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dimanche 21 octobre 2018

Affaire Benalla : le certificat médical du manifestant brutalisé a été antidaté

Les médecins qui délivrent des certificats médicaux de complaisance, ça existe donc ?

La gentille médecin aurait accepté d'antidater un certificat

Le document daté du 11 mai aurait en réalité été établi au mois de juillet, en toute conscience, alors que la révélation du scandale des violences commises par Benalla avait paru dans les media.

C'est un document favorable à l'Elysée comme à son salarié. Le certificat médical remis à la justice par le couple de manifestants qui a déclaré avoir été blessé par Alexandre Benalla, le 1er mai 2018, serait un faux, selon les informations du dimanche 21 octobre, publiées par le JDD, propriété du Groupe Lagardère Active: info ou intox, Paris Match, Public ou Europe1, appartenant au même propriétaire, n'émettront aucun soupçon de manipulation de l'enquête.

Le médecin qui a rédigé le document aurait avoué aux policiers l'avoir antidaté, poursuit l'hebdomadaire. Objectif ? "Laisser croire que l'examen du jeune homme, Georgios Delikaris, suivait de peu son interpellation musclée par l'ex-garde du corps de Macron, durant les incidents du 1er mai à Paris", écrit le JDD.

L'objectif est de donner à croire que l'examen de Georgios Delikaris avait été effectué quelques jours après son interpellation musclée par l'ex-garde du corps de l'Elysée et filmée place de la Contrescarpe à Paris et donc d'étayer la thèse de câlins administrés par Benalla.

Le médecin assume contre sa déontologie professionnelle, mais pour "raison d'Etat" ?

Selon ce document établi par un généraliste de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) et daté du 11 mai, le médecin diagnostiquait "une cervicalgie", signalait "des traces de coups sur la poitrine et une raideur cervicale". Le 22 juillet, l'ancien intime du président Emmanuel Macron avait été mis en examen pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire de travail" (ITT), sur la base des images le montrant en train de rudoyer un couple en marge d'une manifestation du 1er-Mai place de la Contrescarpe à Paris. Qualification qu'il fallait démonter : la révélation du media de Lagardère y contribue...
Hervé Gattegno, directeur de la rédaction du JDD, est -il capable de cette forfaiture ? Il a révélé plusieurs scandales, notamment politico-financiers, mais singulièrement visant la gauche (l’implication de Roland Dumas dans l’affaire Elf), la publication des carnets du général Philippe Rondot ou encore le témoignage de l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi, Bechir Saleh.Dans le cadre de l’affaire Bettencourt, ce dernier a divulgué des enregistrements du majordome de la milliardaire, Pascal Bonnefoy, que la justice retiendra comme élément à charge contre plusieurs membres de l’entourage de Liliane Bettencourt. Poursuivi pour "atteinte à l'intimité de la vie privée", il a été relaxé le 12 janvier 2016 par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Le médecin peut donc compter sur la reconnaissance de la justice macronienne.
Le 25 juillet, l'avocat de Georgios Delikaris et de sa compagne écrivait à la juge d'instruction pour se constituer partie civile en leurs noms et réclamer et aggravation des charges pesant sur Alexandre Benalla. L'avocat insistait alors sur "une violence grave et excessive de M. Benalla, à l'encontre de M. Delikaris", s'appuyant sur le certificat médical, soit des "constations effectuées le 11 mai, dix jours après la commission des faits poursuivis". Il avait produit à cet effet le document du médecin généraliste traitant de Georgios Delikaris, qui évaluait à six jours les ITT (interruption temporaire de travail) du jeune extrémiste.

"Je reconnais mon erreur," avoue - sereine - la généraliste

Pourtant, cette femme-médecin a affirmé aux enquêteurs ne pas avoir délivré de certificat médical le 11 mai. Mais elle fait état d'une seconde visite. "Il est venu me voir le 23 juillet en m'expliquant qu'il était impliqué dans l'affaire Benalla et que son avocat lui demandait un certificat médical. (...) Je le reçois rapidement dans l'après-midi et je lui fais le certificat que vous avez", se souvient-elle, selon des propos rapportés par le JDD. Concernant "les traces de coups sur la poitrine", maintenant elle évoque plutôt "des égratignures"

Un certificat médical sans examen, sur simple déclaration ?
"Le patient déclare avoir été victime d'une agression le 1er mai avec coups et blessures et traumatise crânien". Selon son orientation politique, cela peut suffire ! "Il me dit avoir pris plusieurs coups (pieds et matraques)", écrit le médecin dans ce certificat semblant relater un examen effectué le 11 mai, mais établi en réalité après les révélations du Monde du 18 juillet. 
"Je n'aurai jamais dû rédiger ça à la va-vite, c'était un lundi et une grosse journée pour moi. Je n'ai pas pris conscience de l'ampleur médiatique autour de mon patient. Je reconnais mon erreur", a-t-elle fait ajouter sur son procès-verbal. 

Une deuxième visite médicale, le 14 mai
Concernant les anti-inflammatoires que prenait Georgios Delikaris, présentés par l'avocat comme prescrits "face à la persistance des douleurs" dont Alexandre Benalla était le responsable, ils auraient, selon le témoignage du médecin, été prescrits le 14 mai, alors que le patient s'était présenté à son cabinet pour des douleurs au dos. Celui-ci n'établissait alors aucun lien avec les événements du 1er mai et affirmait s'être bloqué le dos la veille, précise le médecin. Sur l'arrêt de travail de six jours fourni par le médecin, il serait effectivement écrit, selon le JDD : "s'est bloqué le dos depuis hier en prenant sa douche"...


Parties civiles dans ce dossier, le couple a été auditionnés le 19 septembre par les juges d'instructions. Devant les magistrats, ils ont reconnu des jets de projectiles - une carafe d'eau et un cendrier - vers sur les CRS, à l'origine de leurs interpellations musclées. Placés en garde à vue pour ces faits, le 2 octobre, ils sont convoqués au tribunal correctionnel pour être jugés pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

Outre les violences en réunion, Alexandre Benalla est aussi mis en examen pour "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "port public et sans droit d'insignes réglementés", "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "recel de violation du secret professionnel". Il a été interrogé pour la première fois sur le fond par les juges d'instruction le 5 octobre au tribunal de Paris.

Aucune de ces déclarations multiples et contradictoires des victimes n'est faite sous la foi du serment et passible . Les deux activistes n’avaient pas menti à la police sur leur identité, contrairement à ce qu’avait affirmé le préfet de police Michel Delpuech, directeur de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), lors de son audition le 23 juillet.
Quant à Laurent Simonin, chef d’état-major à la Préfecture de police, il avait assuré (dans des textos adressés à Alexandre Benalla) que le jeune homme avait "donné un nom bidon… celui d’un basketteur de Salonique". 

En cas de soupçon de faux témoignage, le Parquet peut être saisi par "un président de la commission ou, lorsque le rapport de la commission a été publié, à la requête du bureau de l’assemblée intéressée", comme le prévoit l’article 6 de l’ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires. Le témoin est alors passible de "cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende", comme le prévoit l’article 434-13 du Code pénal.

Les deux activistes sont en revanche tranquilles et la généraliste n'a pas grand chose à craindre de l'Ordre des médecins.
Toutefois, une première sanction pour faux témoignage est tombée en 2017, à l'encontre du pneumologue Michel Aubier, condamné à six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende, pour avoir caché aux sénateurs qu’il était payé depuis 1997 par Total, lors d’une audition parlementaire en 2015. "C’est un jugement historique et symboliquement fort. Pour la première fois en France, la justice avait condamné une personne pour "faux témoignage" devant la représentation nationale.

mercredi 15 février 2017

Le Canard enchaîné s'en prend maintenant à Thierry Solère: attaque en règle des anars contre la droite républicaine

Solère va porter plainte contre l'accusation de fraude fiscale par le Canard enchaîné

Le Canard réactive des soupçons de Mediapart, vieux de cinq mois 

Le porte-parole de François Fillon pour la présidentielle se trouve, à son tour, dans la tourmente. Selon les révélations du Canard enchaîné dans son édition du 15 février, le député Les Républicains n'aurait pas payé en totalité ses impôts, et ce sur plusieurs années consécutives.

Orange publie le tweet choisi par BFMTV

Entre 2010 et 2013, Thierry Solère aurait "omis de régler une partie de ses impôts"
, selon l'hebdomadaire anarchiste. Un contrôle fiscal, mené trois ans plus tard, en juillet 2016et deux ans après l'instauration de l'Etat-PS,a éveillé les soupçons de Mediapart: du seul fait d'une investigation du site trotskiste révolutionnaire auprès de Bercy.
 
Le Parquet de Nanterre n'a pas hésité à confirmer qu'une enquête préliminaire est en cours depuis le mois de septembre dernier, à la suite d'une plainte pour fraude fiscale déposée par Bercy, à la veille des primaires de la droite et du centre les 20 et 27 novembre 2016. 

Or, depuis le 26 août 2014, Emmanuel Macron était ministre de l'Économie dans le gouvernement Manuel Valls, deux candidats liés au pouvoir socialiste et concurrents de François Fillon.

En attaquant Solère, ON atteint Fillon, souligne France Info 


Mardi soir, l'entourage de Thierry Solère a indiqué que le député a l'intention de porter plainte pour diffamation contre le Canard enchaîné. 
Le porte-parole du candidat de la droite l'a également annoncé en direct sur BFMTV, dans la foulée de ces accusations.


Les lenteurs de la justice permettront-ils à Solère de faire condamner le journal anarchiste avant le premier tour de la présidentielle ?

La presse progressiste veut-elle renvoyer les femmes aux fourneaux ?

L'enquête concerne les impôts sur le revenu des époux Solère des années 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de 2013. Dans un autre volet des révélations, le Canard enchaîné accuse l'épouse du député d'avoir été rémunérée 4.400 euros nets sur les six premiers mois de l'année 2012 pour un travail d'assistante parlementaire de son mari. 
François Hollande est arrivé au pouvoir le 6 mai 2012 et Claude Bartolone a pris la tête de l'Assemblée nationale le 26 juin 2012.

Karine Theet-Solère possède également une société de conseil, Lerins Communication, dont les bénéfices s'élèveraient à 200.000 euros. Cette activité n'aurait toutefois pas été indiquée par Thierry Solère dans sa déclaration d'activité remise à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.
Tout dépend peut-être du régime matrimonial du couple...

Le Canard fait un business de ses diffamations.
Voyez la pub qu'il faisait la veille sur les réseaux :

Les parlementaires Les Républicains expriment leur "soutien unanime" à Fillon

Manipulation mentale de l'opinion par une certaine presse 'éthique'
"On est tous derrière lui", avait souligné Thierry Solère, mardi. 
Malgré les critiques de quelques membres du parti Les Républicains, les parlementaires LR ont réitéré mardi leur "soutien unanime" à François Fillon. 
Mercredi matinle porte-parole du candidat, Thierry Solère, était soupçonné de fraude en Une du journal des anarchistes rigolos.

Tandis que François Fillon se plaint d'être victime d'un "harcèlement judiciaire".
François Fillon a expliqué qu'ayant gagné la primaire de la droite et du centre, son retrait entraînerait une "crise majeure", diagnostic partagé par ses anciens concurrents, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, avec lesquels il s'est entretenu.
François Fillon a annoncé qu'il va déjeuner mercredi avec Nicolas Sarkozy.

vendredi 22 juillet 2016

Maillage politique: Hollande place ses hommes dans le privé

Encore un cas de "pantouflage" à l'Elysée

Pantouflage à 40 ans ou maillage politique ?


Un conseiller de François Hollande devrait prochainement rejoindre Total. Il ne sera pas le premier dirigé par l'Elysée vers le privé.
La fin du quinquennat approchant, les départs des cabinets sont de plus en plus nombreux en direction du privé. Depuis le début du quinquennat, on compte huit départs d’un membre du cabinet de la présidence de la République vers une entreprise privée.

Se recycler dans le privé n’est pas commun à la sortie de l’Elysée
Le privé ne séduit qu'un conseiller sur 10. Le dernier en date, Julien Pouget, le conseiller économie de François Hollande à l’Elysée, devrait rejoindre Total, où un poste important lui aurait été réservé. 
Cette entreprise pétrolière française privée est pourtant décriée par la gauche sur le fait que groupe ne paie quasiment pas l'impôt sur les sociétés en France. L'ex-ministre et député PS François Lamy,, a jugé qu'il n'est pas normal que le groupe puisse toucher, selon lui, 80 millions au titre du CICE. "C'est bien le problème posé par le Crédit Impôt compétitivité emploi, qui bénéficie à toutes les entreprises, quelles qu'elles soient", a souligné cet  homme de main de Martine Aubry sur Sud radio. 
Sur 70 transferts constatés, ce départ vers le privé vient en effet après celui de:
• Hervé Naerhuysen, ancien conseiller en politiques fiscales, vers la direction de ProBTP, groupe de protection sociale complémentaire ;

• David Kessler, ancien conseiller culture et communication, vers la direction d’Orange Studio ;

• Olivier Lluansi, conseiller industrie et énergie, qui est devenu conseiller du président de RTE (Réseau de transport d'électricité, gestionnaire du réseau français de transport d'électricité en France, EDF) et travaille maintenant chez EY, cabinet d’audit ;

• Axel Cavaleri, ancien chef-adjoint du cabinet après avoir été directeur de cabinet de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion, vers la direction générale des Ateliers de l’accessibilité, une société de conseil sur les questions de handicap ;

• Xavier Piechaczyk, ancien conseiller transports et environnement, qui a rejoint le directoire de RTE (EDF), où il s’occupe des "Réseaux clients territoires";

• Laurence Boone, ancienne conseillère économie et finances, qui est devenue cheffe économiste pour la compagnie d’assurances Axa ;

• Jean-Jacques Barbéris, ancien conseiller affaires économiques, a rejoint Amundi, une filiale du groupe Crédit agricole, pour gérer les relations avec les banques centrales et les fonds souverains.

La commission de déontologie de la fonction publique ne sourcille jamais

Dépendante du premier ministre, cette commission n'a jugé illégitime aucun de ces transferts du pouvoir politique central au privé
Présidée par Jacques Arrighi de Casanova -qui expliquait à Marianne en octobre 2014 qu’ "il est absolument impossible de quitter l’inspection des Finances pour partir dans le privé sans qu’un arrêté soit publié au JO"- et composée de 14 membres issus des grands corps de l'État, la commission de déontologie est sensée contrôler le départ des agents publics, et de certains agents de droit privé, qui envisagent d'exercer une activité dans le secteur privé et dans le secteur public concurrentiel. Elle examine si les activités privées qu'ils envisagent d'exercer ne sont pas incompatibles avec leurs précédentes fonctions.
Il n’y a eu, semble-t-il, aucune opposition des déontologues d'Etat. 
Les avis donnés par la commission aux membres de cabinets sont assortis d’une réserve "habituelle", explique celle-ci dans son rapport annuel adressé au premier ministre, à savoir que les partants s’abstiennent "de toute relation professionnelle avec les membres du cabinet du premier ministre qui étaient en fonction" en même temps qu’eux pendant trois ans. 
Il reste qu'ils sont détenteurs d'information acquises et d'un carnet d'adresses, voire d'un réseau constitué au service de l'Etat. 

A la date du 1er septembre 2015, les 14 membres étaient issus:
- du Conseil d’État: son président, Roland Peylet, candidat PS au Perreux-sur-Marne, et président-adjoint de la section des travaux publics;
- de la Cour des comptes: Yves Medina (Codeem, Comité de Déontovigilance des Entreprises du Médicament, déontologue chez PricewaterhouseCoopers, réseau d'entreprises américaines spécialisées dans des missions d'audit, d'expertise comptable et de conseil à destination des entreprises);
- magistrats de l’ordre judiciaire: Marie-Hélène Tric, élue à l'Autorité des marchés financiers (AMF);
- des personnalités qualifiées: Patrick Pierrard, préfet hors cadre (janvier 2015);
-membres de la formation spécialisée compétente pour la fonction publique de l’État: le directeur des ressources humaines du ministère chargé de l'écologie et le directeur des ressources humaines des ministères économique et financier ou leurs suppléants;
- membres de la formation spécialisée compétente pour la fonction publique territoriale: Jean-Pierre Bouquet, maire PS de Vitry-le-François, représentant de l’Association des maires de France; 
- représentant de l’Association des départements de France :Claudy Lebreton, président PS du Conseil général des Côtes d'Armor,
- représentant de l’Association des régions de France : Eric Loiselet, conseiller régional EELV de Champagne-Ardenne;
- directeur ou ancien directeur des services d’une collectivité territoriale : Fabien Tastet, directeur général des services du Conseil départemental de l’Essonne, PS jusqu'en 2015;
- membres de la formation spécialisée compétente pour la fonction publique hospitalière en tant que personnalité qualifiée dans le domaine de la santé publique : Cédric Arcos, directeur d'hôpital public à Lyon (PS), directeur de cabinet du délégué général de la Fédération hospitalière de France;
- inspecteur général des affaires sociales (IGAS): Jacques Metais, inspecteur général honoraire, ex-conseiller général des établissements de santé au ministère de la Santé;
- membres de la formation spécialisée compétente pour l’application des articles L. 413-1 et suivants du code de la recherche, en tant que personnalités qualifiées dans le domaine de la recherche et de la valorisation de la recherche: Michèle Hannoyer, retraitée de la fonction publique (adjointe au directeur général de la recherche et de la technologie et représentante professionnelle du gouvernement à la Fondation de France comme à l'Institut du développement durable et des relations internationales, IDDRI) et Alain Nemoz, professeur des universités émérite (Grenoble).
Depuis 2009 et la loi relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique, venue à la suite de l’affaire Pérol, qui avait pris la tête de la Banque populaire-Caisse d’épargne, après avoir suivi le dossier de leur fusion. Dans ce cas mais durant le précédent quinquennat, "la saisine de la commission [de déontologie] pour les membres des cabinets ministériels, ainsi que pour les collaborateurs du président de la République" est "obligatoire". Rien ne permet cependant de connaître les saisines et les avis de la commission, puisqu’ils ne sont pas rendus publics... Le doute naît de ce manque de transparence sur des recyclages en catimini au sommet de l'Etat. 

Dans son dernier rapport annuel, la commission a indiqué avoir rendu 1.061 avis en 2015 concernant la fonction publique d’Etat. La commission ne détaille pas les avis qu’elle a donné sur les changements de poste de membre de cabinets. On peut noter cependant que dans la fonction publique d’Etat, elle a donné un avis de compatibilité ou de compatibilité avec réserves dans 80% des cas. Dans 15% des cas, elle s’est déclarée incompétente. Ce qui laisse une vingtaine de cas, tous types d’agents de la fonction publique, où elle a vu une incompatibilité.

Eric Alt, magistrat et vice-président d’Anticor, association qui lutte contre la corruption, a constaté que la commission a tendance "à examiner de façon plus favorable" la situation d’un haut-fonctionnaire. En effet, pour des fonctionnaires avec un poste et un périmètre bien délimité, il est plus simple pour la commission de juger si le nouveau poste entre, ou non, en contradiction avec ce périmètre. "Lorsque le périmètre est vaste et moins précisément déterminé, la tâche de la commission est plus difficile et souvent, elle valide", souligne-t-il.

Parmi les membres des cabinets, il semble que seule la demande d’Alexandre de Juniac ait été refusée: alors directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère des Finances (2009-2011), l'actuel président-directeur général d'Air France-KLM souhaitait prendre la tête d’Areva. Depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, aucune incompatibilité déontologique n'a plus été rendue publique. 
Par ailleurs, la commission poursuit en indiquant que "peu d’administrations, qu’il s’agisse de l’Etat ou des autres collectivités publiques, se sont acquittées de l’obligation, qui leur incombe en vertu de l’article 14 du décret du 26 avril 2007, d’informer la commission de la suite donnée à l’avis de la commission".

En 2011, la Commission de déontologie s’était d’ailleurs déclarée incompétente pour juger le transfert de la directrice générale de la Commission de régulation de l’énergie vers RTE. En effet, "RTE n’est pas dans le secteur concurrentiel", puisque dépendant d’EDF, une entreprise publique, expliquait à l’Opinion un conseiller élyséen. Christine Lebihan-Graf avait fini par abandonner. 
Depuis, François Brottes, ancien député PS de l'Isère et membre de l'équipe de Martine Aubry lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011, "nucléocrate" mais anti-OGM, préside le directoire de RTE, bien qu'il ait présidé la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale (2012-2015), et deux conseillers de François Hollande sont allés travailler chez RTE.

Si le dispositif "s’est amélioré", selon Eric Alt, ancien vice-président du Syndicat de la magistrature (SM, connu pour ses "juges rouges" et son "Mur des cons") des questions se posent encore, d’autant plus que les passerelles se multiplient vers le privé. "Il faudrait s’en emparer, constate ce magistrat, conseiller référendaire à la Cour de cassation, moins pour ses compétences que pour son engagement syndical. Il cite l’exemple récent de Barroso. Il y a de plus en plus de porosité entre l’intérêt général et les entreprises privées. Est-il sain que les passages en cabinets soient un tremplin vers des activités rémunératrices dans le privé ?"

Dans l'ambiance "fin de régime" actuelle, les avis de la commission ne semblent pas entraver les départs des cabinets qui se multiplient. Certains nouveaux postes font cependant polémique. Récemment, la nomination de Philippe Mauguin, ci-contre, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, à la tête de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), est d'autant mal passée qu'elle participe d'un emblématique noyautage de l'ensemble d'un secteur.
Sa nomination "sur proposition de la ministre de l'Education et de la Recherche", Najat Vallaud-Belkacem, selon la formule consacrée, à François Hollande le 5 juillet 2016, elle avait donné lieu à des controverses : des élus d'opposition avaient dénoncé des "conflits d'intérêts" et un "recasage" du collaborateur de Stéphane Le Foll, un proche du chef de l'Etat qui lui confie des missions troubles et accessoirement ministre intermittent de l'Agriculture sinistrée et d'autant plus agressif qu'il est incompétent. Une pétition à cette nomination a rassemblé près de 3.000 signatures, dont 1.900 personnels des équipes de l'INRA, qui dénonçaient un "parachutage politique", alors que le sortant, François Houllier, était candidat à sa propre succession (nominations pour une durée de quatre ans, renouvelable une fois par décret). Le 13 juillet, les commissions des Affaires économiques de l'Assemblée (à majorité socialiste) et du Sénat avaient donné un avis favorable à la nomination de Ph. Mauguin, après un vote relativement serré, surtout au Sénat. Mauguin a promis de compenser son absence de doctorat par "plus d'humilité"...

jeudi 12 mars 2015

France Inter: des journalistes du service public militent à l'antenne pour leur défense

Scandale de l'instrumentalisation de leur affaire de carte de presse par Pascale Clark et Patrick Cohen  

Mardi matin, le journaliste Patrick Cohen a découpé sa carte de presse à l'antenne de France Inter.
 
Le spectacle de rue, c'est à la rue !
La décision de la Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels de ne pas renouveler la carte professionnelle de Pascale Clark a provoqué un geste de solidarité de son collègue journaliste Patrick Cohen. Les redevables de la redevance audiovisuelle ont moyennement apprécié ce comportement qui aurait dû rester privé.

La CCIJP est aux mains du SNJ (51%) lui-même proche du... Syndicat de la magistrature (SM): tous indépendants, aussi bien les uns des autres que du pouvoir.



Le 7h43 - Patrick Cohen découpe sa carte de... par franceinter


Pour quiconque est conscient du pouvoir anti-démocratique accordé à ces acteurs non élus de la vie publique, mais n'a pas idée des avantages fiscaux exorbitants qui y sont attachés, c'est fou le tapage que fait une simple carte de plastique découpée avec une paire de ciseaux. Mardi matin, le journaliste quinqua, présentateur de la matinale de France Inter, Patrick Cohen a fait le buzz en découpant théâtralement, en direct à l'antenne, sa carte de presse, geste d'humeur qui rappelle l'indécente provocation du chanteur bobo Serge Gainsbourg brûlant à la télévision un gros billet comme les braves gens n'en verront jamais.

Jérémiade de Patrick:
"Voilà trente ans qu'on exerce le même métier de journaliste, qui n'est pas un statut, et on va continuer à faire le même, moyennant une petite remise à niveau: moi, c'est 56.728, enfin, c'était. Est-ce qu'on va entendre le bruit des ciseaux qui mordent dans le plastique? Voilà. Une carte de presse coupée en deux et qui part à la poubelle, c'est une bonne chose de faite", a commenté le journaliste, joignant le geste à la parole. Et le lendemain, croirez-vous qu'il était à son poste, comme avant ?
Le motif de cette crise de lacération de type auto-mutilation d'adolescent ? 
Le refus de la Commission de la carte de presse (CCIJP) de renouveler la dite carte à Pascale Clark, journaliste de la radio publique France Inter depuis vingt ans (1995) et l'une des collègues de Patrick Cohen. Une décision que la CCIJP motive par le fait que l'émission de Clark, A'live, "ne présente pas le caractère d'une émission d'information". Diffusée tous les soirs de 21 heures à 23 heures, elle est surtout partisane et dérange au-delà du PAF, jusqu'à Matignon. Si Elise Lucet se plaît à souligner que, du fait de sa position de pouvoir, elle fait peur aux hommes politiques, au même titre de Bourdin auquel ils donnent du 'Monsieur' long comme le bras, l'exécutif socialiste a les moyens de tenir la presse en respect et on sait maintenant clairement comment, car cette précieuse carte est un sésame à une masse de privilèges, notamment fiscaux, qui n'ont guère à envier à ceux des élus de la république.

Un sketch à épisodes  

Acte 1 - Lundi soir, Pascale Clark laisse éclater sa colère contre la CCIJP en annulant son émission initialement consacrée au Secours populaire. A la place, d'autorité, la quinqua se contente de passer des disques, après un petit billet explicatif: "Trente ans de carte de presse (...). Partout, je l'ai obtenue. Mais ça, c'était avant. Ce soir, voici DJ Clark". Y a pas de honte...
Voyons ce qu'elle ose déclarer pour sa défense:
"Je conteste absolument. L'info est la matière première que nous malaxons soir après soir", poursuit la journaliste. Sur son statut de productrice déléguée, elle précise "c'est vrai mais ce n'est pas choisi. Ce statut d'intermittent, à mon corps défendant, devient donc une double peine, je suis 'permittente', ces intermittents permanents, qui plombent, on le sait suffisamment, le régime des vrais gens du spectacle", précise-t-elle, avant de lancer une émission amputée du sujet prévu sur les 70 ans du Secours populaire.
"Alors voilà, comme je ne suis pas journaliste. Plus. Soudainement, après trente ans, je m'en voudrais d'usurper tel titre ou telle carte. Ce soir (...) voici DJ Clark. DJ, il paraît qu'on peut exercer sans carte professionnelle". Totale impudeur.
Acte 2 - Mardi matin, par solidarité avec Pascale Clark, l'un des matinaliers les plus médiatisés de France - déjà rémunérée (depuis combien de temps? Treize ans: quels arriérés dus?) comme productrice et... intermittente du spectacle - Patrick Cohen, utilise du temps d'antenne (1 minute 12, précisément: au prix de la pub, c'est un luxe) pour une attaque en règle des membres de la CCIJP, et le "sacrifice" en direct de sa carte de presse. Ces "fonctionnaires" du service publics se croient en effet propriétaires de leur outil de travail et seuls maître à bord, avec le Syndicat National des Journalistes, SNJ, syndicat fortement marqué à gauche.

Petit rappel à l'éthique du rédacteur en chef-adjoint du service Politique de France 2 et professeur au CFJ :

Une appropriation de l'outil de travail

Ils ont cru pouvoir parler de Valls et Hollande comme de Sarkozy
A 7h43, le méchant petit couplet de Patrick Cohen, inclus dans son  petit édito au ton volontiers corrosif, a divisé les auditeurs de France Inter. Tout comme la décision de Pascale Clark d'annuler son émission pour se contenter de passer des disques. Alternative manquée: un petit sujet sur les dégrèvements fiscaux en faveur des journalistes de presse...

Sur Twitter, beaucoup de twittos ont dénoncé une prise en otage de l'antenne à compte personnel, doublée, pour Patrick Cohen, d'une désagréable mise en scène de l'entre-soi médiatique. Parmi ces protestataires, de nombreux journalistes, y compris du service public, car la plupart sont actuellement les diffuseurs dociles des éléments de langage officiels.
Parmi les quelques twittos qui ont salué la décision des deux vedettes de la station publique, quelques personnalités du monde de la culture comme Bernard Pivot -autodidacte grandi par la fréquentation compulsive du dictionnaire des citations-, 

ou Augustin Trapenard (matinale de France Inter) ...

Epilogue
Ce mercredi matin, Patrick Cohen a encore squatté l'antenne pour régler ses petits comptes entre amis, en évoquant la situation des journalistes pigistes, de plus en plus nombreux dans une profession qui se précarise. La minute sociale de ce gros pataud de Cohen - qui fait bien dans le tableau brouillé, comme les oeufs du même nom -  aux frais de la princesse France Inter, histoire de se donner bonne conscience. De la part d'un cumulard, c'est fort de café dès le p'tit déj... 
Pile la veille d'une grève de Radio France pour nier une mauvaise gestion des deniers publics (dilapidés par quelques-uns!) et dénoncer la baisse des dotations de l'Etat et une éventuelle réduction drastique des effectifs de la Maison Ronde, surnommée le 'camembert', gras et coulant. Quel sens du timing. Mais quelle nécessité face à la pléthore et au gaspillage.

Pascale Clark réquisitionne l'antenne à ses petits problèmes corporatistes

Ce mercredi soir, c'était quoi? De l'occupation d'usine? Elle a consacré, elle, son émission aux "journalistes qui ont du mal à obtenir leur carte de presse". Est-ce vraiment la priorité des Français aux prises avec leurs fins de mois et le paiement de leurs impôts. France Inter est-elle la radio des journalistes pour les journalistes ? L'indécence de ces squatteurs du nanocosme nous troue quoi, vous croyez?

Y a-t-il un capitaine sur ce bateau ivre? 
La patronne, Laurence Bloch, projetait -gag- de "faire monter une génération nouvelle, et mettre plus de femmes à l'antenne." Sans rire !

mardi 18 juin 2013

Le juge Gentil salirait-il l'image de la Justice à nouveau ?

Le justicier ne serait pas vertueux 

La roue tourne et la lumière se fait sur l'intégrité du juge

Son visage n'apparaît pas au "mur des cons" du Syndicat de la Magistrature (SM), et pourtant... 
Il y a seulement trois mois, l'avocat du juge d'instruction Jean-Michel Gentil clamait que le magistrat lui avait demandé d'étudier "une plainte pénale contre M. Guaino, suite à des propos tenus sur Europe 1, (...) tout à fait inadmissibles. On a accusé M. Gentil de porter atteinte à la République, d'être le déshonneur de la justice et des institutions et j'en passe", s'indignait l'avocat du juge. "M. Guaino sera cité devant le tribunal correctionnel pour répondre des infractions qui lui sont reprochées",  gronda Me Rémi Barousse.

Mais la conscience professionnelle du juge serait très souple

Détail parmi les libertés que prend le juge Jean-Michel Gentil, contrairement à la loi, Gentil se serait passé de la dispense du président du tribunal pour se marier avec une magistrate du même tribunal. 
Faute professionnelle grave, le même justicier de Bordeaux  a également omis de signaler que l'une des expertes désignées pour juger de l'affaiblissement des facultés de Liliane Bettencourt était son témoin de mariage.
Or, le juge d'instruction bordelais chargé de l'affaire Bettencourt depuis novembre 2010 (avec les juges Valérie Noël et Cécile Ramonatxo désignées à ses côtés) est en effet soupçonné d'avoir passé outre l'article L111-10 du code de l'organisation judiciaire. Comme aux autres, la loi impose en effet à ce super-juge médiatisé que "les conjoints, les parents et alliés jusqu'au troisième degré inclus ne peuvent, sauf dispense, être simultanément membres d'un même tribunal ou d'une même cour en quelque qualité que ce soit".

Tribunal de Bordeaux ou entreprise familiale ?
A eux deux, le mari et la femme tenaient le tribunal de Bordeaux en leur pouvoir: un juge d'instruction comme Jean-Michel Gentil est  indépendant dans la limite de sa saisine par le procueur, mais un procureur est soumis au ministère. Or, Gentil est juge à Bordeaux depuis novembre 2004 et son épouse Isabelle Raynaud est vice-procureur de la République au sein du même tribunal depuis août 2006. Ces juristes ont pourtant omis de demander une dispense à leur chef de juridiction après leur mariage, le 30 juin 2007. La presse toujours bien informée dressait de ce président de l'Association des magistrats instructeurs le portrait d'un juge "habité par la fonction qu'il exerce"... 

Gentil pouvait-il ignorer ses obligations, lui qui enseigna à l'École nationale de la magistrature ?
Le 7 janvier 2009, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, était-il donc mal inspiré de préférer un juge de l'instruction qui contrôlerait le déroulement des enquêtes mais ne les dirigerait plus. Mais sa proposition de suppression du juge d'instruction avait entraîné de vives critiques de la part des magistrats et de la gauche alors dans l'opposition, arguant d'effets sur l'indépendance de la justice... 
De quel côté croyez-vous que le couple Gentil-Raynaud pencha ? Réponse en image:
Tout comme Marie-Odile Bertella-Geffroy, vice-présidente chargée de l'instruction à Paris, pôle santé publique, Matthieu Bonduelle, juge d'instruction à Bobigny, président du Syndicat de la magistrature, William Bourdon, avocat, président de l'association Sherpa, Denis Chausserie-Laprée, vice-procureur à Bordeaux, section financière, Jacques Dallest, procureur de la République de Marseille.

Des magistrats au-dessus des lois et réglements ?

Quatre ans pour que les deux magistrats respectent la loi en régularisant leur situation, le 28 décembre 2011. 
Parce qu'ils n'étaient pas en règle avec le code qui régit leur profession, les actes judiciaires accomplis par les deux magistrats pourraient-ils être considérés comme nuls, s'ils ont été passés entre le 30 juin 2007, date du mariage, et le 28 décembre 2011, date de l'octroi de la dispense? À commencer par la fameuse expertise de Liliane Bettencourt effectuée le 7 juin 2011 au domicile de la milliardaire en présence du juge Gentil qui a conduit à la mise en examen de 17 personnes dans ce dossier, dont l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy.

Le même article de loi indique qu'en aucun cas, même si la dispense est accordée, les conjoints, etc., "ne peuvent siéger dans une même cause". Isabelle Raynaud a-t-elle travaillé sur le dossier Bettencourt instruit par son mari ? "Non, le procureur s'est bien gardé de lui demander quoi que ce soit", assure au Point.fr un haut magistrat de la cour d'Appel, sous couvert de l'anonymat ! Cette même et unique source non identifiée affirme que cet "oubli" [un terme qui ne révèle pas ses sympathies...] n'entraînerait aucun risque d'annulation de la procédure dès lors que les deux époux n'ont pas siégé dans la même procédure, selon cet interprète flouté des textes de loi.

L'auteur de l'"oubli" était classé intouchable par la presse

"Caractériellement difficile, assez rigide, avec un côté vieille administration française, mais excellent juge et très bon connaisseur de la procédure pénale", résumait à Paris-Match en 2012 un ténor masqué du barreau de Bordeaux.

Cette "nouvelle bévue supposée (selon l'honnête quotidien socialiste Le Monde) de la part du juge Gentil, "pourtant réputé méticuleux et sérieux" (selon les mêmes), ne manquera pas de faire le jeu des avocats de la défense, qui mettent en doute l'impartialité du magistrat." 

Non sans raison, quoi qu'en pense Le Monde: 
"Gentil, le juge qui instruit son affaire et milite contre Sarkozy, simultanément"(lien PaSiDupes) 
Le journal Le Figaro, quant à lui, titrait sur "Bettencourt : les méthodes musclées du juge Gentil." L'un des deux ne serait-il pas impartial ? 
Quant au "sale mec" de l'Elysée,  il s'était déjà fait remarqué pour son hypocrisie:

26 novembre 2007, 
escorté de Marylise Lebranchu 
et du "sombre Ayrault",
Hollande manifeste,
mégaphone au poing, 
pour être reçu par la ministre de la Justice
sachant qu'elle est en Chine.