POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Bartolone C. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bartolone C. Afficher tous les articles

lundi 14 août 2017

Stéphanie Troussel provoque la baisse de l'allocation régionale aux lycéens boursiers

Effets d'un désaccord du département avec la région sur la répartition du financement de cette aide

Troussel nie les retards accumulés et la facture PS de Huchon
Une contribution à 1/3 des coûts, est-ce durablement gérable ?

Le socialiste s'en prend à la présidente LR de région, Valérie Pécresse. Elle "a augmenté le prix du Navigo et maintenant elle s'en prend aux boursiers", accuse-t-il, hors contexte de remise en état des réseaux de transports en Ile-de-France et de mise en ordre des comptes territoriaux. 
Si les lycéens boursiers de Seine-Saint-Denis devaient voir leur allocation transports baisser cette année, ce serait en raison d'un désaccord entre la région et le département sur la répartition du financement de cette aide. 

L'AFP donne la parole au président (PS) du conseil départemental, un proche de Benoît Hamon dont il a parrainé la candidature présidentielle qui a obtenu 6%, et successeur du socialiste Claude Bartolone qui s'était fait piégé, comme son prédécesseur communiste, dans l'affaire des emprunts dits "toxiques" lors de l'aggravation de la crise des dettes souveraines européennes, et réclama -  ironie du sort - une "véritable concertation entre les collectivités"... Favoriser un produit spéculatif quand on gère des finances publiques n’est pas illégal, mais n'est pas recommandé : une circulaire datant de 1992 interdit d'ailleurs de vendre des produits spéculatifs aux collectivités, car la puissance publique estime que ce sont des opérations qui ne relèvent ni de leurs compétences ni de l'intérêt général. C'est dans les années 2005-2008 que Dexia, notamment, une banque de prêts et de services au secteur public local, est accusée de tromperie.
Résultat de recherche d'images pour "imagine R"

A la rentrée, les familles des 3.000 lycéens boursiers de Seine-Saint-Denis, département lourdement déficitaire, vont payer
plus cher leur abonnement Imagine R, qui permet aux collégiens et lycéens de se déplacer en Ile-de-France par bus et par trains. 

En fait, ce n’est pas le prix qui augmente, c’est l’allocation d’aide aux transports qui diminue: d’un montant de 122 à 236 euros, elle leur est versée conjointement par la région Ile-de-France et le département, mais elle va être réduite de 14%, suite à l'intransigeance politique du gestionnaire de la gauche du PS.

Refus du département de payer toute sa quote-part.

Résultat de recherche d'images pour "imagine R"
Le différentiel sera réduit en faveur des plus démunis. L'AFP est donc manipulatrice en ne mentionnant que ceux qui recevaient la plus grosse aide ne percevront que 203 euros, soit 33 euros par an de moins qu'en 2017. 

Le désaccord entre les territoires à pour autre résultat que les familles devront avancer l’intégralité de leur abonnement Imagine R, soit 350 euros (dont 8 euros de frais de dossier), avant de recevoir un chèque de la région et un autre du département. Auparavant, cette aide était directement décomptée du prix à régler lors de la souscription à un abonnement annuel, comme c’est toujours le cas pour les collégiens, faut-il le rappeler... 
La responsabilisation des bénéficiaires coince, mais le recouvrement de leur participation cessera probablement d'être à perte pour la collectivité si les transports ne sont pas davantage fréquentés. En Seine-Saint-Denis, la ville LR d'Aulnay-sous-Bois continue de soutenir les jeunes Aulnaysiens en participant à nouveau à leurs frais de transports pour l’année 2017-2018. 

Résultat de recherche d'images pour "imagine R"
La Seine-Saint-Denis doit se prendre en charge et Troussel ne peut s'extraire de la collectivité sur un sujet essentiel au désenclavement social de sa population. 
En octobre dernier, une convention, qui ramène la participation des deux entités (département et région) à 50/50 pour les collégiens, comme pour les lycéens, a été votée au Conseil régional.

mardi 29 novembre 2016

Primaire socialiste : "Bartolone, tu nous emmerdes", lancent les poissardes Aubry et Lebranchu

Bartolone plaide pour un face à face entre François Hollande et Manuel Valls à la primaire 

Un appel à une grande primaire avec Hollande et Valls

Alors que de nombreux éléphants socialistes se réunissaient samedi 26 novembre, le président socialiste de l'Assemblée nationale a exhorté le président sortant à passer par l'épreuve de la primaire. Lors du 'Carrefour des gauches et de l'écologie' organisé par Martine Aubry à Bondy, son objectif était de favoriser Valls contre Hollande: le quatrième personnage de l'Etat appelle en effet à une grande primaire à gauche opposant François Hollande, Manuel Valls, Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg et Jean-Luc Mélenchon. "S'ils se sentent l'un et l'autre porteurs d'un projet pour la France, s'ils sentent qu'ils ont des choses à dire aux Français, autant qu'ils aillent à la primaire et que l'on puisse les voir se rassembler au second tour de cette primaire", a lancé le 'stratège' socialiste. Autrefois proche du président Hollande, Claude Bartolone ne cache plus sa rancune depuis la publication du livre de confidences, "Un président ne devrait pas dire ça...", dans lequel l'irresponsable bavard l'égratigne, le décrivant comme un homme qui n’a "pas l'envergure". Resté silencieux pendant un mois, il boycotte désormais les dîners de la majorité et on le cite tantôt derrière Christiane Taubira, tantôt derrière Manuel Valls.
Le livre aurait aussi agi "comme un révélateur" sur le chef du gouvernement qui a confié au Monde (encore !), dans l'avion qui l'a emmené à Bordeaux: "Les 672 pages du livre ont provoqué la 'colère' du Premier ministre - il le reconnaît - et une forme de 'honte', selon lui, chez les militants et les élus socialistes", écrit le quotidien dans son édition datée de samedi 29 octobre. 
En fait, les journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, se seraient rouler dans la farine, selon un journaliste de Marianne. Les propos seraient faussement polémiques, offrant au président une tribune électorale qui lui permettrait de sortir de son rôle de président en fin de règne et de se placer dans la position du candidat, personnage correspondant à "ce qu'il sait faire de mieux". D'ailleurs, "très forte en langue de bois" bien quelle ne soit pas "une intellectuelle", Najat Vallaud-Belkacem se fait également rhabiller pour l'hiver et le député socialiste Malek Boutih appelle à une candidature du premier ministre Manuel Valls à la place de François Hollande. Au final, l'un et l'autre des protagonistes trouve à manger dans le livre des deux manipulateurs: si Manuel Valls y trouve des raisons de se poser en recours d'une majorité déboussolée, François Hollande s'offre des raisons de peser sur la campagne.

Volonté de rassembler ou nouvelle vengeance contre François Hollande ? 
L'appel de Bartolone au duel Hollande-Valls n'est évidemment pas un simple moyen de revenir dans le jeu politique, puisque les vallsistes mettent déjà la pression depuis des semaines. Cette prise de position vise à créer un "électrochoc" chez le gros mou et à propulser Manuel Valls pour décourager François Hollande de se présenter.

"Je ne sais pas" pour qui je vais voter, "mais je sais une chose, c'est que ce n'est pas une petite primaire qui peut nous sauver (...) Je souhaite qu'(Emmanuel) Macron participe à la primaire, je souhaite que (Manuel) Valls participe à la primaire, je souhaite que (François) Hollande participe à la primaire, je souhaite que (Jean-Luc) Mélenchon vienne exprimer au sein de la primaire sa différence", a déclaré Bartolone, en arrivant au "Carrefour des gauches" organisé à Bondy, en Seine-Saint-Denis, par la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, et ses proches, notamment des 'frondeurs' comme elle.


Les deux têtes de l'exécutif doivent-elles participer en même temps à la primaire, lui a-t-il été demandé ? 
"Je préférerais qu'ils participent tous les deux à la primaire, plutôt que l'un puisse se dire : 'Voilà je suis éliminé sur le tapis vert, donc je m'éloigne de la campagne, je m'éloigne des socialistes, je m'éloigne de l'action gouvernementale'. S'ils se sentent l'un et l'autre porteurs d'un projet pour la France, s'ils sentent qu'ils ont des choses à dire aux Français, autant qu'ils aillent à la primaire, et que l'on puisse les voir se rassembler au second tour de cette primaire", a développé Claude Bartolone.

Proche du président de la République, le député Kader Arif, présent à Bondy, a vivement réagi à la proposition du président de l'Assemblée nationale : "Ça me paraît irresponsable, pas crédible (...) Imaginons une primaire entre le président et le Premier ministre, c'est en fait un pays qui est en crise institutionnelle", a-t-il souligné.

"Un coup de pied de plus au président"
Emmanuel Grégoire, patron de la fédération PS de Paris, a indiqué ne pas "partage(r)" cette idée, y voyant de la part de Claude Bartolone, "un coup de pied de plus au président de la République". "Original mais c'est bien là la preuve que la seule évidence, c'est qu'il n'y a plus d'évidence institutionnelle", a tweeté un proche de Manuel Valls, le maire d'Évry, Francis Chouat. Le Premier ministre lui-même n'a pas souhaité commenter.

Dans la confusion ambiante, les proches du président de la République n'étaient pas en reste samedi. 
"J'avais fini par m'habituer à l'idée que le président, s'il se présente, passe par la case primaire", a déclaré au Parisien Bernard Poignant, conseiller du chef de l'État. "Mais ce que vient de faire Arnaud Montebourg [appeler les électeurs de droite à voter, pour lui, malgré son positionnement à la gauche du PS, pour éliminer Valls et Hollande] est insupportable. Du coup, je ne souhaite plus que François Hollande soit confronté à quelqu'un qui demande à la droite de venir voter à notre primaire pour le battre" raconte cet intime de Hollande.

Martine Aubry n'a pas fait son choix
La Lilloise avait auparavant affirmé ne pas savoir pour qui elle votera à la primaire, prévue les 22 et 29 janvier. "Chacun me connaît, j'ai toujours pris des positions en fonction de mes convictions. Aujourd'hui, je ne sais rien, j'attends les programmes, les projets. Pour certains, je sais que je ne pourrai jamais être avec eux : Emmanuel Macron par exemple, lui, c'est le seul que je citerai aujourd'hui car il n'est pas à gauche (...) Aujourd'hui, je ne sais pas pour qui je voterai". 

Le "Carrefour citoyen des gauches et de l'écologie", organisé samedi à Bondy par les proches de Martine Aubry, a pour objectif de "réunir les femmes et les hommes de tout l'échiquier politique de la gauche", selon l'un des organisateurs, Jean-Marc Germain, conjoint de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, cité par Le Parisien. Martine Aubry, Claude Bartolone, Anne Hidalgo ou encore Christiane Taubira y étaient attendus dans la journée.
L'hypothèse d'une candidature de femme

Selon un député participant à l'événement, il ne faut pas s'attendre à une nouvelle candidature de Martine Aubry. Même sentiment chez Jean-Marc Germain, son ancien directeur de cabinet à la tête du Parti socialiste (PS) : "Il ne faut pas se précipiter sur une compétition d'hommes".

Christiane Taubira, elle, pourrait bien être de la partie. "Le fait qu'elle vienne, cela veut dire qu'elle n'enjambera pas la primaire", estime le membre du bureau national du PS, Jérôme Guedj, dans les colonnes du Parisien. L'hypothèse d'une participation est évoquée. Un ministre résume : "S'il y a Valls, il y a Taubira. Si c'est Hollande, il n'y a pas Taubira". Ses prétentions présidentielles avaient favorisé l'élimination de Lionel Jospin en 2002. 

Manuel Valls temporise
En attendant, le premier ministre tourne autour du pot de miel, mais il n'a pas encore mis le doigt, même s'il a répété à Rouen son souhait d'une "belle primaire". Et comme il se croit le plus beau ! "Ce qui nous est promis, c'est l'élimination le soir du premier tour. La primaire de la droite a joué son rôle de rassemblement même s'il y a encore des inconnues sur François Bayrou. Mais à gauche, il y a déjà deux candidats hors primaire", a-t-il noté, en allusion à Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.
"Il ne faut pas qu'en janvier, ce soit une primaire pour préparer l'après juin", a-t-il ajouté. "C'est une primaire pour être en situation d'être compétitif et éventuellement de gagner. Je crois que c'est possible, mais pour cela il faut réussir les étapes de décembre et de janvier. Il faut que ce soit un beau moment démocratique", a-t-il raconté. Selon lui, la primaire de la gauche aura lieu car elle s'est imposée. "Les Français qui participent à celle de la droite ont compris que c'était utile à la démocratie", a-t-il insisté.

Toutefois, malgré l'insistance des journalistes, le premier ministre a refusé de dire s'il y participera. "Je vous rassure, je vous inquiète ou je vous déçois, mais il n'y aura pas d'appel de Rouen", a-t-il plaisanté, avec ce sens de l'humour grinçant qui le caractérise quand il ne fronce pas le sourcil et n'a personne sur qui passer ses nerfs. Il précise toutefois qu'il va "réfléchir" à la question. "Ce dont le pays a besoin, c'est de rassemblement et le choix que les Français devront faire, face à une extrême droite aux portes du pouvoir", ce sera de dire qui est "le mieux à même de rassembler autour d'une République ferme et bienveillante", a-t-il ajouté, intarissable sur sa possible candidature.
"Moi je participerai bien sûr à ce débat; je serai forcément un acteur de ce grand débat qui s'ouvre mais je le ferai en connaissance de cause et en respectant le calendrier", a-t-il tergiversé, sur le ton de celui qui s'y voit. "Je lis ici ou là que ça y est, tout serait réglé. Non, non je suis à la place qui est la mienne comme Premier ministre et chef de la majorité, parce qu'il y a aussi de l'attente à mon égard".
Si le gouvernement est au travail, au service des Français, c'est une bonne nouvelle. Il fallait le dire.

Mais la Ch'tite Aubry et Marylise Lebranchu n'ont pas du tout apprécié la proposition de Claude Bartolone

"Bartolone, tu nous emmerdes", lâchent  Aubry et Lebranchu
Grâce à une caméra glissée par l'émission Quotidien sur TMC, la maire de Lille a montré son mécontentement envers son confrère : "Pour moi...sur ta phrase à la con là. C'est pas l'objet d'aujourd'hui", avait-elle déclaré. Marylise Lebranchu y va également de son petit tacle : "Ah ouais ! Ta phrase à la con !" avant de conclure : "Bartolone tu nous emmerdes". Claude Bartolone lâche malgré tout un rire forcé et gêné. Face à lui, Martine Aubry conclut la discussion en affirmant : "J'ai dit que chacun a le droit de dire ce qu'il veut. Mais c'est pas ce que je retiens de la journée".

VOIR et ENTENDRE l'échange entre la complotiste mal-embouchée et le Sicilien sans envergure :

mercredi 2 novembre 2016

Honte de la jungle socialiste, Hollande devrait "la fermer", selon Manuel Valls

"Colère", "honte"... Manuel Valls lâche le Tarzoon de la jungle politique 

A trop tirer sur la corde, son "fidèle" Manu n'en peut plus
 
Le premier ministre n'a pas du tout apprécié le portrait que dresse de lui le président, selon ses confidences livrées par les sulfureux Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans leur livre, "Un président ne devrait pas dire ça". En douze heures, les trois principaux chefs socialistes [Claude Bartolone, Jean-Christophe Cambadélis et Manuel Valls] ont pris leurs distances.
Mais, pour Éric Zemmour, ces entretiens ne sont que dans la continuité de 30 ans de carrière politique et de proximité avec les journalistes qu'il a renseigné en même temps que ceux-ci ont fait sa promotion médiatique.

Ce vendredi 28 octobre, Le Monde, journal officieux du Parti socialiste, publie des propos très sévères, rapportés du premier ministre, à l'encontre du chef de l'Etat et de son "coup d'éclat calamiteux", "sabordage" et "suicide politique".

Dans un jet gouvernemental l'amenant jeudi en Gironde, le chef du gouvernement aurait évoqué sa "colère" personnelle et la "honte" ressentie par les militants socialistes à la lecture du livre-confessions de François Hollande.
"C'est ce que je ressens, il ne faut pas se taire et toujours nommer les choses", a confié au quotidien le premier ministre, "estimant avoir désormais une "véritable responsabilité" pour sortir de la crise. Toujours selon Manuel Valls, le livre "a provoqué un choc, un abattement chez les parlementaires" socialistes. "Il a agi comme un révélateur".

Manuel Valls adore aussi la fréquentation des journalistes bienveillants...
On découvre ainsi, à la page 67, qu'il a reçu les journalistes à son domicile, le lundi 14 avril 2014. Davet et Lhomme décrivent les lieux : "Un bel appartement agrémenté de deux terrasses situé dans le 11e arrondissement parisien, en plein territoire bobo." Un escalier raide y conduit "un peu à l'image de son occupant", raillent les auteurs. Et ce jour-là, le nouveau Premier ministre (il a été nommé deux semaines plus tôt), tout heureux d'avoir délogé Jean-Marc Ayrault de Matignon, est en veine de confidences. Il faut l'entendre parler de François Hollande. Il assassine les deux premières années du quinquennat et sa bête noire, Martine Aubry : "Ces deux années sont ratées, au-delà du problème sérieux de méthode, car en fait on ne s'est pas préparés. Aubry a fait marcher le PS sur la tête, et la primaire, au lieu de désigner Aubry, désigne Hollande, un challenger. On paye toutes les contradictions. On arrive non préparés, mais je ne pensais pas à ce point-là : le nucléaire, le rôle de l'État, la famille, les impôts..." Quelle cruauté !

Reprenant des propos critiques à l'égard de François Hollande déjà tenus mardi par le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (décrit comme un homme qui n’a "pas l'envergure") est entré en rébellion ouverte contre le chef de l'Etat, le premier ministre a estimé que "le pays a besoin d'incarnation". 
François Hollande apprécie d'ailleurs aussi Najat Vallaud-Belkacem, à sa juste valeur, estimant que sa ministre de l’Enseignement est "très forte en langue de bois", mais que ce "n’est pas une intellectuelle"...

Le Catalan amorce un largage de Hollande
Les cinq prochaines semaines, dans l'attente de la décision de F. Hollande de se présenter ou non à sa succession, seront "décisives pour la gauche de gouvernement", a ajouté Manuel Valls. "A cause de la situation politique actuelle, j'ai le sentiment d'avoir une véritable responsabilité afin qu'on sorte le mieux possible de cette période très périlleuse", a-t-il encore confié.

Autant de critiques surprenantes venant du premier ministre, tenu (plus encore que les policiers), à un devoir de loyauté vis à vis du chef de l'Etat. Le chef du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, n'a lui pas du tout apprécié.
Matignon n'avait toujours pas réagi vendredi après-midi. Mais, en réunion publique, Manuel Valls a appelé jeudi les militants à "compter sur (lui) pour la fierté et l'espoir". "Moi, j'en ai à revendre, et j'ai envie de vous entraîner, avec d'autres bien sûr, car je veux que nous gagnions demain et c'est possible", a-t-il insisté.

Hollande peut se méfier de collaborateurs "loyaux" comme Valls

Mêlant loyauté partisane et disponibilité personnelle, le premier ministre en exercice s'est désolidarisé du "président normal". "Je n'ignore rien de votre malaise. 

Il s'est même posé en "militant actif du rassemblement (de la gauche) et de la responsabilité collective". "Qui sera candidat? Le président peut-il se représenter ? Ces questions existent, vous en discutez", a-t-il ajouté selon Le Monde. "Il faut les résoudre et moi, comme Premier ministre, j'y prends ma part", a-t-il poursuivi.

Interrogé mercredi dernier sur France Inter, Manuel Valls avait refusé de considérer François Hollande comme le candidat naturel de son camp: "C'est une décision intime. Il doit tenir compte de la situation, il doit donner un sens à ce que pourrait être sa candidature et un nouveau quinquennat".
Comme soutien, on a vu plus enthousiaste. 

Que reproche Valls au livre de Davet et Lhomme à l'initiative de Hollande ?

Valls en veut au président de lui avoir imposé la présence de sa rivale, Christiane Taubira et d'avoir provoqué quelques clashs mémorables, car elle restera la ministre de la Justice du gouvernement Valls. Quelques jours après la formation de son gouvernement, Valls se confie à Davet et Lhomme : "On aurait dû changer Taubira. On a imaginé la mettre à l'Éducation. Elle n'était pas contre. Mais on s'est rendu compte que soit elle quittait le gouvernement, soit elle restait à la Justice. Parce qu'elle aurait foutu le même bordel à l'Éducation. Hollande n'a pas voulu son départ, il m'a dit : Ne nous fragilisons pas plus. Mais c'est reculer pour mieux sauter, la question se posera...", raconte librement le Premier ministre. Taubira finira par partir d'elle-même, peu après le fiasco de la déchéance de la nationalité.

Outre qu'il a montré à quel point François Hollande s'aime et adore se raconter, il révèle un Valls tout aussi fat. Printemps 2014 (page 103), la presse en fait l'homme de la situation et les chevilles du premier ministre enflent. Davet et Lhomme branchent le magnéto : "J'ai changé de dimension, note Valls. Le risque, c'est qu'il n'en profite pas. Il ne doit pas pédaler avec moi, il doit changer, je lui dirai, à ma manière. Il a un problème d'attitude. Il faut qu'il pilote la maison France avec moi. Je lui ai dit : Tu es le PDG, je suis le DG, c'est toi le président, on travaille ensemble."... Et ensemble, ils vont couler dans les sondages.
Merci toutefois pour ce moment...

jeudi 20 octobre 2016

Montebourg redresse Hollande sur ses confidences dans "Un président ne devrait pas dire ça"

"Peut-être ne devrait-il même pas le penser," estime son ancien ministre improductif

Même le dernier carré des fidèles de François Hollande n’a pas de mots assez durs
A défaut des hauts-fourneaux,
Montebourg allume Hollande
Après plus de quatre années, les plus complaisants craquent et réagissent vivement à la publication d’Un Président ne devrait pas dire ça... Les éléphants barrissent désormais haut et fort. Un "suicide politique", a notamment commenté Manu Valls, quand Kostas Cambadélis se disait "étonné et déboussolé" et que Cloclo Bartolone faisait part de sa "stupéfaction". Jean-Marc Ayrault a quant à lui estimé que le chef de l’État n’aurait pas dû parler des assassinats ciblés de djihadistes. 

Plus qu'une bronca, une condamnation sans appel.
Si le dernier cercle de François Hollande regrette surtout que ses confidences soient rendues publiques sans discernement ni épuration, Arnaud Montebourg a pris l'objet du délit sous un autre angle. L’ancien ministre du Redressement productif, invité mardi 18 octobre du "Grand Oral" des étudiants de Sciences Po, a critiqué les propos du Président et estimé :
"Peut-être ne devrait-il même pas le penser..."
Le repreneur du "made in France", le "produisons français" recyclé des communistes, s’est démarqué de son futur éventuel adversaire à la primaire de la Belle alliance populaire sur le terrain de l’"amour des Français", du même tonneau de Beaujolais nouveau que l' "identité heureuse" du maire de Bordeaux, soulignant une caractéristique de Hollande, président sans cœur incapable de rassembler les Français. Une occasion de se poser dans cette campagne comme le véritable homme de gauche, proche de la "gauche de la gauche". Car la presse engagée fait glisser le parti communiste (PCF) de l'extrême gauche à la "gauche radicale" à la "gauche de la gauche". Il ne resterait donc plus d'autres extrémistes que de droite...

Selon Arnaud Montebourg, le problème, "ce n'est pas tant" que le chef de l'Etat dise ce qu'il dit, mais plutôt d'imaginer qu'il ait "un certain nombre de pensées qui tranchent avec ce qu'on attend de l'homme qui rassemble les Français [ou supposé tel !], qui cherche à traiter et solutionner de graves problèmes [...] et aussi défendre l'intérêt supérieur du pays". 
Il a poursuivi, faisant sans doute allusion aux commentaires prêtés au président sur les footballeurs de l'Équipe de France mais plus sûrement aux plus défavorisés qu'il moque en les traitant de "sans dents" :
Je crois qu'il a des mots assez méprisants pour certaines catégories de la société. Je crois que le président de la République doit aimer les Français.
Ce qui contredit totalement ce que raconte le menteur placé à la tête du PS, Jean-Christophe Cambadélis qui, quelques jours avant la sortie du livre de confidences, lâchait une contre-vérité notoire : "François Hollande, dans ce quinquennat, je l’ai vu tomber amoureux de la France et des Français." L'individu aura tout dit et son contraire.

Interrogé également sur les propos du chef de l'Etat sur la justice, que Hollande qualifie d'"institution de lâcheté", Arnaud Montebourg, ancien avocat, a jugé qu'ils étaient "embarrassants pour celui qui est chargé de protéger l'institution judiciaire"

mercredi 20 avril 2016

L'indécence des indemnités de parlementaires

Une association interpelle Bartolone sur les indemnités spécifiques des parlementaires

Le président de l'Assemblée interpellé sur les indemnités "spécifiques" perçues par les parlementaires pour certains postes


Le socialiste Bartolone
et son épouse, 'Falbala'
L'Association pour une démocratie directe les juge "illégales". Le président de cette association, dont le blog est hébergé par le site trotskiste Mediapart, Hervé Lebreton, évalue à environ 1,5 million d'euros ces indemnités pour es députés et les sénateurs. Dans un courrier rendu public mardi, il demande à Claude Bartolone "d'arrêter le versement des indemnités supplémentaires qui méconnaissent la loi" et "de procéder au remboursement des sommes versées aux députés en sus des montants définis par la loi organique".  

Claude Bartolone (PS) répond point par point à H. Lebreton

D'un point de vue juridique si la loi organique datant de 1958 sur les indemnités ne fait pas référence à ces indemnités "spécifiques", le président de l'Assemblée a le sentiment qu'elle "ne fait pas obstacle à ce que d'autres indemnités puissent résulter de décisions du bureau de l'Assemblée nationale", dans le cadre "de ses pouvoirs généraux [discrétionnaires] de gestion". Cet argumentaire juridique vaut également pour l'IRFM (indemnité de frais de mandat), qui défraie provoque de régulières crises d'eczéma aux "vigilants", et dont cette association conteste également la légalité, ajoute-t-il.

Ces indemnités spécifiques de fonction" perdurent depuis de nombreuses années: depuis les années 70. Outre les présidents des Assemblées, elles sont perçues notamment part "les questeurs, vice-présidents, présidents de commission permanente, rapporteur général de la commission des Finances, présidente de la commission des Affaires européennes, président de la commission chargée d'épurer les comptes, président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, secrétaires, président de la commission des immunités...", détaille l'association.
Celles-ci "sont destinées à compenser les sujétions particulières attachées à l'exercice de certaines fonctions à l'Assemblée nationale", qui "représentent une charge plus lourde que celle d'un député ordinaire", justifie le président de l'Assemblée dans son courrier.

Dans ce document figurent également les chiffres: 6.584,40 euros net pour le président (sans compter qu'il est somptueusement logé, mais aussi nourri et blanchi), 4.533,30 euros net pour un questeur (élu, il est chargé de l'administration de la Chambre), 940,63 pour un vice-président, 796,92 euros net pour un président de commission. Des chiffres sensiblement similaires aux estimations données mardi, et issues de plusieurs sources, par l'association.

Cette association était montée au créneau il y a un an pour dénoncer le fait que certains députés achètent leur permanence parlementaire avec leur IRFM (indemnités pour frais de mandat). Elle a récemment publié un "guide de mauvaise conduite" sur l'utilisation de l'IRFM pour les parlementaires.

En 2011, elle avait également fini par obtenir des chiffres sur l'utilisation de la réserve parlementaire: 58 millions d'euros au Sénat, soit environ 120.000 euros par sénateur.
Dans son courrier, Claude Bartolone rappelle qu'à sa prise de fonction en 2012, il a réduit de 10% le montant de l'IRFM et a diminué l'indemnité du président de l'Assemblée de 30%.

Mais Bartolone ne dit pas toute la vérité: "le Sénat a décidé de diminuer la prime du président [du Sénat] de 30%. Je vais faire la même chose et, à l'euro près, j'aurai la même indemnité que mon ami Jean-Pierre Bel", avait annoncé Bartolone, contraint, forcé.

Outre cette indemnité de fonction (qui passe de 10.000 à 7.000 euros mensules), le président de l'Assemblée perçoit, comme tous les députés, une indemnité de base, celle-ci imposable, de 5.514 euros brut (4.082 euros net) et une indemnité représentative de frais de mandat net (IRFM), non imposable et objet de beaucoup de critiques pour son opacité, d'un montant de 5.570 euros depuis une réduction de 10% décidée en septembre par le bureau de l'Assemblée.
Le socialiste ne précise pas non plus que le plafonnement  à 130.000 € des subventions  disponibles pour chaque député a également été établi sous la pression (les présidents des assemblées et des groupes disposant de sommes plus importantes). Au terme d’un long débat, le Sénat avait fait adopter un amendement au projet de loi sur la transparence de la vie publique imposant de rendre publique chaque année la liste des subventions accordées à compter de 2012 par chaque parlementaire.
La rémunération des parlementaires s'élève néanmoins à 7.100 euros mensuels brut (5.704 euros net).
Au total, Claude Bartolone touche 20 682,65 € chaque mois.70 % de ce que touche Bartolone n'est pas imposable...

Avec son association, ce professeur de mathématiques a déjà initié une action en 2011


Elle visait à obtenir la transparence de l'utilisation de la réserve parlementaire.  Il obtint gain de cause le 25 juin 2013, quand le tribunal administratif ordonna la publication des données relatives à cette réserve pour l'année 2011 (150 millions d'euros au total). Ces milliers de données obtenues, il les analysa, notamment avec l'aide de l'association Regards citoyens. Elle fut fondée en 2009] par des trentenaires, Benjamin Ooghe-Tabanou, Tangui Morlier, Brice Person et Jean-Baptiste Gabellieri, pour un accès simplifié au fonctionnement des institutions démocratiques à partir des informations publiques.
Une représentation graphique de données statistiques a également été créée, subvention par subvention ; elle a été régulièrement citée par les media.

En juillet 2013, le Sénat adopta un amendement à la loi sur la transparence de la vie publique qui imposa la publication annuelle des subventions accordées, ceci pour chaque parlementaire.
Début août 2013, le ministère de l'Intérieur publie deux listes, respectivement pour les années 2011 et 2012, des subventions accordées aux collectivités locales par les parlementaires (députés et sénateurs). Ces listes sont utilisées depuis à des fins de basse politique, bien qu'elles soient peu fiables:  le ministère de l’Intérieur précisa en effet que la liste des subventions "ne permet pas toujours d’identifier le parlementaire à l’origine de la transmission de chaque demande, celle-ci transitant parfois par un élu “répartiteur” pour le compte de ses collègues"... La bouteille à l'encre !

 

jeudi 10 mars 2016

Claude Bartolone provoque la polémique en décorant son frère à l'Assemblée

Conflits d'intérêts et mafia? La Justice va devoir élargir ses investigations aux réseaux Bartolone

Claude Bartolone "se croit chez lui", tonne Bernard Debré.

Ca pue à gauche, semble dire Taubira
"Je ne veux plus de cette décoration ! Si ça fout le bordel, je n'en veux pas. Moi, je n'ai rien demandé"! Restaurateur, le frère de Claude Bartolone semblait découvrir le 11 février dernier que la cuisine politicienne a parfois des relents aigres. Alors qu'il a été décoré il y a quatre mois de l'ordre national du mérite, Renato Bartolone doit enfin recevoir sa médaille jeudi 10 mars. Problème, Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale profitant de sa fonction, a organisé pour la remise une réception dans les salons de la présidence de l'Assemblée nationale au palais Bourbon, selon son agenda, et confirmant une information du Canard enchaîné.

"Il n'en fallait pas plus à une partie de l'opposition pour crier au scandale." 

L'AFP (et Orange) s'en prennent ainsi à l'opposition qui a conservé sa dignité
, à la différence des suppôts médiatiques de l'Etat-PS. "Je suis sans voix. Après on va aller pointer du doigt tous les responsables politiques", a déploré le député Les Républicains Bernard Debré. La décoration n'est pas en cause. C'est la réception qui est "dérangeante et désagréable", selon l'ancien ministre, qui a ajouté qu'"il n'a qu'à faire ça chez lui, dans son restaurant. Claude Bartolone se croit tout permis et chez lui".


Le député Les Républicains Denis Fasquelle, cité par Le Figaro, a pour sa part adopté un autre angle pour exprimer sa désapprobation : "Cela ne me choque pas, dès lors que les frais ne sont pas pris en charge par l'Assemblée nationale. Ca sera à vérifier".

Claude Bartolone doit remettre à son frère Renato sa médaille de chevalier  (1er grade) dans l'Ordre national du mérite pour ses "34 ans de services" en tant que restaurateur, en tant que patron du Marco Polo...
Lien PaSiDupes (9 décembre 2015): "La petite tambouille des frères siciliens Bartolone"

Claude Bartolone épinglé par Mediapart


Il n'en fallait pas plus au site trotskiste pour crier au scandale, aurait pu commenter l'AFP.
Le 8 mars dernier, le site Mediapart avait fini par épingler Claude Bartolone pour n'avoir pas déclaré en 2014 une part qu'il détenait en 2012 dans le restaurant de son frère. Il n'était pas tenu à le faire d'après la Haute autorité pour la transparence.

Dans le modèle de "déclaration d'intérêts et d'activités" que les parlementaires doivent remplir figure une rubrique sur "les participations financières directes dans le capital d'une société à la date de l'élection". Or, souligne Mediapart, Claude Bartolone, élu PS de Seine-Saint-Denis, apparaît "jusqu'en novembre 2012 au capital du restaurant" Marco Polo, rue Saint-Sulpice (VIe arrondissement de Paris), près du Sénat. Le 15 novembre de cette année-là, Bartolone a en effet vendu sa dernière part pour 15,24 euros, sa valeur nominale.

Interrogée par l'Agence de presse officielle, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), créée par les lois post-affaire Cahuzac fin 2013, indique toutefois avoir donné pour consigne aux parlementaires qui l'avaient interrogée en janvier 2014 de mentionner les participations "à cette date-là". Il n'y a "aucun problème" avec la déclaration du président de l'Assemblée, a-t-on insisté à la Haute autorité.
Or, depuis décembre 2013, la HATVP est présidée par Jean-Louis Nadal, ancien procureur général près la Cour de cassation (2004-2011), et né en Tunisie comme les deux frères Siciliens...
Ce magistrat a connu son heure de gloire en s'en prenant aux syndicats policiers et au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, à ceux qui "affich[ent] pour la justice une forme de mépris".

Ce magistrat est vraiment des leurs, si on considère qu'en 2004 Jean-Louis Nadal avait d'abord écrit une note juridique à l'attention de l'État
conseillant de recourir à un compromis dans cette affaire, pour finalement requérir en 2011 -après le changement de majorité- l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République, en marge de la contestation de l'arbitrage rendu en 2008.
Mediapart s'interroge en outre sur la cession, dans le passé, d'autres parts de ce restaurant par Claude Bartolone puisque, jusqu'au début des années 2000, le député socialiste possédait la moitié du Marco Polo.
Ses 249 autres parts ont été vendues à son frère "sans que l'on puisse savoir exactement quand, ni surtout pour quel montant" car "les comptes de l'année 2001 n'ont jamais été publiés", contrairement à ceux des autres années, précise le site.

Interrogé par Mediapart, Renato Bartolone a déclaré les avoir rachetées pour "2.000 ou 3.000 euros" au total. Ces cessions "ont toujours été faites sans plus-value, ni moins-value et à la valeur symbolique des titres", a affirmé au site d'investigation le directeur de cabinet du président de l'Assemblée.

La HATVP a déclaré à l'AFP n'avoir "aucun commentaire à faire" sur ces cessions, puisqu'elles sont en rapport avec des déclarations de patrimoine antérieures à 2012 -fournies à une commission antérieure-, sur laquelle la Haute autorité n'a pas de pouvoir de contrôle: les pièces n'ont jamais été produites...