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jeudi 9 mai 2019

Européennes : Pascal Canfin, n°2 de la liste LREM, s'est pris une semaine de vacances à deux semaines du scrutin

Coup de mou, paresse ou ras le bol ?

C'est la débandade : "On l'a découvert, il ne nous avait pas prévenus", a déploré la bande à Loiseau, ébouriffée par ses sondages

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L'ambiance n'est pas à la fête...
Le numéro 2 de la liste du président pour les élections européennes, Pascal Canfin, a provoqué la colère du parti en s'accordant des vacances en pleine campagne électorale, révèle Le Parisien, ce jeudi 9 mai.

L'ancien directeur-général du WWF aurait pris la semaine du 1er mai
, avance le quotidien, suggérant qu'il a le profil pour être eurodéputé. "On l'a découvert, il ne nous avait pas prévenus", a déploré un membre de l'équipe de campagne, alors que la tête de liste Nathalie Loiseau a justement du mal à se lancer.
On le dit dépité par son aventure avec Macron.
Celui qui a été ministre de François Hollande se serait fait recadrer à son retour. "On lui a mis la pression", a assuré un cadre anonyme LREM. Une mise au point qui semble avoir porté ses fruits, puisque Pascal Canfin était dès jeudi matin dans les studios de RTL, après s'être ménagé un temps de répit au vert.

mercredi 8 mai 2019

Le lobby écolo assume l'hystérie de Claire Nouvian

La meute assaille le CSA d'une centaine de plaintes accusant Pascal Praud sur CNEWS d'humiliation de cette militante écolo

"Plus de 90 signalements" d'une séquence où Claire Nouvian perd ses nerfs


Ecologiste, cas pathologique ou islamo-gauchiste ?

Invitée 
à débattre "pour la première fois" dans l’émission L’heure des pros,  elle avait promis de se discipliner, mais la candidate écolo de la liste Place publique-PS - à la ramasse dans la campagne des Européennes - s'est déchaînée, interrompant sans cesse les chroniqueurs du 6 mai 2019,  affichant son mépris de ses contradicteurs, bien qu'elle ne soit pas plus "scientifique" qu'eux, et les traitant de "ringards" et de "réacs", tout en se posant en victime 

Les enjeux du scrutins ont pourtant incité les arrogants de la bande à Glucksmann à chercher des poux dans la tête des hôtes de la numéro 3 sur leur liste, Pascal Praud et Elisabeth Lévy.  
Se jugeant prise dans "un guêt-apens climatosceptique", Claire Nouvian sort de ses gonds. Les soutiens de la sectaire dénoncent aujourd'hui le "mépris, moqueries, humilitations, insultes, parole interrompue" ('est tout, pour l'heure !) réservés à Claire Nouvian par Pascal Praud et Elisabeth Lévy lors de l’émission.

Un montage vidéo a fait le buzz sur Twitter. 
Suite à cette émission, Claire Nouvian a publié une vidéo sur Twitter, où elle reconnaît avoir perdu son sang-froid: "Et donc j’ai dit que je trouvais ça ahurissant. Et comme j’ai porté la contradiction, là j’ai eu droit à la totale de la séquence sexiste, misogyne. On m’a traitée d’hystérique, de folle, de mal élevée, avec un melon comme ça qui passait plus les portes, qu’il fallait me calmer mademoiselle, qu’il fallait laisser parler les autres. Bref la totale."

Mais Nouvian a ouvert les hostilités en traitant E. Lévy de "dingue"...
Dans cette séquence, Pascal Praud lance la question: "Est-ce que vous diriez qu’il y a depuis 30 ans dans le monde, un dérèglement climatique? Oui ou non?". Stupéfaite par la question, si naturelle soit-elle, Claire Nouvian réagit: "Attendez, mais vous en êtes encore là? C’est pas une émission de climatosceptiques quand même?", s'irrite-elle aussi sec. C’est là que l’émission s’envenime. 

Estimant qu'il n'y a pas de débat sans contradiction, Praud et Lévy soulignent que les climatosceptiques, même s’ils sont minoritaires, doivent avoir droit à la parole. Indignée par ce relativisme, Claire Nouvian sort de ses gonds et qualifie Elisabeth Lévy de "rétrograde", avant d’ajouter "on ne peut pas laisser dire ça !". La chroniqueuse tente alors de lui faire comprendre que le principe d’un débat : "ici on laisse dire les choses avec lesquelles on n’est pas d’accord"

Hors d'elle et agitant les bras en tous sens, Nouvian lance à Elisabeth Lévy: "Mais vous êtes dingue!", puis "vous êtes complètement tarée !". 
Praud, qui ne laisse pas passer l’insulte, lui demande de se calmer et défend la liberté de parole des interlocuteurs
Lévy lui retourne alors le compliment à l’écologiste: "C’est vous qui êtes folle! C’est vous qui êtes dingue. Depuis tout à l’heure, elle prétend empêcher les gens d’exprimer la contradiction!" souligne-t-elle.

Les maoïstes adressent 
près d'une centaine de plaintes au CSA en une journée

Ils ne montrent pas l'intégralité de l'échange et
présentent un montage-vidéo de l’émission pour accréditer la thèse de l’humiliation de Claire Nouvian et provoquer le buzz sur Twitter le 7 mai, à tel point que le nom de Pascal Praud reste durant plusieurs heures en Trending Topics, ces sujets les plus discutés sur le réseau.

Mardi 7 mai à 17h45, le CSA indiqua avoir reçu
"plus de 90 signalements sur cette séquence". Pour l'heure, on ignore si ces plaintes sont des copiés-collés par la meute maoïste se fiant à la séquence montée ou si elles émanent d'authentiques téléspectateurs de l’émission.

VOIR et ENTENDRE
donc l'intégralité de la séquence:

A ce sujet,
lire PaSiDupes du 6 mai :


vendredi 16 mars 2018

Paris : l’adjoint écologiste d’Anne Hidalgo est-il son mauvais génie ?

La droite proche de Macron demande la démission de l’adjoint écologiste d’Hidalgo

Adjoint écologiste à la maire de Paris, Christophe Najdovski, s'attire les critiques de la droite constructive. 

Le doctrinaire et l'idéologue de la Ville de Paris, deux totalitaires

Membre d'Europe Écologie Les Verts, cet adjoint conserve le soutien de Bruno Julliard, premier adjoint d’Anne Hidalgo. Après la série de couacs provoqués par la réforme du stationnement en vigueur depuis janvier 2018, le chargé des Transports, de la voirie, des déplacements et de l’espace public à la Mairie a relancé les critiques contre la politique menée par la Ville de Paris avec l’affaire des contrôles fictifs réalisés par Streeteo, en lien avec la Mairie de Paris depuis janvier 2018. Cette société chargée de contrôler le stationnement sur la voie publique a été épinglée pour avoir réalisé des contrôles fictifs et demandé à des agents non assermentés de dresser des forfaits post stationnement (FPS) qui remplacent désormais les PV. "Trop, c’est trop. Dans tous les domaines, la politique de déplacements de la Mairie de Paris est une collection de fiascos 

"Est-il encore à même de piloter les déplacements de la capitale ?"

Christophe Najdovski, 48 ans, Macédonien d'origine et 20e adjoint à la maire (sur 37) suscite cette interrogation du groupe des Parisiens progressistes constructifs et indépendants (PPCI). 
Agir, la droite constructive est un parti politique français créé en novembre 2017, notamment à la suite de l'exclusion de certains députés Les Républicains, membres du groupe Les Constructifs à l'Assemblée nationale, notamment Jean-Christophe Lagarde (UDI) et du juppéiste (exclu du parti Les Républicains) Franck Riester (UAI), outre Fabienne Keller.
Le groupe Parisiens Progressistes et Constructifs a été créé au Conseil de Paris autour de Nathalie Kosciusko-Morizet,  et présidé par Marie-Laure Harel 
(LR, ex-porte-parole de Nathalie Kosciusko-Morizet pour la primaire). Les membres de ce groupe, dont l'ambitieux Bournazel, un proche d'Alain Juppé, n'ont pas encore fait connaître leur position sur une adhésion au parti Agir.
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Après le fiasco du nouveau Vélib’ (et le changement intempestif de prestataire pour Smovengo, défaillant) et le revers juridique sur la piétonnisation des berges de Seine en février, cette dernière affaire en date de la société privée Streeteo est la dérive qui met hors d'elle la droite constructive
Filiale d'Indigo, le plus gros gestionnaire de parking de la capitale, Streeteo veut d'autant plus passer inaperçue qu'elle est quasiment virtuelle, mais très suspecte. Elle se fait tellement discrète qu'à l’heure d’internet, elle n'a ni contact sur son site, ni compte actif sur les réseaux sociaux. Seulement un numéro en ...08 et une adresse, à Puteaux, qui est celle d’Indigo, un gestionnaire de parking. Plus Streeteo accumule les critiques, et depuis ses débuts, plus elle s'efface. Depuis qu'elle s'est faite épingler pour plusieurs débordements, les questions fusent sur son fonctionnement
En juin dernier, la Ville de Paris a choisi les deux sociétés qui contrôlent désormais le stationnementStreeteo, filiale à 100% d’Indigo, principal gestionnaire de parking de la capitale, est chargée des contrôles de 94.000 places de stationnement payant dans les arrondissements 1 à 7, mais aussi 11 à 16, ainsi que dans le 20e. Moovia, filiale d’Urbis Park, opère dans les 8e, 9e, 10e, 17e, 18e, et 19e arrondissements. 
Et si, depuis janvier, Moovia se fait petite, Streeteo, elle, cumule les premiers couacs : des usagers qui se font verbaliser alors que le ticket de stationnement est encore valable, des médecins en visite titulaires d’une carte qui se font racketter, des voitures de policiers bien garées qui se font flasher. Deux de ses agents ont également été contrôlés sous cannabis, l’un n’ayant pas de permis. Autre histoire, un troisième employé verbalisateur est interpellé, et s'avère avoir un casier chargé, avec pas moins de 13 infractions au compteur, allant du vol à l’étalage, à la violence, ou des menaces de mort... De quoi susciter des doutes sur la formation et le recrutement des agents. 

Les affaires se succèdent.
Mi-février, une vidéo buzze sur internet : un agent de la société a filmé de faux contrôles, réalisés depuis des bureaux, en scannant des plaques sur une feuille de papier. Et  en remettait une couche jeudi dernier, le Canard enchaîné a révélé l’existence de milliers de faux PV. Le lendemain,  c'est RTL qui sort une autre histoire : des agents non assermentés ont été envoyés sur le terrain. 
La situation est rentrée dans l’ordre, assure la Mairie PS de Paris.
 Image associée
Dans la tourmente, Streeteo fait le dos rond. Sollicitée, la société  répond qu’elle ne communique pas et renvoie à deux vieux communiqués, datant des 7 et 8 mars derniers, pour indiquer que "suite à des lancements d'alerte, notamment de la part de la Ville de Paris", elle a "identifié des pratiques internes inappropriées, y compris de la part de certains managers, menés évidemment à son insu". Elle "condamne de la manière la plus ferme ces pratiques", a "diligenté une enquête interne, et patati et patata...
Egalement le 7 mars, la Ville de Paris a dit avoir constaté que "les relevés des contrôles effectués par l’entreprise faisaient état d’un taux anormalement élevé de véhicules exemptés du paiement du stationnement". La municipalité indiquait qu’à l’avenir, elle ne "tiendrait compte que des contrôles effectués avec un matériel géolocalisé", qui démontre que l’agent verbalisateur se trouve bien dans la rue indiquée. 
Fondée en juin dernier pour répondre à la demande de ce nouveau marché  Streeteo est une société opportuniste comme les vante Macron. Avec la dépénalisation du stationnement payant, plus d'une cinquantaine de communes ont décidé de confier la surveillance du stationnement payant à des sociétés privées. Et parmi elles, la plus importante est Streeteo, présente dans une vingtaine de villes françaises : Metz (PS), Nancy (maire juppéiste), Strasbourg (PS), Biarritz (MoDem) ou encore Alfortville (PS, dont Luc Carvounas). Elle est liée à ces municipalités par des contrats de six ou sept ans. 
Or, certaines villes ont souffert de bugs, comme à Alfortville, dès la fin janvier : un journal pro-Macron relevait dès février qu’en trois jours, 537 habitants avaient été verbalisés alors qu’ils avaient payé leur carte de résident. La société avait alors évoqué un dysfonctionnement technique du dispositif de contrôle. A Biarritz, il est aussi prévu que Streeteo fournisse à la mairie des comptes-rendus de son activité. Sauf que depuis, rapporte Sud Ouest, cela n’a pas encore été fait.

L'opposition de droite exige le départ de l’adjoint d’Anne Hidalgo

"Nous avons besoin d’un manager, pas d’un commentateur de fiasco, il faut qu’il démissionne", s’est irrité ce jeudi Alexandre Vesperini, président du groupe, élu du 6e. 
Le groupe UDI-MoDem s'est limité à l'évocation du problème. "Il faudrait que Christophe Najdovski (ci-contre) se pose des questions", a balbutié Eric Azière, le président du groupe, sans aller jusqu’à demander sa démission. 

Bruno Julliard n'a pas manqué d'apporter aussitôt son soutien à l’ayatollah de écologie parisienne : "J’écarte d’emblée cette idée. Christophe Najdovski garde toute la confiance de l’exécutif sur ce dossier du stationnement ou les autres". 
"Alexandre Vesperini ferait mieux de se concentrer sur les réponses que son groupe peut apporter aux Parisiens plutôt que de faire de la politique de bas étage", a polémiqué Najdovski.

La question reste entière de savoir si Najdovski est capable
de ramener justice et sérénité dans la vie quotidienne des automobilistes parisiens.

jeudi 7 septembre 2017

Jean-Vincent Place, "gentiment agressé" nuitamment dans Paris

Jean-Vincent Placé s'est fait "violemment agresser" à Paris samedi 2 septembre 

Jean-Vincent Placé, sénateur de l'Essonne, a été victime d'une agression, dans la soirée du samedi 2 septembre à Paris

La nouvelle n'a été publiée que mardi soir France Info
De source judiciaire, l'ancien écologiste Europe Ecologie-Les Verts a été délesté de sa montre et de ses papiers par trois individus, armés ...d’une bombe lacrymogène, dans une rue de la capitale.

Une enquête en flagrance pour "vol avec arme"
a été ouverte au cours du week-end. Cette dernière a été confiée au premier district de police judiciaire de Paris, qui couvre les 1er, 2e, 3e, 4e, 8e, 9e, 16e, 17e arrondissements de la capitale. Et non pas les quartiers Est de Paris, plus populaire et multiculturels. 

Placé est blessé au visage et à la lèvre.
Il aurait dans un premier temps tenté de se défendre avant d’être roué de coups par ces trois malfrats, y compris lorsqu’il était au sol.

Il souffre de brûlures au troisième degré ainsi que de multiples contusions. Le sénateur écologiste de l'Essonne a également été blessé au dos, à la lèvre (fendue) et à une dent (cassée). Six jours d’incapacité totale de travail lui ont été prescrits. Combien de jours de carence ?

Sa carte bleue, son téléphone portable et sa montre estimée à 7.000 euros, selon Le Parisien, ont également été dérobés par les trois agresseurs. 

Ancien secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la simplification dans le gouvernement Cazeneuve, il est aussi président de l'Union des démocrates et écologistesMardi soir, aucune interpellation n'avait encore eu lieu.

En mars dernier, le secrétaire d'État noctambule avait visiblement apprécié la compagnie de Nabilla, la star de télé-réalité.
Un brin macho,  il avait décrit Nabilla Benattia comme "généreuse" (?) et "fraîche". En retour, avait-elle été impressionnée par l'éclat de sa conversation  montre ?

L'ancien sénateur d'Europe Écologie a été aperçu agrippé au bras de Nabilla. "Il ne la lâche plus", avait commenté son compagnon, Thomas Vergera en filmant la scène avec son téléphone. "Il a dit : "je te kiffe", a-t-il précisé en légende de sa vidéo sur Snapchat.

Sur son compte Twitter, la jeune femme a posté une photo d'elle et de Jean-Vincent Placé en mentionnant du "président chinois" et en accompagnant le cliché du drapeau du ...Japon.


Une violence qui pousse le sénateur à se questionner son avenir politique.
Alors que les élections sénatoriales auront lieu le dimanche 24 septembre, l’incident pousse le sénateur à s'interroger son avenir politique. "J’aime beaucoup la politique mais cette agression me fait réfléchir à arrêter", a-t-il déclaré, alors que son parti végète et que son ancien se cherche. 

Jean-Vincent Placé n'a vraiment pas la patate : il dit ignorer la motivation exacte de ses agresseurs, mais a porté plainte. 
"Merci aux pharmaciens et aux médecins et …ma dentiste. C’est une chance de vivre en France même quand on subit cette violence si brutale", a écrit sur Twittter l’ex-ministre, après avoir confié qu’il "ne voulai[t] pas parler de cette agression qui [l’] a fortement meurtrie (sic)". 7.000 euros, vous pensez !...

Placé donne ainsi à tous une grande  leçon de résilience !
Question : comment l'extrême droite n'est-elle donc pas en cause ?...

mardi 13 septembre 2016

Affaire Alstom: Jadot (EELV) dénonce "un bal des hypocrites"

Alstom pousse l'Etat à le renflouer 

Le gouvernement s'engage à maintenir l'activité ferroviaire sur le site d'Alstom à Belfort.
 

"C'est le bal des hypocrites ce dossier", estime l'altermondialiste Yannick Jadot dans les 4 Vérités de France 2, ce mardi 13 septembre. "Alstom sait parfaitement que son annonce va faire polémique et que probablement l'Etat va finir par mettre de l'argent, et puis du côté gouvernemental, il n'y a pas de stratégie industrielle depuis tant d'années", accuse le député européen écologiste.

Jadot enfonce le clou
"S'il y a une surcapacité de production chez Alstom, c'est parce que depuis des années la France a abandonné le fret ferroviaire. 
Le Grenelle de l'environnement devait faire passer le fret ferroviaire de 15 à 25% du transport. Mais nous l'avons réduit alors que l'Allemagne l'augmente. 
Ségolène Royal, qui se scandalise de cette affaire, a abandonné l'écotaxe. 
C'est un milliard d'euros qu'on pourrait avoir chaque année pour financer notamment des projets de tramways".

Et l'altermondialiste de s'emporter
"L'État, par son incapacité à projeter la France sur un projet cohérent et qui crée des emplois, se retrouve à chaque fois acculé à donner de l'argent public à des entreprises en train de s'écrouler".


Y. Jadot

Et pourtant, il n'est "pas candidat contre Hollande"


Yannick Jadot est candidat à la primaire du parti EELV

"pour sauver la France" (!) et non "le parti ou la gauche". Le sauveur Vert ne se revendique "surtout pas comme un candidat anti-Hollande de plus". Pour lui, "le projet écologiste est un projet de sens, de cohérence et d'espoir. Il y a tellement d'énergie vitale dans notre pays. Il faut mettre les déclinistes de côté".

Son "pari est d'approcher les 10%" à la présidentielle
C'est le score qu'aurait réalisé Nicolas Hulot, selon les sondages. "Sincérité, conviction, renouvellement, bienveillance, parler à l'intelligence des citoyens, ça touche l'électorat", conclut-il, modestement.

lundi 16 mai 2016

Harcèlement sexuel: les journalistes du SNJ révèlent des pressions de Baupin

Mediapart publie un courrier du député écologiste exigeant le retrait de l'enquête

Dénoncé pour des faits de harcèlement et d'agressions sexuels,
 l'écologiste 
Denis Baupin demande le retrait "immédiat" de l'article à l'origine du scandale.


Dénonçant "un climat d'intimidation" dans lequel l' "enquête douloureuse" a été menée et qui aurait commencé bien avant la parution de l'article, puis par courrier reçu ce jeudi par Mediapartle site trotskiste d'information réplique en publiant la lettre de l'élu écologiste dans son intégralité.

Dans courrier adressé par l'intermédiaire de son avocat, Denis Baupin somme Mediapart de censurer l'enquête fleuve à l'origine de l'affaire qui agite le monde politique depuis lundi et alimente la presse en période creuse de la Pentecôte. 
"Cet article comporte des imputations diffamatoires", écrit dans son courrier daté du 9 mai, Me Emmanuel Pierrat, avocat chevènementiste spécialisé dans le droit de l'édition et les media et de la ...liberté de la presse. Il y exige la "suppression immédiate" de ce "reportage litigieux". "Par surcroît, je vous demande de me faire part des mesures que vous entendez prendre pour réparer le préjudice de Monsieur Denis Baupin", ajoute le conseil du député écologiste, se payant le luxe d'une arrogance indécente. 
Cet avocat franc-maçon est connu pour son engagement en faveur du mariage homosexuel, comme défenseur de Jean-Luc Romero et pour des chroniques dans Têtu, un ex-magazine gay.
LIRE aussi, dans PaSiDupes: 
"La justice autorise le livre que Cécilia voulait interdire"

Une première "injonction de ne rien publier", dès le début avril


Le patron de Mediapart, Edwy Plenel, n'a pas tardé à répondre que cette "sommation totalement attentatoire au droit de la presse" était rejetée:

"Ce courrier sans précédent (…) contredit le souhait du député et de son entourage que la justice fasse son office puisque M. Baupin exige la suppression de l’enquête qui l’a mise en mouvement", écrit-il.
Edwy Plenel fait valoir que le député, invité par la rédaction à apporter ses contradictions aux témoignages le mettant en cause avant la parution de l'article, s’y est "farouchement dérobé". Denis Baupin avait demandé à Mediapart de s'autocensurer avant même la parution de l'enquête:
"Non seulement l’ex-vice-président de l’Assemblée nationale a ignoré toutes nos demandes d’entretiens et refusé de répondre à toutes nos questions, mais, de plus, il nous a fait parvenir, (…) dès le 8 avril, une injonction de ne rien publier", poursuit Edwy Plenel, qui publie ce courrier également dans son intégralité.
"Un contexte de pression explicite de Denis Baupin"


Edwy Plenel dénonce en outre les pressions exercées par l'homme politique sur sa rédaction avant la parution de son article:
"C’est donc peu dire que cette enquête douloureuse, tant il fallut de courage aux femmes concernées pour sortir enfin de leur silence, fut menée sous tension, dans un contexte de pression explicite de Denis Baupin, via son avocat", s'insurge Edwy Plenel. Une preuve éclatante, selon lui, du "fardeau oppressant que les victimes ont eu à soulever pour briser l’omerta".
Et de conclure: "Il est inédit qu’un responsable politique exige d’un journal qu’il se censure".

Le SNJ dénonce une tentative d'étouffer l'affaire Baupin
"Mediapart : un député fait fi de la liberté de la presse !
Que s'est-il passé dans l'esprit d'un élu de la nation pour qu'il s'attaque directement à un principe démocratique fondateur de notre République : la liberté de la presse ? Par deux fois, Denis Baupin, via son avocat, a tenté de faire l'omerta sur une enquête menée à son encontre pour des faits de harcèlements et d'agressions sexuelles.
Tentative de censure, à priori [... et] intimidation et l'excellente réponse (2) de notre confrère aurait dû être suffisante." Ainsi débute la dénonciation de l'ancien adjoint à la mairie PS de Paris par le syndicat. 
Marqué à l'extrême gauche, le Syndicat national des journalistes a dénoncé dimanche une tentative du député écologiste Denis Baupin d'étouffer l'enquête du site de presse trotskiste.

Le SNJ publie sur son site deux lettres de l'avocat de Denis Baupin au directeur de Mediapart, Edwy Plenel.
"Il apparaît qu'une journaliste de la rédaction de Mediapart recherche activement des témoignages (...) aux fins de tenter de remettre gravement en cause (la) probité" de Denis Baupin, écrit Me Emmanuel Pierrat dans la première, datée du 8 avril.
Le SNJ confirme que l'eurodéputé Baupin (ci-contre) met en demeure Edwy Plenel de s'abstenir de publier "tout élément susceptible de porter atteinte à l'honneur et à la considération" de son client.

Dans sa réponse, également publiée par le SNJ, Edwy Plenel oppose une fin de non recevoir à cette "sidérante sommation""relevant de pratiques d'ancien régime".
Un mois plus tard, après la publication des témoignages de huit femmes, parmi lesquelles des dirigeantes de l'ancien parti de Denis Baupin, Europe Ecologie-Les Verts, mettant en cause le député, Me Emmanuel Pierrat a de nouveau écrit à Mediapart.

Dans la deuxième lettre, datée du 9 mai, il demande, on le sait, la "suppression immédiate" de l'article de la journaliste (trentenaire passée par l''AFP et l'Humanité) Lénaïg Bredoux intitulé "Des femmes dénoncent les harcèlements et agressions sexuelles du député Denis Baupin" et publié le même jour sur le site de Mediapart. En totale concertation avec Edwy Plenel, le SNJ qualifie de "litigieux" ce reportage comportant selon lui des "imputations diffamatoires" et menace Mediapart de poursuites. La journaliste de Mediapart a déjà eu son heure de gloire en 2012 avec une enquête sur les compromissions d'officiels et d'intellectuels français avec le régime de Ben Ali avant le "printemps arabe".

Ces menaces sont restées sans effet et les témoignages à visage découvert de plusieurs des femmes citées par Mediapart ont au contraire renforcé l'impact du reportage, qui a conduit Denis Baupin à démissionner de son poste de vice-président de l'Assemblée nationale.

Dans un communiqué, le SNJ exprime sa "stupéfaction de voir un élu de la nation se comporter de façon aussi peu civique" et apporte son soutien à Mediapart.

Le Parquet de Paris a pour sa part ouvert le 10 mai une enquête préliminaire pour "recueillir les témoignages des victimes présumées (...), vérifier les dates et lieux de la commission des faits allégués" et "entendre tout témoin utile".

Ancien assistant de Dominique Voynet, Denis Baupin est le père d'un fils, né de son union avec l'héritière de Jacques Bravo, ex-maire du IXe de Paris, après treize années passées au poste d’adjointe à ses côtés, Pauline Véron, adjointe à la maire de Paris dont la maire travaillait à l'Assemblée nationale. Il a aussi deux enfants d'Emmanuelle Cosse, avec laquelle il s'est marié le 20 juin 2015

mercredi 20 août 2014

EELV: Jean-Vincent Placé est un grand cachottier Vert

L'écologiste a-t-il une mémoire de perruche ?

Un "choc  de transparence" pour Jean-Vincent Placé 

L'élu EELV a omis de déclarer sa société de conseils à la Haute Autorité de transparence de la vie publique. 
En juin 2013, Jean-Vincent Placé s'en était pris au projet de loi sur la transparence de la vie publique. C'est une loi "ratée, ennuyeuse et complexe", vitupérait-il. Un an plus tard, le patron des Verts au Sénat est l'une des premiers élus piégés par le texte adopté par le Sénat dans la nuit après l'affaire Cahuzac. "L'important n'est pas de savoir si les élus sont riches, mais s'ils sont honnêtes", entendait-on clamer. Une avancée: on pouvait don être riche et pourtant honnête !

Or, dans sa déclaration d'intérêts remise à la Haute Autorité de transparence de la vie publique, l'élu EELV a laissée vierge la case "participations financières indirectes dans le capital d'une société". À en croire le document, il n'est lié de près ou de loin à aucune entreprise lui appartenant: un péché par omission ?

La presse d'investigation a pourtant identifié une société lui appartenant. Une SARL baptisée Norcomm, créée en 1996 avec un autre élu, Antoine Casini, actuel collaborateur de la sénatrice PS des Bouches-du-Rhône Samia Ghali. Une élue en faveur de laquelle Placé a pris publiquement fait et cause - contre P. Mennucci - lors des dernières municipales à Marseille. 
Placé-les-gros-bobards s'embrouille dans ses explications
Placé ne joue pas le jeu

D'après ses statuts,
Norcomm affiche un vaste champ d'action allant de la communication à l'édition, en passant par "toute opération financière, commerciale, civile, mobilière ou immobilière". 
Interrogé sur cette omission, Jean-Vincent Placé explique avoir "oublié" l'existence de cette société, qui, selon lui, n'aurait eu "aucune activité" et "aucun client". En somme, les altermondialistes sont des entrepreneurs modèles...
Et de promettre qu'il va au plus vite liquider la société : "Grâce à vous, je vais appeler le Casini en question et lui dire qu'il faut dissoudre ce truc-là. (...) Je pense qu'il vaut mieux dissoudre ce truc qui n'a pas eu d'activité en dix-sept ans..." Dix-sept ans de coma !
Mais, contrairement à ce que le sénateur Verts affirme, sa discrète boîte de conseils n'est pas restée en veille. On a en effet trouvé trace d'un chiffre d'affaires de 120.000 euros en 2000. Nul doute que Jean-Vincent Placé profitera des journées d'été d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) pour éclairer ses camarades sur les clients de Norcomm...