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lundi 10 février 2020

Présidentielle : Macron compte occuper l'espace laissé vacant par la droite

Macron opère déjà son virage à droite pour 2022

Repoussé par les gauches, le président sortant ne bave plus sur la droite républicaine
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Président désabusé : au bord du 'burn out' ?
Macron estime que sa réélection tiendra davantage à ses efforts sur les sujets régaliens que sur les baisses du chômage et des impôts. Un pari inspiré de ses résultats économiques en trompe l'oeil. "Ce n'est pas sur l'économie qu'on sera jugé, mais sur les questions régaliennes, la sécurité, l'immigration et le communautarisme". C'est du moins ce qu'il voudrait, croyant que le chômage et le pouvoir d'achat sont le cadet des soucis des Français : réaction de riche !

Le sortant envisage désormais que Marine Le Pen puisse l'éliminer.
"Si je suis battu par Marine Le Pen, ce sera sur le terrain du régalien," répète en boucle le président de la République depuis six mois, selon des proches. Un ministre résume plus concrètement : "Il a certes fait baisser les impôts et le chômage. Mais si ta fille ne peut pas rentrer du cinéma après 22 heures sans risquer de se faire agresser, eh bien, tu votes Le Pen". C'est donc sur ces sujets que Macron va "mettre le paquet", assure "un habitué" (!) de l'Elysée.

C'est en juillet 2019 dans le parc du palais présidentiel, lors d'un dîner avec sa garde rapprochée, quelques ministres et "hauts dirigeants" (!) de La République en marche  - si basse qu'elle ait pu tomber - que le président de la République aurait confié sa conviction. "Il n'a pas échappé à Emmanuel Macron que de sondages en sondages les questions plus générales de sécurité et d'ordre public figurent en tête des sujets de préoccupations des citoyens. Si on n'y répond pas, ce sont nos adversaires qui vont occuper le terrain", confie un cadre - encore un, et tout aussi anonyme - de LREM. 

Macron corrèle sécuritaire et communautarisme

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Ainsi, jeudi 6 février à l'Elysée, le président a discuté (avec un haut dignitaire du régime ?) d'un plan de guerre contre le communautarisme qui doit être lancé avant les élections municipales avec une dizaine de maires et plusieurs ministres. 

"Ça vaut pour la planète comme pour la sécurité des Français"

Cette semaine, Macron présidera par ailleurs un Conseil de défense écologique et parlera biodiversité en Haute-Savoie. "La présidentielle de 2022 se jouera sur la protection", assure un ministre, dont l'identité reste aussi protégée que celle d'un islamiste. "Macron, c'est le Clemenceau de 1906", lance un collaborateur (et ne demandez pas qui est l'auteur de cette comparaison hasardeuse: l'évocation du "premier flic de France", ex-maire de Montmartre pendant la Commune, briseur de grèves, renvoie à l'affaire de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges (1908).
En 1906, après la catastrophe de la mine de Courrières, des grèves de mineurs ont secoué le Nord et le Pas-de-Calais. Pour tenter de les briser, Clemenceau, alors ministre de l'Intérieur, envoya la troupe. En 1907, alors qu'il était depuis plusieurs mois président du Conseil, eut lieu la révolte des vignerons dans le midi de la France. Cinq manifestants furent tués, et si le bilan ne fut pas plus lourd, c'est parce que le 17e régiment d'infanterie décida de mettre "la crosse en l'air" et de se ranger au côté des vignerons insurgés.En mai-juin 1908, les travailleurs du bâtiment et des carrières de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges se mirent en grève. La troupe réprima une manifestation en tirant sur les ouvriers, tuant deux d'entre eux. Il y eut deux morts aussi à Vigneux, où les gendarmes tirèrent à bout portant dans la salle où se tenait une réunion. Plusieurs dirigeants de la CGT furent arrêtés, ainsi que de nombreux grévistes.A Vigneux, des gendarmes ouvrirent le feu sur des grévistes, réunis dans leur permanence, en tuant deux. Hollande est allé déposer une gerbe au pied de la statue de Clémenceau. Et Macron aussi ! .C'était avant l'usage du LBD 40...)
En 1908, Clémenceau avait fait arrêter 31 dirigeants de la Confédération générale du travail (CGT) après les manifestations du 30, dont notamment le secrétaire général, Victor Griffuelhes, le rédacteur en chef de La Voix du Peuple, Emile Pouget, le secrétaire de la Fédération des Bourses du travail, Georges Yvetot, le secrétaire de la fédération des Cuirs et Peaux, Henri Dret, qui est amputé d'un bras. Pierre Monatte, responsable de l'imprimerie, s'exile quant à lui en Suisse. La CGT est ainsi décapitée et les réformistes prennent le dessus peu après, en s'appuyant notamment sur l'adhésion de la Fédération des mineurs. L'Histoire se répète : ça vous rappelle qui ?
Un autre héros de la nation auquel le président désire qu'on l'identifie, surtout l'électorat de droite, c'est Charles de Gaulle. Et l'année 2020 est riche en hommage au général : sa naissance, sa mort et l'appel du 18 juin.

La stratégie d'Emmanuel Macron semble validée par la récente attaque de Xavier Bertrand, ex-LR, sur BFMTV.
"J'ai compris que les missions régaliennes ce n'est pas le truc de Macron. Il est mal à l'aise avec ça". "Si Bertrand s'empare de la sécurité, c'est qu'il voit qu'il y a un sujet. Donc, nous devons y répondre", estime "un collaborateur" (mystérieux) du premier ministre Edouard Philippe.

Le risque - pour cette droite - , c'est de pousser l'électorat de droite, déjà piqué par la réforme des retraites, encore un peu plus à droite, d'autant plus qu'une ministre ( ) amère rappelle : "Tous ceux qui ont couru après l'extrême droite, on a vu ce que ça a donné : les Français choisissent [préfèrent: une ministre qui parle aussi mal qu'un journaliste, ça pourrait bien être un journaliste inventif] toujours l'original à la copie".

mercredi 22 janvier 2020

69% des Français estiment que Macron ne serait pas ré-élu en 2022

Pour Macron, 2022, c'est fini ! 

Macron s'est grillé pour un second mandat...

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La cote de Macron, que ce soit de confiance ou de popularité, s'est échouée sur le sable. 
61% des personnes interrogées conseillent à Macron de prendre en compte la contestation de sa réforme des retraites et de retirer son projet, selon la dernière enquête réalisée par Elabe, l'entreprise commerciale de sondages préférée de BFMTV, et publié ce mercredi, et alors qu'il doit être présenté en conseil des ministres vendredi...

Seulement 39% estiment à l'inverse qu'il a raison de faire cette réforme et qu'elle était dans son programme. Or, si son principe était annoncé, les mesures n'étaient pas précisées, ce qui a valu à Macron d'être accusé d'entretenir le flou pour mieux prendre les Français par surprise... Preuve que les sondés ne le connaissent pas, l'âge pivot n'y figure pas ! C'est notamment le cas des retraités et des cadres", précise Elabe, ce qui est invraisemblable.

Macron serait soutenu par 74% de ses électeurs du premier tour de la présidentielle de 2017 interrogés et 62% de ceux du regretté... François Fillon.

Une hausse des déçus de Macron

62% des sondés se déclarent déçus. 
La proportion de ces déçus de l'action du chef de l'Etat qu'ils ont préféré à Marine Le Pen correspond sensiblement à celle de ceux qui souhaiteraient voir le retrait de la réforme des retraites.

La part de ceux qui se déclarent satisfaits de son action est tombée à... 14%

Les sondeurs ont imaginé une catégorie qui pourrait redresser le niveau :  24% lui accordent le bénéfice du doute ! Ceux-là estiment prématuré de se prononcer sur ce point... Et ce chiffre qui est idéalement en hausse "s'observe auprès de l'ensemble des catégories de populations, hormis chez les cadres et les retraités".

54% des déçus de cette catégorie sur mesures seraient des personnes sans problèmes financiers notables. Si on prend donc le niveau de revenus des personnes interrogées, une différence notable s'établit aussi, alors qu'ils sont 72% parmi ceux qui subissent des fins de mois difficiles.

D'un point de vue politique, le taux de "déçus" est plus fort parmi les électeurs de Marine Le Pen (80%), de Jean-Luc Mélenchon (77%) et de Benoît Hamon (78%). 
Parmi les votants en faveur de François Fillon, qui ne participait pas au second tour de la présidentielle, Elabe constate une augmentation de 12%, et le taux s'établirait désormais à 54%. 

Les Républicains sauveront-ils Macron ?
Selon les conclusions d'Elabe, son enquête d'opinion laisserait transparaître un double mouvement  :

"Un basculement du positif vers le négatif d'une petite partie des électorats Macron et François Fillon et en parallèle, un durcissement des opinions négatives (...) auprès de nombreuses catégories de population, et notamment des classes moyennes et des classes populaires". Macron dispose ainsi des éléments pour savoir s'il doit s'obstiner dans sa voie.

7 Français sur 10 estiment que Macron ne sera pas réélu

A la veille des municipales,
cette indication est de mauvais augure, même si les électeurs ne se détermineront pas en mars sur des questions (inter)nationales. Et, pour l'heure, les intentions du président sortant ne sont pas connues.

Mais, à deux ans et trois mois de l'échéance présidentielle, 69% des personnes interrogées estiment que le chef de l'Etat ne serait pas réélu s'il se présentait de nouveau. Ils sont 31% à l'inverse à penser qu'il serait réélu, selon Elabe. 
Ce qui ne tient encore pas la route, puisque ses adversaires ne se sont pas non plus déclarés.



Parmi ceux qui jugent que ce dernier ne pourrait pas rempiler pas pour un second mandat, Elabe note une progression de 13% de la proportion de personnes ayant répondu "certainement pas" à cette question. Leur taux s'établit à 32%.




L'enquête a été réalisée par Internet les 21 et 22 janvier 2020 sur un échantillon représentatif de 1002 personnes. L'échantillon a été composé selon la méthode des quotas.




Clarisse Martin

vendredi 22 novembre 2019

Sondage : Macron jugé moins compétent que Baroin, un présidentiable

Actuel président de l'Association des maires de France, Baroin  est mieux apprécié que Macron

L'ancien ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie de Sarkozy fait reculer Macron dans l'électorat de droite

Le banquier et l'avocat
Dans le duel, Baroin-Macron, c'est le maire de Troyes (Aube) qui l'emporte, selon un sondage de l'entreprise commerciale Odoxa-Dentsu Consulting publié jeudi 21 novembre pour Le Figaro et franceinfo

55 % des personnes interrogées jugent François Baroin plus compétent qu'Emmanuel Macron (37 %).

49 % estiment également Baroin plus charismatique que le locataire de l'Elysée (44 %), d'après ce dernier sondage Odoxa Consulting.

59 % des sondés ont davantage confiance en Baroin qu'en Macron (33 %) 

Et ils sont 60 % a estimé que l'ancien protégé de Jacques Chirac est plus rassembleur que le président (33 %). Baroin a d'ailleurs été vice-président de l'Assemblée pendant plus de trois années (il en avait été le benjamin en 1993).

Enfin, 70 % des personnes interrogées estiment que François Baroin est plus proche des gens, contre seulement 22 % pour Emmanuel Macron. Le maire de Reims a été porte-parole du gouvernement Juppé et préside actuellement l'AMF depuis 2014.

Macron remporte toutefois le match contre Baroin dans trois domaines à double tranchant. 
54 % des sondés pensent que l'ancien ministre de l'Economie de Hollande a plus ... d'autorité que l'ancien de Sarkozy (38 %). A noter toutefois que Baroin a été ministre de l'Intérieur de Chirac, à la suite de Nicolas Sarkozy, démissionnaire pour se consacrer à sa campagne présidentielle, avant d'être nommé ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'Etat, avec la charge de ramener le déficit public à son niveau d'avant la crise économique internationale de 2008.

Il est enfin jugé plus dynamique par 48 %, contre 45 % pour François Baroin. Trois petits points qui apparaissent comme une sanction de l'omniprésence du premier. Or, le sondage n'appelle pas non plus à distinguer l'un, qui est polémique et clivant, de son challenger, qui est plus rond et posé et a été ministre de l'Outre-Mer (2005-2007).

48 % voient nécessairement un peu mieux Macron dans le costume d'homme d'Etat à la télévision que Baroin (44%): ce faible écart s'explique par les nombreux (et coûteux) déplacements de Macron à l'étranger, alors que Baroin n'a jamais été vu à l'international où il ne provoque pas les tensions que suscite Macron avec l'UE ou l'OTAN. 

Mais François Baroin a-t-il envie d'être candidat à la présidentielle de 2022 ? 

Baroin apparaît comme un bon candidat pour représenter le parti Les Républicains dans la course à la présidentielle de 2022, alors que les figures présidentiables peinent à émerger à LR, même si les noms de Valérie Pécresse et de Xavier Bertrand sont souvent cités. "François Baroin est une promesse, demain et même dès aujourd'hui," a souligné le député européen Brice Hortefeux au micro de BFMTV.

Baroin ne ferme pas la porte à une candidature à la présidentielle 2022
Il n’a pas dit non, ce mardi 19 novembre et plusieurs responsables des Républicains considèrent le président de la puissante AMF comme une "valeur sûre", en capacité de rassembler et porter les espoirs d’une droite en reconstruction

L’actuel maire de Troyes a été interrogé sur cette perspective élyséenne ce mardi matin chez Jean-Jacques Bourdin, sur RMC/BFM TV.
"Le poste n’est pas ouvert:  Emmanuel Macron est président de la République. Il sera ouvert en 2022, puis il sera peut-être ouvert en 2027, après il sera ouvert en 2032", a-t-il d’abord balayé. L'ancien député et sénateur a finalement répondu qu’il songera à se présenter "dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, pour répondre positivement à une question de cette nature" par une éventuelle candidature.

"J’ai encore la passion de la politique", a-t-il glissé.
"Je n’y pense pas matin, midi et soir, ça, c’est sûr", a-t-il toutefois nuancé. "Ce qui m’intéresse, c’est le débat; j’ai encore la passion de la politique, […] j’adore porter ce combat des territoires", a-t-il poursuivi, en contexte, puisqu’il allait recevoir le président de la République mardi après-midi dans le cadre du 102e Congrès des maires, alors que Macron n'avait pas daigné se déplacer pour les maires en 2018, à deux ans des municipales.

L’ancien ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie d Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy s’inquiète du "piège" d’un duel annoncé entre Emmanuel Macron et la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen en 2022, scénario que le président de la République s’emploie à installer dans les esprits, avec la complicité des media soumis, commanditaires de sondages. "La dualité entre Macron et Le Pen, entre le Front national et En Marche, l’accepter sans rien dire, les bras ballants, dans un silence assourdissant […] c’est accepter l’alternance" en faveur de l'extrême droite, a réaffirmé l’ancien ministre.

" On a perdu deux présidentielles. Tout est à recommencer. Comment imaginer parler de l’incarnation si on ne parle pas du fond ?", a mis en garde François Baroin, alors que Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ne masquent pas leurs ambitions pour 2022. "Il faut d’abord se rassembler; il faut ensuite travailler sur l’évolution du pays et essayer d’apporter des réponses, l’incarnation viendra […] le moment venu."

* Enquête Odoxa-Dentsu Consulting réalisée auprès d'un échantillon de Français interrogés par internet les 20 et 21 novembre 2019.

dimanche 3 novembre 2019

Présidentielle 2022: en octobre 2019, Macron et Le Pen seraient au coude à coude au premier tour

Macron ne voit-il son salut que dans "un duel" avec Marine Le Pen en 2022 ?

Emmanuel Macron et Marine Le Pen recueilleraient chacun 27 à 28% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2022

Macron le bipolaire, dans son élément
avec la bipolarisation de la vie politique
Le JDD n'est pas en retard pour formater les esprits avec un sondage Ifop. 
Organisant la bipolarisation de la campagne à venir, ces résultats affichés dimanche les placent loin devant  les autres candidats.

Les chouchous du JDD, groupe Lagardère, recueilleraient 28% au premier tour dans l'hypothèse d'une candidature de Valérie Pécresse pour la droite.

Le président sortant ne recueillerait que 27% si le candidat de la droite était Xavier Bertrand ou François Baroin, alors que la présidente du RN demeure à 28% quelles que soient les cas de figures, des résultats contenus dans la marge d'erreur.

Jean-Luc Mélenchon arriverait en troisième position, ex-aequo avec François Baroinà 11%, mais devant Xavier Bertrand (10%) ou Valérie Pécresse (7%), selon les différents scénarios testés par l'entreprise commerciale de sondage.
Mais l'IFOP fait l'impasse sur la tendance droitière du parti Les Républicains, en dépit de ses chances de reconstitution en deux ans et plus. 

Le leader d'EELV, Yannick Jadot, se chercherait entre 7,5 à 9% des intentions de vote, devant Nicolas Dupont-Aignan (6 à 7%) et le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (2,5 à 3%).

Hypothèse d'un second tour opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron.
Dans ce cadre privilégié par le groupe Lagardère, le sortant recueillerait 55% des intentions de vote (seulement 2 points de moins par rapport à mai 2017), contre 45% à la cheffe du parti de la droite radicale (+2 points), désignée comme l'adversaire idéale.

Macron et Le Pen sont également les choix d'Elabe, officine de BFMTV.
font jeu égal au premier tour avec 27% à 29% des voix chacun, loin devant Jean-Luc Mélenchon, troisième avec environ 13%, dans une précédente étude parue mercredi. Alignement des planètes sondagières...

L'enquête Ifop a été réalisée en ligne du 28 au 30 octobre, auprès d'un échantillon représentatif de 1.503 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.


Ce qui fait dire que Macron s'affaire à la préparation de ses 'noces sanglantes'

Dans le thriller et film d'épouvante 'Noces sanglantes' d'Armand Mastroianni (1980), revisité par les entreprises macroniennes de sondages, un tueur en série traque des femmes lors de leur nuit de noces. Alors qu'une nuit, il s'attaque à une nouvelle victime, le mari d'une femme qu'il a tuée jadis cherche à se venger. La jeune mariée du jour, a des doutes sur l'avenir de son couple et s'interroge sur la réalité des événements
Ainsi le Moi de Macron tente-t-il sans cesse le compromis avec son Ca chaotique et son Surmoi instable qui perturbe son rapport aux femmes, dans lequel l'initiatrice Brigitte Macron joue un rôle central. Marine Le Pen, exutoire à ses troubles divers ?

Yannick Jadot dénonce la création d'un "couple maudit" Marine et Manu.
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Jadot se voit en troisième position
Le député européen EELV a démonté dimanche la stratégie élyséenne "d'organisation de la victoire" de Marine Le Pen à la présidentielle de 2022 en fabriquant "un couple maudit" et orchestrant "un duel" avec la cheffe du Rassemblement nationalPour Yannick Jadot, en jouant au Dr Jekyll avec Mr Hyde-Macron, Manu "est en train d'organiser la victoire" de la cheffe d'extrême droite. 

"Emmanuel Macron, aujourd'hui, ne fait pas que souffler sur les braises: il est en train de mettre le feu à notre société", a déploré Y. Jadot sur LCI. 
"Il reprend ses thèmes et il précarise la société" et "continue à participer des fractures sociales et territoriales de notre pays", "ça, c'est faire monter Marine Le Pen à 100%" pour 2022, a souligné le député écologiste.
"Emmanuel Macron cherche au fond à reprendre les sujets de Marine Le Pen et parfois potentiellement ses propositions pour essayer de construire un duel, un couple maudit pour la prochaine présidentielle", a-t-il encore dénoncé.

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Au second tour, le président ne l'emporterait pas dans un fauteuil : avec 55% contre 45% pour Marine Le Pen, en 2022, Macron perdrait de l'ordre de 10 points sur mai 2017 quand il avait obtenu 66,1%  contre 33,9% pour sa rivale.

Jadot livre son analyse du bilan de Macron à mi-mandat : "Simplement, la faute majeure qu'il fait, c'est que son mandat, ce doit être apaiser, réconcilier, porter un projet qui nous emmène tous". Or, il "revient sur le pire de ce que dit la droite," estime le représentant de l'écologie radicale.

jeudi 16 juillet 2015

François Hollande, le pire des présidents, n'a pas de réel opposant à sa mesure dans son camp


La gauche n'a pas mieux à se mettre sous la dent?

Malgré une communication débridée, François Hollande ne satisfait que 21% des Français

Malgré le bilan au ras des pâquerettes du président socialiste, aucun concurrent à gauche ne semble pouvoir pourtant lui arriver à la cheville en vue de la présidentielle de 2017. La popularité de François Hollande reste à moins d'un quart pour le mois de juillet, selon le dernier baromètre CSA pour Les Echos. Les sociétés commerciales de sondages sont donc visiblement en recherche d'un substitut au candidat par défaut de 2007. Comme les chômeurs en quête d'emploi. 
Dans la perspective des élections présidentielles de 2017, l'extrême gauche est hors jeu et aucun concurrent n'émerge du parti socialiste. Les affaires de moeurs de Dominique Strauss-Kahn ont laissé un vide de dix ans, sinon plus. Toutes les tentatives pour considérer D. S-K comme une alternative naturelle et crédible ont échoué dans les baromètres d'opinion. 

François Hollande a réussi à faire non pas taire les critiques intérieures, mais à les contenir. Lors du Congrès du parti socialiste, le fait d'avoir rallié la frondeuse Martine Aubry, sous la menace d'une éviction de la tête de la fédération socialiste du Nord, en dit long sur l'emprise des réseaux du président. On lui prêtait une influence potentiellement dangereuse contre le tournant social-libéral du gouvernement. Aujourd'hui, il ne reste donc que quelques cavaliers esseulés comme Arnaud Montebourg, dont on ne sait pas s'il continue la politique, et celle des frondeurs, dont l'écho semble s'être déjà dissipé à deux ans des élections présidentielles.

L'adhésion à Manuel Valls (38% selon le baromètre CSA), supérieure au Président, est-elle crédible ou artificielle ?

Dans la mesure où Hollande et Valls n'ont d'existence politique qu'en duo, peut-on accorder du crédit à leurs chances individuelles? D'autant que, malgré leurs déploiements médiatiques séparés, ils ne semblent toujours pas en capacité de surmonter le handicap de leur politique commune.

Le potentiel de Manuel Valls est affaibli par sa loyauté à François HollandeLes sondages commerciaux ne font pas une élection, sinon, Simone Weil, Jacques Delors, Edouard Balladur auraient été élus Président de la République. Valls sera donc obligé de passer par la case "militant", et sympathisants pour trouver la légitimité nécessaire et se poser en candidat du Parti socialiste. 
Or, n'oublions pas qu'il n'avait recueilli que 5.6% des votes lors des primaires de 2011. Et, surtout, que il a,  depuis, muselé ses contestataires de ses cris et les a ligotés par ses menaces de retraits d'investitures aux prochaines échéances électorales. Les godillots n'osent plus bouger une oreille.

Sans doute ferait-il un peu plus aujourd'hui, mais son autoritarisme en a blessé plus d'un et il n'est pas assuré d'obtenir une coalition forte, ainsi que des alliés suffisamment fiables pour pouvoir se porter candidat du Parti socialiste à la présidentielle. On se souvient d'ailleurs de la demande qu'il avait adressée à Martine Aubry pour le retrait du mot "socialiste" de l'intitulé du parti. La base socialiste nota alors qu'il n'est pas idéologiquement et viscéralement socialiste. Les militants de la gauche du PS se reconnaissent davantage la radicale Christiane Taubira, bien qu'elle soit officiellement membre  du PRG, Parti Radical de Gauche, théoriquement situé au centre gauche...
 
Aujourd'hui, un coup de force de Valls est toutefois possible

Rira bien qui rira le dernier
Quelles sont les chances pour Manuel Valls de s'imposer comme le candidat "naturel" du PS ? En psychanalyse, la tentation de "tuer le père" reste toujours vive. L'histoire de la Vème République illustre ce besoin  à de nombreuses reprises. Le meilleur exemple est Nicolas Sarkozy par rapport à Jacques Chirac. 

Peut-être Valls devra-t-il donc finalement marquer sa différence vis-à-vis du Président de la République, le moment venu, puisque François Hollande a confirmé sa volonté de se représenter. Le meilleur scénario pour Manuel Valls serait que le Président l'emporte une seconde fois en 2017. Manuel Valls pourrait alors reprendre les rênes du parti et lui donner l'orientation qu'il souhaite incarner à sa tête, pour se construire une légitimité en vue de 2022.

De quoi faire sortir d'Habitat Montebourg.
Et Moscovici, alors?