolonialiste

Au tournant du 19e au 20e siècle, Zola n’aurait pas été légitime à défendre Dreyfus, puisqu’il n’était pas juif. Jaurès non plus. Et Clemenceau idem. Cette bataille contre l’antisémitisme aurait été perdue. Mais elle a eu lieu et s'est achevée avec les honneurs, sans que nos agresseurs veuillent en recueillir l'héritage. 
Sous l'empire de leur apartheid mental conforté par l'Université (et le SNES-sup ou les media et associations/collectifs/réseaux tiers-mondistes, altermondistes et internationalistes), les organisateurs haineux de "Paroles non blanches" (une provocation en terre blanche, quoi qu'ils en pensent) et du Camp d’été décolonial ("boot camps inspirés des "blackblocs" sur le terrain des colonisateurs et développeurs),  s’inscrivent à contre-sens de la "marche de l'Histoire" en matière de lutte contre les racismes. Les amers et rancuniers s’isolent et se retranchent. 

Nombre de socialistes dérivent

Cette idéologie de haine qui menace le pays de déstabilisation pourrait interpeller le socialiste moyen s'il ne s'était acculturé à force d'humanisme aveugle et de démagogie et s'il était resté vigilant et "fidèle à l’enseignement de Jaurès", comme le disait l’un de ses héritiers devenu président de la Ve République. 
Or, tous ne se rallient pas au jugement sans appel que son entourage met dans la bouche de Najat Vallaud-Belkacem face à cette ligne politique subversive.  Son rappel des principes de liberté et d'égalité et celui des droits garantis par la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 ne devrait soulever aucun débat à l'intérieur du Parti socialiste. 
Or, un député PS comme Pascal Cherki, issu d'une famille "juive aisée" [Wikipedia!] d'origine algéroise, proche de SOS Racisme, de Henri Emmanuelli (et donc de Hamon) et de Jean-Luc Mélenchon, qui plus est toujours membre du Bureau national, salue l'initiative de Paris 8...

Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s’est contenté du service minimum en faisant publier un simple tweet pour le moins ambigu. "Ras-le-bol! Rassembler toujours, stigmatiser jamais. L'Égalité, partout: dans les universités des "beaux quartiers" ou de banlieue". 


Le premier des socialistes condamne-t-il l’apartheid mental érigé en principe vertueux par une minorité sur la  couleur de peau, le contôle au faciès ? Depuis avril, on s'interroge encore... 

La lutte des classes reste d'actualité. 
L’opposition entre universités des "beaux quartiers" et celle de "banlieue" est toujours vendeuse auprès de l'électorat de gauche que ces quatre dernières années ont enfoncé dans la crise. Elle suggère même que le premier secrétaire du PS légitimise la tenue de la réunion de Paroles non blanches, le tout au nom d’une égalité dont on aimerait qu'il précise en quoi le quinquennat y a échoué...

En somme, le PS valide le combat contre le racisme d’Etat. 
Un autre socialiste, député de Paris, est d'ailleurs allé plus loin encore que Jean-Christophe Cambadélis. Twitter est une facilité qui leur convient parfaitement. Le frondeur Pascal Cherki a salué l’initiative estudiantine, qui serait tout à l'honneur de l’université française en lutte contre le politiquement correct : "Pour ma part, je pense que la fac de Paris 8 est une excellente fac parfois en rupture avec l'idéologie dominante. Tant mieux !" En clair, un député socialiste applaudit à une initiative de fracturation de la société, entre identitarisme discriminant et refus de toutes les mixités. Un journaliste couché y voit toutefois l'occasion d'impliquer la droite qui décidément cumule ses propres turpitudes et celles de la "gauche qui reflèterait l’idéologie dominante portée par les droites classiques et extrémistes françaises" ! Dans le genre à côté de la plaque, peut-on faire pire ? 

La base ne décide de rien dans ce parti stalinien
Face à la "posture" [sic] républicaine ET socialiste défendue par Najat Vallaud-Belkacem, et la ligne ambigüe sur laquelle campent des responsables socialistes de premier rang, qui décide de la ligne des socialistes en la matière ? s’interroge encore ce journaliste socialiste orthodoxe. 
En 2012, un candidat en campagne du nom de François Hollande avait prononcé des mots impérissables sur la questio (comme sur tant d'autres, et sans conséquences) : "Il n'y a pas de place dans la République pour la race. Et c'est pourquoi je demanderai, au lendemain de la présidentielle, au Parlement de supprimer le mot race de notre Constitution". Depuis, plus que jamais, la seule "race" qui vaille est bronzée. Elle y prend même toute la place. L’intention a produit les effets inverses !
Mieux que cela, aujourd’hui, à entendre les anti-racistes dénoncer le "racisme d’Etat" français, on constate que la gangrène de l’apartheid mental est propagée aux étudiants. Les vigilants peuvent suivre les progrès médiatiques des tenants de cette ligne politique, une traînée de poudre. Houria Bouteldja, agressive porte-parole du PIR, ne dispose-t-elle pas d’un rond de serviette dans l’émission de Frédéric Taddéi sur France 2, chaîne qui se radicalise à vue d'oeil non exercé ? 

Il n'est que grand temps de rétablir la notion de "race"
Désormais arme d'auto-défense, elle doit  repasser de la Constitution dans les actes. Ce serait redonner le sens des réalités aux manipulés des agitateurs politiques qui les disent victimes du racisme d’Etat. Ce serait forcer la prise de conscience du racisme à rebours affiché par ceux qui ne se sont pas mal tirés de la situation qu'ils caricaturent à des fins politiques de prise du pouvoir.  
"La France est un pays de race blanche" et les derniers arrivés doivent se faire une raison. Arrivée après la soupe, Houria Bouteldja voudrait être servie la première et professe un "j'appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race". Elle devra prendre la file et accepter les autres races, le vivre ensemble. En somme, être républicain, sans chantage. Et laïc. Et égaux.

jeudi 10 mars 2016

Claude Bartolone provoque la polémique en décorant son frère à l'Assemblée

Conflits d'intérêts et mafia? La Justice va devoir élargir ses investigations aux réseaux Bartolone

Claude Bartolone "se croit chez lui", tonne Bernard Debré.

Ca pue à gauche, semble dire Taubira
"Je ne veux plus de cette décoration ! Si ça fout le bordel, je n'en veux pas. Moi, je n'ai rien demandé"! Restaurateur, le frère de Claude Bartolone semblait découvrir le 11 février dernier que la cuisine politicienne a parfois des relents aigres. Alors qu'il a été décoré il y a quatre mois de l'ordre national du mérite, Renato Bartolone doit enfin recevoir sa médaille jeudi 10 mars. Problème, Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale profitant de sa fonction, a organisé pour la remise une réception dans les salons de la présidence de l'Assemblée nationale au palais Bourbon, selon son agenda, et confirmant une information du Canard enchaîné.

"Il n'en fallait pas plus à une partie de l'opposition pour crier au scandale." 

L'AFP (et Orange) s'en prennent ainsi à l'opposition qui a conservé sa dignité
, à la différence des suppôts médiatiques de l'Etat-PS. "Je suis sans voix. Après on va aller pointer du doigt tous les responsables politiques", a déploré le député Les Républicains Bernard Debré. La décoration n'est pas en cause. C'est la réception qui est "dérangeante et désagréable", selon l'ancien ministre, qui a ajouté qu'"il n'a qu'à faire ça chez lui, dans son restaurant. Claude Bartolone se croit tout permis et chez lui".


Le député Les Républicains Denis Fasquelle, cité par Le Figaro, a pour sa part adopté un autre angle pour exprimer sa désapprobation : "Cela ne me choque pas, dès lors que les frais ne sont pas pris en charge par l'Assemblée nationale. Ca sera à vérifier".

Claude Bartolone doit remettre à son frère Renato sa médaille de chevalier  (1er grade) dans l'Ordre national du mérite pour ses "34 ans de services" en tant que restaurateur, en tant que patron du Marco Polo...
Lien PaSiDupes (9 décembre 2015): "La petite tambouille des frères siciliens Bartolone"

Claude Bartolone épinglé par Mediapart


Il n'en fallait pas plus au site trotskiste pour crier au scandale, aurait pu commenter l'AFP.
Le 8 mars dernier, le site Mediapart avait fini par épingler Claude Bartolone pour n'avoir pas déclaré en 2014 une part qu'il détenait en 2012 dans le restaurant de son frère. Il n'était pas tenu à le faire d'après la Haute autorité pour la transparence.

Dans le modèle de "déclaration d'intérêts et d'activités" que les parlementaires doivent remplir figure une rubrique sur "les participations financières directes dans le capital d'une société à la date de l'élection". Or, souligne Mediapart, Claude Bartolone, élu PS de Seine-Saint-Denis, apparaît "jusqu'en novembre 2012 au capital du restaurant" Marco Polo, rue Saint-Sulpice (VIe arrondissement de Paris), près du Sénat. Le 15 novembre de cette année-là, Bartolone a en effet vendu sa dernière part pour 15,24 euros, sa valeur nominale.

Interrogée par l'Agence de presse officielle, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), créée par les lois post-affaire Cahuzac fin 2013, indique toutefois avoir donné pour consigne aux parlementaires qui l'avaient interrogée en janvier 2014 de mentionner les participations "à cette date-là". Il n'y a "aucun problème" avec la déclaration du président de l'Assemblée, a-t-on insisté à la Haute autorité.
Or, depuis décembre 2013, la HATVP est présidée par Jean-Louis Nadal, ancien procureur général près la Cour de cassation (2004-2011), et né en Tunisie comme les deux frères Siciliens...
Ce magistrat a connu son heure de gloire en s'en prenant aux syndicats policiers et au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, à ceux qui "affich[ent] pour la justice une forme de mépris".

Ce magistrat est vraiment des leurs, si on considère qu'en 2004 Jean-Louis Nadal avait d'abord écrit une note juridique à l'attention de l'État
conseillant de recourir à un compromis dans cette affaire, pour finalement requérir en 2011 -après le changement de majorité- l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République, en marge de la contestation de l'arbitrage rendu en 2008.
Mediapart s'interroge en outre sur la cession, dans le passé, d'autres parts de ce restaurant par Claude Bartolone puisque, jusqu'au début des années 2000, le député socialiste possédait la moitié du Marco Polo.
Ses 249 autres parts ont été vendues à son frère "sans que l'on puisse savoir exactement quand, ni surtout pour quel montant" car "les comptes de l'année 2001 n'ont jamais été publiés", contrairement à ceux des autres années, précise le site.

Interrogé par Mediapart, Renato Bartolone a déclaré les avoir rachetées pour "2.000 ou 3.000 euros" au total. Ces cessions "ont toujours été faites sans plus-value, ni moins-value et à la valeur symbolique des titres", a affirmé au site d'investigation le directeur de cabinet du président de l'Assemblée.

La HATVP a déclaré à l'AFP n'avoir "aucun commentaire à faire" sur ces cessions, puisqu'elles sont en rapport avec des déclarations de patrimoine antérieures à 2012 -fournies à une commission antérieure-, sur laquelle la Haute autorité n'a pas de pouvoir de contrôle: les pièces n'ont jamais été produites...