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mercredi 24 décembre 2014

Chômage : nouveau "record" du nombre de demandeurs d'emploi en novembre

Hollande, Valls et Rebsamen attendent la relance européenne désespérement

Un triste "record", qui n'a rien du conte de Noël selon Le Parisien


Autrement dit, le nombre de demandeurs d'emploi n'a fait que croître et embellir en novembre, selon le Parisien, ce qui, si on ne se laisse pas abuser par un langage trompeur, signifie que les chômeurs étaient encore plus nombreux le mois dernier. Le quotidien ajoute que "Noël s'accompagne d'une bien mauvaise nouvelle". Les chiffres du chômage dévoilés par le ministère du Travail et de l'Emploi ce mercredi révèlent que le nombre de travailleurs privés d'emploi et sans activité aucune frôle les 3,5 millions, "un nouveau record". Cette terminologie résolument pro-gouvernementale est désireuse de dorer la pilule du lecteur et de mépriser de la souffrance des victimes de la politique de Hollande, Valls et Macron, les trois rois mages socialistes du Parisien.
C'est en légende de la photo qui semble accuser Pole emploi que l'article lâche les chiffres qui dérangent, en petits caractères : "Au mois de novembre 2014, 27.400 nouveaux demandeurs d'emploi (catégorie A) ont été enregistrés (+0,8% par rapport à octobre). 

Le quotidien s'en prend bille en tête à la droite 
Le journaliste a clairement reçu pour mission de flatter l'exécutif. Avant même que de développer sur ce nouvel échec du pouvoir, l'auteur anonyme de l'article estime en effet que "cela [le pseudo-record] ne suffira pas à éviter les critiques cinglantes de la droite et d'une partie de la gauche, mais Manuel Valls avait préparé le terrain mardi (sic) en faisant part de ses craintes concernant les chiffres du chômage," un rôle précédemment dévolu à ...Sapin.

Le Parisien considère que "les chiffres ne l' [Valls, un super-héros pour le journal] ont pas démenti" : un sommet de la flagornerie ! Le journaliste masqué lâche enfin les chiffres. "En novembre, 27.400 nouveaux demandeurs d'emploi (catégorie A) ont été recensés. Un chiffre en hausse de 0,8 % par rapport au mois d'octobre."
Selon les chiffres donnés mercredi par le ministère du Travail et de l'Emploi, le nombre de ces chômeurs sans aucune activité s'établit à 3.488.300. Sur un an, la hausse est de 5,8%.

Le Parisien distille les mauvaises nouvelles au compte-gouttes
Le journal n'oublie pas l'Outremer, mais seulement pour créer la confusion. Pour les besoins de sa démonstration, il mêle catégories sociale (catégories A, B et C) et régionale (l'Outremer). Alors, la hausse de 0,4% (+ 22.100) est est forcément moindre puisqu'il ajoute ceux ayant exercé une petite activité.  Le total d'élève à 5,17 millions en métropole, voire à 5,47 millions avec l'Outremer. Peut-on dire qu'il "frôle" les 6 millions ? 
Sur une année complète, la hausse atteint les 6%. Depuis son arrivée à l'Elysée en mai 2012, "François Hollande n'a connu que trois mois de baisse du chômage". Une présentation du verre plein,  fût-ce au quart...

Les plus touchés, les seniors, ne font pas partie des engagements de Hollande

Cette nouvelle explosion du chômage touche toutes les catégories d'âge :
+0,5% chez les jeunes de moins de 25 ans
et deux fois plus (+1,0%) chez les plus de 50 ans.
(bon courage, s'il doivent aller à 64 ans)
Sur un an, la hausse se poursuit donc chez les seniors (+11,1%)

Dans un communiqué, François Rebsamen, le ministre du Travail, 
met en exergue les chiffres des chômeurs de catégorie B et C en légère baisse (- 0,1% et - 0,5% respectivement). Et, après plusieurs années de promesses du redressement de la courbe de l'emploi, avec son inversion annoncée pour décembre  ...2013, François Rebsamen de prétendre que "l’amélioration de la conjoncture en 2015 s’accompagnera de la poursuite d’une politique de lutte contre le chômage offensive. 
Le ministre "tient à souligner que "la hausse est plus limitée pour les jeunes, soulignant à nouveau l’effet positif des emplois d’avenir." Pas d'avenir pour les seniors, mais Rebsamen et sa bande n'en ont cure... Rebsamen (et évidemment Le Parisien) se gardent de s'appesantir sur le taux d'emploi des 55-64 ans, à 45,9 % en France, contre plus de 50 % dans l'Union européenne. Et les seniors ont payé un lourd tribut à la crise: le nombre de chômeurs de plus de 50 ans inscrits en catégorie A (sans aucune activité) à Pôle emploi n'a pas connu un seul mois de baisse depuis le deuxième trimestre 2008.

Rebsamen veut  également croire que la nouvelle convention Etat-Unedic-Pôle emploi va permettre d'améliorer l'accompagnement des chômeurs, notamment ceux de longue durée, alors que 2,2 millions de demandeurs d'emploi, dont ceux ayant exercé une petite activité, sont inscrits depuis plus d'un an. 
Il annonce aussi de nouvelles mesures qui devraient être mises en oeuvre début 2015 pour favoriser le maintien ou l'insertion dans l'emploi, comme "445.000 contrats aidés", la "mise en oeuvre du compte personnel de formation" et "la dynamique du Pacte de responsabilité et de solidarité".

VOIR et ENTENDRE l'analyse indulgente de l'OFCE qui compte sur la relance internationale, comme les retombées déjà bénéfiques de
l'exploitation du gaz de schiste américain qui - sans qu'on le dise - fait chuter les prix des carburants:

Nouveau record du nombre de demandeurs d'emploi... par 20Minutes

Comme le pouvoir socialiste, les chômeurs font ce qu'ils peuvent.


dimanche 21 décembre 2014

Agoraphobie de Hollande, le président qui va au devant des Français par surprise

Et Valls s'est rendu en Bretagne sans voir les Bretons

Visite surprise de François Hollande au château de Chambord


Vendredi 19 décembre 2014, le château royal était placé sous la haute protection de l'Élysée pour la visite impromptue du chef de l'État, avant de déjeuner avec des Français  élus. La dernière visite présidentielle dans ce lieu majestueux date de 1987 : François Mitterrand y était alors accompagné du chancelier Allemand Helmut Kohl.
VOIR et ENTENDRE la visite en petit comité:
A-t-il peur de la rue ?
Alors que le service de presse annonce des entretiens - filtrés et sans journalistes ni micros et caméras - du chef de l'État avec des Français qui le sollicitent par courrier, Hollande a fait ce vendredi matin une visite surprise au château de Chambord, encore un déplacement hors agenda et hors saison dans une résidence royale (en cours de restauration) classée au patrimoine de l'Unesco et placée sous la "haute protection" du chef de l'État, mais symbole historique des fastes "bling bling" du roi François 1er aux grandes heures de la Renaissance.


Le président, rentré à Paris dans la nuit de Bruxelles après un sommet européen écourté, a "saisi l'occasion" pour visiter le domaine, indique-t-on à l'Élysée, bien qu'il ne fût pas situé sur le trajet. Il a été accueilli vers 11h par des élus locaux et son directeur général, Jean d'Haussonville. Le nouveau président de Sénat Gérard Larcher (UMP), qui préside le conseil d'administration du domaine de Chambord, était également présent, précise Europe 1. En revanche, la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, n'était  pas conviée...

Visite surprise de François Hollande à Cahors

Le 13 décembre
, le président a fait une apparition à Cahors, dans la capitale du Lot
, où le président a donné  le coup d'envoi d'une course de l'Ekiden, marathon-relais venu tout droit du Japon, au profit de la maladie orpheline de la chorée de Huntington, a constaté en dernière minute un correspondant de l'AFP. Le chef de l'État a posé aux côtés de coureurs et de bénévoles, a indiqué la Dépêche du Midi. Visiblement en campagne pour les élections cantonales de mars prochain François Hollande a joué sur les mots, ajoutant finement que, "même si la course de ce soir est un relais, moi je n'ai pas décidé de passer le relais"... 
Le président est ensuite parti pour Gramat (Lot) où il devait rencontrer des représentants de la filière ovine et dîner ensuite avec une quinzaine d'élus lotois. Son retour à Paris était prévu dans la nuit, prétend-on, mais chacun sait que la famille de Julie Gayet possède un château dans le Gers, à moins de deux heures.

En Bretagne, les Bretons n'ont pas vu Valls

Le premier ministre de Hollande était en visite en Bretagne le jeudi 18 et les Bretons ne le savaient pas. C'était à l'occasion du premier anniversaire du Pacte d'avenir pour la Bretagne, lancé en plein mouvement de contestation des "bonnets rouges". Il a quitté Rennes au petit matin, vendredi, pour Josselin, Morbihan.
Son déplacement à Josselin avait été tenu secret. 
Le 19 décembre, Valls était aussi en visite surprise, à l'abattoir Gad, repris récemment par le groupe Intermarché. Il n'a fait que rencontrer le PDG de l'entreprise et des salariés tranquilles du syndicat CFDT. Les 225 salariés sacrifiés n'étaient pas conviés.


FO-CGT-Sud-Solidaires-UNEF se sont invités
Des rassemblements à l'appel de l'intersyndicale ont ponctué la venue du Premier ministre, réunissant plusieurs centaines de personnes. "On manifeste parce qu'on veut mettre un contenu social, économique et industriel dans le Pacte d'avenir pour la Bretagne, qui n'en a pas", a déclaré à Thierry Gourlay, secrétaire régional de la CGT. 
Parmi eux, se trouvait une dizaine de "bonnets rouges" que les syndicalistes n'ont pas autorisés à s'exprimer au micro.

vendredi 19 décembre 2014

Opération espoir de Manuel Valls en Bretagne des "illettrés"...

L'abattoir Gad de Josselin labellisé "symbole de la Bretagne" par Valls 

Le Premier ministre a rendu visite 
à l'abattoir de porcs Gad


Le visage de l'espoir...
Valls doit rencontrer le PDG, puis les salariés de l'entreprise Gad récemment reprise par le groupe IntermarchéAu second jour de sa visite en Bretagne jeudi, Manuel Valls a quitté Rennes très tôt ce matin, vendredi 19 décembre, pour Josselin (Morbihan)

L'objectif médiatique est de célébrer le premier anniversaire du Pacte d'avenir pour la Bretagne, mais, bizarrement, ce déplacement de célébration chez GAD avait été tenu secret.
A Brest, un an après la signature du Pacte d'avenir et "pour renforcer la dynamique enclenchée, nous allons confirmer les nouveaux engagements de l'Etat dans le cadre du contrat de plan Etat-région", a affirmé le Premier ministre, annonçant la mobilisation de 3 milliards d'euros pour la région Bretagne, trois milliards d'euros d'ici 2020, essentiellement à la charge de ses successeurs...

Pour signer le protocole de mise en oeuvre du Pacte d'avenir pour la Bretagne, le premier ministre était escorté de trois ministres bretons : Marylise Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique; Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Sans Emmanuel Macron !

Pour son premier entretien en tant que ministre de l’Economie de Valls, sur Europe 1, Emmanuel Macron étaitt revenu sur le dossier Gad, dont de nombreuses employées seraient "illettrées". Valls ne s'est pas montré en Bretagne flanqué de Macron.


Lire aussi "Cambadélis, usurpateur à plus d'un ...titre !" (lien PaSiDupes)

Les "illettrés de Gad", d'après Macron, "symboles de la Bretagne", selon Valls ?


C'est 
en petit comité que le Premier ministre 
a clamé ces mots sonores à son arrivée à l'abattoir, accueillis par les seuls officiels, par crainte de manifestation: les salariés et les chômeurs accordent-ils une crédibilité toute relative aux paroles que le Premier ministre destine au reste du pays.  Manuel Valls a le sentiment que "c'est très important de soutenir l'ensemble de ces filières qui ont été en difficulté, qui ont encore des problèmes et ici ce qui a été fait de notre point de vue est exemplaire".

Venu "redonner de l'espoir",
 
le Premier ministre  a affirmé aux salariés de Gad, qui "ont fait des efforts" lors du plan social que "la filière de la viande est une filière que nous soutenons".

La venue de Valls a provoqué des incidents à distance du Premier ministre
Des syndicalistes de la CGT ont refoulé une vingtaine de militants des Bonnets rouges et de Bretagne Réunie qui tentaient de se joindre au cortège syndical comptant quelque 300 manifestants réunis pour protester contre la politique d'austérité place de la Liberté.  Quelques syndicalistes ont repoussé fermement cette tentative de rapprochement, arrachant les drapeaux bretons. 

Un symbole au prix de 225 employés licenciés.

Une entreprise privée sauve une coopérative et Valls pavoise. Le fanfaron n'est pas loin de s'attribuer le mérite de la coopérative Intermarché, enseigne française de grande distribution, associée depuis octobre 2014 à la SA. Casino, autre groupe de distribution, et sauveteur de Gaddétenu à 65 % par la coopérative Cecab (D'Aucy) et pour le reste par les 650 éleveurs de porcs adhérents à la coopérative Prestor, après une longue descente aux enfers. 

Salariés finistériens du groupe GAD
couchés devant un poids lourd
(octobre 2013)
Gad était entré dans la tourmente avec son redressement judiciaire en février 2013. La société avait alors décidé, avec l'accord du tribunal de Commerce de Rennes, de fermer son deuxième abattoir à Lampaul-Guimiliau, Finistère (avec obtenu un doublement de leur prime de licenciement, soit 2.000 à 2.200 euros) pour recentrer son activité à Josselin. Avec la fermeture de deux autres sites, à Saint-Nazaire et à Morlaix, plus de 800 personnes avaient fait les frais, en octobre 2013, de cette restructuration censée relancer l'activité. 
L'abattoir de Josselin a lui même connu des difficultés. Il a finalement été repris en octobre par la SVA Jean Rozé, filiale de production de viande du groupe Intermarché. Celle-ci s'est engagée à maintenir 530 emplois sur 755, et à injecter 20 millions d'euros sur le site.

La peur des "Bonnets rouges"


Le passage de Valls à Josselin n'a été révélé qu'au dernier moment, par crainte que la célébration soit ternie par une manifestation de Bonnets rouges. Suite à deux grandes manifestations de masse à Quimper et à Carhaix-Plouguer en novembre 2013, la mobilisation massive pour l’emploi et contre l’écotaxe en Bretagne, avait déstabilisé le gouvernement où Valls occupait alors les fonctions exposées de ministre de l'Intérieur. 

Valls rencontrera-t-il Olivier Le Bras, ouvrier et délégué syndical Force ouvrière (FO) de Gad ? 
Etendard de la révolte
Les sept militants anti-écotaxe soutenus par le mouvement des Bonnets rouges et envoyés devant le tribunal de Brest le 30 octobre 2014 n'ont pas été conviés à l'opération médiatique de Valls. Soupçonnés d'avoir détruit un portique écotaxe le 3 août 2013, à Guiclan (29), ils avaient rassemblé 250 Bonnets rouges.
Onze militants des Bonnets rouges ont déjà été condamnés à Rennes à des peines de 18 mois de prison ferme à 4 mois avec sursis pour des destructions ou des tentatives de destruction de portiques et des violences lors de manifestations. Trois ont fait appel. Trois autres militants ont été eux aussi condamnés en février à Vannes à six mois de prison avec sursis pour avoir détruit un portique écotaxe à Saint-Allouestre (Morbihan), en novembre 2013.


jeudi 6 mars 2014

Nouveau portique écotaxe incendié en Bretagne ce jeudi 6 mars 2014

Bové (EELV) démonte et les Bonnets rouges aussi 

Les opérations de démontage se poursuivent
Les démonteurs doivent agir vite.
Un portique écotaxe situé sur la nationale 12, à hauteur de Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), entre Rennes et Saint-Brieuc, a été endommagé dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 mars par un incendie volontaire.

Les Bonnets rouges sont bien formés. 
Des pneus ont été enflammés au pied d'un des deux piliers de la structure, l'endommageant sur près d'un mètre, selon la gendarmerie, prévenue par un automobiliste mercredi vers 23 heures. "Il n'y a pas de danger au niveau de la stabilité du portique, mais les experts ont décidé de le faire retirer", ont précisé les autorités.

Plus d'une dizaine de portiques électroniques ont été endommagés 

D'autres ont été rendus inopérants dans l'Ouest ces derniers mois. 
Ces nouvelles dégradations interviennent à deux jours des "Etats généraux" de Bretagne, organisés par le mouvement des Bonnets rouges à Morlaix (Finistère).

Soutenu par FO et le NPA notamment, 
le mouvement des Bonnets rouges est un mouvement de protestation apparu en Bretagne en octobre 2013, en réaction aux mesures fiscales visant les véhicules de transport de marchandise et aux nombreux plans sociaux de l'agroalimentaire. 
Cette mobilisation massive pour l’emploi et contre l’écotaxe en Bretagne déstabilise le gouvernement, au point de conduire le Premier ministre à annoncer, en moins de deux mois, une grande réforme fiscale et un "Pacte d'avenir pour la Bretagne". Après deux grandes manifestations de masse à Quimper et à Carhaix-Plouguer (dont le maire n'est autre que Christian Toadec) en novembre 2013, la contestation se prolonge sous la forme d'un collectif et de comités locaux.

Impact sur les collectivités locales

L'écotaxe ou taxe poids lourds frappe les transporteurs en vertu du principe pollueur-payeur cher aux écologistes. 
Or, une part de cette fiscalité écologique destinée au financement de la transition énergétique doit être reversée aux régions en très forte demande d’investissement sur le volet mobilité, que ce soit dans les domaines routier ou ferroviaire.

Les Bonnets rouges ont apporté cette nuit des éléments de réponse aux élus territoriaux et aux candidats PS aux municipales
Pour les régions, le manque à gagner lié à la suspension de la taxe kilométrique poids lourds, dite "écotaxe" est évalué à 450 millions sur les 770 millions d’euros de recettes initialement prévus, l’État ne compensant qu’à hauteur de 320 millions.

samedi 4 janvier 2014

Ecotaxe: les Bonnets rouges reprennent la lutte dimanche 5

La gauche gouvernementale exacerbe les luttes sociales et le régionalisme bretons

"Tout mettre en oeuvre pour que ne soit pas adopté ni signé" le pacte d'avenir présenté par le gouvernement
 
ont demandé lundi les Bonnets rouges aux membres du Ceser de Bretagne. Ils refusent en effet un "pacte griffonné dans l'urgence par des cabinets parisiens", soi-disant pour soutenir l'économie bretonne.

L'Etat socialiste centralisateur fédère contre lui les revendications des Bonnets rouges en colère contre le matraquage fiscal et les manifestations régionalistes contre les plans sociaux en Bretagne.

La mobilisation contre l'écotaxe repart. 
Le collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", à l'origine du mouvement des Bonnets rouges, va mobiliser ses troupes ce dimanche 5 janvier sur les ponts bretons pour dire non à l'écotaxe, une opération symbolique après les deux manifestations géantes de novembre. 

Dimanche, de 13h00 à 17h00, les Bonnets rouges serront sur les ponts à quatre-voies des quatre départements bretons et de la Loire-Atlantique. Il s'agira d'une première action organisée à l'initiative des nouveaux comités locaux de Bonnets rouges, qui vont assurer l'organisation de la manifestation dans leurs périmètres géographiques. 

Les rassemblements de dimanche resteront symboliques.
Les organisateurs n'ont pas prévu de perturber la circulation. L'opération a été baptisée "Chacun son pont" et vise à exiger le maintien de la gratuité des routes en Bretagne, mise en péril selon le collectif par l'écotaxe, une taxe poids lourds que le gouvernement, sous la pression, a reportée sine die, mais n'a pas supprimée.

De nouveaux comités locaux
Drapeau breton flottant au-dessus de la foule des Bonnets rouges:
manifestation de Quimper, Finistère, le 2 novembre 2013
Selon une source proche des autorités,les manifestants devraient en effet occuper les ponts des principaux axes routiers bretons, à raison de 5 à 10 personnes par site. Ils devraient aussi porter leurs bonnets rouges et déployer, comme à chacune de leurs manifestations, des Gwenn ha du (drapeau breton noir et blanc), ainsi que des banderoles anti-écotaxe. 

Après deux grands rassemblements en Bretagne de novembre, de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Quimper (13.000 à 30.000 selon les sources), puis à Carhaix (17.000 à 40.000 personnes), dans le Finistère, où gronde le plus fort la colère contre l'écotaxe, la nouvelle action vise à pérenniser la mobilisation du mouvement. 
A Quimper, 15.000 à 30.000 artisans, ouvriers, agriculteurs bretons avaient poussé un premier cri de colère, craignant pour leur avenir, comme le montrent les témoignages relayés par Francetv info. Car au-delà de l'industrie agroalimentaire en grande difficulté, avec la fermeture de Gad, Doux et Tilly-Sabco à venir, c'est tout un territoire qui risque d'être mis à genoux. D'après Marc Hébert, secrétaire général de FO dans le Finistère "toute l'économie locale va souffrir des fermetures d'usines", ce qui expliquerait la présence à la fois de patrons, comme Daniel Sauvaget, de Tilly-Sabco, mais aussi d'ouvriers, de militants de gauche comme de droite, voire d'extrême-droite et d'extrême-gauche à la manifestation de Quimper.
Nouvel incendie de portique écotaxe, sur RN 176
vers Pontorson 
dans la Manche, le samedi 28 décembre 2013 
Cette fois-ci, l'initiative vient de la "base"
L'un des porte-parole du mouvement, Christian Troadec, avait annoncé la création de ces comités fin novembre à l'issue de la dernière manifestation à Carhaix, ville dont il est le maire gauchiste

Il attendait dans un premier temps une centaine de comités avec l'objectif d'en avoir à terme 200.
"Il y a aujourd'hui une quarantaine de comités locaux dans les cinq départements de la Bretagne historique", incluant la Loire-Atlantique, a précisé Christian Troadec. 
Les responsables de ces comités se retrouveront le 11 janvier à Pontivy (Morbihan), après une réunion le 7 janvier de la vingtaine de membres du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne". 

Le mouvement des Bonnets rouges a rejeté le "Pacte d'avenir de la Bretagne" signé le 13 décembre à Rennes par le Premier Sinistre, le sombre Ayrault de Nantes. 
Mais apporté tout fait de Paris, sans concertation, le document, destiné à donner un nouvel élan à la région, est un "écran de fumée", affirment les intéressés.

dimanche 1 décembre 2013

Contre l'écotaxe et pour l'emploi, nouvelle mobilisation réussie des Bonnets rouges Bretons

Les Bonnets rouges confirment à Carhaix leur colère de Quimper

Les Bonnets rouges ont mobilisé entre 17.000 et 40.000 personnes samedi à Carhaix
(Finistère)

Le "made in France" de Montebourg
commence par le "travailler au pays"
"On est plus de 40.000", a annoncé le porte-parole des Bonnets rouges, Christian Troadec, leader du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", Au grand dam des organisations syndicales, ce mouvement rassemble patrons, artisans, commerçants et ouvriers, à l'origine du mouvement des Bonnets rouges. Tous demandaient à nouveau la suppression des portiques écotaxe poids-lourds qui menacent les emplois en Bretagne.
Le maire de la gauche radicale a évoqué une "très très grande réussite" un mois après la manifestation de Quimper du 2 novembre qui avait rassemblé 30.000 personnes.
La préfecture du Finistère a fait état de son côté de 17.000 personnes au ..."rassemblement festif" sur le site où est organisé l'été le festival des Vieilles Charrues. Le défilé organisé dans l'après-midi dans les rues de Carhaix a quant a lui rassemblé 14.000 personnes, selon la préfecture, qui n'avait dénombré qu'environ 15.000 personnes à Quimper déjà le 2 novembre. 

Les échecs du pouvoir central

Une manipulation de l'opinion
La presse officielle évite de rappeler que les syndicats n'avaient mobilisé que 600 à 700 participants le 2 novembre à Carhaix. Le même jour à Quimperla manifestation des Bonnets rouges  avait fédéré 30.000 travailleurs en colère, "plus de 15.000 personnes", selon France Info qui a choisi son camp, celui de la préfecture. "Le combat des bonnets rouges n’est pas celui des salariés", avaient prétendu la CGT, la FSU et Solidaires (extrême gauche), ainsi qu'aussi bien la CFTC que des anarcho-syndicalistes, CNT en tête. 
Le meneur du Front de gauche (
PCF et Parti de gauche), Mélenchon n'avait pas manqué l'occasion d'insulter tous azimuts.
" Encouragé par la timidité et la pleutrerie du gouvernement qui leur cède tout, le patronat et les cléricaux des départements bretons vont faire manifester les nigauds pour défendre leur droit de transporter à bas coût des cochons d'un bout à l'autre de l'Europe dans des conditions honteuses. Des laquais à la solde de leurs maîtres."

Cette radio militante est aussi allée chercher l'expert ad hoc. Selon Romain Pasquier, chercheur au CNRS, spécialiste de la Bretagne et enseignant à Sciences-Po Rennes, cette manifestation devait être décisive pour le mouvement. "C'est un vrai test. Depuis le 2 novembre, il s'est passé beaucoup de choses", souligne le chercheur, qui rappelle que certaines organisations, comme Force Ouvrière, ont quitté les "Bonnets rouges".
En plus d'être menacé de récupération politique, "le mouvement doit affronter une nouvelle étape, montrer qu'il est capable de mobiliser beaucoup plus que les mobilisations syndicales", poursuit-il, bien que cela ait été déjà le cas le 2 novembre ! De plus, la manifestation a lieu à Carhaix, fief de Christian Troadec, l'un des leaders des "Bonnets rouges", ce qui ajoute au symbole et fait de ce rendez-vous "un rendez-vous clé du mouvement", selon lui, qui omet juste de préciser que Troadec est un élu DVG proche d'Europe Ecologie-les Verts (EELV), fondateur du Mouvement Bretagne et progrès (Breizh War Raok en breton, MBP, de gauche, autonomiste et indépendant du PS), l'un des promoteurs de l'Appel de Carhaix (Collectif breton pour la démocratie et les Droits de l'homme) et l'un des collecteurs de fonds des écoles Diwan (réseau d'écoles associatives,gratuites et laïques qui dispense un langue bretonne).
Outre la chaîne de radio publique, le quotidien socialiste Le Monde avait tenté de semer le doute. " Les 'bonnets rouges' en sont persuadés (Le Monde ne l'est pas?), "il va y avoir beaucoup de monde", le 30 novembre, à répondre à l'appel du collectif 'Vivre, décider et travailler en Bretagne" à manifester à Carhaix (Finistère). Pourtant, quatre semaines après leur première manifestation d'ampleur, le 2 novembre à Quimper, le mouvement amorce une transition qui, pour certains, risque de l'affaiblir." 
Le Monde se fait le porte-voix d'un député PS du Finistère, d’origine vietnamienne par son père, proche de Marylise Lebranchu (dont il était le suppléant) et Martine Aubry. Gwenegan Bui, qui assurait péremptoirement  que "la mobilisation est en pleine transition" et qu'elle "commence à faiblir". Ni cette "amorce", ni cette "transition" ne s'est concrétisée par un affaiblissement, malgré le décryptage de ce député relayé par un journal nationl dit sérieux...

Stéphane Le Foll
 non plus n'a pas gagné la confiance. 
Le Ministre de l'Agriculture n'est pas parvenu à démobiliser les Bretons samedi en annonçant vendredi que  le gouvernement a reculé en repoussant l'entrée en vigueur de l'écotaxe à 2015.
Reste à finaliser le "Pacte d'avenir pour la Bretagne" d'ici le 13 décembre prochainCe pacte destiné à apporter des solutions de sortie de  crise de la région et à relancer le secteur agroalimentaire, notamment

Le sujet de l'écotaxe en Bretagne fédère les craintes en France

"C'est une véritable réussite. On peut être fiers d'être Bretons!", a lancé à la foule Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère et autre porte-parole du collectif, sur la scène qui était barrée du slogan "RE'ZO RE" (
"trop c'est trop" en breton). "C'est qu'un début", a lancé Th. Merret devant la marée de bonnets rouges et de drapeaux bretons.

Christian Troadec a lancé  le défi au président Hollande de venir lancer "la régionalisation de la France" en Bretagne  et "à entendre ce que nous avons à lui dire".
Symbole de la révolte antifiscale bretonne de 1675, le bonnet rouge a fait sa réapparition le 26 octobre lors d'un rassemblement devant le portique écotaxe de Pont-de-Buis (Finistère), dispositif dont le mouvement réclame la suppression "pure et simple".

Les portiques électroniques avaient également mobilisé contre eux  les chauffeurs-routiers, qui étaient plusieurs milliers samedi dans toute la France à manifester  par de nombreux barrages filtrants contre l'écotaxe.

"Vivre et travailler au pays"
Le rassemblement des Bonnets rouges s'est terminé vers 20h00, après une mise en vente aux enchères de morceaux de portique écotaxe en provenance du premier abattu en Bretagne, le 2 août à Guiclan (Finistère), "un symbole qu'il fallait abattre". Cette vente était organisée pat l'association Main dans la main avec Mickaël au profit du jeune Mickaël Cueff amputé de la main à la suite d'un accident au démontage du portique écotaxe de Pont-de-Buis le 26 octobre dernier.

La surfiscalisation socialo-écolo sème un vent de révolte 


En fin de journée, 
Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement a assuré que le gouvernement a "pris acte" du rassemblement de Carhaix. Elle en a cependant profité pour faire état de la mort d'un manifestant, "un homme de cinquante ans qui a fait un malaise cardiaque".

La Bretagne a été frappée ces derniers mois par plusieurs plans sociaux et restructurations dans l'agroalimentaire (Doux, Gad, Tilly-Sabco, Marine-Harvest), mais également les télécoms et l'automobile. L'annonce de la mise en place de l'écotaxe en janvier 2014 a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase et poussé les Bretons dans la rue.
"Nos hommes politiques n'ont pas compris qu'ici plus qu'ailleurs on veut décider, vivre et travailler au pays", a expliqué Thierry Merret.

"Nous avons des propositions à faire, nous sommes ouverts au dialogue, mais il y a un préalable qui est la gratuité des routes avec la suppression de l'écotaxe. Aujourd'hui on est étranglés par les contrôles et les contraintes", a-t-il souligné.

"Le Pacte d'avenir, ce n'est que du recyclage de mesures déjà annoncées"
Il a donc appelé les autres régions françaises à se mobiliser.

Malgré les promesses de concertation par Hollande et l'appui de media militants qui assurent que ce nouveau pacte a donné lieu à plus de 30 réunions de travail en novembre (une par jour?) avec les acteurs économiques, politiques et sociaux de la région, les Bonnets rouges se plaignent de ne pas avoir été consultés dans l'élaboration de ce "Pacte d'avenir pour la Bretagne" qui doit tenter de trouver des solutions pour sortir la région de la crise.
Bien qu'il ne satisfasse que le gouvernement, ce pacte sera néanmoins rendu public mercredi 4 décembre, a annoncé samedi Najat Vallaud-Belkacem, précisant qu'il "sera ensuite signé par le Premier ministre qui se rendra à Rennes dans les prochaines semaines".

dimanche 24 novembre 2013

A Morlaix, l'intersyndicale contre les Bonnets rouges s'est ridiculisée

En Bretagne, les syndicats prennent un râteau

Seulement quelques milliers de salariés ont manifesté ce samedi 23 à l'appel des organisations syndicales

Dans l'espoir de 
reprendre la main contre les Bonnets rouges, ils ont réclamé des mesures en faveur de l'emploi. 
La sémantique ne nourrissant pas son homme, l'annonce du  gouvernement de l'ajout d'une dimension sociale au "pacte d'avenir" n'a convaincu personne: le compte ne semble pas y être, une fois de plus.

Les syndicats ont bien moins mobilisé, hier, que les Bonnets rouges début novembre à Quimper.
Les représentants des travailleurs espéraient reprendre la main en réclamant des mesures sociales. Mais la hargne est mauvaise conseillère car, encore moins nombreux à Carhaix (700) qu'à Quimper le 2 novembre dernier, où les organisateurs avaient recencé 30.000 (15.000 participants, selon la préfecture), les syndicats qui soutiennent l'écotaxe voulue par les altermondialistes d'EELV n'ont réussi à mobiliser qu'entre 4000 et 8000 personnes.
VOIR et ENTENDRE un écologiste se révolter contre l'écotaxe et les charges fiscales:



Les salariés ont pourtant manifestédans plusieurs villes bretonnes hier samedi

Alors que FO s'était abstenue de cette démonstration de déconnection de la base,
les manifestations organisées à l'appel de sept syndicats régionaux, CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, Unsa, CFE-CGC et FSU, ont rassemblé 2200 manifestants à Rennes selon la police, (3000 selon les organisateurs), 750 à Saint-Brieuc (2000 selon les syndicats), et 1100 personnes à Lorient (3000 selon les organisateurs) où défilaient Thierry Lepaon et Laurent Berger, les deux leaders de la CGT et de la CFDT. Seule Force ouvrière-Bretagne s'est désolidarisée de l'intersyndicale, comme FO a déjà rejeté, au niveau national, l'appel de la CFDT et de la CGT à constituer un front uni face à la "gravité de la situation"  du pays et "la menace populiste"
Mais des drapeaux de FO flottaient dans le ciel rennais, le syndicat ayant appelé dès octobre à manifester en Ille-et-Vilaine contre les plans de licenciements. Les manifestations devaient se poursuivre plus tard dans la journée à Morlaix, en présence du secrétaire général de la CGT.

Les sifflets de la CFDT contre les Bonnets rouges 

L'intersyndicale entendait peser sur le "Pacte d'avenir pour la Bretagne" lancé par le premier ministre Jean-Marc Ayrault mi-octobre pour tenter de trouver des solutions à la crise, amplifiée par le rejet de l'écotaxe poids-lourds

L'objectif inavoué des syndicats étaient aussi de reprendre la main sur les "Bonnets rouges". Leur manifestation pour l'emploi et contre l'écotaxeavait mis en rage les conservateurs favorables à la relance de la "lutte des classes":  le rassemblement de Quimper avait en effet réuni une foule importante de salariés, de chefs d'entreprises, d'élus, de militants politiques et régionalistes motivés par une cause commune, l'emploi, plutôt qu'une lutte d'influence. 

Les manifestations se sont donc déroulées dans un esprit de rivalité, sans aucun bonnet rouge, malgré la présence à Lorient de Christian Troadec, maire régionaliste divers gauche, et qui a dû essuyer des quolibets. "Il y a une montée des poujadismes", a estimé devant la presse Laurent Berger au départ du cortège lorientais, alors qu'il était interrogé sur la présence dans le cortège du maire de Carhaix, porte-parole du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", à l'origine du mouvement des "Bonnets rouges". "C'est une manifestation syndicale; il faut arrêter de mélanger les genres", a lancé Laurent Berger.

Résolument recentrés contre la politique socialo-écolo, les manifestants ont défilé en arborant les slogans "Zéro chômage", "La mort de l'emploi", "Interdiction des licenciements. Partage du travail entre tous". "Pas de pacte d'avenir, des emplois maintenant", criaient les manifestants FO, dont le responsable pour le département, Fabrice Lerestif, a rejeté les engagements de Guillaume Garot sur le pacte d'avenir. 

Poussé en première ligne samedi matin sur Europe 1, alors que les Bretons appellent son ministre de tutelle, le Breton Stéphane Le Foll, à la démission, Garot, le ministre délégué à l'Agroalimentaire avait tenté de convaincre que les questions sociales ne seraient pas oubliées dans le pacte promis par Jean-Marc Ayrault. "Hier [vendredi] j'étais avec Michel Sapin, le ministre du Travail, à Brest, nous avons organisé une conférence sociale pour discuter directement avec les organisations syndicales, ouvrières et patronales, de cette dimension sociale qui sera donnée au Pacte d'avenir, et en particulier sur les questions agroalimentaires qui sont une part importante de l'économie bretonne", a raconté Guillaume Garot. 
Dans l'incapacité d'entrer dans les détails, le ministre a affirmé que les questions relatives à "la formation, l'accompagnement des personnes licenciées, les conditions de travail" seraient intégrées, invoquant des "mesures d'urgence", notamment pour le site de l'entreprise d'abattage Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère) vouée à la fermeture.

Un pacte insuffisant

Une déclaration de bonnes intentions insuffisantes pour les syndicats. Le gouvernement "n'a pas grand chose à donner, alors il donne quelques gages à ceux qui vont manifester en disant 'pacte d'avenir', histoire de faire baisser la tension et éviter la contagion à d'autres régions", a affirmé Fabrice Lerestif.

Les manifestants ont dénoncé les restructurations qui frappent des entreprises bretonnes.
"Après l'automobile, l'agroalimentaire; qu'est-ce qu'il restera après? Les agriculteurs commencent à descendre dans la rue, ça fait beaucoup", s'inquiétait Claude Le Meur, salarié CFDT de PSA à Rennes. Au-delà du "pacte social", tous exigent que les salariés participent effectivement à la réflexion sur les mutations économiques et industrielles dans la région.

Une manifestation de Bonnets rouges au pied d'un portique écotaxe
Moins d'une trentaine de militants (mais une quarantaine pour France 3) a manifesté au pied d'un portique écotaxe à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), en marge des manifestations qui se tenaient ce samedi.
Le rassemblement qui s'est déroulé entre 10 heures et midi se réclamait du mouvement des «Bonnets rouges» et répondait à un appel lancé sur les réseaux sociaux. La manifestation s'est déroulée dans le calme.
VOIR et ENTENDRE de ces "nigauds", comme ceux de Quimper, discriminés par Mélenchon qui les avait décrits comme des "esclaves [qui] manifesteront pour les droits de leurs maîtres":

Un important dispositif de gendarmes mobiles avait été déployé, mais il n'y a pas eu lieu de bloquer la circulation sur la RN 12 qui relie Rennes à Saint-Brieuc.