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vendredi 7 février 2020

Grève : les poubelles débordent à Paris

"Qui gère la collecte et le traitement des ordures ?" : Le Parisien veut des coupables...
 CET ARTICLE A ETE RETABLI
A LA SUITE D'UNE DISPARITION INTEMPESTIVE 
QUI N'EST PAS DE LA RESPONSABILITE DE L'AUTEUR

La propreté de la capitale plus que jamais en débat en cette période de campagne électorale et de grève chez les éboueurs et les incinérateurs.





Les campagnes électorales ont cet avantage qu'elles mettent les sujets sur le pavé, comme les ordures ménagères et les rats, notamment dans les grandes villes comme c'est actuellement le cas à Paris ou Marseille. Paris, du moins certains de ses quartiers, est envahie par la saleté, ce que pointent certains, bon nombre d'opposants à Anne Hidalgo ou de media étrangers, plus libres que les autres, contaminés par le modèle macronien du déni automatique, mécanique, mais agressifPrenons, au hasard, Le Parisien, dont les intentions politiques sont toujours transparentes...

Concrètement, qui fait quoi en termes de gestion des ordures? 
Posée aussi clairement, la question recèle des intentions politiciennes que la presse partisane prémédite de révéler. Alors qu'une grève "paralyse" actuellement toute la gestion des déchets, une appréciation biaisée, on a droit au "décryptage" d'un système plutôt complexe, où se mêlent à l'évidence agents municipaux et une myriade de prestataires privés. 

Deux étapes du traitement des ordures ménagères peuvent être distinguées: premièrement, la collecte des ordures, puis leur tri et leur traitement dans des centres dédiés, comme chacun sait. Or, les deux secteurs sont touchés par le mouvement social de rejet de la réforme Macron des retraites, mais dans des proportions différentes.

La mairie sous-traite la moitié de la collecte.
C'est la Ville qui a la compétence du ramassage des ordures ménagères et d'une partie de celles des professionnelles. On parle ici des poubelles vertes et jaunes, des corbeilles de rue, mais aussi des détritus issus des marchés.
Dans la moitié des arrondissements (2e, 5e, 6e, 8e, 9e, 12e, 14e, 16e, 17e, et 20e), cette mission est assurée par la Régie, c'est-à-dire par des agents municipaux. Dans l'autre, elle est déléguée à quatre sociétés privées (Urbaser, Pizzorno, Veolia et Derichebourg). Au total, on dénombre près de 2.784 éboueurs (97 % d'hommes), dont deux tiers sous la coupe de la mairie. Et un peu plus de 500 camions bennes en circulation chaque jour, selon des chiffres de 2017.

La mairie de Paris estime qu'environ 3,5 % de ses éboueurs municipaux sont en grève depuis le 5 décembre. 
Un chiffre que conteste la CGT Services Publics auprès du Parisien, sans être en mesure de donner le sien. La secrétaire générale Natacha Pommet met en tout cas en avant la série de blocages matinaux des garages à camions-poubelles et les piquets de grève temporaires de la plupart des agents "durant 30 minutes, une heure ou deux heure
Selon elle, en ce moment, environ 1.000 à 1.500 tonnes de déchets ne sont pas collectées chaque jour. Ce qui correspondrait à 30 à 50 % des déchets traités en temps normal dans la capitale.


Les usines d'incinération ouvertes, mais pas les fours.
Pour bien saisir l'accumulation des poubelles dans les rues parisiennes, il faut aussi s'intéresser à ceux qui traitent ces déchets. Là, ce n'est plus la Ville qui gère mais le syndicat mixte métropolitain Syctom. Cet établissement, qui officie dans près de 85 communes franciliennes, gère six centres de tri/recyclage des poubelles jaunes et trois usines d'incinération des autres ordures ménagères.

La grande partie des soucis rencontrés en fin de semaine dernière sur le trottoir parisien s'explique par la grève des trois sites d'incinérations (Saint-Ouen, Ivry-Paris XIII et Issy-les-Moulineaux). 
VOIR et ENTENDRE la présentation de la grève des incinérateurs de Paris et dans les rues envahies de déchets :
la video sera replacée ultérieurement...

A Ivry, près de 61 % du personnel se déclarait gréviste ce mercredi, selon Julien Lambert de la CGT Energie. Dans les deux autres centres, ce taux se situerait " entre 40 et 50 %". Avant la réquisition d'une partie des agents d'exploitation par arrêté préfectoral, les bennes ne pouvaient plus déverser leurs déchets et repartir faire la collecte. Ce qui a fait dérailler toute la chaîne et contraint la mairie à suspendre le ramassage.
A noter que la chaîne de la gestion du verre suit elle un parcours particulier et n'est pas paralysée par ce mouvement de contestation. Quatre sociétés privées se partagent ce marché, sans aucun lien avec la mairie de Paris et Syctom.


Tous les déchets sont désormais réceptionnés, selon la direction de Syctom. Toutefois, six des sept fours - qui transforment la chaleur dégagée en chauffage urbain - restent encore éteints. Donc, "85 % des déchets sont enfouis au sol en Seine-et-Marne et dans le Val-d'Oise, contre 6 % en principe", indique la direction, qui évoque un "scandale environnemental". 
Pointée du doigt, la CGT Energie dit comprendre cette "préoccupation écologique ", mais refuse d'abandonner son combat pour la reconnaissance de la pénibilité de leur métier.

vendredi 27 décembre 2019

Philippe Martinez (CGT) est allé soutenir des grévistes rassemblés à Vitry aux aurores

L'absence de la droite signifie-telle indifférence au sort des plus précaires ?

La droite républicaine soutient les efforts de réformes de Macron sans même en dénoncé les procédés

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez lors d\'un rassemblement au dépôt de bus de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), vendredi 27 décembre 2019.

Pendant les fêtes de fin d'année, la CGT maintient la pression contre la réforme Macron des retraites. 
Vendredi 27 décembre, l'Union départementale du Val-de-Marne et le syndicat de la RATP Bus ont notamment organisé un blocage du dépôt de bus de Vitry-sur-Seine, bastion communiste depuis 1944, sans interrruption.

Le secrétaire général de la CGT était aux côtés des grévistes qui se sont rassemblés vendredi matin au dépôt de bus RATP de Vitry, bastion communiste.
Au petit matin ce vendredi 27, le leader de la CGT en a profité pour rappeler que la grève n'est pas terminée : "C'est un mouvement fort, qui est toujours soutenu par l'opinion, a-t-il souligné (...) 

"Il est temps que le gouvernement et le président de la République voient la colère, et qu'ils écoutent le peuple", a-t-il affirmé, avant de poursuivre : "quand on est face à une telle réforme, qui va complètement bouleverser notre système social, ça vaut le coup de s'investir dans la grève, dans les manifestations. C'est le moment ou jamais," a-t-il insisté.
VOIR et ENTENDRE le Cégétiste:


Quatre dépôts de bus étaient bloqués vers 6 heures, dont deux partiellement, à Paris et en petite couronne, selon la préfecture de police

"On est accueilli par des matraques. Cette conception du dialogue social, ça montre la fébrilité du gouvernement", a dénoncé Philippe Martinez.

Deux heures plus tard, après intervention des forces de l'ordre, il n'y avait "plus aucun blocage sur l'agglomération parisienne", a précisé le représentant local du ministère de l'Intérieur sur Twitter. 

lundi 16 décembre 2019

Radio France entre dans sa 4e semaine de grève

L'abattement fiscal de 7.650 euros des journalistes permet de tenir sur la durée?

Des employés de Radio France manifestent devantle ministère de la Culture, le 29 novembre 2019

Le conflit s'enlise à Radio France qui est entré lundi dans sa quatrième semaine de grève à l'appel de la CGT, "organisation représentative" qui  reconduit la mobilisation jusqu'à mercredi minuit et qui ne semble pas s'apaiser.

Les salariés du groupe public, en grève pour le 22e jour, réclament toujours le retrait du plan d'économies et de suppressions de postes prévu par la direction.

Le taux de grévistes à la mi-journée était de 3,21% des effectifs prévus, d'après un décompte communiqué à l'AFP par la direction du groupe, après 1,80% vendredi au même moment.

Les antennes de France Inter, France Info, France Culture diffusaient un service musical et quelques bulletins d'information, lundi et la perspective du mouvement interprofessionnel contre la réforme des retraites de mardi et celle d'un nouveau mouvement de grève intersyndical jeudi à Radio France ne laissent pas présager d'amélioration.

Outre la CGT, qui a déposé un préavis renouvelable le 25 novembre, la section FO de Radio France appelle à la grève jeudi, dénonçant un projet dangereux "pour chacun.e des salarié.es et pour la pérennité de l'entreprise" tandis que le SNJ, la CFDT, Sud et l'Unsa ont déposé ensemble un autre préavis pour jeudi.

"La mobilisation par tous les moyens se poursuivra en 2020. 

L'Etat et la direction de Radio France doivent considérablement revoir leur copie", écrivent les organisations dans un communiqué, dénonçant "l'inconscience" de la direction qui convoque jeudi les syndicats à une réunion de négociation "sur les seules modalités d'accompagnement des salariés volontaires au départ".

Dans un entretien au JDD ce week-end, la patronne du groupe Sibyle Veil a opposé que retirer ce plan "serait irresponsable" mais admis qu'"il reste des inquiétudes auxquelles je souhaite répondre par le dialogue social. Pour cela, la négociation doit s'intensifier".

"Si sa volonté de dialogue était si grande que ça je ne pense pas qu'il y aurait l'ensemble des organisations syndicales représentatives de la maison qui seraient opposées à ce plan", a répliqué un représentant du personnel lors de l'AG de lundi.

Les représentants du personnel ont également dénoncé les propos de Mme Veil sur le fait qu'"il ne doit pas y avoir de disproportion entre mobilisation réelle et mobilisation ressentie".

Un représentant syndical du SNRT-CGT de France Medias Monde, invité à s'exprimer, a dénoncé de son côté un projet de 30 suppressions de postes via un plan de départ volontaire dans le groupe qui coiffe la radio RFI et la chaîne France 24.


mardi 10 décembre 2019

Djebbari se fait clouer le bec par un gréviste

Le secrétaire d'Etat aux Transports ne fait pas le poids

Le gouvernement a été interpellé par des grévistes en gare du Nord à Paris 

Djebbari  était allé au contact pour une opération de com' tendant à prouver que le pouvoir est ouvert au dialogue. Sous les caméras qui s'étaient rendues à la convocation, le secrétaire d'Etat aux Transports comptait faire le point sur la situation et dire la "détermination" de Macron à mener la réforme des retraites comme il l'entend et quoi qu'il se passe à travers le pays. La rencontre avec des grévistes était imprévue.
En vérité, elle était tenue secrète, pour qu'il puisse pérorer face à des cadres, notamment ceux qui, à la demande de la direction, ont accepté de prendre la place des grévistes le 5 décembre.
Le petit bonhomme se tient bien droit - d'aucun le jugent raide - pour gagner en stature : il pèse en effet  64 kilos pour 1m72. Il souffre tellement d'être frêle qu'il assure dans Paris Match avoir pratiqué le rugby... A 37 ans, on ne lui connaît ni femme, ni enfant.

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Djebbari, pilote du dimanche
A l'issue de sa visite organisée au centre de contrôle de la gare du Nord, le sous-ministre s'est fait interpeller par une douzaine de grévistes de la SNCF qui l'attendaient de pied ferme. 

"Votre gouvernement doit prendre conscience que les cheminots ne vont pas lâcher. On ne lâchera pas jusqu'au retrait", a lancé un gréviste à l'ancien pilote d'avion d'affaires.

"La clause du grand-père, on ne veut pas l'entendre", a renchéri une cheminote. "C'est la base qui décide", lui a dit un autre gréviste, un probable militant de Sud Rail.
Droit sur ses ergots, le petit coq à la crête tout-à-coup vermillon, lance alors : "C'est aussi les Français", ajoutant que "le gouvernement est aussi déterminé à faire cette réforme". "Je parle avec d'autres syndicats de la SNCF et vous représentez une vision", a-t-il également accusé.

L'un d'entre eux était plus ferme que les autres, comme en atteste cette vidéo de BFMTV. "Il y a eu des 'gilets jaunes' et il y a des travailleurs et c'est la réalité dans ce pays. Vous avez laissé les vrais travailleurs, ceux qui produisent les richesses dans ce pays, vous les avez laissé crever, et ces gens-là en ont ras-le-bol", a invectivé (AFP) expliqué ce salarié, assurant qu'ils "ne vont pas lâcher". "La force des travailleurs, c'est la grève", ont ensuite entonné le reste des militants.

VOIR et ENTENDRE Djebbari battre en retraite, la queue entre les jambes :

Juste avant, le secrétaire d'Etat avait préféré rencontrer des 'Gilets rouges' du centre opérationnel de la gare du Nord, des volontaires qui informent les passagers et gèrent les flux, ainsi que des agents de la police des chemins de fer.

Observez cette attitude familière de Djebbari:
les bras croisés sont-ils un signal d'ouverture ?
"Politiquement le calendrier est posé, puisque c'est mercredi que le premier sinistre donnera l'architecture détaillée de la réforme  - dont le projet a été rendu il y a six mois par Delevoye, le 19 juillet dernier - et notamment son application aux régimes spéciaux. J'espère que cela permettra d'avancer très concrètement vers une reprise du trafic, vers une résolution du conflit", a-t-il déclaré à des journalistes.

Selon les agents de la police des chemins de fer que le ministre a rencontrés, sur le plan de la sécurité, il y a "quelques tensions aux heures de pointe, notamment à l'arrivée des trains. On a eu quelques accidents vendredi, des gens qui se sont faits piétiner". "Bravo, bon courage, nous aussi on travaille pour trouver une solution", leur a lâché Djebbari.
Une opération de com' foirée !

Le système de retraites par points préconisé dans le rapport Delevoye est-il forcément perdant?
VOIR et ENTENDRE l'analyse de Nicolas Doze (BFM):


vendredi 6 décembre 2019

Manifestation à l’hôpital : 80% du personnel des urgences de la Timone en arrêt maladie

Les infirmiers bloquent les urgences de l’hôpital de la Timone à Marseille 

Depuis le jeudi 5 décembre au soir, ils protestent contre le sort réservé à leur cadre supérieur. 


Ce sont les internes, les externes et les étudiants en soins infirmiers qui assurent le service, suite à un entretien "musclé" qui a mal tourné avec la direction, le 4 décembre dernier. Elle aurait quitté son poste et les paramed ont stoppé toute activité en soutien à cette cadre sup de santé.

"Ils lui ont fait comprendre qu'elle faisait un travail totalement inefficace et qu'elle n'avait pas du tout sa place ici", résume un infirmier qui participe au blocage, interrogé par France 3. "Nous travaillons avec elle depuis 10 ans. Elle a permis de créer et de réunifier le service d'urgences sur Marseille, notamment à la Timone." 

Et ça se dit médecin sur Twitter : la situation est décrite comme un “cataclysme” par l’interne et l’ambiance "pesante". Seuls les patients graves sont encore pris en charge. Les patients sont délocalisés sur les autres hôpitaux de la ville.

L'un des plus grand service d'urgence de France fermé à 80%... L'atmosphère est pesante, ça fait presque film d'horreur




Vidéo intégrée

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Leurs revendications ne s’arrêtent pas là. 

Rejointe par des soignants de l'extérieur, l’équipe des 25 soignants demande également l’augmentation des effectifs, la réouverture de lits pour un accueil correct des patients et la revalorisation salariale pour tous les paramédicaux.

Une rencontre a été organisée avec le directeur général de la Timone jeudi soir et une seconde, vendredi matin. Ils ont obtenu la reconnaissance de l’extrême violence avec laquelle leur cadre supérieure a été traitée, mais les avancées dans les revendications ne sont toujours pas jugées "satisfaisantes" par les soignants.

Même si le blocage des urgences est levé, le service tourne au ralenti, avec de fortes perturbations liées aux nombreux arrêts maladie qui se multiplient depuis ce jeudi.

mercredi 30 octobre 2019

SNCF : malveillant, le pouvoir sanctionne les grévistes, mais populiste, il rembourse les usagers

Pas de paiement des jours de grève, lance Pépy, celui qui, avant de partir, indemnise les clients

"Aucun client, aucun Français ne comprendrait que l’on paye les jours de grève", a affirmé mercredi le président de la SNCF
Mépris de classe sur le visage de Macron avec Pepy à sa droite,
face à un cheminot seul face à eux, en février dernier
Ils ne comprennent pas davantage que les usagers soient remboursés lorsque les perturbations à la SNCF durent : c'est une chose d'indemniser les voyageurs pris par surprise et laissés à quai, comme le 21 octobre, premier jour des vacances de la Toussaint, mais c'en est une autre pour les jours suivants. Comme c'est encore le cas avec le nouveau conflit au centre de maintenance de Châtillon qui, comme chacun sait, se poursuit. Ce ne sont pas "200 cheminots d'un centre de maintenance de Châtillon [qui sont] à l'origine des blocages," comme l'écrit TF1 sur son site. Si leur grève reconduite ce lundi en assemblée générale - "deuxième mouvement social intempestif à la SNCF", selon Olivier Bost (RTL) - bloque une partie du trafic des TGV Atlantique - 8 TGV sur 10 circuleront en fait chaque jour de ce jeudi jusqu'à dimanche sur l'axe Atlantique - ,  c'est suite à des infrastructures obsolètes et à risques, à force de gaspillage démagogiques et de l'insuffisance des recrutements de personnels et d'investissements de maintenance. 
"80% des places prévues initialement seront disponibles", a précisé Gwendoline Cazenave, la directrice du TGV Atlantique, entre Paris et la Bretagne, les Pays-de-la-Loire et le Sud-Ouest, alors que 200 des 700 salariés du techni-centre de Châtillon, en région parisienne, sont toujours en négociations.
  - Visactu

Une "grève-sauvage", "démarrée sans préavis", souligne Pauline de Saint-Rémy (RTL), dans le centre de maintenance de Châtillon, situé sur une commune de gauche (SFIO, puis PCF, de 1947 à 1983, et UMP-LR depuis), dans les Hauts-de-Seine (département présidé par le juppéiste Devedjian qui fut promu ministre de Jacques Chirac par l'entremise de Raffarin). Mais, pour tous, un dialogue de sourds. "On est au contact des grévistes, on parle reconnaissance du travail, travail du week-end, travail de nuit, mais il y a une revendication qu’il est impossible de satisfaire : c’est le paiement des jours de grève", a asséné Guillaume Pépy. "Il n’est pas légitime de payer les jours de grève, chacun le sait." "En même temps", est-il "légitime" de rembourser les usagers avec billets qui se sont aventurés dans les gares en connaissance des perturbations ?

Motifs de la grève ?

Un accord prévoyait de supprimer douze jours de repos par an, initialement prévus pour compenser le travail de nuit et de week-end des agents de maintenance du centre. Bien qu’il ait été très vite retiré, la grève dure maintenant depuis plus de dix jours, les salariés demandant une prime exceptionnelle.

Le 30 au soir, à la suite de la conférence de presse de 18h30, une délégation de grévistes a pu rencontrer la direction pour des négociations de 4 heures sans qu’aucune concession ne soit faite d’un côté comme de l’autre. Un communiqué publié par les grévistes dénonce alors le "jusqu’auboutisme de la direction du site", tout comme le refus de la part de la SNCF de les recevoir dans son siège national. 

La menace de suppression des douze jours de repos supplémentaires par an visait à aider les bas salaires qui travaillent de nuit et les weekends est levée, mais la grève au Technicentre de Châtillon continue et s'étend, bien que le projet déclencheur de la grève le 21 ait été retiré le 22 octobre par la direction du TGV Atlantique.

Les grévistes réclament désormais un paiement des jours de grève, que la direction leur refuse, la garantie de ne pas faire l'objet de sanctions disciplinaires en raison de leur arrêt de travail et une "revalorisation", c'est-à-dire une prime de 3.000 euros.

Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'Etat aux Transports a exclu mardi tout paiement d'une prime et des jours de grève, lors des questions à l'Assemblée nationale.

Ce "mouvement social est aujourd'hui sans objet, a décrété le nouveau petit collaborateur d'Elisabeth Borne (présidente de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de 2015 à 2017), dans la mesure où le projet de réorganisation qui était demandé a été retiré par la direction régionale. Dès lors, la demande de prime pour reprendre le travail paraît a minima hors sujet, en tout cas injustifiée", avait-il asséné.

"Concernant la demande de paiement des jours de grève il n'y a de la même façon aucune raison d'y donner suite, c'est ce que nous a dit la SNCF et c'est la position du gouvernement", avait-il martelé, se retranchant derrière l'avis de l'entreprise publique.

D'autres mouvements pourraient voir le jour


La grève du techni-centre de Châtillon pourrait s'étendre à celui du Landy. 
Dans cet autre techni-centre d’Ile-de-France, à Saint-Denis (93), Sud Rail explique que les délégués syndicaux du site protestent contre leurs conditions de travail. "On a des démissions tous les jours; on est obligé d'aller négocier avec les collègues parce qu'ils veulent partir. Ils en ont marre des conditions de travail qui se dégradent. [...] Moi, j'ai 20 ans d'ancienneté et je suis à 1.600 euros", déplore Fabien Monteille, délégué syndical sur le site. 
[Ceux de Landy se sont mis en grève le 31 octobre, comme ceux du technicentre Est Européen (TGV) à Pantin et Bobigny, en Seine-Saint-Denis également, alors que le couple Macron prend des vacances à Honfleur sous la haute protection d'une centaine de policiers qu'on a vus particulièrement nerveux à la télévision]
Pour le syndicaliste révolutionnaire au Landy, les cheminots sont à bout : "les collègues en ont tellement ras-le-bol qu'ils disent : 'c'est aujourd'hui qu'on est pas content, c'est aujourd'hui qu'on veut en découdre' ". 
C’est donc par solidarité et pour dénoncer, eux-aussi, des conditions de travail qu’ils jugent indignes, que les deux autres techni-centres franciliens ont débrayé. La SNCF se félicitait jusqu’à présent de pouvoir faire rouler 80% des trains à l’approche du week-end de la Toussaint, mais la propagation du mouvement met en péril la réalisation de cet objectif.

samedi 14 septembre 2019

La politique de Macron reste impopulaire et les Français soutiennent donc toujours les urgentistes et les Gilets Jaunes

Ouest-France manipule l'opinion avec son interprétation d'un sondage pour La Tribune

"Une majorité des Français en a assez des Gilets jaunes
," lance le site détenu par un homme politique monégasque.

Résultat de recherche d'images pour "Macron arrete de nous prendre pour des cons banderole"
"Nous vivons une époque où rien ne nous est épargné,"
s'est plaint Macron en juillet
A une petite majorité, 52 % des Français sélectionnés souhaitent que le mouvement des Gilets jaunes s’arrête dans les prochaines semaines. C’est ce qui ressort d’une enquête publiée ce mardi matin par BVA pour le quotidien La Tribune, qui touche des subventions de l’Etat français: 2,53 millions d’euros du fonds d'aide à la modernisation de la presse entre 2003 et 2010... Autant dans la période suivante ?

Dix mois après le début de la grogne des Gilets jaunes aux ronds-points, un peu partout dans les rues de France, et après la relance de la mobilisation le week-end dernier, une majorité des Français (52 %) qui effectuent leur rentrée ne souhaiterait pas que ce mouvement se poursuive dans les prochaines semaines: est-ce à dire qu'ils attendent de l'arrogant Macron qu'il quitte sa posture de rigidité C’est l'interrogation que pose ce sondage BVA réalisé pour le quotidien La Tribune, auprès de mille personnes, entre les 5 et 6 septembre, en pleine rentrée scolaire.

Les personnes les moins réceptives au combat des Gilets Jaunes sont les retraités (63 %), les cadres (61 %) et les professions intermédiaires (58 %), notamment les petits commerçants, tous craignant les débordements des éléments les plus radicaux. 
Evidemment, les sympathisants de La République en marche sont également 93 % à dire leur ras-le-bol face à cette contestation de la politique de leur idole, Manu 1er et de leur icône, Brigitte. 
Ils ne sont plus que 73 % chez les proches du parti Les Républicains, dont des Juppéistes.

A contrario, 52 % des employés et ouvriers soutiennent toujours la mobilisation sociale, qui ne sont la cible ni commerciale, ni éditoriale de La Tribune. 
Sont pareillement hostiles, 47 % des Français vivant en zone rurale, 80 % des sympathisants de La France insoumise et 64 % des proches du Rassemblement national. 
BVA souligne enfin que " le mouvement des Gilets jaunes reste encore très populaire auprès des catégories de population l’ayant porté à l’origine".

Les Français sont encore assez partagés sur l'avenir qu'il voient à cette lutte pour leur pouvoir d'achat.
 
Si 38 % d’entre eux pensent que la mobilisation va regagner en intensité, avant même que la réforme de leurs retraites ait pris tournure, ils sont seulement 30 % à estimer qu’elle va s’essouffler, puisque les réformes vont pleuvoir, annonce-t-on, et donc 18 % qu’elle va s’arrêter dans les semaines qui suivent. 
85 % des personnes se déclarant Gilet Jaune restent convaincus que la mobilisation va s’intensifier rapidement.

Fin juillet, Macron ne jouait pas aux apprentis-sorciers de BVA et prévenait que la crise n’est pas "derrière nous".
Alors que plusieurs centaines de 
Gilets jaunes s'étaient rassemblés à Perpignan, le samedi 27 juillet, et que de nombreuses permanences de députés-godillots étaient taguées par des exploitants agricoles dénonçant leur soutien au CETA, le président Macron était résigné sur le sujet sur son lieu de vacances, parmi quelques militants volontaires et "bagués" de bracelets verts ou bleus pour assurer le déroulement harmonieux de la causerie, à Bormes-les-Mimosas (Var).
"Il y a des problèmes profonds dans notre pays qui sont liés à l'injustice, aux difficultés économiques qu'on connaît depuis très longtemps", avait admis l'ancien conseiller de Hollande à l'Elysée (2012-2015) et ex-ministre de l'Economie jusqu'en 2016. Et d'ajouter: "Je ne crois pas du tout que ce qui à un moment créé la colère sincère d'une partie de la population soit derrière nous". BVA cherche-il à polémiquer avec Macron ?...
La Tribune n'a retenu que l'épisode précédent où le chef de l'Etat avait donné le sentiment qu'il considérait que la contestation était de l'histoire ancienne. Lors d'un dîner avec ses ministres, il avait en effet lancé que le pays était "passé des Gilets jaunes au maillot jaune", en référence au coureur français Julian Alaphilippe, un saillie qui aura laissé Brigitte de marbre, mais un trait d'humour que la presse au premier degré avait manifestement mal "décrypté"! 


Il est vrai que Macron a bel et bien estimé que le gouvernement a su répondre à une partie de la colère à l'origine du mouvement des Gilets jaunes. Mais il reste l'autre partie et du travail. "Il y a une partie à laquelle nous n'avons pas encore répondu parce que ça prend du temps, s'est-il justifié. Il y a aussi une colère à laquelle il n'y a pas forcément de réponses immédiates", a aussi prévenu le président à qui on ne peut demander de décrocher la lune. Le mirage jupitérien a passé... "Redonner du sens à l'action, parce qu'il faut, non pas chercher à éteindre les peurs mais à redonner une perspective," tel est le message. Ca ne mange pas de pain. Ca n'en donne pas non plus. 
Le président disait enfin avoir "beaucoup de détermination et d'humilité". Un point commun avec les Gilets Jaunes...

Autre point scruté par BVA, le soutien - ou non - des Français à la politique économique de Macron 

Les indicateurs du climat des affaires dans les services comme dans le bâtiment sont, quant à eux, restés stables à respectivement 100 et 104.

Ils sont toujours une majorité à critiquer les choix du gouvernement en la matière (55 % les jugent mauvais),
mais  La Tribune fait valoir qu'ils sont moins nombreux (- 7 points) qu’en juin. Plus heureux qu'au Portugal ?
"Aujourd’hui, une personne sur trois (33 % ; + 5) juge positivement la politique menée sur le plan économique, indique BVA: c'est l'effet retour de vacances, mais c'est-à-dire que deux sur trois ne sont pas contents ! Ces perceptions sont d'ailleurs toujours aussi clivées selon la catégorie sociale des personnes interrogées : La Tribune n'a pas retenu que seulement 25 % des ouvriers et des employés émettent un jugement négatif, contre les 45 % de cadres qui se disent ravis et qui intéressent le site.

Il y a quelques jours, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait confirmé la prévision de son gouvernement d’une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,4% pour l’ensemble de l’année 2019. "La France a un niveau de croissance solide : 1,4%. Je confirme ce chiffre pour 2019", déclarait-il dans un entretien à La Croix.

Mais, lundi 9 septembre, la Banque de France avait confirmé sa prévision d’une croissance de l’économie française de 0,3% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, sur la base de son enquête mensuelle de conjoncture d’août. La croissance du produit intérieur brut de la France demeurerait ainsi sur le même rythme qu’au cours des deux trimestres précédents.
Mais il misait sur 0,4%...

Une majorité des personnes interrogées soutient encore plus fortement le mouvement social dans les urgences hospitalières

Le premier dure depuis dix mois; le second, depuis seulement cinq, moitié moins...
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Des patients soignés dans les couloirs
Selon BVA, "alors que la santé est une préoccupation grandissante dans le pays, la situation des urgences hospitalières est un sujet qui interpelle nettement les personnes interrogées, quel que soit leur profil socio-démographique".


Les Français sont inquiets de l'avenir de la contestation dans la moitié des services hospitaliers en France.
La quasi-totalité des personnes interrogées (87 %) approuve la grève dans les urgences hospitalières. Selon BVA, "alors que la santé est une préoccupation grandissante dans le pays, la situation des urgences hospitalières est un sujet qui interpelle nettement les personnes interrogées, quel que soit leur profil socio-démographique".


Les annonces de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, lundi soir, ne sont pas parvenues à convaincre et à rassurer une majorité de Français ?
Insatisfait par les mesures annoncées le 10 septembre par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pour régler la crise de l'hôpital public, l'association des médecins urgentistes de France (AMUF) de Patrick Pelloux a décidé de se joindre au mouvement de grève qui touche 250 services dans toute la France. Il était accompagné notamment d'Hugo Huon, le président du collectif Inter-Urgences à l'origine de la grève. "Nous demandons aux médecins urgentistes de se déclarer grévistes dans les services déjà en grève", a déclaré Patrick Pelloux, lançant "un appel aux autres syndicats (de médecins hospitaliers) pour qu'ils prennent leurs responsabilités". L'intersyndicale Action praticiens hôpital s'est jointe au mouvement. Message également reçu pour l'intersyndicale Action praticiens hôpital qui a décidé jeudi en conseil d'administration de se joindre au mouvement, a annoncé son vice-président, le Dr Renaud Péquignot.

Un "plan inutile" pour le docteur Patrick Pelloux 
"On n'est pas du tout d'accord" avec les mesures dévoilées lundi par le gouvernement et chiffrées à 750 millions d'euros jusqu'en 2022. "Cet argent est totalement inadapté", a-t-il souligné. "On sait pertinemment que cet argent est pris aux autres", a-t-il lancé, plaidant pour une prise en compte de "la problématique globale de l'hôpital".

"Le problème des urgences c'est celui de l'hôpital tout entier", a fait valoir le président d'APH, le Dr Jacques Trévidic. "On veut la réouverture des lits, la réembauche de tout le personnel qui a été supprimé au fil du temps et une revalorisation qui corresponde simplement au rattrapage de dix ans de blocage de salaires", a expliqué le Dr Péquignot.

"Ce plan est inutile et délétère, il ne répond pas aux problèmes qu'on a depuis des années", s'est agacé Patrick Pelloux, déplorant notamment le futur "service d'accès aux soins" promis par la ministre pour réguler les appels aux secours, "irréalisable compte tenu des problèmes de recrutement dans les Samu."

Le plan de "refondation" des urgences hospitalières présenté lundi par Agnès Buzyn prévoit également des "admissions directes" sans passage aux urgences pour les personnes âgées et une meilleure "gestion des lits" disponibles dans les hôpitaux.
Mais pas de revalorisations salariales de 300 euros net mensuels ni de lits et d'effectifs supplémentaires réclamés par le collectif, qui a voté mardi la poursuite du mouvement.
"Le 26 septembre, on appellera chaque médecin (pas seulement les urgentistes) à rejoindre les actions localement prévues » par le collectif Inter-Urgences et « on se joindra à une journée de grève nationale dont la date doit être décidée avec le collectif pour la mi-octobre", a précisé Pelloux.
L'AMUF s'associera désormais à toutes les actions prévues par le collectif, comme les rassemblements locaux prévus le 26 septembre, a précisé Patrick Pelloux. Or, d'après l'Inter-Urgences, 250 services étaient déjà en grève en début de semaine.

BVA et son donneur d'ordres, La Tribune, ont l'air de quoi, avec leur sondage à côté de la plaque ?