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jeudi 7 mai 2020

Déconfinement dans les transports: port du masque obligatoire, attestation de déplacement au delà de 100 km

Dans les transports, le 11 mai n'est pas le retour à la normale

Quelles sont les nouvelles règles ?

Partout en France, le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun pour les passagers à partir de 11 ans, à partir du lundi 11 mai. 

En Ile-de-France,  région classée rouge, il faudra une attestation de son employeur ou avoir un motif impérieux pour prendre le bus, le métro, le RER ou le tramway aux heures de pointe, a annoncé ce jeudi la ministre des Transports Elisabeth Borne dans sa présentation du plan de déconfinement.

En cas de contrôle, si vous ne portez pas de masque ou si vous ne pouvez pas présenter d'attestation de votre employeur ou pour motif impérieux lors de vos déplacements en Ile-de-France, vous pourrez être verbalisés. 
L'amende sera de 135 euros.

Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE comment la doctrine officielle a changé et qui est porteur des nouveaux messages :

Heures de pointe à éviter, des gares ou stations pourront être fermées

La RATP prévoit de faire monter en puissance la mise en service de ses trains 
jusqu'à plus de 75% du trafic à partir du 11 mai. "Aujourd'hui la fréquentation est de 6%, elle restera limitée à 15%", a précisé la ministre des Transports.  Elle a rappelé que les entreprises devaient "étaler les horaires d'arrivée et de départ des salariés pour éviter qu'il y a trop de monde aux heures de pointe".

Borne a insisté pour que le télétravail s'impose aux entreprises comme la règle pour les salariés qui le peuvent. 

L'accès aux gares et aux stations de métro sera régulé. 
Certaines gares ou stations de métro pourront être fermées si besoin (de l'ordre de 60). 
Déconfinement : les nouveautés dans les transports en commun de ...
"Les forces de l'ordre apporteront leur concours", a précisé la ministre qui a encouragé le co-voiturage et les déplacements à vélo pour éviter les embouteillages sur les routes. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé que "20.000 policiers et gendarmes seront mobilisés et pourront verbaliser".

Les déplacements interrégionaux restent limités. 
"La SNCF prévoit 20 à 30% du trafic TGV et Intercités à partir du lundi 11 mai pour monter à 40% fin mai", a annoncé Borne. 
La réservation sera obligatoire. 

La fin du confinement ne signifie pas fin des gestes barrières et des mesures de distanciation physique.
Un siège sur deux sera condamné. 
Du gel hydroalcoolique sera à disposition des voyageurs. Les trains, les bus, les métros et les tramways seront désinfectés au moins une fois par jour.
https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDA1NWUzNDhlYWI0NGFkY2ViMWE5NGJhMGQzMmM5NTVlMmQ?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=10614764ddd821694a8d2f6f9f3ba397a4eba1f058d6da636fd306df6a95f6e3


Attestation obligatoire pour les déplacements de plus de 100 km

A partir du 11 mai, "il sera possible de sortir librement dans la rue sans attestation", a rappelé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 
Une limite de 100 km "à vol d'oiseau" est toutefois imposée autour du lieu de résidence.
Déconfinement : les nouveautés dans les transports en commun de ...

Une attestation sera toutefois obligatoire pour les déplacements de plus de 100 km autour de sa résidence, a précisé le ministre. Cette attestation sera mise en ligne sur le site internet du gouvernement. Il faudra la présenter aux forces de l'ordre en cas de contrôle.

Comment calculer votre zone de 100 km autour de votre domicile. 
Voici quelques liens différents pour calculer au mieux vos déplacements :
- carte-sortie-confinement.fr
- Via Michelin avec la fonction "Rayon 100"
- Coordonnees-gps.fr (onglet zone 100 km)
- Calcmaps.com/fr (saisissez une adresse, puis cliquez sur "dessiner un cercle")
- Google Maps (à partir d'un point d'intérêt sur la carte, faites un "clic droit" puis "mesurer la distance"
- Oalley.fr en renseignant votre adresse.
Cette appli à télécharger gratuitement estime la distance que peut parcourir une voiture électrique, ou peut aussi donner rendez-vous exactement mi-chemin pour tous à des amis dispersés. Il vous suffit de renseigner le point de départ dans l'encart dédié, puis de spécifier le temps de route maximal à parcourir. Oalley prend ensuite en compte ces données et affiche sur une carte interactive la zone complète que vous pouvez couvrir dans le temps imposé.

https://img.autoplus.fr/picture/2020/05/07/1548440/photo_1_bd5b0-1200-800.jpgNe pas oublier le justificatif de domicile en cas de contrôle. Vous êtes en France...

samedi 1 février 2020

Des primes de 300 à 1.500 euros versées à des cheminots non-grévistes

La gestion politicienne de la SNCF sert-elle les intérêts de l'entreprise d'Etat et de ses usagers? 

L'arrogante entreprise publique refuse toute "polémique" !

La SNCF "confirme et assume [ ! ] l’attribution par des managers locaux de primes exceptionnelles", que ça nous plaise ou non
En remerciement de leur "professionnalisme", "implication" et "grande disponibilité" pendant la grève, des briseurs de grève proches de la CFDT ont reçu de la SNCF une prime sur leur paie de janvierdénonce la CGT-Cheminots.


Dans un tweet, Bérenger Cernon, responsable du syndicat à la gare de Lyon, à Paris, indique que la direction de la SNCF a octroyé des primes "de 300 à 1.500 euros" à des non-grévistes. "En même temps, elle nous explique que l’on doit vendre des actifs et faire des économies drastiques", proteste-t-il.

Le coût des grèves n'est pas imputable seulement aux grévistes

"
Ce n’est pas la première fois" que de telles primes sont versées à des non-grévistes, a déclaré Bérenger Cernon, croyant justifier ainsi ce redéploiement de l'argent public. "C’est déjà arrivé dans le passé et cela se produit de plus en plus", mais "cela nous choque après les différentes annonces de la direction sur des économies et des cessions d’actifs à faire parce qu’il faudrait se serrer la ceinture", a-t-il ajouté.

Elisabeth Borne, ministre des transports, finance les grévistes...

Dans son tweet, il copie un extrait d’un courrier où un salarié se voit octroyer "une gratification exceptionnelle de 500 euros" sur sa "paie de janvier" pour le "remercier pour (son) professionnalisme, (son) implication et (sa) grande disponibilité dans le cadre du mouvement de grève ayant débuté le 5 décembre". Selon le syndicaliste, ce salarié a décidé de verser sa prime à une caisse de grève pour "soutenir financièrement" les grévistes, faute d’avoir pu lui-même faire grève. 

Engagement et surcroît d’activité : les cheminots peuvent assurer plus d'heures.
Dans une déclaration, la direction de la SNCF "confirme et assume l’attribution par des managers locaux de primes exceptionnelles à certains agents qui se sont mobilisés de façon exceptionnelle et sur une période particulièrement longue pour assurer la continuité du service public pendant la grève".

"L’engagement et le surcroît d’activité de ces agents non-grévistes ont permis aux trains de circuler, y compris les week-ends et pendant les fêtes, aux postes d’aiguillage d’être tenus, et aux voyageurs d’être correctement informés pendant toute la période", estime la direction. "La tentative de polémique et de politisation de ces mesures managériales classiques récompensant du travail supplémentaire et de l’engagement pour le service est tout à fait déplacée", juge-t-elle.

"En même temps", la réforme des retraites dispose que
les avantages acquis doivent disparaître : Macron y veille !

mardi 21 janvier 2020

Sanctions sur les grévistes : étalement réduit du paiement des jours de grève

Le non-paiement des jours de grève ne sera pas trop étalé, prévient le gouvernement
Les directions de la SNCF et de la RATP ont reçu des ordres pour que le non-paiement des jours non travaillés des grévistes soit étalé

La ministre des Transports prévient les grévistes que le non-paiement de leurs jours de grève ne sera pas beaucoup étalé.
Tatie Elisabeth est allée se payer du bon temps au Maroc pour Noël
Or, après 45 jours de mouvement social, les caisses des grévistes s'amenuisent et ils ne pourront pas compter sur un salaire avant longtemps.

dimanche 29 décembre 2019

L'AFP avait suggéré une baisse de mobilisation des grévistes dans les transports: elle avoue sa manipulation de l'opinion

L'Agence de presse française évoqua dimanche une trêve "comme prévu après l'embellie annoncée ce week-end par la SNCF" 

Après avoir dramatisé les grèves des transports contre la réforme Macron des retraites, l'AFP souffla le chaud et le froid dans ses "prévisions de trafic : 

du mieux dans le métro avec seulement deux lignes fermées lundi, ça se dégrade de nouveau à la SNCF"
Prévisions de trafic : du mieux dans le métro avec seulement deux lignes fermées lundi, ça se dégrade de nouveau à la SNCF
L'illustration de l'AFP suggère-t-elle une "embellie"?


"Il y aura moins de trains en circulation lundi sur tout le territoire. En revanche, à la RATP, après les treize lignes totalement fermées dimanche, seules la 7bis et la 13 demeureront closes lundi" [suggestion d'une chute de la mobilisation]. 
Or, l'AFP aurait pu inverser ces deux informations, mais elle est clairement dans la critique du mouvement de grève contre la réforme Macron en marche : ses journalistes sont-ils menacés dans leur propre régime spécial de retraite. En fait, il n'est pas remis en cause et ils conservent leurs privilèges. Mais il ne faut manifester aucune ingratitude envers ce pouvoir... 
Le trafic dans la capitale restera cependant "perturbé" à "très perturbé," selon le moyen de transport choisi.
Le trafic restera perturbé à la SNCF lundi, au 26e jour de la grève [s'en agace-t-elle ou s'en félicite-t-elle en signalant cette reprise ? La présentation que donne l'AFP des faits qui suivent est une réponse] contre le projet de réforme des retraites, avec seulement un TGV sur deux et un Transilien (train de banlieue) sur 4 en circulation à la veille du réveillon de la Saint-Sylvestre. Pour les longs déplacements, c'est moins bien que ce week-end (6 TGV sur 10 et 7 OUIGO sur 10), l'entreprise publique s'étant concentrée [qu'elle en soit remerciée] sur les trois derniers jours pour permettre à un maximum de personnes de se déplacer entre Noël et le Jour de l'An.

La moitié des TGV desservant les axes Est, Atlantique et Sud-Est et la moitié des Ouigo circuleront, pour trois TGV sur cinq sur l'axe Nord [que les cadres non-grévistes - briseurs de grève - de la SNCF en soient remerciés]. Les liaisons intersecteurs (province-province) seront très limitées (trois TGV sur dix) et le trafic international toujours affecté, selon un communiqué du groupe ferroviaire, qui prévoit également quatre circulations sur dix en moyenne pour le TER - essentiellement assurées par des cars [dont l'AFP n'évoque pas la hausse vertigineuse des tarifs] - et un train Intercités sur quatre.

De son côté, le trafic RATP connaîtra - comme prévu là aussi - une "amélioration significative" lundi, veille du réveillon de la Saint-Sylvestre, avec 14 lignes de métro fonctionnant normalement ou partiellement, a annoncé la régie dimanche.

Les lignes 1 et 14 du métro fonctionneront toute la journée [l'AFP ne précise pas que ce sont les deux lignes automatiques du réseau !], comme les jours précédents. Sur toutes les autres lignes, à l'exception de la 7bis [19e arrondissement de Paris] et de la 13 [la plus longue du réseau parisien, reliant  à Paris notamment Saint-Denis et Saint-Ouen-sur-Seine, sur la branche nord-est, et Asnières-sur-Seine, Gennevilliers et Clichy] qui resteront fermées [volonté de minimisation de la mobilisation], le trafic sera limité aux heures de pointe, et parfois seulement le matin ou le soir, avec une fréquence réduite et des stations fermées. Sur les RER A et B (zone RATP), le trafic restera "très perturbé" mais sera assuré de 6h30 à 19h30.

Dans les tramways, le trafic sera "normal" sur cinq lignes sur huit, les trois autres présentant un trafic "quasi normal". 
Trois bus sur quatre sont annoncés en moyenne, les fréquences variant selon les lignes.

lundi 23 décembre 2019

Des manifestants se sont rassemblés devant le siège de la RATP, avant d'envahir les couloirs du métro

Des bombes lacrymogène pour tenter de repousser les mécontents  

La police ne les a pas vu venir 

Des centaines de manifestants qui arboraient notamment des drapeaux de la CGT, Solidaires, Sud ou FO se sont rassemblés devant le siège de la RATP, près de la Gare de Lyon, ce lundi. Le rassemblement surprise intervient au 19e jour de mobilisation contre la réforme Macron des retraites. La foule s'est ensuite engouffrée dans les couloirs du métro de la gare de Lyon, direction la ligne 1, en allumant des fumigènes et en réaffirmant qu’il n’y aura pas de "trêve" à Noël.

Manifestation sauvage contre les lignes automatisées.
La ligne 1 du métro a été interrompue à 11h56 entre Châtelet et Nation en raison de la présence massive de manifestants, a indiqué une porte-parole de la RATP, sans plus de transparence. L'interruption du trafic a duré 20 minutes, a-t-elle précisé. Hier dimanche, seules les lignes automatiques avaient fonctionné.
La CGT assure que leur objectif n’est pas de bloquer cette ligne automatique (comme la 14) qui fonctionne normalement depuis le début de la grève, selon France Bleu - réseau de radios locales de service public - qui note maintenant que les transports en commun à Paris et en Ile-de-France sont toujours très perturbés ce lundi par la grève contre la réforme des retraites. A la RATP, six lignes seront totalement fermées  demain, deux TGV sur cinq seulement circuleront à la SNCF.

Parmi les manifestants, on a  pu remarquer la présence du député La France insoumise (LFI) Eric Coquerel.

La SNCF dément toute fermeture de la gare de Lyon et "condamne fermement ces actes qui mettent en danger la vie de ces personnes"

"Trois grévistes non SNCF sont venus occuper les voies SNCF, Gare de Lyon, pendant une dizaine de minutes. Ils ont mis leur vie en danger", a relevé un porte-parole de la SNCF, précisant que "leur action n'a pas eu d'incidence sur le trafic ferroviaire". 

De sa voix sépulcrale, Borne avait donné le ton. 
"Le quotidien de ceux qui ont besoin de se déplacer est déjà suffisamment difficile pour ne pas leur faire subir de telles actions inadmissibles, que je condamne», a-t-elle ajouté sur Twitter. Jean-Baptiste Djebbari, quant à lui,  ne moufte plus.
"Le libre exercice du droit de grève n'est pas un droit à envahir, à bloquer, à intimider les voyageurs", a polémiqué la ministre de la Transition écologique.

samedi 14 décembre 2019

Pécresse se déclare contre les Français qui défendent leurs retraites

Les usagers sont "pris en otage" par la grève surprise à la SNCF, selon elle

Les usagers ne sont-ils pas de futurs retraités menacés par une réforme inéquitable ?

Un train InOui à la gare Montparnasse, à Paris, le 28 octobre.Elle se dit modérée, mais Valérie Pécresse estime sans nuances que la grève surprise à la SNCF est une prise d'otage. Catastrophiste, la présidente de la région Ile-de-France l'a affirmé sur Twitter : "Je déplore le mouvement social sans préavis des cheminots de (la) SNCF : il plonge dans la détresse des centaines de milliers de voyageurs sur les lignes RER et de trains, car personne n'a pu anticiper cette galère.

Désinformation par des pros de la manipulation de l'opinion.
Les propos, ré-exploités, de Valérie Pécresse datent d'octobre dernier... La vidéo proposée par l'AFP  - pour preuve du mécontentement des usagers qui n'auraient pas été "prévenus à l'avance" (sic) -  concerne une perturbation crée par un... accident en Champagne-Ardennes:

Des conducteurs ont en effet fait valoir alors leur droit de retrait, après qu'un train a percuté un convoi exceptionnel près de Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Le conducteur a dû gérer seul l'incident, qui a fait onze blessés légers, faute d'autres agents à bord et notamment de contrôleurs, ce que dénonce la CGT Cheminots, qui estime que la sécurité ne peut pas être assurée dans ces conditions.
Orange-Actualités ressort cette information AFP ancienne en Une de sa page d'accueil d'aujourd'hui ! 

Une infox ("fake-news", pour la presse étrangère à la langue française), puisque, préventivement, dès le mercredi 27 novembre, le patron de la SNCF a fermé la vente les billets du 5 au 8 décembre. Les billets TGV inOui, Ouigo et Intercités sont fermés à la vente pour les journées du 5 au 8 décembre, a fait savoir la société - qui ne recrute plus de cheminots au statut et confrontée à la concurrence tous azimuts - dirigée - pour 450.000 euros bruts par an - par Jean-Pierre Farandou, un ingénieur des mines de 62 ans, homme du sérail qui a fait l’essentiel de sa carrière à la SNCF. "Sa trajectoire a de quoi rassurer le peuple SNCF et ses représentants, secoués doublement par les transformations de leur secteur et par la réforme des retraites," assurait, en septembre dernier, Le Monde, toujours aussi bon juge.
"Les organisations représentatives se sont lancées dans des préavis [de grève] à partir du 5. On s’attend à un mouvement qui sera suivi. Donc, (…) nous prenons quelques précautions", a commenté le nouveau patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, en marge d’une visite du secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari mercredi soir à Asnières (Hauts-de-Seine).
Autre mensonge, sur des faits bien actuels, cette fois. Sur les sites de réservation, les trains sont affichés complets, comme ils l’avaient été, par exemple, avant la grande grève des cheminots du printemps 2018. Farandou a mis en avant une "mesure de précaution": la SNCF veut permettre aux clients qui ont déjà un billet de monter plus facilement dans un autre train si le leur est annulé, s'est-il justifié.



Les voyageurs ne peuvent pas être ainsi pris en otage, 
mais la présidente de région peut être démagogue

La présidente de région fait-elle sa promotion ou est-elle instrumentalisée par Orange avec AFP-Services ?

"
Valérie Pécresse a pris la défense des usagers des transports d'Ile-de-France, "les grands oubliés de la SNCF", et a demandé qu'ils bénéficient eux-aussi du fonds d'indemnisation créé par la SNCF", indique Orange, ce 14 décembre 2019. 

Dans un autre tweet, Pécresse précise maintenant que le service SNCF non assuré ce jour ne sera "pas payé par Ile-de-France Mobilités" et demande de "mettre en place dans le prochain contrat SNCF/IDF-Mobilités un remboursement automatique des voyageurs en cas de service non fait !".

Autorité organisatrice de transports, ex-STIF, au temps du socialiste Jean-Paul Huchon, son prédécesseur, 
IDF-Mobilités verse environ 3 milliards d'euros par an à la SNCF. Et Pécresse ne veut pas payer le prorata de cette contribution pour le service non assuré ce jeudi, précise-t-on dans l'entourage de la présidente d'Ile-de-France, soutien, en 2016, d'Alain Juppé lors de la primaire présidentielle des Républicains et, en 2018, du gouvernement Philippe lors de la réforme du statut des cheminots de la SNCF.

mardi 10 décembre 2019

Djebbari se fait clouer le bec par un gréviste

Le secrétaire d'Etat aux Transports ne fait pas le poids

Le gouvernement a été interpellé par des grévistes en gare du Nord à Paris 

Djebbari  était allé au contact pour une opération de com' tendant à prouver que le pouvoir est ouvert au dialogue. Sous les caméras qui s'étaient rendues à la convocation, le secrétaire d'Etat aux Transports comptait faire le point sur la situation et dire la "détermination" de Macron à mener la réforme des retraites comme il l'entend et quoi qu'il se passe à travers le pays. La rencontre avec des grévistes était imprévue.
En vérité, elle était tenue secrète, pour qu'il puisse pérorer face à des cadres, notamment ceux qui, à la demande de la direction, ont accepté de prendre la place des grévistes le 5 décembre.
Le petit bonhomme se tient bien droit - d'aucun le jugent raide - pour gagner en stature : il pèse en effet  64 kilos pour 1m72. Il souffre tellement d'être frêle qu'il assure dans Paris Match avoir pratiqué le rugby... A 37 ans, on ne lui connaît ni femme, ni enfant.

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Djebbari, pilote du dimanche
A l'issue de sa visite organisée au centre de contrôle de la gare du Nord, le sous-ministre s'est fait interpeller par une douzaine de grévistes de la SNCF qui l'attendaient de pied ferme. 

"Votre gouvernement doit prendre conscience que les cheminots ne vont pas lâcher. On ne lâchera pas jusqu'au retrait", a lancé un gréviste à l'ancien pilote d'avion d'affaires.

"La clause du grand-père, on ne veut pas l'entendre", a renchéri une cheminote. "C'est la base qui décide", lui a dit un autre gréviste, un probable militant de Sud Rail.
Droit sur ses ergots, le petit coq à la crête tout-à-coup vermillon, lance alors : "C'est aussi les Français", ajoutant que "le gouvernement est aussi déterminé à faire cette réforme". "Je parle avec d'autres syndicats de la SNCF et vous représentez une vision", a-t-il également accusé.

L'un d'entre eux était plus ferme que les autres, comme en atteste cette vidéo de BFMTV. "Il y a eu des 'gilets jaunes' et il y a des travailleurs et c'est la réalité dans ce pays. Vous avez laissé les vrais travailleurs, ceux qui produisent les richesses dans ce pays, vous les avez laissé crever, et ces gens-là en ont ras-le-bol", a invectivé (AFP) expliqué ce salarié, assurant qu'ils "ne vont pas lâcher". "La force des travailleurs, c'est la grève", ont ensuite entonné le reste des militants.

VOIR et ENTENDRE Djebbari battre en retraite, la queue entre les jambes :

Juste avant, le secrétaire d'Etat avait préféré rencontrer des 'Gilets rouges' du centre opérationnel de la gare du Nord, des volontaires qui informent les passagers et gèrent les flux, ainsi que des agents de la police des chemins de fer.

Observez cette attitude familière de Djebbari:
les bras croisés sont-ils un signal d'ouverture ?
"Politiquement le calendrier est posé, puisque c'est mercredi que le premier sinistre donnera l'architecture détaillée de la réforme  - dont le projet a été rendu il y a six mois par Delevoye, le 19 juillet dernier - et notamment son application aux régimes spéciaux. J'espère que cela permettra d'avancer très concrètement vers une reprise du trafic, vers une résolution du conflit", a-t-il déclaré à des journalistes.

Selon les agents de la police des chemins de fer que le ministre a rencontrés, sur le plan de la sécurité, il y a "quelques tensions aux heures de pointe, notamment à l'arrivée des trains. On a eu quelques accidents vendredi, des gens qui se sont faits piétiner". "Bravo, bon courage, nous aussi on travaille pour trouver une solution", leur a lâché Djebbari.
Une opération de com' foirée !

Le système de retraites par points préconisé dans le rapport Delevoye est-il forcément perdant?
VOIR et ENTENDRE l'analyse de Nicolas Doze (BFM):


dimanche 1 décembre 2019

Retraites : LREM s'étonne d'une offensive populaire contre le gouvernement

Le pouvoir sans partage coupe des réalités du terrain

Avatar de législatives déboussolées, une Chambre toute-puissante: 
le peuple ne s'est laissé d'autre choix que de taper du poing pour se faire entendre


Stanislas Guerini, délégué général de LREM, ne comprend pas ce qui lui arrive et il dénonce une volonté de l'opposition d'attiser "toutes les colères"...
 Le monde à l'envers ! "C'est quand même historique ce qui se passe : le RN sera au côté du PS - on peut aussi dire le PCF au côté du RN ! - pour manifester, là où la CFDT n'appelle pas à la manifestation", s'est offusqué le patron de LREM dans l'émission Dimanche en politique sur France 3, évoquant ensuite sur Twitter "un mur (qui) va tomber". Sommes-nous à Berlin ?
A l'approche de la journée de mobilisation le 5 décembre contre le projet de réforme des retraites, l'opposition pointe en revanche l'opacité des mesures mises en discussion et donc l'absence d'une possibilité de vrai dialogue véritablement ouvert et franc.

Le parti du président est lucide : le pouvoir fait l'unanimité contre lui.
"On voit bien qu'il y a une volonté de faire converger toutes les colères, d'attiser tout ce qui va mal", a-t-il affirmé, dénonçant la forte mobilisation annoncée par les opposants au projet du gouvernement, qui risque de paralyser le pays, quand la stratégie du flou et l'arrogance de la rhétorique se substituent au dialogue.

La mobilisation interprofessionnelle du 5 décembre s'annonce massive, notamment dans les transports, mais aussi à EDF, dans les universités, l'Education nationale ou la Justice.
"Tout cela est orienté contre la politique du gouvernement par ceux qui ont toujours le sentiment qu'on a pris le pouvoir par effraction et qui n'ont qu'un rêve au fond: faire en sorte que nous ne réussissions pas", polémique Guerini, comme si l'enjeu était partisan avant que d'être social et politique.

Les Français prennent conscience de leurs erreurs en mai et juin 2017


Adrien Quatennens, numéro 2 de La France insoumise, avait affirmé auparavant que si "dans le pays, les colères sont nombreuses", la mobilisation du 5 décembre devait se concentrer sur la réforme des retraites. "Il ne faut pas dévier, il faut aller sur les retraites, parce qu'on peut faire reculer ce gouvernement", a-t-il insisté, assuré du relais d'Europe 1, contrôlé à 100 % par Lagardère Active (comme le JDD), Les Echos, pôle média du groupe LVMH, comme Le Parisien et Radio Classique, et de CNews, groupe Canal+, détenu par Vincent Bolloré).

A droite,
Gérard Larcher (LR) a dénoncé "l'opacité totale" autour du projet du gouvernement qu'il a appelé à clarifier les choses.
"Je ne crois pas réellement à une espèce de miracle de réouverture d'un dialogue d'ici jeudi", a affirmé le président du Sénat (RTL, Le Figaro, LCI), mais
"d'ici la fin du mois, il faut que le gouvernement éclaircisse".

Les questions non arbitrées foisonnent et alimentent les inquiétudes.


Ainsi la question essentielle de l'âge de départ à la retraite reste notamment posée. "Il faut regarder les Français en face et leur dire : 'on bougera, on ne restera pas à 62 ans. La réalité, c'est qu'on passera à 63 ans, puis à 64", a mis en garde le président du Sénat.

Pour la présidente de l'Ile-de-France, 
Valérie Pécresse, qui fut au côté du gouvernement sur la loi  Orientation et Réussite des étudiants, puis sur la réforme de la SNCF qui modifie le statut du cheminot, "le vice initial de la réforme des retraites c'est de vouloir changer les règles du jeu en cours de jeu."

"Si la grève est ultra suivie, si le service minimum n'est pas assuré aux heures de pointe, on va plonger des millions de Français dans la détresse", a  déploré la présidente de région 
(une ex-LR qui participe à Libres! et se construit un avenir présidentiel) sur BFMTV, indiquant que "si le service minimum n'est pas assuré" dans les transports publics, elle demandera "un remboursement" des usagers. Revendication électoraliste ? 
Qui financera les remboursements ? La SNCF est en effet un établissement public à caractère industriel et commercial. Détenu à 100% par l'Etat et le contribuable, l'usager paiera son propre remboursement ! Et avec lui tous les Français...  

dimanche 24 novembre 2019

Grèves du 5 décembre: Bruno Retailleau (LR) demande un "service minimum garanti"

Faut-il organiser un service minimum des transports en commun ?

La loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres" ne prévoit pas de réquisition de personnel.



La grève du 5 décembre s'annonce très suivie, singulièrement dans les transports en commun. Les trois principaux syndicats de la SNCF (CGT, Unsa et SUD-Rail) ont en effet lancé un appel à une grève reconductible à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites. Les trois syndicats représentatifs de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC), suivis par trois autres, appellent aussi à une grève reconductible. 
Quant à la CFDT, syndicat réformiste, elle défend globalement la réforme, mais il est hors de question pour la centrale d'"allonger la durée de vie active" des travailleurs et sa fédération de cheminots, quant à elle, est contre la réforme. Laurent Berger soutient l'idée d'un système universel par points - comme depuis dix ans -, mais à ses conditions. Et la première d'entre elle est donc le refus de reculer l'âge légal de départ à la retraite ou créer un âge-pivot.

Face au risque de blocage des transports publics, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a indiqué mardi 19 novembre qu'elle a demandé à la SNCF et à la RATP d'assurer le transport des voyageurs aux heures de pointe. "J'ai dit à la SNCF et à la RATP d'assurer le service minimum aux heures de pointe", a-t-elle fait savoir sur Franceinfo. Dans le cas contraire, "il faudra rembourser les voyageurs", a-t-elle exigé, rappelant que "la continuité des services publics doit être assurée dans la République française"

En 2018, Pécresse avait exprimé son soutien au gouvernement Philippe dans son projet de réforme de la SNCF. En septembre 2019, la présidente de Région et, à ce titre, présidente du syndicat des transports d'Ile-de-France (IDF-Mobilités) avait déjà réclamé une telle mesure. Dans un communiqué commun avec le député de l'Essonne Robin Reda, membre du groupuscule qu'elle a formé et le sénateur LR des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, qui ont rejoint son mouvement (Soyons libres), elle demande "l'inscription en urgence de leur proposition de loi, déposée en mai 2018" qui institue "un service garanti dans les transports aux heures de pointe en cas de grève".

Actuellement, la loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres", à la différence du service minimum en vigueur dans le secteur hospitalier, ne prévoit pas de réquisition de personnel, vécue par les syndicats comme une atteinte au droit de grève, d'où l'impossibilité de garantir un quelconque service minimum en cas de taux très élevé de grévistes.

D'ici au 5 décembre, le groupe LR va déposer au Sénat une proposition de loi créant "le droit aux transports publics garanti"



"Nous devons instaurer un service minimum garanti", avant la date de la grève interprofessionnelle contre la réforme des retraitesassure Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, qui demande qu'"en cas de grève, l'entreprise (puisse) se tourner d'abord vers les non-grévistes". Et "en cas de mouvement massif", "comme c'est déjà le cas pour les personnels hospitaliers ou les pompiers par exemple", l'élu recommande "la réquisition de personnels grévistes".
 
"Le principe de continuité des services publics a une valeur constitutionnelle et il n'est clairement pas respecté aujourd'hui dans les transports", souligne Bruno Retailleau, qui souhaite "instaurer une obligation" pour ces entreprises "de garantir un tiers du trafic quotidien aux heures de pointes, c'est-à-dire le matin et le soir".
"Il y a une nouvelle donne que nous devons prendre en compte, (celle) des transports publics (qui) n'ont plus le même poids qu'hier. Ce sont désormais des millions de Français qui les utilisent au quotidien", explique l'élu. "Et il y a un enjeu écologique, aussi", ajoute le sénateur.

Interrogé sur la loi instaurée il y a 12 ans (2007) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui oblige le personnel gréviste à informer sa direction 48 heures à l'avance, Bruno Retailleau juge que "c'est un progrès, mais cela n'a rien d'un service minimum garanti".