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samedi 28 juillet 2018

SNCF: un incendie en plein grand départ de vacanciers depuis la gare Montparnasse

Un train sur deux à la gare sur l'ouest atlantique : incident ou malveillance ?

Le trafic est perturbé depuis l’incendie d’un transformateur électrique vendredi. 

La SNCF assurera dimanche la circulation d’un train sur deux à Montparnasse, contre deux sur trois samedi.
Après un vendredi et samedi des plus éprouvants pour les voyageurs au départ de la gare Montparnasse, à Paris, il faudra encore s’armer de patience dimanche 29 juillet. Le trafic reste très perturbé ce week-end, justement en plein chassé-croisé estival, comme l'année dernière en pareille circonstance.

Vendredi vers 11 h 30, un transformateur électrique de RTE a pris feu à Issy-les-Moulineaux, coupant l’alimentation des stations électriques de la gare SNCF, y compris à la station de secours, un comble !

Après une interruption totale en fin de matinée, le trafic a repris très petitement en début d’après-midi avec trois trains au départ et trois trains à l’arrivée par heure gare Montparnasse.

50 % du trafic dimanche

La circulation des trains était encore très perturbée samedi, la SNCF assurant deux tiers des trains vers l’ouest de la France, grâce essentiellement à un délestage d'usagers de Montparnasse vers Austerlitz – gare sur laquelle ont été déroutés certains trains. Les passagers ont ainsi dû se rédiger par leurs propres moyens, en ne disposant que de très peu d'assistance.

Guillaume Pepy tient des propos macroniens

Le PDG de la compagnie ferroviaire, Guillaume Pepy, a assuré samedi matin que le groupe a mis en place un plan de transport de remplacement qui "assure deux tiers des trains sur l’Atlantique", totalisant les arrivées et les départs de Montparnasse ou d’Austerlitz, à une date où la demande de départs dépasse largement les retours.

La veille, la SNCF s’était engagée à faire circuler "au moins " 70 % des 180 TGV prévus au départ de Montparnasse. Et à rembourser 100 % du prix des billets au-delà de trois heures de retard.

La SNCF s'est sur-estimée : sentiment d'hyper-puissance ?

Dimanche, la compagnie nationale ne pouvait tenir ses engagements : seul un train sur deux circulera gare Montparnasse, soit moins que samedi, a annoncé samedi Guillaume Pepy  Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF. 

Les "premiers de cordée" de la SNCF ont pris conscience, mais un peu tard, que, du même coup, l'atelier de maintenance des rames TGV près de Montparnasse n’est plus alimenté non plus en électricité. "Il y a des rames que l’on ne peut plus sortir parce qu’elles ne sont pas en sécurité pour nos voyageurs. C’est pour ça que la durée de l’incident est critique", a-t-elle expliqué.


La responsabilité de RTE, gestionnaire d’électricité, est pointée

Face à des "contraintes matérielles", la SNCF appelle RTE, le gestionnaire du réseau électrique haute tension, à "agir en urgence" pour rétablir l’électricité à pleine puissance à Montparnasse avant jeudi – date de rétablissement complet prévue par RTE. 
En revanche, Pépy ne remet nullement en question sa compétence : n'est-il pas pourtant de sa responsabilité de déceler les points névralgiques de sur-consommation et de surchauffe, mais aussi d'autant plus vulnérables que perdure le risque d'attentat, qu'il soit islamiste ou syndical ?

G. Pepy a insisté sur la responsabilité du gestionnaire d’électricité RTE dans la panne. Il a dit à plusieurs reprises que son entreprise est victime d’une panne "extérieure à la SNCF". "Nous allons nous tourner vers [lui] pour lui demander de nous indemniser", a-t-il promis, estimant que ces perturbations devraient coûter "quelques millions d’euros" à la SNCF. En fait, la victime n'est ni la SNCF, ni RTE : en toute hypothèse, les Français recevront la facture et peu leur chaut qu'elle émane de l'un ou de l'autre.

La SNCF veut savoir "pourquoi il y a eu cet incendie et pourquoi il n’a pas été possible de rétablir l’alimentation en utilisant un autre itinéraire" électrique, feint-il de s'inquiéter à posteriori.

Si les TGV vers la Bretagne et les Pays de la Loire partent de Montparnasse, les trains en provenance ou à destination du Sud-Ouest sont redirigés vers la gare de Paris-Austerlitz.

Image associée

Les TGV à destination de Tours et Poitiers sont supprimés, les voyageurs sont invités à utiliser les trains Inter-cités depuis Austerlitz.
Vendredi, dans l’allée principale de la gare Montparnasse, des voyageurs faisaient la queue dans l’après-midi devant des chariots où des employés de la SNCF distribuaient des bouteilles d’eau en cette période de canicule.

Les orages seront-ils rendus co-responsables ?

En fin de journée vendredi, des orages ont également mis en évidence la fragilité des réseaux, entraînant des problèmes d’alimentation électrique, qui ont également perturbé la circulation dans les gares de l’Est et du Nord à Paris et sur plusieurs lignes de RER et du Transilien, selon la SNCF.
Ainsi, une chute de la foudre sur des installations dans le secteur de Versailles a-t-elle contraint la SNCF à interrompre la circulation en fin de soirée sur une partie du RER C et de la ligne N du transilien ainsi que sur la totalité de la ligne U, selon le site Internet SNCF Transilien. La gauche radicale n'est pas maîtresse de la foudre. Alors, Jupiter ? Ou son bras armé, Benalla ?

SNCF et RTE n'ont pas appris de leur expérience passée

L’an dernier, déjà à la gare Montparnasse, véritable point noir identifié, le trafic avait été paralysé ce même week-end de chassé-croisé, en raison d’une panne électrique de signalisation. 
Ca changeait un peu des dégradations de catenaires dont était soupçonnée l'extrême gauche pendant le quinquennat Sarkozy. Après trois jours de grandes perturbations et des dizaines de milliers de passagers perturbés, le réseau vieillissant avait néanmiins été pointé du doigt.

En décembre 2017, c'était le tour de Macron. Un incident informatique sur un poste d’aiguillage avait laissé des milliers de voyageurs sans transport à ...Montparnasse.


dimanche 18 mars 2018

Hulot :pas de réduction de nucléaire sans augmentation du CO2

Nicolas Hulot ne croit pas pouvoir réduire la part du nucléaire à 50% d'ici 2025

La France devrait accroître significativement ses émissions de CO2

Macron renonce à atteindre 50 % de nucléaire contre 75 % aujourd’hui - dans le mix électrique en 2025. C’est le constat que fait le ministre Nicolas Hulot, se fondant sur un rapport de RTE, le gestionnaire du réseau électrique français. Il met en accusation un manque d’anticipation du pays, pour ne pas dire une idéologie dominante irréaliste, car un tel objectif nécessitait de fermer une quinzaine de réacteurs en 7 ans.  

La loi de transition énergétique continue néanmoins de prévoir la réduction de la part du nucléaire de 75 à 50 % en 2025.  C’était la mesure phare de la loi de transition énergétique présentée en Conseil des ministres le 30 juillet 2014 par Ségolène Royal, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, et signée le 17 août 2015. 
La France, le pays le plus nucléarisé au monde, annonçait la réduction de 75 à 50 % de la part de l’atome dans son mix électrique. Un engagement de François Hollande lors de la campagne de 2012 dans le but d’obtenir un accord électoral avec EELV. 

Le 7 novembre 2017, c’était le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui se résolvait à repousser cette promesse… à laquelle, en réalité, aucun observateur n’a jamais réellement cru. "Il sera difficile de tenir ce calendrier de 2025 sauf à relancer la production d'électricité à base d'énergies fossiles", a-t-il déclaré à l'issue du Conseil des ministres. 
Il assure que le gouvernement va viser "une date plus réaliste" et précise : "Le gouvernement a réaffirmé très clairement son souhait d'atteindre au plus vite l'objectif de 50 % de la part du nucléaire, mais évidemment sans sacrifier ou rogner nos objectifs sur le changement climatique". 

Les écolos consentiraient à un doublement des émissions de CO2 

L’annonce de l’ancien homme d'affaire a été coordonnée avec la sortie d'un rapport très sensible (et plusieurs fois reporté) de RTE, le réseau de transport électrique. Selon ce dernier, l’objectif de réduction à 50 % de la part du nucléaire d’ici 2025 multiplierait pas deux les émissions de CO2 françaises. Soit un passage de 22 millions de tonnes de CO2 émises par le système électrique en 2016 à 42 millions de tonnes en 2035. "Il n’est pas possible de combiner la fermeture des centrales à charbon avec l’arrêt des réacteurs nucléaires" pour répondre à la consommation électrique des Français, explique Olivier Grabette, directeur général adjoint de RTE. 

Le ministre reprend cette analyse à son compte.
"Si l'on veut maintenir la date de 2025 pour ramener dans le mix énergétique le nucléaire à 50 %, ça se fera au détriment de nos objectifs climatiques. Et ça se fera au détriment de la fermeture des centrales à charbon et si l'on voulait s'acharner sur cette date, il faudrait même rouvrir d'autres centrales thermiques". 

Ce report met à mal les campagnes des opposants au nucléaire.
Ils dénoncent déjà ce rapport de RTE issu d’une filiale d’EDF, exploitant des 58 réacteurs français. Prêts à verser dans le complotisme, le député européen Yannick Jadot ou Greenpeace (ONG illégitime) accuse les lobbies nucléaires en France et en Europe. 
Sauf que le président de RTE n’est autre que François Brottes, ancien président (PS) de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, et surtout ancienne éminence grise de François Hollande en matière d’énergie. 
C’est même ce député qui a poussé l’ancien président de la République à mettre en place cet objectif de 50 % de nucléaire… difficile de le taxer de "pro-nucléarisme primaire". 

15 réacteurs à fermer en 7 ans… au minimum

Pour atteindre ces 50%, Sortir du nucléaire exigeait la fermeture de plus de 20 réacteurs. La Cour des Comptes avançait un nombre de 17 à 20 tranches. Nicolas Hulot évoquait, quant à lui, jusqu’à 17 réacteurs à arrêter. 
Or, fin 2017, seul l’arrêt des deux réacteurs de Fessenheim (Haut-Rhin) est programmé. Et encore, cela interviendra début 2019 quand l’EPR de Flamanville (Manche) entrera en service… Cela n’aura donc pas d’impact sur la production nucléaire globale. Il resterait donc 7 ans à la France pour fermer, au bas mot, 15 tranches sur les 58 qu’elle possède. Une impossibilité étant donné un ralentissement du déploiement des renouvelables et la mise à l’arrêt des centrales électriques au fioul et au charbon pour abaisser ses émissions de CO2. 

Sans mise en place d’autres systèmes de production, la fermeture des réacteurs nucléaires mettrait en danger la sécurité d’approvisionnement nationale. Si elle avait voulu réellement tenir cet engagement, la France aurait dû engager la transition énergétique il y a déjà plusieurs années. Or, Pierre-Franck Chevet, le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), avait fait une recommandation en 2012, dès son arrivée en poste… ! 

Vers la prolongation des réacteurs
Reste maintenant à savoir quand cet objectif de 50 % sera fixé. Nicolas Hulot promet qu’une nouvelle date sera annoncée dans les mois à venir. Si le recul est important - et RTE conseille 5 ans - , il va lourdement impacter la décision de la prolongation de la durée de vie des réacteurs au-delà de 40 ans. 
Or, les premiers examens de sûreté en ce sens débuteront en 2019. Sur la décennie à venir, une quarantaine de réacteurs passeront ce cap : l’essentiel du parc a été construit entre 1980 et 1990. La difficulté qu’a rencontré le gouvernement Hollande à faire fermer de manière anticipée la centrale de Fessenheim, laisse présager qu'il faudra tordre le bras d'EDF pour qu'elle éteigne ses unités, d'autant qu'elle aura obtenu une rallonge de dix ans !

mardi 17 janvier 2017

Pénurie d'électricité: plus de responsabilité citoyenne pour moins d'action gouvernementale

Appels à citoyens responsables pour compenser les défaillances des "acteurs" politiques

Le remplacement du pétrole (et le bois, et le charbon) par d'autres énergies n'arrive pas dans les délais 

Politiquement radioactif, le marronnier de la centrale nucléaire de Fessenheim est un dossier qui encombre la table. La fermeture anticipée de la doyenne du parc nucléaire français dans le Haut-Rhin, est une promesse de campagne de François Hollande - d'ici la fin 2016, comme l'a rappelé le précédent ministre de l'Écologie, Philippe Martin, en juillet 2013 - , réaffirmée lors de la conférence environnementale - en octobre 2015, Réseau action climat (RAC) France qui fédère des organisations non gouvernementales dans l'Hexagone contre le dérèglement climatique, exigea une amélioration des engagements à la veille du sommet de Paris. Son arrêt définitif est maintenant fixé à l'horizon 2018.

Or, après deux mois de plus pour rendre son avis, le comité central d'entreprise d'EDF s'oppose toujours à sa fermeture.
Et en Alsace,
les syndicats des salariés d'EDF avaient appelé à la grève mardi dernier, le 10 janvier 2017. 
Pour protester contre la fermeture annoncée, 150 salariés de Fessenheim se sont rassemblés devant la centrale, rapporte France Bleu Alsace. "Il n'y a absolument rien de prévu pour remplacer les emplois qui seront détruits. Au bout de deux ans, la moitié des postes d'agents EDF auront disparu," met en garde, sur France Bleu, Rodolphe Percet, porte-parole de l'intersyndicale de Fessenheim.

La prochaine étape est fixée au 24 janvier. Ce jour-là, le conseil d'administration d'EDF se réunit à son tour pour donner son avis sur cette fermeture, avant que le gouvernement ne prenne le décret pour abroger l'autorisation d'exploitation par EDF de la plus vieille centrale de France dont la fermeture est programmée d'ici 2018.
2.200 emplois seraient menacés par la fermeture de Fessenheim, selon les syndicats. Fessenheim emploie 850 agents EDF, sans compter les 250 personnes qui travaillent pour des sous-traitants et les commerces menacés par une baisse de population active. Outre les conséquences en termes d'emplois, les syndicats jugent "ridicule" le montant de l'indemnisation - de l'ordre de 400 millions d'euros - qui sera versée par l'État -et l'Etat ce n'est pas Hollande- à EDF pour compenser cette fermeture.

La foi de Ségolène Royal et des écologistes ne nous chauffe pas 

Les espoirs et les promesses d'un mieux technologie providenciel trouvent leurs limites aux premiers grands froids. 
Pas un jour en effet sans un article de presse qui annonce une expérience nouvelle de carburant, de captation du soleil ou autre récupération de l’énergie éolienne ou marine.
Le fiasco de la voiture électrique sortie du "laboratoire" animé par Ségolène Royal en région Poitou-Charentes n'a pas empêché la même, devenue ministre de l'Environnement,
de promettre pour demain des voitures électriques sur des routes solaires, recouvertes de panneaux solaires collés sur la chaussée (moins performant et plus coûteux que les panneaux solaires sur les toits) comme la voie Royal, petite portion de 1 km à un sens, qu'elle a inaugurée sur la RD5 à hauteur de Tourouvre en Normandie. Lien PaSiDupes

Le passage du rêve à la réalité n'est pas au rendez-vous de l'hiver 
Les grands froids entraînent "des milliers de morts"prévient un médecin , Jean-Louis San Marco, ancien président de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé et professeur de médecine à l'université d'Aix-Marseille. Malgré une alerte à la grippe et une hécatombe dans les maisons de retraites (mort de 13 résidents dans un Ehpad à Lyon) les conséquences du froid associées à celles de la grippe qui peuvent être catastrophiques en termes sanitaires, sont traitées à la légère, mais ce spécialiste est qualifié d'alarmiste.

La canicule d'août 2003 a provoqué plus de 15.000 morts, ce qui représente une mortalité équivalente à celle d'un mois de février rigoureux. Les grands froids de 2009 et 2012 ont d'ailleurs entraîné des milliers de morts sans qu'on en parle. Sur une année, si on compare les quatre mois froids aux huit mois chauds, on note en France 13 % de surmortalité en hiver. Soit environ 15.000 morts de plus en mois d'hiver qu'en mois d'été. C'est le même constat dans tous les pays d'Europe. 
Selon le virologue Bruno Lina : "La fourchette classique d'une épidémie de grippe, c'est entre 3.000 et 6.000 décès. Lorsque l'on a affaire à un virus H3N2, on peut avoir des phénomènes de surmortalité. Là, la réalité se situera entre 6.000 et 10.000 décès" par la grippe, tandis que, bras ballants à la sortie du Conseil des ministres, Marisol Touraine, en charge de la Santé, affiche sa sérénité criminelle.

Quels chiffres peut-on anticiper si, aux conséquences du virus, on ajoute les effets du froid ? 
497 sans-abris sont morts en France en 2015. En 2016, au moins 323 sans-abri sont morts dans la rue. "Il y a certaines associations qui nous transmettent les avis de décès. Certains riverains qui nous alertent ou encore la police et les hôpitaux. Cette liste est donc incomplète mais elle permet d'alerter sur la situation", expliqua alors Cécile Rocca, coordinatrice au sein du collectif Les Morts de la Rue. 
Dès la première semaine de l'année 2017, une soixantaine de personnes sont mortes de froid, selon différents rapports. Sept morts par hypothermie ont été rapportées en Italie, dont cinq étaient des sans-abri. Les températures ont atteint −15 °C en Grèce. Un migrant est mort d'hypothermie, et plusieurs migrants résidant sur des îles de la mer Égée ont dû être transférés dans des tentes chauffées.

Que peut le citoyen - à défaut du gouvernement - pour éviter la pénurie d'électricité ?

La vague de froid attendue à partir du mardi 17 janvier pourrait provoquer une pénurie d'électricité.
Les gestionnaires en appellent au civisme des victimes des idéologues imprévoyants et recommandent quelques gestes à adopter pour remédier au risque de rupture de l'alimentation électrique par l'augmentation de la consommation de courant. 
Les températures vont en effet plonger pour atteindre des niveaux inférieurs de "quatre à huit degrés" aux normales saisonnières, sur la quasi-totalité de la France, annonce Météo France lundi 16 janvier. La consommation électrique augmentera de manière menaçante pour le réseau électrique, notamment en Bretagne. Selon les prévisions du gestionnaire du réseau de transport RTE,  la consommation d'électricité doit atteindre un pic jeudi, laissant craindre une pénurie d'électricité. 
La vague de froid arrive peu à peu et aurait pu laisser le temps au gouvernement Cazeneuve de préparer la contre-offensive. Mais les socialistes préfèrent déléguer à la population...

Le matin, avant de partir au bureau, à l'usine ou à Pôle emploi

Débrancher le câble du téléphone, même sans le téléphone au bout.  Pensez aussi à arrêter totalement les appareils en veille et à éteindre votre ordinateur. "Il faut aussi éteindre les multiprises", souligne Pauline Salaün, du service communication de RTE.

Avant de fermer la porte - car Big Brother nous voit et  nous guide pas à pas-  , pensez aussi à baisser la température de votre radiateur de un à deux degrés. (quitte à le remonter de quatre au retour, à 19h00, en plein pic de consommation !) Le ministère de l'Intérieur recommande une température de 19°C pour les pièces à vivre et 17°C pour les chambres. Or, on sait depuis au moins 2012 que, pour les ménages, le piratage d'un compteur d'électricité peut aussi permettre une économie ! Attention, Big Brother a les moyens de vérifier qui pousse son chauffage... Pourtant, à défaut d'économiser de l'énergie, les hackers de compteurs intelligents peuvent très facilement faire baisser la facture.

Fermez vos volets pour conserver la chaleur de votre habitat de manière optimale, conseille aussi le ministère. Et, surtout, n'oubliez pas d'éteindre la lumière dans toutes les pièces.

Dans la journée, au travail

La première contrainte de RTE est de diminuer la luminosité des écrans. Il faut aussi éviter d'imprimer en grosses quantités. Ne vous imaginez d'ailleurs pas que vous avez à cet égard le bon comportement. RTE insiste aussi pour que chacun évite la diffusion de nombreux mails comprenant des pièces jointes, "histoire de soulager un peu les datacenters".

Avant de rentrer chez vous, pas question d'oublier de débrancher le chargeur de votre téléphone, de réduire le chauffage dans les salles inoccupées et d'éteindre votre ordinateur ainsi que la lumière.

Le soir, de retour chez soi

A la maison, vous n'êtes plus autorisé(e) à lancer le lave-vaisselle, le lave-linge ou le sèche-linge à votre guise. Faites passer la consigne  à vos voisins si vous habitez dans un immeuble): pas question avant 22 heures. Et pas tous ensemble ! De manière générale, RTE insiste pour que nous changions notre habitude d'utilisation pendant les heures de pointe, soit de 8 heures à 13 heures et entre 17 heures et 20 heures, en particulier aux alentours de 19 heures.

Si vous voulez faire du zèle et régler votre vie sur la consommation nationale, vous pouvez télécharger l'application Eco2mix de RTE, qui envoie des alertes sur les pics de consommation. Si vos appareils sont connectés...

Le ministère de l'Intérieur et RTE ont réitéré leurs réglementation sur Twitter. 
Un message est également diffusé sur les radios du service public.
Pas question d'y échapper ! Ou de dire: "j'savais pas !" Des voitures détectrices de surconsommation pourrait circuler dans les rues... Et vos voisins - qualifiés de "témoins"- être incités à la dénonciation citoyenne ?



Nouvelle baisse des températures annoncée : les réflexes à adopter en cas de ❄️ pour limiter vos consommations d'énergie ⬇️





 Au travail ou à la maison, adoptons les réflexes  en cette période de consommation d'électricité très élevée !

Au final, si vous êtes plongé(e) dans le noir et le froid, c'est que vous l'avez bien voulu, mauvais citoyens !
 
Comme au pare-brise des voitures polluantes, sur votre porte de domicile, une vignette sera apposée pour désigner les anti-républicains...