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jeudi 14 septembre 2017

Un nouveau témoignage accable Marielle de Sarnez un peu plus

"J'ai été son assistante personnelle, jamais son assistante parlementaire européenne"

C'est l'affirmation de Karine Aouadj, l'une des anciennes assistantes parlementaires locales au Parlement européen de l'élue du MoDem

Dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs présumés au parti de François Bayrou, cette ancienne assistante personnelle de M. de Sarnez a été entendue par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales en juillet dernier, révèle Le Parisien. 
"J'ai été son assistante personnelle, jamais son assistante parlementaire européenne", a ainsi assuré Karine Aouadj devant les policiers de l'OCLCIFF, qui ont auditionné discrètement cette ancienne fidèle de François Bayrou. 

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Karine Aouadj liste les différentes tâches qu'elle aurait accomplies pour Marielle de Sarnez, qui iraient de la réservation de restaurants, au pressing, en passant par les billets de trains et l'organisation de week-ends de loisirs. Et le service du café ?

Plusieurs collaborateurs du MoDem ont en fait été interrogés par les enquêteurs sur leur travail effectué au quotidien

Ainsi Isabelle Sicart a-t-elle dû apporter des preuves d'une activité réelle. Celle qui a été embauchée en 2008 à mi-temps en tant que chef de cabinet de François Bayrou, puis assistante européenne locale de Marielle de Sarnez, ci-contre, aurait affirmé avoir effectué un véritable travail en rapport avec sa fonction, dont la rédaction de quatre rapports à l'attention de l'actuelle présidente de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée Nationale. 

"Abus de confiance, recel d'abus de confiance et escroqueries"
 
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Des juges d'instruction ont été appelés à enquêter en juillet dernier sur les soupçons d'emplois fictifs pesant sur les assistants parlementaires européens du parti centriste et "exemplaire". Une affaire de grande ampleur qui a conduit trois ministres de cette formation à démissionner du gouvernement nommé par le président Macron en juin après un mois: le ministre d'Etat François Bayrou (ex-garde des Sceaux, ministre de la Justice d'Edouard Philippe), Marielle de Sarnez (66 ans, ministre chargée des Affaires européennes) et Sylvie Goulard (53 ans, ministre des Armées). 

"Au vu des premiers éléments recueillis dans le cadre de l'enquête préliminaire", le Parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X pour "abus de confiance, recel d'abus de confiance et escroqueries". La justice cherche à savoir si des collaborateurs parlementaires ont été en partie abusivement rémunérés par les fonds publics du Parlement européen alors qu'ils étaient en réalité affectés à d'autres tâches pour le MoDem. 

L'affaire a débuté en mars avec une dénonciation par une élue du FN. 
Les anarchistes du Canard enchaîné et les trotskistes du site Mediapart avaient fait l'impasse sur ces pratiques de pompe à fric : un parti-pris dont les partis et les acteurs politiques sont les bénéficiaires de manière sélective et discriminatoire... Le Parquet de Paris a  alors ouvert une enquête préliminaire pour "abus de confiance", visant une vingtaine d'eurodéputés de tous bords.

lundi 16 mai 2016

Harcèlement sexuel: les journalistes du SNJ révèlent des pressions de Baupin

Mediapart publie un courrier du député écologiste exigeant le retrait de l'enquête

Dénoncé pour des faits de harcèlement et d'agressions sexuels,
 l'écologiste 
Denis Baupin demande le retrait "immédiat" de l'article à l'origine du scandale.


Dénonçant "un climat d'intimidation" dans lequel l' "enquête douloureuse" a été menée et qui aurait commencé bien avant la parution de l'article, puis par courrier reçu ce jeudi par Mediapartle site trotskiste d'information réplique en publiant la lettre de l'élu écologiste dans son intégralité.

Dans courrier adressé par l'intermédiaire de son avocat, Denis Baupin somme Mediapart de censurer l'enquête fleuve à l'origine de l'affaire qui agite le monde politique depuis lundi et alimente la presse en période creuse de la Pentecôte. 
"Cet article comporte des imputations diffamatoires", écrit dans son courrier daté du 9 mai, Me Emmanuel Pierrat, avocat chevènementiste spécialisé dans le droit de l'édition et les media et de la ...liberté de la presse. Il y exige la "suppression immédiate" de ce "reportage litigieux". "Par surcroît, je vous demande de me faire part des mesures que vous entendez prendre pour réparer le préjudice de Monsieur Denis Baupin", ajoute le conseil du député écologiste, se payant le luxe d'une arrogance indécente. 
Cet avocat franc-maçon est connu pour son engagement en faveur du mariage homosexuel, comme défenseur de Jean-Luc Romero et pour des chroniques dans Têtu, un ex-magazine gay.
LIRE aussi, dans PaSiDupes: 
"La justice autorise le livre que Cécilia voulait interdire"

Une première "injonction de ne rien publier", dès le début avril


Le patron de Mediapart, Edwy Plenel, n'a pas tardé à répondre que cette "sommation totalement attentatoire au droit de la presse" était rejetée:

"Ce courrier sans précédent (…) contredit le souhait du député et de son entourage que la justice fasse son office puisque M. Baupin exige la suppression de l’enquête qui l’a mise en mouvement", écrit-il.
Edwy Plenel fait valoir que le député, invité par la rédaction à apporter ses contradictions aux témoignages le mettant en cause avant la parution de l'article, s’y est "farouchement dérobé". Denis Baupin avait demandé à Mediapart de s'autocensurer avant même la parution de l'enquête:
"Non seulement l’ex-vice-président de l’Assemblée nationale a ignoré toutes nos demandes d’entretiens et refusé de répondre à toutes nos questions, mais, de plus, il nous a fait parvenir, (…) dès le 8 avril, une injonction de ne rien publier", poursuit Edwy Plenel, qui publie ce courrier également dans son intégralité.
"Un contexte de pression explicite de Denis Baupin"


Edwy Plenel dénonce en outre les pressions exercées par l'homme politique sur sa rédaction avant la parution de son article:
"C’est donc peu dire que cette enquête douloureuse, tant il fallut de courage aux femmes concernées pour sortir enfin de leur silence, fut menée sous tension, dans un contexte de pression explicite de Denis Baupin, via son avocat", s'insurge Edwy Plenel. Une preuve éclatante, selon lui, du "fardeau oppressant que les victimes ont eu à soulever pour briser l’omerta".
Et de conclure: "Il est inédit qu’un responsable politique exige d’un journal qu’il se censure".

Le SNJ dénonce une tentative d'étouffer l'affaire Baupin
"Mediapart : un député fait fi de la liberté de la presse !
Que s'est-il passé dans l'esprit d'un élu de la nation pour qu'il s'attaque directement à un principe démocratique fondateur de notre République : la liberté de la presse ? Par deux fois, Denis Baupin, via son avocat, a tenté de faire l'omerta sur une enquête menée à son encontre pour des faits de harcèlements et d'agressions sexuelles.
Tentative de censure, à priori [... et] intimidation et l'excellente réponse (2) de notre confrère aurait dû être suffisante." Ainsi débute la dénonciation de l'ancien adjoint à la mairie PS de Paris par le syndicat. 
Marqué à l'extrême gauche, le Syndicat national des journalistes a dénoncé dimanche une tentative du député écologiste Denis Baupin d'étouffer l'enquête du site de presse trotskiste.

Le SNJ publie sur son site deux lettres de l'avocat de Denis Baupin au directeur de Mediapart, Edwy Plenel.
"Il apparaît qu'une journaliste de la rédaction de Mediapart recherche activement des témoignages (...) aux fins de tenter de remettre gravement en cause (la) probité" de Denis Baupin, écrit Me Emmanuel Pierrat dans la première, datée du 8 avril.
Le SNJ confirme que l'eurodéputé Baupin (ci-contre) met en demeure Edwy Plenel de s'abstenir de publier "tout élément susceptible de porter atteinte à l'honneur et à la considération" de son client.

Dans sa réponse, également publiée par le SNJ, Edwy Plenel oppose une fin de non recevoir à cette "sidérante sommation""relevant de pratiques d'ancien régime".
Un mois plus tard, après la publication des témoignages de huit femmes, parmi lesquelles des dirigeantes de l'ancien parti de Denis Baupin, Europe Ecologie-Les Verts, mettant en cause le député, Me Emmanuel Pierrat a de nouveau écrit à Mediapart.

Dans la deuxième lettre, datée du 9 mai, il demande, on le sait, la "suppression immédiate" de l'article de la journaliste (trentenaire passée par l''AFP et l'Humanité) Lénaïg Bredoux intitulé "Des femmes dénoncent les harcèlements et agressions sexuelles du député Denis Baupin" et publié le même jour sur le site de Mediapart. En totale concertation avec Edwy Plenel, le SNJ qualifie de "litigieux" ce reportage comportant selon lui des "imputations diffamatoires" et menace Mediapart de poursuites. La journaliste de Mediapart a déjà eu son heure de gloire en 2012 avec une enquête sur les compromissions d'officiels et d'intellectuels français avec le régime de Ben Ali avant le "printemps arabe".

Ces menaces sont restées sans effet et les témoignages à visage découvert de plusieurs des femmes citées par Mediapart ont au contraire renforcé l'impact du reportage, qui a conduit Denis Baupin à démissionner de son poste de vice-président de l'Assemblée nationale.

Dans un communiqué, le SNJ exprime sa "stupéfaction de voir un élu de la nation se comporter de façon aussi peu civique" et apporte son soutien à Mediapart.

Le Parquet de Paris a pour sa part ouvert le 10 mai une enquête préliminaire pour "recueillir les témoignages des victimes présumées (...), vérifier les dates et lieux de la commission des faits allégués" et "entendre tout témoin utile".

Ancien assistant de Dominique Voynet, Denis Baupin est le père d'un fils, né de son union avec l'héritière de Jacques Bravo, ex-maire du IXe de Paris, après treize années passées au poste d’adjointe à ses côtés, Pauline Véron, adjointe à la maire de Paris dont la maire travaillait à l'Assemblée nationale. Il a aussi deux enfants d'Emmanuelle Cosse, avec laquelle il s'est marié le 20 juin 2015

vendredi 11 décembre 2015

Régionales: Cohn-Bendit, Blandin et Bové appellent à voter X. Bertrand (LR)

La gauche se rallie à Xavier Bertrand (LR) une fois donné gagnant face à Marine Le Pen

En région Nord-Pas-de-Calais-Picardie,
Daniel Cohn-Bendit, M. C. Blandin et José Bové, ont lancé ce mercredi un appel à

voter pour Xavier Bertrand, le candidat Les Républicains
Au second tourl'ex-député écologiste européen, l'ancienne présidente de la région Nord-Pas-de-Calais et l'eurodéputé altermondialiste EELV - élu du Sud-Ouest (et syndicaliste agricole radical de la Confédération paysanne) - comptent ainsi contribuer à un nouveau barrage mais cette fois sur la voie de la conquête de la région par le Front national arrivé en tête avec 40,6% au premier tour. "Nous sommes à un de ces moments de l'Histoire où ce qui rassemble doit être plus fort que ce qui divise. Nous appelons donc à voter pour le seul candidat républicain restant en lice : Xavier Bertrand", ont affirmé les trois écologistes dans un communiqué. 

Les battus de gauche appellent aussi à aller voter

"Toute abstention est une voix indirecte pour le Front National". Les trois  écologistes pros expliquent que c'est "la colère et la désespérance" qui ont conduit "une grande partie de la population du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie à porter leurs suffrages sur le Front national", plutôt que pour la gauche, PS, écologistes et Front de gauche pourtant rassemblés. 

Ce qui est fait sans la gauche n'est pas voué à l'échec.
Ils jouent sur les peurs, voire de la menace. "Dimanche, le pire serait que cette colère, par un mauvais choix, ne se retourne contre la population elle-même : les plus démunis, les plus fragiles, les plus exposés seraient, dès lundi matin et pour longtemps les premières victimes de la funeste politique et les errements que s'apprête à imposer le Front national". 
Le parti socialiste, qui a retiré sa candidature, a également appelé à voter Xavier Bertrand contre Marine le Pen. Un appel soutenu par Manuel Valls,  le haineux premier ministre, pour qui "le FN est une arnaque".
La région Nord-Pas-de-Calais-Picardie a un bel avenir sans la gauche.

Alors que ces trois compères écologistes lançaient
leur appel de la 25e heure, un sondage BVA pour 'La Voix du Nord' donnait déjà Xavier Bertrand (LR) vainqueur de son duel face à Marine Le Pen (FN), au second tour des régionales, dimanche. C'est quoi l'arnaque ?

vendredi 13 mars 2015

La nomination de Harlem Désir au gouvernement: un "emploi fictif" ?

Un placard doré pour un incapable à Paris comme à Bruxelles et Strasbourg

L'absentéisme persistant d'Harlem Désir au Parlement européen

Désir escorte Hollande
Le bac +3comme B. Hamon, à 29 ans..., Jean-Philippe Désir est un boulet. Comme d'autres socialistes, il n'est pas moins inconsistant au gouvernement qu'à l'Europe.

Hollande a utilisé son gouvernement comme niche à quantité d'individus transparents et incapables: diplômés, comme Fleur Pellerin, George Pau-Langevin et Patrick Kanner, ou non, comme Myriam El Khomri et Annick Girardin, deux femmes pour faire nombre dans la parité. Ils végètent sous les ors de la République, sans aucune obligation de rendement. Croyez-vous en effet que le commerce extérieur est aidé par deux bras gauches, d'une part l'énarque Matthias Fekl, secrétaire d’État, et d'autre part Carole Delga, également secrétaire d'État? Qui sait aussi que le secrétaire d'État chargé des Sports est Thierry Braillard ? Ou que Valls a affublé Fleur Pellerin d'une secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie, du nom d'Annick Girardin? C'est ainsi que la langue française recule et que le pouvoir socialiste présente les langues étrangères comme meilleures à notre culture et à notre souveraineté... (lien PaSiDupesToutes ces bouches à nourrir n'ont-elles donc trouvé nulle part ailleurs à s'employer?


Contesté à la tête du PS pour son inefficacité -hormis l'invective-,
Harlem Désir a pourtant été nommé secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, en dépit de son manque notoire d'investissement à Bruxelles et Strasbourg. Puisqu'il fallait bien l'écarter, l'Inspection générale des Affaires sociales n'aurait -t-elle pu servir de refuge en jouant sa fonction habituelle de reclassement: à l'IGAS, il aurait retrouvé les vieilles gloires du syndicalisme ou de la politique, les anciens seconds rôles, utilités usées de la gauche.

Laïc et anti-clérical, était-il à sa place?
Le nouveau secrétaire d'État chargé des Affaires européennes trouvait-il l'Europe ennuyeuse et l'exécutif correspond-t-il mieux à ses compétences? La présence de ce fils d'Antillais communiste et anticolonialiste n'est-elle pas redondante avec celles  de la Guyanaise Christiane Taubira, outre celle de George Pau-Langevin 
La question se pose pour celui qui "occupait" nominalement le siège de député européen d'Ile-de-France. Un exemple peu reluisant des scrutins de liste qui imposent de choisir des charrettes d'élus. D'autant qu'en 2011, le montant des indemnités d'eurodéputé s'élève à 7.956,87 € brut par mois, soit 6.200,72 € net, axquels s'ajoutent l'indemnité de frais généraux de 4 299 € par mois et l'indemnité journalière de subsistance de 304 € par jour de présence. Ces encaissements par des absentéistes ne sont-ils donc pas assimilables à des détournements de fonds publics?

Or, selon le site votewatch.eu, qui recense l'assiduité des parlementaires européens, Harlem Désir n'a participé qu'à 50,15% des votes de l'assemblée européenne (752e sur 766). Il a posé 14 questions parlementaires (601ème) et n'a amendé que 12 rapports (660e). Seuls points positifs: il a réalisé 26 propositions de résolutions (212ème) et rédigé une déclaration écrite (263ème), à moins que le travail n'ait été en réalité fourni par ses assistants.
A titre de comparaison, l'UMP Rachida Dati, un temps présentée par un anonyme (repris en choeur et en boucle, notamment par Le Point) d'être la "touriste en chef de l'UMP", a participé à 84.38% des votes à Strasbourg, contre 69.46% de Jean-Luc Mélenchon, 684e... R. Dati se situe en fait à la 473e place sur 766. L'ex-ministre a posé 66 questions parlementaires (241e), amendé 61 rapports (379e).

VOIR et ENTENDRE pourquoi la nomination de Désir est une "offense à l'Europe":

Il n'empêche que Le Monde, qui passe pour sérieux et bien informé, écrit que "Harlem Désir connaît les dossiers communautaires pour siéger au Parlement de Bruxelles depuis 1999."  Il fallait oser et le journal de Pierre Bergé l'a fait...

Certains manient donc la poudre aux yeux et font valoir que le socialiste Désir aurait accouché d'un rapport (sur la "responsabilité sociale des entreprises dans les accords commerciaux internationaux"), tandis que l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy n'en a rédigé aucun. Mais entre rédiger et signer il y a une marge...
A noter au passage qu'un parlementaire qui participe à moins de 50% des votes, ne touche plus ses indemnités. Ce qui pousse certains d'entre eux à ne venir que pour voter et à ne jamais s'investir dans les travaux de l'euro-parlement autrement que par des "nègres".

Harlem Désir est aussi absent comme sous-ministre que comme eurodéputé

2012, aux Antilles
Premier secrétaire délégué du Parti socialiste sans avoir jamais été l'élu d'aucune circonscription, Désir n'est pas non devenu eurodéputé  sur son nom propre. Pareillement, ce roi de l'insulte est devenu secrétaire d'État - à la suite d'une autre lumière noire, Thierry Repentin - par la volonté du prince et non pas du peuple. Et pour faire quoi ? s'interrogent, comme les autres, les désespérés du socialisme.

Désir n'a jamais réussi à s'imposer à la tête du PS ni à trouver la juste distance par rapport au gouvernement: un véritable fiasco. Juste un exemple: l'affaire Léonarda, en octobre 2013, lorsqu'il a défendu la position strictement inverse de celle de François Hollande juste après l'intervention télévisée du chef de l'Etat. Ce qui n'a pas empêché le parano de poser à plusieurs reprises comme le "bouc émissaire" des "couacs" du gouvernement. Où, dans le sillage de Manuel Valls, il a accepté d'entrer !

Désir, secrétaire d'État aux Affaires européennes, n'a pas lancé de campagne d'information civique pour les élections européennes du 25 mai 2014.
Parlement britannique, février 2012
Tous les gouvernements le font pour les autres scrutins. Pas lui. Il a compté sur la page Internet du site du gouvernement, réalisée en partenariat avec Toute l'Europe et accessible via l'url ouijevote.eu, ainsi que l'édition d'un million et demi de dépliants 'Elections européennes: pourquoi voter le 25 mai 2014?' des plaquettes aux maires, présidents de conseils généraux et régionaux, à la disposition des citoyens, et un soutien à la campagne de sensibilisation au vote menée par le Parlement européen.



Depuis, plus rien. Il n'accompagnait pas la politique du gouvernement, il accompagne désormais la personne du président.

Désir, escort boy de Hollande en voyage
L'ex-militant de SOS Racisme téléguidé par le président Mitterrand est désormais placé sous la tutelle de l'Elysée, puisque Matignon a été amputé du Secrétariat général des affaires européennes (SGAE), l'organisme chargé de la coordination interministérielle sur les questions communautaires. Une vraie "petite révolution" confirmée par Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement. Par cette mesure et la nomination d'une potiche au sous-secrétariat, l'Elysée n'a plus à rendre compte de son action devant le Parlement: ce qui signifie qu'il a toute latitude pour signer un TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, en français), sans aucun contrôle, dans le dos des Français.

Qui, le 14 avril 2012, a dit: "Je n'aurai pas autour de moi des personnes jugées et condamnées" ? François Hollande: une promesse de campagne qui s'inscrivait dans son engagement pour une "République exemplaire".
Or, si Jean-Marie Le Guen a été mis en examen dans l'affaire de la MNEF pour un emploi présumé fictif, il a bénéficié d'un non-lieu pour insuffisance de charges, mais, en plus de Ségolène Royal (Rennes, 2008: licenciements abusifs), le ministre Arnaud Montebourg (2012, pour injures publiques aux anciens patrons de SeaFrance) ou Christiane Taubira (poursuivie aux prud'hommes en 2004 par son ancienne assistante parlementaire), Harlem Désir. Entre 1986 et 1987, alors que l'actuel secrétaire d'Etat aux Affaires européennes était président de SOS Racisme, il percevait 10.500 francs (1.600 euros) de rémunération mensuelle venant d'une autre association : l'Association régionale pour la formation et l'éducation des... migrants. C'était un emploi fictif, mais la condamnation, tombée en 1998, était bien réelle : 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour recel d'abus de bien sociaux.
A la suite du président Mitterrand, Hollande pratique la sanction-promotion.

samedi 19 juillet 2014

Les pro-palestiniens défient les interdictions du gouvernement, de la préfecture et du tribunal, à Paris

40 interpellations parmi les pro-Hamas 
et 15 blessés chez les forces de l'ordre

En dépit de l'interdiction de Hollande, des centaines de pro-palestiniens ont défilé contre les Israéliens, provoquant des heurts entre manifestants pro-Hamas et policiers, boulevard Barbès à Paris. Six députés socialistes avaient protesté vendredi contre l'interdiction d'une manifestation pro-palestinienne samedi à Paris, et avaient appelé le gouvernement à revenir sur cette décision
Manifestants pro-palestiniens rassemblés à Paris,
malgré Hollande, Valls et Cazeneuve,
et l'interdiction préfectorale, le 19 juillet 2014 
Samedi 19 juillet, alors que des milliers de personnes ont défilé pacifiquement partout  en Europe et dans d'autres villes de France, mais le rassemblement pro-palestinien a dégénéré à Paris.
Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et euro-député PCF-FDG 
s'affiche -en républicain?- dans la manif pro-Hamas "interdite" à Paris
Condamné par Hollande invoquant de nouveaux "risques pour l'ordre public", aussitôt interdit la veille par la préfecture de police de Paris, puis, en toute indépendance de la Justice, par le tribunal administratif de Paris qui a statué dans le sens du gouvernement, le rassemblement a de nouveau  tourné à l'affrontement entre des dizaines de sectaires et d'extrémistes de gauche et les forces de l'ordre. Au moins 40 personnes ont été interpellées et 15 policiers blessés, selon la préfecture.


Des centaines d'activistes bravent l'interdiction


Les manifestants n'ont tenu aucun compte des interdictions du président de la République et du préfet de police de Paris. "Ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité", martela François Hollande depuis le Tchad. Malgré tout, dès le début d'après-midi, des centaines d'extrémistes se sont rassemblées autour du métro Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris.

"On va tenter de partir en cortège et de négocier avec les forces de l'ordre un parcours sécurisé", avait détaillé Alain Pojolat, révolutionnaire et membre du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), parmi les organisateurs. "Nous sommes tous des Palestiniens" ou "Palestine vivra, Palestine vaincra", scandaient les manifestants, sous l'œil attentif de très nombreux CRS positionnés aux alentours.

Des activistes s'en prennent aux policiers 

La presse prétend que les plus violents sont des casseurs, sachant que ce sont des militants d'extrême gauche. 
Heurts entre manifestants et policiers boulevard Barbès à Paris, le 19 juillet 2014. 
Scène de heurts entre manifestants  pro-Hamas et policiers,
boulevard Barbès à Paris, le 19 juillet 2014
Un journaliste de Libération assure même que le service d'ordre de la manifestation aurait épaulé la police pour encadrer les manifestants ! Une assertion de sympathisant anonyme que contredit l'inefficacité d'une supposée collaboration ponctuelle. 
Une centaine de fanatiques s'en sont pris aux CRS et gendarmes mobiles, "principalement avec des jets de projectiles", pierres et bouteilles, selon une source policière.
Pavés et chaises prises aux terrasses de cafés -comme le weekend précédent devant la synagogue- , 
et même revêtement de  la chaussée, comme ci-contre, les activistes ont saisi tout ce qu'ils pouvaient lancer, dans un grand nuage de gaz lacrymogènes tirés par les policiers. Ils ont aussi déclenché des feux de poubelles.


Des dizaines d'interpellations et trois policiers blessés

Selon une source policière, 38 personnes ont été interpellées pour jets de projectiles, violences contre les forces de l'ordre et outrage.

Par ailleurs, quatorze policiers ont été blessés, selon cette source, outre les dégâts sur le mobilier urbain parisien et le matériel policier de la République






jeudi 22 mai 2014

En chantant l'hymne européen en ...allemand, EELV donne-t-elle envie d'Europe ?

A Lille, Duflot et Cohn-Bendit font chanter l'Ode à la joie ...en allemand !

Il sentait le reniement, le meeting d’Europe-Écologie, 
le 16 mai au Grand Palais de Lille. Le PS est bien mal récompensé d'avoir passé un accord secret entre l'amère de Lille et la pastèque Cécile Duflot, qui a permis à EELV de s'emparer de sièges socialistes. C'est maintenant chacun pour sa pomme bio...

Pour la circonstance du 25 mai, d’Eva Joly à José Bové en passant par Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot,
les totalitaires de l'écologie étaient venus soutenir la liste qu’emmène Karima Delli. Une famille recomposée pour la photo de campagne  des Européennes.

Le coeur n'y était pas à la parade. 
"Ce ne sont pas les sondages mais les citoyens qui font l’élection", prévient la tête de liste. "Nous croyons à la bonne surprise comme en 2009. L’échelon européen est celui de la sortie de crise", assure Karima Delli, qui espère faire aussi bien qu’Hélène Flautre il y a cinq ans (12,1 %).  Delli n'est pourtant pas tant connue pour son activité à Bruxelles que pour son activisme, d'abord au Collectif Jeudi Noir, auquel elle appartient toujours, et ses avatars, La France qui se lève tôt ou Sauvons les riches, subitement mis en veilleuse en mai 2012 et l'accession de trois hommes d'affaires socialistes à la tête de la presse présidentielle, Le Monde et Le Nouvel Observateur.

Un optimiste forcé
 
Eurodéputée ou agitatrice ?
"Nous sommes là pour donner envie d’Europe, pas pour écouter les sirènes eurosceptiques. Les fonds européens ont financé 7000 projets dans la région et qui le sait ?", s’étonne la chef de file écologiste, avec Alexandre Jurado et Anny Poursinoff, mais en rivalité avec la tendance incarnée par Pascal Durand (IdeF), Yannick Jadot (Ouest), Sandrine Bélier (Est) ou Michèle Rivasi (Sud Est).

Quoi de mieux, pour donner envie, que d chanter ensemble en allemand...
VOIR et ENTENDRE Cécile Duflot émouvoir Daniel Cohn-Bendit en poussant la salle à entonner l'Ode à la joie en ...allemand:
Dans le même temps, Christiane Taubira, la garde des Sceaux guyanaise de Manolo Valls et camarade d'Eva Joly, candidate marginale de la présidentielle 2012, répugne à entonner la Marseillaise le jour de la commémoration de l'abolition de l'esclavage... 

Une tête de liste peu convaincante

Ses coéquipiers gagnent-ils à être connus? François Veillerette (ex-militant de l'ONG supranationale Greenpeace et déjà vice-président de la région Picardie), Majdouline Sbaï (déjà vice-présidente du conseil régional Nord-Pas de Calais), Michel Kfoury (leader de la Confédération paysanne dans l'affaire de la ferme des Mille vaches) ou Véronique Moinet.

Au passage, elle tacle les autres partis. 
K. Delli porte chapeau et moustache 
dans l'hémicycle de Strasbourg 
pour la journée de la femme 2011.
"Le Parlement européen n’est pas un lot de consolation ni une salle d’attente pour préparer les prochaines élections nationales, lance Karima Delli connue pour ses happenings, mais dont la légitimité reste pourtant à démontrer. Ses diplômes délivrés par l'Université de Lille ont récompensé le militantisme plus que le savoir et celle qui n'était que 4e en 2009, après Daniel Cohn-Bendit, l'ancienne juge Eva Joly, et Pascal Canfin, se trouve aujourd'hui propulsée en tête par l'abandon de anciens. Son credo laïc: "davantage d’Europe, un véritable saut fédéral, avec davantage d’écologie et de social".

José Bové abonde: "On construit notre campagne sur les solutions. En démontrant que sur le financement de la transition énergétique les réponses sont européennes, on croit au rêve européen, c’est le seul processus démocratique en construction dans l’Histoire."

En se désolidarisant de l'Etat PS, les Verts seront-ils exemptés de malus dans les urnes ?
Bravement, les Verts sont sortis du gouvernement pour ne pas endosser le bilan Hollande à la veille des Municipales et des Européennes.

Ni malus, ni bonus, pronostique Daniel Cohn-Bendit. "Il y avait de bonnes comme de mauvaises raisons de rester ou de quitter le gouvernement, mais ce n’est pas le problème" estime-t-il. "Nous faisons le choix de ne pas instrumentaliser la politique nationale," se défend Dany-le-rouge.