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jeudi 13 octobre 2016

Notre-Dame-des-Landes : Royal s'oppose à Valls et Ayrault sur une" évacuation par la force"

Notre-Dame-des-Landes fracture le gouvernement

Aide fiscale accordée à l'essence, au risque de pénaliser le groupe PSA

Contrairement à Manuel Valls, Ségolène Royal est "tout à fait opposée à l'usage de la force parce que ça mettrait en danger les forces de l'ordre, qui sont déjà extrêmement mises à contribution, assure la ministre compassionnelle, et les occupants illégaux du site. Je ne renonce jamais à obtenir un résultat par la non-violence, s'est-elle flattée. C'est ce qu'il faut viser. 
Il y a déjà eu un mort à Sivens [projet de retenue d'eau à usage agricole qui avait déchaîné les passions des écologistes radicaux], a rappelé la violoniste à l'archer compatissant. Je ne veux pas connaître ce type de drame une deuxième fois", a répété Ségolène Royal à Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités, ce jeudi matin, brandissant la menace de mort d'extrémistes de gauche, comme ce fut le cas de Rémy Fraisse dans le Tarn, il y a près de deux ans, jour pour jour. 
"Je suis entièrement consacrée à ma tâche", a-t-elle enfin assuré, une de ses ritournelles familières.



Pour diminuer la pollution de l'air aux particules fines, la ministre de l'Énergie et de la Mer annonce "donner à l'essence le même avantage dont bénéficie le diesel. On ne va pas retirer un avantage au diesel, compte tenu des emplois que cette industrie représente en France et lui donner le temps de la mutation vers les transports propres, mais il n'y a aucune raison que l'essence ait un désavantage".

Et de  tenter une justification de ce coup de pouce à l'essence. "Les entreprises pourront déduire 80% de la TVA appliquée sur un véhicule à essence, comme c'est le cas actuellement sur les véhicules diesel". Cette mesure se fera "en deux ans".
20% de la masse salariale européenne du groupe PSA menacés de destruction par la disparition du diesel, selon FO

A la différence de la ministre qui s'apitoie sur R. Fraisse, 
la centrale syndicale met en garde contre les conséquences possibles de ce qu'il considère comme une "chasse au diesel"A l'échelle européenne, la fin de la filière de production de véhicules diesel menacerait 18.000 des 58.000 emplois des usines Peugeot et Citroën.

Rassemblement "massif" à Notre-Dame-des-Landes, les 8 et 9 octobre 2016

Les opposants au projet d'aéroport restent mobilisés
Manuel Valls a en effet assuré au quotidien Ouest-France que l'évacuation des occupants du site de Notre-Dame-des-Landes "se fera" dès "cet automne", en réponse à la ministre de l'Environnement Ségolène Royal qui, la veille, s'était déclarée défavorable "à l'évacuation par la violence de la Zad".


Entre 12.800 militants  selon la préfecture et plus de 40.000, selon les organisateurs, ont donc encore manifesté samedi 8 octobre contre le projet d'aéroport dans le bocage nantais. 


Ils disent vouloir répondre à la menace d'évacuation par les forces de l'ordre de la Zad et de ses occupants illégaux.

Trois cortèges se sont ébranlés à travers la Zad (zone à défendre), peu après 10 heures. "On sera des milliers et des milliers", avait prédit Dominique Fresneau, co-président de l'Acipa, l'une des principales associations opposées au projet.

Cette nouvelle journée de protestation, décidée après la victoire du "oui" au référendum sur le futur aéroport Ayrault, s'est poursuivie le lendemain dimanche. Elle visait à "empêcher toute agression contre la Zad" et à "mettre des bâtons dans les roues du projet".

En suspens depuis l'automne 2012, les travaux peuvent officiellement démarrer à l'automne, depuis la publication des derniers arrêtés préfectoraux: Manuel Valls avait promis de faire appliquer le verdict du référendum, en engageant les travaux dès l'automne 2016.


Le type de "blocage [concernant l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes] n'est plus possible parce que j'ai réformé les méthodes de prise de décision pour qu'elles soient plus démocratiques" et transparentes, assure la ministre de l'Écologie et du Développement durable.

Ségolène Royal a en revanche esquivé les questions sur les révélations du nouveau livre sur François Hollande.


"Ne comptez pas sur moi pour alimenter la polémique du jour", a poursuivi l'ex-concubine du chef de l'État et mère de ses enfants, à propos de 'Un président ne devrait pas dire ça', un bouquin de deux journalistes du Monde, journal officieux du PS. 

"D'une façon générale, il faut que le débat politique reprenne de la hauteur, que ce soit aux États-Unis ou en France. Dans les grandes démocraties qui sont regardées par le reste du monde, il faut impérativement que le débat reprenne de la hauteur," a-t-elle répété en boucle dans les 4 Vérités, jeudi matin.

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