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mercredi 4 décembre 2019

Manifestations du 5 décembre : Macron oppose la force et la dénonciation au droit de manifester

6.000 policiers à Paris et le préfet Lallement qui appelle à dénoncer les casseurs : retour aux "années les plus sombres de notre Histoire"

Le préfet de police de Paris a appelé les manifestants à "aider" les forces de l'ordre

La notice de la direction départementale de la sécurité publique diffusée depuis ce week-end.
Macron développe la pratique de la dénonciation sécuritaire
Le pouvoir qui se disait serein prend peur: il justifie son appel à la dénonciation par sa volonté de "préserver la paix, la sécurité, et donc le droit de manifester".
"Je suis là pour garantir la démocratie," a expliqué ce préfet de police qui se montre prêt à recourir à tous les moyens. Au centre d'un point-presse donné ce mercredi 4 décembre, à la veille de la journée de grèves interprofessionnelles contre la réforme des retraites, le préfet de police de Paris Didier Lallement a détaillé le dispositif sécuritaire mis en place pour le cortège parisien, qui doit défiler dans les rues de la capitale ce jeudi 5 décembre.

Lallement "ne veut pas émettre un message négatif".

VOIR et ENTENDRE le représentant du gouvernement - qui apparaît en fusible -   annonçant avoir mis en demeure la Mairie de Paris de prendre les dispositions utiles à la sécurisation de la capitale:
"J'ai transmis à la mairie de Paris une réquisition, la nécessité d'évacuer tout ce qui est utilisé par certains manifestants pour en découdre avec les forces de l'ordre. Ma réquisition vise à demander aux autorités municipales d'enlever tous ces objets", a-t-il ajouté.

A la mi-novembre, des groupes de manifestants avaient utilisé de matériel de chantier place d'Italie, lors d'une journée de tensions en marge du 1er anniversaire des Gilets Jaunes". Christophe Castaner avait abondé en ce sens dès le début d'après-midi : "Nous savons qu'il y aura beaucoup de monde dans les manifestations et nous connaissons les risques (...) J'ai demandé que systématiquement dès qu'il y aura des désordres, des émeutes urbaines, des violences, nous puissions interpeller tout de suite", avait commenté le ministre de l'Intérieur.

Face à "
la difficulté des casseurs", la préfecture de police de Paris a mobilisé 6.000 policiers et gendarmes.

Par ailleurs, 180 motos, "un chiffre maximal dont nous sommes capables", seront déployées, a précisé Didier Lallement. "Nous serons extrêmement mobiles", promet-il.

Les dénonciateurs du 5 décembre
seront-ils récompensés ?
Préoccupant : le ministère de l'Intérieur demande aux manifestants "d'aider" la police, "en dénonçant les casseurs" introduits dans le cortège, au risque de provoquer des violences au coeur du défilé.

Le préfet s'est également adressé aux manifestants : "A tous ceux qui veulent venir manifester, qu'ils viennent sans crainte ! Je ne voudrais surtout pas émettre un message négatif qui ferait penser que je cherche à démobiliser je ne sais qui, se défend-il à nouveau. Le droit de manifester est "un droit constitutionnel"; la préfecture de police est une institution républicaine qui vise à préserver la paix et la sécurité, et donc le droit de manifester," ajoute-t-il, prenant les devants face aux critiques qui ont commencé à s'élever.


Le préfet a évoqué sa décision de demander la fermeture des commerces sur le tracé du cortège officiel de la manifestation parisienne, entre la place de la Nation et gare du Nord, "une précaution essentielle", insiste-t-il. 

Quelque 245 rassemblements et manifestations sont prévus jeudi en France contre la réforme des retraites.

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