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mercredi 10 juin 2020

BlackLivesMatter met à genoux Mélenchon, Jadot, Faure et Roussel

L'ultra-gauche anti-flics racisée américaine met à ses pieds la gauche française 

LFI, EELV, PS et PCF mettent un genou à terre devant George Floyd

Place de la République, ce mardi 9 juin

A Paris, des manifestants se sont rassemblés place de la République en mémoire de George Floyd. Des têtes d'affiches de la gauche - radicale, voire extrême et de l’écologie totalitaire, comme Jean-Luc Mélenchon (LFI) ou Yannick Jadot (EELV) - ont même posé un genou à terre, geste de capitulation, à l'imitation du candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden, 
Joe Biden relance sa campagne dans une Amérique embrasée par la ...

ou le démagogue Québécois Justin Trudeau (ci-dessous).

 Justin Trudeau pose un genou à terre contre le racisme (vidéo)

A l’appel notamment de SOS Racisme, des manifestations se sont rassemblés en France, pendant les obsèques de George Floyd à Houston, Etats-unis. A Paris, ils n'étaient que quelques centaines, place de la République. 
Ce mardi 9 juin, certains meneurs de la gauche rose,  rouge, noire et verte ont pris parti contre les policiers de leur pays, tels Jean-Luc Mélenchon (LFI), Yannick Jadot (EELV), Fabien Roussel (PCF) ou encore Olivier Faure (PS). Ils se sont même agenouillés durant les 8 minutes 46 de silence, pour s'associer à cet Afro-Américain décédé à la suite d’une interpellation policière à Minneapolis le 26 mai dernier. 
Image
Les suiveurs socialistes Faure et Kanner

Cette mobilisation à Paris était soutenue par plusieurs syndicats de lutte - dont la CGT, la FSU et l’Unsa - mais aussi par des partis politiques de gauche et d’extrême gauche (EELV, PS, LFI, PCF). Des organisations étudiantes et lycéennes (Fage, Unef, UNL) et des associations et ONG, comme la Ligue des droits de l'homme, le MRAP ou le CRAN,participaient aussi à la démonstration médiatique. 

Mélenchon, heureux des récents propos de Castaner 


Une "prise de conscience" émerge "contre l'horrible contamination du racisme
, là où on ne voudrait pas le voir, dans un corps important, la police," a pointé le chef de La France insoumise.
 
Jean-Luc Mélenchon, qui critiquait encore récemment la lâcheté de Macron resté muet face aux manifestations de rue, ajoute : "Il faut en finir avec le déni." 

L’ancien candidat à l’élection présidentielle n'hésite pas à stigmatiser la police: "la police nationale doit être reprise en main". Pour cela, Mélenchon "invite les policiers à dénoncer leurs collègues quand ils sont racistes et violents". 
Une incitation similaire à la tonte des femmes qui avaient eu des relations avec des occupants allemands. Cette marque d'opprobre qui, à la Libération de la France, a eu "pour fonction d'enlaidir ces femmes" et pour volonté, leur désexualisation, visait à détruire en elles l'image de la féminité. La dénonciation des policiers préconisée par Mélenchon a desrelents pareillement nauséabonds, quand il désigne les policiers à la vindicte populaire ou quand Castaner porte atteinte à leur virilité en les privant des moyens s'assurer le maintien de l'ordre.  

Mélenchon confie également avoir apprécié le fait que Christophe Castaner se soit rendu compte que "des gestes peuvent tuer". 
Pour mémoire, lundi 8 juin, le ministre de l’Intérieur a tenu un discours prônant notamment une "tolérance zéro" contre le racisme jugé "inacceptable", exigence qu'il n'impose pas à l'encontre des délinquants. 

Ce mardi matin, il a aussi annoncé qu’il sera "parfaitement à l’aise" - ce dont on ne doute pas ! -  à l'idée de poser un genou à terre. Le ministre tolère d’ailleurs d'autant mieux ces mobilisations anti-racistes racisées, que, "dans les faits", elles restent interdites dans toute la France, en vertu d'un décret interdisant en effet les rassemblements de plus de dix personnes dans l’espace public en raison de l’épidémie de coronavirus !

samedi 18 avril 2020

Union nationale: Julien Bayou tente de se blanchir en accusant Mélenchon

Julien Bayou répond à Mélenchon "pour en finir avec la fable de l'union nationale"

Mélenchon a reproché à EELV de soutenir la mise en place d'un "gouvernement d'union nationale"

Madinin'Art | Page 52

Yannick Jadot a émis l'idée d'un "Grenelle du monde d'après". 
Dans le JDD du 5 avril, il a présenté l'idée de l'union de partis (à l'exception du Rassemblement national), syndicats et ONG, reprise par Europe Ecologie-Les Verts (EELV) quelques jours plus tard. 
Les pseudo-intellos, mais vrais bobos perchés, de l'écologie craignent en effet pour l'après-coronavirus un retour au "libéralisme béat" du monde d'avant.

Dans son blog, Jean-Luc Mélenchon a accusé Julien Bayou de vouloir "un gouvernement d'union nationale". 
Dans une lettre ouverte que nous publions, le secrétaire national d'EELV - ex-amateur d'agitprop, notamment dans le collectif Jeudi noir - lui répond longuement. S'il rejette le terme, l'écologiste affirme ne pas vouloir se poser "comme seule opposition valable aujourd'hui, en espérant profiter demain du discrédit" qui touche le gouvernement, mais "chercher à créer les conditions d'un basculement politique de grande ampleur". Julien Bayou s'interroge aussi sur la stratégie de La France insoumise et appelle ses militants à "rompre les rangs".

La lettre ouverte de Julien Bayou est d'une violence rare

"Cher Jean Luc,

Dans un billet de blog du 10 avril, tu m'accuses, il n'y a pas d'autres termes puisque tu campes en procureur, de vouloir construire 'un gouvernement d'union nationale'. Je laisse de côté le fait que si tu avais des doutes sur l'orientation politique qui est la mienne, nous aurions pu en discuter. C'est accessoire, mais éloquent sur ta volonté de nous disqualifier. Ton affirmation est d'une mauvaise foi qui confine au baroque. Je prends donc la plume pour, en te répondant, exposer ma pensée politique. Tu pourras la juger frustre. Elle sera claire.

Pour dire les choses brièvement : je ne défends pas l'idée d'un gouvernement d'union nationale. Ce n'est pas ma volonté, ni celle de la direction politique issue de notre dernier congrès, ni celle de nos mandant-es, celles et ceux qui dans notre mouvement ont le dernier mot [allusion perfide]. Voilà la vérité simple et drue. Toutes les fictions du monde n'y changeront rien, malgré tes talents de narrateur.

Un gouvernement d'union nationale, dont le macronisme serait le centre, aggraverait les problèmes du pays

Amazon.fr - Désobéissons pour sauver l'Europe - Bayou, Julien - Livres
Les écologistes que nous sommes ne défendent pas l'idée d'alliances bâties de bric et de broc et basées sur la supposée bonne foi des contractants. Les lois de la physique politiques sont immuables : la question du centre de gravité de toute alliance est la question fondamentale. Un gouvernement d'union nationale dont le macronisme serait le centre aggraverait les problèmes du pays, nous en avons la conviction profonde. Nous proposons non pas une coalition politique, mais un dialogue social de grande envergure sur l'avenir du pays. Un Grenelle du monde d'après. Ce n'est pas la même chose. Nous proposons de réunir dans une négociation large l'ensemble des acteurs politiques et sociaux du pays. Pourquoi en exclure le Rassemblement national? Parce que mon idée est que le Rassemblement National n'est pas un parti républicain.[16,14% des électeurs français - 7.679.493 - ne sont donc pas des Républicains...] Comme je ne pense pas un instant que toi qui militait pour son interdiction dans les années 90 tu souhaites les convier à discuter de l'avenir du pays, tu comprendras que je les exclue du champ des participants au Grenelle du monde d'après.

Quelle est notre démarche? Nous avons choisi, dans le moment de crise que nous traversons de ne pas ajouter à l'effarement qui a saisi notre pays, en déclenchant un bras de fer avec le pouvoir en place. Les sujets de désaccords ne manquent pas entre nous et le gouvernement actuel. Mais notre pari n'est pas de nous poser comme seule opposition valable aujourd'hui, en espérant profiter demain du discrédit qui touche un pouvoir dont la politique apparaît chaque jour davantage comme un accélérateur de nos maux.

Nous ne prétendons pas imposer seul-es ce changement. Nous croyons à la société mobilisée. A la délibération collective

Nous faisons au contraire le pari d'une sortie de crise collective pour enclencher le sursaut dont la France et notre planète ont besoin. Deux visions s'affrontent ici. Soit on pense que tout se réduit à la question des desiderata du locataire de l'Elysée, et dans ce cas, on ne prône qu'une seule chose, le remplacement de l'actuel président de la république par un autre Jupiter en 2022. Dans cette vision le changement d'homme est tout : il suffit de remporter la présidentielle pour que les planètes s'alignent et que le monde change. Soit on pense que le changement de modèle dont nous avons besoin ne pourra provenir que d'un effort collectif pour sortir notre système de l'orthodoxie libérale dans laquelle il s'est engoncé au fur et à mesure des années, y compris sous des gouvernements qui se réclamaient de la gauche.

Notre proposition d'un Grenelle du monde d'après ne vaut absolument pas quitus pour le macronisme. Elle représente même l'inverse. Nous voulons contraindre l'actuel gouvernement à changer de cap pour se mettre au diapason de la demande sociale du pays et de l'urgence environnementale. Mais nous ne prétendons pas imposer seul-es ce changement. Nous croyons à la société mobilisée. A la délibération collective. Au jeu des acteurs sociaux. Au choc des intelligences. Voilà pourquoi nous demandons des discussions publiques, transparentes, ou chaque organisation, politique, syndicale, associative défendrait ses positions. Nous pensons, par exemple, que les propositions portées par la convention citoyenne sur le climat, pour parcellaires qu'elles soient, ne doivent pas rester lettres mortes. Elles représentent même une bonne base de discussion pour engager la transition écologique sans plus attendre. [Soit quitus donné à EELV]

Il en va de même des propositions portées par le pacte du pouvoir de vivre ou la coalition 'plus jamais ça' qui ont en commun de refuser la fracture entre les enjeux environnementaux et les questions sociales. La société fourmille d'initiatives. Il ne s'agit pas de remplacer un Jupiter par un autre, pas plus que de marcher sur les corps intermédiaires et syndicats en prétendant les récupérer, les organiser ou en prendre la tête : il faut se mettre à leur service pour construire ensemble le débouché dont le pays a besoin.

Nous ne voulons pas attendre la prochaine élection présidentielle pour que la politique menée change.


Je peux entendre que le mot 'Grenelle' soit galvaudé, discrédité par les trompe-l'œil environnementaux de Sarkozy ou plus récemment la piteuse tentative de ce gouvernement de gagner du temps au lieu d'agir face au fléau des violences faites aux femmes. Mais qui peut dire que les Accords de Grenelle de 1968 n'ont pas apporté aux travailleur-ses la satisfaction de revendications de longue date, quand bien même ces négociations expresses se sont tenues à l'initiative d'un gouvernement de droite? Si Matignon n'est pas le bon endroit pour accueillir ces discussions, pourquoi ne pas imaginer que le Conseil Economique Social et Environnemental puisse accueillir ces négociations s'il offre un terrain plus favorable, comme le suggère entre autres France nature environnement?

Les idées neuves doivent trouver leur place dans le moment que nous traversons. Cela ne se fera pas sans une mise en mouvement de l'ensemble de la société. Chacun sait par exemple que je me bats depuis longtemps pour un revenu universel. Je voudrais que dans la situation de fragilité sociale du pays révélé et exacerbée par la pandémie qui nous frappe, les uns et les autres soient mis au pied du mur et soient sommés de dire les yeux dans les yeux aux Françaises et aux Français pourquoi une telle mesure leur est refusée. Dans le cadre d'un Grenelle du monde d'après, je gage que ce serait possible, tout comme la mise en place d'une garantie sur les loyers ou la mise en place de conditionnalités sociales et environnementale aux aides aux entreprises.

Malgré tes quolibets, je persiste et je signe donc. Nous ne voulons pas attendre la prochaine élection présidentielle pour que la politique menée change. Nous ne faisons l'impasse sur aucune occasion de transformer la société. Nous voulons réorienter maintenant le cours des choses. Sans attendre une élection que tu as déjà perdue à deux reprises mais qui t'obsède au point d'obstruer ta lucidité.

Nous devons proposer un imaginaire [sic] post-crise qui ouvre d'autres solutions que le dogme de la croissance

Jeudi noir
Une bonne partie de ce qui va structurer l'état de la planète de l'Europe et de la France se joue dans les prochains mois. Nous devons proposer un imaginaire post-crise qui ouvre d'autres solutions que le dogme de la croissance, que la priorité donnée au court terme sur le long terme, que l'obsession pour la rentabilité. Investissements dans les services publics, dans la transition écologique, lutte contre la pauvreté et création de nouveaux droits, indépendance des médias… Nous devons proposer un sursaut.

Je pourrais conclure ici, mais je veux vider la querelle définitivement que tu engages, pour permettre demain un dialogue plus constructif.

A l'appui de ce qui te tient lieu de démonstration, concernant ma soi-disant adhésion à l'idée d'union nationale, tu cites la 'groko' [grande coalition, en Allemagne]. L'insinuation remplace ici toute forme de raisonnement : si d'aventure outre-Rhin, les écologistes soutiennent une grande coalition alors c'est que les Verts français y sont aussi favorables. Ce quasi-syllogisme est vieux comme l'injustice : si ce n'est toi, c'est donc ton frère… Si la germanophilie qu'on te connaît te conduit à penser que les verts allemands constituent un modèle, libre à toi. Mais nous savons pour notre part que l'organisation politique de l'Allemagne permet et favorise des configurations politiques qui ne correspondent ni à notre culture démocratique ni à nos inclinaisons. C'est un objet de discussion permanente avec nos partenaires verts allemands. Nous leur souhaitons le meilleur et serions ravis qu'ils arrivent au pouvoir en Allemagne dans le même temps où nous-mêmes le ferions en France. Mais notre solidarité n'exclut ni la vigilance ni la lucidité. Nous n'envisageons aucune combinaison de ce type.

Il faut aller chercher celles et ceux que nous n'avions pas encore convaincu mais qui aujourd'hui ont le cœur disponible et l'esprit disposé. 

Notre projet, et c'est, je le pressens, la raison pour laquelle tu nous poursuis de ta mauvaise foi, est plus ambitieux. Tu nous vois, à raison, comme des concurrents sérieux. Nous voulons construire l'écologie politique comme force motrice du changement qu'il nous faut conduire. Nous n'avons vocation à être les supplétifs de quiconque. Ni ceux du macronisme qui aggrave la crise qu'il faudrait endiguer, ni ceux du dégagisme que tu prônes.

Nulle arrogance ni volonté d'hégémonie de notre part, mais devoir d'entraînement : nous cherchons à créer les conditions d'un basculement politique de grande ampleur. Pour y parvenir, il faut et nous l'assumons, aller chercher celles et ceux que nous n'avions pas encore convaincu mais qui aujourd'hui ont le cœur disponible et l'esprit disposé. L'intelligence collective chemine à dos de catastrophe : la volonté d'échapper au désastre décille les yeux des plus récalcitrants. Nous assumons donc de nous dégager du clivage droite gauche défini par des siècles de lutte politique et sociale. Il demeure, mais ne peut être le clivage unique. De la même manière le clivage entre le peuple et la caste, qui recèle sa part de vérité inexorable, ne nous semble pas être susceptible de créer les conditions du sursaut car il n'indique aucune direction. Pour nous c'est la conscience écologique grandissante qui peut arracher des millions de personnes au confort de leurs certitudes anciennes, les amenant ainsi à choisir une alternative politique au système destructeur en place. En clair, l'écologie n'abolit aucun clivage. Elle appelle cependant à les redéfinir. 

Bayou et Génération précaire
Si je réponds longuement et publiquement à tes calomnies, et non dans le secret d'un sms, c'est parce que tu as choisi d'inoculer le poison du doute dans les esprits. Or, la période réclame de la clarté. Puisque tu prétends édifier sur mes supposées intentions le public qui te lit, qu'il me soit permis d'apprécier et qualifier en retour la stratégie que tu poursuis.

Plutôt que de gloser sur les tristes intentions dont tu nous affubles, peut-être pourrais-tu faire le bilan politique de la perspective que tu proposes?

Tu fais de la division permanente le moteur de ton renforcement politique. Ce faisant tu creuses à belle pioche le tombeau de l'alternative que tu dis appeler de tes vœux. Après l'élection présidentielle de 2017, au lieu de chercher à rassembler les forces qui pouvaient s'opposer au nouveau pouvoir, tu as préféré renforcer ton seul mouvement, avec les conséquences que chacun connaît. Plutôt que de gloser sur les tristes intentions dont tu nous affubles, peut-être pourrais-tu faire le bilan politique de la perspective que tu proposes? Pardon d'user d'une métaphore guerrière dont je ne suis guère familier, mais si personne ne peut mettre en doute la vaillance des troupes militantes de la France Insoumise, on peut s'interroger sur la stratégie du général.

Dans un monde confiné par le coronavirus, tu t'avances en majesté, tenant en tes mains un programme qui n'est pas le fruit du travail d'un seul, mais la somme du labeur de toutes celles et ceux qui ont fait don de leur contribution intellectuelle à l'avenir en commun. Tu dis 'voilà ma contribution', mais chacun comprend que c'est pour toi bien davantage. Rappeler à chaque occasion ton score de la dernière élection présidentielle ne fait pas sens. Beaucoup pensent, certes, que tu as ramené au vote humaniste et de transformation sociale des personnes qui, ne se sentant pas représentées, auraient pu s'abstenir, ou voter RN. Nous t'en faisons crédit. Mais on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Nous respectons les millions d'électrices et d'électeurs qui ont porté leurs suffrages sur ta candidature en 2017. Mais ces voix ne te confèrent aucun magistère moral, aucune sorte d'autorité naturelle, aucun passe-droit. Ni césar ni tribun ne nous seront d'aucune utilité pour le fardeau joyeux qui nous incombe. Nous devons reconstruire l'ordre du monde.

La crise que nous traversons révèle que nous avons besoin de collectif et d'humilité. Elle nous appelle à respecter l'humus et à nous méfier de l'hubris. Hier, dans un emportement évident, tu disais 'la République c'est moi'. Désormais, dans un entêtement solitaire, tu prétends incarner l'alternative à toi tout seul. Cette pente égotiste est mortifère.

Pour que les choses soient claires, je dis donc la chose suivante : 'insoumises et insoumis, rompez les rangs'.

Les prétendants à la magistrature suprême ont tendance à penser qu'ils doivent affirmer une identité politique distincte de celle de tous les autres candidats pour délimiter le champ de leur légitimité. Cette pensée relève du marketing. Pas de la construction d'un bloc politique et social porteur d'une alternative majoritaire. Pour qui veut réellement la victoire de nos idées, la question essentielle est celle de la construction lente mais déterminée d'une convergence démocratique inédite. Je gage qu'il n'y a pas d'autre chemin.

Pour que les choses soient claires, je dis donc la chose suivante : “insoumises et insoumis, rompez les rangs'. Cessez de répéter les arguments bilieux que nous devons subir ad nauseam. Finissez-en avec l'acharnement de meute en ligne qui vire au pilonnage des journalistes ou militant-es qui ont le malheur de vous déplaire. Votre révolte vaut mieux que ça. Ce que nous avons à accomplir ensemble est grand.
La "méthode Collomb", une politique anti-réfugiés qui ne dit pas ...
Les migrants accueillis à l'université Lyon II manifestent
devant le lieu d'expulsion 
N'attendons pas les consignes : affrontons les sujets qui fâchent, car il y en a. Et travaillons les points de convergence, car ils sont encore plus nombreux. Cultivons le commun davantage que le séparatisme de chapelle. Réfléchissons sans œillères. Discutons sans détours. Rassemblons sans relâche."


mardi 12 novembre 2019

Municipales 2020 : EELV tente de détourner François Ruffin (LFI)

François Ruffin, filet de pêche abandonné de LFI ?

La pêche-fantôme est ouverte à gauche de la gauche... 

Les déchets des hommes polluent les milieux marins 
Quelque 640.000 tonnes de filets et autres matériels de pêche sont abandonnées en mer et Yannick Jadot pense en sauver : pratique-t-il la pêche à la traîne ? Le chef de file d'EELV, a dit vendredi ne "pas du tout" se sentir "incompatible" avec le député LFI François Ruffin et être "depuis longtemps" favorable à son idée de "débordement populaire"
Il faut dire que la prise du député de la Somme élu en 2017 avec le soutien de La France insoumise, du Parti communiste français, d'Europe Ecologie-Les Verts et d'Ensemble ! (gauche unitaire (LCR), membre du Front de gauche), ouvrirait la voie à d'autres. La méthode Macron fait école...
"Pour gagner les prochaines séquences, il va falloir rassembler large (...) La société ne va pas bien aujourd'hui, donc se donner une perspective de mobilisation et de rassemblement, ça devrait être un projet pour tout le monde", dit le député européen dans un entretien à Libération qui l'interroge à point nommé sur une alliance entre "rouges et verts" prônée par le député LFI.

Quant à l'idée de "débordement populaire" défendue par F. Ruffin pour contester la politique du gouvernement et le modèle de société, mais inspirée du Chili, du Liban, de l'Irak, de l'Equateur, et autres pays n état de soulèvement populaire, Yannick Jadot dit y être favorable "depuis longtemps"

La pastèque, le retour !
Les ouvriers d'usine sont-ils trop sales?
"Et
ce grand rassemblement, nous devons aussi le faire avec les paysans, les PME, les chercheurs... Je veux peut-être fédérer différemment, mais je ne me sens pas du tout incompatible avec lui".

"Heureusement que nous sommes différents", fait valoir Yannick Jadot, suggérant toutefois, "par exemple, que nous devons faire attention à ne pas cristalliser les colères contre un seul homme, fût-il le président".

Dans la perspective des municipales de mars 2020, Jadot prévient clairement par ailleurs qu'il y aura "une tête de liste écolo dans 39 des 40 villes de plus de 100.000 habitants".
"Sur les petites et moyennes villes peut-être qu'on sera derrière d'autres, avec le PS parfois ou LFI à d'autres endroit", concède-t-il, tout en disant vouloir "sortir de l'imaginaire du sympathique supplétif. Nous ne faisons campagne ni seuls, ni en autonomie".
Après avoir dit ces derniers mois viser les mairies de Paris, Rennes ou Nantes, et se croyant encore dans la dynamique des européennes, il verrait très bien l'écologie gagner "aussi dans les villages où il y a des enjeux agricoles ou dans cette 'diagonale du vide' [expression désignant une large bande du territoire français allant de la Meuse aux Landes où les densités de population sont plus faibles] où on doit trouver des solutions pour les déplacements, les services publics et la précarité sociale".

Dans cette tambouille électorale assez peu bio, la stratégie ruffinesque du 
"débordement populaire" vise-t-elle "en même temps" les recrues socialistes déçues de LREM ?

dimanche 3 novembre 2019

Présidentielle 2022: en octobre 2019, Macron et Le Pen seraient au coude à coude au premier tour

Macron ne voit-il son salut que dans "un duel" avec Marine Le Pen en 2022 ?

Emmanuel Macron et Marine Le Pen recueilleraient chacun 27 à 28% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2022

Macron le bipolaire, dans son élément
avec la bipolarisation de la vie politique
Le JDD n'est pas en retard pour formater les esprits avec un sondage Ifop. 
Organisant la bipolarisation de la campagne à venir, ces résultats affichés dimanche les placent loin devant  les autres candidats.

Les chouchous du JDD, groupe Lagardère, recueilleraient 28% au premier tour dans l'hypothèse d'une candidature de Valérie Pécresse pour la droite.

Le président sortant ne recueillerait que 27% si le candidat de la droite était Xavier Bertrand ou François Baroin, alors que la présidente du RN demeure à 28% quelles que soient les cas de figures, des résultats contenus dans la marge d'erreur.

Jean-Luc Mélenchon arriverait en troisième position, ex-aequo avec François Baroinà 11%, mais devant Xavier Bertrand (10%) ou Valérie Pécresse (7%), selon les différents scénarios testés par l'entreprise commerciale de sondage.
Mais l'IFOP fait l'impasse sur la tendance droitière du parti Les Républicains, en dépit de ses chances de reconstitution en deux ans et plus. 

Le leader d'EELV, Yannick Jadot, se chercherait entre 7,5 à 9% des intentions de vote, devant Nicolas Dupont-Aignan (6 à 7%) et le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (2,5 à 3%).

Hypothèse d'un second tour opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron.
Dans ce cadre privilégié par le groupe Lagardère, le sortant recueillerait 55% des intentions de vote (seulement 2 points de moins par rapport à mai 2017), contre 45% à la cheffe du parti de la droite radicale (+2 points), désignée comme l'adversaire idéale.

Macron et Le Pen sont également les choix d'Elabe, officine de BFMTV.
font jeu égal au premier tour avec 27% à 29% des voix chacun, loin devant Jean-Luc Mélenchon, troisième avec environ 13%, dans une précédente étude parue mercredi. Alignement des planètes sondagières...

L'enquête Ifop a été réalisée en ligne du 28 au 30 octobre, auprès d'un échantillon représentatif de 1.503 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.


Ce qui fait dire que Macron s'affaire à la préparation de ses 'noces sanglantes'

Dans le thriller et film d'épouvante 'Noces sanglantes' d'Armand Mastroianni (1980), revisité par les entreprises macroniennes de sondages, un tueur en série traque des femmes lors de leur nuit de noces. Alors qu'une nuit, il s'attaque à une nouvelle victime, le mari d'une femme qu'il a tuée jadis cherche à se venger. La jeune mariée du jour, a des doutes sur l'avenir de son couple et s'interroge sur la réalité des événements
Ainsi le Moi de Macron tente-t-il sans cesse le compromis avec son Ca chaotique et son Surmoi instable qui perturbe son rapport aux femmes, dans lequel l'initiatrice Brigitte Macron joue un rôle central. Marine Le Pen, exutoire à ses troubles divers ?

Yannick Jadot dénonce la création d'un "couple maudit" Marine et Manu.
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Jadot se voit en troisième position
Le député européen EELV a démonté dimanche la stratégie élyséenne "d'organisation de la victoire" de Marine Le Pen à la présidentielle de 2022 en fabriquant "un couple maudit" et orchestrant "un duel" avec la cheffe du Rassemblement nationalPour Yannick Jadot, en jouant au Dr Jekyll avec Mr Hyde-Macron, Manu "est en train d'organiser la victoire" de la cheffe d'extrême droite. 

"Emmanuel Macron, aujourd'hui, ne fait pas que souffler sur les braises: il est en train de mettre le feu à notre société", a déploré Y. Jadot sur LCI. 
"Il reprend ses thèmes et il précarise la société" et "continue à participer des fractures sociales et territoriales de notre pays", "ça, c'est faire monter Marine Le Pen à 100%" pour 2022, a souligné le député écologiste.
"Emmanuel Macron cherche au fond à reprendre les sujets de Marine Le Pen et parfois potentiellement ses propositions pour essayer de construire un duel, un couple maudit pour la prochaine présidentielle", a-t-il encore dénoncé.

Résultat de recherche d'images pour "manicheisme"
Au second tour, le président ne l'emporterait pas dans un fauteuil : avec 55% contre 45% pour Marine Le Pen, en 2022, Macron perdrait de l'ordre de 10 points sur mai 2017 quand il avait obtenu 66,1%  contre 33,9% pour sa rivale.

Jadot livre son analyse du bilan de Macron à mi-mandat : "Simplement, la faute majeure qu'il fait, c'est que son mandat, ce doit être apaiser, réconcilier, porter un projet qui nous emmène tous". Or, il "revient sur le pire de ce que dit la droite," estime le représentant de l'écologie radicale.

vendredi 4 octobre 2019

Sondage: Macron échoue à aspirer la popularité de Chirac

L'arrogant s'enfonce dans l'impopularité

Macron n'est pas parvenu à capter la sympathie qui s'est exprimée à la mort de son prédécesseur, le président Chirac

La cote de confiance du locataire de l'Elysée repart à la baisse.
Seulement 29% des Français lui font confiance pour résoudre les problèmes qui se posent en France. A l’inverse, 67% des Français déclarent ne pas lui faire confiance (+1 point). 
Le baromètre Kantar du mois d’octobre ne lui laisse donc aucune illusion: malgré son intervention télévisée ruisselante de compassion sulpicienne et l’opération portes-ouvertes à l’Elysée jeudi soir, ajoutées à l’organisation des cérémonies lundi, sa cote de confiance enregistre un recul de 3 points. 
Fin août-début septembre, Kantar le disait en légère hausse: c'était aller un peu vite en besogne! 32 % des Français lui faisaient confiance pour régler les problèmes que pose actuellement sa politique (+5 points), contre 66 % (-3 points) qui ne lui faisaient pas confiance. 

Si elle frappe l'ensemble des acteurs politiques, elle frappe donc aussi son premier ministre.
La cote de Jean-Luc Mélenchon s'effondre (- 4, à 20 %), probablement du fait de ses cris d'orfraie à propos d'un possible complot étatique pour l'abattre. A la différence de Marine Le Pen qui se tient tranquille, ses insultes prêtent le flanc à la critique. Il vient d'ailleurs de comparaître devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour acte d’intimidation contre l’autorité judiciaire et il enregistre une baisse plus nette chez les sympathisants de la France Insoumise (LFI), qui souhaitent toutefois encore très largement le voir jouer un rôle important (72%, - 5 points).

La petite-fille de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal, est sur la même pente.  Marine Le Pen creusant l'écart (20 %). Ainsi les sondages ménagent-ils la tante qui offre en effet une cible plus facile que sa cadette, plus lisse et redoutée et donc davantage malmenée par les entreprises commerciales de sondage, alors qu'elle vient d’effectuer un retour médiatique remarqué lors d’une Convention de la droite organisée à Lyon (63%, - 6 points, assez loin derrière sa tante : 87%, +3) auprès des sympathisants du Rassemblement National. A en croire ce sondage, Macron pourrait encore rêver d'avoir MLP face à lui.

Quant à l'écologiste Yannick Jadot qui avait cru son heure de gloire venue avec les régionales, il a du mal à percer (- 2, à 19 %)  

Seul Laurent Wauquiez, fidèle à sa stratégie de réserve, reprend des points (+ 2, à 13 %), principalement chez les sympathisants LR (+ 7, à 35 %).

La cote de confiance du premier ministre Edouard Philippe, elle, ne progresse pas : 31% des Français lui font confiance, soit en recul d’un point par rapport au mois dernier.
Les deux têtes de l’exécutif retrouvent ainsi des niveaux de confiance quasi-similaires à ceux d’octobre 2018, qui annonçaient aux experts le début de la crise des Gilets Jaunes.
Le recul de la confiance est toutefois particulièrement marqué chez les plus jeunes, que ce soit envers Macron (23% chez les 18-24 ans, -13 points) ou envers Edouard Philippe (18%, -11 points), dans le contexte des Marches pour le Climat, lors desquelles les jeunes se sont particulièrement mobilisés.
L’autre catégorie qui affiche une baisse importante de la confiance est celle des salariés du secteur public  (19%, -9 points) et envers le premier Ministre (21%, -8 points). Ce recul intervient alors qu’Edouard Philippe vient de détailler les objectifs et le calendrier de la réforme des retraites, laquelle devrait notamment modifier en profondeur la retraite des agents de la fonction publique. Explication suspecte de Kantar, car parmi les gros perdants annoncés les pharmaciens ou les pilotes de lignes ont tout à craindre et ils n'appartiennent pourtant pas au secteur public
Les cotes d’avenir des personnalités éloignées de la scène politique reculent ce mois-ci 

Ainsi Nicolas Hulot et Ségolène Royal sont parmi celles qui enregistrent la baisse la plus importante  (- 4 points pour chacun). Nicolas Hulot recule particulièrement auprès des sympathisants de gauche, que ce soit ceux de la France Insoumise (42%, -17 points) ou du PS (60%, -8 points), alors qu’il progresse auprès des sympathisants de la République en marche (57%, +4 points) et des Républicains (37%, +2 points).

A droite, Nicolas Sarkozy bénéficie toujours d’un large soutien chez les sympathisants des Républicains, qui placent l’ancien président en tête des personnalités qu’ils souhaitent voir jouer un rôle dans les temps à venir (66%, +3 points), alors que ressort le dossier mal ficelé de son financement de campagne. 

Enfin, alors que la campagne pour les élections municipales de Paris est lancée, Anne Hidalgo demeure la personnalité politique candidate à cette élection qui aurait la cote d’avenir la plus élevée selon ce baromètre (24%, - 1 point), loin devant Cédric Villani (11%, -1 point) et encore davantage de Benjamin Griveaux (7%, -1 point).