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dimanche 31 mai 2015

BHL, agité de la philosophie, à nouveau entarté en Belgique

L'entarteur Noël Godin est un fan Siné

Le philosophe Bernard-Henry Lévy est le plus entarté au monde 

BHL s'est une nouvelle fois gavé de crème pâtissière à l'oeil 
La victime préférée de Noël Godin, dit 'Le Gloupier' et qui se présente comme un "agitateur anarcho-humoristique," a eu droit à sa 21e tarte dans la figure alors qu'il participait à un débat à Namur en Belgique, samedi soir 30 mai, a rapporté l'agence Belga.

Depuis 30 ans, Bernard-Henry Lévy a été la victime d'une dizaine "d'attentats pâtissiers" commis par les seuls Noël Godin ou complices. Samedi soir, BHL allait entamer un dialogue croisé avec l'artiste flamand Jan Fabre dans une église de la capitale de la Wallonie lorsqu'une vingtaine de personnes, dont Noël Godin, ont lancé des tartes à la crème en direction du philosophe des beaux quartiers, pourtant accompagné de deux gardes du corps, a précisé l'agence de presse belge. Le philosophe est aussi bien protégé que Hollande !

Un "attentat burlesque" dédié à Siné

"Non, y en a marre", a réagi l'écrivain, décidément peu réceptif à... l'humour. Selon Belga, la crème chantilly a atterri sur le visage, les cheveux, le costume et la chemise, donc les deux poils de son torse viril de combattant. Noël Godin, 69 ans, qui compte à son 'palmarès' des personnalités comme l'écrivain Marguerite Duras (en 1969), Bill Gates (1998) ou Ségolène Royal (ci-dessous) a qualifié samedi soir son acte d"attentat burlesque" fait en hommage au caricaturiste Siné. La caricature politique continue de salir, quand elle ne tue pas.

"Siné a été accusé par Philippe Val, ex-directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, de propos antisémites alors qu'il s'est battu toute sa vie contre cela. BHL, qui considère Siné comme un sale anarchiste, était parmi les témoins à charge lors du procès. Aujourd'hui, Siné a 83 balais et est en fauteuil roulant. Je savais que rien ne lui ferait plus plaisir qu'on lui dédie le gag", a déclaré Noël Godin, cité par Belga.
VOIR et ENTENDRE l'indigestion de crème Chantilly de l'arrogant BHL:

Revenu pour poursuivre le débat, Bernard-Henry Lévy a invité l'assemblée à réfléchir sur le symbole d'une telle attaque "en meute". "On ne peut pas se laisser intimider par des incultes pareils qui ne savent même pas qui est Baudelaire", a-t-il lancé, plein de hargne et de mépris, toujours selon l'agence de presse belge.
VOIR et ENTENDRE le portrait du héros chanté par Renaud:
(il faut passer sur la nullité de la musique et l'indigence du texte pour profiter des images)


lundi 23 mars 2015

Circulation alternée: près de 3.000 amendes malgré un risque sanitaire faible à Paris

Décision tardive, voire inutile, mais lucrative

Un risque de pollution devenu faible après une semaine de tergiversations

La circulation alternée a pourtant été mise en vigueur toute la journée de lundi à Paris et en proche banlieue. Depuis 05h30 et jusqu'à minuit, seules les plaques impaires peuvent circuler en ce lundi 23, jour impair, dans la capitale et 22 communes limitrophes.

Or, les prévisions donnent à penser que la situation va s'assainir mardi à la faveur du retour de la pluie. Cette mesure ne sera donc pas prolongée du fait de son inutilité. "En raison d'une amélioration de la situation aujourd'hui et demain, la circulation alternée n'est pas reconduite mardi", a annoncé la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. Celle-ci prétend que la chute de la production serait due au " comportement citoyen des automobilistes qui ont compris la nécessité de cette mesure"...
A la véritéil est reproché à la ministre d'avoir résisté pendant plusieurs jours à la pressions de la maire, Anne Hidalgo, au prétexte que la mesure aurait... pénalisé les populations défavorisées des banlieues.

Pour des raisons politiciennes de ménagement des responsables de la Mairie de Paris qui, dès jeudi, avaient poussé à la mise en place de la circulation alternée, l'organisme chargé de la surveillance de la qualité de l'air en région parisienne, Airparif, ne voulait pas exclure un nouveau dépassement possible du seuil d'information aux particules lundi. Il s'agit d'une association agréé et conjointement financée par le ministère de l'Environnement et la Région d’Île-de-France.

Les automobilistes se sont fait allègrement verbaliser  

La préfecture de police (PP) s'était engagée à tenir compte de la "bonne foi" des automobilistes pris en faute, une évaluation encore plus fantaisiste que celle de la pollution aux particules fines. Elle assure avoir verbalisé 2.803 contrevenants sur les 7.823 véhicules contrôlés à la mi-journée. Lors de la précédente mise en place de la circulation alternée, le 17 mars 2014, 3.859 infractions avaient été relevées à la même heure, et plus de 5.000 sur l'ensemble de la journée.

Les 750 policiers mobilisés sur 154 points de contrôle devront être indemnisés pour ce surcroît de travail. C'est pourquoi les conducteurs interceptés doivent s'acquitter d'une amende de 22 euros.
Beaucoup ont affirmé n'avoir pas eu connaissance du dispositif, annoncé samedi après des "si" et des "peut-être". Ainsi, Lionel, qui habite dans l'Essonne et se rendait à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour prendre son poste d'infirmier: "Je n'ai pas écouté les infos. J'ai juste entendu un flash il y a 20 minutes mais j'étais déjà dans ma voiture."

Les transports en commun gratuits ont un coût pour le contribuable
"Le maître mot, c'est 'pédagogie active', raconte les autorités. On verbalise les personnes les plus récalcitrantes ou ceux qui se moquent de nous", explique le commandant Jean-Pierre Meutelet, chef de service des compagnies centrales de circulation à la PP. Ainsi, une mère de famille qui accompagnait sa fille à l'école a échappé à l'amende: rentrée la veille d'une semaine au ski, elle a plaidé s'être "coupée des infos." Selon les a priori édifiants, les mères et les enfants sont toujours insoupçonnables, les vieillards invisibles, mais les hommes et les femmes de caractère n'échappent pas à la rigueur policière. La police se targue d'ailleurs de n'avoir eu à déplorer aucun incident.. "majeur" et, selon Bison futé, le trafic était beaucoup plus "fluide" que d'habitude.

En contrepartie de la circulation alternée, les transports en commun sont gratuits, ainsi que la première heure de location d'un Autolib' ou le ticket journée pour un Vélib' (dans la limite de 30 minutes de circulation). A qui fera-t-on croire que la RATP ou la SNCF et Autolib' ou Vélib' ne devront pas répercuter un jour ou l'autre les coûts de fonctionnement et les frais de maintenance  sur les usagers ?

Gratuits aussi, les stationnements résidentiels, tandis que les voitures dont la plaque est paire peuvent se garer sur les places dites "visiteur", dont l'occupation ne peut habituellement excéder deux heures. Tout est hyper simple, mais les speedés et les poètes ont-ils échappé aux contrôles ?

Tout le monde n'est pas soumis à la règle. 
Les véhicules "propres" (électriques, hybrides, au gaz) ou transportant au moins trois "covoitureurs" peuvent circuler, mais il se dit que certains Parisiens disposent des poupées gonflables chaudement vêtues pour tromper la maréchaussée... 
Egalement exempté de contraintes, les véhicules assurant des missions de service public (forces de l'ordre, pompiers...) et certains véhicules professionnels (commerciaux et... journalistes). On ose espérer que les médecins ne sont pas obligés de transporter leurs mère et belle-mère pour faire nombre...
La circulation alternée n'avait jusque-là été mise en place que deux fois: en 1997 et 2014. Seuls les écologistes radicaux ne comprennent pas pourquoi.

Un lamentable conflit d'ego féminins surdimensionnés
La réalité de la pollution réelle est tout autre

La circulation alternée est entrée en vigueur au septième jour d'un épisode de pollution aux particules fines en Ile-de-France. Elle était réclamée depuis plusieurs jours par la maire de Paris, Anne Hidalgo, et les Verts, inquiets du niveau de ces particules à l'origine de cancers, maladies respiratoires ou cardio-vasculaires, ou d'allergies.

Critiquée pour avoir tardé à prendre cette décision, Ségolène Royal s'est défendue en énonçant de grands principes avec de grands mots: "une décision de restriction des libertés, ça se fait dans le respect de l'Etat de droit. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation".

Le chef du gouvernement l'a soutenue lundi matin. Manuel Valls a lâché une nouvelle contre-vérité certifiant que la mise en place du dispositif s'était déroulée "dans de bonnes conditions".

Mais Pierre Chasseray, le président de l'association 40 millions d'automobilistes, est d'un tout autre avis. Il voit dans cette mesure "la preuve par A+B qu'on est uniquement dans la politique".

samedi 21 mars 2015

Ile-de-France: gratuité des transports sous la pression des Verts-rouges et très lourde facture pour tous

Ségolène Royal fait de la surenchère: 
après les élections, c'est trop tardif...

Le président PS de région se justifie par référence à mars 2014 !
Photo de propagande prise au crépuscule
Parce que la  circulation alternée avait été mise en place il y a presque un an jour pour jourJean-Paul Huchon se croit obligé de céder à la pression des Verts. Or, selon le président du Syndicat des Transports d'Ile-de-France (STIF), la gratuité dans les transports en Ile-de-France pourrait coûter au moins dix millions d'euros à la région. 

Et la Région, ce n'est ni Hollande, ni Huchon, ni les Verts...
L'an passé, le STIF avait estimé une perte de l'ordre de quatre millions d'euros par jour en semaine, dont 2,5 millions sur le réseau RATP, et le reste pour le réseau SNCF Transilien et les bus du réseau Optile. Le week end, le manque à gagner serait plus faible de 3,5 millions pour la journée de samedi et de 2,5 millions le dimanche. 

"Dans le cadre de l’épisode de pollution aux particules fines PM10, qui sévit notamment dans notre région depuis plusieurs jours, la dégradation de la qualité de l’air a atteint ce vendredi le seuil d’alerte." Malgré l'alerte sonnée -et l'expérience évoquée- les mesures rendront effet trois jours plus tard.  "Les informations disponibles actuellement indiquent que cette situation devrait persister. C’est pourquoi dans l’attente des décisions de l’Etat sur le déclenchement de la circulation alternée à Paris, j’ai demandé aux opérateurs de transports SNCF, RATP et OPTILE de mettre en œuvre dès demain [samedi] la gratuité des transports sur leurs réseaux respectifs en Ile-de-France," explique Jean-Paul Huchon, vendredi soir. 

Les écologistes nous feront envoyer la facture 

Qui les usagers croient-ils qui va payer ? Certes, les bus, métros, RER et Transilien sont donc accessibles librement et gratuitement dans l'ensemble des zones 1 à 5. Pour le STIF, cette décision a pour but d'encourager les habitants à privilégier les transports en commun pour leurs déplacements plutôt que la voiture. Mais les opérateurs de transports ne tarderont pas à répercuter le coût sur les usagers, dont les plus défavorisés, voire médicalement fragilisés.

Pour les opérateurs, la perte s'explique surtout l'absence de vente des tickets à l'unité ou des forfaits spécifiques pour les jeunes ou pour les touristes. En outre, c'est une journée blanche où aucune amende n'est dressée. 

L'an passé, la facture de 10 millions d'euros que le STIF avait décidé d'instaurer pendant trois jours lors du pic de pollution avait été pris en charge pour moitié par l'Etat, en raison de l'impératif de santé publique. Et l'Etat, ce n'est personne d'autre que les contribuables. 

Pour récupérer en partie la mise, les autorités vont être beaucoup plus vigilantes sur les routes... L'an dernier, lors de la mise en place du dispositif de la circulation alternée, la préfecture de police a totalisé en une matinée 4.500 infractions, dont 3.000 pour non-respect de la circulation alternée à Paris et dans sa proche banlieue. Les usagers concernés ont dû régler une amende de 22 euros immédiatement (35 euros au-delà de trois jours).

Débordée sur sa gauche, la ministre de l'Environnement renâcle

Les particules fines s'attaquent
à la cohérence de la ministre
 
Samedi en début d'après-midi, Anne Hidalgo a annoncé la mise en place de cette mesure contre la pollution dès lundi, mais Royal ne veut pas "confondre vitesse et précipitation" et lui a opposé "ne pas décider sur de l'émotionnel démagogique." "Une décision de restriction des libertés, ça se fait dans le respect de l'Etat de droit," a-t-elle ajouté. "Ma responsabilité, c'est aussi d'anticiper les conséquences de mes décisions", a-t-elle fait valoir, suggérant que la maire de Paris ne voit pas plus loin que le bout de son nez, évoquant "les moyens de police" mobilisés pour cette opération et "les contraintes sur des centaines de milliers de gens".

La ministre oppose donc des limites, précisant qu'"à ce stade, la circulation alternée ne s'applique que lundi". "Nous ferons le point lundi en cours de journée", a-t-elle prévenu, faisant valoir que "manifestement, les prévisions météorologiques s'amélioreront à partir de mardi". 
La ministre a en outre annoncé qu'elle va réunir prochainement les maires des grandes agglomérations et les autres acteurs concernés "pour bâtir des plans d'action sur cinq ans". "Dans cinq ans, il faut que le problème de la pollution par les particules soit réglé", a-t-elle prévu. Royal rappelle qui est la chef...

Deux jours de polémique
Si l'urgence est aussi extrême qu'indiquée par les écologistes, la polémique a retardé la décision de mettre en place la circulation alternée a pris deux jours de retard: des élus verts accusent le gouvernement de tergiverser en raison des élections départementales dimanche. "Ces accusations sont dénuées de tout fondement", s'est défendue Ségolène Royal. "J'ai tendance à vous dire que c'est peut être l'inverse (...), s'est-elle défendue, car certains politiques ont fait beaucoup de bruit à la veille des élections".
Interrogée un peu plus tard sur i-télé sur le fait que c'est la maire de Paris, Anne Hidalgo -et non elle- qui a annoncé la décision du gouvernement samedi, la ministre s'est sentie outragée. Royal a donc minimisé cet affront. "C'est le préfet de police qui a fait cette recommandation (d'instaurer lundi la circulation alternée) que j'ai tout à fait entérinée. Et la maire de Paris l'a annoncée, c'est pas bien grave", a-t-elle assuré... On retient que la ministre n'a rien décidé: la ministre de l'Ecologie de Valls s'est faite court-circuiter et tente de faire bonne figure.

vendredi 13 mars 2015

La nomination de Harlem Désir au gouvernement: un "emploi fictif" ?

Un placard doré pour un incapable à Paris comme à Bruxelles et Strasbourg

L'absentéisme persistant d'Harlem Désir au Parlement européen

Désir escorte Hollande
Le bac +3comme B. Hamon, à 29 ans..., Jean-Philippe Désir est un boulet. Comme d'autres socialistes, il n'est pas moins inconsistant au gouvernement qu'à l'Europe.

Hollande a utilisé son gouvernement comme niche à quantité d'individus transparents et incapables: diplômés, comme Fleur Pellerin, George Pau-Langevin et Patrick Kanner, ou non, comme Myriam El Khomri et Annick Girardin, deux femmes pour faire nombre dans la parité. Ils végètent sous les ors de la République, sans aucune obligation de rendement. Croyez-vous en effet que le commerce extérieur est aidé par deux bras gauches, d'une part l'énarque Matthias Fekl, secrétaire d’État, et d'autre part Carole Delga, également secrétaire d'État? Qui sait aussi que le secrétaire d'État chargé des Sports est Thierry Braillard ? Ou que Valls a affublé Fleur Pellerin d'une secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie, du nom d'Annick Girardin? C'est ainsi que la langue française recule et que le pouvoir socialiste présente les langues étrangères comme meilleures à notre culture et à notre souveraineté... (lien PaSiDupesToutes ces bouches à nourrir n'ont-elles donc trouvé nulle part ailleurs à s'employer?


Contesté à la tête du PS pour son inefficacité -hormis l'invective-,
Harlem Désir a pourtant été nommé secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, en dépit de son manque notoire d'investissement à Bruxelles et Strasbourg. Puisqu'il fallait bien l'écarter, l'Inspection générale des Affaires sociales n'aurait -t-elle pu servir de refuge en jouant sa fonction habituelle de reclassement: à l'IGAS, il aurait retrouvé les vieilles gloires du syndicalisme ou de la politique, les anciens seconds rôles, utilités usées de la gauche.

Laïc et anti-clérical, était-il à sa place?
Le nouveau secrétaire d'État chargé des Affaires européennes trouvait-il l'Europe ennuyeuse et l'exécutif correspond-t-il mieux à ses compétences? La présence de ce fils d'Antillais communiste et anticolonialiste n'est-elle pas redondante avec celles  de la Guyanaise Christiane Taubira, outre celle de George Pau-Langevin 
La question se pose pour celui qui "occupait" nominalement le siège de député européen d'Ile-de-France. Un exemple peu reluisant des scrutins de liste qui imposent de choisir des charrettes d'élus. D'autant qu'en 2011, le montant des indemnités d'eurodéputé s'élève à 7.956,87 € brut par mois, soit 6.200,72 € net, axquels s'ajoutent l'indemnité de frais généraux de 4 299 € par mois et l'indemnité journalière de subsistance de 304 € par jour de présence. Ces encaissements par des absentéistes ne sont-ils donc pas assimilables à des détournements de fonds publics?

Or, selon le site votewatch.eu, qui recense l'assiduité des parlementaires européens, Harlem Désir n'a participé qu'à 50,15% des votes de l'assemblée européenne (752e sur 766). Il a posé 14 questions parlementaires (601ème) et n'a amendé que 12 rapports (660e). Seuls points positifs: il a réalisé 26 propositions de résolutions (212ème) et rédigé une déclaration écrite (263ème), à moins que le travail n'ait été en réalité fourni par ses assistants.
A titre de comparaison, l'UMP Rachida Dati, un temps présentée par un anonyme (repris en choeur et en boucle, notamment par Le Point) d'être la "touriste en chef de l'UMP", a participé à 84.38% des votes à Strasbourg, contre 69.46% de Jean-Luc Mélenchon, 684e... R. Dati se situe en fait à la 473e place sur 766. L'ex-ministre a posé 66 questions parlementaires (241e), amendé 61 rapports (379e).

VOIR et ENTENDRE pourquoi la nomination de Désir est une "offense à l'Europe":

Il n'empêche que Le Monde, qui passe pour sérieux et bien informé, écrit que "Harlem Désir connaît les dossiers communautaires pour siéger au Parlement de Bruxelles depuis 1999."  Il fallait oser et le journal de Pierre Bergé l'a fait...

Certains manient donc la poudre aux yeux et font valoir que le socialiste Désir aurait accouché d'un rapport (sur la "responsabilité sociale des entreprises dans les accords commerciaux internationaux"), tandis que l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy n'en a rédigé aucun. Mais entre rédiger et signer il y a une marge...
A noter au passage qu'un parlementaire qui participe à moins de 50% des votes, ne touche plus ses indemnités. Ce qui pousse certains d'entre eux à ne venir que pour voter et à ne jamais s'investir dans les travaux de l'euro-parlement autrement que par des "nègres".

Harlem Désir est aussi absent comme sous-ministre que comme eurodéputé

2012, aux Antilles
Premier secrétaire délégué du Parti socialiste sans avoir jamais été l'élu d'aucune circonscription, Désir n'est pas non devenu eurodéputé  sur son nom propre. Pareillement, ce roi de l'insulte est devenu secrétaire d'État - à la suite d'une autre lumière noire, Thierry Repentin - par la volonté du prince et non pas du peuple. Et pour faire quoi ? s'interrogent, comme les autres, les désespérés du socialisme.

Désir n'a jamais réussi à s'imposer à la tête du PS ni à trouver la juste distance par rapport au gouvernement: un véritable fiasco. Juste un exemple: l'affaire Léonarda, en octobre 2013, lorsqu'il a défendu la position strictement inverse de celle de François Hollande juste après l'intervention télévisée du chef de l'Etat. Ce qui n'a pas empêché le parano de poser à plusieurs reprises comme le "bouc émissaire" des "couacs" du gouvernement. Où, dans le sillage de Manuel Valls, il a accepté d'entrer !

Désir, secrétaire d'État aux Affaires européennes, n'a pas lancé de campagne d'information civique pour les élections européennes du 25 mai 2014.
Parlement britannique, février 2012
Tous les gouvernements le font pour les autres scrutins. Pas lui. Il a compté sur la page Internet du site du gouvernement, réalisée en partenariat avec Toute l'Europe et accessible via l'url ouijevote.eu, ainsi que l'édition d'un million et demi de dépliants 'Elections européennes: pourquoi voter le 25 mai 2014?' des plaquettes aux maires, présidents de conseils généraux et régionaux, à la disposition des citoyens, et un soutien à la campagne de sensibilisation au vote menée par le Parlement européen.



Depuis, plus rien. Il n'accompagnait pas la politique du gouvernement, il accompagne désormais la personne du président.

Désir, escort boy de Hollande en voyage
L'ex-militant de SOS Racisme téléguidé par le président Mitterrand est désormais placé sous la tutelle de l'Elysée, puisque Matignon a été amputé du Secrétariat général des affaires européennes (SGAE), l'organisme chargé de la coordination interministérielle sur les questions communautaires. Une vraie "petite révolution" confirmée par Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement. Par cette mesure et la nomination d'une potiche au sous-secrétariat, l'Elysée n'a plus à rendre compte de son action devant le Parlement: ce qui signifie qu'il a toute latitude pour signer un TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, en français), sans aucun contrôle, dans le dos des Français.

Qui, le 14 avril 2012, a dit: "Je n'aurai pas autour de moi des personnes jugées et condamnées" ? François Hollande: une promesse de campagne qui s'inscrivait dans son engagement pour une "République exemplaire".
Or, si Jean-Marie Le Guen a été mis en examen dans l'affaire de la MNEF pour un emploi présumé fictif, il a bénéficié d'un non-lieu pour insuffisance de charges, mais, en plus de Ségolène Royal (Rennes, 2008: licenciements abusifs), le ministre Arnaud Montebourg (2012, pour injures publiques aux anciens patrons de SeaFrance) ou Christiane Taubira (poursuivie aux prud'hommes en 2004 par son ancienne assistante parlementaire), Harlem Désir. Entre 1986 et 1987, alors que l'actuel secrétaire d'Etat aux Affaires européennes était président de SOS Racisme, il percevait 10.500 francs (1.600 euros) de rémunération mensuelle venant d'une autre association : l'Association régionale pour la formation et l'éducation des... migrants. C'était un emploi fictif, mais la condamnation, tombée en 1998, était bien réelle : 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour recel d'abus de bien sociaux.
A la suite du président Mitterrand, Hollande pratique la sanction-promotion.

lundi 9 mars 2015

L'Europe sanctionne la France pour ne pas interdire gifles et fessées à Marine Le Pen

Le droit français "ne prévoit pas d’interdiction suffisamment claire, contraignante et précise des châtiments corporels"
Les colères et les gros yeux de Valls doivent suffire à faire peur aux enfants
L'âge de raison est fixé à sept ans?
Comment raisonner un enfant
mineur de 7 ans ? 
Le Conseil de l’Europe estime que la France... viole l’article 17 de la Charte européenne des droits sociaux dont elle est signataire. Elle précise que les Etats -parties doivent "protéger les enfants et les adolescents contre la négligence, la violence ou l’exploitation". Selon l'organisme européen de défense des droits de l’homme, la fessée ne les protègerait donc pas d'eux-mêmes. Sans pour autant s'en plaindre, plus d'un Français sur dix déclare en avoir été victime et, quand ils en sont témoins, ils ne savent pas ni s'ils doivent, ni comment interférer.

Tout de suite les grands mots de "maltraitance " et de "violences aux enfants"

L'association L'Enfant bleu a réalisé un
sondage choc -et non pas une étude- qui mêle "victimes" de maltraitances, physiques, sexuelles et psychologiques. De quoi justifier les crédits alloués par les Conseils généraux.
Aussi, pour 61 % des Français interrogés, lutter contre la maltraitance des enfants est évidemment une cause "hautement prioritaire", avant même le combat contre les violences faites aux femmes et les discriminations. C'est qu'ils sont bien conscients qu'aucun milieu n'est épargné : 88 % estiment ainsi que la maltraitance touche "tous les milieux sociaux", raconte Michel Martzloff, secrétaire général de l'Enfant bleu. Mais l'opération médiatique ne distingue pas la tape sur les fesses de l'agression sexuelle et, face à cet amalgame, les sondés n'ont pas su de quoi on leur parlait. L'entreprise est d'ailleurs malsaine à plus d'un égard puisqu'ainsi nombre de personnes interrogées en seraient venues à s'interroger sur la situation d'enfants et ados qu'ils côtoient, le sondage générant des soupçons sur les parents, amis et voisins, mais aussi bien les enseignants et les éducateurs en général, sociaux, culturels et sportifs.
Tout le monde peut un jour être suspecté par n'importe qui et les jeunes le savent si bien, qu'ils peuvent en jouer, comme aussi les parents en conflit conjugal. Tout le monde a gardé à l'esprit les cas de vies détruites, mais aussi de suicides. 
Pensons à l'année 2008 avec les liens PaSiDupes suivants:
Or, sept ans plus tard, plusieurs cas de mensonges n'appellent toujours pas les promoteurs de cette campagne à toute la circonspection désirable. Des associatifs exemplaires continuent de créer un climat malsain depuis qu’une certaine ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, entre 1997 et 2000, Ségolène Royal, se fit un nom en faisant campagne contre le racket, mais aussi en traquant les strings dans les lycées et en chassant le bizutage dans les écoles (loi de juin 1998). Les professeurs furent l’objet d’accusations et de coups et blessures redoublés, dès l’instant où Marie-sEGOlène Royal désigna les enseignants comme des menaces, potentielles mais permanentes, dans sa défense médiatisée des droits de l'enfant et dans sa lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Les parents et enseignants ne surent plus comment ne pas s'exposer à des poursuites et les jeunes firent bien savoir qu’ils étaient conscients du pouvoir qui leur était dévolu.

Le débat sur la fessée pourrait être relancé en France

Est-ce trop demander aux vertueux de nuancer en distinguant  la raclée de la fessée ? Le Conseil de l'Europe doit se prononcer mercredi sur une réclamation d'une ONG britannique, qui reproche à la loi française de ne pas interdire totalement les châtiments corporels envers les enfants. A la différence d'un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), une décision sur une telle réclamation n'a pas de caractère contraignant. Mais sa portée symbolique constitue un moyen de pression supplémentaire sur les Etats. "On n'a pas besoin de loi" sur le sujet, "en revanche on a besoin d'une réflexion collective sur la question de l'utilité des punitions corporelles dans l'éducation des enfants", a réagi Laurence Rossignol, la secrétaire d'Etat à la Famill. "Je suis favorable à la promotion d'une éducation sans violence", a-t-elle ajouté. "Il faut faire prendre conscience aux parents qu'une punition corporelle n'est pas anodine", et "qu'on peut élever ses enfants, leur donner un cadre, sans y recourir". Mais on ignore si les propos mi-figue, mi-raisin de cette féministe sont validés par une expérience personnelle d'éducation d'enfants à elle.
Mais "les évolutions de la société, ses prises de conscience ne se règlent pas à coup de code pénal", a-t-elle opposé aux plaignants pourtant longtemps fervents adeptes du "caning" institutionnel dans les... écoles! "Ça ne passera pas par la loi. Je n'ai pas envie de couper le pays en deux camps, ceux qui sont pour la fessée et ceux qui sont contre".

Seulement 27 des 47 pays membres du Conseil de l'Europe les ont bannies
Depuis plusieurs années, le Conseil de l'Europe incite ses Etats membres à bannir les châtiments corporels infligés aux enfants. A ce jour, 27 des 47 pays membres de l'organisation ont adopté une législation en ce sens, à commencer par la Suède, élève modèle dès 1979 et chantre de la "parentalité positive", qui promeut une éducation sans punitions physiques d'aucune sorte.
VOIR et ENTENDRE l'analyse d'un pédopsychiatre politiquement correct, suite à la condamnation d'un père pour une fessée :
Cet "expert" nie à l'adulte le droit d'exercer cette part d'autorité parentale.

Mais d'autres pays européens, dont la France, ne les ont interdites que partiellement, comme à l'école ou en milieu pénitentiaire où l'autorité parentale ou pénitentiaire n'est pas déléguée à un tiers. En mai dernier, un amendement anti-fessée avait bien été proposé par les écologistes à l'occasion du débat parlementaire sur la loi sur la famille. Le texte porté par l'écologiste François-Michel Lambert avec ses 16 collègues lors de l'examen de la proposition de loi sur la famille, a été retiré après l'engagement du gouvernement de "reprendre la discussion lors d'une prochaine proposition de loi". Savoir si Cécile Duflot est perturbée pour avoir reçu trop de fessées ou pas assez.
VOIR et ENTENDRE cette présentation orientée de la question de la fessée en Europe, indiquant une tendance à l'interdiction de toute  forme de punition, alors que seulement 27 sur 47 -on le rappelle- corroborent son propos:

La peau de chagrin du 'kit' d'aide à l'éducation parentale

Tout en punissant les violences faites aux enfants, le droit coutumier français tolère "un droit de correction" au sein de la famille, à condition que cette correction soit légère et qu'elle ait un but éducatif. Sur le sujet, comme sur l'ensemble des autres, le juge jouit ainsi d'une large liberté d'interprétation et d'appréciation. Ce qui donne parfois lieu à des décisions polémiques, comme en octobre 2013 lorsqu'un père de famille du département de la Haute-Vienne avait été condamné à 500 euros d'amende pour une fessée déculottée administrée à son fils de 9 ans. L'affaire avait suscité de nombreuses réactions sur internet, la plupart estimant cette condamnation disproportionnée.

Dans sa réponse sur le fond de la réclamation de l'association Approach en septembre dernier, la France avait souligné que son arsenal législatif contient déjà "les dispositions nécessaires permettant d'interdire et de sanctionner" les violences envers les enfants. Elle avait souligné qu'en pratique les juges condamnent les châtiments corporels "à condition qu'ils atteignent un seuil de gravité", conformément à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme.

La France faisait par ailleurs valoir qu'en réalité, l'interdiction générale de toute forme de châtiment corporel est loin de faire consensus au sein des pays membres du Conseil de l'Europe.
L'article 17-1 de la Charte sociale européenne révisée en 1996, signée par 45 Etats membres du Conseil de l'Europe mais ratifiée par seulement 33 d'entre eux (dont la France en 1999), stipule notamment qu'il convient de "protéger les enfants et les adolescents contre la négligence, la violence ou l'exploitation".
Lors d'une précédente réclamation devant le Conseil de l'Europe en 2006, qui visait le Portugal, le Comité européen des droits sociaux avait estimé que pour se conformer à l'article 17, le droit interne des Etats doit contenir des dispositions "suffisamment claires, contraignantes et précises" interdisant "toute forme" de violence à l'encontre des enfants, afin de "ne pas laisser au juge la possibilité" de refuser d'appliquer ces dispositions. Le Portugal avait réagi en interdisant tous les châtiments corporels envers les enfants en 2007.

Simple association d'acteurs non élus, Approach avait initié en 2013 des réclamations contre six autres pays, en plus de la France: Chypre, Belgique, Irlande, République tchèque, Slovénie et Italie. L'action contre Chypre a depuis été retirée et deux autres ont été retoquées par le Conseil de l'Europe, qui n'a pas encore statué sur les trois restantes.
Les punitions vont tomber sur les parents.

 

dimanche 8 mars 2015

L'impopularité de Hollande et Valls monte encore d'un cran

Hollande se divertit, mais Valls pique des crises

L' "effet Charlie" retombe comme un soufflet
Ambiance de veillée mortuaire:
Manu dort et François fait son deuil de 2017

"François Hollande et son gouvernement renouent avec des sondages de popularité défavorables": comme c'est bizarrement dit par les réactionnaires du Figaro: Tristan Quinault Maupoil est un orfèvre en manipulation sémantique de l'opinion. Et le journal conservateur de relativiser en estimant de surcroît que "tous les ténors sont sanctionnés par l'opinion"... Les voisins de Hollande en Europe rêveraient d'une opposition aussi douce !
Effondrés, les sondages de circonstances publiés au lendemain des attentats de djihadistes français qui ont fait 17 victimes il y a trois mois, en janvier. L'enquête OpinionWay publiée dimanche par metronews et LCI met en évidence le nouveau décrochage du couple exécutif et du gouvernement dans l'opinion.

En mars, François Hollande est crédité de 25% d'opinions positives, soit six points de moins qu'en février. Son premier ministre, Manuel Valls, n'est pas mieux apprécié, avec une chute de sept points (41% de satisfaits).

Le ministricule Cazeneuve tombe dans ses chaussettes rouges
Ministre monté en épingle lorsque ses services gérèrent pour lui les attentats islamistes, Bernard Cazeneuve perd 9 points. Le ministre de l'Intérieur reçoit une appréciation positive de 52% des Français. Le patron du Quai d'Orsay, Laurent Fabius,  abandonne six points (52%). Son collègue de la Défense, Jean-Yves Le Drian, perd sept points (55%) mais reste le ministre le moins impopulaire.

Les ministres en perdition 

A Bercy, les branquignols (dixit Anne Hidalgo) trinquent tous. 
Emmanuel Macron chute de cinq points (43% de satisfaits) pour avoir imposé à la schlague (article 49.3 et menaces de Valls) son projet de loi -très contesté par la gauche du PS -  aux députés masochistes.
OpinionWay et Le Figaro épargnent Michou Sapin et François Rebsamen : ils sont effacés de la photo (61% de mécontents du premier et 65% pour le second). Est-ce un hasard, alors que le chômage atteint les 10% symboliques, que la croissance s'affiche à 0% et la dette publique croit inexorablement. Comme Marisol Touraine (54% de mécontents), incapable de gérer la grippe qui a fait une hécatombe parmi les personnes à risques, ou Marie-Ségolène Royal (57% de mécontents), qui mécontente à la fois les pro et les anti-barrage de Sivens en voulant contenter les agriculteurs comme les "zadistes" anarcho-révolutionnaires, envahisseurs et occupants de leurs terres, soit une quarantaine d'activistes altermondialistes qui ont défié l'Etat pendant 18 mois. Vallaud-Belkacem fait 58% de mécontents.
 
Taubira a oublié son réhausseur
de siège pour enfant
A tout juste deux semaines du premier tour des élections départementales, ce sondage est de mauvais augure pour la majorité qui cherche à limiter le score du Front national - estimé à 32% - qui pourrait arriver en tête du scrutin. Le PS serait conduit à relancer un appel à l'unité nationale auprès des  "des déchets de la pensée humaine" de l'opposition (selon la garde des Sceaux, Christiane Taubira - 62% de mécontents en mars 2015 - , une "radicale qui relèverait des "travaux forcés" proposés par Charles Pasqua). 

Selon le baromètre TNS Sofres pour metronews et LCI, 28% des Français se préparent à voter fin mars pour sanctionner l'action du gouvernement. 42% des interrogés ne souhaitent pas de consigne de vote en cas de duel PS-FN ou UMP-FN. Le Premier ministre défaitiste, Manuel Valls, très affaibli et sujet à des crises, a confié: "J'ai peur que mon pays se fracasse contre le FN".