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lundi 16 décembre 2019

Radio France entre dans sa 4e semaine de grève

L'abattement fiscal de 7.650 euros des journalistes permet de tenir sur la durée?

Des employés de Radio France manifestent devantle ministère de la Culture, le 29 novembre 2019

Le conflit s'enlise à Radio France qui est entré lundi dans sa quatrième semaine de grève à l'appel de la CGT, "organisation représentative" qui  reconduit la mobilisation jusqu'à mercredi minuit et qui ne semble pas s'apaiser.

Les salariés du groupe public, en grève pour le 22e jour, réclament toujours le retrait du plan d'économies et de suppressions de postes prévu par la direction.

Le taux de grévistes à la mi-journée était de 3,21% des effectifs prévus, d'après un décompte communiqué à l'AFP par la direction du groupe, après 1,80% vendredi au même moment.

Les antennes de France Inter, France Info, France Culture diffusaient un service musical et quelques bulletins d'information, lundi et la perspective du mouvement interprofessionnel contre la réforme des retraites de mardi et celle d'un nouveau mouvement de grève intersyndical jeudi à Radio France ne laissent pas présager d'amélioration.

Outre la CGT, qui a déposé un préavis renouvelable le 25 novembre, la section FO de Radio France appelle à la grève jeudi, dénonçant un projet dangereux "pour chacun.e des salarié.es et pour la pérennité de l'entreprise" tandis que le SNJ, la CFDT, Sud et l'Unsa ont déposé ensemble un autre préavis pour jeudi.

"La mobilisation par tous les moyens se poursuivra en 2020. 

L'Etat et la direction de Radio France doivent considérablement revoir leur copie", écrivent les organisations dans un communiqué, dénonçant "l'inconscience" de la direction qui convoque jeudi les syndicats à une réunion de négociation "sur les seules modalités d'accompagnement des salariés volontaires au départ".

Dans un entretien au JDD ce week-end, la patronne du groupe Sibyle Veil a opposé que retirer ce plan "serait irresponsable" mais admis qu'"il reste des inquiétudes auxquelles je souhaite répondre par le dialogue social. Pour cela, la négociation doit s'intensifier".

"Si sa volonté de dialogue était si grande que ça je ne pense pas qu'il y aurait l'ensemble des organisations syndicales représentatives de la maison qui seraient opposées à ce plan", a répliqué un représentant du personnel lors de l'AG de lundi.

Les représentants du personnel ont également dénoncé les propos de Mme Veil sur le fait qu'"il ne doit pas y avoir de disproportion entre mobilisation réelle et mobilisation ressentie".

Un représentant syndical du SNRT-CGT de France Medias Monde, invité à s'exprimer, a dénoncé de son côté un projet de 30 suppressions de postes via un plan de départ volontaire dans le groupe qui coiffe la radio RFI et la chaîne France 24.


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