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mercredi 29 mai 2019

Sondage : Macron doit changer radicalemement sa politique

Une majorité de Français ne fait pas le lien entre politique intérieure et Union européenne

Les résultats des européennes traduisent les préférences des lobbies : presse, sondeurs et associations

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Les hommes d'affaires Arnault (LVMH : Les Echos-Le Parisien, sondages Odoxa),
Vivendi (groupe Bolloré: groupe Canal+, dont C8 et CNews)
et Altice de Patrick Drahi (Libération, L'Express, BFM TV et RMC)
Car, les votants placent encore Macron en 2, malgré les mouvements sociaux et son impopularité.
En même temps, pour une majorité des Français interrogés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. 

Deux jours après les élections européennes, qui ont vu la liste Rassemblement national portée par Jordan Bardella l'emporter sur celle de LREM prise en mains par Macron, la sujet de l'orientation de la politique de Macron est sur la table. Or, dimanche, quelques minutes après les premières estimations, l'Elysée avait clamé le contraire, assurant vouloir "intensifier l'acte 2 du quinquennat", et qu'il n'y aura "pas de changement de cap."

92% des sondés estiment que Macron ne sort pas renforcé de ce scrutin 

Considérant la désaffection lente mais continue des Français pour les partis historiques, PCF, PS et UMP, et le caractère distinct du scrutin des européennes ( à la proportionnelle et à un seul tour, alors que les législatives et les présidentielles sont des scrutins majoritaires à deux tours), la deuxième place de la liste du parti présidentiel ne devrait pas affaiblir outre-mesure la position du président par défaut. Selon une enquête Elabe commandée par BFMTV, 48% des sondés estiment en effet que le président de la République ne sort "ni affaibli ni renforcé" des élections européennes. En revanche, ils sont 44% à penser que le locataire de l'Elysée en sort uniquement "affaibli" et 8% "renforcé".
Dans le détail, et assez logiquement, ce sont les électeurs de la coalition LREM, MoDem et juppéistes d'Agir qui veulent croire à 68% que Macron ne sort ni affaibli ni renversé. A l'inverse, les sympathisants Rassemblement national et France insoumise sont les plus libres de penser, pour 73 et 58% d'entre eux qu'il en sort affaibli... 

Maintenir le cap est-il tenable ? 

Pour une majorité des sondés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. Une volonté de changement qui n'est pas partagée par 31% des sondés qui estiment, quant à eux, que de simples aménagements sur certains aspects sont nécessaires, tandis que 11% jugent que le cap actuel doit être maintenu. 

Dans le détail, le changement est surtout voulu par les trois quarts des catégories sociales populaires et plus de 60% des catégories sociales moyennes. Ils sont également la moitié des retraités à avoir choisi cette option. 
A l'inverse, 38% des sondés issus des classes supérieures attendent des aménagements plus à la marge du "président des riches".

Politiquement, les divisions sont également notables. 
Ainsi, ils sont 82% des électeurs du Rassemblement national, 67% de la France insoumise, 53% pour LR, 53% pour EELV et 23% des abstentionnistes à vouloir un changement de cap significatif. Parmi les sondés plus favorables à de simples aménagements, ils sont 60% à être sympathisants LREM.
Le pouvoir d'achat en question 

Interrogés sur les suites à donner au quinquennat, les Français ont une vision assez claire du futur. Pour 53% d'entre eux, l'épineux sujet du pouvoir d'achat doit être pris à bras-le-corps par le gouvernement. Viennent ensuite la protection sociale (39%), le volet portant sur la fiscalité et les impôts (31%) et le système de santé (27%  des sondés).

D'autres thèmes ont également été abordés: le chômage (24%), l’immigration (23%), les dépenses publiques et la dette publique (23%) (thème le plus cité par les électeurs de la liste LREM-MoDem-Agir: 43%), la croissance économique (19%), la lutte contre le terrorisme (14%) et la place de la France en Europe et dans le monde (9%).

Seulement 4 Français sur 10 estiment que Macron mènera une politique plus écologique.

Classé en troisième position du scrutin métropolitain, la liste EELV portée par Yannick Jadot a récolté 13,47% des voix. Cette "vague" est typique des élections européennes, mais morcelée en plusieurs nuances de vert, en France et dans d'autres pays européens, dont l'Allemagne. Or, les scrutins précédents ont montré que la traduction nationale de ce vote vert européen n'est pas automatique et que le gouvernement français pourrait ne pas être contraint de renforcer ses propositions en matière de préservation de l'environnement.

Seuls 4 Français sur 10 estiment d'ailleurs que la majorité présidentielle mènera une politique plus écologique dans les mois à venir. Pire, seul un tiers d'entre eux pense que l’exécutif sera plus à l’écoute et un quart seulement qu’il sera plus rassembleur en la matière.

Logiquement, ce sont les sympathisants LREM qui, à plus de 80%, sont les plus confiants dans un tournant écologique du quinquennat. En revanche, les électeurs d'EELV, mais aussi du Parti socialiste, se veulent plus dubitatifs: respectivement 54 et 56% croient en une politique plus écologique.

Sondage mené sur un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 27 et 28 mai 2019.

Les entreprises de sondages sont-elles "scientifiques" et désintéressées ?


Les deux fondateurs d’Odoxa sont des anciens de l’institut de sondage BVA dont Vincent Bolloré et le fonds d’investissement Rothschild sont actionnaires. 
Le principal actionnaire actuel d’Odoxa est Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire de Le Parisien-Aujourd’hui en France. Nicolas Bazire, est l’un des administrateurs de LVMH, en même temps que l’un de ceux de l’institut de sondage IPSOS, dont est salarié un fils de Brigitte Macron. 
Notons au passage que Brigitte Macron a enseigné à l'école Franklin (lycée catholique privé Saint-Louis-de-Gonzague), haut lieu de l'éducation jésuite à Paris, par laquelle sont passés Jacques-Antoine Granjon (fondateur et PDG de vente-privee.com), Léa Salamé, journaliste et compagne de Raphaël Glucksmann (liste Place publique-PS aux européennes) ou Bruno Le Maire ou Bruno Ledoux, président du conseil de surveillance du journal Libération, Jean-Claude Meyer, banquier d'affaires et vice-chairman international de Rothschild & Cie où Macron - recruté par François Henrot, que Macron fera chevalier de la Légion d'honneur le 14 avril 2017 en tant que ministre de l'Economie et des finances) bras droit de David de Rothschild - l'a eu pour mentor (lequel est, en outre, conseiller financier de la Côte d'Ivoire, où Guillaume Soro est l'ami ivoirien d'Alexandre Benalla, également lobbyiste au Tchad), et François Villeroy de Galhau, conseiller européen du ministre des Finances puis du Premier ministre Pierre Bérégovoy dans les années 90, ancien PDG de Cetelem, ex-directeur général délégué de BNP Paribas et actuel gouverneur de la Banque de France. Mais le plus intéressant ici c’est qu’il est gérant associé de la Banque Rothschild, comme Macron avec qui il a travaillé.
Et l'épouse du président a été professeur des enfants Arnault...

80% des instituts de sondage appartiennent à la sphère d’influence qui soutient Macron. 
Son conseiller en la matière n’est autre que Denis Delmas, ancien président de TNS Sofres. Deux mois après l'annonce de sa candidature à la présidentielle, alors que son programme était toujours attendu, Le Parisien clama que "Emmanuel Macron continue d'engranger des soutiens, principalement de personnalités de la société civile. Laurence Haïm [journaliste autodidacte et opportuniste, proche d'Hervé Chabalier, agence CAPA, ex-militant fondateur de la Jeunesse communiste révolutionnaire] et Jean Pisani-Ferry [socialiste, fils d'Edgard Pisani, instigateur de plusieurs mesures phares proposées par le candidat Macron, mais critique des politiques migratoires et sociales du président] figurent parmi les derniers arrivés dans l'équipe de campagne", ainsi que l'architecte Roland Castro, ex-militant de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français, puis UJC, mitterandien, soutien de Montebourg aux primaires socialistes, puis de Macron...

Elabe a été créé en avril 2015 par CSA dont il est une filiale. Or, l’unique actionnaire de 
CSA, depuis 2008, est Vincent Bolloré, .

Employeur de Sébastien Trogneux, fils de Brigitte Macron,
IPSOS est sous la coupe de François Pinault et Fidelity.

samedi 15 septembre 2018

Européennes 2019 : Odoxa installe dans l'opinion un duel LREM vs. RN, excluant d'office les rivaux

La préférence d'Odoxa ne serait-elle pas justement la situation idéale pour la majorité présidentielle ?

LREM et le Rassemblement national seraient donc au coude-à-coude

La République en marche n'arriverait que légèrement en tête des intentions de vote (21,5%)pour les élections européennes du 26 mai 2019, devant le parti de Marine Le Pen (21%) si les élections avaient lieu dimanche prochain
Mieux, alors que Macron fait des appels du pied à gauche, pour le PS, c'est un "record absolu de gadin" qui s'annoncerait, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, publié jeudi 13 septembre.

L'impopularité d'Emmanuel Macron ne se vérifierait pas ?
LREM, associée au MoDem de Bayrou, qui exprime pourtant ses aigreurs vis-à-vis  du parti présidentiel, fait les frais de l'impopularité de la politique du président de la République. Avant l'été, les entreprises commerciales de sondages accordaient royalement au parti majoritaire à l'Assemblée nationale entre 23 et 26% des intentions de vote au mois de juin : l'Ifop (23%) et Ipsos (26%).

Le score de septembre se situe près de trois points en dessous du score de Macron au premier tour de la présidentielle. LREM fait même huit points de moins que son score aux législatives. Et, si on compare aux élections européennes de 2014, le MoDem avait enregistré à lui seul 14% des suffrages.

Le Rassemblement national résiste plutôt bien

Les difficultés judiciaires créées à Marine Le Pen peu son parti. Bien que frappé au porte-feuille, il est crédité de 21% des intentions de vote. Et le RN progresse par rapport aux enquêtes du mois de juin. Il était alors crédité de 18% des suffrages selon Ipsos, et de 19% selon l'Ifop.

Les Républicains perdent du terrain, le PS en chute libre

La France insoumise ne profite pas vraiment de l'impopularité d'Emmanuel Macron. Avec 12,5% des intentions de vote, le parti de Jean-Luc Mélenchon n'arriverait que quatrième du scrutin européen, soit à la même place que lors de la présidentielle de 2017.

L'enquête d'Odoxa-Dentsu Consulting déclasse LR et le PS. 
Avec 14% des intentions de vote, Les Républicains perdrait du terrain depuis la présidentielle. LR recule de six points par rapport à l'échec de François Fillon en 2017. Le parti de Laurent Wauquiez engrangerait même moitié moins de suffrages que lors du scrutin européen de 2014. A l'époque, l'UMP avait remporté 27% des voix.

Enfin, le Parti socialiste poursuivrait sa chute aux enfers. Selon le sondage, il n'est crédité que de 4,5% des suffrages, soit "le record absolu de gadin pour ce parti toutes élections confondues et toutes époques confondues", soulignent les auteurs de l'enquête. 
Si les élections avaient lieu dimanche prochain, le PS ferait jeu égal avec la liste EELV de Yannick Jadot (5%) et celle de Génération.s soutenue par Benoît Hamon (4%).

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 12 et 13 septembre 2018, sur un échantillon de 998 Français représentatif de la population française âgée de 18 et plus. L’intention de vote a été établie sur la base de 535 personnes se déclarant certaines d’aller voter.

vendredi 3 août 2018

L'affaire Benalla révèle les préférences politiques des sondeurs


Une entreprise de sondages engage sa fiabilité en contredisant des concurrentes

Deux sondages indiquent ce qu'ils voudraient que soit la popularité de Macron

Les sondeurs sont-ils fiables et leurs enquêtes, crédibles ?
Diffusées le même jour, jeudi, ces enquêtes réalisées dans le même temps, les 25 et 26 juillet, livrent les volontés des commanditaires d'opposition, le HuffPost et CNews, d'une part, et celles des macroniens, Les Echos et Radio Classique, d'autre part. 

Les premiers, propriété du groupe socialiste Le Monde (détenu à 85 % par les hommes d'affaires Xavier Niel et Matthieu Pigasse), d'un côté, et du groupe Canal+ (Vivendi de Vincent Bolloré), de l'autre, donnent la popularité d'Emmanuel Macron en forte baisse (- 5), tandis que les seconds, des entreprises de sondages choisies par la majorité présidentielle, le créditent d'une légère hausse (+ 2 points), en pleine affaire Benalla.


Pour YouGov, sa popularité chute de 5 points en un mois et Emmanuel Macron atteint son plus bas niveau dans ce baromètre depuis son entrée en fonction avec 27% seulement de jugements positifs.
Le chef de l'Etat perd notamment 18 points auprès des sympathisants des Républicains (LR) et 4 auprès de ceux du Parti socialiste et des écologistes, selon cette enquête réalisée les 25 et 26 juillet pour le HuffPost et CNews.

Pour Elabe, en revanche, la cote de confiance du chef de l'Etat progresse de deux points en un mois.
Selon cette autre entreprise commerciale, avec 36% des Français interrogés qui lui font confiance "pour affronter efficacement" les problèmes du pays, Emmanuel Macron ne semble pas pâtir de l'affaire de "barbouze" que lui vaut son amitié pour Benalla. Mieux, elle refait une partie du terrain perdu le mois précédent ! Si ce n'est pas du volontarisme... La proportion de ceux qui ne lui font "pas confiance" reste stable, de surcroît, à 60%.

Or, cette enquête paradoxalement positive est une commande du pôle média du groupe LVMH, dont l'actionnaire majoritaire est le groupe Arnault (via la holding Christian Dior), lequel est actuellement dirigé par l'homme d'affaires Bernard Arnault. Au second tour de l'élection présidentielle française de 2017, il fit connaître haut et fort son soutien à Emmanuel Macron, jugeant son programme "raisonnable et courageux". Par ailleurs, ses deux fils, Frédéric Arnault et Jean Arnault, connaissent bien Brigitte Macron puisqu'elle fut leur professeur de français. Cette commande a été réalisée quelques jours après la précédente, les 31 juillet et 1er août, alors que l'intérêt pour l'affaire était déjà très marqué. La déclaration de Macron au cénacle de ses partisans à la Maison de l'Amérique latine date du 25 juillet.


Selon Elabe, la condamnation de la proximité entre Macron-Benalla ne pèserait pas

Huit Français sur dix qui se disent choqués par les révélations sur les violences et privilèges du favori du président Macron, ne suffisent pasà entamer le militantisme des sondeurs : selon l'entreprise Elabe, la confiance dans le chef de l'Etat progresserait, notamment auprès des jeunes (+14 chez les 18/24 ans). L'effet Coupe du monde ?

Une contre-offensive pour plaire au prince.
Plusieurs enquêtes publiées depuis le début de l'affaire ont donné le chef de l'État à la baisse (YouGov, Ifop, Ipsos), Harris Interactive - une entreprise internationale d’études marketing - mise toujours sur Macron et le crédite en revanche d'une hausse de deux points. 

Frédéric Dabi, directeur adjoint de l'IFOP - entreprise détenue à 75% par l'ex-patronne du MEDF, Laurence Parisot - , affirme que  si l'affaire Benalla "a eu un impact réel", "il n'y a pas de rupture d'opinion", les critiques majeures des Français portant dans les différentes enquêtes sur les questions économiques et sociales. Invraisemblable : si "les gens" ne ressentent pas la croissance en berne ou la balance commerciale en déséquilibre chronique, ils vivent la baisse de leur pouvoir d'achat et la hausse continue du chômage !  

Le Premier ministre est stable pour sa part dans l'enquête YouGov, avec 30% de jugements positifs. Comme on peut s'en douter, il gagne en revanche quatre points dans le sondage Elabe à 35%, mais, malgré cela, 54% (-3) des personnes interrogées ne lui font pas confiance à la tête du gouvernement.

Enquête YouGov réalisée en ligne du 25 au 26 juillet auprès de 1.017 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Sondage Elabe en ligne les 31 juillet et 1er août auprès de 1.007 personnes, selon la même méthode. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

mardi 2 février 2016

Cachez cette enquête que la gauche ne saurait voir !

Peur de l'autre et préjugés: quand le JDD aborde les tabous de front

Mieux valait-il ne rien savoir ?

Le Journal du Dimanche a publié ce dimanche 31 janvier une étude réalisée pour la "Fondation du judaïsme français". Elle posait les questions auxquelles n'ont pas le droit de répondre les Français et elles n'ont pas manqué en effet de susciter de vives réactions d'une partie de la population sur Twitter, du fait de la nature des questions posées. 

Elle visait à mettre au jour, dans un contexte de crise sociale, les sujets rentrés sur certaines communautés et le ressenti profond qu'il est convenu de disqualifier sous le terme dépréciatif de "préjugé". 
Ariel Goldmann, président de la Fondation du judaïsme français, a pesé l'opportunité de publier l'étude intitulée "Perceptions et attentes de la population juive : le rapport à l’autre et aux minorités", comme il l'explique dans le JDD ce dimanche. 

Et ses hésitations se sont révélées justifiées au vu de certaines réactions outrées relevées sur Twitter de la part de communautés particulièrement privilégiées par la gauche radicale, voire anarcho-communiste. "Nous voulions éviter que ses conclusions ne soient détournées à des fins politiques pendant la campagne des élections régionales", remontant à la première quinzaine de décembre 2015, indique Ariel Goldmann. "Cette étude n'est ni accusatrice, ni généraliste. Elle est une mesure des maux qui nous rongent en tant que Français." 

Une vaste enquête de 18 mois

Elle est fondée sur des entretiens réalisés entre juillet 2014 et juin 2015, entre deux épisodes terroristes particulièrement sanglants. L'objectif de l'étude réalisée par l' "institut" Ipsos, sous le contrôle scientifique de Dominique Schnapper, ex-membre du Conseil constitutionnel (nommée par Christian Poncelet), de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESC) et de Chantal Bordes-Benayoun du CNRS, est de mesurer l'étendue des "préjugés tenaces" qui circulent en France en n'évitant aucun sujet : la religion, le terrorisme, l'antisémitisme, les actes racistes commis envers les musulmans... 

Cette étude "est destinée à tous ceux qui veulent combattre les préjugés", explique Ariel Goldmann. "Nous voulons lancer un cri d'alarme et appeler au sursaut." 
Autre particularité de l'étude, elle donne aussi la parole spécifiquement aux "juifs" et aux "musulmans", avec toute la difficulté que pose ce type de regroupement. Brice Teinturier, d'Ipsos, répond ainsi à cette interrogation : "la meilleure façon de procéder", dit-il, pour obtenir l'échantillon "le moins biaisé", est encore "de partir de la définition par l'interviewé lui-même, quels que soient les critères qu'il mobilise pour cela : religieux, culturels, familiaux…" 

Si l'étude s'attarde sur l'antisémitisme, elle aborde d'autres thèmes très divers.
Quels sont les résultats ? 
Peur de l'autre, méfiance et préjugés sont les maîtres mots de cette étude. Une majorité de Français n'ont ainsi pas confiance en leur avenir personnel (61% estiment qu'il est "complètement bouché"). Conséquence, selon Ipsos, ils sont également méfiants envers les autres groupes sociaux et/ou ethniques qui vivent en France : 66% des personnes interrogées pensent qu'"on ne peut pas faire confiance à la plupart des gens", toutes confessions confondues, et 54% jurent que "l'immigration n'est pas une source d'enrichissement." 

Par ailleurs, 53% des personnes interrogées "estiment qu'on en fait plus pour aider les immigrés que pour aider les Français"
L'étude révèle certaines anomalies dans la perception que les Français ont de leur pays. 49% des personnes interrogées estiment que les catholiques représentent moins de la moitié de la population; 57% pensent que les juifs représentent plus de 10% de la population française et 39% pensent que les "musulmans" pèsent pour plus de 20% dans le total. "Les études sur le sujet, notamment celles de l'Institut national d'études démographiques (INED), tendraient à démontrer que ces deux communautés seraient en réalité entre trois et six millions, soit moins de 10% de la population", estime le JDD. Il n'est donc pas étonnant qu'aux questions suivantes, les réponses soient tout aussi déconnectées de la réalité. Mais le vécu de chacun n'est-il pas ce qui importe?

Ainsi, les clichés sur les "juifs" et les "musulmans" restent largement ancrés.
Selon les résultats de cette étude, les Français réagiraient mal si leur fils (52%) ou leur fille (56%) se mariait avec un ou une personne de confession musulmane. 
Enfin, les stéréotypes sur les personnes de confession juive restent tout aussi forts : 56% des personnes interrogées estiment que "globalement, les juifs sont plus riches que la moyenne des Français" et "ont beaucoup de pouvoir." Pire : 24% des personnes interrogées continuent de penser que "les juifs ne sont pas vraiment des Français comme les autres"... Et surtout, 6 personnes sur 10 "estiment que les juifs ont une part de responsabilité dans la montée de l'antisémitisme." Pensent-ils aux antisionistes ?

Autre résultat qui a stupéfait: un tiers des Français considère qu'"une réaction raciste peut se justifier". 
A la question : "Aujourd'hui, quelle est le plus souvent votre réaction lorsque vous voyez les personnes suivantes dans la rue ?", 
55% des personnes interrogées se disent "agacées" ou "inquiètes" lorsqu'elles croisent des "femmes portant un voile couvrant l'ensemble du visage" et 48% lorsque ce sont "des hommes en tenue traditionnelle musulmane." 
Dans le même temps, 41% des musulmans assurent avoir essuyé personnellement des remarques ou des insultes. 

Toujours dans l'idée d'identifier les préjugés sévissant en France aujourd'hui, l'étude pose une question qui a concentré l'essentiel des réactions ce dimanche sur les réseaux sociaux : "Vous même, au cours de l'année, avez-vous personnellement rencontré des problèmes (insultes, agressions...) avec une ou plusieurs personnes issues des groupes suivants ?" 
Les réponses proposées sont les suivantes : "Des personnes d'origine maghrébine", "Des Roms", "Des personnes de confession musulmane", "Des personnes d'origines africaine", "Des personnes de confession catholique", "Des personnes de confession juive" et "Des personnes d'origine asiatique". Soit une catégorisation jugée absurde mais pourtant co
mmunément admise dans le quotidien des Français et qui correspond aux préjugés identifiés plus haut. Le JDD place d'ailleurs ces résultats dans un ensemble plus large intitulé "Des préjugés tenaces": un jugement stigmatisant. 

Ce sondage a créé de vives réactions ce dimanche

A l'instar de celle,  sur Twitter, du député-maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin (dont un grand-père est d'origine algérienne):
Cette image recadrée a beaucoup tourné, sans laisser voir le but de l'étude : mettre en lumière la façon subjective dont nous percevons les autres, et tenter de mesurer cette perception des autres dans une société fragmentée, communautarisée et soumise à un violent choc social. C'est notamment la raison pour laquelle l'étude teste plus précisément les "musulmans" sur leur rapport aux "juifs", afin de comprendre les liens qui existent entre les deux communautés - même si l'expression est soumise à débat, la France ne reconnaissant qu'une communauté : la communauté nationale. 
Ceux qui ont participé à cette étude et se sont définis comme "musulmans" estiment, 
- pour 74% d'entre eux, que la phrase "les juifs ont beaucoup de pouvoir" est "vraie" (c'est près de 20% de plus qu'en juillet 2014...) 
- pour 62% à penser que "les Juifs sont plus attachés à Israël qu'à la France" 
-et 66% à penser que "globalement, les Juifs sont plus riches que la moyenne des Français". 
C'est à chaque fois beaucoup plus que la population globale. 

"Le point de rupture se situe au début des années 2000", explique dans le JDD Bernard Godard, spécialiste de ces questions, qui évoque notamment la deuxième Intifada [soulèvement des Palestiniens à partir de la fin du mois de septembre 2000] et les avatars du gouvernement Jospin (1997-2002). "Auparavant, il y avait une volonté des deux communautés de se rapprocher. Quant à savoir si l'islam est antisémite, c'est une question très complexe," tellement complexe qu'un seul article de presse a déjà bien du mal à en expliquer les ressorts, alors un tweet...

Au final, si la méthode et les questions posées par Ipsos peuvent être débattues, les résultats recueillis par l'institut n'en sont pas moins particulièrement instructifs. 
A noter que tous les tableaux présentés dans cet article sont issus d'une précédente étude publiée par Le Monde du 14.11.2014, laquelle n'avait pas fait l'objet d'une pareille orchestration de l'émoi des Français. Les camemberts sont dûs au JDD.

"Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti" (A.Camus)

jeudi 14 juin 2012

Législatives: l'arrogante Ségolène Royal manque de dignité

La parachutée de La Rochelle, cyclothymique et pitoyable


Les larmes de crocodile
de l'éléphante socialiste

Un numéro pathétique de star déchue

L'opinion s'indigne que le PS rétablisse la candidature unique
Sa Cynique Majesté Royal s'est attribuée un statut particulier et la direction du Parti socialiste l'a dispensée de la primaire qui est la règle s'appliquant aux autres.
La presse militante continue de louer son obstination et admire qu'elle ne s'avoue pas vaincue. Mais l'arrogance et les passe-droits irritent le peuple républicain et  les chances d'élection dimanche en Charente-Maritime de la candidate nominée  paraissent de plus en plus ténues face au candidat socialiste local choisi par les militants, Oliver Falorni dans le combat le plus invraisemblable du second tour des législatives. 

Le ton a viré à l'aigre jeudi entre les duellistes
L'usurpatrice venue des Deux-Sèvres a en effet dénoncé une "opération de déshonneur politique" de son adversaire qui l'a accusée en retour de "perdre totalement les pédales".

Rompue aux coups bas, aux manoeuvres et aux revers, l'"icône" qu'une majorité des Français a stoppée dans son élan lors de la présidentielle de 2007, chancelle: les observateurs comparent La Rochelle à la dernière station d'un chemin de croix politique entamé depuis son échec de 2007, suivi de son éviction du congrès de Reims et sa rétrogradation au 4e rang des primaires "citoyennes" de 2011.
"Tout semble indiquer que Ségolène Royal va perdre cette élection. Il y a une vraie mobilisation de la droite sur place. Si la droite locale peut la faire chuter dans la perspective des élections territoriales de 2014, elle ne va pas s'en priver", estime François Miquet-Marty (ViaVoice, le baromètre politique mensuel de ...Libération).

Pour Hollande, le tweet minable de Trierweiler sera son affaire du Fouquet's

Le "tweet" de la concubine jalouse de François Hollande, mardi, en faveur d'Olivier Falorni et contre la parachutée, ajouté à un sondage désastreux, mercredi, ont ému aux larmes Sa Cynique Majesté Royal, tout comme en octobre dernier les humiliants 7% de la primaire d'investiture socialiste à la présidentielle de 2012.

La défaite en pleurnichant


L'enquête, réalisée par IFOP, crédite de 58% Olivier Falorni et sa rivale de 42%. Le candidat légitime refuse de se désister au profit de la protégée du Bureau national parisien, malgré l'intervention du Président Hollande, les appels du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et les menaces du panzer Aubry. La gauche n'est  "molle" qu'à l'Elysée.

Olivier Falorni, ex-premier secrétaire de la fédération PS de Charente-Maritime, exclu du parti en février pour avoir refusé de se soumettre au "diktat" de l'état-major socialiste, bénéficierait d'un fort report de voix des électeurs UMP (82%). Le président du Conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, presse de plébisciter "le candidat de terrain".

"C'est un choc, car je ne pensais pas que la droite se reporterait aussi massivement sur mon concurrent, dissident de gauche ayant le soutien de la droite, de l'extrême droite et de certaines vieilles complicités d'appareil. Mais je ne m'avoue jamais vaincue", a glapi Désirdavenir Royal à ...Libération.
"Beaucoup d'électeurs de gauche, je l'espère, ne voudront pas participer à cette opération de déshonneur politique", a-t-osé déclarer la candidate au-dessus des règles communes.

Son complice, Maxime Bono, le maire socialiste de La Rochelle et député sortant qui a vendu son âme à la diablesse, n'a pas craint de lâcher une contre-vérité jeudi sur France Inter, estimant qu'Olivier Falorni est le "cheval de Troie" de la droite. Et avec elle les militants et sympathisants de Charente-Maritime qui l'ont désigné ?

La théorie du complot fait encore de l'usage

Le paradoxe veut que l'iconoclaste Royal, qui s'est aliénée les éléphants du PS dès  2006 en voulant se construire par-delà les partis, risque de payer dimanche une candidature validée par l'appareil au nom du rassemblement de la gauche.

Dans VSD, l'ancienne ministre dit voir la main de Lionel Jospin et de ses soutiens locaux - l'ancien Premier ministre réside souvent sur l'île de Ré toute proche - dans ce psychodrame à la frontière de l'intime et du politique : "Ces revanchards qui n'ont jamais accepté qu'une femme assume un destin politique au plus haut niveau". Un ficelle usée qui en dit long sur son désespoir.
Dans "L'Impasse", publié en septembre 2007, Lionel Jospin stigmatisait l'ex-candidate Royal, "une figure seconde de la vie publique".

Sa Cynique Majesté Royal revisite le rôle de la femme victime du machisme
"Rien ne m'a été épargné alors que j'ai été exemplaire pendant la primaire et la campagne présidentielle", déplore dans Libération celle qui en 2007 a répudié le père de ses quatre enfants, et qui, dans l'inconscient français, constitue toujours une malédiction.

Le tweet de Trierweiler est une conséquence de l'échec du couple politique Ségollande
"L'affaire du tweet peut peut-être corriger un tout petit peu la situation en plaçant Ségolène Royal en situation de victime, mais c'est marginal", espère sans y croire le dévoué Jean-François Doridot (IPSOS).

En revanche,  Emmanuel Rivière, directeur du département stratégies d'opinion de TNS SOFRES, suggère que ce rebondissement "peut faire que des électeurs de droite restent chez eux pour ne pas participer à cette mascarade et que les électeurs de gauche se mobilisent, parce qu'ils craignent que la défaite de Ségolène Royal mette François Hollande en difficulté".

La candidate de la direction parisienne envisage son propre échec

La présidente de Poitou-Charentes s'est de longue date attribuée la présidence de l'Assemblée: le 61e engagement apocryphe de François Hollande !

Elle a prévenu mardi qu'elle n'arrêtera pas la politique en cas de défaite. 
"Si c'était facile, ça se saurait. Avec moi d'ailleurs, ça n'est jamais très facile", a encore grincé Ce gond rouillé du PS.


A-t-elle implicitement annoncé sa candidature à la mairie de Melle ?



mercredi 18 avril 2012

Les media s'attaquent au moral des électeurs de la présidentielle


La presse qui se laisse aller à l'agit-prop



Mais à quoi sert donc ce truc,
que l'on appelle CSA:
Ca Sert A manipuler ?



Sondage CSA, la grosse manip

Depuis quelques heures, le parti socialiste, aidé par une partie importante des médias, s'est lancé dans une vaste opération visant à déstabiliser et démoraliser l'électorat de Nicolas Sarkozy.

Un sondage réalisé par l'institut CSA, donnant François Hollande en tête au premier tour avec 5 points d'avance, sert de matière première à cette opération. Depuis sa publication, ce matin, les media se sont lancés dans une surenchère catastrophiste : " Sarkozy s'effondre, Hollande plus que jamais favori " titre, le Huffington post, dirigée par Anne Sinclair [épouse DSK], "Hollande accroît son avance sur Sarkozy" renchérit le Nouvel Obs. Ce sondage a été au centre de tous les commentaires des éditorialistes et des politiques de gauche.

Ils furent peu nombreux à préciser que les autres instituts de sondage ne mesuraient pas du tout les mêmes évolutions.
L'institut IPSOS place désormais François Hollande et Nicolas Sarkozy à égalité au premier tour à 27 %, l'IFOP, quant à lui, place toujours Nicolas Sarkozy avec 27,5 % devant François Hollande à 26 %, le président de la République ayant même progressé à l'occasion de la vague de sondage d'hier.

Alors pourquoi n'évoquer que le sondage réalisé par l'institut CSA ?
Est-ce que les prévisions de l'institut CSA sont plus pertinentes que les autres ? La réponse est clairement négative. En 2007, l'institut CSA fut celui qui s'était le plus profondément planté dans ses prévisions. Deux jours seulement avant le premier tour, le 20 avril 2007, l'institut CSA annonçait que Jean-Marie Le Pen avec 16,5 % serait devant François Bayrou à 16 % et que Nicolas Sarkozy avec 26,5 % des suffrages serait talonné par Ségolène Royal à 25,5 %. Les résultats du premier tour furent radicalement différents, Nicolas Sarkozy obtint 31,18 % des voix soit près de 5 points de plus que dans le sondage CSA, Ségolène Royal obtint 25,87 %, François Bayrou arriva en troisième position avec 18,57 % des suffrages et Jean-Marie Le Pen finit quatrième avec seulement 10,44 % des suffrages, soit plus de 6 points de moins que dans les prévisions CSA.

[Tandis que la gauche vertueuse de la 'pensée unique' fait ce que bon lui chante, la presse inféodée à cette gauche met sa déontologie professionnelle en sommeil]

Ne nous laissons pas intoxiquer par cette opération de déstabilisation menée par la gauche, en 2012, comme en 2007 faisons mentir l'institut CSA en votant massivement pour Nicolas Sarkozy.

(Source Affichage libre, par Olivier Vial)

Les manipulations des media mettent la démocratie en grand danger: le retour des méthodes totalitaires aux mains des trotskistes nous guette.

jeudi 1 mars 2012

Présidentielle 2012 : les challengers de Sarkozy font illusion dans les sondages

Etude: Bayrou souffre de "solitude"

Les candidats d'appoint démocratique perdent du terrain

PaSiDupes a déjà souligné que la campagne de Hollande marque le pas et s'enlise dans les injures, les reculades, les improvisations et les approximations.
Lien PaSiDupes : "
Idéologie et irréalisme isolent Hollande, candidat de la gauche assoiffée de pouvoir "
Il s'est également intéressé à la courbe de Bayrou.
Le blog revient encore sur les difficultés du Béarnais.

Le sentiment d' "une véritable solitude du candidat"
explique le recul des intentions de vote en faveur de François Bayrou dans les sondages, selon une enquête qualitative de Ipsos-Logica Business Consulting (LBC).

Les électeurs (appelés "changeurs") qui ont modifié leur intention de vote par rapport à l'enquête précédente (début février) au détriment du leader centriste ont "le sentiment d'une véritable solitude du candidat, sans équipe visible, sans soutien apparent et sans machine électorale derrière lui " , souligne cette enquête.


Transfert de votes à Sarkozy et Hollande

Cette étude
a consisté à réinterroger en ligne (elles l'avaient déjà été début février) 4728 personnes recrutées dans un panel constitué spécialement pour l'élection présidentielle. Elle a été menée pour le CEVIPOF (Sciences Po, proche du PS), Le Monde (propriété des soutiens financiers du candidat Hollande), la Fondapol (Fondation pour l'innovation politique, cercle de réflexion de centre-droit) et la Fondation Jean Jaurès (devinez son orientation politique !)
.

Entre le début et la mi-février, François Bayrou a régressé de 1,5 point (de 12,5% à 11%) dans les intentions de vote mesurées par Ipsos-LBC (la perte atteint même 3 points par rapport à la mi-janvier). Ce reflux s'explique pour 1 point par des transferts de vote au profit de Nicolas Sarkozy et François Hollande (+ 0,5 point chacun), et pour un demi-point par "une baisse de mobilisation" d'électeurs qui ne sont désormais plus sûrs d'aller voter le 22 avril.


"Une faiblesse intrinsèque"

Outre sa "solitude", François Bayrou souffre d'une autre "faiblesse intrinsèque": les "changeurs" ont "le sentiment de ne pas vraiment savoir où il se situe politiquement" et ce, au moment où la campagne est entrée dans une phase forte de bipolarisation. Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen souffrent moins du duel Hollande-Sarkozy car ils sont "plus clivants" et donc plus visibles, note IPSOS qui a mené dix entretiens qualitatifs.

Selon l'institut, "l'ambiguïté politique de François Bayrou agace chez les électeurs de droite" qui l'ont délaissé et lui préfèrent aujourd'hui "le candidat naturel de la droite, qui semble le mieux placé", en l'occurrence Nicolas Sarkozy. Quant aux "changeurs" qui ont opté désormais pour François Hollande, ils le font parce que celui-ci apparaît "le candidat le mieux placé pour battre le président sortant, même par défaut". Entre-temps, Nicolas Sarkozy est entré en campagne.

De cette étude qualitative, Ipsos tire la conclusion que "l'effet du vote utile est dévastateur". "Le retour vers François Bayrou apparaît peu probable. Les craintes de victoire du camp d'en face sont trop importantes pour éparpiller ses voix", analyse l'institut.
L'autocrate François Bayrou paie le prix fort ses difficultés à travailler en équipe.