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samedi 14 décembre 2019

Retraites : l' "âge pivot" à 64 ans vacille

L'"âge d'équilibre" à 64 ans est devenu "négociable" ...

Les policiers et gendarmes ont ouvert une brèche dans la digue

 C'est une sous-fifre du gouvernement qui annonce le mollissement du quadra. La secrétaire d'Etat auprès de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, a lâché samedi que l'âge pivot à 64 ans pour la retraite est "négociable", soulignant que les négociations restaient
ouvertes. 
L'âge pivot à 64 ans, le premier ministre "ne dit pas que c'est absolu, que ce n'est pas négociable, il dit c'est une proposition, c'est négociable et notre porte est ouverte", a déclaré sur BFMTV, la condisciple à l'ENA d'Alexis Kohler, donnant le signal de la débandade au sommet de l'Etat.
"Ce n'est pas une question de recul, c'est une question d'objectif, a raconté la secrétaire d'Etat. Le nouvel "objectif" (!), c'est "qu'au départ les jeunes ne partent pas avec un système déséquilibré parce qu'on leur mentira. Il y a différentes façons de le faire, et nous il nous semble que la meilleure façon c'est cet âge pivot", a-t-elle assuré.

 "Le Premier ministre a indiqué que si on veut faire une réforme systémique jusqu'au bout, il faut qu'elle soit équilibrée, c'est-à-dire qu'on ne démarre pas en faussant les paramètres, en permettant à ceux qui sont les plus âgés de partir tranquillement, quand les plus jeunes n'ont aucune garantie que leur retraite sera financée, parce qu'en fait on triche dès le début", a-t-elle ajouté. 

Pannier-Runacher, chargée d'assumer le déshonneur

Résultat de recherche d'images pour "Pannier-Runacher""Notre main est tendue", a-t-elle déclaré. On ne parle plus de discussions: on en est à des négociations. Des négociations vont avoir lieu "en début de semaine", a-t-elle indiqué, après avoir évoqué les discussions qui se sont déroulées vendredi: "Lorsqu'on négocie avec la SNCF et que la CGT ne vient pas à la table des négociations bilatérales, c'est un constat (...), il faut être deux pour négocier". Un appel du pied à la CFDT qui se veut syndicat de dialogue.

"Nous travaillons aussi pour faire partir les Français à Noël, pour que les trains fonctionnent", et que les fêtes de Noël soient "les plus sereines possibles", a ajouté la secrétaire d'Etat. Dans le même temps, les chaînes de radio et de télévisions aux mains d'hommes d'affaires matraquent les Français de reportages décrivant la galère des Franciliens face aux grèves des transports contre le projet de réforme inéquitable et flou des retraites.

Le gouvernement tente depuis jeudi de faire revenir la CFDT à la table des négociations. Il avait rompu le dialogue lorsque, parmi ses annonces, Edouard Philippe a évoqué un "âge d'équilibre", forme déguisée de l'"âge pivot" maquillé par les apprentis de l'Elysée en sémantique, mais la confédération ne veut pas en entendre parler, même sous la forme d'une instauration progressive qui permettrait d'atteindre l'âge de départ à la retraite à 64 ans en 2027, assorti d'un système de bonus/malus qui pénalise les carrières chaotiques (les femmes et les accidentés de la vie).

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