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mercredi 10 juillet 2019

Municipales à Paris: Griveaux, candidat pleurnichard à l'investiture LREM

"S'il y en a un qui n'a pas été épargné, c'est moi  !", raconte le favori de l'Elysée

Méprisant de ses rivaux, il a fanfaronné, croyant sa cause gagnée d'avance

Résultat de recherche d'images pour "b griveaux"Mais à la veille de son oral devant la commission nationale d'investiture de LREM pour les municipales à Paris, Benjamin Griveaux livre ses inquiétudes, alors que les autres concurrents n'ont pas eu droit à cette tribune. 

Lorsque Emmanuel Macron était encore en campagne pour l'Elysée, la répartition des rôles était fixé: la Mairie de Paris lui serait dévolue ! Assuré du soutien du président, l'ancien porte-parole du gouvernement s'y voyait donc déjà. Or, depuis quelques semaines, les plans d'origine semblent bouleversés. A quelques heures du grand oral des candidats face à la commission d'investiture nationale de La République en marche (LREM), Griveaux fait appel à l'homme d'affaires François Pinault pour faire paraître un entretien dans son magazine, Le Point, et pour marteler ce qui le sépare de son adversaire principal, Cédric Villani, sa stratégie, son image écornée... et l'hypothèse Edouard Philippe.

L'opération a de quoi surprendre puisque Pinault passe pour être en amitié avec Hollande. Certes Griveaux et Villani sont d'anciens socialistes repentis, mais lors d'un entretien accordé à 'M, le magazine du Monde', le 23 juin 2018, l'homme d'affaire François Pinault, 30e fortune mondiale en 2019, déclara qu'Emmanuel Macron "ne comprend pas les petites gens ". Il indiqua aussi qu'il a "peur qu'il mène la France vers un système qui oublie les plus modestes". Cet entretien déclencha une vague de condamnations de la part de l'Elysée et des proches du président de la République. Ainsi, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, déclara-t-il notamment : "De la part de quelqu’un qui pendant longtemps n’a pas payé d’impôts, je ne suis pas certain qu’il comprenne lui-même les petites gens"...

Le Point : Pourquoi seriez-vous le meilleur candidat de La République en marche à Paris  ?

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Benjamin Griveaux : A Paris, ce n'est pas quelques semaines ou quelques mois de mobilisation qui font que vous êtes suffisamment entouré, que vous avez pris le temps d'écouter. Moi, j'y travaille depuis près de deux ans, je vais à la rencontre des gens, sans Twitter, sans Facebook, sans caméra, sans journaliste [dénigre-t-il]. J'ai lu que la tribune de ce week-end [34 élus parisiens ont confirmé leur soutien à Benjamin Griveaux dans le JDD] serait une forme de réaction. Vous pensez vraiment qu'on puisse réunir ces gens en un claquement de doigts pour signer une tribune  ?

Vous ne pouvez pas dire que le timing n'est pas calculé...

On a aussi le droit, quand on mène une campagne, qu'on veut devenir maire de Paris, d'être le maître de ses horloges [Macron aux petits pieds]. Cette tribune, c'est le fruit d'un travail de très longue haleine, ce ne sont pas des ralliements de dernière minute. J'ai autour de moi des gens de toutes les sensibilités, et je pense qu'au fond, c'est ça ma spécificité. J'ai toujours dit, depuis le premier jour, que le candidat soutenu par LREM à Paris devra être central. Je ne crois pas aux stratégies de gauche, écolo, de droite, ou que sais-je encore. Il faut être central, point. Moi, j'ai à mes côtés aussi bien l'adjointe Vert de la mairie du 20e [Florence de Massol, vous connaissez ? Non ! C'est une ex-EELV, ralliée à LREM, comme Canfin] que des élus de droite [Sylvain Maillard est un UDI passé à LREM et Alexandre Vesperini, un  juppéiste d'Agir! mené par Franck Riester passé ministre de Macron]. C'est ça l'ADN absolu d'En marche [!] Ce qui n'est pas le cas d'autres [c'est leur honneur...]…

Quel thème vous paraît le plus porteur  ? Vous avez beaucoup parlé d'ordre dans cette campagne...

Il faut remettre de l'ordre dans l'espace public et il ne s'agit pas que de la police municipale. La ville est en désordre. Certains disent que le maire ne doit pas être gestionnaire. Bien sûr que si  ! Je revendique absolument l'idée que le maire de Paris doit être un bon gestionnaire. Quand vous faites des travaux trois fois dans la même rue, la même année, un coup pour l'eau, un coup pour le gaz, un coup pour la fibre, franchement, vous emmerdez, comme disait Pompidou, les gens trois fois. Et écologiquement, c'est un désastre. Etre bon gestionnaire, c'est aussi être écolo. Evidemment qu'il faut faire des travaux, je ne suis pas démago, mais on va les séquencer intelligemment [l'intelligence n'est pourtant la marque fabrique de Griveaux]. Et il n'y a pas un seul trou de bitume dans Paris sans accord du maire du Paris. La vision, c'est bien, mais il n'y a pas de visions sans réalisations concrètes, sans régler les problèmes des gens en bas de chez eux.

Vous parlez d'écologie, certains disent que vous n'avez d'écologique que la posture. Qu'avez-vous à leur répondre  ?

Rien. Ce sont des effets de tribune. Je ne me suis pas découvert une fibre écologique après les résultats des élections européennes. J'ai été le seul membre du gouvernement à m'opposer, dès novembre, au projet Europa City. Le sujet des maladies respiratoires des enfants, je m'en suis saisi quinze jours après ma sortie du gouvernement. Mon engagement est ancien. Et c'est moi qui ai été rejoint par Antonio Duarte. Je ne veux pas être "le premier maire écolo" [comme l'a ironisé Cédric Villani lors de son meeting le 4 juillet], je veux que Paris soit la première ville écolo.

En quoi vous différenciez-vous de vos adversaires  ?

Je ne crois pas qu'on ait des visions opposées, il y aura des choses à prendre chez les uns et chez les autres. Moi, je porte surtout une méthode, et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu que cette investiture se fasse tôt. Je ne conçois pas qu'on fasse une campagne sans associer les Parisiens. Or, si on ne choisit pas de candidat maintenant, on ne pourra pas matériellement le faire. Je n'ai pas demandé ce calendrier pour le plaisir  ! Il faut trouver 17 mandataires financiers, tous les gens qui seront têtes de liste devront emprunter à titre personnel et il faut aussi parler avec nos partenaires... Soit vous le faites à l'arrache parce que vous avez désigné votre candidat trop tard, au mois d'octobre sur un coin de table [exemple de propos malveillant], et là, ça donne l'actuelle majorité avec un accord d'appareils qui ne résiste pas au moindre coup de vent. Soit vous faites ça de manière sérieuse et ça prend du temps. Et surtout, il faut parler aux gens  ! C'est dans ma culture, c'est ma manière de faire, c'est comme ça que j'ai gagné un canton que l'on disait imprenable en Saône-et-Loire [alors, parachuté ?]. Surtout quand on est un "connard arrogant "…
Pourtant, on y arrive en allant voir les gens  ! Quand je lis le dernier sondage BVA, le plus proche des gens dans la bande, c'est moi. Et ce que disent les entourages de mes adversaires à mon propos est assez contradictoire avec ce que je lis dans mes enquêtes.
[Selon un sondage Ifop de juillet, Cédric Villani, candidat LREM pour la mairie de Paris, pourrait battre Anne Hidalgo au second tour des élections municipales. Lien BFMTV]
Puisque vous en parlez, cela fait de nombreux mois qu'il est dit que vous avez un déficit de sympathie dans votre image, que vous dégagez une certaine insincérité. Est-ce l'un de vos principaux freins  ?

Résultat de recherche d'images pour "b griveaux"Non, on ne m'a jamais parlé d'insincérité. On me dit arrogant, cassant, mais jamais insincère. Justement, on m'a reproché d'être trop cash  ! Ecoutez, si j'ai vraiment cette image, je m'en sors pas trop mal dans les sondages [commerciaux]. Je vais vous dire quelque chose que je vais aussi dire à la commission : s'il y en a un qui n'a pas été épargné depuis 18 mois quand il était porte-parole du gouvernement et qui n'a pas été épargné depuis six mois par ses compétiteurs, c'est bien moi. Dans une campagne face à Anne Hidalgo, il faut être solide, savoir résister à la pression et aux attaques. Les autres ont été très épargnés, pas moi. J'ai eu l'occasion de prouver que j'étais résistant. Une campagne est une bonne façon de montrer sa sincérité, et vous ne pouvez pas construire un personnage dans une campagne locale  ! Les gens le voient  ! Est-ce que le maire de Paris doit être lisse  ? Je ne crois pas, les grands maires [sic] avaient des aspérités, des coups de cœur et des coups de gueule. Est-ce que je suis cash  ? Eh bien, oui. Est-ce que je ne tourne pas autour du pot  ? Eh bien, non. Est-ce qu'il y a des gens que j'aime bien et des gens que je n'aime pas  ? Eh bien, oui. [Pourrait-il donc être le maire de tous les Parisiens?] Mais comme les Parisiens, au fond. Le consensus mou, ce n'est pas Paris. Quand j'embrasse une cause, je la défends, et je le fais sans compter. ["qui trop embrasse mal étreint"...]

Votre expérience d'élu local a-t-elle joué sur votre façon d'appréhender cette campagne  ?

Dans le travail de préparation, sans doute. Une campagne locale ne se gagne pas dans les médias et en notoriété nationale, et Paris en a été la démonstration létale pour beaucoup. J'entends les gens dire que ce soutien d'élus locaux fait très ancien monde... Non  ! Ce sont des gens qui ont fait un mandat, parfois deux, au service des Parisiens. Et ne pas tenir compte de ce que ces gens-là ont à dire, ou peuvent représenter dans cette ville, ce n'est pas possible. Et puis, je suis persuadé qu'on ne peut pas raconter n'importe quoi dans une élection municipale. Et encore moins à Paris, car tout est vérifiable très facilement. Vous ne pouvez pas dire des choses fausses.

Vous faites référence à Cédric Villani, qui a dit que la dette ou les impôts ont augmenté sous le mandat d'Anne Hidalgo...

C'est vrai que la dette s'est aggravée, il n'y a pas de doute, mais vous ne pouvez pas dire qu'Anne Hidalgo a augmenté les impôts. Dans une campagne municipale, vous devez, pour chaque proposition que vous formulez, presque avoir conduit une étude de faisabilité au préalable. C'est la force de l'équipe que j'ai rassemblée autour de moi depuis longtemps et l'apport de Julien Bargeton [ex-adjoint socialiste aux finances d'Anne Hidalgo]: il a été adjoint de Bertrand Delanoë et d'Anne Hidalgo, il sait de quoi il parle, il sait ce qui est possible ou non, il connaît les calendriers pour chaque mesure. [le "monde nouveau de Macron ne passe pas par Griveaux]

Cédric Villani connaît une vraie dynamique ces derniers jours, notamment avec le ralliement des désormais ex-candidats Mounir Mahjoubi et Anne Lebreton. Comment avez-vous vécu cette montée en puissance  ?

Je note que vous avez fait beaucoup moins de bruits pour le ralliement de Julien Bargeton, qui est quand même président d'un groupe au Conseil de Paris. D'ailleurs, trois présidents de groupe m'ont apporté leur soutien, et Antonio Duarte hier. On arrive chacun à la commission avec deux personnalités, qui vont d'ailleurs être entendues. Après, vous avez tous ces élus  ! Qui ont-ils soutenu  ! ? 

Ça ne vous ressemble pas de faire le procès les médias en les accusant d'avoir choisi leur camp…

Je ne dis pas ça. Il y a une compétition, je comprends que ça vous intéresse. Mais quand j'entends "il engrange les ralliements, il y a un bloc contre Griveaux ", factuellement, c'est faux. Deux candidats se sont ralliés de part et d'autre, et j'affiche 34 élus parisiens, ancrés sur le territoire. Vous me direz "il a Matthieu Orphelin", très bien, mais il est dans le Maine-et-Loire [comme Griveaux, venu de Saône-et-Loire]. Emilie Cariou, c'est formidable, mais elle est dans l'est de la France. Les élections sont à Paris…

C'est aussi une question de sensibilités des soutiens…

Oui, c'est la différence entre Cédric et moi. J'assume une stratégie de positionnement central, qui, je crois, est démontré dans mes soutiens. Cédric, lui, assume de vouloir être le candidat de gauche. Sauf que le candidat de gauche, c'est Anne Hidalgo.

Vous attendiez-vous, quand vous vous êtes lancé, à ce que cette course soit aussi serrée  ?

Tout le monde a écrit que c'était déjà fait; moi, j'ai toujours dit que ce n'était pas le cas. Vous avez voulu raconter que j'étais le candidat officiel qu'Emmanuel Macron avait choisi… [Griveaux ne dément pas...] Il sortira de cette pré-campagne un candidat légitime, car il aura fait face à des rivalités, à une vraie compétition interne. Et puis ça a permis de faire émerger des talents  ! Pour un parti qui n'a que deux ans d'existence [mais coucou qui fait éclore les oeufs des autres], qui selon les médias n'a pas d'ancrage local, pas de banc de touche, pas de personnalités... pardon du peu. On était trois, avec Mounir Mahjoubi, à être devant Anne Hidalgo dans le dernier sondage BVA  ! C'est plutôt une bonne nouvelle, non  ? [Une bonne nouvelle que Mahjjoubi ait rejoint Villani ? Question "sincérité", Griveaux n'est pas crédible : tout est "vérifiable"...] Cédric et moi sommes au même score depuis des semaines, peut-être que la commission d'investiture est le meilleur moyen pour départager des projets et des personnalités qui ont démontré ces derniers mois qu'elles avaient une identité politique. 
La CNI de LREM (composée de 16 membres) est co-présidée par Marie Guévenoux (ex-collaboratrice parlementaire d'Alain Madelin, puis première présidente des Jeunes Populaires (UMP) en 2004 et conseillère de plusieurs ministres, secrétaire générale de la campagne d’Alain Juppé pour la primaire de 2016, avant de rejoindre La République En Marche) et Alain Richard, 73 ans (ex-PSU, puis ex- Parti Socialiste de 1975 à 2017, conseiller d’Etat, parlementaire de longue date, il a été ministre de la Défense de Lionel Jospin entre 1997 et 2002 et a été réélu sénateur en 2017 après avoir rejoint La République En Marche), membres du Bureau Exécutif de LREM en charge des élections municipales.
L'ancien maire du Havre Antoine Rufenacht, et, plus récemment, François Bayrou ont déclaré qu'Edouard Philippe serait un bon candidat pour Paris…

Ce qui me laisse songeur, c'est que cela fait un an que vous faites l'Arlésienne sur la candidature d'Edouard Philippe. Ne vous attachez pas à l'écume des petites phrases. Le Premier ministre a fait un discours de politique générale le 12 juin dernier  ! En plus, je suis certain que François Bayrou, comme moi, pense qu'Edouard Philippe est un excellent Premier ministre…

N'est-il pas le mieux placé pour conquérir les arrondissements de l'Ouest, tenus par la droite  ?

Non. Il faut vous dépolluer [sic] avec ça, ce n'est pas le sujet. Si la stratégie est de gagner à droite, il prendra les arrondissements aujourd'hui tenus par LR et sera minoritaire. Ce n'est pas la droite qui dirige Paris aujourd'hui. Alors oui, on peut prendre ces arrondissements de l'Ouest; ça ne sert à rien si on ne prend pas les arrondissements de gauche. Il faut sortir de ce schéma. Moi, ma bataille depuis deux ans, c'est de tenir la position centrale, c'est comme ça qu'En marche  ! a fonctionné. Tous ceux qui veulent nous remettre dans un truc gauche/droite ne sont pas fidèles au mouvement. Moi, j'en suis membre, et j'en suis même l'un des fondateurs  !

Que ferez-vous si jamais vous n'êtes pas choisi par la commission d'investiture demain  ?

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Moi, je l'ai dit : je soutiendrai le candidat investi. J'ai signé l'engagement, sans aucun état d'âme. [arrogant ?!] Je n'imagine pas une réponse différente de mes deux compétiteurs. Je serai à la place qu'ils souhaiteront que j'occupe dans leur campagne. Je ferai ce qu'ils me demanderont de faire pour gagner Paris.

Vous avez peut-être lu que certains proches du président de la République confient, sous anonymat, qu'il est de moins en moins certain que vous soyez le candidat naturel de LREM à Paris. Qu'en pensez-vous  ?

Eh bien, comme cela je ne serai pas le candidat du président et j'aurai arraché cette investiture à la force de ma conviction et de ma détermination.


mercredi 29 mai 2019

Sondage : Macron doit changer radicalemement sa politique

Une majorité de Français ne fait pas le lien entre politique intérieure et Union européenne

Les résultats des européennes traduisent les préférences des lobbies : presse, sondeurs et associations

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Les hommes d'affaires Arnault (LVMH : Les Echos-Le Parisien, sondages Odoxa),
Vivendi (groupe Bolloré: groupe Canal+, dont C8 et CNews)
et Altice de Patrick Drahi (Libération, L'Express, BFM TV et RMC)
Car, les votants placent encore Macron en 2, malgré les mouvements sociaux et son impopularité.
En même temps, pour une majorité des Français interrogés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. 

Deux jours après les élections européennes, qui ont vu la liste Rassemblement national portée par Jordan Bardella l'emporter sur celle de LREM prise en mains par Macron, la sujet de l'orientation de la politique de Macron est sur la table. Or, dimanche, quelques minutes après les premières estimations, l'Elysée avait clamé le contraire, assurant vouloir "intensifier l'acte 2 du quinquennat", et qu'il n'y aura "pas de changement de cap."

92% des sondés estiment que Macron ne sort pas renforcé de ce scrutin 

Considérant la désaffection lente mais continue des Français pour les partis historiques, PCF, PS et UMP, et le caractère distinct du scrutin des européennes ( à la proportionnelle et à un seul tour, alors que les législatives et les présidentielles sont des scrutins majoritaires à deux tours), la deuxième place de la liste du parti présidentiel ne devrait pas affaiblir outre-mesure la position du président par défaut. Selon une enquête Elabe commandée par BFMTV, 48% des sondés estiment en effet que le président de la République ne sort "ni affaibli ni renforcé" des élections européennes. En revanche, ils sont 44% à penser que le locataire de l'Elysée en sort uniquement "affaibli" et 8% "renforcé".
Dans le détail, et assez logiquement, ce sont les électeurs de la coalition LREM, MoDem et juppéistes d'Agir qui veulent croire à 68% que Macron ne sort ni affaibli ni renversé. A l'inverse, les sympathisants Rassemblement national et France insoumise sont les plus libres de penser, pour 73 et 58% d'entre eux qu'il en sort affaibli... 

Maintenir le cap est-il tenable ? 

Pour une majorité des sondés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. Une volonté de changement qui n'est pas partagée par 31% des sondés qui estiment, quant à eux, que de simples aménagements sur certains aspects sont nécessaires, tandis que 11% jugent que le cap actuel doit être maintenu. 

Dans le détail, le changement est surtout voulu par les trois quarts des catégories sociales populaires et plus de 60% des catégories sociales moyennes. Ils sont également la moitié des retraités à avoir choisi cette option. 
A l'inverse, 38% des sondés issus des classes supérieures attendent des aménagements plus à la marge du "président des riches".

Politiquement, les divisions sont également notables. 
Ainsi, ils sont 82% des électeurs du Rassemblement national, 67% de la France insoumise, 53% pour LR, 53% pour EELV et 23% des abstentionnistes à vouloir un changement de cap significatif. Parmi les sondés plus favorables à de simples aménagements, ils sont 60% à être sympathisants LREM.
Le pouvoir d'achat en question 

Interrogés sur les suites à donner au quinquennat, les Français ont une vision assez claire du futur. Pour 53% d'entre eux, l'épineux sujet du pouvoir d'achat doit être pris à bras-le-corps par le gouvernement. Viennent ensuite la protection sociale (39%), le volet portant sur la fiscalité et les impôts (31%) et le système de santé (27%  des sondés).

D'autres thèmes ont également été abordés: le chômage (24%), l’immigration (23%), les dépenses publiques et la dette publique (23%) (thème le plus cité par les électeurs de la liste LREM-MoDem-Agir: 43%), la croissance économique (19%), la lutte contre le terrorisme (14%) et la place de la France en Europe et dans le monde (9%).

Seulement 4 Français sur 10 estiment que Macron mènera une politique plus écologique.

Classé en troisième position du scrutin métropolitain, la liste EELV portée par Yannick Jadot a récolté 13,47% des voix. Cette "vague" est typique des élections européennes, mais morcelée en plusieurs nuances de vert, en France et dans d'autres pays européens, dont l'Allemagne. Or, les scrutins précédents ont montré que la traduction nationale de ce vote vert européen n'est pas automatique et que le gouvernement français pourrait ne pas être contraint de renforcer ses propositions en matière de préservation de l'environnement.

Seuls 4 Français sur 10 estiment d'ailleurs que la majorité présidentielle mènera une politique plus écologique dans les mois à venir. Pire, seul un tiers d'entre eux pense que l’exécutif sera plus à l’écoute et un quart seulement qu’il sera plus rassembleur en la matière.

Logiquement, ce sont les sympathisants LREM qui, à plus de 80%, sont les plus confiants dans un tournant écologique du quinquennat. En revanche, les électeurs d'EELV, mais aussi du Parti socialiste, se veulent plus dubitatifs: respectivement 54 et 56% croient en une politique plus écologique.

Sondage mené sur un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 27 et 28 mai 2019.

Les entreprises de sondages sont-elles "scientifiques" et désintéressées ?


Les deux fondateurs d’Odoxa sont des anciens de l’institut de sondage BVA dont Vincent Bolloré et le fonds d’investissement Rothschild sont actionnaires. 
Le principal actionnaire actuel d’Odoxa est Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire de Le Parisien-Aujourd’hui en France. Nicolas Bazire, est l’un des administrateurs de LVMH, en même temps que l’un de ceux de l’institut de sondage IPSOS, dont est salarié un fils de Brigitte Macron. 
Notons au passage que Brigitte Macron a enseigné à l'école Franklin (lycée catholique privé Saint-Louis-de-Gonzague), haut lieu de l'éducation jésuite à Paris, par laquelle sont passés Jacques-Antoine Granjon (fondateur et PDG de vente-privee.com), Léa Salamé, journaliste et compagne de Raphaël Glucksmann (liste Place publique-PS aux européennes) ou Bruno Le Maire ou Bruno Ledoux, président du conseil de surveillance du journal Libération, Jean-Claude Meyer, banquier d'affaires et vice-chairman international de Rothschild & Cie où Macron - recruté par François Henrot, que Macron fera chevalier de la Légion d'honneur le 14 avril 2017 en tant que ministre de l'Economie et des finances) bras droit de David de Rothschild - l'a eu pour mentor (lequel est, en outre, conseiller financier de la Côte d'Ivoire, où Guillaume Soro est l'ami ivoirien d'Alexandre Benalla, également lobbyiste au Tchad), et François Villeroy de Galhau, conseiller européen du ministre des Finances puis du Premier ministre Pierre Bérégovoy dans les années 90, ancien PDG de Cetelem, ex-directeur général délégué de BNP Paribas et actuel gouverneur de la Banque de France. Mais le plus intéressant ici c’est qu’il est gérant associé de la Banque Rothschild, comme Macron avec qui il a travaillé.
Et l'épouse du président a été professeur des enfants Arnault...

80% des instituts de sondage appartiennent à la sphère d’influence qui soutient Macron. 
Son conseiller en la matière n’est autre que Denis Delmas, ancien président de TNS Sofres. Deux mois après l'annonce de sa candidature à la présidentielle, alors que son programme était toujours attendu, Le Parisien clama que "Emmanuel Macron continue d'engranger des soutiens, principalement de personnalités de la société civile. Laurence Haïm [journaliste autodidacte et opportuniste, proche d'Hervé Chabalier, agence CAPA, ex-militant fondateur de la Jeunesse communiste révolutionnaire] et Jean Pisani-Ferry [socialiste, fils d'Edgard Pisani, instigateur de plusieurs mesures phares proposées par le candidat Macron, mais critique des politiques migratoires et sociales du président] figurent parmi les derniers arrivés dans l'équipe de campagne", ainsi que l'architecte Roland Castro, ex-militant de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français, puis UJC, mitterandien, soutien de Montebourg aux primaires socialistes, puis de Macron...

Elabe a été créé en avril 2015 par CSA dont il est une filiale. Or, l’unique actionnaire de 
CSA, depuis 2008, est Vincent Bolloré, .

Employeur de Sébastien Trogneux, fils de Brigitte Macron,
IPSOS est sous la coupe de François Pinault et Fidelity.

samedi 27 avril 2019

Coupe de France 2019 : l'équipe de Pinault défait celle du Qatari Nasser Al-Khelaïfi

Dans ce duel de multi-millionnaires, le Stade rennais s'impose aux tirs au but

Le Stade Rennais a battu le Paris-Saint-Germain en finale de Coupe de France de football

Le Stade Rennais a remporté la Coupe de France 2019.Lors de l'Acte X de la compétition, les Bretons, menés 2-0, sont revenus au score, samedi 27 avril, avant de l'emporter au bout du suspense, lors de la séance de tirs au but. Rennes a remporté la troisième Coupe de France de son histoire (après 1965 et 1971), mettant fin à une disette de 48 ans sans trophée national.
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Eliminé en quart de finale de la Coupe de la Ligue, et surtout en huitième de finale de la Ligue des champions, le PDG qatari du club du Paris Saint-Germain (football et handball, depuis 2011) et du groupe beIn Media Group (depuis 2012: il est directeur général de Al Jazeera Sport depuis 2006), Nasser Al-Khelaïfi a subi une nouvelle grosse désillusion face aux Bretons, qui remportent leur premier titre depuis 1971.
Rennes est la première équipe à remonter un retard de deux buts en finale de Coupe de France, au XXIe siècle. Tout avait parfaitement démarré pour le PSG, grandissime favori de cette finale de Coupe de France face au Stade rennais. Grâce à Dani Alves, puis à Neymar, les Parisiens menaient en effet 2-0 après une vingtaine de minutes de jeu. Mais petit à petit, les Bretons sont parvenus à renverser la tendance, d'abord en profitant d'un but contre son camp de Presnel Kimpembe, avant la mi-temps, puis avec une tête rageuse, sur corner, du défenseur Mexer. La confiance, dès lors, a changé de camp. 

Rennes met fin à une série de 29 victoires consécutives du PSG dans la compétition.

Pour la première foi depuis le 22 janvier 2014, l'équipe de la capitale n'a pas gagné en Coupe de France.
Dans les prolongations, le Français Kylian Mbappé a même écopé d'un carton rouge pour une grosse faute, et le PSG s'est finalement incliné lors de la séance de tirs au but. 

Les Rennais ont réussi leurs six tentatives alors que du côté du PSG, le sixième tireur, Christopher Nkunku, a envoyé le ballon au-dessus du but, dans les nuées. Une délivrance pour le Stade rennais, qui attendait un titre depuis 48 ans et qui met un terme à une série de trois finales perdues en dix ans.

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Cette victoire est celle de la famille Pinault
21 ans après avoir pris les rênes du Stade Rennais en 1998, la famille Pinault a enfin décroché un titre avec cette Coupe de France 2019. "L’aboutissement des nombreuses années à manger son pain noir entre transferts ratés et échecs sportifs". 
A 82 ans, le fondateur de la holding Artémis (Stade Rennais à 100%, mais surtout Christie's, FNAC Darty ou le Théâtre Marigny à 100 % et Groupe Sebdo-Le Point à 100 %, notamment) et du groupe Kering (anciennement Pinault-Printemps-Redoute : Yves Saint Laurent, Balenciaga, Boucheron, Gucci, Alexander McQueen, JeanRichard, ou Dodo), également influent collectionneur d'art moderne et contemporain, "François Pinault était comme un gamin", a observé André en zone mixte. Le propriétaire rennais attendait ça depuis des années. Si le club en est là aujourd’hui avec cette Coupe de France qui le fuyait depuis 1971, il le doit avant tout à l’homme d’affaires et son fils François-Henri qui a depuis pris sa succession.

mercredi 17 avril 2019

Incendie de Notre-Dame de Paris: l'extrême gauche polémique sur les dons

Les laïcs donnent libre cours à leur intolérance

Les dons des bienfaiteurs ne sont qu'une "opération de communication" de grandes entreprises et grosses fortunes"

Résultat de recherche d'images pour "Manon Aubry"
La tête de liste de la France Insoumise (LFI) aux élections européennes est l'auteure de ce dénigrement, dénonçant des dons très importants pour la réparation de Notre-Dame de Paris, où un incendie aux origines encore non déterminées n'inspire aucune volonté d'unité nationale ni le respect de leurs concitoyens affligés.

"On ne peut pas faire de la préservation de notre patrimoine une grande opération de communication comme certains sont en train de faire", a accusé Manon  Aubry (LFI) sur LCI mercredi, dénonçant "une espèce de course à l'échalote de l'entreprise qui donnerait le plus tout en revendiquant l'exonération d'impôt".
"J'ai impression d'avoir le classement des entreprises présentes et des personnes présentes dans les paradis fiscaux", a-t-elle ironisé.

"Le plus simple, ce serait déjà qu'ils commencent par payer leurs impôts. Ils ne peuvent pas se payer une opération de communication en mettant leur nom potentiellement sur une pierre de Notre-Dame et de l'autre côté, ne pas payer leurs impôts", a-t-elle martelé. 
"J'ai vraiment envie de leur dire: commencez par payer vos impôts, ça contribuera au budget de l'Etat et donc au budget de la culture", a-t-elle insisté.

La France insoumise aurait aussi bien taclé la pingrerie ou l'indifférence des grands entrepreneurs

La misère sociale n'est pas tout ce qui compte dans notre récit national.
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Face à un chantier qui s'annonce aussi colossal que délicat, donc onéreux, plusieurs grandes fortunes françaises ont dégagé des fonds dans l'instant, dès lundi, jour de la tragédie: la famille Pinault a promis 100 millions d'euros, suivie par le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, qui a annoncé un don de 200 millions, puis la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L'Oréal (200 millions). On pourrait s'en réjouir, mais ce serait négliger les grincheux professionnels qui, avec les complotistes, se saisissent de toutes les occasions de salir. La casquette marxiste comprime le cerveau.

Depuis une loi de 2003, les entreprises qui investissent dans la culture peuvent déduire 60% de leurs dépenses en faveur du mécénat (66% de réduction d'impôt sur le revenu pour les particuliers). Une incitation administrative qui signale un besoin de développer des initiatives trop rares de bénévolat financier.
Au point que la réduction fiscale peut même atteindre 90% lorsque le don concerne l'achat de biens culturels considérés comme des "trésors nationaux" ou présentant "un intérêt majeur pour le patrimoine national".

A l'autre extrémité de l'échiquier politique, on peine aussi à positiver.  
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"Que l'oligarchie donne pour Notre-Dame, c'est bien. L'exemplarité fiscale serait encore mieux. La bonne conscience ne cache pas la misère et l'austérité", a dénoncé sur Twitter Benjamin Cauchy, figure des Gilets jaunes sur la liste de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France).

Baver est  le fonds de commerce des altermondialistes.
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"Les milliardaires vont passer pour des héros. Ils feraient mieux de renoncer à l'évasion et à l'optimisation fiscales", a critiqué sur Twitter la sénatrice EELV Esther Benbassa, une turco-israélo-française qui rêve d'"un élan aussi spontané et massif en faveur des associations et structures prenant en charge l'extrême pauvreté, l'exclusion sociale, les sans-abris".

En cette période,
leur excuse serait une opération électorale. 

mardi 16 avril 2019

Notre-Dame de Paris en flammes : Charlie Hebdo allume Emmanuel Macron

Charlie Hebdo rend hommage à Notre-Dame et se paye Emmanuel Macron

L'hebdomadaire d'extrême gauche bouleverse sa Une pour rendre hommage à la cathédrale défigurée par les flammes.

L'incendie de Notre-Dame de Paris en Une de Charlie Hebdo (pour tacler
Ce que le dessin de Riss est devenu sous l'effet de la censure 
 
L'hebdomadaire libertaire bouleverse sa Une pour rendre hommage à Notre-Dame, défigurée en une heure lundi soir dans un violent incendie. Mais Charlie Hebdo  ironise sur Emmanuel Macron, qui s'est résolu à reporter son adresse aux Français en raison des événements.
 
Ce que le dessin de Riss est devenu sous l'effet de la censure "technique" des organes de presse dévots...
Signé Riss, le dessin réalisé sur un fond rouge représente Emmanuel Macron, sourire épanoui. Alors que ses cheveux prennent la forme des deux tours de Notre-Dame en feu, le chef de l'Etat évoque la question des réformes et lance un sinistre: "Je commence par la charpente." Une référence directe à la charpente en bois de la cathédrale, qui a été détruite par les flammes. 

Une collecte nationale

Un violent incendie, dont les origines sont encore inconnues, s'est déclaré lundi soir peu avant 19 heures dans la mythique cathédrale parisienne, dont la flèche s'est effondrée. Restaurer le bâtiment devrait prendre plusieurs dizaines d'années de travaux.

La Fondation du patrimoine va lancer mardi une "collecte nationale" pour la reconstruction de Notre-Dame, a-t-elle annoncé La famille Pinault, l'une des plus riches de France, a quant à elle indiqué qu'elle va débloquer 100 millions d'euros pour la cathédrale Notre-Dame. Homme d'affaire François Pinault est collectionneur d'art et propriétaire du magazine Le Point.
Surenchère: la famille Arnault (LVMH et Christian Dior) a doublé sa mise...

samedi 23 février 2019

Intox BVA : LREM, en tête des intentions de vote aux européennes

LePoint (famille Pinault) relaie l'enquête RTL (groupe M6), La Tribune et Orange (Etat )

Fake-news institutionnelle : "LREM en tête des intentions de vote"

I
nvraisemblable
: un sondage BVA place
la liste LREM-MoDem à 25 % des voix devant le Rassemblement national (19 %). Les Républicains sont troisièmes, avec 10 %. 

L'Elysée retente le coup gagnant de la présidentielle : monter le RN pour tirer les marrons du feu, si tant est que les électeurs n'ont pas encore mis l'arnaque au jour, après vingt-et-un mois de coups durs.

A trois mois du scrutin, la propagande formate les esprits en construisant des tendances. 
Le parti présidentiel, fort de l'ancrage du MoDem, décrocherait le plus de suffrages, selon un sondage BVA diffusé samedi. 
Avec 25 %, la liste du parti d'Emmanuel Macron, LREM, devancerait celle du Rassemblement national (19 %). Au premier tour de la présidentielle, Macron avait obtenu 24% des suffrage exprimés; Marine le Pen, 21%. Malgré les mouvements sociaux (Loi Macron, statut des cheminots ou Gilets jaunes) et une impopularité qui ne se dément pas au fil des mois (Macron est tombé sous la narre des 30%), la liste du président viendrait en tête : infox ! 

BVA a déjà écrasé la concurrence.
Le duo de tête se détache de toutes les autres formations : Les Républicains obtiennent 10 % d'intentions de vote, devant les écologistes d'EELV (9 %), La France insoumise (7,5 %), Debout la France (6 %) et le Parti socialiste (5 %). Personne n'y croit, ne serait-ce qu'un instant, mais l'idée fera son chemin, si les media embraye le pas de BVA, comme c'est vraisemblable.
Et pourquoi la société Artémis, propriété de la famille Pinault, ne mettrait-il pas le groupe Groupe Sebdo-Le Point qu'il détient à 100 %, au service de Macron.

Si le scrutin avait lieu dimanche, Génération·s recueillerait 3 %, les listes UDI et PCF 2 % chacune, et une liste des Gilets jaunes 4 %, selon cette enquête : peu importerait donc la composition de cette dernière, qu'elle soit majoritairement de droite ou de gauche. On est dans la caricature du scrutin et BVA prend vraiment les électeurs pour des billes !

Suivent les causes perdues : Résistons ! de Jean Lassalle (1,5 %), devant les listes Les Patriotes (Florian Philippot) et les trotskistes, Lutte ouvrière et du NPA, à 1 %, et l'UPR (François Asselineau), 0,5 %. Pour obtenir des élus, une liste doit recueillir au moins 5 % des votes.

Six Français sur dix (62 %) se disent aujourd'hui "intéressés" par ces élections, contre 35 % qui ne le sont pas. La participation, toujours basse pour ce type de scrutin, est estimée entre 47 % et 52 %. Lors des européennes de 2014, elle s'était élevée à 42 %.
A la dernière présidentielle, le taux d'abstention s'éleva à 22,23% au premier tour et à 25,44% au second... BVA-LePoint-RTL-Orange-LaTribunesont résolument volontaristes...

Enfin, BVA se tire une balle dans le pied: c'est cher payer l'intox...
Si 53 % des personnes interrogées se disent sûres de leur choix, 47 % n'ont pas exprimé d'intention de vote ou peuvent changer d'avis. Ce qui laisse à BVA une grande marge d'erreur, un boulevard.

Enquête réalisée en ligne du 20 au 21 février auprès de 929 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,3 points (ce qui permet à M. Le Pen et Macron de s'envisager à égalité !). 
Les intentions de vote se basent sur des personnes certaines d'aller voter et ayant exprimé une intention, soit (seulement 474 personnes) : il faut toujours lire les petits caractères en bas de page... Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat (et n'engagent pas BVA, de son propre aveu...). Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage. 
Une image figée qui indique une dynamique, c'est nouveau...