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mercredi 24 octobre 2018

Hausse du carburant: Royal est "malhonnête", estime Le Maire

Royal est-elle amnésique ?

Ségolène Royal "est malhonnête" par rapport à ses engagements passés et face aux défis climatiques



Ségolène Royal est malhonnête par rapport aux défis climatiques, parce qu'elle sait - elle est l'une des mieux placées pour le savoir - que, aujourd'hui, il y a urgence (...) à aller vers une économie plus respectueuse de la planète", a riposté mercredi sur RTL le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, piqué au vif par les  critiques de l'ancienne ministre de l'Environnement sur la flambée des prix des carburants. 
Royal a dénoncé lundi la fiscalité sur le carburant, affirmant que Bruno Le Maire "cherche à justifier un matraquage fiscal par l'écologie", ce qui "n'est pas honnête".Elle a accusé Bruno Le Maire d'avoir "cassé tous les leviers positifs de l'écologie positive", citant les "10.000 euros pour l'achat de la voiture électrique" et "le crédit d'impôt transition énergétique".
Elle "a été malhonnête par rapport à ses engagements passés"

Résultat de recherche d'images pour "taxe carbone Royal""Et ça, pour un responsable politique, je trouve que c'est toujours dommage", a déclaré Le Maire, rappelant que, sous le quinquennat de François Hollande, sa ministre de l'Environnement avait également mis en place des taxes en faveur de la transition écologique.

"Elle devrait être fière d'avoir mis en place une taxe sur le carbone dont dépend l'avenir de notre planète", a ironisé le ministre.

Le porte-parole du gouvernement s'en était mêlé
Benjamin Griveaux avait rappelé mardi que la hausse du prix du gazole fait partie du programme de campagne d'Emmanuel Macron.

Le Maire s'est fait à son tour tacler par le PS

Le chef du PS Olivier Faure a aussi dénoncé "une arnaque", soulignant que "sur cinq ans, le gouvernement a prévu de prélever 55 milliards d'euros" dont "seulement 10 petits milliards" vont finalement financer la transition énergétique. 

lundi 24 novembre 2014

Première mobilisation des "Familles plumées" contre les atteintes aux allocations et au congé parental

Après la révolte des "pigeons", les familles volent dans les plumes du pouvoir socialiste

Opposé à la destruction de la politique de la famille,
ce collectif a appelé à des rassemblements, dimanche 23


Laurence Rossignol (PS) s'est faite voler dans les plumes
Dans une cinquantaine de villes, les "Familles plumées" avait organisé leurs premières manifestations contre la réforme du congé parental et la "modulation" des allocations en fonction des revenus. Ces deux mesures font partie du projet de budget de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2015, qui sera examiné en deuxième lecture à l'Assemblée nationale à partir de lundi. A Versailles (Yvelines), la mobilisation a été particulièrement réussie.
C'est devant le Palais Bourbon que 250 personnes (selon la police...), se sont réunies, scandant "Matraquage fiscal, malaise familial" ou encore "Congé parental, libre choix familial", avant d'asperger de plumes le bâtiment. "A partir du moment où on touche à l'universalité des allocations familiales, on met en danger les finances des familles", a dénoncé Julie Graziani, porte-parole du collectif des "Familles plumées".

Selon un sondage IFOP de samedi, 81% des Français jugent que la politique fiscale du gouvernement pénalise "fortement" les familles. 

Dans la foule, de nombreux manifestants ont brandi des drapeaux de la Manif pour tous, compétent en matière de mobilisation pacifique. Près de Paris, la police a également dénombré 200 personnes, rien qu'à La Défense. "Les sondages montrent que les Français rejettent en bloc la politique fiscale du gouvernement à l'égard des familles," a fait valoir la porte-parole Julie Graziani. 

La modulation des allocations familiales dénoncée, même à gauche

Sur les réseaux sociaux, c'est le troisième sujet de discussion.  Preuve que les Français sont tous attachés depuis 1945 aux allocations familiales et leurs conséquences sur la natalité. Les restrictions au versement des allocations aux familles en fonction de leur nombre d'enfants ont été voulues par la majorité présidentielle et votées par l'Assemblée nationale, mais leur esprit déplaît sur le fond, mais aussi dans la forme, avec l'hypocrisie du terme "modulation".
"La polémique est inhérente à toute décision politique aujourd'hui", minimisait, jeudi soir, la secrétaire d'Etat à la Famille, Laurence Rossignol (PS), une féministe sans enfants. 

Portée par les députés socialistes, ces dispositions ne font pas l'unanimité à gauche. 
Sur BFMTV, l'ancien ministre de l'Education nationale Benoît Hamon a regretté qu'on touche à l'universalité des droits. "Si demain on ne réserve les droits et les prestations qu'aux familles les plus modestes et que l'on réclame l'impôt à tous, on affaiblit le consentement à l'impôt et à la solidarité", a souligné le député PS des Yvelines. Mais il ajoute : cette économie "évite en tout cas que l'on remette en cause la prime à la naissance".

La maire de Paris désapprouve pas "les modalités de mise en oeuvre" de la réforme, pourtant "pas choquante". "Aujourd'hui, il y a un problème de pouvoir d'achat. Vous avez des familles qui ont 40, 45% de leurs revenus qui partent en impôts. A Paris, vous avez des familles dont 30 à 40% du revenu partent en logement. Compte tenu de ces problèmes, je souhaiterais beaucoup plus de progressivité" dans l'application de la mesure, a affirmé Anne Hidalgo (PS)" sur France 2.
Sur Sud Radio, la députée PS des Deux-Sèvres Delphine Batho a dit son opposition. "Il y a un problème d'écart de richesse pour élever les enfants au niveau des familles. Mais c'est au niveau de la fiscalité, avec le quotient familial qu'il faut agir, pas en remettant en cause l'universalité des allocations familiales", a défendu la ministre limogée du gouvernement en 2013 pour avoir critiqué le budget de son ministère (Ecologie).
Les radicaux de gauche, qui doivent décider dans la soirée s'ils restent dans la majorité, et les écologistes ont fait savoir de leur côté qu'ils étaient partagés.

Les syndicats rejettent l'ensemble de la réforme


Les syndicats ont rejeté ce vendredi une modulation des allocations familiales en fonction des revenus car, à leurs yeux, elle remet en cause le principe d'"universalité" de la sécurité sociale et amplifie "l'injustice" envers les familles. 
Sans surprise, pour la CFDT, "il est important que le gouvernement puisse affirmer le sens de la politique familiale et ce n'est pas par des ajustements incessants qu'il va arriver à le faire". 
Selon FO, "le gouvernement confond la politique familiale qui a pour objectif de maintenir un taux élevé de natalité avec une politique fiscale qui est de nature redistributive", or il "a renoncé à une réforme fiscale". 
La CFTC "ne peut l'accepter alors que de plus en plus de Français ne croient plus en notre système de protection sociale" et que "de plus en plus de ménages issus de la classe moyenne souhaitent se retirer de ce système qu'ils jugent injuste". 
Enfin dès jeudi, la CGT avait également condamné cette mesure "contraire à l'esprit même de la sécurité sociale".

Les associations familiales vent debout

D'autres dénoncent une
ouverture de "la boîte de Pandore". Sur BFM TV, Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche (PG), juge "dangereuse" la fin de l'universalité de l'allocation aux familles. "Demain, c'est le remboursement des médicaments qui ne sera pas le même suivant les revenus". 
Pour le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, l'exécutif "met le doigt dans un engrenage très dangereux".

Avec la droite, tout le monde est contre ces mesures, mais les élus socialistes les votent...

mercredi 5 mars 2014

Confiance perdue: la Commission européenne place l'économie française sous surveillance renforcée

Carton rouge contre la gestion de l'économie par Hollande

La Commission européenne a épinglé le manque de compétitivité et le niveau élevé de la dette français


L'économie française est devenue un sujet de préoccupation pour l'Union européenne, au même titre que celle de l'Espagne ou de l'Irlande.


L'idéologie socialiste plombe la France 

L'économie française inquiète la Commission européenne en raison de son manque de compétitivité, d'un coût du travail trop élevé et d'une dette publique qui ne cesse de s'alourdir. Sans oublier un rythme de réformes jugé trop lent pour redresser la barre. "Le déficit commercial qui ne cesse de se creuser reflète la perte continue des parts de marché à l'exportation", analyse la Commission. "Malgré les mesures prises pour favoriser la compétitivité, jusqu'à présent, le rééquilibrage est limité. (...) Le coût du travail reste élevé et pèse sur les marges des entreprises", souligne -t-elle dans son rapport. Mais, à l'unison idéologique avec l'exécutif sur le "pacte de responsabilité", les syndicats ouvriers maintiennent leurs exigences d'objectifs chiffrés exigeants et de sanctions sur le patronat créateur d'emplois.


Ce que la Commission attend de la France 


Hollande doit peser sur deux leviers: réduction du déficit budgétaire, ce qui signifie de réduire ses dépenses (créations de postes dans l'enseignement, par exemple), mais pas seulement. En novembre 2013, l'Etat faisait toujours de l'intox en disant qu'il tiendrait ses dépenses et ramènerait comme prévu l'ensemble des déficits publics à 4,1% du PIB, selon le projet de loi de finances rectificative présenté. Mais Hollande guerroie au Mali ou en Centrafrique et menace la Russie en Ukraine...

Pour éviter qu'un tel scénario ne se reproduise, il est également demandé à la France de mener d'importante réformes pour rendre son économie plus compétitive. Mais Hollande s'épanouit dans le sociétal, réformant le mariage et trompant la confiance des Français sur la GPA, plutôt que de mener une réforme fiscale énergique... L'objectif de réduction du déficit public à 3% était enterré, comme l'âge de départ à la retraite à 60 ans.


La France a déjà reçu un avertissement et perdu la confiance 



Bruxelles va scruter avec encore plus d'attention les comptes de la France, d'autant que Hollande a déjà utilisé son joker en obtenant en mai 2013 un délai supplémentaire pour repasser sous la barre des 3% de déficit. Sauf que d'après les derniers calculs de Bruxelles, ce dernier avoisinera les 3,9% en 2015, alors qu'il est censé repasser sous la barre des 3%.

Hollande nous mène au goufre. 
Les scrutins de mars et mai sont des occasions majeures de rappel à l'ordre de la majorité présidentielle.

mercredi 19 février 2014

Le très démocrate sous-ministre Hamon veut imposer le silence à Gattaz, président du syndicat des patrons

Le sous-ministre demande au patron des patrons d'"arrêter de parler"

Hollande tente d'attirer les investisseurs étrangers; Hamon braque les patrons français
Le président du MEDEF "stresse tout le monde, y compris les chefs d'entreprises", estime le ministre délégué à l'Economie sociale, Benoît Hamon, mardi 19 février, avec toute l'objectivité dont est capable le représentant de l'aile gauche du PS au gouvernement. Le ministre politique réagissait aux propos du responsable de la principale organisation patronale française mardi lors d'une conférence de presse. Alors qu'il accompagnait François Hollande à Washington, le patron du MEDEF avait déclarait qu'il refuserait toute contrepartie, contrainte et sanction.

Hamon est-il inconscient ou stupide? 
Alors que le président socialiste se convertit au social-libéralisme, Hamon reproche à Gattaz des déclarations qui "varient", notamment sur le Pacte de responsabilité. 
Hamon est-il ministre ou porte-parole syndical?
"Il faut que Pierre Gattaz arrête de parler [...] qu'il négocie sérieusement comme le demandent les syndicats", a ajouté Benoît Hamon, autre "impuissant" "inutile" à l'instar de Montebourg. 
Le ministre se fait représentant syndical: "Ce dont les syndicats de salariés ont besoin, c'est d'un interlocuteur qui ne change pas, ce qui stresse tout le monde y compris les chefs d'entreprise", a ajouté sans rire le collaborateur de Pierre Moscovici. Et de polémiquer en des termes blessants, appelant à "un petit peu de fiabilité et de rigueur dans les déclarations".

Après son matraquage fiscal des entreprises, le gouvernement s'est résolu à un allègement de 30 milliards d'euros de cotisations patronales en échange de créations d'emplois dans le cadre du Pacte de responsabilité. 
Hostile à une baisse de charges pourtant créatrice d’emplois et désireux d’en revenir à la doctrine socialiste traditionnelle du "donnant-donnant" avec les entreprises, le ministre partisan de cette idéologie archaïque a regretté que "les pouvoirs publics et le gouvernement prennent des engagements forts" et assuré que "les syndicats sont prêts à engager la concertation". Mais Hamon omet simplement que Hollande ne fait rien d'autre que recycler le "pacte de confiance" proposé par le MEDEF. Pour le doctrinaire ringard, "les éléments insécurisants depuis le début, ce sont les déclarations du président du MEDEF qui non seulement varient, mais ne donnent pas l'impression de prendre au sérieux la négociation sociale".

Gattaz pose ses conditions

Pierre Gattaz a suggéré mardi que l'"observatoire des contreparties" soit rebaptisé "comité de suivi du Pacte", un terme "beaucoup moins agressif", selon lui. 

Le patron des patrons a également demandé un "moratoire" sur une quinzaine de projets de loi qui sont aujourd'hui, selon lui, "autant de stress sur le dos des patrons". Parmi eux, il a cité "l'obligation de consulter le comité d'entreprise en cas de vente" d'une société.

Pour Benoît Hamon, Pierre Gattaz fait preuve d'"une méconnaissance de ce qui est écrit dans le texte" de la loi sur l'économie solidaire et sociale. Celle-ci prévoit la possibilité que les salariés se portent candidats à la reprise de leur entreprise, en l'absence de repreneur, afin de maintenir l'emploi. Il s'agit, a précisé le ministre, d'une disposition européenne de 2001 que la France est un des derniers Etats-membres à ne pas avoir transposée.
"Je lui proposerais volontiers de faire un moratoire sur la distribution excessive de dividendes qui pénalise l'investissement en France et qui pourrait être une contribution utile à la croissance et à la relance de l'économie française", a ironisé Benoît Hamon, dont la légitimité est pourtant limitée à des scrutins de liste, européen, puis régional, mais jamais en nom propre.
A cela, il faut ajouter que Benoît Hamon est à la fois membre du conseil d'administration de l'université Paris-VIII, en tant que "personnalité extérieure" (!) depuis octobre 2008, et professeur associé depuis septembre 2009. Conflit d'intérêts ou non ?

Gattaz a les cartes en main
Les syndicats soutenu par le petit ministre inaudible se préparent à la rencontre fixée par Pierre Gattaz le 28 février au MEDEF. Alors que Carole Couvert de la CFE-CGC pronostiquait encore, mercredi 12 février, "ça devient la chronique d'une mort annoncée du pacte de responsabilité", le patron des patrons joue l'apaisement en évoquant la possibilité d'"engagements chiffrés".
En fait, Gattaz souffle le chaud et le froid. 
A la descente de l'avion de Washington à San Francisco, Gattaz a concédé: " Je n'exclus pas des engagements chiffrés qui seraient des objectifs à partager sur la base d'estimations." Le chef de l'Etat s'est alors félicité devant les Français de San Francisco de "l'avantage" d'avoir eu Pierre Gattaz à ses côtés tout au long de sa visite d'Etat aux Etats-Unis.

mardi 28 janvier 2014

Socialisme en France: le taux de pauvreté dépasse 40% dans certaines zones

Paris est-elle la vitrine du socialisme à la Hollande ? 

De forts taux de pauvreté et de
 profondes disparités

Une étude publiée par La Gazette des communes dresse un état déprimant de l'état social de la capitale, après 13 ans de gestion socialiste par Bertrand Delanoë, depuis 2001.
Le PS a fait de Paris une ville bourgeoise. Une étude du Centre d'observation et de mesure des politiques sociales (Compas) pour La Gazette des communes met en évidence des taux de pauvreté variant de 7% à 25% selon les arrondissements de la capitale. Et malgré l'arrivée dans les quartiers populaires de catégories plus argentées ces dernières années, certains restent marqués par un très fort taux de pauvreté.
Paris arrive au 17e rang des grandes villes comptant le plus d'habitants vivant sous le seuil de pauvreté (moins de 977 euros par mois, par ménage), avec un niveau moyen de 14%. "Mais le taux de pauvreté y atteint plus de 20 % dans des arrondissements qui regroupent 200 000 habitants", note cette étude. Plus précisément, 25% de la population du 19e arrondissement est touchée par la pauvreté, arrondissement du sénateur Roger Madec que François Dagnaud tient au frais, 24% de celle du 18e, géré par Daniel Vaillant, 22% de celle du 20e, géré par Frédérique Calandra (PS) à la suite du socialiste Michel Charzat, et 18% de celle du 10e (Rémy Féraud, PS, codirecteur de campagne d'Anne Hidalgo). Les arrondissements les moins frappés par la pauvreté restent le 7e (7%, Rachida Dati, UMP), le 6e (8%, Jean-Pierre Lecoq, UMP) et le 16e (9%, Claude Goasguen, UMP).

Les trois communes les plus pauvres du classement :
1. Roubaix (45%)
2. Saint Pierre (44%)
3. Le Tampon (43%)
Les trois communes les moins pauvres du classement :
98. Versailles (7%)
99. Rueil-Malmaison (7%)
100. Neuilly-sur-Seine (7%)
En France, le taux de pauvreté est relatif (contrairement aux Etats-Unis, par exemple). Il est fixé à 60% du revenu médian, après impôts directs et prestations sociales. En 2011, ce seuil était de 977 euros par mois.

Méthodologie pour l’estimation des niveaux de vie

Les disparités sont également grandes entre villes PS
La commune de Besançon - maire proche de Laurent Fabius, puis d'Arnaud Montebourg, puis de Dominique Strauss-Kahn et enfin de François Hollande - est placée à la 47e place du classement national. Avec un taux de pauvreté atteignant les 20%, la capitale comtoise se situe 40 places derrière Dijon, autre ville socialiste mais bourgeoise,  qui est placée à la 87eplace avec un taux de pauvreté de 13%.


Ce taux dépasserait les 40% dans une dizaine de quartiers des 13e, 18e, 19e et 20e arrondissements.
L'étude utilise des indicateurs "plus fins" que l'INSEE, souligne le site de Metronews, et montre des disparités plus profondes encore entre les quartiers. Le taux de pauvreté dépasserait même 40% dans une dizaine de quartiers de 18e, 19e et 20e arrondissements, mais aussi dans le 13e arrondissement. 

Les taux de pauvreté s'échelonnent en effet de 7% à 45 %, selon les villes de France. Neuilly-sur-Seine serait la plus riche, tandis que Roubaix, dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais de Martine Brochen-Aubry (PS), est au plus bas. 
Ce classement se penche aussi précisément sur les arrondissements de Lyon (PS) et Marseille (UMP). Et en tire une leçon: "A l'échelle des grandes villes, une très forte densité peut faire disparaître des taux de pauvreté très forts localement, qui se cachent derrière des moyennes: si on y regarde de plus près, la pauvreté réapparaît. " Un commentaire qui, municipales obligent, fait dire aux chiffres ce qu'ils ne disent pas.


samedi 4 janvier 2014

Ecotaxe: les Bonnets rouges reprennent la lutte dimanche 5

La gauche gouvernementale exacerbe les luttes sociales et le régionalisme bretons

"Tout mettre en oeuvre pour que ne soit pas adopté ni signé" le pacte d'avenir présenté par le gouvernement
 
ont demandé lundi les Bonnets rouges aux membres du Ceser de Bretagne. Ils refusent en effet un "pacte griffonné dans l'urgence par des cabinets parisiens", soi-disant pour soutenir l'économie bretonne.

L'Etat socialiste centralisateur fédère contre lui les revendications des Bonnets rouges en colère contre le matraquage fiscal et les manifestations régionalistes contre les plans sociaux en Bretagne.

La mobilisation contre l'écotaxe repart. 
Le collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", à l'origine du mouvement des Bonnets rouges, va mobiliser ses troupes ce dimanche 5 janvier sur les ponts bretons pour dire non à l'écotaxe, une opération symbolique après les deux manifestations géantes de novembre. 

Dimanche, de 13h00 à 17h00, les Bonnets rouges serront sur les ponts à quatre-voies des quatre départements bretons et de la Loire-Atlantique. Il s'agira d'une première action organisée à l'initiative des nouveaux comités locaux de Bonnets rouges, qui vont assurer l'organisation de la manifestation dans leurs périmètres géographiques. 

Les rassemblements de dimanche resteront symboliques.
Les organisateurs n'ont pas prévu de perturber la circulation. L'opération a été baptisée "Chacun son pont" et vise à exiger le maintien de la gratuité des routes en Bretagne, mise en péril selon le collectif par l'écotaxe, une taxe poids lourds que le gouvernement, sous la pression, a reportée sine die, mais n'a pas supprimée.

De nouveaux comités locaux
Drapeau breton flottant au-dessus de la foule des Bonnets rouges:
manifestation de Quimper, Finistère, le 2 novembre 2013
Selon une source proche des autorités,les manifestants devraient en effet occuper les ponts des principaux axes routiers bretons, à raison de 5 à 10 personnes par site. Ils devraient aussi porter leurs bonnets rouges et déployer, comme à chacune de leurs manifestations, des Gwenn ha du (drapeau breton noir et blanc), ainsi que des banderoles anti-écotaxe. 

Après deux grands rassemblements en Bretagne de novembre, de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Quimper (13.000 à 30.000 selon les sources), puis à Carhaix (17.000 à 40.000 personnes), dans le Finistère, où gronde le plus fort la colère contre l'écotaxe, la nouvelle action vise à pérenniser la mobilisation du mouvement. 
A Quimper, 15.000 à 30.000 artisans, ouvriers, agriculteurs bretons avaient poussé un premier cri de colère, craignant pour leur avenir, comme le montrent les témoignages relayés par Francetv info. Car au-delà de l'industrie agroalimentaire en grande difficulté, avec la fermeture de Gad, Doux et Tilly-Sabco à venir, c'est tout un territoire qui risque d'être mis à genoux. D'après Marc Hébert, secrétaire général de FO dans le Finistère "toute l'économie locale va souffrir des fermetures d'usines", ce qui expliquerait la présence à la fois de patrons, comme Daniel Sauvaget, de Tilly-Sabco, mais aussi d'ouvriers, de militants de gauche comme de droite, voire d'extrême-droite et d'extrême-gauche à la manifestation de Quimper.
Nouvel incendie de portique écotaxe, sur RN 176
vers Pontorson 
dans la Manche, le samedi 28 décembre 2013 
Cette fois-ci, l'initiative vient de la "base"
L'un des porte-parole du mouvement, Christian Troadec, avait annoncé la création de ces comités fin novembre à l'issue de la dernière manifestation à Carhaix, ville dont il est le maire gauchiste. 

Il attendait dans un premier temps une centaine de comités avec l'objectif d'en avoir à terme 200.
"Il y a aujourd'hui une quarantaine de comités locaux dans les cinq départements de la Bretagne historique", incluant la Loire-Atlantique, a précisé Christian Troadec. 
Les responsables de ces comités se retrouveront le 11 janvier à Pontivy (Morbihan), après une réunion le 7 janvier de la vingtaine de membres du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne". 

Le mouvement des Bonnets rouges a rejeté le "Pacte d'avenir de la Bretagne" signé le 13 décembre à Rennes par le Premier Sinistre, le sombre Ayrault de Nantes. 
Mais apporté tout fait de Paris, sans concertation, le document, destiné à donner un nouvel élan à la région, est un "écran de fumée", affirment les intéressés.

mercredi 1 janvier 2014

Voeux de Hollande: une avalanche de hausses

TVA, transports, électricité, logement, etc : tout ce qui augmente ce 1er janvier

Français, coeurs de cible
Ce 1er janvier 2014, le matraquage fiscal contredisent les promesses de changement de Hollande.

La France détient, avec la Belgique, le record de la taxation du salarié moyen.
Notre vie quotidienne sera handicappée par les hausses en avalanche : 
Augmentation de la TVA, de la facture d'éléctricité,  du prix du tabac, des timbres, ou du logement...

Petit tour d'horizon
Voici la liste noire des changements du 1er janvier 2014. 

SMIC. +10 centimes, à ranger dans les changements relativement positifs, il y a l'augmentation du salaire minimum. Le SMIC prendra 1,1 point par rapport à 2013. Il passera de 9,43 à 9,53 euros bruts de l'heure. Concrètement, un salarié à temps plein gagnera 12 euros nets de plus par mois.

Carte d'identité. La durée de validité de la carte nationale d'identité passera de 10 à 15 ans, sauf pour les mineurs.

Justice. Le timbre fiscal à 35 euros n'existera plus en 2014. Depuis octobre 2011, il devait être acquitté par tout justiciable désirant saisir la justice pour un problème civil, commercial, prud'homal, social, rural ou la justice administrative.

Environnement.
 
Il sera désormais possible de faire mesurer l'expositions aux ondes électromagnétiques d'une habitation ou d'un lieu public. Pour ce faire, une simple demande à l'Agence nationale des fréquences sera nécessaire.


Jeux. Les tirages du Loto et d'Euro Millions seront désormais retransmis par TF1 et non plus par France 2... Un changement d'envergure pour les Français !

Les prestations familiales. Il s'agit par exemple de l'allocation rentrée scolaire (ARS) ou encore de la prestation d'accueil du jeune enfant. Ces prestations augmenteront de 1,9%.


Les coups de gourdins fiscaux de 2014

TVA. La taxe sur la valeur ajoutée va passer de 19,6% à 20%. Le taux intermédiaire, qui concerne l'hôtellerie, la restauration ou encore les transports, va passer de 7% à 10%. Quant au taux réduit, celui à 5,5%, il ne bougera pas. Les livres, les spectacles vivants ou encore les tickets cinéma verront leur TVA baisser de 7 à 5,5%. En ce qui concerne les centres équestres, la taxe augmentera de 7 à 20% à moins que le gouvernement ne parvienne à retarder cette mesure voulue par Bruxelles.
VOIR et ENTENDRE 


Boissons énergisantes. Une taxe sur les boissons énergisantes entrera en vigueur à hauteur de un euro par litre.

Quotient familial. Le plafond de ce dispositif va baisser de 2000 à 1500 euros par demi-part. Pour rappel, ce dispositif réduit l'impôt des familles en fonction du nombre d'enfants et des revenus.

RSA. Le revenu de solidarité active "socle" sera revu à la hausse. Il augmentera de 1,3% ce qui représente un revenu de 499euros pour une personne seule et de 749 euros pour une personne avec un enfant.

Les fonctionnaires. Leur journée de carence, non indemnisée en cas d'arrêt maladie, sera abrogée. En revanche, les fonctionnaires de catégorie C (47% des agents), c'est-à-dire les moins bien payés, bénéficieront, au 1er février, d'un coup de pouce de 4,6 euros à quelque 46 euros mensuels.

Emploi. La durée minimale des temps partiels passera à 24 heures par semaine.

Législation européenne. Elle
autorisera les Bulgares et Roumains à venir travailler librement en France au nom du principe de la libre circulation des travailleurs européens.

Timbre. Le prix des timbres classiques va augmenter de trois centimes. La lettre verte passera à 0,61 euro et la lettre prioritaire à 0,66.

Tabac. Dès le 13 janvier, le prix du tabac augmentera. Le paquet de cigarettes coûtera 20 centimes de plus et le tabac à rouler, 50 centimes. A titre d'exemple, le paquet de cigarettes le plus onéreux coûtera sept euros de plus à compter du 13 janvier.

Energie. Les factures d'électricité devraient augmenter en 2014 de 2%. Une augmentation due à une hausse de la Contribution au service public de l'électricité (CSPE), une taxe sur la facture d'électricité. Aussi, les tarifs TTC de l'énergie vont varier selon les changements de TVA. Le gaz et l'électricité passeront ainsi de 19,6 à 20% alors que les abonnements resteront au taux de 5,5%.

Transports en commun. En Ile-de-France, les tarifs seront majorés de 3% à l'exception du ticket à l'unité qui restera à 1,70 euro et du passe mensuel Navigo des zones 1-5 qui sera maintenu au tarif de 113,20 euros.

Police. Les policiers et gendarmes disposeront d'un nouveau code de déontologie. Celui-ci préconise le vouvoiement, encadre les contrôles d'identité ainsi que la palpation des suspects et prévoit que les forces de l'ordre portent sur leur uniforme un numéro permettant de les identifier.

Retraite. Les pensions complémentaires du privé, à savoir Agirc et Arrco, seront désormais versées mensuellement et non plus de façon trimestrielle. De plus, les cotisations acquittées par les entreprises et les salariés augmenteront, ainsi que celle du régime général de base. 
A noter, les majorations de pension des retraités ayant trois enfants ou plus seront soumises à l'impôt.

mercredi 20 novembre 2013

"Partout la colère explose sur le terrain", avertit la FNSEA

A la veille du blocus de Paris, demain matin

Contre l'accumulation de taxes et réglementations, une manifestation des agriculteurs aux abords de Paris 

Manif FDSEA anti-écotax
à St Omer et Valenciennes - 8/11/2013
"On fera tout pour éviter les violences et les débordements", assure mercredi le président de la FNSEA, Xavier Beulin.

"Ce n'est pas une initiative isolée, beaucoup de régions bougent en ce moment et organisent des rassemblements dans les jours qui viennent" a prévenu X. Beulin,  en notant que "partout la colère explose sur le terrain".

Le "blocus de Paris" jeudi matin est à l'appel de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles d'Ile-de-France (FDSEA) et celle des Jeunes agriculteurs (JA), pour protester contre un "cumul" de taxes et de réglements.

"Il y aura de la gêne, mais pas de casse ni de débordements qui seraient mal compris par nos concitoyens".

"Faire en sorte qu'on puisse entendre ce message de la base et d'obtenir une réponse des pouvoirs publics, c'est aussi le rôle de la FNSEA, fait-il valoir. Or, "les contraintes mises bout à bout finissent par faire exploser la colère sur le terrain", souligne-t-il.

Mais il devra compter avec l'infiltration de gros bras de la Confédération paysanne déterminés à perturber les opérations, avec le renfort de ses camarades anarcho-révolutionnaires et la bienveillante discrimination des forces de police de Manuel Valls. 

A ce stade, X. Beulin dit avoir obtenu "deux rendez-vous la semaine prochaine sur l'écotaxe en particulier et la fiscalité en général" avec les ministres de l'Agriculture et des Transports d'une part, et avec le Premier ministre dans le cadre de la remise à plat de la fiscalité d'autre part.

"Mais je vais demander d'aller plus loin", a-t-il affirmé, citant des questions réglementaires.
X. Beulin n'appellera  pas à d'autres mobilisations dans l'immédiat, a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.
Mais, "la FNSEA est une fédération de fédérations, c'est un réseau qui compte beaucoup d'autonomie et d'indépendance. Ce que nous attendons nous, malgré tout, c'est que ces manifestations se fassent dans les règles et le respect des personnes et du matériel public," insiste le président national.

vendredi 8 novembre 2013

Autoroute Valenciennes-Bruxelles: les agriculteurs ont bâché un portique écotaxe

Opération escargot des agriculteurs contre le matraquage fiscal 

Une cinquantaine de tracteurs
 ont occupé l'autoroute A2 (Valenciennes-Bruxelles)

Cortège empreint de gravité
A hauteur de la ville de Marly, à l'appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs, ils ont bâché le portique écotaxe symbole "le matraquage" fiscal qu'ils subissent au quotidien. Venus du sud du département, ces agriculteurs ont posé une banderole sur le portique. On pouvait y lire : "Vos contraintes vont nous tuer".
Contrairement à la révolte de l'agroalimentaire breton, ce mouvement s'est déroulé sans heurt, dans une ambiance "bon enfant". L'ambition des manifestants était de ne pas détruire un portique qui a été "payé par les contribuables". Pour eux, l'objectif consistait aussi à  communiquer sur les charges  qui pèsent sur les exploitants agricoles. "Stop aux contraintes économiques, réglementaires et environnementales (…) La pérennité de nos exploitations est en danger. A-t-on encore le droit de produire ?", expliquait le communiqué de la FDSEA.

Ce vendredi 8 novembre, de 10h à 13h, l'autoroute A2 a été coupée dans les deux sens
A Valenciennes, l'accès à la Place du Canada a été fermé à l'heure du déjeuner, le temps d'un rassemblement et d'un discours, entraînant des perturbations sur les routes, où aucun dégat n'a été constaté.