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samedi 6 mai 2017

Nouveau déboire de Macron, collaborateur de l'Etat-PS: Whirlpool ferme à Amiens

Une augmentation des indemnités de licenciement pour assurer le départ des salariés

Un accord des salariés avec la direction de Whirlpool 

Deux semaines, selon France Info;
trois mois, selon les salariés en colère
Après deux semaines de grève, miracle, les salariés de l'usine américaine Whirlpool d'Amiens ont voté vendredi la reprise du travail. Syndicat et direction sont tombés d'accord sur un plan social plus généreux.

A deux jours du second tour de la présidentielle, trois jours de négociations ont suffi à débloquer la situation. faire grimper les indemnités de licenciement. Une petite victoire sans réconfort, 
Résultat de recherche d'images pour "Macron Whirlpool"

L'usine fermera quand même en 2018

Les syndicats se sont mis d'accord sur la durée du congé de reclassement et sur des indemnités supplémentaires qui permettront aux plus anciens salariés de toucher jusqu'à 80.000 euros.
"La priorité absolue de Whirlpool dans les prochains jours (...), permettre l'émergence d'une solution viable et de long terme pour l'usine et ses employés". Trouver un nouveau patron, c'est le souci des salariés. 

En juin 2018, l'usine sera délocalisée en Pologne. 
290 salariés et près de 350 intérimaires et sous-traitants pourraient se retrouver sans emploi.

Pour mémoire, Emmanuel Macron est né à Amiens où, de la sixième à la première, il a accompli sa scolarité au lycée La Providence, un établissement privé catholique d'Amiens fondé par la congrégation des Jésuites.

jeudi 13 octobre 2016

Notre-Dame-des-Landes : Royal s'oppose à Valls et Ayrault sur une" évacuation par la force"

Notre-Dame-des-Landes fracture le gouvernement

Aide fiscale accordée à l'essence, au risque de pénaliser le groupe PSA

Contrairement à Manuel Valls, Ségolène Royal est "tout à fait opposée à l'usage de la force parce que ça mettrait en danger les forces de l'ordre, qui sont déjà extrêmement mises à contribution, assure la ministre compassionnelle, et les occupants illégaux du site. Je ne renonce jamais à obtenir un résultat par la non-violence, s'est-elle flattée. C'est ce qu'il faut viser. 
Il y a déjà eu un mort à Sivens [projet de retenue d'eau à usage agricole qui avait déchaîné les passions des écologistes radicaux], a rappelé la violoniste à l'archer compatissant. Je ne veux pas connaître ce type de drame une deuxième fois", a répété Ségolène Royal à Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités, ce jeudi matin, brandissant la menace de mort d'extrémistes de gauche, comme ce fut le cas de Rémy Fraisse dans le Tarn, il y a près de deux ans, jour pour jour. 
"Je suis entièrement consacrée à ma tâche", a-t-elle enfin assuré, une de ses ritournelles familières.



Pour diminuer la pollution de l'air aux particules fines, la ministre de l'Énergie et de la Mer annonce "donner à l'essence le même avantage dont bénéficie le diesel. On ne va pas retirer un avantage au diesel, compte tenu des emplois que cette industrie représente en France et lui donner le temps de la mutation vers les transports propres, mais il n'y a aucune raison que l'essence ait un désavantage".

Et de  tenter une justification de ce coup de pouce à l'essence. "Les entreprises pourront déduire 80% de la TVA appliquée sur un véhicule à essence, comme c'est le cas actuellement sur les véhicules diesel". Cette mesure se fera "en deux ans".
20% de la masse salariale européenne du groupe PSA menacés de destruction par la disparition du diesel, selon FO

A la différence de la ministre qui s'apitoie sur R. Fraisse, 
la centrale syndicale met en garde contre les conséquences possibles de ce qu'il considère comme une "chasse au diesel"A l'échelle européenne, la fin de la filière de production de véhicules diesel menacerait 18.000 des 58.000 emplois des usines Peugeot et Citroën.

Rassemblement "massif" à Notre-Dame-des-Landes, les 8 et 9 octobre 2016

Les opposants au projet d'aéroport restent mobilisés
Manuel Valls a en effet assuré au quotidien Ouest-France que l'évacuation des occupants du site de Notre-Dame-des-Landes "se fera" dès "cet automne", en réponse à la ministre de l'Environnement Ségolène Royal qui, la veille, s'était déclarée défavorable "à l'évacuation par la violence de la Zad".


Entre 12.800 militants  selon la préfecture et plus de 40.000, selon les organisateurs, ont donc encore manifesté samedi 8 octobre contre le projet d'aéroport dans le bocage nantais. 


Ils disent vouloir répondre à la menace d'évacuation par les forces de l'ordre de la Zad et de ses occupants illégaux.

Trois cortèges se sont ébranlés à travers la Zad (zone à défendre), peu après 10 heures. "On sera des milliers et des milliers", avait prédit Dominique Fresneau, co-président de l'Acipa, l'une des principales associations opposées au projet.

Cette nouvelle journée de protestation, décidée après la victoire du "oui" au référendum sur le futur aéroport Ayrault, s'est poursuivie le lendemain dimanche. Elle visait à "empêcher toute agression contre la Zad" et à "mettre des bâtons dans les roues du projet".

En suspens depuis l'automne 2012, les travaux peuvent officiellement démarrer à l'automne, depuis la publication des derniers arrêtés préfectoraux: Manuel Valls avait promis de faire appliquer le verdict du référendum, en engageant les travaux dès l'automne 2016.


Le type de "blocage [concernant l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes] n'est plus possible parce que j'ai réformé les méthodes de prise de décision pour qu'elles soient plus démocratiques" et transparentes, assure la ministre de l'Écologie et du Développement durable.

Ségolène Royal a en revanche esquivé les questions sur les révélations du nouveau livre sur François Hollande.


"Ne comptez pas sur moi pour alimenter la polémique du jour", a poursuivi l'ex-concubine du chef de l'État et mère de ses enfants, à propos de 'Un président ne devrait pas dire ça', un bouquin de deux journalistes du Monde, journal officieux du PS. 

"D'une façon générale, il faut que le débat politique reprenne de la hauteur, que ce soit aux États-Unis ou en France. Dans les grandes démocraties qui sont regardées par le reste du monde, il faut impérativement que le débat reprenne de la hauteur," a-t-elle répété en boucle dans les 4 Vérités, jeudi matin.

mercredi 21 octobre 2015

Régionales: le PS offre la gratuité des transports scolaires, s'il gagne...

Demain, le PS raserait gratis: il proposerait la gratuité des transports scolaires, si jamais...

Le Parti socialiste propose la gratuité des transports scolaires dans toutes les régions

S'ils ne veulent pas perdre par ailleurs, les électeurs doivent virer les socialistes. Dans tous les cas, ils paieraient les cadeaux offerts par les candidats socialistes en campagne, comme pour la dizaine de "propositions nationales" démagogiques qu'ils ont annoncées mercredi et qui seront portées par l'ensemble des têtes de listes aux élections régionales de décembre. Ne paient-ils pas déjà la destruction des emplois ? Après l'annonce par Air France de la suppression de 1.000 (et non 2.900) postes, Areva prévoit 2.700 licenciements en France et non plus 3.000 à 7.000): comment ces entreprises équilibreront-elles leurs comptes ? 
Et les syndicats de Renault Trucks (groupe Volvo) redoutent 200 suppressions d'emplois en plus sur le site de Lyon, en raison de l'externalisation à venir du service informatique. Et la multinationale américaine Procter & Gamble va supprimer 75 postes sur 420 dans son usine de Blois. Et 93 suppressions d'emploi sur les 175 postes de l'entreprise de Saintronic à Saintes (Charente-Maritime) ont été confirmées aux salariés. Et Hewlett-Packard Company annonce 25.000 à 30.000 suppressions d'emplois dans le monde. Or, elle emploie plusieurs milliers de salariés en France et on ignore combien sont à craindre dans l'Hexagone, aux Ullis et/ou à Grenoble.

Le PS propose en outre d'instaurer une "carte unique transports" 
Chauffeur de bus, frappé, caillassé et lynché
par une vingtaine de jeunes
lundi 19 octobre, à Melun
Elle permettrait d' utiliser  l'ensemble des moyens de transports d'une région avec la même carte, mais plus de services au même coût n'est pas viable sur la longueur.

Une "garantie formation professionnelle" est annoncée, sans que soit précisé que l'impôt territorial devra la prendre en compte. Ce serait un "nouveau droit" qui assurerait une formation à tous les chômeurs, à tous les jeunes sortis du système scolaire sans qualification, et à tous les salariés en cours de reconversion, à condition qu'ils soient désireux d'en faire la demande.

Les candidats font enfin la promesse de la généralisation des maisons de santé.
Accessibles en zones urbaines bien desservies par les transports publics, elles devaient lutter contre les déserts médicaux, mais il apparaît que ces 800 regroupements de personnels médicaux pourraient en fait contribuer à la désertification des campagnes: il est impossible de dire si cette solution, la seule pour le moment, sera efficace à long terme.
Le parti maintiendrait le budget de la culture en direction des associations et des réseaux et collectfs ethniques.

Au rayon des promesses écologiques, les régions "mettront en place des aides financières pour l'amélioration thermique et écologique des bâtiments", élaboreront des "plans anti-pollution" et s'engageront pour améliorer "la qualité de l'alimentation dans les cantines scolaires des lycées (produits bio, de saison, producteurs locaux)".

Le financement de ces engagements est on ne peut plus flou


Ces propositions "ne résument pas nos programmes régionaux; elles viennent s'articuler avec le programme de chacune de nos têtes de listes. Mais elles seront portées toutes par l'ensemble de nos équipes dans chacune des régions", a expliqué le secrétaire national aux élections, Christophe Borgel, au cours d'une conférence de presse au siège du parti rue de Solférino.

Premier à avoir annoncé la mesure de gratuité des transports scolaires dans sa campagne, Christophe Clergeau, tête de liste dans les Pays de la Loire, a indiqué que cela concernerait dans sa région une économie de 132 euros en moyenne par an pour 150.000 jeunes. Clergeau ne précise pas qu'à elle seule elle ferait grimper le surcoût pour la collectivité  à 2 millions d'euros.

Interrogé sur la mise en place de mesures précises, par exemple la taxe poids lourds, proposée en Ile-de-France par Claude Bartolone, Ch. Borgel esquive. Il explique que "les régions (n'étaient) pas au même niveau dans ce qui est déjà fait aujourd'hui, et dans les problèmes qu'elles rencontrent, donc on n'a pas voulu dans le plan national dire 'c'est comme ça que cette mesure va être déclinée en région'." Ce serait la surprise !
Beaucoup de vent et de flou...

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jeudi 8 octobre 2015

En six mois, encore 32 usines ont fermé en France

Ces destructions d'usines sur lesquelles la presse ne dit plus mot 

Le gouvernement se projette dans l'avenir pour mieux occulter la réalité des fermetures d'usine 

Libre à lui de tabler sur une progression du produit intérieur brut de 1 % cette année, mais en attendant un frémissement ou un nouveau repli, cela ne signifie pas que le processus de désindustrialisation est interrompu. 

Le frémissement de la reprise est encore insuffisant. Mois après mois, la désindustrialisation de la France se poursuit, du fait d'une politique socialiste inappropriée. Les données publiées vendredi 2 octobre par l’observatoire de l’investissement Trendeo sont parlantes : au premier semestre 2015, les annonces de fermeture d’usine ont une nouvelle fois été plus nombreuses que celles d’ouverture. 

Trente-deux usines ont été perdues en six mois, sans amélioration par rapport aux périodes précédentes. 

Depuis le début de la crise, en 2009, la France compte environ six cent trente usines de moins, selon les pointages de Trendeo. 
Dernier exemple en date : mercredi 30 septembre, l’usine d’électronique de l’américain Jabil à Brest (Finistère) a fermé définitivement ses portes, à l’issue d’une longue agonie. Longtemps propriété d’Alcatel, le site créé en 1971 avait compté plus de 1.000 salariés. Désormais, il est vide. Le terrain est à vendre. 

En termes sociaux, les créations d’emplois dans l’ensemble de l’économie ont dépassé les suppressions au premier semestre, pour la première fois depuis la fin de 2012, estime Trendeo. Mais, dans l’industrie manufacturière et l’énergie, le solde reste clairement négatif (– 8.780 postes), et s’est même légèrement dégradé en un an. Autant dire que "l’amélioration générale de l’économie reste très fragile", comme le commente David Cousquer, le gérant de Trendeo. 

mercredi 24 décembre 2014

Chômage : nouveau "record" du nombre de demandeurs d'emploi en novembre

Hollande, Valls et Rebsamen attendent la relance européenne désespérement

Un triste "record", qui n'a rien du conte de Noël selon Le Parisien


Autrement dit, le nombre de demandeurs d'emploi n'a fait que croître et embellir en novembre, selon le Parisien, ce qui, si on ne se laisse pas abuser par un langage trompeur, signifie que les chômeurs étaient encore plus nombreux le mois dernier. Le quotidien ajoute que "Noël s'accompagne d'une bien mauvaise nouvelle". Les chiffres du chômage dévoilés par le ministère du Travail et de l'Emploi ce mercredi révèlent que le nombre de travailleurs privés d'emploi et sans activité aucune frôle les 3,5 millions, "un nouveau record". Cette terminologie résolument pro-gouvernementale est désireuse de dorer la pilule du lecteur et de mépriser de la souffrance des victimes de la politique de Hollande, Valls et Macron, les trois rois mages socialistes du Parisien.
C'est en légende de la photo qui semble accuser Pole emploi que l'article lâche les chiffres qui dérangent, en petits caractères : "Au mois de novembre 2014, 27.400 nouveaux demandeurs d'emploi (catégorie A) ont été enregistrés (+0,8% par rapport à octobre). 

Le quotidien s'en prend bille en tête à la droite 
Le journaliste a clairement reçu pour mission de flatter l'exécutif. Avant même que de développer sur ce nouvel échec du pouvoir, l'auteur anonyme de l'article estime en effet que "cela [le pseudo-record] ne suffira pas à éviter les critiques cinglantes de la droite et d'une partie de la gauche, mais Manuel Valls avait préparé le terrain mardi (sic) en faisant part de ses craintes concernant les chiffres du chômage," un rôle précédemment dévolu à ...Sapin.

Le Parisien considère que "les chiffres ne l' [Valls, un super-héros pour le journal] ont pas démenti" : un sommet de la flagornerie ! Le journaliste masqué lâche enfin les chiffres. "En novembre, 27.400 nouveaux demandeurs d'emploi (catégorie A) ont été recensés. Un chiffre en hausse de 0,8 % par rapport au mois d'octobre."
Selon les chiffres donnés mercredi par le ministère du Travail et de l'Emploi, le nombre de ces chômeurs sans aucune activité s'établit à 3.488.300. Sur un an, la hausse est de 5,8%.

Le Parisien distille les mauvaises nouvelles au compte-gouttes
Le journal n'oublie pas l'Outremer, mais seulement pour créer la confusion. Pour les besoins de sa démonstration, il mêle catégories sociale (catégories A, B et C) et régionale (l'Outremer). Alors, la hausse de 0,4% (+ 22.100) est est forcément moindre puisqu'il ajoute ceux ayant exercé une petite activité.  Le total d'élève à 5,17 millions en métropole, voire à 5,47 millions avec l'Outremer. Peut-on dire qu'il "frôle" les 6 millions ? 
Sur une année complète, la hausse atteint les 6%. Depuis son arrivée à l'Elysée en mai 2012, "François Hollande n'a connu que trois mois de baisse du chômage". Une présentation du verre plein,  fût-ce au quart...

Les plus touchés, les seniors, ne font pas partie des engagements de Hollande

Cette nouvelle explosion du chômage touche toutes les catégories d'âge :
+0,5% chez les jeunes de moins de 25 ans
et deux fois plus (+1,0%) chez les plus de 50 ans.
(bon courage, s'il doivent aller à 64 ans)
Sur un an, la hausse se poursuit donc chez les seniors (+11,1%)

Dans un communiqué, François Rebsamen, le ministre du Travail, 
met en exergue les chiffres des chômeurs de catégorie B et C en légère baisse (- 0,1% et - 0,5% respectivement). Et, après plusieurs années de promesses du redressement de la courbe de l'emploi, avec son inversion annoncée pour décembre  ...2013, François Rebsamen de prétendre que "l’amélioration de la conjoncture en 2015 s’accompagnera de la poursuite d’une politique de lutte contre le chômage offensive. 
Le ministre "tient à souligner que "la hausse est plus limitée pour les jeunes, soulignant à nouveau l’effet positif des emplois d’avenir." Pas d'avenir pour les seniors, mais Rebsamen et sa bande n'en ont cure... Rebsamen (et évidemment Le Parisien) se gardent de s'appesantir sur le taux d'emploi des 55-64 ans, à 45,9 % en France, contre plus de 50 % dans l'Union européenne. Et les seniors ont payé un lourd tribut à la crise: le nombre de chômeurs de plus de 50 ans inscrits en catégorie A (sans aucune activité) à Pôle emploi n'a pas connu un seul mois de baisse depuis le deuxième trimestre 2008.

Rebsamen veut  également croire que la nouvelle convention Etat-Unedic-Pôle emploi va permettre d'améliorer l'accompagnement des chômeurs, notamment ceux de longue durée, alors que 2,2 millions de demandeurs d'emploi, dont ceux ayant exercé une petite activité, sont inscrits depuis plus d'un an. 
Il annonce aussi de nouvelles mesures qui devraient être mises en oeuvre début 2015 pour favoriser le maintien ou l'insertion dans l'emploi, comme "445.000 contrats aidés", la "mise en oeuvre du compte personnel de formation" et "la dynamique du Pacte de responsabilité et de solidarité".

VOIR et ENTENDRE l'analyse indulgente de l'OFCE qui compte sur la relance internationale, comme les retombées déjà bénéfiques de
l'exploitation du gaz de schiste américain qui - sans qu'on le dise - fait chuter les prix des carburants:

Nouveau record du nombre de demandeurs d'emploi... par 20Minutes

Comme le pouvoir socialiste, les chômeurs font ce qu'ils peuvent.


mercredi 6 novembre 2013

Restructuration chez Alstom : 1.300 emplois supprimés en Europe

1.300 "postes" supprimés en Europe

Odieuse sémantique
Le point de vue du naze de l'Elysée
"Le groupe industriel français annonce une "accélération" de ses économies"
Comment l'en blamer ?...
"Avec l’objectif d’atteindre 1,5 milliard de réductions de coûts d’ici avril 2016". N'est-ce point louable ?... 

La presse participe à cette manipulation de l'opinion 
"Ce sont près 1.300 "postes" qui sont supprimés". Ce seraient des "emplois" que ce serait plus grave mais, par chance, la gauche devrait  donc (peut-être) parvenir à éviter les drames humains: puisque l'annonce est faite en "postes", depuis mai 2012, les destructions d'emplois ne sont plus à prendre au tragique. 

Et puis, de même que les statistiques ne prennent plus jamais en compte les dix dernières années plutôt que les seuls dix-huit derniers mois, de même
le nombre de postes destruits est désormais annoncé à l'échelle européenne. Faut-il en croire que les Français sont épargnés?

Odieuses excuses autrefois irrecevables

Un méli-mélo de mesures 
Confronté à un environnement morose et à une chute de ses commandes (-22 % à fin septembre), Alstom a décidé d'accélérer son plan d'économie en cédant des actifs et en supprimant près 1.300 postes
L'objectif annoncé, ce mercredi, par le Pdg Patrick Kron, est de réaliser 1,5 milliard d'euros d'économies par an à l'horizon 2016.

Le groupe, spécialisé dans les transports et la production d'énergie, table sur une croissance de certains marchés plus faible qu'attendue ...justement "il y a 18 mois" et exactement ! 

Pour autant, ce plan intervient alors que ses résultats au premier semestre (décalé de mars à septembre) sont meilleurs que ceux anticipés par les analystes, pendant la campagne présidentielle, précisément... Même si le bénéfice a reculé de 3% à 375 millions d’euros, le chiffre d’affaires est resté stable à 9,73 milliards.

"Essentiellement en Europe". Ou notamment en France?...
Quant aux coupes dans les effectifs,  le détail des sites concernés n'a pas été dévoilé: les consignes de transparence ne sont plus ce qu'elles devaient être. Le groupe va tailler dans ses effectifs dans "un certain nombre d'activités d'Alstom Thermal Power (centrales électriques, plus de 40% du chiffre d'affaires), l'informatique et les coûts centraux". Pour Patrick Kron, son PDG, ces programmes de suppression de postes sont déjà engagés depuis quelques semaines et "sont en cours de réalisation"
"Est-ce qu'il y en aura d'autres, on verra; je ne veux certainement pas vous les annoncer avant d'en parler avec les partenaires sociaux, mais nous allons ajuster notre outil industriel où et quand il faut, au rythme correspondant à nos besoins", a prévenu Patrick Kron. Fin 2012, le groupe comptait environ 93 000 salariés, dont près de 60% en Europe. 
Alstom, emploie 93.000 personnes dans le monde, dont 18.000 en France.

Le plan d’économies intègre également un plan de cession d’actifs non stratégiques
de 1 à 2 milliards d’euros d’ici fin 2014. La vente d’une participation minoritaire à des partenaires industriels ou financiers de sa branche transport. "Cela va permettre d’accroître la flexibilité financière et de renforcer la mobilité stratégique tant pour le groupe que pour Alstom Transport", explique un communiqué du groupe. Ce mercredi matin, après l'annonce de ce plan, le titre d'Alstom enregistrait des pics avec des hausses spectaculaires de plus de 7%. 

En 2003, à l'arrivée de Patrick Kron, 60 ans et major de Polytechnique, le groupe Alstom, comptant actuellement parmi les leaders énergétiques et ferroviaires européens, frôlait la faillite. Le stratège, avec l’aide de l’Etat, a concouru au sauvetage de l’entreprise.

Et où en est le redressement de la courbe de l'emploi? Montebourg se sent-il concerné et envisage-t-il d'aider à la manoeuvre avec deux sachets de croissants?

jeudi 17 octobre 2013

Sony va supprimer 150 postes en Alsace

Montebourg, redresseur improductif de l'industrie

Sony compte conserver 80 emplois des 362 concernés sur 516
 
L'usine de Ribeauvillé dans le Haut-Rhin est visée d'ici à la fin 2013.
La direction de Sony France et les syndicats du fabricant de matériel électronique en ont fait l'annonce ce lundi 16 octobre.

Près d'un tiers des emplois l'usine alsacienne de Sony va disparaître
, d'après les syndicats de salariés du géant nippon de l'électronique à Ribeauvillé, dans le Haut-Rhin. Des suppressions de postes envisagées dans le cadre de la vente en cours du site à la société Cordon Electronics.

Les suppressions sont censées ne viser que les fonctions "supports" (administratifs), telles que la comptabilité ou les ressources humaines, qui font doublon avec le siège de Cordon Electronics, un spécialiste de la réparation électronique industrielle. Fondée en 1989 par son actuel PDG, Serge Cordon, l'entreprise a installé son siège social à Dinan en Bretagne.

Sony Alsace TEC France, société conjointe du groupe japonais et du repreneur Cordon, doit entamer mercredi la négociation d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), a indiqué l'intersyndicale FO-CGT-CFTC-CFE-CGC.

"
Cela ne laisserait que 80 personnes dans ces emplois indirects sur un effectif total de 362 salariés, ce qui nous inquiète pour la pérennité du site", a commenté le porte-parole de l'intersyndicale.

Dernière du groupe dans l'Hexagone

C'est moins que les chiffres précédemment évoqués.
 
En mai, les mêmes sources mentionnaient une fourchette de 166 à 191 emplois menacés. La direction, elle, parlait de 168 suppressions de postes, sans toucher aux emplois directement affectés aux activités du site, tel le service après-vente, la sous-traitance électronique et l'ingénierie.

La négociation doit prendre fin dans trois mois, entre la fin de cette année et les premiers jours de 2014. D'ici là, les représentants du personnel espèrent obtenir une révision à la baisse des réductions d'effectifs.

Ribeauvillé est la dernière usine de Sony en France. 
Dans le cadre de la cession, le Japonais s'est engagé à fournir au site des volumes d'activité pendant au moins quatre ans.

Sony procède en deux étapes à la cession de l'usine alsacienne
Le 1er septembre dernier, le Japonais a constitué une société commune Sony Alsace Tec France avec le repreneur Cordon Electronics qui en détient 49%, Courant 2014, il procédera à la vente de 51% de ses parts. Le groupe japonais s'engage toutefois à fournir au site des volumes d'activités pendant au moins quatre ans.

jeudi 18 avril 2013

La raffinerie Petroplus ferme, mais Hollande se consacre au mariage homo

Hollande, meilleur destructeur que sauveteur 

Deux des quatre dossiers de reprise de la raffinerie Petroplus  avaient été jugés recevables
 

A Petit-Couronne (Seine-Maritime) on voulait y croire. Il s'agissait des propositions du Panaméen NetOil et le Libyen Murzuq Oil. 


L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE-CGC s'était aussitôt félicitée de cette décision qu'elle réclamait. "C'est très bonne nouvelle", a déclaré, à l'issue de la réunion du comité d'entreprise à la raffinerie, Jean-Luc Brouté, secrétaire général du syndicat CGT.


Des salariés menés en pédalo

VOIR et ENTENDRE un reportage BFMTV du 7 février 2013:



Le tribunal de commerce de Rouen a rejeté mardi les deux dernières offres de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), liquidée en octobre. Le sort de cette usine de 470 salariés est donc scellé.


La procédure de licenciement collectif des salariés sera déclenchée dans les jours prochains, a indiqué le groupe.

F. Hollande, L. Fabius et G. Bachelay, 
tout sourire avec Yvon Scornet
avant la présidentielle
Ouverte en 1929, la raffinerie avait déposé son bilan le 24 janvier 2012 à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse. Sa liquidation avait été prononcée en octobre par le tribunal de commerce de Rouen, qui avait toutefois autorisé la poursuite de l'activité jusqu'à ce jour.

Les deux offres de reprise rejetées


"Malheureusement, les repreneurs n'ont pas été en mesure de lever l'ensemble des ambiguïtés, l'ensemble des doutes qui résidaient dans leurs offres : en conséquence, le tribunal n'a pu que rejeter les offres qui nous étaient présentées aujourd'hui", a indiqué Me Jean-Pierre Valentin, l'avocat du comité d'entreprise. Quelques cris "nationalisation !", ont fusé immédiatement après cette annonce dans la foule de 300 personnes rassemblée devant le tribunal, où s'étalait une banderole "non à la mort du raffinage".


Après avoir repoussé la date limite de dépôt des offres de repreneurs  huit reprises depuis le dépôt de bilan de la raffinerie en janvier 2012, le tribunal  a rejeté les deux offres de reprise, celle du Panaméen NetOil, sur les rangs depuis juillet 2012, et celle de Murzuq Oil, apparu ces dernières semaines. "Je rentre chez moi en Libye, je suis déçu", a affirmé le président de Murzuk Oil, Mabrouck Jomode Elie Getty. "On a respecté les choses de A à Z, on nous demandait d'avoir de l'argent, du pétrole et l'avenir pour les salariés, je ne peux pas faire plus."

VOIR et ENTENDRE Montebourg tacler François Hollande:

Hollande," le principal défaut du Parti socialiste", selon Nono...

"Les repreneurs n'ont pas apporté les garanties"
"C'était aux repreneurs de faire la preuve de leur sérieux, hélas il n'en ont pas apporté les garanties, cette décision est un crève-coeur", a commenté le compassionnel député PS de Seine-Maritime Guillaume Bachelay.

Le directeur de la raffinerie Philippe Billant a indiqué pour sa part qu'un liquidateur avait été nommé, qui "vendra les actifs isolés". Selon lui, il est encore trop tôt pour déterminer l'avenir du site qui pourrait être déconstruit ou transformé.

VOIR et ENTENDRE un compte-rendu consacré à la fermeture définitivement de Petroplus :

Le gouvernement promet le reclassement des salariés 

Après la fermeture de la raffinerie Petroplus, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a reconnu sur RTL ce jeudi que "l'Etat peut beaucoup. Mais il ne fait pas des miracles". A la manière d'un Lionel Jospin. 
"C'est un échec pour la France parce que nous n'avons pas réussi collectivement, les juges du tribunal de commerce, les administrateurs judiciaires, le gouvernement, les organisations syndicales, qui ont travaillé ensemble", a constaté le brasseur de vent qui affirme s'être "battu pendant un an" pour rien

Pourtant, "si c'était à refaire, je le referais", poursuit le sémillant démondialiseur qui affirme avoir 1900 dossiers d'entreprises en difficulté sur son bureau.


Arnaud Montebourg : "L'État ne peut pas faire... par rtl-fr

Le Premier ministre, Jean-Marc 
Ayrault, a déclaré mercredi que l'Etat "recherchera un repreneur jusqu'au bout" pour la raffinerie Petroplus, en assurant que le gouvernement ne voulait "pas laisser tomber maintenant" le personnel de l'entreprise. 

470 salariés sont concernés. 
La procédure de licenciement collectif des salariés sera déclenchée "dans les jours prochains", a précisé le groupe mardi.


mardi 19 février 2013

Viande de cheval: ""On est gouvernés par des incompétents."

"Ils ont rendu service à la concurrence", souligne Nadine, 35 ans d'ancienneté chez Spanghero

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane le Foll, a annoncé lundi le rétablissement partiel de l'agrément sanitaire


Les Pieds Nickelés du secteur:
 Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture,
 Benoît Hamon, ministre de la Consommation 
 et Guillaume Garot, sous-ministre de l'Agroalimentaire


Le secrétaire général de la CFDT a demandé lundi au gouvernement de redonner son agrément sanitaire à l'entreprise Spanghero, mise en cause dans le scandale de la viande de cheval, afin de sauver ses emplois.

Spanghero est soupçonné d'avoir écoulé 750 tonnes de cheval à travers des millions de plats surgelés vendus pour du boeuf  dans plus d'une dizaine de pays européens. L'enquête au sein de l'entreprise a révélé un "faisceau d'indices graves, précis et concordants", a déclaré dimanche Stéphane Le Foll. Or, l'enquête vétérinaire conclut maintenant à " la bonne qualité " des produits fabriqués sur le site de Castelnaudary et Le Foll assure disposer à ce stade de " suffisamment d'éléments".

Le ministre de l'Agriculture a décidé de rétablir en partie l'agrément de l'entreprise. Un répit pour les salariés de l'usine Spanghero de Castelnaudary dont la majeure partie de l'activité peut reprendre, à.l'exception d la réception et l'entreposage des surgelés.
C'est un soulagement pour les 300 salariés du site qui ont fait campagne dans les media pour dénoncer l' "abattage" des salariés de l'usine Spanghero. Le travail va pouvoir reprendre progressivement, malgré la persistance de certaines suspicions.
Les représentants du personnel de Spanghero avaient fait le déplacement depuis l'Aude au ministère de l'Agriculture ce lundi soir. Après avoir appris que l'entreprise se voyait rétablir partiellement son agrément vétérinaire, ils se sont dit "soulagés" mais soucieux de rétablir la confiance avec la clientèle.

ECOUTER Nadine gronder contre les branquignols du gouvernement qui se sont rendus responsables de la perte de nombreux clients:




La suspension d'activités chez Spanghero est "une mesure juste et proportionnée", affirmait le ministère de l'Agriculture


Le ministère de l'Agriculture s'est-il emballé sur cette fraude présumée à la viande de cheval ?
Le gouvernement a justifié sa décision de suspension temporaire de l'agrément sanitaire de l'entreprise Spanghero, estimant vendredi qu'il s'agissait alors d'"une mesure juste et proportionnée". Cette mesure, annoncée jeudi, a été prise le temps d'identifier les manquements aux réglementations, selon le ministère. 

Le ministère tente de se valoriser
"Un retrait définitif aurait constitué une mise à mort", s'est justifié après coup un responsable en réponse aux accusations du personnel de Spanghero qui a dénoncé une "condamnation à mort".


Le haut fonctionnaire donne même dans la compassion
"Nous comprenons l'anxiété des salariés de Spanghero, victimes de la tromperie, et nous ne voulons pas entrer dans une polémique avec eux, mais la mesure prise hier est proportionnée", a-t-il ajouté. "Nous avons des éléments factuels précis concernant l'étiquetage des produits", arrivés avec un code douanier correspondant à la viande de cheval et réexpédiés avec une étiquette "Boeuf origine UE". Ce membre du Cabinet du ministre a rappelé que la brigade vétérinaire se trouvait depuis vendredi matin sur place pour une expertise complète des procédures qui devra être rendue au ministre Stéphane Le Foll "en fin de semaine prochaine au plus tard".

L’Agence de sécurité alimentaire britannique (FSA) a en effet révélé que six chevaux - et non pas trois - provenant d’abattoirs britanniques, exportés en France, dans le Pas-de-Calais, et potentiellement destinés à la consommation humaine, avaient été contrôlés positifs à la phénylbutazone.
"Quand ils auront identifié tous les points faibles, ils proposeront des mesures de correction : si l'entreprise et ses dirigeants sont capables de mettre en oeuvre ces mesures dans un délai court, l'agrément sera redonné", a-t-il dévloppé. "Sinon la confiance du consommateur ne reviendra pas. L'entreprise ne pourra pas reprendre son activité tant qu'elle n'aura pas corrigé ses points faibles", a-t-il ajoutté. "Si nous avions procédé à un retrait définitif, ça aurait duré plusieurs mois avant de retrouver l'agrément. Là, ça aurait été une mise à mort", insiste-til, comme sous la dictée de la CFDT.

Restent les accusations de Benoît Hamon: " Spanghero savait !"

Selon le ministre délégué à la Consommation, Spanghero s'est rendu coupable d'une 'tromperie économique' et ses dirigeants seront traduits en justice si la tromperie est avérée, a-t-il ajouté, en promettant 'd'assainir la filière'.
Les autorités de l'Aude ont immédiatement exécuté la mesure jeudi soir.

VOIR et ENTENDRE Benoît Hamon stigmatiser l'entreprise française Spanghero:


L'entreprise Comigel, accusée de " négligences »" par le gouvernement

Spécialisée dans la fabrication de plats surgelés à marque de distributeur, 
l'entreprise française basée à Metz a riposté en faisant valoir jeudi que
la " tromperie organisée " dont elle a été victime était difficilement détectable. La viande livrée par son fournisseur Spanghero était " cuisinée sans décongélation ", rendant impossible " de détecter la tromperie " par sa couleur ou son odeur, et elle portait " l'estampille sanitaire française apposée par Spanghero ", s'est défendu le président de Comigel, Erick Lehagre.

Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon a alors fait porter toute la responsabilité à Spanghero, estimant jeudi que Comigel avait bien été dupée par son fournisseur français, mais qu'elle avait cependant commis des " négligences ". Hamon impliqua donc tout le monde, soulignant que " l'étiquette n'était pas conforme à la législation française " et  estimant aussi que Comigel aurait dû, lors de la décongélation, " se rendre compte que la viande n'était pas de la même couleur que le boeuf".

La PME de Metz (Moselle) et dont l'usine de production des plats incriminés se trouve au Luxembourg, a " porté plainte contre X il y a quelques jours en France et au Luxembourg pour tromperie, falsification et escroquerie ", a-t-elle précisé. Dans son communiqué, Comigel réaffirme " qu'elle a pris l'initiative d'alerter immédiatement les autorités compétentes luxembourgeoises et francaises et d'organiser, par précaution, le retrait des produits ".


A Paris, le ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a convoqué une deuxième réunion avec les professionnels de l'agroalimentaire pour évoquer les moyens de rétablir la confiance des consommateurs.

Après avoir jeté l'opprobre sur deux entreprises hexagonales, menacé leur équilibre et mis en péril des emplois, les  trois Pieds Nickelés s'emploient à restaurer leur propre image.