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vendredi 13 mars 2020

Explosion à l’usine Seveso Saipol, près de Rouen 

Les secours interviennent en urgence sur ce site Seveso.

Une explosion suivie d'un incendie a eu lieu à l'usine Saipol de bio-carburants, vendredi 13 mars 2020 à Grand-Couronne près de Rouen (Seine-Maritime) vers 12h30. 


Un impressionnant panache de fumée s'est échappé de l’usine Saipol, après qu’une explosion a retenti vers 12h30 vendredi 13 mars 2020. Un incendie s’est déclenché dans une unité de d’estérification.

Cet incident industriel serait sans gravité, assure le maire de la commune, Patrice Dupray : "Il n’y a pas de blessé et pas de risque de toxicité, ce n’est pas Lubrizol.Un incendie a déjà éclaté à Rouen, le 26 septembre 2019 dans une usine de produits chimiques de la société Lubrizol classée Seveso seuil haut.

Des scolaires confinés

Un plan Etare (pour les établissements jugés sensibles) a été déclenché par les secours qui interviennent sur ce site classé Seveso.

Les écoles de Grand-Couronne ont été confinées, suite à une décision de la mairie. "On nous a demandé de tout fermer et de ne pas faire sortir les enfants", a confirmé une directrice d’établissement. Des techniciens de la Ville sont passés rendre visite à l’école Jacques-Prévert pour rassurer les enfants et les personnels.

A 16 heures, la préfecture a décidé de la levée de la mise à l’abri préventive des élèves, après que les mesures de qualité de l’air réalisées par les sapeurs-pompiers n’ont révélé aucune anomalie.

"A deux minutes près, on était dans les flammes"

Un périmètre de sécurité de 500 mètres avait dès l’arrivée des secours été mis en place. Le feu a été maîtrisé vers 14 heures.
"On était à 4 mètres quand ça a pété, confie un salarié. A deux minutes près, on était dans les flammes. On a eu chaud. Ça a pété et brûlé comme du carburant qui brûle" Saipol fabrique notamment du Diester, un biodiesel.

Police nationale 76

✔@PoliceNat76

[#Incendie]Incident Usine Saipol à Grand-Couronne (site SEVESO). 
POI déclenché, sapeurs-pompiers @Sdis76 sur place. Respectez le périmètre de sécurité de 500 mètres mis en place.
Respecter les consignes transmises sur place.
https://twitter.com/Prefet76/status/1238441931077804035?s=19 …

Préfet de la Seine-Maritime

✔@Prefet76

Incident Usine Saipol à Grand-Couronne (site SEVESO). 
POI déclenché, sapeurs-pompiers @Sdis76 sur place. Respectez le périmètre de sécurité de 500 mètres mis en place.

13:40 - 13 mars 2020


samedi 14 décembre 2019

Incendie dans une raffinerie Total, sur la commune du premier ministre

La raffinerie Total de Normandie, la plus grande de France, classée Seveso seuil haut, a été la cible d'un incendie

Un arrêté préfectoral met le feu à la raffinerie

Résultat de recherche d'images pour "incendie raffinerie Gonfreville-l'Orcher"
Image due à France bleu
L'incendie s'est déclaré au lendemain de la signature d'un arrêté préfectoral autorisant la réouverture partielle, mais vivement contestée, de l'usine Lubrizol de Rouen, également classé site Seveso seuil haut, dont une partie a été ravagée par les flammes le 26 septembre dernier. 
"Ce matin à 4h00 un incendie de pétrole brut s'est déclaré au sein d'une unité de raffinage de l'usine Total, sur la commune de Gonfreville-l'Orcher [à 11 km de la mairie du Havre]. Une pompe servant à faire circuler le pétrole brut au sein [ça fait deux] de la raffinerie a pris feu générant un dégagement de fumée sur la zone industrielle du port" [et au-delà !], a indiqué la préfecture de Seine-Maritime par communiqué.
L'incendie d'une pompe de pétrole brut a occasionné d'importantes fumées noires à l'est du Havre, samedi à l'aube, sur une zone d'une dizaine de kilomètres, sans faire de blessé déclaré. Il a été maîtrisé, après avoir dégagé une importante fumée noire sur environ 22 kilomètres à la ronde, dont on ignore, pour l'heure, si elle est toxique.  
Les fumées ont touché les communes de Sandouville, Rogerville, Oudalle, Gonfreville-l'Orcher et Saint Vigor d'Ymonville, à l'embouchure de la Seine, à dix kilomètres à l'est du Havre.
Un périmètre de sécurité a été mis en place. 
Une odeur de goudron chaud inhabituelle flottait dans l'atmosphère, tandis qu'une lance à eau était toujours déployée en milieu de journée pour éteindre des feux résiduels.

"Je suis née là. Je vis avec la raffinerie depuis 77 ans", témoigne Christiane, une habitante dont plusieurs membres de la familles sont salariés de l'usine. Alors, "on n'est pas spécialement inquiets", assure-t-elle. Je n'ai rien vu ni entendu. Les fenêtres étaient noires ce matin, mais c'est fréquent", a-t-elle ajouté, sans crainte apparente pour ses poumons...

Un autre témoin dont la famille est liée à la raffinerie nie pareillement. Il vit dans le quartier des Côtes blanches, en face de la raffinerie mais, lui non plus,  n' "rien vu ni rien entendu", mis à part un hélicoptère qui survolait le site, et il ne se dit "pas inquiet".

Un site classé Seveso (seuil haut), mais sans danger ! 

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Photo illustrant l'article de Libération
"On vit avec la raffinerie, c'est un choix d'être là [c'est leur gagne-pain]. On travaille sur le plan de prévention des risques technologiques (PPRT); il y a des travaux en cours pour renforcer les toitures et les fenêtres", indique de son côté Nathalie Coustham, qui vit depuis vingt ans aux Côtes Blanches, le quartier le plus proche de la raffinerie.

La préfecture avait recommandé la mise à l'abri des populations.
La consigne a été levée en milieu de matinée. "Des mesures d'évaluation du risque chimique pour les populations (essentiellement les personnels travaillant sur la zone industrielle), réalisées par le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS), n'ont pas fait apparaître d'élément de toxicité (dioxyde de soufre, dioxyde d'azote, hydrogène sulfuré, monoxyde de carbone)", indique-t-elle dans un communiqué.
"Cet événement n'a occasionné aucun blessé, ni entraîné de sur-accident. La menace de propagation est écartée. Le feu est en voie d'extinction", certifie la préfecture.
"Il s'agit d'une défaillance d'une pompe. On se dirige vers un incident technique", a précisé quelqu'un à la préfecture, par téléphone. Un plan d'opération interne (POI) a été déclenché par le groupe à 4h10 et le feu a été maîtrisé six heures après, grâce à une cinquantaine de pompiers présents en permanence sur le site.

Le groupe Total minimise les risques.
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Le Point a choisi cette illustration "son et lumières"
du site Seveso du Havre pour illustrer son article...
Dans un communiqué, il confirme que le feu s'est déclenché "sur une pompe de charge d'alimentation de la distillation atmosphérique de la raffinerie". 
Le groupe précise que le panache de fumée est "faible" et que le secteur concerné "est localisé", l'activité pétrochimique du site n'étant pas touchée.

La raffinerie avait toutefois dû subir un arrêt de maintenance de deux mois début septembre, nécessitant des travaux pour un montant de 110 millions d'euros. Deux mois plus tard, une pompe déclenche un incendie...

Le maire de Gonfreville-l'Orcher est solidaire du pourvoyeur d'emplois.
La plateforme Total de Normandie est la plus grande plateforme de raffinage-pétrochimie de France. Elle représente 12% de la capacité de raffinage du pays, avec 253.000 barils produits chaque jour, et emploie 1.500 salariés.
Après s'être rendu sur place vers 5h00, soit une heure après le départ du feu, Alban Bruneau (PCF), a déclaré qu'au regard de ses "propres constatations" et des informations relatives au sinistre, il n'a "pas été utile de recourir aux différents réseaux d'alerte en l'absence de danger". Circulez; il n'y a rien à voir ?...
"Il faut toujours s'inquiéter des risques industriels, cet incendie n'est pas anodin dans le contexte de Lubrizol", a-t-il toutefois nuancé. A. Bruneau s'était abstenu mardi lors du vote sur la réouverture de Lubrizol du Comité départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst). 
"J'ai jugé la réouverture prématurée tant qu'on ne connaît pas les causes de l'incendie. Il n'y a pas assez d'éléments pour juger de la capacité du site à rouvrir", a précisé  Bruneau.

Les "temps d'arrêt pour maintenance sont plus courts et plus espacés dans le temps qu'avant," dénonce quant à lui Gérald Le Corre, délégué CGT de Seine-Maritime.
"Les pompes peuvent se gripper. Est-ce que la détection du feu s'est faite rapidement; est-ce que toutes les pompes vont être vérifiées après ?", s'est interrogé.
"Un feu d'hydrocarbures dégage forcément des produits cancérogènes qui n'ont certes pas de toxicité aiguë à court terme mais ce n'est jamais bon pour la santé à long terme", a-t-il souligné, s'inquiétant "de la multiplication des incidents sur les sites Seveso".

vendredi 15 novembre 2019

Notre-Dame de Paris : indignation de la classe politique aux propos du représentant de Macron

Un dérapage confirmant l'arrogance inspirée de Macron

L'ex-général Georgelin,
représentant spécial du président Macron sur le chantier de la cathédrale, a insulté l’architecte chargé du chantier

Vue du chantier de Notre-Dame de Paris, le 9 septembre 2019.














"Inacceptables" pour les sénateurs, "vulgaire[s]" ou "méprisant[s]" pour d’autres élus : les propos pourraient relever de la faute politique. 
Mercredi 13 novembre, interrogé par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale sur la flèche de Notre-Dame de Paris, le général Jean-Louis Georgelin, représentant spécial du président Macron sur le chantier de la cathédrale et futur responsable de l’établissement public devant le gérer, a insulté Philippe Villeneuve, l’architecte en chef des monuments historiques chargé de la reconstruction de l’édifice médiéval :"Je le lui ai déjà expliqué plusieurs fois et je le lui redirai : qu’il ferme sa gueule et nous avancerons en sagesse pour que nous puissions sereinement faire le meilleur choix pour Notre-Dame, pour Paris et pour le monde."
Article réservé à nos abonMacron « souhaite que chacun retourne au travail »L’Elysée semble pour l’heure vouloir empêcher un nouveau départ de feu qui pourrait s’avérer lourd de conséquences pour les délais de reconstruction de la cathédrale fixés à cinq ans. « Le président de la République ne souhaite pas de polémiques autour d’un enjeu aussi important que le chantier de reconstruction de Notre-Dame, indique l’Elysée, au lendemain de la bévue du général. Il souhaite que chacun retourne au travail dans le calme et le respect de chacun. » Si la création officielle de l’établissement public est prévue début décembre, rien n’est dit, en revanche, sur le traitement qui sera réservé à Jean-Louis Georgelin. Certains affirmant, dans l’entourage présidentiel, que le général aurait été « invité à faire preuve de discernement dans ses interventions publiques et à ne pas s’exprimer pour l’heure dans les médias ».
Nommé en mars 2018, Bertrand Delais est un proche de Macron, notamment pour avoir réalisé deux documentaires sur le président de la République. Pour l'opposition, il est suspect de militantisme pour sa bienveillance à l'égard du chef d'Etat. "50 ans après 1968, un parfum d'ORTF... Nouvel obus contre le pluralisme", a tweeté Clémentine Autain, députée de la France insoumise, pointant une "misère démocratique". "C'est une mainmise du parti présidentiel sur un média", a grogné Alexis Corbière (LFI), qui a été membre minoritaire du comité de sélection du nouveau président.

Vers une salle de garde en terrasse ?
La commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, "tous groupes politiques confondus", a été beaucoup moins tolérante. Elle a publié, jeudi 14 novembre, un communiqué qui préconise implicitement de démettre le général de toute responsabilité dans ce dossier : "(…) Les conditions ne sont désormais plus réunies pour que le préfigurateur soit en capacité de fédérer autour de ce projet d’une ampleur sans précédent les différents acteurs chargés d’entreprendre, dans les meilleurs délais, la reconstruction de ce joyau de notre patrimoine national et de respecter les compétences dévolues à chacun d’entre eux par la loi."

La flèche au cœur du différend

Résultat de recherche d'images pour "georgelin philippe villeneuve"La réaction sénatoriale avait été précédée par celle du ministre de la culture et de la communication, Franck Riester. En dépit de l’inimitié notoire entre la potiche du ministère, et le militaire représentant spécial du président et le garagiste de Coulommiers a déclaré sur Twitter, sans toutefois appeler explicitement à une sanction, que "les propos du général Georgelin à l’encontre de Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques chargé de Notre-Dame (ci-dessus), ne sont pas acceptables. Le respect est une valeur cardinale de notre société. En tant que responsables publics, nous devons être exemplaires", a sermonné le locataire de la Rue de Valois qui a rendu publique son homosexualité et a soutenu le projet de mariage gay à la tribune.


D’autres voix se sont fait entendre, telles que celles du président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, qui fustige "la vulgarité et le mépris de M. Georgelin", ou du maire PS du 4e arrondissement de Paris, Ariel Weil, qui s’avoue "bien heureux en tout cas que Philippe Villeneuve n’ait pas fermé sa gueule à la réunion publique [qu’il avait] organisée la semaine dernière à la mairie du 4e sur Notre-Dame, car ses explications, sa vision et sa parole furent très appréciées."

Le différend entre le général Georgelin et l'architecte Villeneuve porte sur la flèche construite par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle, intégralement détruite lors de l’incendie du 15 avril. Tandis que, conformément à la ligne défendue par Macron, l’ancien chef d’état-major est favorable à ce que puisse s’exprimer un "geste architectural contemporain" - qui, en clair, porterait l'empreinte de l'ex-banquier - , Ph. Villeneuve, à l’inverse, est partisan d’une reconstruction à l’identique. Et ne s’est pas privé de le faire savoir, à la différence du militaire, un politique qui fut adjoint au chef du cabinet militaire du Premier ministre, Edouard Balladur (1994-1997).
Sur RTL, au mois d’octobre, Philippe Villeneuve avait d’ailleurs eu une formule claire et "sans détour" : "Le futur, c’est soit je restaure à l’identique, et ça sera moi, soit on fait une flèche contemporaine, et ça sera un autre." L’architecte en chef des monuments historiques avait justifié sa position en référence à la charte de Venise établie en 1964 "qui impose que l’on restaure les monuments historiques dans le dernier état connu".
Le général Georgelin a également méprisé Franck Riester. 
Résultat de recherche d'images pour "georgelin philippe villeneuve"
Lundi 13 mai, ABC News a diffusé les premières images tournées à l'intérieur de la cathédrale Notre-Dame à la suite de l'incendie. D'après Le Figaro, c'est le général Georgelin, chargé de superviser les opérations de reconstruction, qui aurait accordé l'autorisation à la chaîne américaine, guidant même le présentateur vedette David Muir dans l'édifice en ruine. Le tout sans demander l'accord du ministère de la Culture. 
Et l'Edouard Philippe n'a pas pris le parti de son ministre : solidarité, concertation, respect ne sont pas les marques de fabrique de cet exécutif.

mercredi 17 avril 2019

Incendie de Notre-Dame de Paris: l'extrême gauche polémique sur les dons

Les laïcs donnent libre cours à leur intolérance

Les dons des bienfaiteurs ne sont qu'une "opération de communication" de grandes entreprises et grosses fortunes"

Résultat de recherche d'images pour "Manon Aubry"
La tête de liste de la France Insoumise (LFI) aux élections européennes est l'auteure de ce dénigrement, dénonçant des dons très importants pour la réparation de Notre-Dame de Paris, où un incendie aux origines encore non déterminées n'inspire aucune volonté d'unité nationale ni le respect de leurs concitoyens affligés.

"On ne peut pas faire de la préservation de notre patrimoine une grande opération de communication comme certains sont en train de faire", a accusé Manon  Aubry (LFI) sur LCI mercredi, dénonçant "une espèce de course à l'échalote de l'entreprise qui donnerait le plus tout en revendiquant l'exonération d'impôt".
"J'ai impression d'avoir le classement des entreprises présentes et des personnes présentes dans les paradis fiscaux", a-t-elle ironisé.

"Le plus simple, ce serait déjà qu'ils commencent par payer leurs impôts. Ils ne peuvent pas se payer une opération de communication en mettant leur nom potentiellement sur une pierre de Notre-Dame et de l'autre côté, ne pas payer leurs impôts", a-t-elle martelé. 
"J'ai vraiment envie de leur dire: commencez par payer vos impôts, ça contribuera au budget de l'Etat et donc au budget de la culture", a-t-elle insisté.

La France insoumise aurait aussi bien taclé la pingrerie ou l'indifférence des grands entrepreneurs

La misère sociale n'est pas tout ce qui compte dans notre récit national.
Résultat de recherche d'images pour "mecenat"
Face à un chantier qui s'annonce aussi colossal que délicat, donc onéreux, plusieurs grandes fortunes françaises ont dégagé des fonds dans l'instant, dès lundi, jour de la tragédie: la famille Pinault a promis 100 millions d'euros, suivie par le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, qui a annoncé un don de 200 millions, puis la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L'Oréal (200 millions). On pourrait s'en réjouir, mais ce serait négliger les grincheux professionnels qui, avec les complotistes, se saisissent de toutes les occasions de salir. La casquette marxiste comprime le cerveau.

Depuis une loi de 2003, les entreprises qui investissent dans la culture peuvent déduire 60% de leurs dépenses en faveur du mécénat (66% de réduction d'impôt sur le revenu pour les particuliers). Une incitation administrative qui signale un besoin de développer des initiatives trop rares de bénévolat financier.
Au point que la réduction fiscale peut même atteindre 90% lorsque le don concerne l'achat de biens culturels considérés comme des "trésors nationaux" ou présentant "un intérêt majeur pour le patrimoine national".

A l'autre extrémité de l'échiquier politique, on peine aussi à positiver.  
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"Que l'oligarchie donne pour Notre-Dame, c'est bien. L'exemplarité fiscale serait encore mieux. La bonne conscience ne cache pas la misère et l'austérité", a dénoncé sur Twitter Benjamin Cauchy, figure des Gilets jaunes sur la liste de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France).

Baver est  le fonds de commerce des altermondialistes.
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"Les milliardaires vont passer pour des héros. Ils feraient mieux de renoncer à l'évasion et à l'optimisation fiscales", a critiqué sur Twitter la sénatrice EELV Esther Benbassa, une turco-israélo-française qui rêve d'"un élan aussi spontané et massif en faveur des associations et structures prenant en charge l'extrême pauvreté, l'exclusion sociale, les sans-abris".

En cette période,
leur excuse serait une opération électorale. 

mardi 16 avril 2019

Notre-Dame de Paris en flammes : Charlie Hebdo allume Emmanuel Macron

Charlie Hebdo rend hommage à Notre-Dame et se paye Emmanuel Macron

L'hebdomadaire d'extrême gauche bouleverse sa Une pour rendre hommage à la cathédrale défigurée par les flammes.

L'incendie de Notre-Dame de Paris en Une de Charlie Hebdo (pour tacler
Ce que le dessin de Riss est devenu sous l'effet de la censure 
 
L'hebdomadaire libertaire bouleverse sa Une pour rendre hommage à Notre-Dame, défigurée en une heure lundi soir dans un violent incendie. Mais Charlie Hebdo  ironise sur Emmanuel Macron, qui s'est résolu à reporter son adresse aux Français en raison des événements.
 
Ce que le dessin de Riss est devenu sous l'effet de la censure "technique" des organes de presse dévots...
Signé Riss, le dessin réalisé sur un fond rouge représente Emmanuel Macron, sourire épanoui. Alors que ses cheveux prennent la forme des deux tours de Notre-Dame en feu, le chef de l'Etat évoque la question des réformes et lance un sinistre: "Je commence par la charpente." Une référence directe à la charpente en bois de la cathédrale, qui a été détruite par les flammes. 

Une collecte nationale

Un violent incendie, dont les origines sont encore inconnues, s'est déclaré lundi soir peu avant 19 heures dans la mythique cathédrale parisienne, dont la flèche s'est effondrée. Restaurer le bâtiment devrait prendre plusieurs dizaines d'années de travaux.

La Fondation du patrimoine va lancer mardi une "collecte nationale" pour la reconstruction de Notre-Dame, a-t-elle annoncé La famille Pinault, l'une des plus riches de France, a quant à elle indiqué qu'elle va débloquer 100 millions d'euros pour la cathédrale Notre-Dame. Homme d'affaire François Pinault est collectionneur d'art et propriétaire du magazine Le Point.
Surenchère: la famille Arnault (LVMH et Christian Dior) a doublé sa mise...

mardi 18 décembre 2018

Bandol : un péage incendié en marge d'un rassemblement de gilets jaunes

Riposte à une provocation de Vinci

Vinci Autoroutes venait d'annoncer l'envoi d'une facture aux automobilistes passés pendant une opération "péage gratuit" des "gilets jaunes"

Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes peage Bandol incendie"
Dommages collatéraux de l'arrogante provocation d'une groupe "premier de cordée"
Vinci Autoroutes a confirmé que ces automobilistes devront s'acquitter des droits de passage, comme indiqué par Le Dauphiné, lundi 17 décembre.
Vinci Autoroutes explique qu'"il s'agit juste d'appliquer une procédure de régularisation" et, bon prince, rassure les conducteurs : ils ne se verront pas infliger de "pénalités" !... 
L'entreprise compte identifier les usagers passés sans payer à l'aide des caméras de surveillance installées sur les péages - quand elles ont été épargnées - et les relancer par courrier postal. Les sociétés d'autoroutes ont en effet accès au fichier des plaques d'immatriculation du ministère de l'Intérieur.
"Près de 250 sites" touchés
Dimanche, le groupe a estimé à "plusieurs dizaines de millions d'euros" le montant des dégâts commis sur l'ensemble de son réseau en marge des manifestations des "gilets jaunes" depuis un mois. "Près de 250 sites ont ainsi été impactés quotidiennement par les actions des manifestants", selon le communiqué de Vinci Autoroutes.
Les mises à feu volontaires ont notamment détruit six bâtiments d'exploitation, dont la direction régionale de Narbonne, 33 véhicules d'intervention, 15 échangeurs et plateformes de péage, et dégradé de nombreuses chaussées, détaille l'exploitant. Vinci Autoroutes dénonce également "des dizaines d'actes de vandalisme", dont des dégradations commises sur des caméras de sécurité, des glissières et des panneaux de signalisation, et "des centaines de tonnes de détritus enlevés" autour des"campements" construits par les manifestants.
Vinci a allumé la mèche

Les "gilets jaunes" occupent la gare de péage de Bandol, dans le Var
Le péage de Bandol, avant l'annonce de Vinci autoroutes
La gare de péage de Bandol (Var) a été partiellement détruite par le feu, ce lundi 17 décembre en fin de soirée, alors qu'elle avait été occupée par des "gilets jaunes. L'autoroute a été fermée dans les deux sens.

Var Matin a diffusé la vidéo des images impressionnantes de la gare de péage de Bandol ravagée par les flammes en marge d'un rassemblement de "gilets jaunes" ce lundi. Une vidéo de l'incendie, visiblement filmée par les casseurs eux-mêmes, a par ailleurs largement circulé sur les réseaux sociaux cette nuit.


Le groupe Vinci Autoroutes a en conséquence fermé dans les deux sens l'A50 autour du site vandalisé sur l'axe entre Marseille et Toulon. Les sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur place, de même qu'une cinquantaine de membres des forces de l'ordre.

Dix-sept personnes ont été interpellées pour "dégradations et attroupement".
Pour rappel, Vinci Autoroutes, qui exploite la majorité des autoroutes du sud de la France, a évalué ce dimanche le coût des dégradations liées au mouvement des "gilets jaunes" à "plusieurs dizaines de millions d'euros".