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samedi 14 mars 2020

Municipales: Macron maintient le scrutin malgré le risque de propagation de l'infection

Le virus va-t-il infecter les résultats du scrutin ?

Effet viral de l'allocution de Macron


Image
"Geste barrière" de Macron ? Est-il porteur du Covid-19 ?
 a aussitôt sorti un sondage d'intox du scrutin : alors que le risque est vécu en France depuis le 31 janvier, quand deux cent vingt Français ont été rapatriés de Chine dans les Bouches-du-Rhône et placés en quatorzaine à Carry-le-Rouet, que Macron a finassé pendant six semaines - prétendant opérer un "freinage" de la propagation de l'épidémie mortelle - on recense 92 cas de contamination dans ce département, et que, le 2 mars, le sondeur élyséen avait évalué la cote de confiance de Macron en chute sous la barre des 30%, en baisse de 2 points (29%), le jeudi 12 mars, Macron s'adresse aux Français et le lendemain, vendredi 13 mars, la magie du verbe a opéré sur l'échantillon de Français choisis par Bernard Sananès, manipulateur en chef à Elabe.
Elabe et l'AFP clament : "près de six Français sur dix (59%) font confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement pour lutter efficacement contre l'épidémie de coronavirus." "En même temps," les manipulateurs de l'opinion mettent toutefois un bémol à cet enthousiasme suspect de veille des élections municipales: "l'inquiétude monte dans le pays, " admet Elabe.

Elabe - relayé par l'AFP - assure que Macron a tout bon !
Il est critiqué pour sa politique molle de "freinage" de la propagation du virus et pour son attitude de retrait derrière les numéros 1 et 2 du ministère de la Santé, ainsi que pour son silence énigmatique de Sphinx craintif entouré de précautions sanitaires, mais l'enquête servile d'Elabe ne pose pas les questions qui dérangent le maître. 

U
ne même proportion (58%) penserait que 
le locataire confiné de l'Elysée aurait eu raison de maintenir les élections municipales des 15 et 22 mars, contre 42% d'un avis contraire. 

Le taux d'abstention au 1er tour déterminera les niveaux réels d'inquiétude et de rejet des listes LREM

L'abstention pourrait atteindre 42% au premier tour: 
Résultat de recherche d'images pour "coronavirus abstention"
un pourcentage fixé à un niveau élevé laissant toute latitude pour vanter - si possible - la force de persuasion de Macron.
C'est dans un contexte inédit d'épidémie mondiale et d'intox nationale que les Français se rendront ou non aux urnes dimanche pour le premier tour des élections municipales, un scrutin qu'ils jugent important. En 2014, les abstentionnistes étaient pourtant 37,8 %: Elabe a prévu une marge comfortable pour l'émerveillement... Mais ce scrutin fut une défaite pour la gauche, qui perdit 121 villes de plus de 15.000 habitants, tandis que l'extrême droite gagnait 14 villes, un niveau jamais atteint sous la Ve République.

Le retard tactique de Macron à l'allumage face au Covid-19 fait que la crise sanitaire écrase un peu davantage un scrutin aux enjeux pourtant multiples, d'heure en heure. Après une mise en scène malsaine d'une possible annulation sur fond de contamination, Macron s'est retranché derrière la science et les scientifiques pour déclarer le scrutin sanitairement sécure et le maintenir in extremis, malgré l'inquiétude croissante savamment entretenue de la population et le risque d'une abstention massive (mais une excuse, en cas de gamelle de LREM), au bout d'une campagne qui s'est confinée. 

Partie prenante, Macron en a profité pour limiter les rassemblements à 100 participants, une pénalité pour les grands partis avec un fonds copieux de militants, ce dont le parti présidentiel ne peut se targuer. Tout juste peut-il se dissimuler dans des listes à la ramasse...
A l'approche du vote, le premier ministre Edouard Philippe a martelé sa "conviction" sur la bonne tenue des élections, y compris du second tour, le 22 mars, lorsque l'épidémie, qui a fait environ 90 morts morts en France, aura encore progressé dans le pays. Au Havre, l'Edouard ne peut d'ailleurs espérer passer au premier, comme en 2014, quand la liste juppéiste qu'il menait fut élue dès le premier tour, avec 52,04 % des suffrages exprimés. Il a expliqué que, du fait de ses fonctions ministérielles, il ne souhaite pas pour autant devenir maire, sans exclure cette possibilité pour la suite: de nouvelles ambiguïtés qui n'arrangent pas son cas de représentant de Macron au Havre...

Le sondage Elabe diffusé vendredi, à deux jours du premier tour, 58% des Français estiment que Macron a eu raison de maintenir les élections... 

La décision de Macron avait-elle besoin de la validation d'un sondage? C'est encore Elabe qui se prête à cette mascarade... Posture malaisée, puisqu'ils sont désormais aussi 61% à se dire "inquiets" de la propagation du virus, soit 13 points de plus que lors d'une précédente enquête réalisée les 10 et 11 mars.

Dans les bureaux de vote, on se prépare à entourer les électeurs des meilleures mesures possibles de protection: poignées de porte, tables, isoloirs... tout doit être nettoyé avant le vote et des mesures sont prises pour éviter les files d'attente et faire respecter les distances de sécurité.

Cela suffira-t-il à convaincre les électeurs de se mettre en danger - près de 47,7 millions d'électeurs, dont 330.000 ressortissants d'autres pays de l'UE sont appelés aux urnes - à se déplacer ? Notamment les plus âgés que le chef de l'Etat a justement encouragés jeudi à rester chez eux ? 

- Record d'abstention ? 
L'urgence sanitaire laisse présager un nouveau record d'abstention, alors que le taux de participation aux municipales - 63,55% au premier tour en 2014 - diminue déjà depuis 30 ans.

Pour les spécialistes des mobilisations électorales, une nouvelle baisse toucherait en particulier un électorat âgé et pénaliserait plutôt la droite.


Le coronavirus a relégué les enjeux politiques du vote, avec des candidats macronens masqués derrière des logos opaques ou au sein de listes paravents  et l'occasion pour les partis traditionnels de gauche et de droite de redresser la tête, après trois années de faux-semblants et d'oppression par une macronie arrogante et peu respectueuse des personnes et des institutions.

A Paris, l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn (LREM) recueille moins de 20% d'intentions de vote, loin derrière la sortante Anne Hidalgo (PS) et sa rivale LR Rachida Dati, virant alternativement en tête avec plus ou moins 25%. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron viral"
La tête de liste du parti du président est un substitut de Benjamin Griveaux, un rigolo qui envoie des textos pornos de son sexe en action, et une ancienne ministre de la Santé qui a sous-estimé la virulence du Covid-19 et conduit à l'impréparation du pays face à l'épidémie... Buzyn a la responsabilité de l'envoi en Chine du stock stratégique de masques FFP2 français, 17 tonnes qui font cruellement défaut aujourd'hui. Ce qui pourrait devenir une affaire d’Etat. SOS Médecins, plusieurs médecins dans des hôpitaux publics et des médecins généralistes ont fait savoir qu’ils n’avaient pas reçu le matériel nécessaire pour se protéger de l’épidémie de coronavirus dans l’exercice de leurs fonctions.
A Marseille, le macronien Yvon Berland stagne à moins de 10%. 
Résultat très incertain au Havre, où le premier ministre de Macron a dû annuler son dernier meeting pour cause de crise sanitaire et joue son avenir à Matignon.

La droite a au contraire les cartes en mains pour faire un pli après avoir été mise capot aux européennes. Les Républicains semblent bien placés pour conserver nombre de leurs villes prises à la gauche en 2014 et récupérer une partie de leurs électeurs partis chez les macroniens depuis 2017. Mais certaines de leurs listes sont infectées de candidats LREM encagoulés, des logiciels malveillants, des virus. 
Mais à Marseille, LR part divisé au premier tour et le Rassemblement national espère sortir en tête au premier tour.

- Résultats difficiles à déchiffrer

C'est une volonté de Macron et l'objet de la "circulaire Castaner'

A gauche, les écologistes d'EELV et les socialistes sont engagés dans un rapport de force. Les Verts, qui servent traditionnellement de force d'appoint aux socialistes au second tour, profitent de la prise de conscience de l'urgence écologique et ambitionnent de s'imposer à Besançon, Tours, Rouen (ou après le désastre industriel de Lubrizol, un incendie et une explosion ont été déclenché à l'usine Saipol, autre site Seveso : lien PaSiDupes) ou bien sûr Grenoble, quand le PS tentera surtout de conserver ses bastions, de Paris, Lille, Rennes ou Nantes.

Le RN semble quant à lui en passe de conserver ses mairies conquises en 2014 -parfois dès le premier tour- et pourrait même renforcer son implantation avant les régionales de 2021.

La barre relativement basse (10% des suffrages exprimés au premier tour) au-dessus de laquelle une liste peut se maintenir laisse prévoir une multiplication des triangulaires, voire des quadrangulaires, au second tour.

Avec le chevauchement des lignes droite/gauche et la multiplication des listes "sans étiquette", les résultats du scrutin s'annoncent particulièrement difficiles à décrypter et les tractations d'entre-deux tours cruciales.
Dimanche soir, à l'issue du vote, les candidats autorisés à se maintenir auront jusqu'à mardi 18h00 pour trouver des alliés ou fusionner leurs listes en vue du second tour. Une phase 2 dont la validité républicaine dépendra encore de la gestion de la pandémie du coronavirus.

mercredi 22 janvier 2020

69% des Français estiment que Macron ne serait pas ré-élu en 2022

Pour Macron, 2022, c'est fini ! 

Macron s'est grillé pour un second mandat...

Résultat de recherche d'images pour "Macron de dos"
La cote de Macron, que ce soit de confiance ou de popularité, s'est échouée sur le sable. 
61% des personnes interrogées conseillent à Macron de prendre en compte la contestation de sa réforme des retraites et de retirer son projet, selon la dernière enquête réalisée par Elabe, l'entreprise commerciale de sondages préférée de BFMTV, et publié ce mercredi, et alors qu'il doit être présenté en conseil des ministres vendredi...

Seulement 39% estiment à l'inverse qu'il a raison de faire cette réforme et qu'elle était dans son programme. Or, si son principe était annoncé, les mesures n'étaient pas précisées, ce qui a valu à Macron d'être accusé d'entretenir le flou pour mieux prendre les Français par surprise... Preuve que les sondés ne le connaissent pas, l'âge pivot n'y figure pas ! C'est notamment le cas des retraités et des cadres", précise Elabe, ce qui est invraisemblable.

Macron serait soutenu par 74% de ses électeurs du premier tour de la présidentielle de 2017 interrogés et 62% de ceux du regretté... François Fillon.

Une hausse des déçus de Macron

62% des sondés se déclarent déçus. 
La proportion de ces déçus de l'action du chef de l'Etat qu'ils ont préféré à Marine Le Pen correspond sensiblement à celle de ceux qui souhaiteraient voir le retrait de la réforme des retraites.

La part de ceux qui se déclarent satisfaits de son action est tombée à... 14%

Les sondeurs ont imaginé une catégorie qui pourrait redresser le niveau :  24% lui accordent le bénéfice du doute ! Ceux-là estiment prématuré de se prononcer sur ce point... Et ce chiffre qui est idéalement en hausse "s'observe auprès de l'ensemble des catégories de populations, hormis chez les cadres et les retraités".

54% des déçus de cette catégorie sur mesures seraient des personnes sans problèmes financiers notables. Si on prend donc le niveau de revenus des personnes interrogées, une différence notable s'établit aussi, alors qu'ils sont 72% parmi ceux qui subissent des fins de mois difficiles.

D'un point de vue politique, le taux de "déçus" est plus fort parmi les électeurs de Marine Le Pen (80%), de Jean-Luc Mélenchon (77%) et de Benoît Hamon (78%). 
Parmi les votants en faveur de François Fillon, qui ne participait pas au second tour de la présidentielle, Elabe constate une augmentation de 12%, et le taux s'établirait désormais à 54%. 

Les Républicains sauveront-ils Macron ?
Selon les conclusions d'Elabe, son enquête d'opinion laisserait transparaître un double mouvement  :

"Un basculement du positif vers le négatif d'une petite partie des électorats Macron et François Fillon et en parallèle, un durcissement des opinions négatives (...) auprès de nombreuses catégories de population, et notamment des classes moyennes et des classes populaires". Macron dispose ainsi des éléments pour savoir s'il doit s'obstiner dans sa voie.

7 Français sur 10 estiment que Macron ne sera pas réélu

A la veille des municipales,
cette indication est de mauvais augure, même si les électeurs ne se détermineront pas en mars sur des questions (inter)nationales. Et, pour l'heure, les intentions du président sortant ne sont pas connues.

Mais, à deux ans et trois mois de l'échéance présidentielle, 69% des personnes interrogées estiment que le chef de l'Etat ne serait pas réélu s'il se présentait de nouveau. Ils sont 31% à l'inverse à penser qu'il serait réélu, selon Elabe. 
Ce qui ne tient encore pas la route, puisque ses adversaires ne se sont pas non plus déclarés.



Parmi ceux qui jugent que ce dernier ne pourrait pas rempiler pas pour un second mandat, Elabe note une progression de 13% de la proportion de personnes ayant répondu "certainement pas" à cette question. Leur taux s'établit à 32%.




L'enquête a été réalisée par Internet les 21 et 22 janvier 2020 sur un échantillon représentatif de 1002 personnes. L'échantillon a été composé selon la méthode des quotas.




Clarisse Martin

lundi 16 décembre 2019

Gag Elabe: hausse de confiance en Macron et Philippe en pleines grèves

Faites-vous confiance en ce sondage commandé par Les Echos er Radio classique (groupe LVMH, détenu par Bernard Arnault) ?

Le chef de l’Etat et son Premier ministre remontent dans les sondages
"Grève dure et faute grave," titre Libération

aussi invraisemblable que cela puisse paraître, alors que leur réforme des retraites se heurte à une mobilisation générale massive de tous les syndicats ouvriers, réformistes compris. 

"Le duo de l'exécutif voit sa cote de confiance remonter à 30 % en décembre. Un rebond dû à la fin du flou sur le projet de réforme des retraites," écrit Les Echos, ce jour, repris par Ouest France ou Le Point. 


La confiance accordée par les Français sondés à Emmanuel Macron et à son Premier ministre Edouard Philippe est en hausse de 2 et 4 points respectivement sur un mois, selon un sondage Elabe diffusé ce lundi, à la veille de grèves inédites depuis  1995.


Au total, 30 % des personnes interrogées accordent leur confiance au chef de l’État
pour affronter les problèmes du pays et 65 % ne lui font pas confiance, dont 38 % « pas confiance du tout » (+ 2 points), selon cette étude d’Elabe pour Les Echos et Radio Classique.

Edouard Philippe, qui avait comme Emmanuel Macron perdu 5 points le mois précédent, en regagne 4, à 30 % d’opinions favorables. 62 % (-1) des Français ne font pas confiance au Premier ministre.

Ce serait la droite qui conserverait sa confiance à l'ex-conseiller et ministre socialiste de Hollande... A croire que la cote des Juppéistes (dont Delevoye) et  le centre gauche dun Bayrou (MoDem), mis en examen, serait egalement en hausse !
La cote de confiance du chef de l’Etat est en baisse auprès de ses électeurs de 2017 (67 %, -4), mais en augmentation auprès de ceux de François Fillon - c'est qui ? - (43 %, +4), ceux de Marine Le Pen (16 %, +4) et des abstentionnistes (21 %, +8).

Nicolas Hulot, avec 52 % d’opinions positives (+2), domine toujours largement le classement des personnalités politiques dont les Français ont une image positive, surtout depuis qu'il ne fait encore moins que le rien qu'il produisait "au travail" au gouvernement, devant Jean-Yves Le Drian (30 %, stable), et plusieurs grandes voix de la droite républicaine :  Nicolas Sarkozy (33 %, +1) - contre 30% à Macron -, et François Baroin (29 %, +3), à égalité avec Xavier Bertrand (29 %, +1).
Bilan dressé par le JDD
Testé pour la première fois, le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye enregistre 12 % d’opinions positives et 39 % d’avis négatifs (49 % ne se prononcent pas). La question se posait donc déjà la semaine dernière de sa légitimité pour conduire la réforme des retraites. Où en est donc a fortiori sa cote de confiance après la révélation de ses deux emplois rémunérés (sur 13 omis dans sa déclaration auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, HATVP) ?

Enquête réalisée en ligne les 12 et 13 décembre auprès de 1 003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

jeudi 27 juin 2019

Acte II du quinquennat: 80% des Français ne croient pas à un changement

Discours de politique générale : l'exécutif barre un sondage Elabe

Elabe peut déplaire aux maîtres des media et se fait censurer

Résultat de recherche d'images pour "discours politique generale Philippe"L'entreprise de sondages Elabe - en lien étroit avec BFM TV - a évalué la perception que les Français ont de l'action du gouvernement et des annonces faites par le premier ministre lors de son discours de politique générale mercredi 12 juin 2019. L'exécutif avait un peu vite annoncé que le discours de politique générale d'Edouard Philippe marquerait l'entrée dans l'"acte II" du quinquennat. Mais une pièce de théâtre doit susciter et maintenir l'adhésion du public.
Il leur a demandé s'il croit à un "acte II" du quinquennat, selon la formule de l'exécutif. Or, selon ce nouveau sondage Elabe, publié deux jours plus tard en fin d'après-midi, les Français ne croient pas à une évolution des moeurs de cette majorité.


D'après l'enquête, ils sont 80% à ne croire ni à "un changement de style" ni "à un changement de méthode" après le discours de politique générale et les récentes interventions d'Emmanuel Macron. 19% des Français, eux, pensent que ce changement pourrait émerger. 

Manque de confiance

Les portions des différents électorats politiques convaincues de ce changement sont minoritaires
, et ce, même parmi les électeurs d'Emmanuel Macron lors du premier tour de la présidentielle, avec un taux de 41%. Il faut dire qu'un problème de confiance ronge toujours les liens entre le pouvoir et les Français. 58% d'entre eux ne trouvent pas crédible l'annonce du Premier ministre d'une baisse du taux d'imposition pour les deux premières tranches.

Alors que le chef du gouvernement a assuré devant les députés que son équipe allait désormais mettre les bouchées doubles sur le plan de l'écologie, 70% de nos concitoyens y voient encore une affirmation non crédible. Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et ceux de Marine Le Pen sont particulièrement incrédules sur ce point, avec un score mesuré à 84%. Les soutiens d'Emmanuel Macron eux croient aux virage écologique à une majorité de 58%.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe se consoleront en considérant qu'
en revanche les Français sont nombreux à avoir le sentiment qu'ils mènent une politique globalement conforme aux engagements de la campagne présidentielle. Ils sont 46% à penser ainsi, soit une hausse de 8 points par rapport à l'étude du 9 mai dernier, perdant de vue que la PMA est abandonnée et que le réforme constitutionnelle, dont on parle constamment, est remise aux calendes grecques. Cette impression ne rend pas leur politique plus populaire pour autant.

Nos compatriotes estiment à 78% que la politique de l'exécutif est injuste
, un avis en progression de cinq points. Son inefficacité supposée saute également aux yeux de la plupart de nos compatriotes. En effet, la politique menée est décrite comme inefficace pour réduire les inégalités entre les territoires (79%), pour réduire le déficit public (78%) et pour améliorer le pouvoir d'achat (77%). 71% des français déclarent qu'elle ne pourra pas améliorer la situation du pays et 66% l'estiment inefficace pour relancer l'économie. 

Opinions contrastées autour de la PMA

Elabe a aussi sondé les Français au regard de l'annonce-phare d'Edouard Philippe à l'Assemblée nationale mercredi: la confirmation de l'
ouverture prochaine du débat autour de l'extension éventuelle de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes célibataires. 53% des personnes interrogées se disent favorables à cette mesure, dont 23% "très favorables". 30% des Français lui sont à l'inverse opposés dont 15% "très opposés". 17% de la population refusent de s'aligner entre ces deux pôles.

Dans le détail, 58% des femmes appuient la proposition, soit onze points de plus que les hommes. Si on examine les différentes affinités politiques, on note que 63% des électeurs d'Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle, 62% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 73% de Benoît Hamon sont favorables à la mesure. L'électorat de Marine Le Pen est plus partagé. 45% des citoyens ayant voté pour la présidente du Rassemblement national sont pour l'extension, mais 32% la rejettent. Les opposants à l'élargissement de la PMA l'emportent en revanche parmi les soutiens de François Fillon: 50% de ses électeurs sont contre, et 37% le soutiennent.
L'image d'Edouard Philippe se dégrade nettement

L'un des chapitres du sondage cherchait enfin à évaluer l'image d'Edouard Philippe auprès des Français. Elle semble écornée par rapport à celle dont il jouissait en janvier 2018, à l'époque de la précédente mesure. Il est jugé
moins dynamique qu'auparavant (46%, 13 points de moins), moins proche des Français (26%, en chute de neuf points), et est jugé autoritaire par 56% des Français, soit deux points de plus.


dimanche 23 juin 2019

Popularité de Macron en juin : des sondages soviétiques ?

Les Européennes ont-elles déboussolé les sondeurs ou sont-ils plus que jamais partisans ?

La presse du groupe Pinault n'hésite pas à se payer le luxe de faire "bondir" la popularité de Macron en juin






Ce serait en fait un rebond après avoir été "au plus bas dans l'opinion pendant la crise des Gilets jaunes": "le président de la République retrouve son niveau de l'été 2018," assure Le Point (propriété de la famille Pinault : Fnac Dartyet Kering, soit Yves Saint-Laurent) qui a commandé ce sondage Ipsos, où est salarié un fils de Brigitte Macron.

"La confiance des Français en Emmanuel Macron observe une forte augmentation en juin (+5) avec 32% de bonnes opinions sur son action," renchérit l'AFP, citant le même sondage Ipsos Game Changers, diffusé mercredi 19 juin. Malgré l'engagement personnel du président qui a fait tourner le scrutin  des élections européennes en référendum, l'agence de presse française ne craint pas d'assurer que "la majorité a "limité la casse" face au Rassemblement national (RN) qui l'a devancé, malgré la mise en oeuvre des moyens de l'Etat et de la presse dépendante de ses subventions multiples (pour 396 titres, en 2017) :
- le fonds de soutien à l'émergence et à l'innovation dans la presse : 1 590 925 €;
- le fonds stratégique pour le développement de la presse (aides directes) : 1 041 103 €;
- le fonds de soutien aux media d'information sociale de proximité;
- les aides à la diffusion (aides indirectes);
- les aides concourant au maintien du pluralisme (aides directes, au nombre de trois);
- les aides indirectes sur le plan fiscal;
- les aides indirectes sur le plan postal : 121 M€;
- les aides indirectes sur le plan social...

Top 12 des titres de presse les plus aidés par le contribuable (indirectement, par l'Etat) 


Le contribuable doit pourtant payer pour consulter un nombre croissant d'articles de presse 'premium" !

Les titres surlignés en jaune appartiennent à des hommes d'affaires:
Libération : groupe Altice-France (BFM, RMC, Libération ou L'Express) détenu par le franco-luso-israélien. Patrick Drahi, onzième homme le plus riche de France. Or, en 2016, les différents organes de presse du groupe SFR Presse ont bénéficié d'un total de 7 023 429 euros d'aides publiques cumulées...

Le Monde
:apparemment détenu à 72,5 % par la société Le Monde libre, le groupe est en vérité contrôlé à parité par les hommes d'affaires Xavier Niel, Free et groupe Le Monde, (allié par sa femme au groupe de Bernard Arnault : LVMH, donc Les Echos, cf. ci-dessous), et le banquier Matthieu Pigasse (outre qu'il est actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post, il contrôle de surcroît le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova). En 2011 et 2012, il était le titre le plus subventionné par les Français, avec 16,9 et 18,6 millions d'euros...

Les Echos : groupe LVMH de Bernard Arnault (avec Le Parisien ou Radio Classique) 

Le Parisien : racheté en 2015 par le groupe LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton - détenu par Bernard Arnault, pour un montant légèrement supérieur à 50 millions d'euros. En janvier 2019, le groupe LVMH, leader mondial du luxe, verse 83 millions d'euros au Parisien pour "éponger ses pertes et lui permettre d'investir".
En mars 2016, le titre fut accusé d'autocensure par plusieurs syndicats (SNJ, FO et SNJ-CGT) et par la Société de journalistes du quotidien. En 2017, Fakir l'accusa à nouveau de censure pour avoir refusé un encart publicitaire. La journaliste Pauline Perrenot, de l'association d'analyse des media Acrimed, relève que Le Parisien se montre particulièrement hostile au mouvement des Gilets jaunes...

E
n 2017, 'L'Opinion' fut le 8ème journal le plus aidé en France, avec 2 373 616€ de subventions publiques.


Le chef de l'Etat retrouve une cote de popularité au niveau de celle qui était la sienne avant la crise sociale de l'automne, observent les media partisans de tous les pouvoirs successifs. Message subliminal : plus la crise dure, plus elle profite à Macron...
Au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, le patron de l'exécutif n'avait la confiance que d'un Français sur cinq (20%), en décembre dernier. Cette embellie reste cependant à relativiser : 64% (-4) des personnes interrogées conservent ainsi une opinion négative de son action, finit par indiquer Le Point qui assure que la plupart des sondages publiés depuis début juin donnent Emmanuel Macron en hausse de 1 à 5 points. 
Edouard Philippe, dont la déclaration de politique générale a été approuvée la semaine dernière par l'Assemblée nationale, est pratiquement stable sur un mois, avec 30% (+1) d'avis favorables sur son action et 64% (+1) d'opinions négatives. 

Enquête réalisée les 14 et 15 juin auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

Le baromètre Ipsos-Le Point transforme le plomb en or

Le président est en forte hausse", claironne 
Erwan Bruckert

"Les élections européennes ont été un désastre politique pour certaines formations, elles ont également eu un impact non négligeable sur la popularité de nombre de leurs dirigeants. Dans un contexte de baisse quasi généralisée – 27 de nos 36 personnalités testées connaissent un déclin –, le couple exécutif, lui, s'en sort bien. Très bien. Emmanuel Macron est ce mois-ci (dès le 19 mai) en forte hausse : en gagnant pas moins de cinq points par rapport à notre baromètre de mai, le président de la République atteint 32 % d'opinions favorables", clamait Le Point, à quelques jours des Européennes, assurant que les mesures annoncées par Macron avaient fait culbuté les retraités... 
Non, vous ne lisez pas la Pravda...

Pour le premier baromètre du Point après les élections européennes, la cote de popularité d'Emmanuel Macron était resté stable à 30% de taux de satisfaction, toujours selon la danseuse de Pinault
Même ­stabilité pour le premier ministre. Tant qu'à faire...

Acte II du quinquennat: 80% des Français ne croient pas à un changement 

L'exécutif avait assuré que le discours de politique générale d'Edouard Philippe mercredi marquerait l'entrée dans l'"acte II" du quinquennat.


L'entreprise de sondages Elabe a donc cherché à évaluer la perception que les Français ont de l'action du gouvernement et des annonces du premier ministre dans son discours de politique générale mercredi. Il leur a également demandé s'il croyait à un "acte II" du quinquennat, selon la formule de l'exécutif. Or, selon notre nouveau sondage Elabe, publié ce vendredi en fin d'après-midi, les Français n'en attendent aucune évolution, ni dans l'intrigue, ni dans le texte.

D'après l'enquête, ils sont 80% à ne croire ni en "un changement de style", ni en " un changement de méthode" après le discours de politique générale et les récentes interventions d'Emmanuel Macron. 19% des Français, eux, pensent que ce changement va advenir. 

La confiance n'y est pas : lire PaSiDupes 



Mais la popularité de Macron "bondirait" néanmoins, selon Ipsos ?

VOIR et ENTENDRE
le compte-rendu vidéo de BFM TV:


"
Les Français divisés sur les annonces d’Edouard Philippe" (Le Figaro)

Le premier ministre n'aura finalement réussi à convaincre qu'une courte majorité de Français et encore verra-t-on ci-dessous que cette assertion est sujette à caution - alors que, sans surprise, le discours du bras droit de Macron a été le mieux reçu par les sympathisants de La République en marche (96 % sont satisfaits), ce qui souligne la déconnexion de la majorité présidentielle de la France profonde. 

52 % des sondés anonymes disent approuver les mesures annoncées mercredi au Palais Bourbon, selon l'enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro,  alors que seuls "19% arrivent à croire en un changement du style et de la méthode," selon l'enquête Elabe citée ci-dessus) en référence
Les militants et sympathisants de LR  (les Républicains) auraient également répondu positivement (56 %), à la différence de leurs députés LR, lesquels ont refusé d’accorder leur confiance au premier ministre. Or, le vote des élus est, quant à lui, vérifiable, à la différence des déclarations aux sondeurs. Sans surprise, c’est aux extrêmes que l’opposition se veut la plus "véhémente" (sic Le Figaro): 74 % des sympathisants du Rassemblement national n’approuvent pas la direction prise par l'Edouard, chiffre qui monte à 77 % chez ceux des Insoumis.
37% des "Français" sondés seraient rassurés, dixit Le Figaro et le service public de Radio France ! Au tournant du quinquennat, seules 34 % des personnes interrogées ont vu dans le discours de Philippe les contours d’un tournant dans la politique menée par le gouvernement. Et si 64 % des Français reconnaissent des propos "clairs" [élocution ?] du premier ministre - bien qu'il ait débité son texte à vitesse grand V -, ils ne sont pourtant que 37 % à avoir  été "rassurés" par sa prise de parole (crédibilité non évaluée)

En même temps, et de surcroît, l’audience du discours s’est révélée limitée: 46% des Français n’ont ainsi "pas du tout entendu parler" de l’allocution du premier ministre... 
L'avis de 52% sur 54% de personnes informées, soit 28% de Français, fait-il sens pour les sondeurs et leurs clients de la presse ?