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dimanche 1 décembre 2019

Retraites : LREM s'étonne d'une offensive populaire contre le gouvernement

Le pouvoir sans partage coupe des réalités du terrain

Avatar de législatives déboussolées, une Chambre toute-puissante: 
le peuple ne s'est laissé d'autre choix que de taper du poing pour se faire entendre


Stanislas Guerini, délégué général de LREM, ne comprend pas ce qui lui arrive et il dénonce une volonté de l'opposition d'attiser "toutes les colères"...
 Le monde à l'envers ! "C'est quand même historique ce qui se passe : le RN sera au côté du PS - on peut aussi dire le PCF au côté du RN ! - pour manifester, là où la CFDT n'appelle pas à la manifestation", s'est offusqué le patron de LREM dans l'émission Dimanche en politique sur France 3, évoquant ensuite sur Twitter "un mur (qui) va tomber". Sommes-nous à Berlin ?
A l'approche de la journée de mobilisation le 5 décembre contre le projet de réforme des retraites, l'opposition pointe en revanche l'opacité des mesures mises en discussion et donc l'absence d'une possibilité de vrai dialogue véritablement ouvert et franc.

Le parti du président est lucide : le pouvoir fait l'unanimité contre lui.
"On voit bien qu'il y a une volonté de faire converger toutes les colères, d'attiser tout ce qui va mal", a-t-il affirmé, dénonçant la forte mobilisation annoncée par les opposants au projet du gouvernement, qui risque de paralyser le pays, quand la stratégie du flou et l'arrogance de la rhétorique se substituent au dialogue.

La mobilisation interprofessionnelle du 5 décembre s'annonce massive, notamment dans les transports, mais aussi à EDF, dans les universités, l'Education nationale ou la Justice.
"Tout cela est orienté contre la politique du gouvernement par ceux qui ont toujours le sentiment qu'on a pris le pouvoir par effraction et qui n'ont qu'un rêve au fond: faire en sorte que nous ne réussissions pas", polémique Guerini, comme si l'enjeu était partisan avant que d'être social et politique.

Les Français prennent conscience de leurs erreurs en mai et juin 2017


Adrien Quatennens, numéro 2 de La France insoumise, avait affirmé auparavant que si "dans le pays, les colères sont nombreuses", la mobilisation du 5 décembre devait se concentrer sur la réforme des retraites. "Il ne faut pas dévier, il faut aller sur les retraites, parce qu'on peut faire reculer ce gouvernement", a-t-il insisté, assuré du relais d'Europe 1, contrôlé à 100 % par Lagardère Active (comme le JDD), Les Echos, pôle média du groupe LVMH, comme Le Parisien et Radio Classique, et de CNews, groupe Canal+, détenu par Vincent Bolloré).

A droite,
Gérard Larcher (LR) a dénoncé "l'opacité totale" autour du projet du gouvernement qu'il a appelé à clarifier les choses.
"Je ne crois pas réellement à une espèce de miracle de réouverture d'un dialogue d'ici jeudi", a affirmé le président du Sénat (RTL, Le Figaro, LCI), mais
"d'ici la fin du mois, il faut que le gouvernement éclaircisse".

Les questions non arbitrées foisonnent et alimentent les inquiétudes.


Ainsi la question essentielle de l'âge de départ à la retraite reste notamment posée. "Il faut regarder les Français en face et leur dire : 'on bougera, on ne restera pas à 62 ans. La réalité, c'est qu'on passera à 63 ans, puis à 64", a mis en garde le président du Sénat.

Pour la présidente de l'Ile-de-France, 
Valérie Pécresse, qui fut au côté du gouvernement sur la loi  Orientation et Réussite des étudiants, puis sur la réforme de la SNCF qui modifie le statut du cheminot, "le vice initial de la réforme des retraites c'est de vouloir changer les règles du jeu en cours de jeu."

"Si la grève est ultra suivie, si le service minimum n'est pas assuré aux heures de pointe, on va plonger des millions de Français dans la détresse", a  déploré la présidente de région 
(une ex-LR qui participe à Libres! et se construit un avenir présidentiel) sur BFMTV, indiquant que "si le service minimum n'est pas assuré" dans les transports publics, elle demandera "un remboursement" des usagers. Revendication électoraliste ? 
Qui financera les remboursements ? La SNCF est en effet un établissement public à caractère industriel et commercial. Détenu à 100% par l'Etat et le contribuable, l'usager paiera son propre remboursement ! Et avec lui tous les Français...  

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