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samedi 14 mars 2020

Municipales: Macron maintient le scrutin malgré le risque de propagation de l'infection

Le virus va-t-il infecter les résultats du scrutin ?

Effet viral de l'allocution de Macron


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"Geste barrière" de Macron ? Est-il porteur du Covid-19 ?
 a aussitôt sorti un sondage d'intox du scrutin : alors que le risque est vécu en France depuis le 31 janvier, quand deux cent vingt Français ont été rapatriés de Chine dans les Bouches-du-Rhône et placés en quatorzaine à Carry-le-Rouet, que Macron a finassé pendant six semaines - prétendant opérer un "freinage" de la propagation de l'épidémie mortelle - on recense 92 cas de contamination dans ce département, et que, le 2 mars, le sondeur élyséen avait évalué la cote de confiance de Macron en chute sous la barre des 30%, en baisse de 2 points (29%), le jeudi 12 mars, Macron s'adresse aux Français et le lendemain, vendredi 13 mars, la magie du verbe a opéré sur l'échantillon de Français choisis par Bernard Sananès, manipulateur en chef à Elabe.
Elabe et l'AFP clament : "près de six Français sur dix (59%) font confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement pour lutter efficacement contre l'épidémie de coronavirus." "En même temps," les manipulateurs de l'opinion mettent toutefois un bémol à cet enthousiasme suspect de veille des élections municipales: "l'inquiétude monte dans le pays, " admet Elabe.

Elabe - relayé par l'AFP - assure que Macron a tout bon !
Il est critiqué pour sa politique molle de "freinage" de la propagation du virus et pour son attitude de retrait derrière les numéros 1 et 2 du ministère de la Santé, ainsi que pour son silence énigmatique de Sphinx craintif entouré de précautions sanitaires, mais l'enquête servile d'Elabe ne pose pas les questions qui dérangent le maître. 

U
ne même proportion (58%) penserait que 
le locataire confiné de l'Elysée aurait eu raison de maintenir les élections municipales des 15 et 22 mars, contre 42% d'un avis contraire. 

Le taux d'abstention au 1er tour déterminera les niveaux réels d'inquiétude et de rejet des listes LREM

L'abstention pourrait atteindre 42% au premier tour: 
Résultat de recherche d'images pour "coronavirus abstention"
un pourcentage fixé à un niveau élevé laissant toute latitude pour vanter - si possible - la force de persuasion de Macron.
C'est dans un contexte inédit d'épidémie mondiale et d'intox nationale que les Français se rendront ou non aux urnes dimanche pour le premier tour des élections municipales, un scrutin qu'ils jugent important. En 2014, les abstentionnistes étaient pourtant 37,8 %: Elabe a prévu une marge comfortable pour l'émerveillement... Mais ce scrutin fut une défaite pour la gauche, qui perdit 121 villes de plus de 15.000 habitants, tandis que l'extrême droite gagnait 14 villes, un niveau jamais atteint sous la Ve République.

Le retard tactique de Macron à l'allumage face au Covid-19 fait que la crise sanitaire écrase un peu davantage un scrutin aux enjeux pourtant multiples, d'heure en heure. Après une mise en scène malsaine d'une possible annulation sur fond de contamination, Macron s'est retranché derrière la science et les scientifiques pour déclarer le scrutin sanitairement sécure et le maintenir in extremis, malgré l'inquiétude croissante savamment entretenue de la population et le risque d'une abstention massive (mais une excuse, en cas de gamelle de LREM), au bout d'une campagne qui s'est confinée. 

Partie prenante, Macron en a profité pour limiter les rassemblements à 100 participants, une pénalité pour les grands partis avec un fonds copieux de militants, ce dont le parti présidentiel ne peut se targuer. Tout juste peut-il se dissimuler dans des listes à la ramasse...
A l'approche du vote, le premier ministre Edouard Philippe a martelé sa "conviction" sur la bonne tenue des élections, y compris du second tour, le 22 mars, lorsque l'épidémie, qui a fait environ 90 morts morts en France, aura encore progressé dans le pays. Au Havre, l'Edouard ne peut d'ailleurs espérer passer au premier, comme en 2014, quand la liste juppéiste qu'il menait fut élue dès le premier tour, avec 52,04 % des suffrages exprimés. Il a expliqué que, du fait de ses fonctions ministérielles, il ne souhaite pas pour autant devenir maire, sans exclure cette possibilité pour la suite: de nouvelles ambiguïtés qui n'arrangent pas son cas de représentant de Macron au Havre...

Le sondage Elabe diffusé vendredi, à deux jours du premier tour, 58% des Français estiment que Macron a eu raison de maintenir les élections... 

La décision de Macron avait-elle besoin de la validation d'un sondage? C'est encore Elabe qui se prête à cette mascarade... Posture malaisée, puisqu'ils sont désormais aussi 61% à se dire "inquiets" de la propagation du virus, soit 13 points de plus que lors d'une précédente enquête réalisée les 10 et 11 mars.

Dans les bureaux de vote, on se prépare à entourer les électeurs des meilleures mesures possibles de protection: poignées de porte, tables, isoloirs... tout doit être nettoyé avant le vote et des mesures sont prises pour éviter les files d'attente et faire respecter les distances de sécurité.

Cela suffira-t-il à convaincre les électeurs de se mettre en danger - près de 47,7 millions d'électeurs, dont 330.000 ressortissants d'autres pays de l'UE sont appelés aux urnes - à se déplacer ? Notamment les plus âgés que le chef de l'Etat a justement encouragés jeudi à rester chez eux ? 

- Record d'abstention ? 
L'urgence sanitaire laisse présager un nouveau record d'abstention, alors que le taux de participation aux municipales - 63,55% au premier tour en 2014 - diminue déjà depuis 30 ans.

Pour les spécialistes des mobilisations électorales, une nouvelle baisse toucherait en particulier un électorat âgé et pénaliserait plutôt la droite.


Le coronavirus a relégué les enjeux politiques du vote, avec des candidats macronens masqués derrière des logos opaques ou au sein de listes paravents  et l'occasion pour les partis traditionnels de gauche et de droite de redresser la tête, après trois années de faux-semblants et d'oppression par une macronie arrogante et peu respectueuse des personnes et des institutions.

A Paris, l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn (LREM) recueille moins de 20% d'intentions de vote, loin derrière la sortante Anne Hidalgo (PS) et sa rivale LR Rachida Dati, virant alternativement en tête avec plus ou moins 25%. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron viral"
La tête de liste du parti du président est un substitut de Benjamin Griveaux, un rigolo qui envoie des textos pornos de son sexe en action, et une ancienne ministre de la Santé qui a sous-estimé la virulence du Covid-19 et conduit à l'impréparation du pays face à l'épidémie... Buzyn a la responsabilité de l'envoi en Chine du stock stratégique de masques FFP2 français, 17 tonnes qui font cruellement défaut aujourd'hui. Ce qui pourrait devenir une affaire d’Etat. SOS Médecins, plusieurs médecins dans des hôpitaux publics et des médecins généralistes ont fait savoir qu’ils n’avaient pas reçu le matériel nécessaire pour se protéger de l’épidémie de coronavirus dans l’exercice de leurs fonctions.
A Marseille, le macronien Yvon Berland stagne à moins de 10%. 
Résultat très incertain au Havre, où le premier ministre de Macron a dû annuler son dernier meeting pour cause de crise sanitaire et joue son avenir à Matignon.

La droite a au contraire les cartes en mains pour faire un pli après avoir été mise capot aux européennes. Les Républicains semblent bien placés pour conserver nombre de leurs villes prises à la gauche en 2014 et récupérer une partie de leurs électeurs partis chez les macroniens depuis 2017. Mais certaines de leurs listes sont infectées de candidats LREM encagoulés, des logiciels malveillants, des virus. 
Mais à Marseille, LR part divisé au premier tour et le Rassemblement national espère sortir en tête au premier tour.

- Résultats difficiles à déchiffrer

C'est une volonté de Macron et l'objet de la "circulaire Castaner'

A gauche, les écologistes d'EELV et les socialistes sont engagés dans un rapport de force. Les Verts, qui servent traditionnellement de force d'appoint aux socialistes au second tour, profitent de la prise de conscience de l'urgence écologique et ambitionnent de s'imposer à Besançon, Tours, Rouen (ou après le désastre industriel de Lubrizol, un incendie et une explosion ont été déclenché à l'usine Saipol, autre site Seveso : lien PaSiDupes) ou bien sûr Grenoble, quand le PS tentera surtout de conserver ses bastions, de Paris, Lille, Rennes ou Nantes.

Le RN semble quant à lui en passe de conserver ses mairies conquises en 2014 -parfois dès le premier tour- et pourrait même renforcer son implantation avant les régionales de 2021.

La barre relativement basse (10% des suffrages exprimés au premier tour) au-dessus de laquelle une liste peut se maintenir laisse prévoir une multiplication des triangulaires, voire des quadrangulaires, au second tour.

Avec le chevauchement des lignes droite/gauche et la multiplication des listes "sans étiquette", les résultats du scrutin s'annoncent particulièrement difficiles à décrypter et les tractations d'entre-deux tours cruciales.
Dimanche soir, à l'issue du vote, les candidats autorisés à se maintenir auront jusqu'à mardi 18h00 pour trouver des alliés ou fusionner leurs listes en vue du second tour. Une phase 2 dont la validité républicaine dépendra encore de la gestion de la pandémie du coronavirus.

vendredi 13 mars 2020

Explosion à l’usine Seveso Saipol, près de Rouen 

Les secours interviennent en urgence sur ce site Seveso.

Une explosion suivie d'un incendie a eu lieu à l'usine Saipol de bio-carburants, vendredi 13 mars 2020 à Grand-Couronne près de Rouen (Seine-Maritime) vers 12h30. 


Un impressionnant panache de fumée s'est échappé de l’usine Saipol, après qu’une explosion a retenti vers 12h30 vendredi 13 mars 2020. Un incendie s’est déclenché dans une unité de d’estérification.

Cet incident industriel serait sans gravité, assure le maire de la commune, Patrice Dupray : "Il n’y a pas de blessé et pas de risque de toxicité, ce n’est pas Lubrizol.Un incendie a déjà éclaté à Rouen, le 26 septembre 2019 dans une usine de produits chimiques de la société Lubrizol classée Seveso seuil haut.

Des scolaires confinés

Un plan Etare (pour les établissements jugés sensibles) a été déclenché par les secours qui interviennent sur ce site classé Seveso.

Les écoles de Grand-Couronne ont été confinées, suite à une décision de la mairie. "On nous a demandé de tout fermer et de ne pas faire sortir les enfants", a confirmé une directrice d’établissement. Des techniciens de la Ville sont passés rendre visite à l’école Jacques-Prévert pour rassurer les enfants et les personnels.

A 16 heures, la préfecture a décidé de la levée de la mise à l’abri préventive des élèves, après que les mesures de qualité de l’air réalisées par les sapeurs-pompiers n’ont révélé aucune anomalie.

"A deux minutes près, on était dans les flammes"

Un périmètre de sécurité de 500 mètres avait dès l’arrivée des secours été mis en place. Le feu a été maîtrisé vers 14 heures.
"On était à 4 mètres quand ça a pété, confie un salarié. A deux minutes près, on était dans les flammes. On a eu chaud. Ça a pété et brûlé comme du carburant qui brûle" Saipol fabrique notamment du Diester, un biodiesel.

Police nationale 76

✔@PoliceNat76

[#Incendie]Incident Usine Saipol à Grand-Couronne (site SEVESO). 
POI déclenché, sapeurs-pompiers @Sdis76 sur place. Respectez le périmètre de sécurité de 500 mètres mis en place.
Respecter les consignes transmises sur place.
https://twitter.com/Prefet76/status/1238441931077804035?s=19 …

Préfet de la Seine-Maritime

✔@Prefet76

Incident Usine Saipol à Grand-Couronne (site SEVESO). 
POI déclenché, sapeurs-pompiers @Sdis76 sur place. Respectez le périmètre de sécurité de 500 mètres mis en place.

13:40 - 13 mars 2020