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dimanche 5 janvier 2020

Hidalgo offre la gratuité des transports pour les -18 ans à Paris contre deux bulletins de vote socialiste

Mesure de politique politicienne, chantage et abus de pouvoir de la maire-sortante

Si elle est réélue en mars, la maire de Paris Anne Hidalgo offrira la gratuité des transports en commun aux moins de 18 ans à Paris

Ils ne disent pas si les parents devront donner la preuve de leur vote socialiste.
"L'un des grands marqueurs du mandat, c'est le changement de paradigme sur les mobilités. C'est pourquoi Anne Hidalgo annoncera l'extension de la gratuité des transports en commun pour tous les Parisiens de moins de 18  ans", a déclaré son premier-adjoint Emmanuel Grégoire au Journal du Dimanche. 

Achètera-t-elle aussi les votes des parents à qui Hollande a sucré les allocations familiales et baissé le quotient familial ? 
"Cette mesure, que nous avons travaillée avec les communistes parisiens, sera mise en œuvre dans les mois qui viennent si les Parisiens décident de poursuivre avec nous", a-t-il osé indiqué, précisant que cette proposition consisterait en une "carte Navigo gratuite, sans avance à débourser".

"Nous allons chercher un nouveau système avec Ile-de-France Mobilités", l'autorité organisatrice des transports dans la région, a ajouté E. Grégoire, en promettant d'autres "annonces fortes" dans le domaine des transports.

Si Mme Hidalgo n'est pour l'heure pas postulante à sa réélection, Grégoire a d'ores et déjà été désigné pour diriger sa campagne. "Nous organisons tout en amont pour qu'Anne Hidalgo puisse être officiellement candidate à la mi-janvier", a-t-il déclaré.
"Chacun a compris qu'il n'y a pas beaucoup de suspense, et qu'elle est concentrée sur sa mission de maire le plus longtemps possible", a poursuivi son premier adjoint, lequel a officiellement décroché de sa fonction à la Mairie.

Hidalgo a d'autres propositions dans son sac

Résultat de recherche d'images pour "Hidalgo"
Elle devrait annoncer la création de phalanstères, telle cette "sorte de coopérative agricole pour sécuriser l'approvisionnement" en amont des cantines scolaires. Et "en aval, l'organisation du zéro déchet, en partenariat avec des acteurs associatifs", a précisé Grégoire.

Tout en tenant pour "certaine et nécessaire" une alliance avec le candidat EELV David Belliard entre les deux tours, Grégoire a envoyé un signal fort aux écologistes sur qui est le chef avec une pique acérée contre leur "résistance à la construction" de logements. 
"J'y vois la convergence d'un conservatisme pseudo-écologiste [des Verts parisiens] qui consiste in fine à plonger la ville dans le formol et d'un conservatisme réactionnaire anti-logements sociaux", a-t-il grincé. "Si on appliquait tout ce qu'ils proposent, Paris deviendrait une ville d'ultra-riches, hyper-gentrifiée", a-t-il encore lâché.

vendredi 5 avril 2019

Education : Blanquer envisage des amendes pour les parents d'enfants violents

Le juppéiste va-t-il virer sécuritaire ?

Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a évoqué la question de la violence dans les établissements scolaires

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La fessée est interdite mais 
la cagoule est encore autorisée
Vendredi 5 avril, dans un contexte de protestation et de grève contre le projet de loi sur l'école dite "de la confiance" et de la réforme du lycée et du bac, il a notamment avancé la possibilité d'infliger des sanctions pécuniaires aux parents d'enfants violents.

  

Son plan contre les violences scolaires se décompose en deux parties.

"Il y a une première partie que j'ai déjà affirmée, elle a trait au signalement automatique et à la réaction automatique de l'institution à partir du moment où un professeur ou un personnel signale un fait violent, a-t-il détaillé sur BFMTV. Et puis il va y avoir un deuxième temps au cours de ce mois d'avril, qui est plus interministériel, qui a nécessité du travail, mais qui va être fort, parce qu'il va nous permettre une batterie de mesures." Et la capacité à associer les familles à la lutte contre les violences scolaires fait partie de ces mesures

Interrogé sur le sujet, Jean-Michel Blanquer n'a pas donné de précisions sur d'éventuelles sanctions, tout en écartant la suspension des allocations familiales, "car ce n'est pas adapté au sujet". Il n'a toutefois pas exclu la mise en place d'amendes pour les parents d'enfants violents.


Blanquer lance un ballon d'essai

"Il y a aujourd'hui toute une série de formules juridiques qui permettent de dire à une famille que si un certain nombre de choses ne sont pas rectifiées, il peut y avoir des conséquences de toute ordre pour cette famille. Ces conséquences peuvent être pécuniaires", a indiqué le ministre, qui a également précisé que rien n'est encore tranché. Appelé à préciser s'il a en tête la possibilité d'infliger des amendes aux familles, Jean-Michel Blanquer a répondu "pourquoi pas".

Jeudi, pour la troisième fois en quelques semaines, des enseignants sont descendus dans la rue pour protester contre le projet de loi sur l'école et la réforme du lycée et du bac, une grogne que le ministre de l'Education tente de calmer. Quelque 5.800 profs ont défilé à Paris, selon les chiffres minimalistes de la police, 1.500 à Angers, 500 à Clermont-Ferrand, 400 à Montpellier, 300 à Lyon, 200 à Toulon etc., notamment des professeurs d'écoles maternelles et élémentaires. C'est dans le primaire aussi que l'appel à la grève, lancé par plusieurs syndicats, a été le plus suivi.

Selon le ministère de l'Education, 15% des instits n'ont pas fait classe jeudi, 25% selon le  syndicat dominant du primaire, le SNUipp-FSU, un taux habituel.

mardi 19 janvier 2016

Baisse de la natalité, conséquence des attentats terroristes et de la... "protection" de Hollande

La faute aux attentats terroristes ?

Baisse sensible
 des naissances en France

  
Cette chute se serait accentuée en octobre et en novembre, neuf mois après les attentats de janvier. Et ce sentiment d'insécurité devrait persister en 2016 (malgré la "protection" que Hollande promet à toutes et tous), sous l'effet de "l'état d'urgence économique et sociale" instauré par Hollande et que Valls veut prolonger.

L'exception française en matière de fécondité serait-elle menacée ?
Avec près de deux enfants par femme, la fécondité française se porte plutôt bien, notamment quand on la compare avec celle de nos voisins européens. Mais le plus inquiétant, c'est que les causes officielles énoncées par les media diffuseurs des éléments de langage du pouvoir ne sont que très partiellement recevables.

La baisse atteint environ 10% de naissances 

La fécondité, tributaire des attentats terroristes... "Les jeunes femmes qui ont été choquées par les événements du début d'année ont sans doute renoncé ou reporté l'idée d'une grossesse", raconte Jean-Loup Durousset, patron de Natecia, la deuxième plus grosse maternité privée de France. Cette dernière a enregistré, pour sa part, 400 naissances de moins que l'année dernière, soit une baisse de 10%. 
"En Alsace aussi, on est à 10% de baisse dans le secteur privé, 7% dans le public [davantage fréquenté par la population immigrée]
Même chose en PACA, que son ex-président socialiste, Michel Vauzelle, se flattait de classer "première région musulmane de France"
En Rhône-Alpes, certains établissements connaissent des baisses de 15%, et l'évolution peut être catastrophique", poursuit Jean-Loup Durousset. 
François Hollande n'a-t-il pas annoncé vendredi 13 novembre 2015 qu'il décrétait l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire. Prochain bilan, lors de la canicule d'août... 

Une nouvelle baisse attendue en août 2016.

Naturellement, les professionnels envisagent une nouvelle chute des naissances en août et septembre 2016, neuf mois après le départ de l'état d'urgence. C'est pourquoi ils ont décidé d'alerter le ministère de la Santé sur cette situation, lui demandant de songer à une compensation de cette baisse d'activités.
Valls va-t-il exiger plus de fermeté des pères et Hollande sortir son plan B en faveur de la gestation pour autrui ?

Le chômage dégage du temps, à défaut de libérer les esprits
Ce climat anxiogène entretenu par les commémorations gouvernementales à répétition n'est pas la seule cause de cette baisse. C'est la faute des patrons et de l'échec du CICE !  Les couples en âge de procréer que les uns accusent de paresse hormonale et les autres d'abus des interruptions volontaires de grossesse - les IVG (gratuites depuis le 31 mars 2013) ont augmenté de 4,5% en 2013 -seraient aussi soumis aux effets de la crise économique. 

ll faut d'ailleurs attendre maintenant qu'opère la magie du plan (d'urgence !) de Hollande pour l'emploi. Reste, quand même, que le climat n'est pas porteur du tout. "Dans les échanges qu'on a au quotidien avec nos patientes, elles nous disent 'je ne le sens pas' ou 'je ne vais pas mettre au monde un enfant dans ce contexte-là', c'est très clair", confie notamment Emmanuel Bolzinger, gynécologue obstétricien.

Et la diminution des allocations familiales, est-elle un stimulus ?


Les allocations familiales en baisse pour 500.000 foyers.
Adoptée en octobre 2014, la réforme des allocations familiales a produit ses premiers effets. Environ un ménage concerné sur dix a vu le montant de ses allocations familiales baisser ou disparaître. En effet, depuis août, les allocations familiales sont désormais calculées en fonction des revenus des parents et suivent un nouveau barème.

La modulation au détriment des bons salaires de droite ou de bobos de gauche remplace l’universalité et l'équité. Certains foyers n'ont plus droit à aucune aide solidaire de leurs concitoyens pour les aider à faire le choix d'un enfant. Jusqu’à présent, le principe était clair : si l’impôt sur le revenu est progressif pour favoriser la redistribution, en matière d’allocations familiales, c’était l’universalité qui prévalait. Quels que soient ses revenus, un foyer modeste ou fortuné recevait le même montant: c'est ce qu'on appelait une politique nataliste, sans discrimination. 

Ce  nouvel attentat socialiste de masse
(contre environ 3 millions de familles) contre les familles moyennes fait suite à l’abaissement du quotient familial et à la diminution (voire la suppression) de la prime de naissance et du complément de garde.

Or, une revalorisation des allocations familiales était promises tous les 1er janvier, en lien avec l'inflation. Mais, pour commencer, l'augmentation prévue au 1er avril 2015 n'a pas eu lieu, pour une bonne raison, le gel de la majorité des prestations sociales...
De quoi débloquer les ardeurs des seuls couples irresponsables.
Les familles et les classes moyennes dans le viseur de Marisol Touraine peuvent se tourner vers les salles de shoot...

samedi 8 août 2015

Allocations familiales: qui sont les enfants victimes de Hollande?

La baisse des allocs discrimine certains enfants:
la lutte des classes n'en a pas fini...

La "modulation" des allocations familiales est entrée en vigueur le 1er juillet

La gauche stigmatise la réussite:
les enfants de parents qui gagnent  

leur vie sont pénalisés
10% des familles touchent désormais 127 euros de moins par mois en moyenne. 
La modulation des allocations familiales en fonction des revenus est entrée en vigueur au 1er juillet. Pour leurs enfants "modulés", les familles touchent leurs premières allocations abaissées, en ce début de mois et alors que le débat politique n'est pas clos.

Universelles ou pas, la gauche a voulu pénaliser les enfants frappés par les nouvelles allocations familiales modulées en fonction du revenu. La perte est de 127 euros en moyenne pour 500.000 familles, soit 10% des 5 millions d'allocataires, rappellent Les Echos.

Des prestations familiales en baisse de 1,1% en 2015

Pour vérifier si vous êtes concernés, la CAF a mis en ligne un simulateur. Au-dessus de 67.140 euros perçus en 2013, soit 6.000 euros net par mois, une famille de deux enfants voit ses allocations divisées par deux, rétroactivement... 

Les enfants déjà mis au monde sont tout à coup ciblés.
Au-dessus de 89.490 euros, soit 8.000 euros net par mois, elles sont divisées par quatre. Une grande majorité des familles appartient aux 20% des ménages les plus "riches" ou encore les moins pauvres, puisque la majorité de gauche les traque de toutes parts. Agoravox pose une question significative de l'état de la république à la française : "Doit-on donner plus d’allocations familiales aux riches qu’aux pauvres ?..." Ne fallait-il pas qu'en bonne démocratie, tous les enfants soient traités équitablement?

Aux 400 millions d'économie attendus en 2015 et aux 800 millions en 2016 grâce à cette mesure, s'ajoutent la baisse du plafond du quotient familial et la modulation de la Pajeprestation d'accueil du jeune enfant, sous conditions de revenus: l'enfant est stigmatisé avant d'avoir reçu son premier salaire... 
La gauche au pouvoir a mis en place un ensemble de mesures pour économiser sur les prestations familiales et faire face à un accroissement non maîtrisé des dépenses publiques au détriment de ces enfants.La politique socialiste de natalité fait baisser leurs allocs de 32,3 milliards d'euros dès 2015
C'est à leurs frais que le déficit de la branche famille de la Sécurité sociale pourrait être réduite cette année de 2,7 à 2 milliards, si toutefois la couverture sociale des immigrés clandestins arrivant en masse n'impose pas à Hollande de nouvelles dépenses publiques.

La lutte des classe est relancée.
Parce qu'ils ne sont pas nés dans une famille classée défavorisée, les "enfants modulés" sont exclus de la priorité donnée par Hollande à la jeunesse.

dimanche 22 mars 2015

Hollande, Valls et Touraine ont versé des prestations sociales à 290 djihadistes en 2014

Les contribuables français savent maintenant pour qui ils travaillent

"Impuissance à contrôler et à stopper le versement de ces prestations"

Lors de la séance questions d’actualité au Gouvernement, le député UMP Alain Marsaud a interpellé le ministre de l’Intérieur sur le versement des prestations sociales aux djihadistes partis combattre en Syrie ou en Irak.
Le Député a jeté un pavé dans la marre de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur : "Comment expliquer que un ou deux milliers de Français (…) quittent la France pour aller combattre à l’étranger ou y vivre (…) A maintes reprises, j’ai eu l’occasion d’interpeller le ministre de l’Intérieur sur l’utilisation supposée des allocations familiales ou prestation de toute nature que continuent à percevoir lesdites familles dans ces zones". Le député poursuit en rapportant le désarroi de directeurs de caisses d’allocations familiales, "qui [lui] ont fait part de leur impuissance à contrôler et à stopper le versement de ces prestations au profit de ces personnes".
L’ancien magistrat antiterroriste a "constaté hélas que ces versements se poursuivent aujourd’hui et que certains Français font usage de leur carte de crédit (…) pour débiter leur compte crédité en France par nos organismes sociaux". Le député UMP a ajouté : "Il est temps que nos services de renseignement croisent leurs fichiers avec les caisses d’allocations familiales".

Bernard Cazeneuve reconnaît le signalement de 290 cas

Le ministricule de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, assure qu'il y remédie... 
Il a pourtant vivement réagi à la question du député des Français de l’étranger : "vous pointez des manquements qui n’existent pas en nombre mais qui peuvent exister (…). Lorsque les personnes sont à l’étranger (…), leur cas est immédiatement signalé aux autorités en charge du versement de ces prestations sociales. L’an dernier, 290 cas ont été signalés. Il a été mis fin au versement de ces allocations". L’Etat a donc continué de verser l’argent des cotisations de travailleurs à ces bénéficiaires d’allocations familiales, "même si désormais ils ne touchent plus de prestations sociales", selon ce qu'affirme Nanard Cazeneuve.

Le ministre de l’Intérieur n'a pas tardé à changer de sujet, ajoutant que 25 interdictions administratives de sortie du territoire et 19 interdictions du territoire national ont été décidées dans le cadre de l'application de la loi antiterroriste de novembre 2014.

lundi 24 novembre 2014

Première mobilisation des "Familles plumées" contre les atteintes aux allocations et au congé parental

Après la révolte des "pigeons", les familles volent dans les plumes du pouvoir socialiste

Opposé à la destruction de la politique de la famille,
ce collectif a appelé à des rassemblements, dimanche 23


Laurence Rossignol (PS) s'est faite voler dans les plumes
Dans une cinquantaine de villes, les "Familles plumées" avait organisé leurs premières manifestations contre la réforme du congé parental et la "modulation" des allocations en fonction des revenus. Ces deux mesures font partie du projet de budget de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2015, qui sera examiné en deuxième lecture à l'Assemblée nationale à partir de lundi. A Versailles (Yvelines), la mobilisation a été particulièrement réussie.
C'est devant le Palais Bourbon que 250 personnes (selon la police...), se sont réunies, scandant "Matraquage fiscal, malaise familial" ou encore "Congé parental, libre choix familial", avant d'asperger de plumes le bâtiment. "A partir du moment où on touche à l'universalité des allocations familiales, on met en danger les finances des familles", a dénoncé Julie Graziani, porte-parole du collectif des "Familles plumées".

Selon un sondage IFOP de samedi, 81% des Français jugent que la politique fiscale du gouvernement pénalise "fortement" les familles

Dans la foule, de nombreux manifestants ont brandi des drapeaux de la Manif pour tous, compétent en matière de mobilisation pacifique. Près de Paris, la police a également dénombré 200 personnes, rien qu'à La Défense. "Les sondages montrent que les Français rejettent en bloc la politique fiscale du gouvernement à l'égard des familles," a fait valoir la porte-parole Julie Graziani. 

La modulation des allocations familiales dénoncée, même à gauche

Sur les réseaux sociaux, c'est le troisième sujet de discussion.  Preuve que les Français sont tous attachés depuis 1945 aux allocations familiales et leurs conséquences sur la natalité. Les restrictions au versement des allocations aux familles en fonction de leur nombre d'enfants ont été voulues par la majorité présidentielle et votées par l'Assemblée nationale, mais leur esprit déplaît sur le fond, mais aussi dans la forme, avec l'hypocrisie du terme "modulation".
"La polémique est inhérente à toute décision politique aujourd'hui", minimisait, jeudi soir, la secrétaire d'Etat à la Famille, Laurence Rossignol (PS), une féministe sans enfants. 

Portée par les députés socialistes, ces dispositions ne font pas l'unanimité à gauche. 
Sur BFMTV, l'ancien ministre de l'Education nationale Benoît Hamon a regretté qu'on touche à l'universalité des droits. "Si demain on ne réserve les droits et les prestations qu'aux familles les plus modestes et que l'on réclame l'impôt à tous, on affaiblit le consentement à l'impôt et à la solidarité", a souligné le député PS des Yvelines. Mais il ajoute : cette économie "évite en tout cas que l'on remette en cause la prime à la naissance".

La maire de Paris désapprouve pas "les modalités de mise en oeuvre" de la réforme, pourtant "pas choquante". "Aujourd'hui, il y a un problème de pouvoir d'achat. Vous avez des familles qui ont 40, 45% de leurs revenus qui partent en impôts. A Paris, vous avez des familles dont 30 à 40% du revenu partent en logement. Compte tenu de ces problèmes, je souhaiterais beaucoup plus de progressivité" dans l'application de la mesure, a affirmé Anne Hidalgo (PS)" sur France 2.
Sur Sud Radio, la députée PS des Deux-Sèvres Delphine Batho a dit son opposition. "Il y a un problème d'écart de richesse pour élever les enfants au niveau des familles. Mais c'est au niveau de la fiscalité, avec le quotient familial qu'il faut agir, pas en remettant en cause l'universalité des allocations familiales", a défendu la ministre limogée du gouvernement en 2013 pour avoir critiqué le budget de son ministère (Ecologie).
Les radicaux de gauche, qui doivent décider dans la soirée s'ils restent dans la majorité, et les écologistes ont fait savoir de leur côté qu'ils étaient partagés.

Les syndicats rejettent l'ensemble de la réforme


Les syndicats ont rejeté ce vendredi une modulation des allocations familiales en fonction des revenus car, à leurs yeux, elle remet en cause le principe d'"universalité" de la sécurité sociale et amplifie "l'injustice" envers les familles. 
Sans surprise, pour la CFDT, "il est important que le gouvernement puisse affirmer le sens de la politique familiale et ce n'est pas par des ajustements incessants qu'il va arriver à le faire". 
Selon FO, "le gouvernement confond la politique familiale qui a pour objectif de maintenir un taux élevé de natalité avec une politique fiscale qui est de nature redistributive", or il "a renoncé à une réforme fiscale". 
La CFTC "ne peut l'accepter alors que de plus en plus de Français ne croient plus en notre système de protection sociale" et que "de plus en plus de ménages issus de la classe moyenne souhaitent se retirer de ce système qu'ils jugent injuste". 
Enfin dès jeudi, la CGT avait également condamné cette mesure "contraire à l'esprit même de la sécurité sociale".

Les associations familiales vent debout

D'autres dénoncent une
ouverture de "la boîte de Pandore". Sur BFM TV, Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche (PG), juge "dangereuse" la fin de l'universalité de l'allocation aux familles. "Demain, c'est le remboursement des médicaments qui ne sera pas le même suivant les revenus". 
Pour le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, l'exécutif "met le doigt dans un engrenage très dangereux".

Avec la droite, tout le monde est contre ces mesures, mais les élus socialistes les votent...

samedi 15 novembre 2014

Refus du Sénat de "moduler" les allocations familiales, c'est-à-dire les ...couper à certains

Politique de natalité: le Sénat s'oppose à une discrimination entre familles autochtones et immigrées

Les familles indigènes protégées des familles prolifiques de colonisation?
A la différence du vote positif des députés des villes, 
les représentants au Sénat de la France profonde ont supprimé la modulation des allocations familiales pour les revenus élevés voulue par les godillots de la majorité présidentielle, dans le cadre du projet de maîtrise de budget de la Sécurité sociale.
Contre ce projet gouvernemental, les sénateurs ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi 
une série d'amendements de suppression déposés par la majorité de droite (UMP et centristes), mais aussi par des sénateurs de gauche, comme les groupes Communiste, républicain et citoyen (CRC) et écologiste, ou la socialiste Marie-Noëlle Lienemann.

Au final, l'Assemblée imposera ses orientations

Le texte fera l'objet, le 18 novembre, d'une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) chargée de trouver une version commune aux deux chambres.

En cas de désaccord des parlementaires, c'est l'Assemblée, qui devrait rétablir la modulation des allocations, qui aura le dernier mot.

2017:  1 Français sur 10 sera musulman
La Chambre haute a désapprouvé les députés qui ont acquiescé au gouvernement en adoptant des amendements socialistes prévoyant qu'à partir de juillet 2015, les allocations familiales de base seront divisées par deux (à 65 euros environ) à partir de 6.000 euros de revenus mensuels pour un foyer avec deux enfants, et par ...quatre (à 32 euros environ) à partir de 8.000 euros de revenus. Et ces seuils augmenteraient de 500 euros par enfant supplémentaire. 
Une atteinte à la politique nataliste du pays. Le taux de natalité des "Françaises" serait en effet de 1,8 enfant par femme, contre 8,1 enfants pour les "musulmanes".
VOIR et ENTENDRE ce film présenté  par le cardinal Peter Turkson lors du synode sur la "Nouvelle évangélisation" qui se tenait à Rome en octobre 2012 (version sous-titrée français):
Version originale en anglais:



Le PS favorise l
'immigration de peuplement, 

une colonisation arabo-musulmane qui ne dit pas son nom.
A moins qu'il ne cherche à encourager les naissances dans les quartiers d'immigrés et de clandestins, au détriment des couches endogènes de la population.

Le PS constitue une menace pour la France dans le vieil affrontement entre Islam et chrétienté.

samedi 18 octobre 2014

Discrimination aux allocations familiales: réactions politiques

La calculette de Bercy comme méthode contraceptive

La majorité présidentielle joue avec l'avenir du pays


Alors que les familles des classes moyennes ont déjà été impactées par la baisse à deux reprises du plafond du quotient familial, elles sont touchées maintenant par une forte réduction des aides à la garde des enfants. Pourtant, les familles bi-actives avec 2 ou 3 enfants sont au cœur du bon niveau de la fécondité en France. Pour les parents de ces familles, et surtout pour les mères, l’éducation des enfants représente une charge importante au niveau financier, mais surtout en termes de liberté et d’emploi du temps. Il est choquant que les mesures récentes les présentent comme des "riches" et des privilégiés du système. Il serait tragique que certains renoncent à leur troisième enfant.

Les allocations seront divisées par deux pour les familles avec deux enfants dont les parents gagnent à eux deux plus de 6000 euros pas mois, et par quatre pour ceux qui gagnent plus de 8000 euros. Dans les familles surfiscalisées, les mères sanctionnées auront-elles intérêt à conserver leurs emplois, à payer l'impôt sur le revenu et à cotiser à la sécurité sociale? 

Et les mères des classes populaires sont frappées par le passage de 36 à 18 mois du congé parental. Or, nombre d'entre elles a du mal à concilier les soins à de 2 ou 3 jeunes enfants avec leurs contraintes professionnelles, d'autant qu’elles habitent souvent loin de leur lieu de travail, qu’elles occupent des emplois mal rémunérés et avec des horaires souvent flexibles désormais, selon les besoins de leur entreprise. Leur offrir la possibilité d’un congé parental de 3 ans leur ouvrait une alternative utile. Il est préjudiciable que ce gouvernement les prive de cette possibilité alors que la situation de l'emploi est mauvaise pour les travailleuses non-qualifiées. Cette mesure aurait dû être précédée d’une expansion importante des modes de garde collectifs (les crèches en particulier) qui risquent au contraire d’être victimes des politiques d’austérité imposées aux collectivités locales. Là aussi, des familles risquent de renoncer à leur troisième enfant.
De quel montant de rentrées fiscales, le pouvoir socialiste va-t-il se priver pour combler ses déficits ? 

Mais le PS tape sur les uns et gâte les autres 

- Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat et à la Simplification, qui, Ô surprise, salue le projet ayant pour but de réduire les déficits de la branche famille de la Sécurité sociale: "C'est un scandale que de faire payer la politique familiale aux enfants qui naissent," concède d'abord le porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Mais le faux-cul enchaîne aussi sec pour suivre la ligne officielle : "ce sont des mesures qui, sans casser les principes sur lesquels est basée la politique familiale, mettent un peu de conditionnalité dans la nature des prestations." Mais l'hypocrisie de l'individu n'en reste pas là. "Ce qui veut dire que, comme les principes ne sont pas cassés, le jour où la croissance revient le système se rééquilibre et ces mesures peuvent être revues," ose-t-il prétendre sur BFM Business. Ainsi ce président du conseil d'administration de l’École de la deuxième chance en Essonne feint-il d'ignorer que, les déficits publics faisant florès depuis des dizaines d'annéespour la révision qu'il fait miroiter, il faudrait attendre autant...

- Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie: "Ce que fait le parlement aujourd'hui, en appui sur le gouvernement, c'est d'essayer de trouver des solutions justes qui ne mettent pas en cause le principe de l'universalité, même si, à un moment, il y a modulation. (...) Est-ce qu'il est totalement illégitime dans un contexte de difficultés budgétaires, de tenir compte du revenu des familles ? Ce qui est important, c'est de garder le socle. Le socle, c'est ce qui est donné [redistribué ?] à la naissance (...), de maintenir un congé parental de longue durée, c'est de sécuriser les structures d'accueil, par exemple la garde de la petite enfance, les écoles maternelles gratuites, ce qui est unique au monde". (sur i-télé) Une réformiste qui ne constate aucun changement (garder, maintenir, sécuriser) et qualifie cette discrimination de "juste"...

- Au nom des écolos radicaux d'Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse,reprend le joli terme de "modulation" pour enrober la discrimination "juste" de la précédente : "Je pense qu'objectivement, c'est très difficile d'être opposé à la modulation des allocations familiales pour les revenus les plus élevés. De ce point de vue, je soutiens ce qui a été annoncé hier (jeudi). Le vrai problème est ce qu'on fait de cet argent, et c'est là que nous avons un débat avec le gouvernement. Les 800 millions d'euros récupérés par cette modulation doivent permettre d'abonder le plan d'économies, j'aurais préféré qu'on dise qu'ils vont nous permettre d'arriver aux 100.000 places de crèches qu'on veut créer en France". Sur France Info, l'altermondialiste est donc d'accord pour sanctionner les familles qui ont de bons revenus, mais  la secrétaire national d'EELV tacle aussi bien le gouvernement pour son incapacité à atteindre l'objectif de 100.000 nouvelles places promis en juin 2013 lors de la réforme de la politique familiale du gouvernement Ayrault. A cause des difficultés financières des municipalités, notamment occasionnées par la mise en place des rythmes scolaires, seules 60 % des places promises seront ouvertes: les 60.000 qui pourraient encore être finalement ouvertes le seront-elles? 

Le gouvernement réunit les contraires


- Marine Le Pen, présidente du Front National: "Je considère que c'est une mauvaise idée. On ne fait pas des économies là ou on devrait. On va gagner 700 millions en jetant par dessus l'épaule l'universalité des allocations familiales (...) Je préférerais qu'on arrête de verser des allocations familiales aux étrangers plutôt que de les baisser aux Français, même s'ils sont en situation d'avoir des revenus plus confortables que d'autres. (...) Il n'y a aucune raison de subventionner des naissances qui ne profiteront pas obligatoirement au pays puisqu'ils (les enfants d'étrangers) peuvent repartir chez eux. (sur LCI et Radio Classique)

- Pour les communistes, Pierre Laurent, secrétaire national du PC : "Cette mesure présentée comme une mesure soi-disant de justice met le doigt dans un engrenage très dangereux. Ca n'est pas une mesure de redistribution sociale parce que les 700 millions qu'on économise sur les allocations familiales vont servir à payer le pacte de responsabilité; pas du tout à aider des familles qui elles seraient en difficulté. On met le doigt dans un engrenage dangereux parce qu'on met aujourd'hui la barre, pour faire accepter la mesure, à 6.000 euros, mais demain on la baissera à 4.000, puis à 3.000 et donc à terme cette mesure peut mettre en cause le versement des allocations familiales pour la majorité des familles françaises" (sur RFI)

La droite républicaine s'émeut


- Eric Woerth, député de l'Oise, ex-ministre du Budget : "C'est de l'improvisation. On ne construit pas une politique durable en changeant d'avis toutes les semaines. Evidemment qu'il faut aider un peu plus les familles qui ont plus de difficultés, les familles monoparentales etc, mais, sur le fond, c'est une erreur. Il y a un principe, qui est l'universalité, c'est dans notre pacte républicain (...). Ce gouvernement stigmatise les familles quasiment depuis son arrivée (...) ". (sur RTL)

- Jean-Frédéric Poisson, député UMP des Yvelines et président du Parti chrétien-démocrate: "En plaçant les allocations familiales sous condition de ressources, le gouvernement trahit le pacte national sur la politique familiale. Il trahit les familles de notre pays. Il vend notre politique familiale pour quelques économies de poche et la bénédiction de Bruxelles". (communiqué)

La majorité présidentielle porte atteinte à la natalité.
Pour réduire le déficit de la sécurité sociale, le gouvernement et la majorité ont opté pour une modulation des allocations familiales en fonction des revenus. La cible du dispositif: les familles déjà touchées par une fiscalité renforcée. La France disposait jusqu'ici d'un taux élevé de fécondité proche de 2 enfants par femme, alors que le taux de fécondité global de l’UE n’est que de 1,6 enfant par femme, mais 2.82 en Algérie et de 6,85 au Mali (en 2012). L'atout démographique de la France, qui n'est pas des moindres, se voit ainsi profondément menacé.