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jeudi 20 octobre 2016

Montebourg redresse Hollande sur ses confidences dans "Un président ne devrait pas dire ça"

"Peut-être ne devrait-il même pas le penser," estime son ancien ministre improductif

Même le dernier carré des fidèles de François Hollande n’a pas de mots assez durs
A défaut des hauts-fourneaux,
Montebourg allume Hollande
Après plus de quatre années, les plus complaisants craquent et réagissent vivement à la publication d’Un Président ne devrait pas dire ça... Les éléphants barrissent désormais haut et fort. Un "suicide politique", a notamment commenté Manu Valls, quand Kostas Cambadélis se disait "étonné et déboussolé" et que Cloclo Bartolone faisait part de sa "stupéfaction". Jean-Marc Ayrault a quant à lui estimé que le chef de l’État n’aurait pas dû parler des assassinats ciblés de djihadistes. 

Plus qu'une bronca, une condamnation sans appel.
Si le dernier cercle de François Hollande regrette surtout que ses confidences soient rendues publiques sans discernement ni épuration, Arnaud Montebourg a pris l'objet du délit sous un autre angle. L’ancien ministre du Redressement productif, invité mardi 18 octobre du "Grand Oral" des étudiants de Sciences Po, a critiqué les propos du Président et estimé :
"Peut-être ne devrait-il même pas le penser..."
Le repreneur du "made in France", le "produisons français" recyclé des communistes, s’est démarqué de son futur éventuel adversaire à la primaire de la Belle alliance populaire sur le terrain de l’"amour des Français", du même tonneau de Beaujolais nouveau que l' "identité heureuse" du maire de Bordeaux, soulignant une caractéristique de Hollande, président sans cœur incapable de rassembler les Français. Une occasion de se poser dans cette campagne comme le véritable homme de gauche, proche de la "gauche de la gauche". Car la presse engagée fait glisser le parti communiste (PCF) de l'extrême gauche à la "gauche radicale" à la "gauche de la gauche". Il ne resterait donc plus d'autres extrémistes que de droite...

Selon Arnaud Montebourg, le problème, "ce n'est pas tant" que le chef de l'Etat dise ce qu'il dit, mais plutôt d'imaginer qu'il ait "un certain nombre de pensées qui tranchent avec ce qu'on attend de l'homme qui rassemble les Français [ou supposé tel !], qui cherche à traiter et solutionner de graves problèmes [...] et aussi défendre l'intérêt supérieur du pays". 
Il a poursuivi, faisant sans doute allusion aux commentaires prêtés au président sur les footballeurs de l'Équipe de France mais plus sûrement aux plus défavorisés qu'il moque en les traitant de "sans dents" :
Je crois qu'il a des mots assez méprisants pour certaines catégories de la société. Je crois que le président de la République doit aimer les Français.
Ce qui contredit totalement ce que raconte le menteur placé à la tête du PS, Jean-Christophe Cambadélis qui, quelques jours avant la sortie du livre de confidences, lâchait une contre-vérité notoire : "François Hollande, dans ce quinquennat, je l’ai vu tomber amoureux de la France et des Français." L'individu aura tout dit et son contraire.

Interrogé également sur les propos du chef de l'Etat sur la justice, que Hollande qualifie d'"institution de lâcheté", Arnaud Montebourg, ancien avocat, a jugé qu'ils étaient "embarrassants pour celui qui est chargé de protéger l'institution judiciaire"

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